Hello Hello :)

Je sais que je me suis pas magné pour ce chapitre et d'ailleurs, j'ai pas vraiment d'excuse, désolée ..

Je vous remercis pour toutes vos reviews ! 70 au total ! Magnifique *_*

Réponses aux nombreuses non-inscrites ;

Love-vampire888 : Coucou Miss ! :) Je suis vraiment heureuse alors si cette fiction te plait ! J'espère te revoir alors :D Bisous Miss et prends soin de toi !

Fanny : Hey Coucou :D Contente que ce chapitre t'ai plu ! Voici la suite attendu .. Bisous et prends soin de toi !

Petitefilledusud : Coucou Mam'zell :) Haha, Tia a été apprécié, moi la première ! :D Je suis heureuse que ça continue à te plaire, j'espère que ça continuera encore et encore :) Bisous Miss et prends soin de toi !

Nathalie63 : Hello =D Haha, heureuse que ça te plaise, vraiment ! Pour ce qui est de la révélation tant attendue, je pense sérieusement que ça arrivera d'ici peu, mais j'entends par là, environ 4/5 chapitres. Ca peut faire long comme ça, mais bon, c'est pour tout mettre correctement en place :) Bisous Miss ! Peut être à une prochaine fois ..

Mlanie : Ma Darling, je t'ai déjà répondu :) J'espère r'avoir de tes nouvelles bientôt et que ta live va bientôt ressusciter ^^ Bisous Darling, je t'adore ! x3

Miss2010 : Heureuse que ça te plaise ! Voici la suite que tu attendais ! En espérant te revoir, bisous Miss et prends soin de toi !

Charlne : Coucou Miss ! Dis voir, je voulais te demandais, c'est volontairement que tu marques 'Charlne' ou.. ? Par simple curiosité ^^' Sinon, je suis heureuse que ce chapitre t'ait plu, ainsi que nos militaires :D Bisous Miss et prends soin de toi !

Bea : Hey Coucou ! Contente que cette facette de Bella ne déplaise pas trop, ainsi que tu aies pu apprécier James. Voilà la suite que tu attendais, j'espère qu'elle te plaira. Bisous !

Cream : Hey ! Hé oui, le personnage était James, heureuse que ça ne déplaise pas vraiment :) C'est vrai que moi aussi j'ai bien aimé écrire la partie où ils sont à l'orphelinat ..Pour la révélation tant attendue, plus que quelques chapitres ) Bisous Miss et prends soin de toi !

Macha : Hello Miss =D &' Bien, je crois que ta review est rentrée dans mon 'Top 10' de cette fanfic.. En fait, je dis ça mais j'ai pas de top 10, faudrait que j'en fasse un d'ailleurs.. Enfin Bref ! Elle m'a vraiment beaucoup touchée :) Heureuse que les sentiments passent parfois à travers les quelques lignes que j'écris. Pour les paroles de James, pour être honnête, ce n'est pas à moi que revient le mérite, c'est une chanson. Je me suis dit que c'était parfait, mais ce n'est pas de moi.. Je te dis peut être à bientôt, attends d'avoir quelque chose à me dire :D Surtout si c'est aussi touchant. Bisous Miss et prends soin de toi !

Mathilde : Hey ! Voici le chapitre que tu attendais ! Heureuse que ça te plaise, j'espère que ça continuera :) Bisous Miss et prends soin de toi !

Warewolves : Coucou Miss ! Oui c'est vrai qu'il n'y a pas beaucoup eu d'Edward dans le chapitre précédent, mais je me rattrape dans celui-ci :) Aucune ambiguïté dans la relation James/Bella/Jacob :D Bisous Miss et prends soin de toi !

Olivia : Hey Miss ! :) Heureuse que cette fic te plaise, désolée de t'avoir fait pleuré :) Bisous et peut être à une prochaine fois Prends soin de toi !

Marion : Coucou ! Oui Bella a bien rabaissé Royce, ça fait plaisir :) La p'tite virée à Seattle était sympa, j'ai bien aimé :) Bisous Miss et prends soin de toi !

