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D'abord, elle vit des chaussures noires en cuir, un pantalon à pinces tout aussi noir porté par un homme de grande taille. Elle remonta lentement les yeux, avisant un gilet de la même couleur que le reste pour finir par tomber sur des cheveux blonds presque blancs, un mince sourire sur des lèvres parfaites et les mêmes yeux rouges qui hantaient ses rêves.
- Bonjour, dit Caïus d'une voix douce, ce qui étonna les deux femmes, même si Jane était restée à l'entrée.
Hermione ouvrit la bouche, finit de connecter son cerveau et, lorsqu'elle se rendit compte qu'IL était en face d'elle, eut grande envie de lui sauter dans les bras. A la place, elle lui claqua la porte au nez.
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Elle se frotta le visage fortement avant de rouvrir la porte. Le vampire n'avait pas bougé d'un millimètre, stupéfié par le comportement de la jeune femme. Il ne la connaissait pas beaucoup, mais il ne s'était sûrement pas attendu à ce genre de réaction. Ils se fixèrent une poignée de secondes et, se rendant compte qu'il n'était pas un mirage, lui reclaqua la porte au nez une seconde fois.
Cette fois-ci, la moutarde monta au nez du vampire et il frappa plus fort sur la porte pour toquer. Malheureusement, la magie qui entourait la maison faisait encore effet et l'envoya voler quelques mètres plus loin. Ses réflexes de vampire lui permirent d'atterrir sur les pieds. La seconde suivante, Jane fut à ses côtés, prête à détruire la maison si on le lui demandait. La vampire s'étonna néanmoins de ne pas voir son maître plus en colère il était contrarié, c'était évident, mais elle n'était pas sûre que cela soit à cause de la maison. Personne dans sa longue vie n'avait dû lui claquer la porte au nez, encore moins deux fois en quelques secondes… Jane se demanda ce qui ne tournait pas rond chez la brune.
De son côté, Hermione n'arrivait pas à croire qu'un vampire millénaire se trouve derrière sa porte, dans son petit jardin. Elle avait été surprise par son visiteur, mais le fait de lui avoir fermé la porte au nez n'était pas dû seulement à son étonnement. Hermione restait une femme qui tenait à sa fierté, bien que moins qu'à son cœur, mais elle ne laisserait personne l'ébranler.
Et comme n'importe quelle femme qui avait passé des jours vautrée sur son canapé dans un pyjama que personne ne devait jamais voir, sans se brosser les cheveux ni les dents, sans prendre de douche et qui avait probablement gardé la trace de son coussin sur la joue, elle ne voulait absolument pas qu'un vampire d'une beauté exceptionnelle la voie dans cet état. Surtout alors que lui était parfaitement habillé et que sa coiffure était impeccable - même s'il mettait trop de gel, selon l'avis d'Hermione.
C'était déjà un miracle pour la jeune femme qu'un être physiquement parfait soit à sa recherche. Elle ne voulait pas le faire fuir et se présenter devant lui en ressemblant à un grizzly...
Après avoir rassemblé ses esprits, elle se prépara à lui rouvrir la porte une troisième fois et à l'affronter dans son horrible pyjama pour lui demander ce qu'il venait faire là et l'éconduire une nouvelle fois puisqu'il était un tel rustre. Mais une autre partie d'elle, dominée par son coeur, lui ordonna de prendre une douche, de sortir ses plus beaux vêtements et de l'attacher à son lit pour faire des choses qui faisaient rougir la jeune femme rien que d'y penser.
Hermione ne voyait pas pourquoi elle prenait autant de temps à réfléchir étant donné qu'au fond, la jeune femme savait qu'elle le voulait. La sorcière se dirigea en courant vers les escaliers, mais s'arrêta en plein milieu.
Et s'il décidait de partir ?
