Comme prévu voilà le nouveau chapitre, il arrive même plus tôt que prévu ^^

J'espère que vous avez réussi à voir les photos, si vous étiez intéressé

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sirius x severus : je te remercie de lire cette fic et de l'apprécier. Moi aussi je trouve leur relation touchante (c'est normal c'est moi qui l'invente ^^). Herger est pas complètement abruti, mais presque. Dans un sens je dirais que c'est normal. Il n'a jamais aimer une femme avant elle, pour lui ce n'était que des partenaires d'un soir ou plus en fonction de ses envies. Mais avec elle sa relation est différente, il doit penser autrement et c'est cela qui donne l'impression qu'il est dressé. Les autres ne peuvent que se moquer de lui ... n'importe qui dans cette situation ne se priverait pas. ^^

Pour ce qui est de la jalousie ce n'est pas encore fini !

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La'ienth : salut et contente que tu sois encore là ^^. Les autres sont assez cool avec nos deux héros, mais c'est normal, leur groupe est soudé. Comme tu dis, Herger est un homme à femme (d'ailleurs dès le début ça ce voit).

Au départ on pourrait se demander pourquoi j'ai choisie de mettre Mira avec lui et pas avec Buliwyf par exemple. Si je l'ai choisi c'est parce que je trouvais qu'il y avait en dépit des apparences une grande profondeur en lui. La première fois qu'on le rencontre, on pense pas grand chose de lui, beau certes, mais un peu clown.

En fait, je pense qu'il cache derrière cette façade une grande par de douleur, de ténèbres et de coeur. Oh ... il est toujours un peu comique (mais ils le sont tous ^^comme tu verras dans ce chapitre), la différence c'est que lui il fait un peu étalage.

Mais c'est un personnage qui va beaucoup évoluer. Mira est le premier pas pour ça. Par les sentiments qu'il ressent pour elle, son personnage évolue et devient plus "mature" en un sens.

Tu découvriras dans les chapitres qui suivront le pourquoi du comment.

Merci encore de lire mon histoire.

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Bon j'espère ne pas trop en avoir révéler dans mes réponses ... Sinon tant pis pour moi d'être trop bavarde ! lol

Jusqu'à présent je mettais beaucoup intéressée à Mira et à son histoire, par des anecdotes par-ci par-là. maintenant ce sera au tour de Herger d'être mieux connu de vous lecteurs !

J'espère que vous arriverez à suivre le cour de ce chapitre. J'ai essayé d'y instaurer un peu d'humour et surtout de démontrer l'influence que ces hommes et leur vision du monde, avaient sur Mira.


Chapitre 8 : la nuit de feu :

Devant eux la fumée devenait rouge, de la lumière des torches. Les sabots des chevaux, en grand nombre, faisaient un bruit de tonnerre. Des flammes se dressaient, géantes et menaçante.

Il était facile, devant un tel spectacle, de comprendre pour des gens avaient cru voir un dragon.

« Allah ! Soyez miséricordieux »

Un des cavaliers, se rapprocha, tenant une torche en l'air. Il s'arrêta devant eux, à près de 50 mètres, dans la forêt, agitant sa torche en rond.

Comme pour appeler les autres. En effet, d'autres cavaliers venaient, par dizaines.

Ou qu'elle regarde, Mira ne voyait qu'à perte de vue, des hommes brandissant des torches.

Une fois que la première ligne eut rejoint son chef, ils s'avancèrent, descendant la petite colline vers eux. Et derrière se pressaient d'autres lignes de cavaliers, et encore d'autres.

Ils passaient de tous les côtés, pour se positionner en cercle autour du village, dans une attaque totale. Certains lançaient leurs torches. Espérant mettre le feu à l'une des maisons et compliquer encore plus la tâche, des défenseurs.

Du haut de son perchoir, Rethel décocha une première flèche et le combat en lui-même commença. Ils devaient tous se baisser, pour éviter de recevoir une torche incandescente dans le visage.

Plus loin sur la droite, il lui semblait avoir entendu la voix de Helfdane. Elle se tourna et l'aperçut à terre.

Il s'était pris une torche dans le visage et ne s'était pas gêné pour faire connaître son mécontentement. Heureusement pour lui, son casque l'avait protégé et il n'avait pas la moindre blessure.

Même si la situation ne s'y prêter pas, elle sourit en le voyant se relever, balançant ses bras de fureur. Weath qui était près de lui, s'appuyait sur son épée en riant.