Audreyfriends97 : Coucou Miss :) Haha, personne ne s'est plaint de la longueur, étonnant :P J'espère ne pas avoir oublier de te prévenir ^^ Bisous Miss et prends soin de toi !

Laure : Coucou ! Je dois avouer que je ne poste pas de façon régulière, j'essaye de faire de mon mieux, mais ce n'est pas toujours facile ^^' Heureuse que cette fanfic te plaise Miss et peut être à une prochaine :) Prends soin de toi !

Rose-Alys : Hey :) Je suis contente que cette fanfic plaise autant ! Voici la suite tant attendue :D Bisous Miss, à une prochaine j'espère ! Prends soin de toi, Bisou !

Marine : Saluut :) Pour la révélation Emmett/ Bella ca arrive dans quelques chapitres, 4/5 peut être :) Bisous Miss et peut être à une prochaine ! Prends soin de toi :)

Diana : Coucou Mam'zell :) Tu peux me tutoyer tu sais, je suis pas encore assez âgée pour les 'vous' :) Voilà la suite que tu attendais, en espérant que ça continue à te plaire ! Bisous et prends soin de toi ..

Cullen : Hey ! :) Je crois qu'on a dépassé les 144, pour mon plus grand bonheur :DD Je t'autorise à te répéter autant que tu veux si c'est pour répéter ça ! J'espère te revoir alors :) Bisous Miss et prends soin de toi !

Tarra : Hello Miss ! :) Voici la suite ! Oui, Emmett finira par savoir que Bella est sa petite sœur, bientôt bientôt .. Heureuse que la Bella rebelle te plaise, et l'histoire en générale d'ailleurs ! En espérant te revoir.. Bisous et prends soin de toi !

Léa : Ma petite accroc préférée :) Déscotche un peu, voilà ta suite :P Ah bin t'es en vacances ! MOUHAHAHA ! =D Tes messages désespérés me font rire.. Bisous Miss et prends soin de toi !

[...] : La Miss sans nom ni pseudo ! C'est vraiment pas pratique d'ailleurs ^^' Heureuse que cette histoire te plaise :) La prochaine fois, mets quelques choses pour que je puisse t'identifier plus facilement ) Bisous Miss et prends soin de toi ..

Voilà pour les anonymes !

Maintenant les remerciements ; Tout d'abord Julie, qui m'a beaucoup aidé ici ! Suivi de Delph, qui a parfaitement corrigé ce chapitre :D Sans oublier Ninie, Ma Darling, Laurie, Charlotte et bien d'autres, pour leur soutien morale et leur sourire :)

J'ai publié mon OS pour celles que ça intéresse, il s'intitule ; J'voulais ; & Il est sur mon profil :)

Vous remarquerez que cette fanfic est passée M, donc ..

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Je pense vous avoir tout dit :)

Les personnages sont à SM, seul le contexte m'appartient ..

Bonne Lecture ! :)

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-* L'amitié est une religion sans Dieu ni jugement dernier. Sans Diable non plus. Une religion qui n'est pas étrangère à l'amour. Mais un amour où la guerre et la haine sont proscrites, où le silence est possible. Tahar Ben Jelloun.

( Le samedi suivant, très tôt le matin, trop tôt même )

Ce fut la sonnerie de mon téléphone qui me réveilla. Je le pris en bougonnant et enfonçai ma tête dans l'oreiller avant de décrocher.

- Allô ?

- Ma Pitchoune d'amour.. Ça va ?

- Putain James, tu me réveilles pour me demander si ça va ?

- Bin tu me manques attends !

- T'es parti hier, à 21h et là tu m'appelles à .. et puis il est quelle heure d'abord ?

- Hum.. 6h15 ?

- Tu m'appelles à 6h15, un samedi matin ? Tu veux pas qu'on se remette aux lettres, parce que si c'est pour me réveiller comme ça..

- Tu m'offenses Pitchoune là. On voit bien que c'est pas toi qui doit squatter une chambre d'hôtel avec la locomotive Jacob540 !

