Voilà un nouveau chapitre.

Merci beaucoup pour vos reviews. Continuez comme ça, tantine adore. *-*

Comme d'habitude, les personnages sont les propriétés de J.K. Rowling. L'histoire est à moi. Bonne lecture.

/!\ Cette histoire contient un slash donc homophobes s'abstenir. /!\


Chapitre huit : Je crois que je t'aime.

Harry ouvrit lentement les yeux, s'attendant à voir le décor de sa chambre blanche provisoire, il fut surpris de découvrir une autre décoration.

- Salut, bien dormi ?

C'était la voix de Draco. Soudain, les éléments d'hier lui revinrent en mémoire. Le dîner de famille, son parrain, la discussion avec Draco et enfin sa nouvelle chambre. Ça faisait bizarre, même pour lui qui avait vu beaucoup de choses bizarres dans sa vie.

- Très bien et toi ?

- Excellente. J'ai pris la liberté de ramener tes affaires, cela ne te dérange pas j'espère ?

Il avait l'air anxieux, trop mignon. Mais Harry ne lui en voulait pas. Au contraire, c'était une bonne idée, au moins il n'aurait pas à se balader à moitié nu dans la maison pour chercher ses affaires. Le petit brun embrassa donc chastement le veela en lui souriant gentiment et sortit lentement du lit pour prendre une bonne douche.

Il entra doucement dans la salle de bain et se doucha, l'eau chaude lui faisait un bien fou, détendant ses muscles tout en lui tirant un soupir bienheureux. Mais bien trop vite à son goût, il sortit de la cabine, enfila un peignoir et brossa ses longs cheveux en une queue de cheval, ne voulant avoir chaud en sortant. Finalement, il remarqua une autre porte, sûrement celle menant au dressing, il la traversa pour tomber sur une vision qui le choqua.

Des tas de vêtements accrochés à des cintres, d'autres pliés soigneusement sur des étagères au-dessus. Des boxer et des chaussettes dans des tiroirs prévus à cet effet en-dessous. Des costumes, des chemises, des T-shirts, des pantalons, des jeans, des vestes, des manteaux. Des centaines de vêtements. En comparaison, les siennes étaient comme un chaton devant un lion. Recherchant un peu, il trouva enfin ses vêtements. Regardant encore une fois les affaires de Draco. Il se dit que ce dernier n'aimait pas simplement bien s'habiller comme il le disait. Mais un vrai passionné de vêtements.

Il sortit de la salle et partit chercher Minuit, le retrouvant dans son ancienne chambre, il décida d'acheter un panier pour les chats et le mettre dans la chambre de Draco... enfin la leur maintenant. Minuit avait l'habitude de dormir avec lui dans le même lit, et bien que Draco était vraiment très gentil, il ne pouvait décemment pas lui demander d'héberger un nouveau venu dans le lit.

Descendant de l'étage, il trouva Draco en pleine discussion au téléphone, sûrement du travail vu son air concentré. Ne faisant pas plus attention à lui, il commença à préparer un petit-déjeuner.

Un léger toc toc à la fenêtre de la cuisine le fit sortir de ses pensées et il consentit à l'ouvrir pour laisser le hibou qui faisait ce bruit lui donner une lettre avant de s'envoler aussi brusquement qu'il était apparu.

Cher Monsieur Potter,

Suite à un petit incident technique survenu au ministère, il nous est impossible de vous faire parvenir vos résultats des examens de Poudlard.

Nous nous excusons sincèrement de ce petit désagrément et nous vous demandons aimablement de venir au ministère prendre vos résultats.

Sincèrement,

Ministère de la magie.

Draco choisit ce moment-là pour faire son apparition, il prit la lettre que Harry lui rendait et la lu, impassible. Finalement, il dit d'un ton désolé:

- Je peux pas venir avec toi. J'ai une importante réunion qui ne peut pas attendre. Mais si tu veux je peux annuler.

- Non c'est bon, sourit Harry. Je peux y aller tout seul.

- Oui mais...

- Ne t'inquiètes pas. Ton travail est important. Vas à ta réunion. De toute façon, le ministère n'est qu'à trente minutes de marches.

