Bonsoir à tous. Oui, je sais, ça fait franchement longtemps, si bien que personne ne pensait que j'allais écrire la suite (avec raison car je n'avais plus le goût à écrire, mais il m'est revenu). Sachez simplement (imaginons que vous voulez me jeter non pas une pierre mais un rocher ^^") que j'avais mes raisons (je ne les citerai pas ici). Voici donc une suite que certains attendaient vraiment je l'espère :) J'avais abandonné l'écriture mais cet abandon était remis en question par les quelques rares reviews qui m'arrivaient encore et puis finalement, aujourd'hui, j'ai décidé de m'y remettre pour de bon ;) J'espère que vous apprécierez bien sûr !
Je ne répondrai pas cette fois-ci aux reviews, mais bien aux prochaines :) Laissez-moi le temps xD
Bonne lecture à vous tou(te)s :)
Harry se réveilla paisiblement dans son dortoir, et avec un sourire à faire pâlir un ange. Il irradiait de bonheur. Même si les choses n'étaient pas allées jusqu'où il aurait voulu, Rogue s'était montré particulièrement entreprenant, câlin et prévenant envers son confort. Quant au retour au dortoir, Harry ne savait pas comment il s'y était retrouvé mais il suspectait Severus d'y être pour quelque chose. Mais qu'importe.
Le Gryffondor sauta littéralement hors de son lit à baldaquins et se dirigea en dansant vers la salle d'eau – après avoir vérifié que ses chers camarades de chambrée étaient soit endormis soit partis.
Sous l'eau chaude, Harry ferma les yeux et son sourire éclatant ne quitta pas son visage. L'eau dévalant les traits de son visage, il repensait à sa soirée, aux mains du professeur descendant au creux de ses reins, le caressant sensuellement sans aucune pudeur, le retournant pour se saisir de son membre excité avant de le faire jouir dans une extase indicible à cause de laquelle l'élève avait failli perdre toute raison et tout contrôle. Harry tremblait encore sous le charme de ces souvenirs si spéciaux, il sentait encore le toucher de l'homme sur son corps. Le désir d'Harry se renforça.
Un bonheur total, ou presque. Voilà ce que le Gryffondor connaissait. Harry ne put retenir un rire franc, joyeux et à la fois stressé. Pourtant, si il savait ce qui se tramait dans l'ombre de deux personnes qui appréciaient, ce rire n'aurait pas eu lieu d'être.
Severus Rogue. L'abominable homme des cachots était gravement atteint d'une maladie qu'il avait nommé – non sans affection : la Potterite aiguë. Un sourire euphorique s'était accroché à ses lèvres et ne semblait pas vouloir les quitter.
Le professeur avait enfin eu un vrai moment intime avec la personne qu'il chérissait du plus profond de son cœur, si, bien évidemment, il faisait fi de Ginevra Weasley. Mais il l'avait ignorée une bonne partie de la nuit grâce à un de ses massages dont lui seul avait le secret. Severus savait qu'il avait rendu Harry fou de désir, rien qu'au contact de ses mains. Le professeur voulait attaquer en douceur. Et lorsqu'il passerait à la phase finale de son plan, il voulait que se soit un bouquet explosif dégoulinant de perfection, d'amour sincère et indescriptible.
Le professeur soupira d'aise et sortit joyeusement de ses appartements personnels pour aller prendre son petit-déjeuner dans la Grande Salle.
Colin Crivey n'était pas à l'aise. Il se balançait d'un pied à l'autre tandis qu'il attendait patiemment Ginny au sommet de la Tour d'Astronomie. Bien que ses photos scandaleuses l'avaient laissé dormir en paix – à vrai dire, il se fichait complètement de la vie privée d'Harry ! Pour lui, ça ne changeait strictement rien, Harry restait Harry – Colin était tracassé pour une raison complètement différente, une raison qui lançait les maléfices des Chauves-Furies. Le jeune photographe ne voulait en aucun cas que son travail serve à des fins odieuses et cruelles.
