MODIFICATION

Résumé : Pour un des facteurs cités dans l'histoire, Twilight et toute la saga aurait pu être différents.

Je croisais son regard ambré… « Alors, essayons ensemble… ».

Disclaimers : Les personnages de Twilight et leur univers ne m'appartiennent pas. Ils sont à la grande Stephenie Meyer. Cette histoire est une alternative au premier tome de cette saga. L'idée en revanche m'appartient. Tout ressemblance avec une autre fanfiction est fortuite. Je ne touche pas d'argent en écrivant cette fanfiction.

Couples : ExB, ExR, JxA, CxEs

Bon ma première fanfiction postée… J'espère qu'elle vous plaira. Je fais enchaîner les évènements vites car je ne veux pas la faire longue. N'hésitez pas à me laisser des reviews et me dire ce que je dois améliorer !

Les dialogues sont en italiques et le point de vue est indiqué à chaque changement.

Tout d'abord, un grand merci pour ceux qui m'envoient leurs reviews et aussi pour ceux qui ont le courage de me lire (les profs de français ne l'ont pas, eux) ! Cela me donne vraiment envie de continuer et poster mon histoire jusqu'au bout. Un autre merci pour ceux qui me mettent en alert, qui m'ajoutent dans leur favori !

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Chapitre 6

Point de vue : Annabelle Hale, dite Bella (de son ancien nom Isabella Marie Swan)

- IMBECILE ! cria-t-il, d'un coup, après m'avoir entendu. TU NE SAIS PAS CE QUE TU AS FAIT !!! TU NE SAIS CE QUE TU POURRAS FAIRE !!! TU VAS DETRUIRE CE QU'ON ESSAYE DE RECONSTRUIRE DEPUIS 47 ANS AVEC ROSE !!!

Excédé par ce geste déplacé et confiant, il me jeta un regard méprisant et s'enfuit. Je me tassai sur moi-même, luttant contre l'envie de me jeter dans la mer pour me faire démembrer, sachant que je ne mourrais pas. Je sanglotais désespérément, d'avoir blessé Edward au plus profond de moi-même.

Cela faisait deux jours que je restais prostrée sur cette falaise, me maudissant moi et mon amour défendu. De toute façon, je pensais qu'Edward leur avait tout raconté, et qu'après ma bévue - erreur impardonnable, plutôt – personne ne désirait ma présence dans leur maison.

Ma gorge était sèche et me brûlait atrocement. Cela faisait 48 heures que je n'avais pas chassé, alors que normalement, je chassais toutes les six heures pour calmer ma soif insatiable, buvant le sang d'un faon, généralement. J'étais tellement assoiffée et sans aucun contrôle que les autres Cullen-Hale devaient aller se nourrir dans un autre secteur, car s'ils s'alimentaient sur la même aire que moi, on aurait pu voir une dépopulation animalière.

Je souffrais terriblement, avec ma gorge ardente, avec la blessure d'Edward, avec le rejet de ma famille, avec mon visage déplorable qui aurait été strié de larmes si j'étais restée humaine. Je finissais par les maudire, tous autant qu'ils étaient, je leur en voulais de m'avoir transformée pour m'abandonner.

J'hurlais ma tristesse, mon malheur, ma douleur, mon désespoir, ma souffrance. Mais la nature semblait contre moi. Les bruits des vagues, les cris du vent couvraient ma voix, et la pluie salée recouvrait mon visage.

Finalement, la douleur physique vaut mieux que la douleur morale. Elle empêche de penser.

C'était avec résolution que je me dirigeai vers le bord de la falaise pour m'y jeter.

- Bella !!! Non, attends ! La voix qui avait hurlé mon nom résonnait doucement dans mes oreilles. Elle était douce et veloutée.

- De toute façon, c'est trop tard ! Ce n'est pas à ce moment qu'il fallait revenir ! Je respirai bruyamment, refusant de me tourner vers mon interlocuteur. Je m'apprêtai à me balancer du haut de la falaise. Mon corps ne m'obéissait plus. À la dernière minute, il ne voulait plus se plier à mes volontés. Il suintait la fatigue, et je somnolais. C'est là que mon charmant interlocuteur en profita pour m'éloigner du bord.