- T'es sûr ?

- Oui.

Draco l'embrassa dans les cheveux - il adorait le faire- en signe d'accord et mangea son petit déjeuner, comme tous les matins avec son Harry.

Un peu plus tard, le petit brun monta prendre son portefeuille pour aller chercher son bulletin de notes quand on sonna à la porte. Surpris, il descendit et l'ouvrit, mais à peine eut-il fait ça qu'il se retrouva dans les bras d'un homme bien connu pour avoir expérimenté ce câlin le jour précédent.

- Salut mon petit filleul adoré, tu vas bien ?

- Si.. Sirius t.. tu... m'é...tou...ffe.

- Oh, pardon.

Il le lâcha et Harry put enfin respirer.

- Qu'est-ce que tu fais là ?

- Mais quelle question. Je suis venu passer du temps avec toi pardi.

- Désolé mais je ne peux pas. Je dois aller chercher mes résultats au ministère.

- Je viens avec toi.

- Tu n'es pas obligé de m'accompagner tu sais.

- Cela me fait plaisir. Allez viens.

Ils sortirent tous les deux et Harry ferma la porte d'entrée derrière eux avec la clé que le veela lui a faite faire. Il avait même ajouté un porte clé en forme de dragon argenté. Quant à Draco, il avait pris un porte clé en forme de petit chaton noir. Ils sortirent de la propriété et se mirent en chemin en direction du ministère.

- Sirius ?

- Hmm ?

- Pourquoi tu ne brûles pas au contact du soleil ?

De ce qu'il avait lu, les vampires devenaient cendres au contact du soleil. Alors pourquoi Sirius ne faisait pas pareil ?

Pas qu'il voulait voir son parrain mourir mais il était juste curieux.

- La famille Black est une ancienne famille Sang-Pur dont la devise est "toujours pur", raconta Sirius avec une mystérieuse voix captivante. Mais ils cachent un horrible secret. Un de mes ancêtres était un vampire. Et j'ai hérité de ces gènes. Mais je suis un vampire... spécial.

- Spécial ?, releva Harry, ne comprenant pas.

- Disons que je suis un vampire quand on parle de leur rapidité ou quand on parle de calice. Mais je ne suis pas tout à fait comme eux.

- Par exemple ?

- Les véritables vampires brûlent au soleil et ont besoin de sang tous les jours. Moi, non, je n'ai pas besoin de sang H24 mais une fois par semaine. Sinon je mange normalement, comme tu as pu le voir hier et je vieillis, je ne suis pas immortel. Malheureusement, je n'ai pas le pouvoir d'hypnose.

- En résumé, tu as les bons côtés d'un vampire mais pas les mauvais.

- C'est ça, lui sourit Sirius. Je me souviens que, une fois, James, ton père, m'as dit que j'avais de la chance d'être un vampire spécial. Tu sais mon petit filleul, tes parents étaient des personnes exceptionnelles. Vraiment exceptionnelles.

Harry attendit encore un peu mais comme son parrain ne se décidait pas à parler, il lui demanda timidement:

- Tu peux me parler d'eux ?

Sirius sembla ravi de cette question et entreprit de raconter de long en large et en travers sa rencontre avec ses parents, la création des Maraudeurs, le béguin de James qui se transforma en amour pour sa dulcinée.

- Et là, il reçut une autre baffe. Ça a laissé des traces de doigts pendant une semaine. Mais Cornedrue ne baissa pas les bras et tu es le fruit de cet entêtement.

Ils continuèrent à parler de Lily et James Potter jusqu'à arriver devant la porte du ministère de la magie.

Suite à la découverte des sorciers, ces derniers avaient décidés de déménager leurs ministère, le rendant plus impressionnant que celui des moldus.

Ils entrèrent dans le hall de marbre noir et firent face à l'horrible statut vantant le mérite des sorciers. N'y prêtant pas attention, Sirius prit la petite main de Harry dans la sienne -pour ne pas qu'il se perde, au grand dam de Harry qui avait l'impression d'être un petit garçon- et le dirigea vers la réception pour plus d'informations.