Je rigolai doucement à sa réplique.

- Ok, c'est sur toi qu'on s'apitoie alors…

- Ha merci.. Tu vas faire quoi aujourd'hui ?

- Je vais.. Qu'est-ce que je vais faire ? Heu.. bin je sais pas. Y'a le match de basket des garçons tout à l'heure et puis je comptais dormir ce matin, mais bon.. On va sûrement aller danser ce soir aussi, enfin si ils gagnent.

- Ouais, j'espère qu'ils vont gagner. T'encourageras les gars pour moi. Mais je leur enverrai un sms de toute façon aussi.

- T'as leur numéro ?

- J'ai celui d'Emmett, d'Edward et d'Alice, donc c'est bon.

- Et toi sinon tu vas faire quoi ?

- On va sûrement préparer ce qu'on va devoir dire à ces lycéens, évaluer ce qui a marché avec vous et ce qui est à revoir. J'ai l'impression d'être prof je te jure !

- Toi qui as toujours détesté l'école, remarquai-je, en rigolant.

- Je détestais pas l'école. Je détestais le fait qu'on soit enfermé pour savoir des trucs qui, pour la plupart du temps, ne m'ont pas servi.

- Ouais, l'école quoi..

- Oh tais toi, tu dis n'importe quoi, soupira-t-il.

J'éclatai de rire face à son faux air vexé.

- Tu vas me manquer, avouai-je. J'avais pris l'habitude de vous avoir avec moi…

- Tu me manques déjà Pitchoune. Mais on se revoit pour les fêtes normalement, hein ?

- Ouais..

- Ne t'inquiètes pas, c'est dans un peu moins d'un mois, on va y arriver.

- Mouaiiis..

- Je vais te laisser ma chérie. Passes une bonne journée, et fais attention à toi, okay ?

- Okay, bisous James.

- Bisous Pitchoune..

Je refermai le téléphone et le laissai tomber dans le vide. Alors que je m'attendais à ce qu'il retombe à côté de moi, il s'éclata sur ma joue et je gémis.

- Putain de téléphone..

Après ça, impossible de me rendormir. Je me levai donc, un peu de mauvais poil je devais l'avouer, et me pris un bol de céréales avant de me poser devant la télé. Après un bon zapping de cinq minutes je me laissai tenter par Oggy et les cafards. Je restai devant la télé un certain moment, peut-être bien deux heures. Puis je rangeai mes affaires et ouvrai en grand les fenêtres, laissant l'air glacial de l'hiver aérer mon appartement. Je me débarbouillai dans la salle de bain et me mis en survêt' et débardeur. Je changeai ensuite les draps de tous les lits et rangeai ma chambre. J'étais en train de nettoyer mon bol lorsque la musique de Bob Marley se fit entendre. C'était Buffalo Soldier, ce qui fit naître un sourire sur mes lèvres. Le son venait d'en bas. Après ça j'entendis :

- Mon amooour !

J'essuyai mes mains et me dirigeai vers mes fenêtres.

- Amouuur de ma vie ! La femme de mes rêves !

J'allai sur le balcon et aperçus la Jeep de mon frère, cinq étages plus bas, sur laquelle Emmett était debout.

- Oh mi amor ! Je suis si content de te voir ! Viens on va courir ensemble.. Dit-il.

Je le regardai étrangement. Mais qu'est-ce qui lui prenait ?

- J'arrive, lançai-je.

Je refermai toutes les fenêtres, enfilai une veste et mes baskets et sortis en descendant les escaliers. J'arrivai devant la Jeep et Emmett en descendit d'un bon. Il me prit dans ses bras et m'embrassa la joue avec force.

- Ha mon amour tu m'as tellement manqué depuis hier ! Je n'avais jamais autant pris mon pied ! T'es vraiment une sacrée. Je crois même que t'es la meilleure ! Ouais t'es trop bonne ! dit-il assez fort.

Je rougis tout en me demandant ce qu'il avait fumé.

- Emmett ?

