Chapitre 8

Le Capitaine s'approcha et l'embrassa tendrement. Une larme roula sur la joue du Gallois qu'il essuya du bout du doigt.

– Tu sais que je le lui dirai, fit-il doucement.

– Pourquoi, n'as-tu donc aucun secret ?

– Je l'aime, je ne veux pas construire une relation sur des mensonges, il a le droit de savoir et c'est mon devoir de le lui dire.

– Bien, alors, je m'en vais, je ne voudrais pas que tu ais des problèmes avec lui.

– Qui t'a dit que je refusais ? fit-il en lui attrapant le bras pour le tirer à lui, je t'ai simplement prévenu que je le mettrai au courant !

Délicatement, il prit les lèvres du jeune homme et l'embrassa, d'abord tendrement, puis plus passionnément. Les mains pressaient les corps et les dénudaient. Bientôt, ils se retrouvèrent nus et se laissèrent tomber sur le lit. Jack quitta la bouche pour picorer la peau du torse et s'égara sur les boutons de chair qu'il agaça du bout de la langue. Le Gallois se cambra en gémissant, glissant ses doigts dans les cheveux du Capitaine. La lente descente se poursuivit jusqu'au bas-ventre qui se creusa sous le plaisir. La main de l'immortel caressa le sexe dressé puis elle s'en empara et commença un doux va-et-vient. La bouche vint la rejoindre et lécha le gland suintant de désir puis elle l'enferma dans sa chaude humidité.

Jones laissa échapper un râle, se cambrant encore plus sous les nouvelles sensations qui déferlaient dans son corps.

– Oui… Humm… murmura-t-il, une main toujours dans les cheveux de son amant et l'autre agrippant les draps.

Les mouvements sur la verge se firent plus rapides, pour se ralentir et accélérer de nouveau. Jack savait que le Gallois n'en avait plus pour très longtemps, il le sentait se tendre et dut le plaquer sur le lit pour l'empêcher de trop bouger. Sa main libre descendit dans l'entrejambe qui s'ouvrit, découvrant l'intimité du jeune homme. Son doigt dessina l'entrée puis délicatement se glissa dans l'antre chaud. La nouvelle sensation prit Jones par surprise et il ne put empêcher l'orgasme de l'emporter. Il se déversa dans la bouche du Capitaine avec un cri rauque.

Jack délaissa le membre radouci pour revenir prendre les lèvres entrouvertes. Sa main caressa le corps moite et tremblant de son nouvel amant. Pendant un instant, il se redressa et le regarda. Le Gallois avait les yeux entrouverts et le détaillait puis il passa une main derrière sa nuque et l'attira à lui pour l'embrasser.

Le Capitaine répondit au baiser, serrant le corps chaud contre le sien. Le jeune homme se pressa contre lui, faisant frotter leurs érections, initiant un lent balancement qui augmenta encore leur désir. Jack le bascula et passa sa main entre les cuisses pour aller caresser l'anneau de chair puis il quitta les lèvres pour tracer un sillon brûlant sur la peau jusqu'à la zone convoitée. Il mouilla ses doigts et en glissa un dans l'intimité de son compagnon. Celui-ci se cambra, un grondement roulant dans sa gorge. Le doigt fut rejoint par la langue qui taquina l'entrée, laissant un filet de salive. Deux autres phalanges se glissèrent dans l'antre chaud, préparant le passage pour le sexe du Capitaine.

– Viens, souffla Jones en avançant son bassin. Viens, je veux te sentir en moi.

L'immortel tendit la main pour saisir le tube de lubrifiant posé sur la table de chevet et s'enduisit le membre avant de se placer devant l'entrée préparée. Doucement, il se glissa dans le corps de son partenaire qui laissa échapper un petit cri de douleur vite remplacé par un gémissement de plaisir à mesure que Jack s'enfonçait. Un lent mouvement de va-et-vient débuta et le Gallois accompagna le balancement puis enserra la taille de son partenaire en croisant ses chevilles pour le coller à lui, le faisant pénétrer encore plus profondément.

– Plus vite, murmura-t-il.

Le Capitaine accéléra ses coups de reins mais les yeux fermés, il vit le visage souriant de Ianto et ralentit puis s'immobilisa pendant un instant.