Ces Vikings, songeait-elle affectueusement, en toutes circonstances, ils ne craignent rien et s'amusent de tout.

Certains d'entre eux, sortirent des arcs et commencèrent à les bombarder de flèche. Une d'entre elles, atterrit juste devant elle, à quelques centimètres à peine de son visage.

Elle fit un pas brusque en arrière et se dissimula derrière un tronc.

Herger sauta en avant, pour prendre sa place. Il lui donna brusquement un carquois rempli de flèches.

Lorsque l'un des archers, avait été tué, il avait récupéré son matériel et prit dans ''l'euphorie'' de la bataille, il se dressait devant ses ennemis en les narguant, à chaque fois qu'il faisait mouche.

« Ah ah ! », riait-il en décochant une flèche qui transperça un Wendel, « tu as vu ça ? »

Elle ne savait pas vraiment, s'il lui parlait à elle ou à celui qu'il avait touché, mais elle s'en moquait.

« Ah … je t'ai eu ! », s'écria-t-il à nouveau riant plus encore.

Mira tourna la tête vers les cavaliers. Elle en aperçut, 6 se rapprocher, des lances à la main.

Prise d'un pressentiment, elle regarda sur sa gauche. Skeld était couché sur un toit, vulnérable, pendant qu'il essayait de déloger une torche, qui commençait à enflammer la maison.

Elle se leva d'un bond et posant les flèches aux pieds de Herger, partit en courant aussi vite que possible.

« Skeld ! », hurla-t-elle aussi fort qu'elle le pouvait, « descend ! »

Skeld redressa la tête et les dieux devaient être avec lui, il glissa. Il tomba du toit, directement sur un tas de paille.

Mira le rejoint et l'aida à se lever. Tous les deux regardèrent le toit. Là où quelques secondes plus tôt il était, cinq lances étaient plantées, raides.

« Merci Mira », lui dit Skeld essoufflé, « si tu ne m'avais pas fait perdre l'équilibre, j'étais mort ! »

« Mon plaisir », lui répondit-elle, tout aussi essoufflée, « j'adore te voir tomber d'un toit ! »

Ils se serrèrent le bras, en signe d'amitié et chacun repartit de son côté. Herger ne semblait pas avoir remarqué son absence, il s'amusait comme un petit fou, là où il était.

Un Wendel sauta du dos de son cheval et atterrit à côté de lui et juste devant elle.

En le voyant, Herger se baissa et lâcha son arc. Mais le Wendel ne l'attaqua pas, lui mais elle. Il courut vers elle, en balançant sa massue.

Elle parvint à l'éviter plusieurs fois et lorsqu'il perdit légèrement l'équilibre, tout comme Angus ce jour, elle pivota sur elle-même et d'un coup brusque le décapita net.

Lorsqu'elle releva la tête, elle croisa le regard de Herger. Il hocha la tête en souriant et se retourna vers un adversaire qui venait à sa rencontre.

Les Wendels venaient de partout. Herger repoussait plusieurs d'entre eux, mais il allait vite se retrouver submergé.

Mira se précipita à son secours. Elle en abattit un, puis deux et enfin elle s'acharna sur le troisième en hurlant.

Herger se tourna vers elle et la voyant aussi pressé d'en découdre, trouva matière à plaisanter.

« Ne t'inquiètes pas ! », lui assura-t-il, « y'en a plein d'autres », avec son épée, rouge de sang, il pointa un endroit derrière elle, en lui souriant amusé.

Elle se retourna et aperçut plusieurs d'entre eux, sauter les barrières et pénétrer dans le village.

Lui souriant, elle partit ensuite en courant vers eux.

Son épée fendait l'air, fauchant l'un après l'autre ses adversaires. Elle passa près de Halga qui repoussait sans difficulté trois Wendels en même temps.

En hauteur Edgtho, venait d'en décapiter un et lança sa tête sur les autres en hurlant.

Elle était dans un autre monde. Elle devrait avoir peur normalement, être morte de peur à l'idée de mourir.

Mais pourtant, elle ne ressentait rien de cela. Elle était comme eux, comme ses amis, insouciante devant le danger.

Elle riait et se moquait des Wendels, comme Herger et Weath le faisaient.

Elle se sentait libre. Libre de tout. Et elle était heureuse.

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À la porte principale, trois cavaliers en lançant des cordes parvinrent à déloger la charrette montée de pieux.

Ils avaient ouvert une brèche et des Wendels par vingtaine, se pressaient maintenant dans le camp.

