Bon chapitre à tous !
Chapitre 8 : Troubles et mensonges
Tout proche, si proche. Elle pouvait sentir son odeur si particulière et si attirante.
Je…C'était pour te dire que nous allions manger, souffla Draco, troublé.
Merci.
Leur souffle s'était fait plus court. Leurs lèvres se rapprochaient considérablement. Quand elles s'unirent enfin, Mélina lâcha un soupir d'aise qui fit sourire le jeune homme de contentement. Il ferma la porte qui se trouvait derrière Mélina et la plaqua contre celle-ci pour approfondir leur baiser. Les bras de Mélina étaient autour du cou du jeune homme, ses doigts jouant avec ses cheveux. Draco tenait la jeune fille par la taille et mordillait la lèvre inférieure. Les lèvres de la jeune fille s'entrouvrirent, et ils purent approfondir le baiser. Leur langue se découvrait mutuellement dans un doux ballet. Ils rompirent le baiser pour reprendre leur souffle. Quand il ouvrit les yeux il lui sourit, puis, semblant se rendre compte de ce qu'il venait de se passer, il se recula puis partit vers les escaliers. Elle le regarda, perplexe.
Ce baiser avait été intense, elle y avait répondu. Pourquoi la laissait-il là ? Aucuns mots, rien.
Elle prit le même chemin puis entra dans la salle à manger. Tout le monde était attablé, il était à côté de Severus, conversant tranquillement. À croire que c'était banal de s'embrasser dans les couloirs.
Elle s'assit à sa place, à côté de son grand-père et de Sirius. Aucun regard. Il se foutait d'elle ou quoi ?
Elle ne fit pas attention aux conversations, plongée dans ses pensées.
Elle partit se coucher après un bref salut aux personnes présentes. Elle ne remarqua pas le regard en coin d'un jeune homme troublé.
La nuit fut difficile. Un cauchemar l'assaillait. Elle se trouvait dans sa maison à Lyon, ses parents gisaient, inertes, sur le sol. Draco la regardait sans aucune expression, ne réagissant pas aux appels désespéré de la jeune fille qui tentait de réveiller sa mère. Ses amies étaient derrière elle, l'accusant de les laisser seules. Puis tout tourbillonna. Une salle sombre, un homme, le visage blanc, des fentes à la place des narines, deux yeux rouges la fixant. Voldemort la regardait, un léger sourire de satisfaction planait sur ses lèvres.
Mélina, ma fille. Te voilà enfin. N'aie pas peur, je ne te veux aucun mal. Tu dois venir près de moi. Tu y seras en sécurité.
Je ne suis pas votre fille. Vous avez tué mes parents et vous croyez que je vais vous rejoindre ?!
Tout ça n'est que mensonges ma chérie. Je suis ton père, ton vrai père. Ta mère est morte, oui mais d'une maladie. J'étais à ses côtés quand s'est arrivé. Dumbledore, ton grand-père, ta éloignée de moi et lors d'une bataille, alors que je tentais de te récupérer, tu as pris un sort de ton grand-père. Tu es tombée dans le coma. J'étais effondré. Tu m'as tellement manqué.
Et c'est pourquoi tu t'es amusé à tuer tant de monde. Non ! Ma mère ne serait jamais tombée amoureuse de toi !
Oh que si mon cœur. Je te raconterai notre histoire mais une prochaine fois. Tu dois te réveiller. Je t'aime mon cœur.
Doucement, tout s'estompa et elle ouvrit les yeux. Elle se trouvait bien dans sa chambre.
Dis moi que ce n'est pas vrai…C'est des mensonges !
Elle se prépara rapidement, perdue dans ses pensées. Il était dix-heure. Il devrait être là.
Elle descendit jusqu'à la salle à manger et se tint sur le seuil. Tous les habitants de la maison étaient présents ainsi que Draco, Severus, Maugrey, Tonks, Kingsley, Fleur Delacour et son grand-père. Elle resta sur le seuil, se remémorant son « rêve ». Elle devait en avoir le cœur net. Elle s'approcha de son grand-père.
Qui est mon père ? Demanda-t-elle devant une assemblée plus que surprise.
Que…Comment ?
Qui est mon vrai père, mon père biologique ?
Et bien, ton père est Alexander François Abigaël Duciel. Pourquoi ? Demanda-t-il, troublé par la question.
Qui est Voldemort par rapport à moi ?
Vol…Voldemort, mais…et bien il est celui qui a tué tes parents. Remettant bout à bout les questions de sa petite-fille, il comprit. Tu penses que Voldemort est ton père ?!
On m'a laissé entendre qu'il pourrait l'être, oui.
Qui ?! S'exclama-t-il. Qui peut raconter de tels mensonges ?!
On m'a raconté une histoire. Une histoire où ma mère est morte d'une maladie et où je suis tombée dans le coma à cause d'un sort, un de tes sorts.
Mensonges ! Ma fille est morte tuée de la main de Voldemort. Personnes n'a le droit de ternir sa mémoire. S'exclama-t-il, outré.
Un silence pesant s'installa dans la pièce. Personne n'osait émettre le moindre son.
Tu n'es pas tombée dans le coma à cause d'un sort. Tu es tombée dans le coma après une violente surdose de magie pure. Lors de ton coma…, les médicomages m'ont convaincu que tu ne te réveillerais plus et j'ai accepté que l'on arrête de te maintenir en vie par magie. Je m'en suis voulu, sincèrement. Des larmes coulaient le long de ses joues pour se perdre dans sa barbe. Lorsqu'ils ont coupé la magie vitale, tu es morte…pendant environ une minute et demi et là, je t'ai vu, une lumière blanche t'illuminait, te ramenant à la vie. Tu vivais mais tu ne t'es pas réveillée. Ta magie a veillé sur toi ma chérie. Elle a voulu te protéger mais a provoqué un choc, elle s'est donc occupée de toi. Tu es magique ma chérie, et c'est oublier cette magie en affirmant que c'est un sort qui t'as plongé dans le coma.
Maintenant elle connaissait la vérité. Elle comprenait, sa magie l'a protégé.
Pourquoi Voldemort me veux ? Pourquoi a-t-il inventé cette histoire ?
Que…Quand lui as-tu parlé ?!
Cette nuit, il est venu dans mon rêve. De l'occlumencie je suppose. Il paraissait si tendre. Une colère noir s'installa dans son cœur, rempli son âme et illumina ses yeux d'une flamme sombre. Il me le paiera. Il paiera pour tout le mal qu'il a causé. Il verra alors de quoi est capable une Duciel, une vrai.
Un sentiment de pure tristesse et de désespoir s'installa en elle. Elle avait douté de son propre père. Il l'avait protégé, était mort pour elle et elle avait douté. Des larmes se formèrent, roulèrent puis tombèrent. Elle ne tenta pas de les cacher mais elle s'enfuit, les couloirs devenaient floue. Elle n'entendit pas les cris de son grand-père et des autres. Toutes les angoisses, toutes les questions se pressaient dans son cœur le déchirant. Elle ne sentie pas son corps se dérober sous elle comme elle n'entendit pas Draco crier son nom alors qu'il la rattraper. Elle sombra dans un noir complet.
Un petit review ? C'est le petit cadre mauve juste en bas à gauche. Merci...