- Jasper, je te déteste ! murmurai-je, d'une voix faiblarde.

- T'es ma sœur, tu crois vraiment que je te laisserai faire des bêtises pareils ?

- Si tu me considérais comme telle, cela ferait longtemps que tu serais venu me chercher !

- On ne savait pas ! Edward est rentré. On lui a demandé où tu étais car on a senti ton odeur sur lui ! Il m'a dit que vous vous étiez rencontrés dans la forêt et que tu chassais. Du coup, on ne s'est pas inquiété plus que raison. Mais comme au bout de trois heures, tu n'étais toujours pas revenue, on a commencé à te chercher. Emmett et moi sommes partis sur le port, Rose et Alice dans la ville, Edward dans la forêt alors que Carlisle et Esmé restaient à la maison au cas où tu reviendrais.

- Pardon… Mais comment tu as su ?

- Hey ! Je suis empathe, aux dernières nouvelles ! Edward s'est trahi ce matin dans ses sentiments. Je lui ai fait tout avouer ! Tu connais mes talents de persuasion ! dit-il avec un clin d'œil. Au passage, je t'ai acheté tous les habits dont tu as besoin !

- Même les… euh…

- Tu crois que quoi ? Que j'allai te laisser sale ? Puis tu sais, tu ne seras pas la première fille à qui j'achète des habits et Alice m'a fait un rapport complet de tes… mesures.

- Je… Alice, elle alors… Merci ! Au fait, tu es beaucoup plus expansif que d'habitude, signalais-je.

Il me fit un petit sourire en coin avant de m'ordonner d'aller me changer. Il m'avait pris des sous-vêtements sobres et une tunique noire en mousseline. Élégant mais simple. Ah, je l'aimais bien ce frère quand il ne décidait pas de faire de moi un clown pour un bal masqué.

Quelques secondes après, j'étais à ces côtés.

- Bella, tu sais, tu devrais rentrer à la maison. Tout le monde s'inquiète. Si tu as besoin d'en parler, il y a Emmett.

- Emmett ?

- Oui, c'est sans doute le plus apte à te comprendre ! Tu sais, ce n'est pas qu'un gros nounours affectueux et très indiscret. C'est une infime partie de son caractère. Je te laisse, Bells. Reviens quand tu seras prête. Mais cela implique que je reviendrais tous les jours te voir – car seul moi est au courant où tu es, hormis Edward, puisque je lui ai promis de ne rien révéler – avec plein d'habits, ajouta-t-il, avec un sourire un tantinet machiavélique.

Il se leva quand je sentis les vibrations de son portable émaner de sa poche gauche. Quelques millisecondes après, l'appareil était collé contre son oreille.

- Emmett ? Je suis à la falaise. Oui, elle est avec moi. À tout de suite.

Il me regarda, avant de déclarer,

- Un problème. Emmett arrive nous en parler.

Jasper s'assit à côté de moi, et nous regardâmes le paysage, perdus dans nos pensées. Exactement, deux minutes 49,32 secondes après que Jasper ait raccrochés, Emmett était arrivé. Il avait l'air paniqué.

- Carlisle pense à déménager dans les prochaines heures ! Les gros titres des journaux annoncent la présence d'une bête sauvage dangereuse qui tue tous les mammifères de la forêt ! Des chasseurs traquent cette bête ! Il s'agit de Bella, elle boit trop de sang. Imagine qu'elle tombe sur un des chasseurs, elle va le tuer.

- Je vais aider Carlisle à tout préparer, décréta mon frère. Il se tourna vers nous. Vous avez à parler.

Jasper partit en courant, à vitesse humaine.

- Mais quelle commère !!! Il prend son temps pour écouter ce qu'on dit ! hurla Emmett. En réponse, nous entendîmes son rire lointain.

Si tu me racontais ce qui ne va pas, Bells ?

- Tu… Tu ne me jugeras pas sur cette action ? demandai-je timidement.

- Tu me prends pour qui ? Bien sûr que non !