– Continue, fit le jeune homme, je t'en prie, n'arrête pas…

Jack ouvrit les yeux et vit une larme couler sur la joue de son partenaire. Il se pencha et l'embrassa tendrement puis se redressa et reprit ses mouvements. Après quelques minutes, il sentit le jeune homme au bord de l'extase. Il saisit son sexe et lui imprima le même rythme que celui de ses reins. Le corps se tendit et dans un cri, Jones se déversa dans la main qui le masturbait, l'immortel se libérant au tréfonds de son corps. Les muscles tétanisés par la jouissance, il resta un instant, les mains ancrées sur les hanches de son partenaire. Les jambes serrées sur sa taille, le jeune homme lui interdisait tout retrait, puis après quelques minutes, il relâcha son étreinte, laissant Jack se retirer doucement pour se coucher près de lui.

Il ouvrit les bras et le Gallois vint se lover contre lui, reprenant doucement son souffle. Les doigts dans les cheveux du jeune homme, le Capitaine avait les yeux fermés. Jones releva la tête et le regarda puis passa sa main sur sa joue. Jack ouvrit les paupières et le fixa avec un sourire.

– Merci, fit Jones. Je comprends pourquoi il t'aime autant, enfin, une des raisons !

– Comment ça ? Il te l'a dit, demanda-t-il, étonné.

– Non, il n'avait pas besoin de le faire, tout en lui ne fait que le crier, si tu ne l'as pas entendu, c'est que tu es sourd.

– Je ne suis pas certain qu'il s'agisse d'un véritable amour, bien sûr, il m'a dit qu'il m'aimait la première fois que nous avons couchés ensemble, mais je ne suis pas persuadé…

– Harkness, il faudrait voir plus loin que le bout de ton nez, le coupa Jones. Je veux bien croire que tu ais l'habitude que l'on te dise ce genre de chose, mais quelquefois, c'est vraiment sincère. Ianto t'aime plus que sa propre vie… tout comme moi, fit-il dans un murmure en quittant le lit.

– Hé, attends ! fit Jack en se levant rapidement. Que veux-tu dire ?

Le jeune homme fuyait son regard et tenta de se dégager mais le Capitaine ne relâcha pas sa prise. Il l'obligea à se tourner vers lui et il vit des larmes couler sur ses joues. Il le tira à lui et l'enlaça tendrement, posant un baiser sur sa tempe.

– Ianto, tu savais bien que cela ne serait pas définitif, tu dois repartir, tu n'as pas le choix. Ton univers a besoin de toi.

– Oui, je le sais, mais n'empêche que je t'aime aussi. Je l'envie tu sais, lui, va avoir la chance de vivre à tes côtés.

Ils restèrent ainsi pendant de longues minutes, les mains du Capitaine caressant tendrement le dos du jeune homme, jusqu'à ce que la sonnerie du téléphone les oblige à se séparer.

– Oui, Ianto, fit l'immortel en entendant la voix de son amant.

– Je viens d'arriver, mais j'ai oublié de vérifier un chiffre, tu pourrais regarder dans le dossier ?

– Oui, fit-il en se déplaçant, tu as besoin de quoi ?

– Tout va bien Jack ?

– Bien sûr ! Pourquoi cette question ? dit-il en regardant Jones finir de se rhabiller et quitter la chambre.

– Je ne sais pas, ta voix est bizarre.

– Non, tout va bien. De quoi as-tu besoin ?

– Regarde dans la première colonne, le chiffre qui correspond au matériel nécessaire pour l'infirmerie. J'ai noté les appareils que nous devons commander, mais pas les montants des devis.

– Ok, attends un instant, fit-il en montant l'échelle après avoir rapidement enfilé ses vêtements, alors, pour le scanner…

Pendant quelques minutes, Jack énuméra les différents chiffres et Ianto les répéta pour s'assurer qu'il n'avait pas fait d'erreur.

– Tu rentres toujours ce soir ? demanda le Capitaine.

– Oui, pourquoi, je te manque déjà ?

– Tu le sais bien, dès que tu es loin, je me sens très seul.

– Comment va mon autre moi ?

– Ça va, je vais sans doute l'emmener faire un tour et nous irons manger quelque chose. Ce soir, nous aurons une soirée rien que pour nous deux, j'espère seulement que tu ne rentreras pas trop tard.

– Non, ne t'en fais pas, dès que j'ai fini, je reprends la route, tu me manques aussi. À ce soir.

– Sois prudent et rentre vite.

– Ok.