Un tremblement de la maison lui indiqua qu'elle n'avait pas de soucis à se faire à ce niveau-là puisqu'il s'attaquait à la maison. Les défenses mises en place par Hermione étaient très efficaces. Elle voulait lui faire glisser un mot par-dessous la porte, mais elle finit par se dire qu'il pouvait bien attendre quelques minutes, ça ne lui ferait pas de mal. Après tout, c'était lui l'abruti qui l'avait fait fuir en se comportant non pas comme le roi des vampires, mais comme le roi des Cons, avec un grand C. S'il croyait qu'un vampire en colère lui faisait peur, c'est qu'il ne savait pas, qu'à treize ans, elle avait joué à cache-cache avec un loup-garou furieux…
Fière de sa décision, elle monta prendre une douche, le menton légèrement relevé, bien décidée à prendre son temps - parce qu'elle se doutait qu'il allait rester derrière sa porte… Une fois la porte de la salle de bain fermée, l'idée de ne pas se presser s'envola par la fenêtre. Surtout que sa maison tremblait encore de temps à autre.
Quinze minutes plus tard, elle se trouvait dans l'entrée, soufflant une énième fois avant d'ouvrir. Un sourire naquit sur son visage en voyant le vampire légèrement ébouriffé, le regard énervé et déterminé. Hermione ne s'était pas trompée en pensant qu'il allait rester là.
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Les deux vampires attendirent quelques secondes pour voir si la sorcière allait remontrer le bout de son nez. Elle ne revint pas. Caïus, qui n'était pas réputé pour sa patience, s'avança vers cette maudite maison dans le but de la mettre en miettes. Voir Hermione une microseconde ne lui suffisait pas, il la voulait à sa place, à ses côtés, dans ses bras, dans son lit… Bon, pour ça, il allait falloir attendre, se dit-il.
Mais voir ses yeux ambres si expressifs lui avait fait beaucoup de bien et il ne comptait pas la laisser s'échapper. Marcus avait raison, leur lien était déjà si fort même s'il se battait contre son attachement. Il savait qu'il le laissait prendre du terrain à chaque seconde.
Bien décidé à voir sa sorcière, il fonça à intervalles réguliers sur la porte, sous le regard amusé de son garde qui se disait qu'être amoureux et trouver son compagnon rendait vraiment le plus intelligent des hommes complètement idiot elle en avait la preuve sous les yeux. Jane avait compris – et n'aimait pas cela – que la magie qui entourait cette maison arrêterait toutes les tentatives d'agression. Mais elle laissa son roi se défouler pour éviter qu'il le fasse sur la sorcière et qu'il se mette encore dans le pétrin.
La vampire, au premier abord, n'avait pas aimé l'humaine. Elle avait tout de suite compris qu'elle était intelligente et avait du caractère. Ce mélange n'était jamais bon pour les affaires des vampires qui devaient rester dans l'obscurité. Nul ne savait ce qui traversait l'esprit de la brune, la rendant dangereuse. Jane n'aimait pas cela. Son rôle était de protéger les vampires et cette humaine mettait son travail en péril. Heureusement pour Hermione, Jane était une femme qui se servait de sa tête. Elle n'irait jamais se mettre entre deux compagnons. C'était contre les lois, mais surtout, comme tous les gardes, elle voulait le bonheur de ses dirigeants. C'était bien sûr un but égoïste, parce qu'un chef heureux était un chef plus sympa et, disons-le franchement, moins casse-couilles avec son personnel.
Jane reporta son attention sur le roi qui fixait la porte avec haine et concentration avant de s'élancer vers celle-ci. Contrairement aux fois précédentes, la porte s'ouvrit, dévoilant une Hermione avec des vêtements décents, pas comme l'affreuse guenille qu'elle portait quelques minutes plus tôt et que Jane avait bien remarquée. Ce n'était peut-être pas le cas de Caïus, qui la fixait avec un air un peu idiot…
Le roi, lancé dans son élan, fonça droit vers Hermione, Jane se prépara à intervenir pour pousser l'humaine de la trajectoire du roi, mais celle-ci, un doux sourire sur le visage, se recula d'un pas, laissant passer le roi qui entra comme une flèche dans la maison. Il parvint à ne rien casser grâce à ses réflexes aiguisés au fil des décennies, même si son nez finit à quelques centimètres du mur d'en face.