Alors que Roneth se redressait, après en avoir tué un, il fut poussé en avant. Il tomba à terre et un Wendel à cheval lui passa dessus.

Celui qui l'avait poussé s'approcha de lui et lui arracha la tête. Il la jeta à un cavalier, qui l'emporta dans les ténèbres.

Halga se précipita vers la porte. D'un coup de massue, l'un des Wendels lui arracha son casque. Sous la violence de l'impact, il mit genoux à terre. Un autre arriva et lui fit sauter l'épée des mains.

Sans armes et à découvert, il se dressait encore devant eux, sans peur.

Mira n'était qu'à quelques mètres de lui. Elle le voyait lui et elle voyait surtout les archets et ceux armés de lances, qui se rapprochaient de lui.

Tout comme avec Skeld, elle ne réfléchit pas.

Elle se précipita en avant en courant, droit sur ces Wendels, avant qu'ils aient le temps de tirer sur lui. Elle tomba dans la mêlée parvenant miraculeusement à en tuer un.

Halga entendit son cri et il vint à sa rescousse. À eux deux les Wendels, qui étaient dans les alentours, se retrouvèrent tous morts.

Prenant Halga par le bras, elle le tira à l'abri de leurs assaillants. Mettant genoux à terre, ils reprenaient tous les deux leurs respirations.

« Merci petite Mira », commença Halga, « je suppose que ceux-là … étaient là pour moi ? »

Mira hocha la tête, en surveillant les alentours.

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Rethel avait été rejoint par Haltaf sur son toit. Alors qu'il tirait en contrebas, deux Wendels, grimpèrent de l'autre côté et se précipitèrent vers eux.

Haltaf se retourna et en tua un. Mais le second était sur lui, avant qu'il ne puisse le tuer. La massue du Wendel s'abattit sur son crâne dans un sinistre craquement. Il tomba et glissa du toit.

Rethel s'était tourné juste à temps pour le voir tomber. Rapide et précise, sa flèche vola et rencontra le Wendel, en pleine tête.

Ensuite il sauta du toit, près du corps du jeune garçon. Sur le côté droit de son visage, le crâne de Haltaf n'était qu'une bouillie de sang.

Rethel lui ferma les yeux, les larmes coulant des siens.

Ensuite il se releva et prit d'une fureur profonde, s'élança dans la mêlée en hurlant sa rage et sa douleur. Ses flèches volaient plus vite que le vent, touchant avec une précision mortelle.

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Weath était en difficulté. Les hommes avec lui fuyaient comme des lâches, devant des cavaliers Wendels qui les chargeaient.

« Battez-vous ! », leur hurlait-il en les suivants, tuant au passage quelques-uns des Wendels.

Il se retourna vers les cavaliers, pour voir où ils étaient. Constatant qu'ils étaient encore loin, il se tourna en ouvrant la bouche, vers les soldats fugueurs.

Il laissa échapper un petit halètement de surprise, en voyant la silhouette de Herger se dresser juste devant lui.

Il était facilement reconnaissable, avec ses cheveux blonds en bataille, qui volaient dans le vent.

« Besoin d'aide ? », lui demanda-t-il narquoisement

Weath ne répondit pas. Il le fusilla du regard et se retourna vers les cavaliers.

Herger vint se placer à ses côtés et après un dernier regard, ils levèrent leurs épées et chargèrent les cinq malheureux cavaliers, en poussant un cri de guerre.

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Mira et Halga combattaient ensemble. Alors qu'ils venaient de tuer plusieurs adversaires, Helfdane passa à côter d'eux et leur demanda de le suivre.

Ils débouchèrent sur le chemin central.

Là Buliwyf se dressait, en pleins milieux, des pieux sous le bras. À côté de lui, Skeld, en tenait aussi un.

Il en lança un à Helfdane et un autre à Halga. Le dernier fut pour elle.

« Attrape ! » lui hurla-t-il

« Mais … qu'est-ce que j'en fais ? », lui demanda-t-elle en criant pour se faire entendre.

« Plante le avec les pieds. Et attend »

Mira s'exécuta, alors qu'autour d'eux, les autres faisaient pareil. À eux cinq, ils formaient une ligne, sur laquelle des cavaliers se précipitaient.

Les cavaliers se rapprochaient, elle regarda ses compagnons. Son cœur tambourinait de peur dans sa poitrine.

« Je n'aime pas ça », hurla-t-elle alors que le cheval de l'un des Wendels venait s'empaler sur son pieu.