Alors que le Gryffondor était plongé dans ses pensées et faisait appel à sa conscience, des pas retentirent dans la cage d'escalier. 'C'est elle' déduisit-il avant que la porte s'ouvre, dirigée par une main assurée. Crivey se retourna vers la personne venant d'entrer et fit des yeux ronds comme des œufs de dragons.
- « Mr Crivey… » commença la personne avant que la porte de ne se referme.
Ginny se réjouissait de son affaire. Elle jubilait même. Colin lui avait dit que les photos étaient prêtes et d'une qualité jugée excellente. Aussitôt la nouvelle arrivée à ses oreilles, Ginny s'était arrangé pour donner rendez-vous à Colin en toute discrétion. La Tour d'Astronomie était parfaite pour cet usage clandestin : froide, sombre et venteuse à ce temps de l'année, son accès était complètement dénigré par les étudiants des Poudlard qui aimaient leur confort.
Alors qu'elle se dirigeait – pour elle – à grands pas vers ce qui allait lui apporter une gloire vindicative, elle repensait à son petit-ami : Harry Potter. Si Colin avait réussi son coup et que les photos confirmaient ses doutes, son nom serait inscrit à jamais dans l'histoire comme étant la sorcière fine et douée ayant révélé au monde entier l'union qui se tissait en secret entre Harry Potter, l'ultime survivant, et Severus Rogue, l'ultime Mongemort.
La Ginny d'avant n'aurait bien entendu jamais fait ça, mais la Ginny de maintenant n'avait plus rien à voir avec. Effectivement, après bientôt six ans d'amour inconditionnel pour Harry et d'une relation la comblant avec lui, Ginny avait des doutes qui l'amenaient lentement mais sûrement vers la pente des cœurs brisés. Elle ne voulait pas être une fille de plus allant grossir les rangs en pleurant sur son sort. La jeune fille avait donc décidé : soit il n'y avait rien entre Harry et une gourgandine dont elle ne connaissaitr pas le visage et elle aimerait Harry plus que jamais, soit il y avait quelque chose et elle prendrait les devants en faisant découvrir cette idylle aux yeux de la planète sorcière toute entière.
Ginny sortit soudainement de sa torpeur en trébuchant sur une marche en marbre. Elle venait d'atteindre les escaliers de la Tour d'Astronomie, et ce, complètement dans un acte machinal. Un sourire malsain déforma le visage de la jeune fille et elle monta, marche par marche, les escaliers de la Tour. Arrivée à la porte, elle souffla un coup. Elle allait enfin savoir. Sa main, d'abord tremblante, se posa sur la poignée. Ginny se ressaisit et fronça les sourcils. Elle agrippa la poignée, la tourna et poussa la porte avec une assurance nouvellement acquise.
Ginny se retrouva nez à nez, seule, avec non pas Colin Crivey mais avec Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore, le plus puissant mage blanc et le plus apprécié directeur de Poudlard depuis sa création.
L'homme dévisagea la cadette de la famille Weasley à travers ses lunettes en demi-lune. Aucun sourire, aucune indulgence dans ses yeux bleus. Il agita rapidement sa baguette. La porte du sommet de la Tour d'Astronomie se referma brusquement et une pellicule bleutée et fluide se forma sur le bois de la porte, interdisant tous passages.
Ginny savait dorénavant qu'elle allait passer un très mauvais quart d'heure.
Au manoir de la très noble et très ancienne famille Black
Remus Lupin ne savait plus quoi faire et était affalé pour la ixième fois dans un fauteuil alors que son cher et tendre démolissait la moquette du salon à force de parcourir la pièce en long, en large et en travers comme un lion en cage. Remus avait baissé les armes depuis bien longtemps contre cette attitude depuis que Sirius avait reçu le petit mot d'Harry qui l'avait, dans un premier temps, laissé dans un état de planage extatique. Le deuxième temps, justement, Sirius était en plein dedans : la suspicion.
En effet…
- « Harry est rancunier et tenace. Pourquoi, après un tel affront avec mes maudits mouchards, m'a-t-il adressé un mot ? Ce n'est pas son genre ! Il préfère les face-à-face entre hommes et non les méthodes de fillettes apeurées déclarant leur amour au premier abruti passant par-là ! » réfléchissait-il à haute voix devant la consternation de Remus.