– Ianto ?

– Oui.

– Je voulais juste te dire que je t'aime.

– Moi aussi, Jack. À tout à l'heure, fit le Gallois en raccrochant.

Le Capitaine sortit sur la passerelle et regarda Jones se diriger vers la cuisine. Il avait une impression bizarre, il venait de faire l'amour avec lui et n'arrivait pas à avoir de remords. Le fait est que les deux hommes étaient identiques, la même personne de deux mondes différents, mais quand même, ce n'était pas une raison pour ne rien regretter. Il retourna s'asseoir à son bureau et commença à lire un des dossiers en attente. Après quelques minutes, il entendit toquer et leva la tête pour croiser le regard du jeune homme qui s'avança pour déposer une tasse sur sa table.

– Tu m'en veux toujours ? demanda-t-il en s'asseyant à la même place que prenait Ianto lorsqu'il venait lui parler.

– Que veux-tu que je te dise, que je n'ai pas aimé, je te mentirais, mais je dois quand même t'avouer que je pensais à lui.

– C'est bien naturel, je l'avais compris, ne t'en fais pas ! Il rentre quand ?

– Ce soir, je lui ai dit que nous allions aller manger à l'extérieur, dès que tu es prêt, viens me rejoindre.

– Ok, je vais me changer et prendre une douche rapide, fit Jones avant de descendre vers la zone du personnel.

Le Capitaine s'appuya contre son dossier, le coude sur le bras du fauteuil, les doigts sur son menton. Pourquoi la vie n'était pas plus facile ? Il appréhendait le départ du jeune homme, il le savait amoureux de lui, mais que pouvait-il y faire ! Sa place était ici, auprès de Ianto et il ne se voyait pas avec deux Gallois à satisfaire, il finirait par y laisser sa santé ! Non, Jones devait retourner dans son univers dès que sa mission serait terminée, il n'avait pas le choix.

Il prit sa tasse et en huma l'arôme avec un petit sourire, même avec son amant loin de Cardiff, il pouvait déguster son délicieux nectar.

Quinze minutes plus tard, le jeune homme vint le rejoindre et Jack eut un coup au cœur en le voyant. Il portait la même tenue que lorsqu'il avait rencontré son Ianto, jean, chemisette et blouson.

– On y va, fit Jones en voyant qu'il ne bougeait pas.

– Euh, oui, j'arrive.

– Il y a un problème ?

– Du tout, c'est simplement qu'il devrait être interdit d'être aussi sexy !

Le jeune homme eut un petit rire puis descendit l'escalier, précédent le Capitaine qui enfilait son manteau.

Ils quittèrent la base et se dirigèrent vers la Bayside Brasserie où ils demandèrent une table sur la terrasse. Le serveur leur sourit en les voyant arriver et les conduisit à leur emplacement favori.

– Vous semblez être connu ici, fit Jones en suivant l'homme.

– Oui, je dirai que nous venons souvent. La vue sur la baie est magnifique, surtout le soir. Vas-y, installe-toi.

Jack prit un siège face au jeune homme et commanda deux whiskies Penderyn. Son invité leva un sourcil étonné ce qui fit sourire le Capitaine.

– Je ne savais pas que tu buvais cette marque, le whisky gallois n'est pas tellement connu ? fit-il.

– Quand on vit à Cardiff depuis aussi longtemps que moi et que l'on est très lié à une certaine personne, je pense que c'est dans l'ordre des choses, répondit Jack. Iechyd ! (Santé !)

Iechyd ! fit Jones. Je crois effectivement que tu t'investis à fond, j'en suis heureux pour lui.

Les deux hommes dégustèrent leur boisson dans un silence quasi religieux jusqu'à ce que le serveur revienne prendre leur commande. Quand il les laissa seuls, le Gallois posa sa main sur la table, tenant toujours son verre, caressant l'arête du bout du doigt comme s'il cherchait une manière de poser une question.

Jack le regarda un peu amusé, mais garda le silence. Le jeune homme leva les yeux brièvement pour croiser son regard puis tourna la tête pour fixer la baie.

– Pourquoi ne poses-tu pas la question ? fit Jack.

– Cela servirait à quoi ! Tu ne voudras pas me répondre.

– Dis toujours !

– Bien, nos deux univers sont presque identiques, beaucoup de mes amis de là-bas sont ou étaient ici, mais toi, tu n'y es pas. Peux-tu m'expliquer pour quelle raison ?