- Bien, il y a un peu plus de deux jours, après que vous soyez rentrés du lycée, je suis allée faire un tour pour prendre l'air. Je ne supportais pas vos odeurs imprégnées à celles des humains… C'est trop alléchant, je risquai de vous mordre. Puis, il y a eu l'annonce de Rose, et je compatissais trop pour que Jazz supporte mes émotions. En plus, j'étais jalouse… d'elle. Edward l'aime et elle l'aime en retour. Mais ils sont faits l'un pour l'autre. C'est douloureux pour moi de les voir ensemble… Parce que j'aime Edward.

Pour me changer d'air, j'ai commencé à me balader tout en chassant des petits animaux. Quand je suis arrivée à la falaise, il était là ? Nous avons parlé et il m'a prise dans ses bras. Sur le coup, l'émotion était trop forte, et je n'ai pas résisté à l'envie de l'embrasser. Mais, il m'a repoussée et maintenant me déteste, je suppose. Il était furieux car je venais de briser ce qu'il essaye de reconstruire depuis 47ans avec Rose.

- Tu sais ce qu'il s'est passé, il y a 47ans ? En signe de réponse, je hochai la tête de gauche à droite.

Ne me juge pas non plus sur ça, je t'en prie !

Il y a 47ans, je me promenais dans la forêt. Je ne le savais pas mais c'était un terrain réputé pour ses chasses aux ours. Je me suis fait attaquer par un ours. J'étais mal en point lorsque je l'ai vue. Devant moi, superbe, dans toute sa splendeur. Elle m'avait sauvé. C'était mon ange gardien. Je n'ai pensé qu'à elle. Carlisle m'a transformé et je suis devenu nouveau-né. Comme tout le monde. Enfin, vampire !

Pour tout dire, j'ai toujours été très attiré par Rosalie. Elle a toujours été là pour que je m'habitue à ma vie vampirique. Je luttai pour cacher mes pensées à Edward. Mais je n'ai pas pu berner Jasper. Foutu empathe, hein ?

Un jour, elle est venue me voir pour avoir un avis masculin sur sa tenue. Elle voulait faire une surprise pour Edward.

Elle était habillée de manière très… Provocante. Elle était sensuelle, gracieuse et sexy.

Enfin, je n'ai pas pu … Résister à son charme. Mon instinct et mes pulsions ont dominé ma… Bonne volonté.

J'ai failli… Enfin, presque. Pas entièrement, juste… J'ai… Je l'ai violée à moitié… Je ne sais pas décrire comment ça s'est passé. Le pire, c'est que je ne me souviens plus de rien, ou presque. Tout est si flou. Mes pulsions ont effacé ma mémoire. Je me rappelle Jasper qui est arrivé juste à temps, pour que ce ne soit pas trop grave.

C'est un secret. Personne ne sait à moi, Rose, Ed et Jasper. Et toi maintenant.

Mais, ça a rappelé à des souvenirs humains trop désagréables et traumatisants pour elle. J'ai mis plus de dix ans avant de pouvoir lui adresser la parole. Et encore, c'était pour se dire bonjour… Ridicule pour des vampires. La journée est sans fin.

Il y a deux ans, elle a commencé à m'accorder un semblant de confiance. Le problème est que son traumatisme est tellement grand qu'elle n'est plus capable d'aller et de toucher un seul homme. Même Edward. Il arrive tout juste à lui faire un câlin, et c'est à peine si elle se laisse embrasser.

Imagine si tu fais la même chose avec Edward. Il se sentira sali d'avoir trompé sa femme. Elle ne voudra plus de lui, elle culpabilisera, se dira que physiquement elle aurait dû être là. Comme elle ne pourra plus s'en prendre à elle-même, elle rejettera la faute sur moi et Royce, son violeur.

Leur couple sera détruit, irrémédiablement. À jamais.

Je méditai ce qu'il avait dit. J'ignorais tout de cette famille, de leur histoire et de leur malheur.

Je comprenais mieux la réaction d'Edward, je dirai même que je l'approuvai. Je ne voulais pas les détruire.

J'éprouvais de la compassion pour Rosalie. Elle avait quand même été forte. Je pense qu'à sa place, je n'aurais pas supporté. J'aurais probablement arrêté de vivre, je me serais laissée dépérir, pour devenir dépressive. Rosalie, elle, avait eu la force de se reconstruire. Elle avait eu la force de croire en nouveau en l'amour. Elle avait eu la force et le courage de se donner une seconde chance. J'aimerai avoir sa force, lui ressembler.