- « Peut-être parce qu'il est simplement à Poudlard et qu'il ne peut en sortir ? » répondit Lupin avec lassitude alors qu'il avait attrapé un bouquin à feuilleter.
Sirius fit semblant de ne pas avoir entendu la remarque moqueuse de son amant et continuait à fulminer tout en accélérant le pas.
- « Si je tenais Fred et George… » ragea-t-il dans une parfaite mauvaise foi.
Lupin faillit arracher la page qu'il s'apprêtait à tourner.
- « Tu as un de ces culots ! Comment oses-tu mettre toute la responsabilité sur les jumeaux ? » s'offusqua le loup-garou, tombant des nues.
Sirius Black fit la sourde oreille. Il n'entendait même plus son compagnon qui tempêtait dorénavant contre lui et ses actes irresponsables - présents, passés et même futurs - tant il était plongé dans sa réflexion. Alors que Remus beuglait – et encore, le mot est faible compte-tenu du volume sonore avec lequel Lupin se dilatait la rate – Sirius se stoppa net dans sa course folle et monotone en une position identique à celle d'un chien errant ayant flairé LE gibier à abattre.
- « Lui ! » cria Sirius, triomphal, clouant ainsi le bec à Remus, maintenant debout et bouche-bée.
Le lycanthrope cligna des yeux et ne sembla pas en croire ses oreilles un instant. Il ouvrit la bouche pour parler, se ravisa puis finalement :
- « Lui qui ? » demanda-t-il à Sirius.
Pour toute réponse, il vit un sourire démoniaque se peindre sur les lèvres de son amant. Black se retourna vers Lupin et planta ses yeux enragés dans ceux de Lupin.
- « Le vieux avait encore et toujours raison. Il va devenir invivable après ça ! » déclara simplement Black.
Remus ne comprenait décidément rien à rien. Sirius allait devoir expliquer son raisonnement laborieux de la baguette au chaudron.
Ginny était blanche comme un spectre. Maintenant assise dans le bureau du directeur, en face de ce dernier, elle comptait les secondes qui lui restaient à vivre avant que sa redoutable mère ne déboule à Poudlard pour connaître exactement les actes de sa fille qui lui avaient valu une convocation d'une extrême importance et d'une urgence indicible.
De petites perles de sueur froide coulaient doucement du front de Ginny, ses mains s'agrippaient aux accoudoirs de sa chaise et elle s'obstinait à contempler le plancher, n'osant en aucun cas affronter Albus Dumbledore dans les yeux depuis le petit entretien improvisé au sommet de la Tour d'Astronomie.
Au bout de quelques minutes, la porte s'ouvrit à la volée, révélant un couple assez improbable : l'homme était grand et mince tandis que la femme était petite replète. Tous deux possédaient des cheveux d'un roux flamboyant. Ginny déglutit péniblement à la vue de ses parents : Arthur et Molly Weasley. Surtout que les yeux de ses parents lançaient des éclairs redoutables en sa direction.
Albus Dumbledore les invita à s'asseoir et à garder leur calme le plus longtemps possible car ' l'erreur est humaine, après tout.'
Harry fit une entrée remarquée dans la Grande Salle pour le petit-déjeuner. Il irradiait de bonne humeur. Ron et Hermione n'en croyaient pas leurs yeux, pour leur plus grand bonheur. Pour la première fois depuis bien longtemps, ils voyaient leur meilleur ami radieux. Et ça leurs faisait un bien fou.
- « Vous avez bien dormir ? » chantonna Harry en croquant à pleines dents dans un toast.
- « Très bien et toi ? » demanda Ron qui eut un immense sourire en guise de réponse.
Hermione, par contre, scrutait Harry en silence. Pour elle, il y avait strangulot sous roche. Mais quoi ? C'était impossible de passer aussi brutalement du noir au blanc. Quelqu'un ou quelque chose devait en être responsable. La Gryffondor décida de jouer le jeu tout en gardant un œil sur tout l'entourage d'Harry durant la journée qui allait venir. Sait-on jamais : cela allait peut-être se révéler constructif.
- « COMMENT AS-TU OSE LUI FAIRE CA ? » hurlait Molly Weasley à sa fille en pleurs devant un Arthur et un Dumbledore plus qu'impuissant.