La seconde suivante, il se retrouva devant la jeune femme qui rigolait discrètement. En temps normal, il en aurait pris offense, mais la joie de la voir devant lui effaçait tout le reste. Il avait envie de la prendre dans ses bras et de plus la lâcher, mais il se doutait qu'elle avait son bout de bois sur elle et qu'elle s'en servirait s'il ne comportait pas bien.
Doucement, afin de lui laisser le temps de se reculer, il approcha sa main de son visage pour lui caresser brièvement la joue. Hermione arrêta de sourire, mais elle le laissa approcher et la toucher. Les deux soupirèrent discrètement. Hermione ferma les yeux malgré elle.
Jane en profita pour sortir du jardin afin de leur laisser l'intimité dont ils avaient besoin.
- Je suis heureux de te revoir, murmura Caïus.
Hermione ouvrit les yeux pour les plonger dans ceux rouge sombre du vampire. Une partie d'elle voulait croire qu'elle pourrait être heureuse avec cet homme qui, en quelques heures à peine, avait pris son cœur alors qu'il n'avait été charmant en rien. Dire qu'Hermione s'était imaginée tomber amoureuse d'un « prince charmant »… Il aurait au moins dû être poli.
- Comment as-tu trouvé ma maison ?
Il fouillait dans ses poches quand elle vit son chat s'approcher prudemment du vampire. Cela ne voulait dire qu'une chose… La jeune femme réprima son amusement. Il n'y avait plus qu'à espérer que Caïus n'était pas trop matérialiste.
Pattenrond n'aimait pas trop les créatures magiques. Hermione s'apprêtait à le prendre pour éviter qu'il attaque, mais son chat la surprit en venant sentir le bas de son pantalon avant de se détourner vers sa maîtresse. Elle le prit dans ses bras.
- Ton chat est…
- Fait très attention à ce que tu vas dire, le menaça-t-elle, son index sous le nez de son invité.
Elle avait tellement entendu du mal de son chat venant de Ron qu'elle sortit immédiatement les griffes.
- Un animal tout à fait... charmant ?
- Moui, ça passe pour cette fois.
Hermione gratta les oreilles de son chat qui ronronna fortement.
- Oui, c'est toi le plus beau.
Pattenrond ronronna plus fort en fixant le blond du regard, le défiant silencieusement. Caïus n'avait qu'une envie envers le chat, mais il ne pouvait rien y faire, ou Hermione ne lui pardonnerait jamais…
Oubliant l'horrible chat, il se concentra sur la sorcière, observant son sourire, ses yeux rieurs, ses cheveux encore humides… Mais au-delà, il vit les cernes et qu'elle avait légèrement maigri. Ce léger changement n'était peut-être pas perceptible par les humains, mais avec sa vue perçante et sa très bonne mémoire, il le repéra facilement.
Pendant qu'elle cajolait son chat, Caïus avança la main très délicatement vers son visage et caressa la peau délicate de la jeune femme avec son pouce. Il avait besoin de la toucher.
Hermione sursauta à son contact, la froideur de ses doigts la prenant par surprise, mais elle l'accueillit avec… plaisir, même si elle ne le dirait jamais à voix haute. Ce deuxième contact était plus appuyé, elle put savourer chaque seconde.
Son cœur fit quelques embardées avant de redevenir calme. Tout son corps appréciait le contact, comme s'il en avait eu grand besoin, ce qui était complètement stupide, se dit-elle. Comment pouvait-elle… Non, comment son corps pouvait-il être familier au contact d'un homme qu'elle avait à peine vu dans sa vie et surtout qu'elle avait à peine touché ?
Il allait falloir qu'elle fasse des recherches à ce propos. Une grosse partie d'elle n'aimait pas ne pas savoir.
- Je suis heureux de t'avoir retrouvé, répéta Caïus.
Hermione fronça les sourcils et recula, coupant tout contact. Il baissa la main et resta patient, même si cela lui coûtait.