- Bonjour, dit-il avec un sourire charmeur à la réceptionniste, sûr de son charme.

- Je peux vous aider monsieur ?, demanda-t-elle en battant des cils.

- Voilà, on m'a envoyé cette lettre, dit-il en lui tendant ladite lettre. Et je me demandais où je devais aller pour chercher les résultats de mon filleul. Je suis sûr qu'une personne aussi talentueuse que vous va pouvoir m'aider.

- Naturellement.

Elle prit la lettre et la lut en diagonale.

- C'est au deuxième étage.

- Merci beaucoup de votre aide mademoiselle.

Il reprit la main de son filleul et le dirigea gentiment vers les ascenseurs en direction du deuxième étage. Quand il sortit de la machine, Harry croisa quelques visages qu'il avait aperçu à Poudlard mais il ne se souvenait pas de leurs noms.

Sirius, qui faisait tourner quelques têtes sur son passage, se dirigea vers un petit bureau et n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit que déjà, on lui coupait la parole :

- C'est pour les bulletins ?, grinça une voix morne.

- Euh... oui.

- Attendez jusqu'à ce qu'on vous appelle.

- Très bien.

Sirius les mena dans un coin et attendit, questionnant le brun de temps en temps sur les élèves qui avaient une sale tête à son goût et qui pouvaient causer du tort à son filleul.

- Pour la cinquième fois, je ne connais personne et ça me va parfaitement Sirius.

- Pourquoi ?

- Parce qu'ils ne veulent pas avoir affaire avec moi.

- Pourquoi ?, redemanda Sirius, étonné.

- Sûrement à cause de mon absence d'argent.

Sirius le regarda incrédule.

- Mais tu as de l'argent.

- Si tu parles du coffre des Malfoy, je ne...

- Mais je te parles de la fortune des Potter.

- Quoi ?

- À ta majorité, tu acquiers la fortune de la famille Potter et puisque tu auras 17 ans en Juillet...

- Sirius, en Juillet, j'aurai 16 ans. Maintenant j'ai 15 ans.

- La vache.

- Ça tu peux le dire.

- En tout cas. Je suis sûr que Draco te prêtera autant d'argent que tu veux, lui sourit Sirius.

- Je ne veux pas ça, grogna Harry, je ne veux que Draco dépense pour moi. Je.. j'ai l'impression que... qu'on me fait de la charité, avoua-t-il embrassé.

- Écoute-moi Harry. Je ne sais pas si Draco t'as déjà dit ça mais pour lui, tu es son univers. S'il fait ça, ce n'est pas par charité, mais parce qu'il veut te faire plaisir. Tu vas être considéré comme un Malfoy donc légalement, cette argent aussi va t'appartenir. Mais, tu peux toujours le rembourser quand tu auras en ta possession l'argent des Potter.

- Mais Draco dit qu'il sera aussi un Potter donc l'argent sera le sien autant que le mien, dit Harry en fronçant ses sourcils parfaitement dessinés.

- Tu sais, techniquement, tu veux rembourser Draco avec VOTRE argent à cause de celui que tu as pris de VOTRE compte.

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- C'est comme si tu veux te rembourser avec ton propre argent. Ce que je veux dire, c'est que l'argent de Draco est considéré comme le tien, tu n'as pas à le rembourser puisque tu utilises TON argent.

- Monsieur Harry Potter.

Le petit brun sursauta par la voix qui l'appelait et se dirigea automatiquement vers la vieille femme qui lui donna sa lettre sans même prendre la peine de le regarder. Mal élevée.

Il se retourna et rencontra Neville, son ami. Il le salua chaleureusement et lui demanda des nouvelles de ses parents et de sa grand-mère.

- Tu es prêt Harry ? Oh! Bonjour, dit son parrain en voyant Neville. Je suis Sirius Black, le parrain de Harry et vous êtes ?

- Lui c'est Neville Londubat, un très bon ami à moi.

- Enchanté, sourit Sirius, heureux de rencontrer l'ami de son filleul.

- M.. moi de même monsieur.