- « Allons, Molly ma chérie, calme-toi. » tenta courageusement Mr Weasley avant de se faire réduire au silence par un regard de sa femme lui promettant monts et merveilles si il osait encore la défier en pleine démonstration d'autorité.
L'homme, devant ce cas de force majeure, se ratatina sur son siège, laissant le soin à Albus Dumbledore d'introduire une tentative de dialogue avec la beuglante humaine lui tenant lieu d'épouse.
- « Molly, voyons ! Calmez-vous et écoutez-moi ! Je n'avais pas totalement fini. » interrompit Albus. La sorcière en colère se tut sur le champ mais ne quitta pas des yeux la loque humaine qui demandait pardon en laquelle Ginny s'était transformée. « Je tenais à préciser que ces photos demandées par Ginny n'auront aucune incidence sur son parcours scolaire car je les ai récupérées avant que votre fille n'en fasse Merlin seul sait quoi – même si j'ai une idée claire et précise sur cette entreprise. Seulement, je ne peux fermer les yeux sur une telle affaire. Bien que je me réserve le sort de ces clichés plus qu'évocateurs, je m'octroie aussi le privilège de décider du sort de votre fille dans le domaine des punitions. » reprit le mage « Bien sûr, je vous laisse le droit de vous occuper de votre fille et de son éducation au sujet de ces photos une fois que les vacances de Noël seront arrivées et que Ginny retourna, de gré ou de force, au domicile familial. » continua-t-il devant une famille Weasley pétrifiée.
- « Vous ne croyez même pas si bien dire, Albus. » cracha venimeusement Molly sans cligner des yeux en dévisageant sa fille.
- « Bien ! Ceci réglé, je t'informe donc, Ginny, que tu seras désormais suivie de près par le professeur McGonagall qui assura aussi tes retenues les vendredis, samedis et dimanches soirs jusqu'à la fin de ton année scolaire... Ah, j'oubliais le plus important : à la moindre incartade à partir de maintenant, c'est le renvoi immédiat. Est-ce bien clair, jeune fille ? » ordonna Albus.
La jeune sorcière, tremblante, couina simplement à travers des reniflements bruyants. A peine avait-il eu terminé sa phrase que Molly Weasley reprit là où elle s'était arrêté. Pendant cette scène de ménage, Dumbledore glissa l'enveloppe enfermant les photos dans un tiroir de son bureau qu'il scella magiquement.
Décidément, cette journée était vraiment bizarre. Non seulement Harry était d'une humeur incroyable mais Rogue était devenu humain.
Effectivement, le maître des potions ouvrit normalement la porte de ses cachots, ce qui n'arrivait jamais, et ce qui provoqua, autant chez les élèves de Gryffondor que chez les élèves de Serpentard, une peur bleue de ce qui les attendait derrière cette porte blindée. Il y eut même un temps avant que les élèves, à l'affût d'une moindre ruse vicieuse, ne se décident à entrer dans le local embué par toutes les volutes des potions des élèves occupant les cachots l'heure avant.
Le maître des cachots ne pipa aucun mot et se contenta de remuer sa baguette. Apparemment, ils avaient une heure pour réaliser une potion dans le plus parfait silence. Aucun sarcasme, aucune moquerie, aucune engueulade – même en la personne du fléau des cachots, alias Neville Londubat. Strictement rien. Rogue n'avait pas levé son nez gras et crochu des copies qu'il corrigeait.
Changement, même temporaire, dont se réjouissait tout le monde, enfin presque tout le monde. Deux personnes ne se réjouissaient pas. La première, Harry Potter, savait exactement pourquoi Severus Rogue était dans cet état, et si l'homme les laissait souffler, c'était uniquement pour ne pas les trahir, lui et Harry. Quant à la deuxième, c'était Hermione. Aux aguets depuis le matin, l'attitude des deux suspects n'étaient pas innocente. Impossible que les deux adoptent un comportement similaire, le même jour.
