Salut à tous !

la dernière fois que j'ai posté c'était en août, j'ai eu pas mal de soucis, veuillez m'excuser.

voici sans attendre le chapitre tant attendu

XxX

Chapitre 6 – Time Travel

Moonwalking, time travel
New day, more truth unravel
Mars landing, space gravel
Mankind still a fight and squabble

Damien Marley – time trael

Novembre 1972 – Poudlard, Highland, Ecosse.

-Qu'est-ce que vous faites ?

Sophie descendait de son dortoir lorsqu'elle vit les messes basses de Barty et Dirk. Barty se releva nonchalamment alors qu'un éclair paniqué traversa les yeux de Dirk qui balança la Gazette du Sorcier dans la Cheminée.

Sophie était brillante mais pas très réveillée, elle ne remarqua donc pas outre mesure le cirque de ses meilleurs amis.

Lorsque le triangle amical arriva à leur table, Sophie mit un temps fou à se rendre compte que l'ambiance n'était pas oufissime. Elle était en train de déguster des œufs à la coque quand elle réalisa que la salle était relativement calme, même si c'était le matin.

Enfin, elle émergeait.

Les discussions étaient précipitées et animées, mais pas joyeusement comme chaque début de journée, ce qui avait le don de la rendre folle. Elle fronça les sourcils. La Gazette était arrivée, elle n'y avait même pas fait attention.

-Tu as fini ta gazette ? demanda-t-elle poliment à un garçon de 5ème année, Harold Minchum, qui l'avait aidée pour l'énigme de la veille.

Elle était fatiguée, sinon elle aurait trouvé. Parfois, cette manière de pénétrer la Salle Commune l'ennuyait.

Le jeune lui sourit et lui tendit le journal et la petite le dévora rapidement et en diagonale.

Il y avait un article sur la ministre de la magie, Eugenia Jenkins, qui n'avait aucun mal à endiguer les affrontements entre les manifestants pour la cause Cracmol et les pro Sang Purs. A priori, il y avait des émeutes de Sang-Pur pendant les marches pour les droits des Cracmol. En revanche, on lui reprochait d'être incapable d'éviter les disparations étranges et les morts inexpliquées.

Sophie fronça des sourcils. Quoi ?

Dorcas apparut dans son champ de vision et lui arracha le journal des mains avant de le brûler d'un coup de baguette, un rictus mauvais sur les lèvres.

Sophie allait avoir des problèmes.

-Encore des morts moldues suspectes et encore des disparitions de nés moldus. C'est de pire en pire, non ?

Le regard des sœurs Meadowes fut attirée par Florean Fortescue, un sixième année des bronze et bleu très cultivé et curieux sur tous un tas de sujets divers et variés. Il s'agissait du frère aîné d'Alice Fortescue, une Gryffondor. Dorcas le fusilla du regard. Il avait beau être plus âgé qu'elle, il désobéissait au mot qu'elle avait fait passer à l'école.

Quel mot ?

Damoclès Belby se racla la gorge et Florean fouilla la salle. Il remarqua vite le regard mauvais de la Serpentard et celui emplit de questions de la jeune Serdaigle.

-C'est de pire en pire, chuchota Kingsley Shackelbot, un 4ème année de la maison de Sophie.

-Je crois que c'est dans votre tête, intervint Florean.

-Juste une impression, renchérit Damoclès.

-Il n'y en a pas si souvent que cela, ajouta Florean.

-Mais tu disais… commença Kingsley, perplexe.

-Je pense que Damoclès a raison.

-J'ai toujours raison.

-Une disparition ou un meurtre une fois tous les 3 mois, c'est rien !

Si elle connaissait le nom de toutes ces personnes, c'était parce qu'ils étaient de sa maison et qu'ils répondaient à ses questions sur leurs cours quand la petite ne trouvait plus assez d'informations à la bibliothèque pour étancher sa soif de savoir.

Damoclès Belby se racla de nouveau la gorge.

Tout cela ressemblait à une piètre tentative de se rattraper et même l'esprit embrumé et le cerveau au ralenti de Sophie le notèrent.

-Bonjour Dorcas, salua Emmeline qui venait de s'installer près de son ami avec Pius Thickesse.

-Meadowes pour toi, la tacla la Serpentard.

-McKinnon a raison, tu es charmante, railla le Serdaigle.

-Quelles morts ? Quelles disparitions ? tenta Sophie.

Les plus âgés tournèrent la tête vers leur cadette tel un seul homme. Sorcier. Hommes et femmes. Bref, dans un bel ensemble.

-Nous avons cours de sortilèges dans quelques minutes, lui rappela Barty en se levant, imité du petit né moldu, il faut que je passe aux toilettes.

Belle interruption. Cela ne plut guère à Sophie. Mais puisqu'il en parlait, elle avait bu trop de jus de citrouilles au petit déjeuner, et elle ne voulait pas être en retard à son cours préféré. Elle ne fit donc pas attention à la dispute qui eut lieu dans son dos.

La capacité d'attention d'un botruc, il n'y avait pas à dire.

La journée n'eut rien d'extraordinaire : à chaque cours, Barty, Dirk et Sophie continuaient d'exceller au premier essai et s'entrainaient sur les cours de début de deuxième année. Ils réussissaient au bout de … Les fois en questions se comptaient sur les doigts d'une main grand maximum. A ce rythme là, ils sauteraient une classe sur deux et deviendraient Langue de Plomb en 5ème année.

Ce travail était le plus secret et prestigieux du monde magie. Seuls les plus doués étaient sélectionnés, il fallait un dévouement absolu et ces gens là étudiaient et vérifiaient tout un tas de théorie, notamment sur l'évolution, les possibilités et restrictions de la magie et comment les dépasser. C'étaient des chercheurs sur les mystère du monde magie, ils étaient immensément riches et il fallait être nommé, il n'y avait pas de formation et on n'était pas Langue de Plomb dès la sortie de l'école, même lorsqu'on est surdoué comme le petit Sang Pur et ses deux potes nés moldus.

C'était rageant, aussi rageant que le fait que Sophie mange comme 4 et garde la corpulence d'une brindille. Un truc de Sang Pur sûrement, même si avec sa mère Cracmol et son père moldu, elle n'était légalement qu'une née moldue.