Helfdane qui était le plus proche d'elle, ria à s'en déchirer les cordes vocales.

Les chevaux touchés, se cabraient en hennissant de douleurs. Leurs cavaliers étaient désarçonnés et tout ce qu'il restait à faire, c'était de les tuer.

Chacun d'eux laissa tomber le pieu brisé et prenant leurs épées, les abattirent sur les Wendels allongés.

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Le son de la corne, qui avait marqué le début de l'attaque se fit entendre à nouveau. En relevant la tête, alors qu'elle se tenait difficilement sur ses jambes, elle aperçut un Wendel à cheval, à dix mètres d'elle à peine.

C'était celui-ci, qu'elle avait remarqué dans la brume. Celui qui portait les cornes. Il tenait dans sa main, une massue sanguinolente.

Il tournait dans les airs sa massue, alors que son cheval décrivait un cercle.

Quand il eut fini, il s'arrêta et la regarda dans les yeux. Enfin il fit demi-tour et ses hommes le suivant, s'éloigna dans les ténèbres.

Buliwyf leva son épée en signe de victoire. Partout, la même clameur de joie s'élevait.

« Ils s'en vont ! »

Les tueries cessèrent. Ils regardaient les cavaliers passer à toute vitesse devant eux, sans chercher à tuer d'avantage.

Tout le monde se rassembla devant l'entrée principale. Les survivants se congratulaient les uns les autres.

Mira regarda autour d'elle. Un à un, certains de ses amis apparurent.

Elle savait que ceux qui manqueraient, seraient morts. Halga, Helfdane, Weath, Skeld, Edgtho et Rethel les rejoignirent, Buliwyf et elle.

Ils étaient couverts de sang. Certains se tenaient une épaule ou trainé la jambe, mais ils étaient en vie.

Avec anxiété, Mira regarda autour d'elle, à la recherche d'une chevelure d'or indisciplinée.

« Tu cherches quelqu'un », vint une voix rieuse de derrière elle.

Mira se retourna, le cœur au bord des lèvres. Il était là, vivant et souriant. Sans réfléchir une seule seconde, elle se jeta à son cou, en riant.

La pression était retombée et maintenant, elle ne contrôlait plus ses sentiments et sa peur.

Herger la réceptionna dans ses bras. Le nez enfoui dans ses cheveux, il en respirait le parfum. Il pouvait encore le sentir, par-delà l'odeur du sang.

Un bras autour de sa taille, l'autre derrière sa tête, il savourait le simple fait de pouvoir la tenir.

Autour d'eux tout n'était que brasier. Les maisons étaient en feu et des corps jonchaient le sol.

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Ils s'étaient tous regroupés, dans ce qui leur servait de chambre.

Sur certaines paillasses, il y avait des corps recouverts et sans tête. Roneth et Haltaf qui attendaient leurs funérailles.

Mira était assise là où elle dormait normalement. Ses yeux étaient fixés sur Rethel.

Depuis qu'il les avait conduis au corps de Haltaf et qu'il l'avait aperçu décapité, il n'avait plus prononcé le moindre mot.

Il était prostré à genoux, près du jeune garçon, l'une de ses tendres mains, dans les siennes.

Plus loin, Helfdane, Halga et Skeld enlevaient leurs armures et se nettoyaient leurs torses avec de l'eau. Ils passaient ensuite, un peu de son ''onguent magique'', comme ils l'appelaient, sur leurs blessures.

Un mouvement sur sa droite attira son attention. Herger, dépourvu de son armure et propre, venait de s'assoir près d'elle.

Il tenait dans ses mains, sa corne d'hydromel. Il en but une gorgée.

« Ragnar, Hyglak et maintenant Roneth et … Haltaf surtout », commença-t-il sombrement, en fixant dans le vide. « Chacun d'eux sans têtes ! »

Il remplit sa corne et la lui tendit. Mira secoua la tête.

« Je n'ai pas le droit », avoua-t-elle, « c'est interdit de boire … ce qui provient de la fermentation du raisin ou … du blé ! »

Herger commença à rire et elle tourna vers lui, un regard interrogateur.

« C'est du miel », dit-il entre deux éclats de rire, en lui mettant la corne dans les mains, « l'hydromel est à base de miel ! »

Mira sourit et souleva la corne à ses lèvres, alors qu'il riait encore. Le goût n'était pas mauvais, mais nouveau et un peu désagréable.

« On va mourir ici ? », demanda-t-elle, la voix tremblante, en le fixant dans les yeux.