- Oui, ne t'inquiètes pas, on fera ça dans le bois en passant, dit-il en me prenant par la taille.

- Mais qu'est ce qu'il te prend ? Demandai-je.

Il m'emmena au coin de la rue, éclata de rire et souffla :

- Y avait ta voisine d'en bas, la vieille Jenkis, collée au balcon. C'était marrant ! T'aurais du faire gaffe à sa tête lorsque j'ai dit que t'était trop bonne.

J'ouvris la bouche, sous le choc et lui assenai un coup sur l'épaule.

- Espèce de..

- Petit ami trop collant ? Moi aussi je t'aime ! Elle te verra plus jamais pareil, dit-il en rigolant.

Je ne pus m'empêcher de rire en le voyant rigoler.

- Et sinon, qu'est ce que tu fous ici ? Lui demandai-je alors que nous marchions un peu.

- James et Jacob sont partis hier, ça fait que tu es toute seule. Je me suis dit que tu serais pas contre courir un peu avec moi. J'ai besoin d'évacuer avant le match, avoua-t-il.

Je souris, trop heureuse qu'il ait pu penser à moi. Nous commencions par courir doucement tandis que je cherchais un sujet de conversation.

- Emmett ?

- Yep ?

- Tu veux quoi pour Noël ?

- Des chocolats !

J'éclatai de rire face à sa réponse des plus rapides et il fit mine de se renfrogner.

- Plus sérieusement.. ?

- Hum.. Je voulais la nouvelle console qui vient de sortir, mais mon père veut attendre un peu, que le prix baisse, donc il me prend les dvd's que je veux. Rose compte me prendre un bijou et les autres se cotisent pour me payer une place au prochain match des Lakers. Ma mère ne sera pas là donc elle m'enverra sûrement de l'argent par la poste, comme d'habitude, dit-il.

- L'absence.. L'absence de ta mère te pèse ? Demandai-je en essayant de ne rien ressentir, si ce n'est de la curiosité.

- Oui et non. J'aimerai la voir plus souvent, c'est sûr. Mais d'un autre côté je me dis que si elle est heureuse comme ça, alors je dois être heureux pour elle.

Je le regardai alors qu'il était plongé dans ses pensées.

- Et.. Elle a refait sa vie ? Questionnai-je.

- Oui, elle est avec un gars. Il s'appelle Phil, et est assez sympa, bien qu'il préfère le baseball. Quelle connerie quand même, le basket bat le baseball à plates coutures ! Mais bon.. Elle est bien avec lui, dit-il dans un petit sourire.

- Cool alors..

Je ne pensais pas un mot de ces dernières paroles. Personnellement, je ne voulais pas qu'elle soit heureuse. Mais quelque part j'en étais contente, car ça rendait heureux mon frère.

- Un jour, faudrait que tu la rencontres, elle t'adorerait ! Rajouta-t-il en souriant.

J'esquissai un sourire forcé.

J'en doutais..

Nous passâmes devant une boutique de sport et Emmett me tira par la main pour y entrer.

- Qu'est-ce que tu.. ?

- J'adore regarder les fringues et les ballons de basket, me coupa-t-il.

- Oh c'est pas vrai. Alice, sors de ce corps !

- Hé, dit-il en me poussant légèrement.

Je rigolai dû à son côté vraiment enfantin, mais que j'adorais. Il arpenta les rayons puis je le vis s'arrêter net. Je suivis son regard et tombai sur sa trouvaille.

- Tu aimes ce survêt ? Lui demandai-je.

Il resta les yeux plantés dessus et ne me répondit pas.

- Em ?

- Hein ?

- Je disais, tu aimes ce survêt' ?

- Ha.. euh.. non, dit-il en détachant difficilement son regard du vêtement.

Je le fixai, les bras croisés, attendant qu'il avoue.

- Mais c'est vrai quoi ! Il est trop beau, ça respire Bob ! Regarde, c'est rasta quoi ! Abdiqua-t-il finalement.

- Bob ?

- Bob Marley, tu sais ! Get up, stand up, dit-il en touchant le vêtement du bout des doigts.