Sophie redressa vivement la tête. Une partie de bataille explosive faisait rage entre Barty et Dirk, entourés de leurs colocataires de chambrée. Les filles de sa chambre bavaient sur eux. Voilà qui la dégoûtait fortement.

Elle venait de se souvenir d'un truc. Ses amis occupés et après diverses remontrances de ses cousins, sa sœur puis ses deux comparses, elle réalisa qu'elle avait eu un doute ce matin là.

Il fallait qu'elle trouve Dorcas.

Alors Sophie se leva l'air de rien et parti naturellement, prête à passer la porte qui fermait leur salle Commune.

Ses amis aux yeux persans le remarquèrent et Barty la héla. Sophie les ignora et une fois dehors, entreprit de vagabonder dans les couloirs.

Mauvaise idée pour quelqu'un qui ne connaissait aucunement le château et sa disposition.

Sophie se perdit mais continua sa balade comme si de rien n'était. Elle flâna à travers les arcades du rez de chaussée, elles étaient ouvertes sur la cours intérieurs et laissaient passer le vent frais de ce début de soirée de novembre. Sophie frissonna et resserra son écharpe bleue et bronze, cachant son nez dedans.

-Ah ! Sophie.

Quelle coïncidence, n'est-ce pas ? Dommage que ce n'était pas la personne qu'elle cherchait : il s'agissait de son cousin Damon et de Stephan, le meilleur ami et cousin maternel de ce dernier. Pour rappel, la mère de Damon était la sœur de celle de Stephan. Derrière eux, Severus fermait la marche. Severus était le cousin au second degré de Meadowes et Mulciber : sa mère était la cousine du père de Damon et de la mère de frangines nées moldues qui se faisaient passer pour des sang pure. Ordre de l arrière grand père Warren puisque les parents et grands parents paternels de Mélinda et Asmodeus, la mère des filles et le père de Damon, étaient morts.

Des connards de racistes consanguins en somme.

Sophie expira bruyamment dans son écharpe non sans écarquiller les yeux.

Exactement, un duo de Serpentard de ce côté du château à l'heure du dîner, ce n'était pas normal, d'autant plus qu'on parlait de Damon Mulciber et Stephan Avery.

Damon s'arrêta u niveau de sa cousine et tapota le haut de sa tête avec un sourire moqueur.

Il était condescendant mais surtout con ! Pourquoi faire mine d'être méchant avec sa cousine alors qu'il l'adorait ? C'était un imbécile qui pétait plus haut que son cul.

Et son geste pouvait être apparenté au geste qu'on faisait au chien pour le féliciter.

Donc plus con de descendant le cousin.

Damon plissa les yeux. Elle avait bien envie de lui filer un coup de pied, mais on dirait encore qu'elle agissait comme une sale sang de bourbe.

Chose qu'elle était.

Mais c'était un secret.

Sophie était nulle pour les secrets.

Damon aussi, un exploit qu'il n'ait jamais insultée Dorcas quand elle le réprimandait en public l'année passée. Papa Mulciber avait dû le briefer…

Traduisez menacer.

Damon fit un pas en arrière et se redressa de toute sa stature de gamin de 12 ans afin de se donner un air important.

Ca sentait le roussi pour Sophie !

-Il faut que nous parlions.

Sophie tenta de le contourner, comme elle le faisait depuis un mois.

Depuis que Damon s'était renseigné sur Cresswell et avait découvert qu'il était un né moldu.

Damon s'écarta pour bloquer le passage de Sophie. Stephan gloussa et Severus détourna le regard.

Ca pue le sapin.

-Ce Sang de Bourbe avec lequel tu traînes… commença Damon.

Sophie qui fixait ses pieds leva la tête et fusilla Damon. Elle lui fila un coup de pied et celui-ci attrapa sa cheville en sautillant sur place et en jurant.

Pas très digne de son rang soi dit en passant.

-Espèce de sauvage ! Pourquoi t'as fait ça ?

-Ne traite pas mon ami de sang de bourbe ! s'écria Sophie, ses petits poings serrés le long de son corps.

-Pourquoi ? s'intéressa Stephan. C'est ce qu'il est.

Sophie l'assassina du regard.

-Je pensais qu'il vous traînait dans les pattes à cause de Croupton qui file un mauvais coton, s'étonna Damon.

Quelle rime pourrie.

-Hé bien… balbutia Sophie.

-Pas étonnant, son père est anti pro sangs purs, rappela Stephan.

Sophie ne comprenait rien à ce qu'il se passait.

-Quoiqu'il en soit… lâcha Damon. Il faut que tu l'évites. Ils en parlent beaucoup dans notre salle commune, j'ai dû dire que c'était la faute de Croupton s'il était avec vous.

Ce qui était faux, c'est Sophie qui avait tendu la main à un Dirk introverti et peureux quant à ses capacités dans un monde qu'il ne connaissait pas. Et qui l'avait plus ou moins incrusté. Mais soit, pour faire plaisir à papa Mulciber, mettons tout sur le dos du futur mangemort.

-C'est mon ami, dévoila Sophie.

Sophie se mordit la lèvre, Stephan avait la bouche grande ouverte, Damon écarquillait les yeux et Severus fronçait des sourcils.

Sophie avait gaffé. Elle allait avoir des problèmes.

-Pourquoi ferais-tu ça ? s'écria Damon en faisant un pas vers elle en tremblant de rage.

Son ton était froid mais tout dans son corps indiquait une attaque.

Sophie paniqua, recula, trébucha et tomba sur ses fesses. La dernière fois que Damon s'était énervé contre elle pour un sujet plus ou moins similaire, elle avait eu mal au dos.

Elle allait encore devoir aller à l'infirmerie. Mme Pomfresh devrait lui faire une carte de fidélité.

Sophie se releva et tenta de s'imposer en se collant au visage de son cousin.

-Je fais ce que je veux.

-Non, tu es une Mulciber, lui rappela Damon.

-Faux, je suis une Meadowes ! répliqua la petite un ton plus fort.

-Ne me cherche pas Sophie ! cria le cousin

-Même pas peur ! hurla l'apprentie sorcière.

-Obéis ou je te punirai ! menaça le serpentard.

-T'es pas mon père, ni ma mère !

-Evidemment, je ne suis ni moldu, ni cracmol !

Les deux cousins écarquillèrent les yeux.

