Happy New Year Lisa
Partie 8.
Elle sortit du bureau en claquant la porte....
House resta bouche bée devant ce retournement de situation puis forma un rictus sur ses lèvres.
Il se précipita dans la salle de bain et en ressortit quelques minutes plus tard, frustré et revanchard.
Il marmonna à haute voix :
- Lisa, Lisa, Lisa.... Si tu veux jouer, on va jouer....
Il regarda dans son agenda puis marcha vers le canapé et s'y allongea pour une petite sieste récupératrice.
Deux heures plus tard, Cuddy soufflait de contentement. La visite de l'hôpital avec Sir Hodgins, futur grand donateur s'était révélée être un succès ! Il était enchanté et ne cessait de complimenter la doyenne qui n'hésitait pas à user et abuser de sourires éclatants.
Elle le guida vers son bureau, dernière étape, non pas des moindres : si tout se passait bien, dans moins d'un quart d'heure, elle aurait entre les mains un énorme chèque.
Ils entrèrent dans la pièce. Cuddy alla de suite vers son bureau et désigna au financier la chaise devant elle.
Il bredouilla rouge écarlate qu'il désirait aller aux toilettes et elle lui montra gentiment son propre cabinet.
Elle entendit le loquet se fermer et se laissa tomber dans son fauteuil en soupirant et en se passant une main dans les cheveux.
- Mmh.... Je devine de la jolie dentelle blanche...
Cuddy poussa un cri et recula brutalement son fauteuil.
- House ! Qu'est-ce que vous foutez sous mon bureau ?
- Je réparais votre tiroir ! Je pense être le seul à pouvoir le décoincer d'ailleurs...
- House ! Foutez le camp d'ici ! Maintenant ! Vite !
- Pourquoi ?
La candeur feinte du diagnosticien excéda fortement la doyenne mais elle savait qu'il n'attendait que ça. Elle s'exhorta donc au calme.
- House ! Un gros donateur va fortement aider cet hôpital dans les prochaines minutes. Je ne veux pas qu'il me découvre dans cette situation compromettante ! Fichez le camp !
- A une condition.
- Laquelle ?
- Vous terminez ce que vous avez commencé un peu plus tôt. Mini-Greg en est encore tout chamboulé !
- Oui, oui, oui, tout ce que vous voulez ! Mais foutez le camp maintenant !
Avec un sourire de gagnant, House se mit à ramper à quatre pattes pour sortir lorsque le loquet de la porte de la salle de bain se fit de nouveau entendre.
Complètement paniquée, Cuddy appuya fortement sur la tête de House et le repoussa durement sous le bureau.
Elle entendit un ouille étouffé et eut tout juste le temps de rapprocher son fauteuil.
Le donateur sortait de la pièce et répondait à son sourire.
Il s'assit en face d'elle et commença à résumer ses impressions quant à sa visite de l'hôpital.
Pendant ce temps, House observait goulûment les jambes nues de sa patronne qu'il avait sous le nez.
Il sentit poindre une légère excitation qui ne fit que croître lorsqu'il se souvint du morceau de dentelle dévoilé.
Il leva la main et caressa la jambe de la doyenne.
Il évita de justesse un coup de pied et pouffa de rire.
Il entendit aussitôt Cuddy tousser. Mince, il ne devait faire aucun bruit.
Il reposa sa main sur la jambe douce et fraîchement épilée et maintint les pieds au sol avec l'autre.
Il monta doucement jusqu'au genou puis tenta un passage sous la jupe.
Aussitôt une main féminine tenta de le bloquer mais il l'attrapa brusquement et commença à lécher ses doigts, les engloutissant les uns après les autres dans sa bouche.
A l'étage au-dessus, Cuddy faisait des efforts surhumains pour se concentrer sur le monologue de son donateur.
Son cœur battait la chamade et elle avait chaud... très chaud.
Qui lui aurait dit qu'un jour, un léchage de doigts lui ferait un tel effet !
Oh bon dieu, le donateur la regardait étrangement. Elle lui sourit et adopta une attitude posée. Elle l'encouragea à continuer d'un signe de tête et retira brutalement la main de la bouche de House.
Elle sentit aussitôt sa langue sur son genou et ses mains qui s'immisçaient sous sa jupe en de douces caresses.
Cuddy croisa ses mains sous son menton et posa ses coudes sur le bureau, donnant ainsi l'impression d'écouter calmement son donateur.
Elle le vit sortir son chéquier et sentit en même temps la langue chaude de House se frayer un passage en haut de ses cuisses.
Un nombre incalculable de sensations la submergea et un désir sans nom l'envahit.
Une main caressa son intimité humide au travers de la dentelle et elle ouvrit sa bouche pour prendre une gorgée d'air. Un soupir en sortit qu'elle transforma aussitôt en toux.
Elle tenta de refermer ses jambes mais lorsqu'elle sentit les doigts s'insinuer sous la dentelle, ce fut plus fort qu'elle, elle les ouvrit davantage.
Elle récupéra le chèque et vit avec horreur que le donateur se recalait dans son fauteuil pour prolonger la conversation.
Elle pinça les lèvres face au doigté expert et fabuleux de son diagnosticien.
Elle essaya de contenir un maximum ses émotions mais quand elle sentit sa langue s'immiscer en elle, elle ne put s'empêcher de sursauter en émettant un petit cri.
Elle affronta le regard éberlué du donateur, posa sa main dans son dos et mima une douleur intercostale subite.
Elle posa sa main sur son front humide et balbutia tant bien que mal quelques mots :
- Veuillez m'excuser, je ne me sens pas très bien, je...
Elle s'interrompit sous le travail incessant de la bouche de House puis reprit avec difficulté :
- Je préfère, je...je...
Sa voix se transformait malgré elle en gémissements et elle préféra se taire, cachant sa tête dans ses mains, souffrant le martyr...
Le donateur eut pitié et prit congé rapidement, non sans formuler quelques précieux conseils auparavant.
Enfin libérée, elle put se laisser pleinement aller à gémir. Elle s'adossa contre son fauteuil, pratiquement en extase...
Les caresses cessèrent soudainement.
Elle rouvrit les yeux et croisa le regard bleu et brillant.
House sourit :
- Je ne veux pas ternir ma réputation d'emmerdeur alors, je vous laisse terminer seule....
TBC...