- Comment m'as-tu trouvée ? Ma maison est sous protection et personne ne peut la voir à moins d'en avoir l'adresse. En plus, je sais que des Aurors font des tours réguliers dans le quartier. Alors ?
La jeune brune le fixa avec le regard qu'elle employait quand Ron et Harry se mettaient en danger. Elle tapa du pied. Pattenrond, qui sentait l'énervement de sa maîtresse, sauta de ses bras, grogna après le vampire et s'en alla en toute fierté.
Caïus fut à la fois énervé et amusé par la réaction du chat. Il ressemblait par bien des façons à sa maîtresse.
- Réponds !
Le vampire esquissa un sourire en voyant que la jeune femme était un peu comme lui. Cela promettait des disputes explosives et des réconciliations aussi passionnées… Mais vu son regard de tueuse, il n'était pas près de lui enlever ses vêtements.
Le roi aurait envie de la faire mariner encore quelques minutes, mais il n'oubliait pas qu'elle possédait un bout de bois qui pouvait le mettre littéralement la tête à l'envers et ça, sa fierté ne s'en remettrait jamais si elle recommençait. Non seulement il trouvait cela humiliant, mais en plus, il était censé protéger sa compagne, pas se faire malmener par elle. Et là, eh bien on pouvait dire que ce n'était pas le cas.
Il sortit un morceau de parchemin froissé de sa poche et le tendit à la jeune femme. Hermione reconnut tout de suite son adresse, mais avant cela, elle reconnut surtout l'écriture en pattes de mouche de celui qu'elle appelait son meilleur ami. Elle resta estomaquée devant sa trahison, un chapelet d'insultes se coinçant dans sa gorge.
- Je vais le tuer… Véritablement.
- Tu le connais ?
- Oh oui, depuis des années et il va entendre parler du pays. Non mais quel idiot !
Hermione continua de fixer le papier en psalmodiant des insultes que Caïus ne comprenait pas. Qu'est-ce que c'était qu'un Scrout à Pétard ? Ou un Pitiponk ? Pour éviter qu'elle ne s'énerve un peu plus, il lui retira le papier des mains. La jeune femme revint à elle et fixa le vampire.
Il sentit qu'elle était sur le point de s'en prendre à lui, mais elle se ravisa. Après tout, il n'y était pour rien.
- J'ai besoin d'un verre.
La jeune femme se dirigea vers la cuisine, toujours choquée de ce qu'elle avait appris. Malgré cela, ses bonnes manières étaient toujours présentes.
- Tu veux boire quelque chose ?
Elle se stoppa en tenant son verre et murmura un « idiote ». Voyant qu'il ne répondait pas et à juste titre, son regard se dirigea vers lui. Son visage semblait hésiter entre l'étonnement et la moquerie.
Pourquoi est-ce qu'Hermione le trouvait sexy, un sourcil rehaussé et une grimace sur les lèvres ?
- C'est bon, tu peux te moquer… soupira-t-elle.
Même si elle allait mieux, sa fatigue ne s'était pas soudainement envolée et puis, elle était polie, il n'y avait rien de mal à ça. Bon, elle n'aurait peut-être pas dû lui offrir son sang sans le faire exprès. Pour sa défense, elle n'avait jamais reçu de vampire chez elle.
Encore une fois, il la surprit en s'approchant d'elle à vitesse vampirique. Plus doucement, il lui prit le visage entre les mains, lui relevant le menton afin qu'elle le regarde.
- Tu n'es pas idiote, tu es juste bien éduquée.
Elle fronça les sourcils, prête à argumenter.
- Qu'importent les époques, cela s'est toujours fait de proposer une collation à ses invités. Des guerres ont été déclenchées pour moins. Et, crois-moi, je sais de quoi je parle, dit-il avec un léger sourire pour la rassurer. Quant à ta proposition, ajouta-t-il en faisant glisser sa main droite sur son cou, caressant sa jugulaire de son pouce et sentant son pouls s'affoler. Je ne peux que décliner, même si je ne doute pas que ton sang soit délicieux, continua-t-il d'une voix aussi douce qu'il en était capable.