Et dire que Dorcas pensait que la fuite viendrait de sa sœur. Elle devrait revoir ses priorités, son cousin raciste venait de gâcher des décennies de secret bien gardé par pure impulsion. Ca lui apprendra à être colérique : papa Mulciber allait lui placer un endoloris pour lui faire passer l'envie de foutre la merde.

Bon, en soi, tous étaient au courant, même Stephan. En effet, pour mémoire, son père était proche du père de Damon depuis l'enfance. Lequel avait épousé sa sœur.

Et on dit que les Sang Purs ne sont pas tous reliés, quelle blague !

En effet, seuls les proches des Mulciber et des Warren le savaient et n'en avaient jamais rien dit par crainte de ces puissantes familles. Du moins officiellement.

Bon, ses parents lui avaient tout raconté mais lui avaient dit de la boucler. Même lui, en étant raciste et sans aucun intérêt à garder le secret, avait toujours fait comme si de rien n'était. C'était ce que tout Sang Pur faisait pour ses relations des 28 Sacrés : des secrets, mais des secrets de polichinelle. Et Damon qui devait honorer sa famille venait de cafter à voix haute.

Pourquoi polémiquer là dessus ? Ca suffit les faux semblants : tous ceux dans ce couloir étrangement désert pour une heure si peu tardive le savaient et aucun oreille étrangère ne traînait.

-Qu'est-ce tu as dit ? siffla Sophie.

-Ta mère la Cracmol ! ragea Damon.

Visiblement, les deux gamins s'étaient rendus compte après s'être figés quelques secondes que le secret des Warren et des Mulciber n'était pas en danger. En revanche, l'expérience faisant, Damon apprendrait à tourner sa langue 7 fois dans sa bouche avant de la ramener. Il avait eu de la chance, sur ce coup là. Réfléchir avant d'agir ou de l'ouvrir, voilà qui pourrait être bien pour les mioches de cette famille de cinglés.

Sophie amorça un geste vers son cousin, tremblant de rage.

-Hé ! regardez, des apprentis mangemorts s'en prennent à une victime !

Sophie, son cousin, son cousin au second degré et son cousin par alliance tournèrent la tête dans un bel ensemble.

4 garçons de l'âge des garçons arrivaient. Il y en avait un aux cheveux de paille ternes et aux yeux humides, plus petit que les autres et rondouillet, l'air de se demander ce qu'il faisait là. Il avait un air de fascination pour les autres. L'autre avait les cheveux châtains et les yeux ambrés. Son visage était parcouru de quelques petites cicatrices plus ou moins anciennes et avait l'air fatigué mais reconnaissant pour ceux qui l'accompagnait. Et il y avait le porc épic aveugle et le grand méchant aux cheveux mi longs et aux yeux gris.

Les deux méchants de train et deux pots de colle !

Pour information, Sophie n'était pas petite et était capable de se défendre. Sophie n'était pas une victime, les Serdaigle n'avaient pas besoin de l'aide des preux Gryffondor pour être sauvés, c'était un truc de Poufsouffle, ces gens étaient trop gentils et pour la paix.

-Black, lâcha Stephan.

-Avery.

-Mulciber !

-Potter ! cracha Damon.

Sophie, Lupin, Pettigrow et Rogue, tout le monde était désormais présenté.

-Lâche la gamine, ordonna le bigleux en sortant sa baguette, imité par son copain le méchant.

-Je fais encore ce que je veux, mêle toi de tes citrouilles, répliqua Mulciber, baguette brandie.

Sophie, à l'image du petit du groupe adverse laissait son regard aller d'un adversaire à l'autre, se demandant à toute vitesse ce qu'elle devrait faire. Elle songeait à fuir mais elle était au milieu.

Au milieu d'un groupe de Gryffondor et de Serpentard. Voilà, ils étaient là, les ennuis !

Sophie recula mais se cogna le dos contre la pierre abrupte du mur et grimaça. Elle allait encore avoir mal, elle en avait marre, elle voulait partir. Les autres continuaient de se hurler dessus et de se menacer.

-Ah ! Servilo ! je ne t'avais pas vu ! babilla le hérisson avec un air mauvais. On t'a manqué ?

Sophie fronça des sourcils. Ces deux méchants commençaient à lui taper sur le système. Non mais sérieusement, de quel droit s'immisçaient-ils dans ses affaires sans sollicitation, d'autant plus qu'ils insultaient ses cousins !

-Arrêtez ! s'écria-t-elle en se remettant entre eux, les bras tendus pour faire barrière de sécurité.

-Va-t-en petite, on gère, lui indiqua celui aux yeux gris.

Sophie le buta de son regard le plus noir malgré ses yeux extrêmement clairs et lui balança son pied dans le tibia. Le garçon attrapa sa cheville et sautilla sur place en jurant.

Impression de déjà vu.

-ca va pas ! couina le petit gros. On est là pour t'aider !

-Je n'ai besoin de personne pour me défendre ! cria la petite en tapant du pied, baguette tendue dans leur direction.

Elle venait de se souvenir que la violence ne résolvait rien. Et qu'elle avait une baguette.

-Mais…

-Ce sont mes cousins ! Laissez-nous régler nos histoires ! cria la brune acajou avec fureur.

Sa baguette éjectait quelques étincelles, mais les 4 enfants face à elle brandirent la leur. Les 3 derrière elle l'imitèrent.

-Par Merlin, que se passe-t-il ?

Dorcas arrivait avec Caradoc Dearborn, un adolescent, préfet de Serdaigle, qui avait déjà aidé Sophie à résoudre l'énigme du heurtoir en forme d'aigle protégeant sa Salle Commune.

Pour une surdouée, elle avait souvent besoin d'aide ? La fatigue n'étant pas une excuse.

Ou peut-être dans son complexe de supériorité, ne faisait-elle pas l'effort de chercher. Son côté rebelle qui agissait.

Idiote.

-Ta mère est Cracmol ? intervint le petit gros.

C'est qu'il était le moins intelligent mais assez fut fut pour voir la différence entre une insulte et une vérité.

Une seconde, comment avait-il fait pour entendre, lui ?

-Non ! s'écria Mulciber.

-J'vais l'dire à tout l'monde ! s'écria le chevelu.

-Non ! s'écria Sophie.

-Et pourquoi ? s'enquit-il avec un sourire narquois.

-Tu seras puni par tes parents ! et je me vengerai ! menaça Damon.