Je me tournais vers Emmett qui avait l'air abattu. Je posai une main réconfortante sur son imposante épaule.

- Emmett, ne t'en veux pas, s'il te plait…

Il m'adressa un sourire triste.

Je me tortillais instantanément.

- Tu sais Emmett… Nous sommes tous les célibataires et… Je me mordillais la lèvre. Que nous ne devions pas vivre sur des remords. Je pensais que… Enfin, que nous pourrions essayer ensemble, finis-je par murmurer, la voix cassée.

- Bella… Je crois que oui, nous pourrions essayer… Jasper m'a assuré que leurs sentiments ne changeraient pas, un bon nombre de fois…

Il y avait de la tristesse dans nos yeux. Nos rêves, nos fantasmes, nos espoirs, détruits, réduits à néant. Et nous le savions depuis le début. Seulement, nous refusions d'y croire et nous restions enfermés dans notre bulle et nos rêves. Un retour à la réalité est toujours difficile. Et douloureux. Voir à nouveau la réalité en face fait encore plus mal. Nos cœurs se sont cassés une seconde fois. Pour la dernière, l'ultime fois.

Je croisais son regard ambré.

Amour impossible.

Mais nous ne pouvions pas continuer de cette manière. L'amour, ça se construit à deux. Quel est l'intérêt lorsque nous aimons à sens unique ? Vide.

- Alors, essayons ensemble, répétais-je, dans un murmure.

- Je veux bien…

- Et si ça ne marche pas,.. Je laissai volontairement ma phrase en suspension

- Nous n'en tiendrons aucunement rigueur, n'est-ce pas ?

Pour lui répondre, je me contentai de l'embrasser sur la joue.

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La Bretagne. Voilà où nous venions d'emménager. Trégastel, où il pleuvait 364jours1/2, pire qu'à Forks.

Je prenais un peu de repos. Il n'empêche que j'étais fière de moi. Mon contrôle s'était beaucoup améliorer. À présent, je me calmais. Je pouvais résister à me jeter sur les animaux – ce que tout vampire plus ou moins sensé arrivait à faire. J'arrivai aussi à rester en compagnie de Rose, Ed, Al', Jazz et Em', lorsqu'ils rentraient du lycée. La brûlure dans ma gorge me tiraillait, mais j'arrivais à la réprimer pour rester en leur compagnie. Les prochains plans de Carlisle étaient de ramener une blouse du bloc opératoire, me la montrer sans que je me jette dessus sans avoir l'air d'une affamée. Si je réussissais ce test, on déménagerait en Russie, où je pourrais enfin aller au lycée.

L'avantage en Bretagne est qu'il y a la mer. J'adorais me promener la nuite sur la grève, le jour sur les plages désertes, trempant mes pieds dans l'eau.

Le plus souvent Emmett m'accompagnait. Je me souviens que le jour où nous sommes rentrés main dans la main, Jasper nous avait regardait bizarrement avant d'éclater de rire. Ah, Monsieur-Je-Sais-Tout, car moi je connais vos sentiments… Bref, mon frère adoptif !

C'était le jour où Emmett m'avait retrouvée.

Flash-Back

Emmett se pencha vers moi, pour m'embrasser. Je ne ressentais pas l'excitation comme quand j'approchais Edward.

Ses lèvres se posèrent doucement sur les siennes. Elles n'étaient pas aussi fruitées que celle d'Edward.

Lentement, je m'écartais de lui.

- Désolée, Emmett, mais je ne peux pas… Pas maintenant.

- Je comprends… Autant te dire que, moi non plus, je ne me sens pas à l'aise…

- Tu penses à Rosalie.

- Et toi, à Edward.

- Emmett, je pense que le mieux pour nous est d'attendre. Je ne veux pas imaginer Edward à ta place. Tu es une personne en tant que telle, et je tiens à te respecter. Si je t'embrasse, cela doit être toi ! Le mieux est d'aller doucement.

Bien que je n'attendis pas de réponse, j'étais sûre qu'Emmett partageait mon avis.