Il lui laissa quelques secondes pour assimiler et en profita pour faire glisser son autre main dans son cou et la caresser délicatement du bout des doigts. Il ne voulait vraiment pas lui briser la nuque.
Hermione tenta de se calmer, mais avec sa façon de la toucher, c'était peine perdue. Jamais un homme ne l'avait caressé de cette façon, comme si elle était la chose la plus précieuse au monde.
Hermione ne doutait pas une seconde qu'il n'était pas comme ça avec les autres humains. Elle seule avait ce privilège et, même si la miss je-sais-tout ne comprenait pas tout ce qui se passait, la femme en elle en appréciait chaque instant.
- Nous ne nous connaissons peut-être pas beaucoup, mais je sais une chose sur toi, tu n'es pas une idiote. Je ne te laisserai pas te dénigrer, dit-il en accentuant ses caresses. D'ailleurs, je ne laisserai personne te dire du mal, gronda-t-il.
Hermione ne doutait pas une seconde qu'il tiendrait parole. Par contre, elle ne savait pas si elle était excitée de savoir qu'un homme irait aussi loin pour la protéger ou horrifiée qu'il soit capable de tuer une personne pour cela.
Mal à l'aise à cause de ces révélations, Hermione couina un merci. Cela lui faisait vraiment bizarre de se sentir si importante pour un membre de gent masculine. La jeune femme avait l'impression qu'elle pouvait tout lui demander et qu'il ferait tout pour la satisfaire.
Caïus lut ses émotions à travers le corps fragile de la jeune femme. Il n'aimait pas la peur qu'il voyait dans ses yeux, mais il la laissa ressentir leur lien – lui aussi acceptait ce qui se passait entre eux – même si elle ne comprenait pas ce que c'était.
Prudemment, elle avança ses mains et les posa sur les siennes. C'était la première fois qu'elle le touchait et elle ne voulait pas déclencher de problèmes – il restait le roi des vampires –, appréciant la paix qu'il y avait entre eux. Même si elle était surprise de la froideur de ses mains, elle n'en montra rien.
Toujours en fixant ses prunelles rouges, elle fit glisser le bout de ses doigts sur ses mains qui n'ont pas bougé.
Caïus, même s'il en avait vraiment envie, garde ses mains à leur place et profita de chaque millimètre de peau qu'Hermione lui laissait toucher. Ils avaient l'éternité pour se découvrir après tout… Il pensait avoir le contrôle de son corps, seulement, lorsque ses petites mains glissèrent sur sa peau, il frissonna de la tête aux pieds. Son contact n'était pas plus lourd qu'une plume et c'était la plus douce des caresses qu'il avait eues depuis des dizaines d'années.
- Pardon, murmura-t-elle en se reculant.
- Non, continue, gronda-t-il.
Il osa même poser son front contre le sien et ferma les yeux, se laissant aller pour la première fois depuis la mort de sa première compagne. Hermione se détendit et s'accrocha à leur bien-être la laissant « docile » entre ses mains. Elle reprit ses effleurements et le contempla, appréciant vraiment la beauté parfaite du vampire en face d'elle. Un mot s'imposa à son esprit : mien.
A cette constatation, son corps vint se coller, quasiment de sa propre volonté, contre le corps dur et froid du vampire. Étonné, il ouvrit les yeux et la laissa faire. Il se doutait que ces changements étaient bouleversants.
Hermione déglutit avec peine en voyant les prunelles noires et pleines de passion de Caïus. Sa bouche se fit plus sèche alors que leurs nez se touchaient, leurs bouches se rapprochaient.
Hermione avait l'impression que son cœur allait sortir de sa poitrine lorsque leurs lèvres se frôlèrent, se découvrant doucement.
Alors que Caïus comptait approfondir leur baiser, ils entendirent un « toc toc » contre le carreau de la fenêtre de la cuisine.
Ils se reculèrent, l'un furieux, l'autre gênée.
- Depuis quand les hiboux volent en pleine journée ? gronda Caïus.
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A suivre !