Damon qui menaçait, ça ne changeait pas de d'habitude.

-Tu ne nies plus ? nargua le bigleux.

-James… tenta celui aux cicatrices.

-Taisez vous ! prévint Dorcas d'une voix froide. 10 points en moins pour Gryffondor !

-Quoi ? hurla le chevelu.

-Chacun, précisa Dorcas

-En quel honneur ? rugit le myope.

-Meadowes, ce n'est pas… tenta le préfet de Serdaigle.

Dorcas le coupa en levant la main vers lui. Elle allait tuer quelqu'un, mais qui : Damon, Severus ou Sophie ?

-Et une retenue, continua-t-elle, pour manque de respect à préfets.

-Mais…

-Haha ! nargua Damon en bombant le torse.

-Et eux ? cracha celui aux yeux gris en pointant du doigt les trois autres.

Quelle balance !

-Vous êtes sœurs… Donc la Cracmol, c'est ta mère aussi, comprit Peter en plissant les yeux avec l'air d'être dans une intense réflexion.

Il avait vraiment une tête de rat à cet instant.

Et il était loin d'être le suiveur con que l'on pensait !

Même si Sophie n'avait aucune idée de qui étaient ces 4 là. Elle voulait qu'ils s'en aillent.

Tout se déroula très vite. Le temps que Dorcas et Caradoc s'approchent pour éloigner les deux groupes d'opposants. Des filets de lumières s'échappèrent des bouts de bois qu'ils tenaient en joue devant eux.

Sophie était au milieu dans un geste purement stupide, elle plaça ses mains devant elle en fermant les yeux, paniquée.

Rien ne se produisit.

Elle releva la tête et ouvrit ses grands yeux de jade.

La scène s'était figée.

Elle avait recommencé et elle ne l'avait pas fait exprès.

Et ce fut à ce moment précis qu'elle paniqua. Comment allait-elle faire ? Et si quelqu'un arrivait ? C'était un secret des Warren, nul ne devait le savoir s'il n'était pas dans la lignée ! Elle allait avoir des problèmes bien pires que Damon pour avoir cafté la condition de ses parents.

La petite fille tenta de faire un geste de la main dans tous les sens mais rien ne se produisit. Elle paniqua d'autant plus et essaya d'imiter sa réaction précédente. Comme rien ne se passait, elle ouvrit les yeux.

La scène défilait à l'envers mais au ralenti. Ce n'était pas ce qu'elle voulait ! Elle voulait qu'elle reprenne !

Après diverses tentatives toutes plus pitoyables les unes que les autres, la scène se refigea.

-Ah Sophie ! Il faut que nous parlions ! Ce sang de bourbe avec lequel tu traînes…

Sophie écarquilla les yeux, abasourdie. Elle voulait reprendre la scène où elle en était pas en pleine marche arrière, aussi ralentie soit-elle.

-Pourquoi cette tête ? s'enquit le cousin en arquant un délicat sourcil.

Oui, délicat, il était de sang noble.

-Heu… Rien rien, marmonna la petite, complètement perdue.

Tellement perdue qu'elle en avait perdue son flot incessant de paroles. Peut-être pouvait-elle changer les choses ?

Elle eut une impression de déjà vue, sans savoir d'où cela venait.

-Donc, ce sang de bourbe, continua Damon légèrement déstabilisé par le calme de sa sauvageonne de cousine. C'est à cause de ce Croupton qui file un mauvais coton…

Toujours aussi nulle la rime.

-Hein ? Heu oui…

Sophie ne savait pas mentir, c'était important de le souligner. D'ailleurs, elle ne mentait jamais. Elle laissait les gens croire qu'elle était de sang pur à cause d'une promesse parce sa sœur aînée lui avait crié dessus, chose que la calme et douce Dorcas ne faisait jamais. Et aussi, comme elle l'avait compris par la suite, à cause des foudres qu'elle aurait eu à subir dans sa famille. C'était que l'oncle Mulciber était flippant.

-Bon, très bien. A un moment, j'ai cru que tu l'appréciais.

-Oui oui, marmonna Sophie en se souvenant que des rouges et or n'allaient pas tarder à leur tomber dessus.

Son ventre gargouilla.

Etrange, vous avez dit étrange ? voilà qui était étonnant lorsqu'on connaissait la morveuse !

-J'ai faim et je suis attendue, lâcha précipitamment le petite.

-On t'accompagne, lui indiqua doucement Stephan en lui emboîtant le pas, suivi de ses deux amis.

Ils firent volte face et prirent la direction de la Grande Salle, s'éloignant des 4 méchants du couloir, leur nombre avait désormais doublé et le lieu avait changé, et se rapprochant de Dorcas et Caradoc.

Dorcas passa sa main dans la chevelure en pétards de sa jeune sœur qui lui sourit. Elle lui réclama sa chouette, l'aînée râla comme quoi elle pouvait prendre une à la volière, Sophie indiqua qu'elle préférait la sienne car elle connaissait le chemin.

Stupide, n'importe quel pigeon dressé par un sorcier va où tu veux ! C'était pour ça qu'elle ne prenait pas celle de Damon : il aurait été capable de la pister pour savoir où ses cousines vivaient, et Mélinda tenait à ce que l'emplacement de son minuscule manoir reste secret.

Compréhensible avec un frère mangemort, bras droit et ami d'un mage noir qui commençait à se faire connaître. Même si Mélinda n'était pas au courant du dernier fait. Sûrement une intuition féminine.

Sophie se promit d'en découvrir plus à ce sujet, mais pas avec Dorcas : celle-ci aurait pu lui crier dessus, elle ne l'avait fait qu'une fois dans le Poudlard Express et Sophie regrettait sa décision à ce moment là qui l'empêchait d'être libre. Tellement elle était tête en l'air avec pleins d'idées à l'esprit, qu'elle en avait oublié ce fait là : la discussion du matin à table. C'était compliqué d'être un génie. Et ce n'était pas la modestie qui l'étouffait, un truc de Sang pur, comment faisait-elle avec la condition et l'éducation de ses parents ? ça se lègue, les qualités et défauts ?

Au moins avait-elle évité un combat dans les couloirs et un secret révélé, et ce malgré l'utilisation fortuite de son pouvoir. Finalement, elle ne s'en était pas si mal sortie.