Je regardai plus attentivement le survêtement. Il était noir et rayé par trois lignes sur les côtés, une jaune, une verte et une rouge. Beau je devais l'avouer.

- Tu veux que je te le prenne ? Lui demandai-je.

- Quoi ? Non ! Il coûte les yeux de la tête, regarde..

Je jetai un coup d'oeil à l'étiquette: 200$.

- Menteur, tu dis ça parce que y a pas ta taille, me moquai-je.

- Si regarde, XL !

Et voilà pour la taille..

J'haussai les épaules et nous changeâmes de rayon. Mon frère s'agita dans tout les rayons, me faisant rire, et je sus à ce moment là que je ne voyais plus ma vie sans lui..

[…]

Je sortis de la douche, m'habillai et regardai mon téléphone. Trois appels manqués d'Edward. Je m'assis sur le plan de travail et le rappelai.

- Allô ?

- Salut ma Chérie, ça va ?

- Très bien et toi ?

- Ça va.. Tu veux passer chez moi, comme ça on ira au match ensemble ?

- Pourquoi c'est pas toi qui passe, plutôt ?

- Hum.. Bin je sais pas.. Attends je vais venir, et avec la Volvo.

- Okay, je t'attends.

- A tout de suite Princesse !

Je déposai mon téléphone sur le plan de travail et allai me poster sur le balcon. Je sortis deux minutes et crus que j'allais glacer sur place. Je rentrai à la va-vite et me dirigeai vers ma chambre prendre une veste. Je reconnus celle d'Emmett et la pris en même temps qu'une des miennes. Je mis rapidement ma veste et retournai sur le balcon en reprenant mon téléphone.

- Allô ?

- Hey Em', c'est encore moi. Dis, je viens de revoir ta veste, j'avais oublié de te la redonner la dernière fois.

- T'as une de mes vestes ?

- Oui, tu sais, celle que tu m'as prêté le soir où...

Où Mike a faillit me tuer..

- .. où vous avez dormis chez moi ! Me repris-je. C'est une grise foncée avec une fermeture blanche. Tu vois de celle dont je veux te parler ?

- Ah oui, je vois. J'avais complètement oublié que c'est toi qui l'avait.

- Je te la ramène tout à l'heure, pour le match..

- Gardes la si tu veux, enfin, elle me manque pas, j'en ai deux. Mon père et ma mère ne s'étaient pas consultés pour mon cadeau d'anniversaire, ce qui fait que j'ai eu deux vestes identiques.

- Okay, euh.. par simple curiosité.. J'ai laquelle ? Celle offerte par ton père, ou par ta mère ?

- Heu.. Attends, je regarde celle qui me reste. J'ai celle .. de .. la madre je crois. Oui, celle de mon père est un peu plus usée, elle a un cran au niveau de la poche droite.

J'observai la poche droite de la veste, et en effet, un fil dépassait, un simple cran.

- Ah ok, bon bin je te laisse, Edward va arriver.

- Oh ca va être chaud encore !

- Pff.. N'importe quoi, rougis-je.

- Rougis pas Princesse..

- Comment tu sais que .. ?

- Cherches pas, je te connais. Bon allez bisous et pis.. Bonne éclate !

- A tout à l'heure !

Je raccrochai et regardai la veste grise. Celle de Charlie, tant mieux. J'entendis une porte claquer et vis Edward à côté de sa voiture en bas. Il m'adressa un sourire avant de disparaître dans l'entrée. Je souris et rentrai dans mon appartement. Je refermai la fenêtre et Edward arriva derrière moi à ce moment-là. Il posa ses mains autour de ma taille et sa tête vint se caler sur mon épaule, puis il me serra fort contre lui. Je me tournai vers lui et remarquai la présence de son merveilleux sourire en coin. Je posai ma main sur sa joue tandis que l'autre allait sur sa nuque.

- Bonjour ma Chérie.

- Salut, soufflai-je.