Fin du Flash-Back

Tous les deux, nous passions y toutes nos nuits, sur la grève.

Petit à petit, nous apprenions à nous considérer autrement que comme des frères et sœurs. Nous passions notre temps ensemble, dans le silence.

Le plus beau n'est-il pas de savoir apprécier le silence de l'autre. Nous exprimons notre affection l'un pour l'autre plus physiquement, aussi.

Au début, on se contentait de se faire la bise, ce qui peut paraître étrangement voire trop simple pour un couple. Mais nous voulions atteindre le vrai amour, entre nous deux, sans nous presser.

Au fur et à mesure que l'on s'appréciait, on allait de plus en plus loin. Cinq jours après notre arrivée à Trégastel, nous nous étions donné la main, la première fois depuis notre discussion.

Plus tard, nous avions naturellement commencé à entremêler nos doigts – à mon plus grand plaisir, je dois dire.

Je passerais toutes les étapes du déroulement de notre situation, si je le pouvais.

Je ne savais plus vraiment où j'en étais à présent.

J'étais sûre à cent pour cent d'aimer Edward, de continuer à l'aimer de tout mon cœur.

Mais, je devais admettre qu'Emmett me plaisait de plus en plus. Je savais que j'étais attirée par lui. Définitivement.

Ses blagues de mauvais goût me plaisaient. Je ne veux pas dire par là que je les aimais. Souvent, je les trouvais mal choisies. Pourtant, quand je n'avais pas ma dose d'idiotie racontée uniquement par Emmett, je ne me sentais pas très bien. C'est peut-être une excuse pour me dire que j'ai besoin d'entendre sa voix plus que raison.

J'aimais sa chaleur vampirique… Ou peut-être froideur. Mais pour moi, sa peau a la texture d'un abricot et a l'odeur des fruits du verger. Délicieusement enivrante. Son toucher est aussi léger qu'une caresse ou qu'une plume.

J'aimais me blottir contre lui. Sa présence m'apportait du réconfort. Je préférais tout de même le sentir contre moi. Son torse était parfait, musclé comme il le faut. Il était imposant et tendre. Quand je me blottissais contre lui et qui enroulait ses bras autour de moi, resserrait son étreinte, je soupirais de bien-être et de contentement.

Il m'a fallu du temps avant de réaliser que j'aimais Emmett.

Peut-on aimer deux personnes en même temps ?

Quand il me regardait, je voyais des étoiles briller dans ses yeux.

Point de vue : Emmett Cullen

Depuis ma transformation, je n'avais été qu'obsédé par Rosalie. J'étais sûr de l'aimer. Je la voyais partout, son image flottait dans les airs, ses magnifiques yeux ocre apparaissaient partout.

Puis, j'ai fait la connaissance de Bella. Ce petit bout chou était trooop adorable… Minute ! Je ne veux pas devenir comme Alice.

Donc, je disais, cette jeune fille est trop drôle !

Jamais, au grand jamais, je n'aurais cru qu'elle lui arriverait une histoire similaire à la mienne. Jamais, au grand jamais, je n'aurais cru que je m'éprendrai d'elle.

Au début, je la considérai comme une petite sœur.

Puis, quand je l'ai vue dans cet état de dépression, je me suis que je ne pouvais pas l'abandonner. Si je n'avais eu personne pour m'aider, elle était en droit d'avoir quelqu'un. Le p'tit bout de chou avait quand même fait le premier pas.

Pour les autres, hormis Jazz – mais pourquoi avait-il le besoin d'être empathe ? – notre relation était ambiguë. Soit nous nous comportions comme frère et sœur, soit comme deux vieux amants – formulation made in Jasper, Mr le traducteur-de-sentiments-des-autres.

Quoiqu'on en dise, j'aimais Bella de tout mon cœur. Je devais admettre que Rosalie gardait une place importante, et je pense que Bella le savait. De même, dans le p'tit bout de chou, il y avait toujours la part « Bella d'Edward ».

J'aimais quand Bella se blottissait contre moi, pour un peu de réconfort. J'aimais quand elle me prenait la main quand elle se sentais perdue. J'aimais quand elle s'adonnait à la tendresse du moment, en entremêlant délicatement nos doigts. J'aimais sentir son petit corps serré contre le mien. J'aimais ses petits soupirs innocents quand elle était dans mes bras.