A la fin du cours, les élèves donnèrent, tour à tour, leur flacon d'échantillon au professeur Rogue. Drago Malefoy eut droit à un sourire, Ron, à un reniflement dédaigneux, Neville, à un grognement suivi d'un regard assassin, Hermione, à de l'indifférence, et Harry, le dernier de la file, à un petit bout de parchemin sur lequel était griffonné à la hâte une heure de rendez-vous. Le jeune homme ne changea pas son attitude mais ce petit message clandestin lui réchauffa le cœur.
Remus n'en croyait pas ses oreilles : le raisonnement de Sirius tenait la route. Lupin, en face d'un Black victorieux et remonté, plaqua sa main sur le front de son vis-à-vis. Devant le regard interrogateur de Sirius, Remus se contenta de répondre qu'il prenait sa température car 'pour avoir enfin trouvé quelque chose par lui-même, il devait être à l'article de la mort'.
- « Malade ou pas, ces deux-là se rapprochent et ce mot signifie que Severus a désormais une influence sur Harry. » grogna Sirius en s'en allant devant un Remus goguenard « Même si ça les aide, je n'aime pas ça ! » murmura-t-il, pensif, en regardant Lupin en coin avant de disparaître dans l'encadrement de la porte.
Albus Dumbledore se retrouvait enfin seul, dans un bureau calme, après avoir subi l'ouragan Molly. Heureusement que les tableaux de Poudlard l'avaient informé d'un étrange manège chez les Gryffondor, sans ça, il n'aurait jamais pu intercepté les photos volées que Colin Crivey avaient prises d'Harry, respirant le bonheur, devant les appartements du professeur Rogue.
Le directeur ne pouvait même pas imaginer l'ampleur de la catastrophe si ces clichés avaient été dévoilés. Les mouchards de Sirius Black avaient failli perturber pour de bon son plan, mais ces photos l'auraient réduit à néant. Dans l'état psychologique précaire où se trouvaient le survivant et le maître des potions, aucune erreur ne serait permise, même infime, sinon c'est la vie de chacun qui en serait le prix.
Cependant, le directeur, regardant les clichés, ne pouvait se résoudre à les détruire. De telles photos pouvaient servir, tôt ou tard.
Le mage remit soigneusement les photos dans leur enveloppe et les planqua prudemment dans son tiroir. Elles allaient y rester jusqu'à ce qu'il se décide à en faire quelque chose ou que la situation impose de se servir de tels clichés.
Harry, dans la salle de bain des appartements de Rogue, regardait attentivement les plaies de ce dernier. Elles étaient récentes, certes, mais en voie de guérison. Le jeune homme défit les pansements poisseux enroulant le bras de l'homme, les jeta sans ménagements dans l'évier de porcelaine et commença à désinfecter chaque plaie avec une minutie sans égale.
Severus Rogue regardait Harry à l'œuvre. Autant ils avaient eu un moment d'intimité pure, autant ici, le professeur rangeait cet instant dans la catégorie 'bienveillance'. Il se nourrissait de chaque traits d'Harry en le regardant. Rogue était attendri par tout le visage d'Harry à ce moment précis, de la petite ride formée par ce froncement de sourcils soucieux de faire du mieux qu'il pouvait au petit bout de langue serré entre les dents d'Harry sous la concentration afin de ne pas faire mal à son patient.
- « Voilà ! » déclara Harry après avoir pansé la dernière coupure.
Ils restèrent quelques instants à s'observer avant que Rogue ne l'invite à passer au salon afin de souper avec lui.
L'homme, le bras momentanément douloureux suite aux soins, ne savait pas bien mangé correctement, ce qui fit l'objet de gentilles taquineries de son élève qui l'aida cependant à se sustenter.
Après les rires, les sourires et les discussions du repas, Harry fut entraîné et assis de force dans un fauteuil par son professeur. Alors que le jeune sorcier interrogeait Severus du regard, ce dernier se contenta de l'envoyer dans une torpeur érotique en l'embrassant. Severus prit son temps, tellement que Harry n'en pouvait déjà plus et se demandait ce qu'il allait arriver en suite en adoptant une respiration saccadée par l'excitation.