- Tu veux venir déjeuner chez moi Neville ?

La phrase de Harry fit sourire Sirius encore plus, son filleul avait enfin trouvé un chez lui. Il se doutait que Pétunia n'avait pas donné une vie convenable au petit brun et il se promit de tout faire pour lui faire oublier ses années chez elle.

- Je ne sais pas.

- Mais si.

- Et les notes ?

- On va t'attendre. N'est-ce pas Sirius ?

- Absolument.

Ils patientèrent un moment tout en discutant avec Neville. Quand il entendit son nom appelé, il partit et revint une minute plus tard avec une lettre dans sa main, celle de Harry était soigneusement cachée dans sa poche.

Ils sortirent tous les trois et se dirigèrent vers la maison de Harry et Draco. Sur le chemin, Harry vit un magasin pour les chats et se souvint du panier pour Minuut. Il en parla avec les deux autres qui décidèrent de l'aider à en trouver un. Tout content, il entra avec son parrain et son ami et commencèrent à chercher séparément l'objet de Harry.

- Je l'ai trouvé, dit Sirius après un bon moment à chercher.

Harry comme Neville partirent en direction de la voix et trouvèrent ce qu'ils cherchèrent depuis déjà une trentaine de minutes.

Après avoir réfléchi quelques minutes, il décida de prendre le petit panier blanc qui avait l'air très confortable. Il paya avec son argent - qu'il avait gagné en faisant de petits boulots chez ses anciens voisins- et sortit, content de son achat.

Arrivé à la maison, Neville fit les gros yeux en voyant sa taille et sa beauté. Harry fit semblant de n'avoir rien remarqué et les fit entrer après ouvert la porte d'entrée. Il monta les marches, prit Minuit avec lui -sous les protestations de ce dernier qui venait d'être réveillé- et l'emmena dans sa nouvelle chambre, il plaça le panier à côté du lit et demanda à Minuit ce qu'il en pensait.

\- C'est très confortable. Je crois que je vais vite m'y habituer./

Heureux définition voir son familier dans sa nouvelle chambre, il redescendit, joyeux, pour préparer le déjeuner alors que Sirius expliquait quelque chose en défense contre les forces du mal que Neville n'avait pas bien compris. Quant à lui, il opta pour des spaghetti, c'était bon les spaghettis et tout le monde aimait les spaghettis.

Le bruit de la porte qu'on claquait le fit sortir de ses pensées sur son amour pour les spaghettis. Il regarda avec un petit sourire Draco rentrer dans la cuisine, ce dernier se dirigea immédiatement vers lui sans remarquer Sirius et Neville et l'embrassa légèrement sur la bouche.

- Dray, laisse-moi te présenter un très bon ami à moi Neville Londubat. Neville voici Draco Malfoy.

- Enchanté de te connaître Neville, dit Draco avec sympathie.

- Moi de même monsieur Malfoy.

- Je t'en prie appelle-moi Draco.

Harry termina la préparation du repas au moment même où Narcissa se présenta dans toute sa splendeur dans la cuisine, voulant déjeuner avec eux pour faire plus ample connaissance avec son future gendre qu'elle n'avait pas pu mieux connaître le jour précédent, trop accaparé par Sirius qui voulait faire connaissance avec son petit filleul adoré.

Avec un mince soupir, Draco mit la table pour cinq -se disant que le déjeuner aller durer une éternité- et tout le monde se mit à table. Draco au bout de celle - ci, Harry à côté de lui, en face de ce dernier se trouvait Neville et Sirius, Narcissa avait préféré s'asseoir à côté de lui. Lucius et Severus étaient absent, trop de travail.

Le déjeuner commença avec les bavardages habituels de Narcissa et Sirius qui se chamaillaient gentiment sur les vêtements.

- Mais puisque je te dis que le gris est le nouveau noir.

- Et moi je te répète que c'est le noir le nouveau noir.

En plus de Draco qui voulait en savoir plus sur Neville qu'il voyait comme un rival, et pour bien lui montrer que Harry était à lui, Draco avait toujours une main sur la taille de son Harry sous le sourire moqueur de Neville.

