Chapitre 8
Bing! Trop confiante, je m'écrasais le nez sur la porte comme un moustique vient s'éclater durement contre le carreau d'une fenêtre fermée. Rhooo les brutes, les insensibles, ils avaient tourné la clef et j'étais comme une bouse, vautrée sur leur paillasson. Mais mais, ils pensent que je vais renoncer? Si près du but? Ils se rendent compte que des centaines, que dis-je, des milliers de fans sont suspendus à ces lignes, à la suite palpitante de cette aventure…
- Heu… chérie, ma louloute. Tu t'emballes pas un peu là?
- Pourquoi Jojo?
- des milliers de fans. Une ou deux voir trois ok et encore ... mais guère plus.
- si peu! T'es pas sympa. Tu disais que tu étais mon amie…
- C'est pourquoi, je pense honnête de te remettre les pieds sur Terre… me sourit ma copine. Pis tu sais que… elle désigna du doigt le ciel et ses nuages. IL n'aime pas beaucoup qu'un ange mente même si c'est à lui-même.
- tu as raison ma petite Joséphine. Ben deux, trois c'est déjà bien non! N'empêche que je fais quoi maintenant?
- Tu t'es vraiment glissée ''corps et âme'' dans ton rôle Spockette. Tu ne te rappelles pas que tu es avant toute chose, un Ange Gardien et que donc tu détiens quelques pouvoirs! A utiliser avec discernement et sans abus, évidemment comme la tequila d'ailleurs...
- Tu sais que cela fait tellement longtemps que je suis ces deux-là que j'ai fini par croire que je suis encore humaine. Quand je pense aux heures que j'ai passé à faire du ménage ou à tourner les gamelles alors que j'aurais pu d'un claquement de doigts…
- Bon, c'est pas Ma sorcière bien aimée non plus et le temps perdu est définitivement perdu et jamais ne peut être rattrapé mais tu peux te téléporter à l'intérieur…comme dans Star Trek, à condition de ne pas interférer comme la dernière fois! Tu te rappelles que tu es toujours en conditionnelle pour garder tes ailes.
Pour celles qui ne verraient le rapport, revoir la fic déjantée ( merci l'écran de pub !)
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Soit dit en passant!
- Merci ma Joséphine, mon petit Ange gardien que ferais-je sans toi. Et hop, je claquais des doigts pour me retrouver dans la salle de bain où Booth commençait à faire couler l'eau. Il avait allumé plein de bougies, certainement vaporisé un parfum qui embaumait l'air, comme l'odeur de la pluie dans un sous-bois, parsemée de flagrances de fleurs exotiques. Une musique se répandit dans la pièce, une harpe sans doute, des notes presque célestes qui bouleversèrent mon cœur, nostalgique du petit nuage où j'avais l'habitude de faire la sieste avant... Tant de temps que les portes du paradis me restaient interdites. J'y allais de ma petite larme, je m'étais faite invisible et fut attendrie au sourire carrément idiot qu'il affichait. Comment un gaillard tel que lui pouvait-il être si emprunté lorsqu'il s'agissait de sa partenaire. L'amour rend bête! Lui était coincé, timide et absolument effrayé de la réaction que la charmante Tempérance pourrait avoir.
Bon, j'ai pas beaucoup de diplômes, aucun en fait, mais….Booth avait, sans le savoir, fait une énormité qui aurait pu virer à la cata si je n'étais pas intervenue rapidement dans l'inconscient de notre chère blessée. Oui un accident regrettable car Bones, en cet instant était légèrement pompette et ne réfléchissait plus très bien!
Donc heureusement que je surgissais dans son esprit pour l'empêcher de commettre une Grave Erreur.
Heu désolée, je reviens, je dois consulter mes mails pour savoir si beaucoup de comms me sont parvenus. Je reviens, promis!
Donc je disais que Booth s'en le vouloir, allait commettre une erreur qui aurait pu virer à la cata.