– Oui, bien sûr, c'est très simple. Je ne peux pas être dans plusieurs univers en même temps comme Ianto et toi, je suis un point fixe dans le temps, une aberration comme le dirait quelqu'un de ma connaissance.

– Je ne comprends pas.

– Il y a de nombreuses années, je suis mort et l'on m'a ramené à la vie et depuis, je ne peux plus mourir, enfin si, je peux mourir, mais je ne reste pas mort. C'est compliqué, disons que peu importe la manière dont je meure, je reviens toujours.

Jones le fixait, essayant de savoir s'il se moquait de lui. Un homme qui ne pouvait pas mourir, voilà qui n'était pas banal !

– Tu te souviens lorsque tu m'as tiré dessus quand je t'ai pris pour Ianto ?

– Oui, bien sûr, mais je ne t'avais que blessé.

– Non, tu ne m'avais pas loupé, pas plus que les trafiquants lorsque nous étions à l'entrepôt avec Ianto. Ils l'ont blessé, mais moi, ils m'avaient bien tué. Je sais que c'est déroutant. Il a été aussi surpris que toi la première fois, mais maintenant, il sait, alors lorsque ça m'arrive et qu'il est là, il reste près de moi, simplement et attend que je revienne.

– Et quel effet ça fait ?

– Je dirais que ce n'est pas vraiment agréable. Une brûlure dans les poumons, une douleur qui vrille ton corps, malgré tous mes retours à la vie, je ne m'y fais toujours pas.

Le serveur déposa leurs plats et ils commencèrent à manger, continuant à discuter de tout et de rien. Jones pensait toujours à ce que Jack lui avait expliqué et il plaignait Ianto de devoir supporter cela, mais quand on aime…

Lorsqu'ils eurent terminé, le Capitaine alla régler la note et retrouva le jeune homme devant le restaurant. Ils partirent en direction du centre-ville pour une ballade avant de retourner au Hub. Pendant une heure, ils marchèrent au hasard des rues, Jones jetait des petits coups d'œil à son compagnon, il hésita un long moment puis lui posa la question qui lui brûlait les lèvres.

– Crois-tu que cela poserait un problème à l'univers si je m'installais ici ?

Jack s'arrêta et se tourna vers lui. Il se doutait bien que tôt ou tard, il allait lui demander s'il pouvait rester.

– Ianto, tu sais bien que ce n'est pas possible.

– Oui, bien sûr, n'en parlons plus, fit le jeune homme en partant d'un pas décidé.

Le Capitaine le rattrapa et ils continuèrent leur chemin en silence. En arrivant dans la zone informatique, Jones alla préparer du café pendant que Jack vérifiait les ordinateurs. Tout était calme, il alluma la CCTV et regarda la zone des cellules. Le Gallois lui tendit une tasse, l'immortel la prit et la posa sur le bureau avant d'enlacer le jeune homme.

– Je sais ce que ça peut faire, fit-il doucement, mais je te promets que tant que tu seras parmi nous, tu ne resteras pas seul.

– Peut-être, mais c'est lui qui dormira avec toi, c'est à lui que tu feras l'amour.

Le jeune homme avait des larmes au bord des yeux et le Capitaine se pencha pour l'embrasser délicatement.

Il ne savait pas quoi faire, peu importe ce qu'il prendrait comme décision, il y aurait forcément un des deux hommes qui souffrirait, mais il ne voulait pas perdre SON Ianto. Ils restèrent ainsi pendant un long moment, puis le Gallois s'écarta et quitta la pièce après un dernier regard.

Le silence retomba dans le Hub, Owen et Tosh n'étant pas venus travailler, le Capitaine se retrouva seul dans la zone informatique.

Jack monta dans son bureau et s'assit sur son fauteuil puis alluma son écran, passant de pièce en pièce pour trouver le jeune homme qui s'était réfugié dans les archives. Pendant quelques minutes, il le regarda s'occuper des artéfacts en attente puis il prit un dossier et tenta de lire le rapport. Il avait du mal à se concentrer, l'image du jeune homme en larmes lui faisait mal.

En fin d'après-midi, l'alarme du Hub retentit et le sas s'ouvrit, laissant passer le Gallois. Le Capitaine ferma son dossier et descendit le rejoindre. Quand il arriva dans la cuisine, son amant préparait du café. Il l'observa quelques instants avant de l'enlacer tendrement et posa un baiser dans son cou.