Il déposa ses lèvres sur les miennes avec tendresse et j'appréciai la sensation de plénitude que m'offrait ce contact. Je me détachai de lui, à bout de souffle.

- T'as mangé ? Lui demandai-je.

- Non et toi ?

- Pas encore, donc je te propose qu'on se fasse des pâtes et on se regarde un film, nan ?

- Ça me va, sourit-il.

Je me détachai donc de son étreinte et allai dans la cuisine. Pendant que je nous faisais chauffer des pâtes, Edward me volait quelques baisers, essayant de détourner mon attention. Une fois notre repas prêt, nous décidâmes d'un accord commun de regarder « Je suis une légende » et en plein milieu, je ne pus m'empêcher de commenter :

- Nan Sam, rentre pas là dedans, tu vas te faire tuer.. Edward, dis lui qu'elle rentre pas dedans, elle va se faire tuer !

Je jetai un coup d'œil à Edward, qui dit, sans déscotcher son regard de ses pâtes :

- Sam, rentres pas là dedans, tu vas te faire tuer..

Je soupirai face à l'estomac sur pattes qui me servait de petit-ami, et regardai le restant du film. Quand Robert Neville donna sa vie pour cette femme et son fils ainsi que le remède qui allait changer le monde, je me mis à pleurer. Edward rigola doucement et me prit dans ses bras en me chuchotant des paroles réconfortantes.

Il embrassa doucement mes joues et au bout d'un moment, captura mes lèvres, nous emmenant dans un baiser passionné. Je passai ma main dans sa tignasse cuivrée tandis que ses mains s'aventurèrent sous mon débardeur pour aller caresser tendrement mon dos. Je m'allongeai sur le canapé, entraînant Edward au dessus de moi, tandis qu'il découvrait mon ventre pour y déposer des petits baisers. Je le fis remonter à mon visage et capturai à nouveau ses lèvres. Quand je m'éloignais, à bout de souffle, je plongeai dans son regard émeraude, lui faisant comprendre que je voulais aller plus loin. Il m'embrassa à nouveau et alors que mes mains caressaient ses abdos divinement bien dessinés, son téléphone sonna. Il soupira et décrocha à contre cœur.

- Ouais ?

- …

- Ha.. Euh.. Oui oui bien sûr, on est là dans cinq minutes..

- …

- Oui, à tout de suite !

Il raccrocha et se leva tandis que je soupirai.

- On est à la bourre, le match commence dans un quart d'heure. J'avais pas vu quelle heure il était !

Je me relevai d'un bond et enfilai rapidement mes chaussures tandis qu'Edward ramenait nos affaires sales dans la cuisine. J'éteignis la télé, quand je repensai subitement à quelque chose:

- T'as tes affaires de basket ?

- Ouais, elles sont dans la Volvo.

- Okay, c'est moi qui prends le volant.

- Pourquoi ?

- Parce que, point. Tu verras..

Je lui pris les clés et après avoir refermer l'appartement, nous descendîmes à toute hâte les escaliers. J'entrai dans la Volvo et à peine Edward avait-il fermé sa porte que je démarrais. Je roulai rapidement, oubliant quelque fois le code de la route. Nous arrivâmes cinq minutes après sur le parking bondé et je dis à Edward.

- Allez va te préparer, je te rejoins une fois que j'ai trouvé une place.

- Merci, t'es super, dit-il en m'embrassant rapidement.

Il allait sortir mais se tourna vers moi.

- Je peux te confier ma bague ? Je n'aime pas l'avoir avec moi quand je joue, rajouta-t-il.

J'observai la bague qu'il me tendait. Un simple anneau d'argent.

- T'es sûr ?

- Oui pourquoi ?

-Je sais pas, ça peut paraître bizarre..

- Mais non. Tu veux alors ?

J'hochai la tête et il me donna sa bague que j'enfilais rapidement, de peur de la perdre.

- Merci Princesse..

Il prit son sac, m'embrassa une dernière fois et sortit de la voiture en courant vers le gymnase. Je souris et commençai à chercher une place. Une fois garée, je descendis de la voiture et me mis à courir jusqu'aux portes du gymnase. À peine les avais-je passées que je rentrais dans quelqu'un. Un torse, celui de Jasper.