J'aimais Bella, tout simplement.

Quand elle me regardait, je voyais des étoiles briller dans ses yeux.

Point de vue : Annabelle Hale, dite Bella (de son ancien nom Isabella Marie Swan)

En ce jour férié du 14 juillet, Alice était devenue surexcitée. Son nouvel hobby : faire des feux d'artifices. Ce jour n'était-il pas rêvé pour nous faire part de ses talents – en plus de toute la fête organisée ?

Le matin, Emmett et moi étions de la plage, où nous avions passé le plus clair de notre temps dans l'eau. Heureusement, Em' avait prévu des tenues de rechange. Ce qui ne lui ressemblait absolument pas.

Nous étions rentrés à la villa en courant, main dans la main. J'aimais quand le vent faisait voler mes cheveux dans tous les sens, tandis qu'Emmett modérait ma vitesse comme il le pouvaient.

Nous freinâmes brutalement quand nous vîmes le petit château. Toujours dans la délicatesse, nous deux, hein ?

Nous entrâmes dans la villa, par la baie vitrée, nos mains toujours liées.

Toute notre petite famille était dans le salon.

Edward était assis sur un fauteuil, Rosalie confortablement callée sur ses genoux. Il était, j'en étais sûre, absorbé par la contemplation des cheveux d'ange de sa Rose. Ses mains s'activaient dans les longues boucles blondes et délicates de son aimée, qui ne s'en formalisait pas. Rosie, quant à elle, était plongée dans la lecture d'un livre, qui, comme pour gâcher l'ambiance romantique entre eux deux, s'intitulait Le Fléau de Stephen King. ( Que je recommande grandement ).

Carlisle étudiait des cas médicaux et s'occupait du côté administratif des ordonnances & etc. de ses patients. Esmé dressait sur son ordinateur des plans de maison et des idées de décoration. Récemment, elle s'était en contact avec des entreprises d'architecture.

Alice et Jasper ne faisaient rien. Aussi que cela puisse paraître, ils ne bougeaient que pour respirer – chose inutile dans notre cas, mais tellement humaine. Chacun assis à une extrémité du canapé, ils avaient ramené leurs genoux contre leur poitrine. Si Alice avait les mains posées sur ses genoux, Jasper entouraient ses jambes de ses bras. Ils se regardaient droit dans les yeux. Entre eux, on pouvait sentir tout l'amour qui passait à travers ce regard. Leur connexion si profonde et intime était des plus gênantes. Ils n'avaient pas besoin de toucher pour se comprendre, juste un regard, savoir que l'autre va bien, qu'il est là. C'est la plus belle forme d'amour qui puisse exister, la plus profonde, la plus vraie. Enfin, les voir faire l'amour aurait été moins gênant que les voir se regarder de cette manière.

Quand nous sommes arrivés, presque face à eux, Jasper nous dévisagea longuement.

- Enfin, c'est pas trop tôt ! s'exclama-t-il. Puis, il se mit à rire, d'un rire joyeux et libéré, de soulagement.

Je ne pense pas que les autres ont compris sur le coup. Nous non plus, d'ailleurs. Parce que nous avions l'habitude de rentrer à cette heure-là et de cette manière.

À ce moment, Alice eut une vision. Elle poussa un cri perçant, à tuer des humains. Puis elle afficha le même air mutin que Jasper, le petit sourire énigmatique et joyeux sur les lèvres.

Cette soirée-là, Emmett et moi avions échangé notre premier baiser. Doux, fruité, attentionné, passionné. Parfait.

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Voilà, le dernier chapitre de Modification. On se revoit pour l'épilogue ! Merci à ceux qui ont suivit jusqu'au bout l'histoire. Les grands adieux, c'est plus pour le prochain chapitre et je commence une autre fiction sur Twilight – en plus de deux autres fictions (voir mon profil – s'vous-plaît, un ptit coup d'œil !).

En plus, je suis désolée, ce chapitre est arrivé très tard.

Laissez des reviews, pour ces derniers chapitres !

GreensLeaves.