Tempérance, dans son coin, trouvait que Booth mettait du temps à la rejoindre. Elle se releva du canapé et du attendre quelques secondes, afin de retrouver son équilibre. Elle n'avait plus les idées très claires. Heu en fait si! L'alcool avait inhibé ses facultés à tout réfléchir, son cerveau mettait constamment des barrières pour l'empêcher de se laisser à écouter son cœur. Et celui-ci, à cet instant lui criait que l'homme qui était son partenaire depuis maintenant presque 6 ans, avait eu ce soir un comportement bien plus soutenu qu'une simple attention amicale. L'anthropologue ressassait tous ces moments où sa meilleure amie, Angéla, l'avait bassinée avec ses'' vous êtes fait l'un pour l'autre ou il est dingue de toi''. Et si c'était vrai?
A cette question cruciale, son cœur s'emballa. Alors pourquoi n'avait-il rien tenté?
Pourtant, à bien y réfléchir, Tempérance lui avait donné pas mal d'occasions. Recherchant l'abri de ses bras pour la consoler, bien qu'elle eut pu trouver assez de force pour rationaliser ses peines. Contrairement aux apparences, elle avait sauté de joie lorsque Caroline lui avait lancé ce deal, une opportunité qu'elle n'avait pas ratée pour embrasser son partenaire. Et ses enquêtes sous couverture où ils partageaient la chambre! Soit disant pour faire faire quelques économies à Booth. Décidemment cet homme était surprenant! Qui partagerait le même lit avec une femme, avec un physique pas désagréable en plus! Sans tenter de profiter du moment?
Ou elle ne l'intéressait pas du tout ou il était vraiment timide… qu'il soit gay lui fit monter un éclat de rire spontané. Impossible! Sous cette façade de correction, elle était persuadée que se cachait un homme au tempérament de feu. Un amant volcanique. A cette pensée une nuée de papillons semblèrent entamer leur vol au creux de ses reins maintenant en ébullition.
Booth sortait de la salle de bain et ne put qu'être absorbé par le regard flamboyant de sa coéquipière. Ses yeux, d'un bleu limpide, s'étaient obscurcis, sans siller elle le dévisageait puis promena son regard étoilé sur son corps d'athlète. La jeune femme se passa la langue sur les lèvres de gourmandise et Booth retint son souffle, endiguant le désir violent qu'elle faisait naitre en lui. Les secondes s'égrainaient sans qu'aucun des deux ne rompe le silence.
- Je crois que c'est prêt… Fit l'agent en se raclant la gorge, nouée par l'intensité du regard qui semblait le déshabiller.
La voix qui lui répondit était voilée, rendue rauque tant l'envie de capturer ses lèvres, qu'elle se rappelait douces et brulantes, la consumait. Pourtant il fallait dire quelque chose, n'importe quoi pour faire cesser cette torture qui lui vrillait le bassin.
- C'est d'une douche froide dont j'aurai plus besoin…murmura la scientifique.
Booth resta sans réaction un instant, apeuré de comprendre ce qu'elle tentait de dire. Se méprendre et interprété d'une façon inopportune ce qu'il croyait lire dans les yeux de sa partenaire, de son amie. La tête lui tournait, son cerveau ne répondait plus, déconnecté par le stimulus hormonal qui faisait réagir presque avec douleur, son attribut masculin maintenant très à l'étroit dans son pantalon.
ET PATATRA! Je me tapais la tête contre le mur d'une frustration mêlée de d'incompréhension. Cherchant vainement comment ils en étaient arrivés là malgré moi.
- Saint Pierre, avouez que j'y suis pour rien moi! Lançais-je mes yeux vers le ciel où j'entendais déjà le tonnerre qui précède les foudres divines. - c'est tout de même pas ma faute s'il y a un quiproquo. Ce que j'ai soufflé à Temp n'avait rien d' inconvenant. Je vous assure. Tentais-je de me justifier. - Un bain chaud pour une cheville foulée est très dangereux, c'est de la glace qu'il faut, vous êtes d'accord avec moi? L'implorais-je d'une voix mal assurée.
L'instant d'après, tout devint immobile. Les fourmillements qui traversaient mon corps ne pouvaient pas me tromper. Je m'évaporais. Laissant derrière moi le monde immobilisé et seuls les battements de ces deux cœurs qui emplissaient l'espace, me rassurèrent. Le temps avait été suspendu pour me permettre de plaider ma cause devant le haut tribunal divin.