Herger ne détourna pas le regard, en lisant la peur en eux. Il passa un bras autour de ses épaules et l'attira vers lui. Elle se blottit dans ses bras tremblants. Herger posa son menton sur le dessus de sa tête.

« Oui … c'est possible », répondit-il, « mais nous serons ensemble Mira », il déposa un baiser sur ses cheveux, « toi et moi … ensemble ! »

Personne ne parlait ce soir-là. La victoire était amère pour eux et la bataille plus sanglante que la première. Personne n'était en état d'en parler.

Tout le monde se coucha sur sa paillasse et s'endormit.

Herger et Mira dormirent ensemble, la première dans les bras du second. Blottis contre son flan, la tête sur sa poitrine, Mira se sentait à l'abri et détendue.

Elle savait que rien, ni personne ne pourrait lui faire du mal.

Demain elle aurait repris ses esprits. Demain ils pourraient réfléchir à un moyen de tuer ces monstres.

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Le premier jour, de leur mise en couple officielle, Mira et Herger s'étaient faits discrets. Seuls leurs compagnons avaient eu vent de la chose.

Mais depuis cette seconde nuit, ce n'était plus le cas.

Le lendemain de la bataille, Olga était venu tôt pour changer l'eau du récipient, afin qu'ils aient de l'eau fraîche à leur réveil.

La veille, elle avait cherché Herger des yeux, alors que les corps de Roneth et de Haltaf étaient brulés. Mais elle ne l'avait trouvé nulle part.

Ceux qui étaient dehors, parmi leur groupe, lui avaient dit qu'il se reposait, et elle n'avait pas osé aller le déranger.

Ce matin, donc elle espérait avoir l'occasion de le voir et surtout de se rapprocher de lui.

On disait qu'il était homme à aimer les femmes et qu'il ne rechignait jamais, à passer une nuit en bonne compagnie.

On disait qu'il avait beaucoup de succès et cela elle pouvait le croire. En plus d'être beau et très bon guerrier, il était joyeux et convivial.

Tout le contraire de Buliwyf, qui avait été son premier choix. Olga n'était pas une mauvaise fille, mais elle voulait une autre vie.

Une vie, comme celle de la Reine. Après tout, qui était-elle avant d'épouser le Roi. Une simple fille de paysans, comme elle.

Mais elle était belle et avait su conquérir le cœur d'un Roi. Pourquoi pas elle ?

Quand on lui avait dit que le Roi Buliwyf viendrait combattre, elle avait pensé que c'était sa chance.

Et il était venu, beau et fort, mais inapprochable. Ses vaines tentatives s'étaient soldées par de cuisants échecs.

Parmi ses compagnons, aucun ne méritait son attention. La plupart étaient mariés et les autres n'avaient pas la prestance nécessaire.

Elle pensait que Herger était comme les autres. Mais le jour du combat contre Angus, sa vision de lui changea.

Au départ elle voulait simplement passer quelques moments en sa compagnie, car il était beau.

Mais ensuite, elle avait changé d'avis. Il était fort et proche du Roi. Suffisamment pour être celui qui avait sa confiance totale.

Elle avait essayé depuis de l'attirer vers elle, mais cette femme étrangère n'était jamais loin. Elle avait bien compris pourquoi.

Il suffisait de regarder le visage de cette Mira, pour comprendre. Elle l'aimait. La voir jalouse, plaisait à Olga, car c'était la preuve qu'elle se sentait menacée et donc qu'elle-même, avait toutes ses chances avec le beau guerrier blond.

Jamais elle n'avait vu une telle blondeur, ses cheveux avaient la couleur du soleil. Ce serait un gâchis que de laisser une femme aux cheveux noirs porter ses enfants.

Olga était confiante. Les hommes se retournaient sur son chemin et même le prince était attiré par elle. Quelle déception qu'il soit lâche et pathétique.

Facile dans ce cas, de comprendre sa déception et sa stupeur, lorsqu'elle pénétra dans la pièce des guerriers de Buliwyf, pour les découvrir encore endormis et surtout Herger et Mira, blottis l'un contre l'autre.

Olga resta figée, à les regarder tout les deux. Ses yeux se posèrent d'eux-mêmes sur le torse de Herger ou deux collier, assez semblables, pour en avoir un jour formé un, reposaient.

Elle connaissait parfaitement la signification de ce collier, au cou de la jeune Arabe. Et cela ne voulait dire qu'une chose pour elle, elle avait été devancée.