XxX

Chapitre 6 – Time Travel

Moonwalking, time travel
New day, more truth unravel
Mars landing, space gravel
Mankind still a fight and squabble

Damien Marley – time trael

Novembre 1972 – Poudlard, Highland, Ecosse.

-Qu'est-ce que vous faites ?

Sophie descendait de son dortoir lorsqu'elle vit les messes basses de Barty et Dirk. Barty se releva nonchalamment alors qu'un éclair paniqué traversa les yeux de Dirk qui balança la Gazette du Sorcier dans la Cheminée.

Sophie était brillante mais pas très réveillée, elle ne remarqua donc pas outre mesure le cirque de ses meilleurs amis.

Lorsque le triangle amical arriva à leur table, Sophie mit un temps fou à se rendre compte que l'ambiance n'était pas oufissime. Elle était en train de déguster des œufs à la coque quand elle réalisa que la salle était relativement calme, même si c'était le matin.

Enfin, elle émergeait.

Les discussions étaient précipitées et animées, mais pas joyeusement comme chaque début de journée, ce qui avait le don de la rendre folle. Elle fronça les sourcils. La Gazette était arrivée, elle n'y avait même pas fait attention.

-Tu as fini ta gazette ? demanda-t-elle poliment à un garçon de 5ème année, Harold Minchum, qui l'avait aidée pour l'énigme de la veille.

Elle était fatiguée, sinon elle aurait trouvé. Parfois, cette manière de pénétrer la Salle Commune l'ennuyait.

Le jeune lui sourit et lui tendit le journal et la petite le dévora rapidement et en diagonale.

Il y avait un article sur la ministre de la magie, Eugenia Jenkins, qui n'avait aucun mal à endiguer les affrontements entre les manifestants pour la cause Cracmol et les pro Sang Purs. A priori, il y avait des émeutes de Sang-Pur pendant les marches pour les droits des Cracmol. En revanche, on lui reprochait d'être incapable d'éviter les disparations étranges et les morts inexpliquées.

Sophie fronça des sourcils. Quoi ?

Dorcas apparut dans son champ de vision et lui arracha le journal des mains avant de le brûler d'un coup de baguette, un rictus mauvais sur les lèvres.

Sophie allait avoir des problèmes.

-Encore des morts moldues suspectes et encore des disparitions de nés moldus. C'est de pire en pire, non ?

Le regard des sœurs Meadowes fut attirée par Florean Fortescue, un sixième année des bronze et bleu très cultivé et curieux sur tous un tas de sujets divers et variés. Il s'agissait du frère aîné d'Alice Fortescue, une Gryffondor. Dorcas le fusilla du regard. Il avait beau être plus âgé qu'elle, il désobéissait au mot qu'elle avait fait passer à l'école.

Quel mot ?

Damoclès Belby se racla la gorge et Florean fouilla la salle. Il remarqua vite le regard mauvais de la Serpentard et celui emplit de questions de la jeune Serdaigle.

-C'est de pire en pire, chuchota Kingsley Shackelbot, un 4ème année de la maison de Sophie.

-Je crois que c'est dans votre tête, intervint Florean.

-Juste une impression, renchérit Damoclès.

-Il n'y en a pas si souvent que cela, ajouta Florean.

-Mais tu disais… commença Kingsley, perplexe.

-Je pense que Damoclès a raison.

-J'ai toujours raison.

-Une disparition ou un meurtre une fois tous les 3 mois, c'est rien !

Si elle connaissait le nom de toutes ces personnes, c'était parce qu'ils étaient de sa maison et qu'ils répondaient à ses questions sur leurs cours quand la petite ne trouvait plus assez d'informations à la bibliothèque pour étancher sa soif de savoir.

Damoclès Belby se racla de nouveau la gorge.

Tout cela ressemblait à une piètre tentative de se rattraper et même l'esprit embrumé et le cerveau au ralenti de Sophie le notèrent.

-Bonjour Dorcas, salua Emmeline qui venait de s'installer près de son ami avec Pius Thickesse.

-Meadowes pour toi, la tacla la Serpentard.

-McKinnon a raison, tu es charmante, railla le Serdaigle.

-Quelles morts ? Quelles disparitions ? tenta Sophie.

Les plus âgés tournèrent la tête vers leur cadette tel un seul homme. Sorcier. Hommes et femmes. Bref, dans un bel ensemble.

-Nous avons cours de sortilèges dans quelques minutes, lui rappela Barty en se levant, imité du petit né moldu, il faut que je passe aux toilettes.

Belle interruption. Cela ne plut guère à Sophie. Mais puisqu'il en parlait, elle avait bu trop de jus de citrouilles au petit déjeuner, et elle ne voulait pas être en retard à son cours préféré. Elle ne fit donc pas attention à la dispute qui eut lieu dans son dos.

La capacité d'attention d'un botruc, il n'y avait pas à dire.

La journée n'eut rien d'extraordinaire : à chaque cours, Barty, Dirk et Sophie continuaient d'exceller au premier essai et s'entrainaient sur les cours de début de deuxième année. Ils réussissaient au bout de … Les fois en questions se comptaient sur les doigts d'une main grand maximum. A ce rythme là, ils sauteraient une classe sur deux et deviendraient Langue de Plomb en 5ème année.

Ce travail était le plus secret et prestigieux du monde magie. Seuls les plus doués étaient sélectionnés, il fallait un dévouement absolu et ces gens là étudiaient et vérifiaient tout un tas de théorie, notamment sur l'évolution, les possibilités et restrictions de la magie et comment les dépasser. C'étaient des chercheurs sur les mystère du monde magie, ils étaient immensément riches et il fallait être nommé, il n'y avait pas de formation et on n'était pas Langue de Plomb dès la sortie de l'école, même lorsqu'on est surdoué comme le petit Sang Pur et ses deux potes nés moldus.

C'était rageant, aussi rageant que le fait que Sophie mange comme 4 et garde la corpulence d'une brindille. Un truc de Sang Pur sûrement, même si avec sa mère Cracmol et son père moldu, elle n'était légalement qu'une née moldue.

Sophie redressa vivement la tête. Une partie de bataille explosive faisait rage entre Barty et Dirk, entourés de leurs colocataires de chambrée. Les filles de sa chambre bavaient sur eux. Voilà qui la dégoûtait fortement.