- Et donc Neville, tu es un camarade de Harry ?

- Oui. Je lui ai d'ailleurs fait promettre de m'inviter au mariage.

- Je ne manquerais pas de te l'envoyer moi-même, annonça Draco, courtois.

Mais bien vite le sujet se résuma à :

- Et pour les futurs bébés cousin ?

- Les mini-mini-Cornedrue ? Mais c'est évident qu'ils vont avoir tout ce qu'ils veulent. Comme mini-Lunard.

- Moi aussi je suis du même avis.

C'était quoi cette famille de dingue au moins Draco était...

- Les vêtements ?, mais il en faut au moins 50 tenues les deux premiers mois. C'est important les habits.

... normal. Sérieux ?, 50 tenues ? Pour un bébé ? Au moins il restait...

- Et toi Neville ?

- 50 tenues c'est pas assez. Ils faut les changer au moins 4 fois tous les jours. Une tenue le matin, une l'après midi, une le soir, et une la nuit.

... personne en fait. Harry se demandait sérieusement s'il était normal ou fou. Avec ces personnes à côté de lui. Il doutait sérieusement de sa santé mental en continuant de vouloir entrer dans cette famille.

Décidant d'assouvir sa curiosité sur ces notes, il sortit sa lettre de sa poche, l'ouvrit et lu avidement :

Potions E (Severus allait le tuer pour ne pas avoir eu un O)

DCFM O (Au moins Sirius allait être content)

Métamorphose O

Sortilèges O

Botanique E

SCM E

Runes anciennes O

Arithmancie E.

Félicitation Mr Potter. Vous êtes le premier de votre année, comme toujours. Continuez sur cette cette voie.

Sincèrement,

Minerva McGonnagall,

Directrice adjointe.

- Je suis très fier de toi mon cœur, lui murmura Draco à l'oreille.

Harry sursauta légèrement, plus surpris par le petit surnom que par autre chose.

- Merci, murmura-il en lui souriant amoureusement.

L'étrange sentiment qui lui réchauffait le cœur était toujours là. Mais même pour tout l'or du monde, il n'aurait accepté qu'il s'en aille.

Un léger bisou dans le cou lui confirma cette soudaine information.


Deux semaines plus tard.

Harry aimait beaucoup la pluie, il la trouvait rassurante et l'aidait beaucoup à réfléchir. Et aujourd'hui, il avait besoin de réfléchir donc cette pluie était la bienvenue. Assit sur le lit, en face de la fenêtre, il réfléchissait à Draco.

Depuis quelques temps, il pensait beaucoup à lui, à ses cheveux soyeux dont il adorait passer la main, ses yeux orages dont il ne se lassait jamais de voir, son visage magnifique dont il ne cessait de contempler, son corps de rêve dont il essayait de ne pas baver en le voyant se muscler les bras, ses muscles dont il avait terriblement envie de toucher, sa bouche dont il quémandait toujours des baisers. Lui dont il ne pouvait s'en priver.

Cela était ses pensées les plus sages. S'il s'écoutait vraiment, il dirait qu'il avait tout simplement envie de lui arracher ses vêtements et de s'aplatir pour enfin assouvir ses pulsations sexuelle.

Il avait été terriblement content quand il avait compris que Draco était vierge comme lui. Personne n'allait le toucher à part lui. Le seul problème était sa jalousie. Il détestait quand quelqu'un draguait le veela, ce qui arrivait tout le temps. Personne n'avait le droit de toucher ou effleurer Son Draco.

Ça aussi c'était un problème, sa possessivité, il voulait le blond rien qu'à lui - ce qui était déjà le cas -.

\- Tu es amoureux Harry./

Ce dernier sursauta en entendant la voix de son gardien dans sa tête.

\- Tu te trompes, je ne suis pas amoureux. Je suis juste... /

\- Juste quoi ?/

Mais Harry ne répondit pas, à la place, il médita sur les paroles de Minuit.

\- Juste... amoureux ?/

\- Oui./

Amoureux ?. Un mot qui résumait parfaitement la situation. Il était tombé amoureux de Draco. Amoureux.