Peut-être même, n'avait-elle jamais été en course pour commencer. En y réfléchissant bien, elle aurait dû le remarquer tout de suite.

Cette habitude que Herger avait de rester à proximité de la jeune femme.

Le fait qu'il n'ait pas une seule fois eu le moindre geste envers une femme, alors que certains de ses compagnons ne s'étaient pas gênés.

Rien, il se contentait seulement de rester près de cette femme, à lui parler.

Quelle idiote j'ai été, se flagella Olga mentalement, je me suis humiliée à le poursuivre alors que lui la poursuivait elle.

Dépitée, elle sortit de la salle, sa cruche toujours dans ses bras et les larmes aux yeux.

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Comme si les problèmes avec les Wendels ne suffisaient pas, un autre allait bientôt s'ajouter. Le prince Wigliff. Il n'avait que peu apprécié, le coup dont l'avait gratifié Mira.

Plus encore, il n'appréciait pas qu'elle l'ait repoussé au profit de quelqu'un comme Herger.

Lorsque tous les guerriers se réunirent ce matinlà, dans la grande salle, pour un banquet matinal, Wigliff assis en bout de table à la droite de son père, regardait sombrement la femme assise près de ce guerrier blond, Herger, qui avait tué Angus.

Elle était entrée avec ses compagnons, un peu plus tardivement que les hommes du village, au bras de Herger.

Il n'y avait aucun doute sur leurs relations. Herger la traitait comme sa femme et elle portait à son cou, la moitié de son médaillon.

Alors elle l'a vraiment préféré à moi. J'aurais fait d'elle une Reine !

Cette femme l'enivrait. Elle ne ressemblait à aucune autre, elle avait tant de force, tant de courage et aussi tant de douceur et de candeur.

Elle était parfaite et il l'avait voulu de tout son corps.

Mais elle l'avait rejeté, pire elle l'avait humilié. Jamais il n'oublierait le regard de son père en le trouvant au sol, l'entrejambe douloureux.

Et la voilà aujourd'hui au bras de cet homme. Elle acceptait de lui, un simple guerrier, ce qu'elle lui refusait à lui, un prince. Il ne supportait pas de la voir à ses côtés, leurs épaules se touchant.

Chaque fois que Herger l'embrassait, ses mains se serraient convulsivement sur n'importe qu'elle surface dure, rêvant de les serrer autour du cou de l'homme.

Face à lui, le Roi Buliwyf le regardait narquoisement. Il avait sans doute depuis le début comprit que cette femme l'attirait. Il ne s'en était pas caché.

Il la regardait souvent en souriant.

Il avait pensé qu'elle recevait ses avances avec faveur, tout le monde l'avait pensé, sauf ses parents qui affirmaient qu'elle en voulait un autre.

Buliwyf devait se réjouir aujourd'hui de sa défaite, mais il ne les laisserait pas gagner ainsi.

Il était un Viking et lorsqu'un Viking voulait une chose, il le prenait ou faisait tout pour l'avoir.

Il voulait cette femme, comme sienne. Maintenant il n'avait plus qu'une seule possibilité, défier Herger et la gagner.

S'il parvenait à vaincre Herger, elle serait sienne. Herger du sentir son regard, car il redressa la tête, alors que Mira se tournait vers Halga en riant.

Les deux hommes se fusillèrent du regard et ceux qui étaient entre eux, ne purent ignorer la tension.

Fixant toujours Wigliff, Herger passa son bras gauche autour de la taille de Mira et la tira vers lui. Surprise la jeune femme se tourna vers lui.

Profitant du fait que toutes les têtes soient fixées sur lui et surtout celle de son pseudo rival, Herger se tourna vers elle en souriant et l'embrassa à pleine bouche.

Bien que surprise, et un peu gênée d'être au centre de l'attention, Mira se laissa faire et répondit à l'étreinte de l'homme qu'elle aimait.

S'il était capable de tuer d'un seul regard, Herger serait mort, tant le regard de Wigliff était mauvais.


Voilà, j'espère que vous avez aimer.

Eh oui ... j'en ai encore tué deux ... mais il faut bien de temps en temps en tuer quelque uns !

Merci d'avoir lu et laissez un commentaire please !

À dimanche pour voir la suite (aux amateurs de yaoi, il n'y aura pas un passage yaoi désolé, mais un sous entendu sur une relation entre deux hommes ^^)

Comme d'habitude, j'en posterais deux, un le matin et un l'aprem ou le soir.

Merci encore et à la prochaine