Elle venait de se souvenir d'un truc. Ses amis occupés et après diverses remontrances de ses cousins, sa sœur puis ses deux comparses, elle réalisa qu'elle avait eu un doute ce matin là.

Il fallait qu'elle trouve Dorcas.

Alors Sophie se leva l'air de rien et parti naturellement, prête à passer la porte qui fermait leur salle Commune.

Ses amis aux yeux persans le remarquèrent et Barty la héla. Sophie les ignora et une fois dehors, entreprit de vagabonder dans les couloirs.

Mauvaise idée pour quelqu'un qui ne connaissait aucunement le château et sa disposition.

Sophie se perdit mais continua sa balade comme si de rien n'était. Elle flâna à travers les arcades du rez de chaussée, elles étaient ouvertes sur la cours intérieurs et laissaient passer le vent frais de ce début de soirée de novembre. Sophie frissonna et resserra son écharpe bleue et bronze, cachant son nez dedans.

-Ah ! Sophie.

Quelle coïncidence, n'est-ce pas ? Dommage que ce n'était pas la personne qu'elle cherchait : il s'agissait de son cousin Damon et de Stephan, le meilleur ami et cousin maternel de ce dernier. Pour rappel, la mère de Damon était la sœur de celle de Stephan. Derrière eux, Severus fermait la marche. Severus était le cousin au second degré de Meadowes et Mulciber : sa mère était la cousine du père de Damon et de la mère de frangines nées moldues qui se faisaient passer pour des sang pure. Ordre de l arrière grand père Warren puisque les parents et grands parents paternels de Mélinda et Asmodeus, la mère des filles et le père de Damon, étaient morts.

Des connards de racistes consanguins en somme.

Sophie expira bruyamment dans son écharpe non sans écarquiller les yeux.

Exactement, un duo de Serpentard de ce côté du château à l'heure du dîner, ce n'était pas normal, d'autant plus qu'on parlait de Damon Mulciber et Stephan Avery.

Damon s'arrêta u niveau de sa cousine et tapota le haut de sa tête avec un sourire moqueur.

Il était condescendant mais surtout con ! Pourquoi faire mine d'être méchant avec sa cousine alors qu'il l'adorait ? C'était un imbécile qui pétait plus haut que son cul.

Et son geste pouvait être apparenté au geste qu'on faisait au chien pour le féliciter.

Donc plus con de descendant le cousin.

Damon plissa les yeux. Elle avait bien envie de lui filer un coup de pied, mais on dirait encore qu'elle agissait comme une sale sang de bourbe.

Chose qu'elle était.

Mais c'était un secret.

Sophie était nulle pour les secrets.

Damon aussi, un exploit qu'il n'ait jamais insultée Dorcas quand elle le réprimandait en public l'année passée. Papa Mulciber avait dû le briefer…

Traduisez menacer.

Damon fit un pas en arrière et se redressa de toute sa stature de gamin de 12 ans afin de se donner un air important.

Ca sentait le roussi pour Sophie !

-Il faut que nous parlions.

Sophie tenta de le contourner, comme elle le faisait depuis un mois.

Depuis que Damon s'était renseigné sur Cresswell et avait découvert qu'il était un né moldu.

Damon s'écarta pour bloquer le passage de Sophie. Stephan gloussa et Severus détourna le regard.

Ca pue le sapin.

-Ce Sang de Bourbe avec lequel tu traînes… commença Damon.

Sophie qui fixait ses pieds leva la tête et fusilla Damon. Elle lui fila un coup de pied et celui-ci attrapa sa cheville en sautillant sur place et en jurant.

Pas très digne de son rang soi dit en passant.

-Espèce de sauvage ! Pourquoi t'as fait ça ?

-Ne traite pas mon ami de sang de bourbe ! s'écria Sophie, ses petits poings serrés le long de son corps.

-Pourquoi ? s'intéressa Stephan. C'est ce qu'il est.

Sophie l'assassina du regard.

-Je pensais qu'il vous traînait dans les pattes à cause de Croupton qui file un mauvais coton, s'étonna Damon.

Quelle rime pourrie.

-Hé bien… balbutia Sophie.

-Pas étonnant, son père est anti pro sangs purs, rappela Stephan.

Sophie ne comprenait rien à ce qu'il se passait.

-Quoiqu'il en soit… lâcha Damon. Il faut que tu l'évites. Ils en parlent beaucoup dans notre salle commune, j'ai dû dire que c'était la faute de Croupton s'il était avec vous.

Ce qui était faux, c'est Sophie qui avait tendu la main à un Dirk introverti et peureux quant à ses capacités dans un monde qu'il ne connaissait pas. Et qui l'avait plus ou moins incrusté. Mais soit, pour faire plaisir à papa Mulciber, mettons tout sur le dos du futur mangemort.

-C'est mon ami, dévoila Sophie.

Sophie se mordit la lèvre, Stephan avait la bouche grande ouverte, Damon écarquillait les yeux et Severus fronçait des sourcils.

Sophie avait gaffé. Elle allait avoir des problèmes.

-Pourquoi ferais-tu ça ? s'écria Damon en faisant un pas vers elle en tremblant de rage.

Son ton était froid mais tout dans son corps indiquait une attaque.

Sophie paniqua, recula, trébucha et tomba sur ses fesses. La dernière fois que Damon s'était énervé contre elle pour un sujet plus ou moins similaire, elle avait eu mal au dos.

Elle allait encore devoir aller à l'infirmerie. Mme Pomfresh devrait lui faire une carte de fidélité.

Sophie se releva et tenta de s'imposer en se collant au visage de son cousin.

-Je fais ce que je veux.

-Non, tu es une Mulciber, lui rappela Damon.

-Faux, je suis une Meadowes ! répliqua la petite un ton plus fort.

-Ne me cherche pas Sophie ! cria le cousin

-Même pas peur ! hurla l'apprentie sorcière.

-Obéis ou je te punirai ! menaça le serpentard.

-T'es pas mon père, ni ma mère !

-Evidemment, je ne suis ni moldu, ni cracmol !

Les deux cousins écarquillèrent les yeux.

Et dire que Dorcas pensait que la fuite viendrait de sa sœur. Elle devrait revoir ses priorités, son cousin raciste venait de gâcher des décennies de secret bien gardé par pure impulsion. Ca lui apprendra à être colérique : papa Mulciber allait lui placer un endoloris pour lui faire passer l'envie de foutre la merde.