Amoureux.

Il paniqua un peu. Il n'était jamais tombé amoureux de quelqu'un et il ne savait ce qu'il devait faire. Comment se comporter avec lui. Comment le lui dire. Maintenant ou plus tard ?. Il ne devait pas trop attendre quand même. S'il lui disait...

La porte de la chambre s'ouvrit doucement sur un Draco trempé jusqu'au os.

- Tiens, t'es la toi. Tu devrais être content qu'il pleuve, toi qui adore la pluie.

Oui, Draco le connaissait par cœur. Ce qui fit battre son cœur plus rapidement. Il eut un petit sourire amoureux en regardant son Draco déverser sa colère.

- Il pleut des cordes dehors, pesta Draco, moi qui voulait faire une balade avec toi, c'est fichu.

Ce qui accentua un peu plus son sourire amoureux.

Draco entra dans la salle de bain avec des vêtements neufs, de mauvaise humeur. Pas à cause de la pluie non. Ce qui le préoccupait était Harry. Cela faisait un mois et demi qu'ils s'étaient rencontrés et le jour fatidique approchait à grands pas. Il savait qu'il ne devait pas pousser Harry mais le temps presse et le mariage veela nécessitait les mêmes sentiments l'un pour l'autre. Or si Harry ne ressentait pas la même chose pour lui, il devait le laisser partir. Il ne voulait pas que son compagnon ne le voit mourir, le cœur brisé. Même si pour cela, il devrait renoncer à son rêve de voir son Harry raconter des histoires à leurs enfants parce qu'ils ne voulaient pas dormir.

C'était décidé, il lui en parlerai dès sa sortie de la douche. Il se constituera un visage froid et lui demandera de partir s'il n'avait pas de sentiments pour lui. Oui, c'était la seule chose qu'il puisse faire pour le moment.

Fin prêt, il sortit de la pièce, le visage fermé, mais son expression ne dura pas longtemps quand il vit Harry se triturer les doigts en se mordillant la lèvre nerveusement. Un truc clochait.

- Harry ça ne va pas ?

Harry avait décidé de lui déclarer ses sentiments quand Draco sortira de la douche mais, il ne put trouver le courage de le faire. Draco mit sa main sur sa joue en le regardant avec inquiétude.

- Mon cœur, ça va ?

Que ce petit surnom le faisait fondre.

- Je.. je..

- Tu... ?

Retrouvant son courage légendaire dû à son statut de Gryffondor, il embrassa le blond légèrement sur les lèvres pour se donner un peu plus de courage avant de murmurer doucement:

- Je.. crois que je... t'aime.

- Quoi ?, murmura Draco. Tu peux répéter ? J'ai rien entendu.

- Je crois que je.. t'aime, dit Harry cette fois-ci avec un peu plus de voix.

Draco n'osait pas trop y croire. Son compagnon l'aimait ? Mais c'est trop géniale. Son rêve de voir Harry caresser amourement son petit ventre contenant leur premier enfant allait enfin voir le jour

- Vraiment ?

Harry hocha la tête, n'osant pas regarder Draco dans les yeux. C'était pour cela qu'il lâcha un petit cri fort peu masculin quand il fut dans les airs, Draco tournant sur lui-même. Tout ce qu'il put faire était de s'accrocher à lui pour ne pas tomber en entourant de ses jambes la taille de Draco et ses bras enserrant doucement le cou de ce dernier, à l'image d'un koala s'accrochant à un arbre.

- Je suis tellement heureux. Si tu savais. J'avais peur que tu ne ressente rien pour moi. Mais ça fait tellement de bien d'entendre ça. Je t'aime aussi Harry. Merlin je t'adore, s'écria Draco en lui embrassant ses joues, ses cheveux, son cou et tout ce qui lui passait sous ses lèvres.

Harry, ému au plus haut point, ne trouva rien de mieux à faire que de serrer un peu plus Draco dans ses bras. Trouvant enfin la personne idéale pour lui et ce, pour toujours et à jamais.

Voilà j'espère que ça vous plaît. Review please.