Rogue cessa doucement le baiser, fier de lui lorsqu'il vit le regard totalement drogué d'Harry. A genoux par terre, au milieu de jambes écartées d'un Harry affalé, il s'amusa à déboutonner, boutons après boutons, la chemise de son élève avant de parcourir le torse de ce dernier avec des effleurements qui brûlaient littéralement Harry de désir.
Le maître des potions se redressa juste assez pour embrasser à peine Harry qui voulut se redresser pour l'embrasser à pleine bouche mais l'homme le plaqua doucement contre le dossier du fauteuil. Rogue descendit au cou du jeune homme en le parcourant d'une myriade de baisers éphémères. Il entendit un espèce de craquement et orienta son regard sur la provenance du bruit tout en descendant sur le torse d'Harry. Rogue vit alors avec satisfaction que son délicieux prisonnier avait planté solidement ses doigts dans les accoudoirs du fauteuils, à tel point que ses articulations blanchissaient. Le professeur s'amusa à titiller le torse de son élève du bout de sa langue, alternant avec de légers mordillements jusqu'à ce qu'il fut arrivé au bas ventre demandant attention et affection.
L'homme, sous le regard à la fois gêné et excité du jeune homme, détacha la ceinture, la retira et l'envoya valdinguer à quelques mètres du fauteuil avant de détacher la braguette du pantalon dont une bosse déformait la coupe. Une belle érection s'offrit alors à lui. Severus prit d'abord le membre brûlant dans sa main, ce qui coupa le souffle d'Harry sous l'appréhension de ce qui allait suivre.
Rogue commença par de légers touchers pour ensuite introduire des mouvements de va-et-vient de plus en plus rapides, arrachant des gémissements à Harry. Puis il s'arrêta brusquement. Harry fronça les sourcils et le regarda avec incompréhension avant de déglutir quand il vit son professeur remettre une mèche de cheveux derrière son oreille en approchant sa bouche du gland tumescent. Harry ne put retenir un cri de satisfaction lorsqu'il se sentit à l'intérieur de la bouche de Severus. Cette bouche, cette langue, ces mouvements. Ils voulaient tous le rendre fou. Rogue accéléra la cadence et le corps d'Harry se cabra petit à petit. Le survivant ne se rendait même pas compte qu'il était en sueur et qu'il criait et gémissait de plus en plus fort. Et à un moment, c'en fut trop. Harry se crispa aussi brusquement que totalement en jouissant dans la bouche de Severus. Le jeune homme devint aveugle un moment sous le coup du plaisir avant de redescendre sur terre et de retomber contre le dossier du fauteuil.
Retrouvant son souffle petit à petit en fermant les yeux, il sentit Rogue le rhabiller doucement avant de sentir deux lèvres sur son front et une étreinte rassurante venir l'entourer.
Hermione n'en revenait pas. Elle était à la fois contente et effrayée d'avoir vu juste – vérification apportée par la carte des Maraudeurs qu'elle avait chipé à Harry lorsqu'il était parti quelques heures plus tôt en excursion dans les couloirs.
- « Méfaits accomplis » murmura-t-elle sous la couette de son lit avant de glisser la carte sous son oreiller.
Tout s'expliquait à présent.
Rosmerta détestait voir des gens de ce type venir dans son bar. Cela n'augurait jamais rien de bon. Mais elle devait servir le client coûte que coûte même si le client était quelqu'un de méprisable sur bien des points.
La patronne apporta donc un Wishky Pur-Feu à la cliente qui se saisit du verre avec une main manucurée aux longs ongles d'un rouge criard. La cliente la remercia avec un sourire mauvais avant de recoiffer ses ignobles cheveux d'un blond douteux et d'arranger sa robe d'un vert tape-à-l'œil.
Oh que non, Rosmerta haïssait ce genre de client.
Voici donc pour ce huitième chapitre (que je qualifie moi-même de chapitre miracle ^^") Vu que je m'y remets, je vais prendre un peu plus de temps pour écrire (mais pas comme la dernière fois, je vous rassure) et j'avoue que j'ai des projets personnels d'écriture, autrement dit : pas des fanfictions, bien que je ne me crois pas douée aux vues de mes tentatives.
J'espère que vous avez aimé ce retour :)
Bisous ;)
Des reviews ? :)