Bon, en soi, tous étaient au courant, même Stephan. En effet, pour mémoire, son père était proche du père de Damon depuis l'enfance. Lequel avait épousé sa sœur.

Et on dit que les Sang Purs ne sont pas tous reliés, quelle blague !

En effet, seuls les proches des Mulciber et des Warren le savaient et n'en avaient jamais rien dit par crainte de ces puissantes familles. Du moins officiellement.

Bon, ses parents lui avaient tout raconté mais lui avaient dit de la boucler. Même lui, en étant raciste et sans aucun intérêt à garder le secret, avait toujours fait comme si de rien n'était. C'était ce que tout Sang Pur faisait pour ses relations des 28 Sacrés : des secrets, mais des secrets de polichinelle. Et Damon qui devait honorer sa famille venait de cafter à voix haute.

Pourquoi polémiquer là dessus ? Ca suffit les faux semblants : tous ceux dans ce couloir étrangement désert pour une heure si peu tardive le savaient et aucun oreille étrangère ne traînait.

-Qu'est-ce tu as dit ? siffla Sophie.

-Ta mère la Cracmol ! ragea Damon.

Visiblement, les deux gamins s'étaient rendus compte après s'être figés quelques secondes que le secret des Warren et des Mulciber n'était pas en danger. En revanche, l'expérience faisant, Damon apprendrait à tourner sa langue 7 fois dans sa bouche avant de la ramener. Il avait eu de la chance, sur ce coup là. Réfléchir avant d'agir ou de l'ouvrir, voilà qui pourrait être bien pour les mioches de cette famille de cinglés.

Sophie amorça un geste vers son cousin, tremblant de rage.

-Hé ! regardez, des apprentis mangemorts s'en prennent à une victime !

Sophie, son cousin, son cousin au second degré et son cousin par alliance tournèrent la tête dans un bel ensemble.

4 garçons de l'âge des garçons arrivaient. Il y en avait un aux cheveux de paille ternes et aux yeux humides, plus petit que les autres et rondouillet, l'air de se demander ce qu'il faisait là. Il avait un air de fascination pour les autres. L'autre avait les cheveux châtains et les yeux ambrés. Son visage était parcouru de quelques petites cicatrices plus ou moins anciennes et avait l'air fatigué mais reconnaissant pour ceux qui l'accompagnait. Et il y avait le porc épic aveugle et le grand méchant aux cheveux mi longs et aux yeux gris.

Les deux méchants de train et deux pots de colle !

Pour information, Sophie n'était pas petite et était capable de se défendre. Sophie n'était pas une victime, les Serdaigle n'avaient pas besoin de l'aide des preux Gryffondor pour être sauvés, c'était un truc de Poufsouffle, ces gens étaient trop gentils et pour la paix.

-Black, lâcha Stephan.

-Avery.

-Mulciber !

-Potter ! cracha Damon.

Sophie, Lupin, Pettigrow et Rogue, tout le monde était désormais présenté.

-Lâche la gamine, ordonna le bigleux en sortant sa baguette, imité par son copain le méchant.

-Je fais encore ce que je veux, mêle toi de tes citrouilles, répliqua Mulciber, baguette brandie.

Sophie, à l'image du petit du groupe adverse laissait son regard aller d'un adversaire à l'autre, se demandant à toute vitesse ce qu'elle devrait faire. Elle songeait à fuir mais elle était au milieu.

Au milieu d'un groupe de Gryffondor et de Serpentard. Voilà, ils étaient là, les ennuis !

Sophie recula mais se cogna le dos contre la pierre abrupte du mur et grimaça. Elle allait encore avoir mal, elle en avait marre, elle voulait partir. Les autres continuaient de se hurler dessus et de se menacer.

-Ah ! Servilo ! je ne t'avais pas vu ! babilla le hérisson avec un air mauvais. On t'a manqué ?

Sophie fronça des sourcils. Ces deux méchants commençaient à lui taper sur le système. Non mais sérieusement, de quel droit s'immisçaient-ils dans ses affaires sans sollicitation, d'autant plus qu'ils insultaient ses cousins !

-Arrêtez ! s'écria-t-elle en se remettant entre eux, les bras tendus pour faire barrière de sécurité.

-Va-t-en petite, on gère, lui indiqua celui aux yeux gris.

Sophie le buta de son regard le plus noir malgré ses yeux extrêmement clairs et lui balança son pied dans le tibia. Le garçon attrapa sa cheville et sautilla sur place en jurant.

Impression de déjà vu.

-ca va pas ! couina le petit gros. On est là pour t'aider !

-Je n'ai besoin de personne pour me défendre ! cria la petite en tapant du pied, baguette tendue dans leur direction.

Elle venait de se souvenir que la violence ne résolvait rien. Et qu'elle avait une baguette.

-Mais…

-Ce sont mes cousins ! Laissez-nous régler nos histoires ! cria la brune acajou avec fureur.

Sa baguette éjectait quelques étincelles, mais les 4 enfants face à elle brandirent la leur. Les 3 derrière elle l'imitèrent.

-Par Merlin, que se passe-t-il ?

Dorcas arrivait avec Caradoc Dearborn, un adolescent, préfet de Serdaigle, qui avait déjà aidé Sophie à résoudre l'énigme du heurtoir en forme d'aigle protégeant sa Salle Commune.

Pour une surdouée, elle avait souvent besoin d'aide ? La fatigue n'étant pas une excuse.

Ou peut-être dans son complexe de supériorité, ne faisait-elle pas l'effort de chercher. Son côté rebelle qui agissait.

Idiote.

-Ta mère est Cracmol ? intervint le petit gros.

C'est qu'il était le moins intelligent mais assez fut fut pour voir la différence entre une insulte et une vérité.

Une seconde, comment avait-il fait pour entendre, lui ?

-Non ! s'écria Mulciber.

-J'vais l'dire à tout l'monde ! s'écria le chevelu.

-Non ! s'écria Sophie.

-Et pourquoi ? s'enquit-il avec un sourire narquois.

-Tu seras puni par tes parents ! et je me vengerai ! menaça Damon.

Damon qui menaçait, ça ne changeait pas de d'habitude.

-Tu ne nies plus ? nargua le bigleux.

-James… tenta celui aux cicatrices.