– Eh bien Monsieur, en voilà des manières ! fit le jeune homme.

– Tu m'as manqué, dit l'immortel en le tournant face à lui.

– Que dirait Ianto s'il vous voyait ainsi ? demanda le Gallois en le regardant dans les yeux.

– Arrête de m'appeler Monsieur, tu sais bien l'effet que ça a sur moi. Tu crois que je ne peux pas te reconnaître.

– Je voulais m'en assurer, fit Ianto en posant ses lèvres sur les siennes.

Le baiser se fit passionné, les langues se trouvèrent, les mains serrèrent le corps désiré. Un toussotement se fit entendre, les obligeant à se séparer.

– Excusez-moi de vous déranger, fit Jones, je voulais juste vous prévenir que je partais en patrouille. J'espère toujours pouvoir coincer ces trafiquants.

– Tu ne devrais pas y aller seul, répondit le Capitaine.

– Je ne crains rien pour le moment, aucune activation n'a été détectée et je dois contacter certaines personnes. Je serai de retour dans la soirée, ne m'attendez pas.

– Bien, comme tu voudras, mais en cas de problème, n'hésite pas à faire appel à nous.

– D'accord, à plus tard, fit-il en partant, laissant les deux hommes seuls dans la base.

– J'ai loupé quelque chose ? demanda Ianto en regardant son double partir.

– Il faut que nous parlions, mais je préfèrerais le faire chez toi, si tu veux bien. Nous pourrions passer chez le traiteur pour prendre le repas du soir.

– Si tu veux, il n'y a rien de grave, j'espère, s'inquiéta-t-il.

– Je te dirai ça tout à l'heure. Bon, je vais aller mettre les ordinateurs en veille. Tu peux t'occuper des pensionnaires ?

– Oui, bien sûr, je prends juste un café, j'en ai vraiment besoin, la journée a été infernale.

– Évidemment, je ne t'ai même pas demandé comment ça s'était passé ! Tu n'as pas eu de soucis avec UNIT.

– Comment ça ?

– Et bien, tu ressembles à Jones et il va là-bas régulièrement, ils auraient pu te confondre avec lui.

– Non, nous n'avions pas affaire aux mêmes personnes. J'ai bien surpris quelques regards, mais ils ont dû comprendre quand j'ai présenté ma carte de Torchwood.

– Effectivement, alors, pour nos demandes ? insista le Capitaine.

– J'ai dû taper du poing sur la table, mais j'ai fini par obtenir ce dont nous avions besoin. Les documents sont signés et les commandes passées. Je pense que Owen sera satisfait de savoir que tout a été accepté.

– J'ai toujours dit que tu étais le meilleur, fit Jack en l'embrassant de nouveau.

À bout de souffle, ils se séparèrent et le Capitaine passa sa main sur la joue du jeune homme, puis il quitta la cuisine pour s'occuper des ordinateurs. Ianto se servit une tasse et la but, adossé au chambranle de la porte, observant son leader. Il y avait, dans son attitude, quelque chose qu'il n'arrivait pas à définir et cela le mettait mal à l'aise. Quand il eut terminé, il descendit dans les voûtes et s'occupa des pensionnaires puis monta voir Myfanwy.

– Tu sais ce qu'il a ? demanda le jeune homme au ptérodactyle. Non, évidemment, tu ne peux pas comprendre ce que je te dis, fit-il au bout de quelques instants. Bien, je te laisse, à demain.

Il redescendit dans la zone informatique où il fut rejoint par son amant et tous deux quittèrent la base. Ils passèrent acheter leur repas avant de rentrer à l'appartement et le Gallois laissa Jack tout préparer pendant qu'il allait prendre une douche. Après une journée à se démener comme un beau diable dans les services administratifs, il avait besoin de se détendre un peu. Quand il rejoignit le Capitaine, celui-ci était sur le balcon, les mains posées sur la balustrade, les yeux perdus dans le vague. Il se colla contre lui, l'enserrant dans ses bras, glissant ses doigts sous la chemise. Il sentit la peau chaude et soupira doucement.

– Ianto, je dois te parler, fit le Capitaine en se retournant.

– Oui, bien sûr, mais installe-toi, nous allons manger.

– Non, je dois te parler avant, insista-t-il.

À suivre…