-Taisez vous ! prévint Dorcas d'une voix froide. 10 points en moins pour Gryffondor !

-Quoi ? hurla le chevelu.

-Chacun, précisa Dorcas

-En quel honneur ? rugit le myope.

-Meadowes, ce n'est pas… tenta le préfet de Serdaigle.

Dorcas le coupa en levant la main vers lui. Elle allait tuer quelqu'un, mais qui : Damon, Severus ou Sophie ?

-Et une retenue, continua-t-elle, pour manque de respect à préfets.

-Mais…

-Haha ! nargua Damon en bombant le torse.

-Et eux ? cracha celui aux yeux gris en pointant du doigt les trois autres.

Quelle balance !

-Vous êtes sœurs… Donc la Cracmol, c'est ta mère aussi, comprit Peter en plissant les yeux avec l'air d'être dans une intense réflexion.

Il avait vraiment une tête de rat à cet instant.

Et il était loin d'être le suiveur con que l'on pensait !

Même si Sophie n'avait aucune idée de qui étaient ces 4 là. Elle voulait qu'ils s'en aillent.

Tout se déroula très vite. Le temps que Dorcas et Caradoc s'approchent pour éloigner les deux groupes d'opposants. Des filets de lumières s'échappèrent des bouts de bois qu'ils tenaient en joue devant eux.

Sophie était au milieu dans un geste purement stupide, elle plaça ses mains devant elle en fermant les yeux, paniquée.

Rien ne se produisit.

Elle releva la tête et ouvrit ses grands yeux de jade.

La scène s'était figée.

Elle avait recommencé et elle ne l'avait pas fait exprès.

Et ce fut à ce moment précis qu'elle paniqua. Comment allait-elle faire ? Et si quelqu'un arrivait ? C'était un secret des Warren, nul ne devait le savoir s'il n'était pas dans la lignée ! Elle allait avoir des problèmes bien pires que Damon pour avoir cafté la condition de ses parents.

La petite fille tenta de faire un geste de la main dans tous les sens mais rien ne se produisit. Elle paniqua d'autant plus et essaya d'imiter sa réaction précédente. Comme rien ne se passait, elle ouvrit les yeux.

La scène défilait à l'envers mais au ralenti. Ce n'était pas ce qu'elle voulait ! Elle voulait qu'elle reprenne !

Après diverses tentatives toutes plus pitoyables les unes que les autres, la scène se refigea.

-Ah Sophie ! Il faut que nous parlions ! Ce sang de bourbe avec lequel tu traînes…

Sophie écarquilla les yeux, abasourdie. Elle voulait reprendre la scène où elle en était pas en pleine marche arrière, aussi ralentie soit-elle.

-Pourquoi cette tête ? s'enquit le cousin en arquant un délicat sourcil.

Oui, délicat, il était de sang noble.

-Heu… Rien rien, marmonna la petite, complètement perdue.

Tellement perdue qu'elle en avait perdue son flot incessant de paroles. Peut-être pouvait-elle changer les choses ?

Elle eut une impression de déjà vue, sans savoir d'où cela venait.

-Donc, ce sang de bourbe, continua Damon légèrement déstabilisé par le calme de sa sauvageonne de cousine. C'est à cause de ce Croupton qui file un mauvais coton…

Toujours aussi nulle la rime.

-Hein ? Heu oui…

Sophie ne savait pas mentir, c'était important de le souligner. D'ailleurs, elle ne mentait jamais. Elle laissait les gens croire qu'elle était de sang pur à cause d'une promesse parce sa sœur aînée lui avait crié dessus, chose que la calme et douce Dorcas ne faisait jamais. Et aussi, comme elle l'avait compris par la suite, à cause des foudres qu'elle aurait eu à subir dans sa famille. C'était que l'oncle Mulciber était flippant.

-Bon, très bien. A un moment, j'ai cru que tu l'appréciais.

-Oui oui, marmonna Sophie en se souvenant que des rouges et or n'allaient pas tarder à leur tomber dessus.

Son ventre gargouilla.

Etrange, vous avez dit étrange ? voilà qui était étonnant lorsqu'on connaissait la morveuse !

-J'ai faim et je suis attendue, lâcha précipitamment le petite.

-On t'accompagne, lui indiqua doucement Stephan en lui emboîtant le pas, suivi de ses deux amis.

Ils firent volte face et prirent la direction de la Grande Salle, s'éloignant des 4 méchants du couloir, leur nombre avait désormais doublé et le lieu avait changé, et se rapprochant de Dorcas et Caradoc.

Dorcas passa sa main dans la chevelure en pétards de sa jeune sœur qui lui sourit. Elle lui réclama sa chouette, l'aînée râla comme quoi elle pouvait prendre une à la volière, Sophie indiqua qu'elle préférait la sienne car elle connaissait le chemin.

Stupide, n'importe quel pigeon dressé par un sorcier va où tu veux ! C'était pour ça qu'elle ne prenait pas celle de Damon : il aurait été capable de la pister pour savoir où ses cousines vivaient, et Mélinda tenait à ce que l'emplacement de son minuscule manoir reste secret.

Compréhensible avec un frère mangemort, bras droit et ami d'un mage noir qui commençait à se faire connaître. Même si Mélinda n'était pas au courant du dernier fait. Sûrement une intuition féminine.

Sophie se promit d'en découvrir plus à ce sujet, mais pas avec Dorcas : celle-ci aurait pu lui crier dessus, elle ne l'avait fait qu'une fois dans le Poudlard Express et Sophie regrettait sa décision à ce moment là qui l'empêchait d'être libre. Tellement elle était tête en l'air avec pleins d'idées à l'esprit, qu'elle en avait oublié ce fait là : la discussion du matin à table. C'était compliqué d'être un génie. Et ce n'était pas la modestie qui l'étouffait, un truc de Sang pur, comment faisait-elle avec la condition et l'éducation de ses parents ? ça se lègue, les qualités et défauts ?

Au moins avait-elle évité un combat dans les couloirs et un secret révélé, et ce malgré l'utilisation fortuite de son pouvoir. Finalement, elle ne s'en était pas si mal sortie.

XxX

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-Sophie incapable de se concentrer sur ce qu'il se passe autour d'elle

-Sa relation avec Damon

-L'intervention des maraudeurs

-La manifestation de son don

-Les secrets de polichinelle des Sangs Purs