- Oh pardon Jazz..

- Vas-t-en Princesse, dit-il en me poussant légèrement.

- Quoi ? Mais, pourquoi ? Lui demandai-je, étonnée.

- Tu peux pas rester !

- Jasper, pourquoi je peux pas rester ? M'énervai-je.

Il ne répondit pas et alors que j'essayai de le pousser de mon chemin, courroucée, il me prit par les épaules et me remit en place brutalement.

- Ta mère est là ! Elle a voulu faire la surprise à Emmett, en venant voir le match ! Dit-il en perdant son calme à son tour.

Pendant un instant, tout s'arrêta autour de moi alors que les mots de Jasper résonnaient encore dans mon esprit. Je tournai la tête vers mon frère, qui tenait une petite femme aux cheveux châtains clairs, aux reflets roux dans ses bras. Les mêmes reflets roux que les miens au soleil. Jasper me poussa juste avant que mon regard n'entre en contact avec la femme qui m'avait mise au monde. Il m'emmena vers la sortie et je plongeai mes yeux dans le regard argenté de Jasper.

- Com..Comment.. Comment tu sais tout ça ? Balbutiai-je.

- Je.. On en parlera tout à l'heure, tu veux ?

Je ne répondis pas, me contentant de le fixer, alors que j'avais les larmes aux yeux.

- Va-t-en Bella. File d'ici. Tu peux pas rester, pas aujourd'hui, dit-il d'un ton catégorique.

Je détachai ma main de la sienne, comme si son simple contact me brûlait. Et alors qu'il allait parler de nouveau, je me retournais et me mis à courir. Courir le plus vite possible. Je pris le petit chemin de terre qui longeait la forêt. Je ne savais pas où tout ça allait me mener, mais je continuai. La pluie se mit à tomber, tomber très fort, troublant ma vue et rendant le chemin boueux. Je glissai plusieurs fois, me rattrapant aux branches qui longeaient la route. Je crois même avoir ressenti plusieurs coupures en faisant ça, mais je n'y fis guère attention.

Au bout de plusieurs minutes de course folle j'arrivai dans un quartier que je ne reconnus pas au début. Pas au début mais je sus où j'avais atterri, quand je vis le Chef Swan sortant de chez lui, de chez mon frère. Je me figeai en plein milieu de la route, tout en le fixant. La pluie tombait sur mes joues avec puissance, provoquant une brûlure douloureuse que le vent ne soignait pas. Charlie Swan tourna la tête vers moi. Vêtu de son uniforme, il était encore sous le perron, un peu figé lui aussi. Je le vis ouvrir la bouche, cru même l'entendre parler, mais la pluie battait trop fort pour que je distingue une quelconque parole. Au bout de quelques secondes, il descendit les quelques marches de son perron et s'avança sous la pluie, venant vers moi. J'aurais voulu courir, lui échapper, mais mes jambes n'étaient pas de cet avis. Il s'approcha de moi, un œil fermé et le visage crispait à cause de la pluie et du vent.

- Isabella ? Me dit-il, une fois à ma hauteur.

Je ne répondis pas, l'observant seulement. Je ne pus m'empêcher de le détailler, de détailler chacun de ses traits pour enfin trouver qu'il était beau. Ses yeux marron me rappelaient ceux d'Emmett, ses cheveux bruns que la pluie avait légèrement bouclés étaient magnifiques. Le contour de ses yeux étaient marqués par des rides, montrant qu'il aimait sourire, ce sourire que je trouverais magnifique s'il m'en faisait un.

- Fillette, tu ne devrais pas rester dehors par ce temps, me dit-il.

Il prit mon poignet et ses yeux se posèrent sur mes paumes ensanglantées.

- Tu t'es coupée ?

J'haussai les épaules et il me tira légèrement vers chez lui. Je le suivis sans rechigner alors que je grimpais les marches du perron à sa suite. Il ouvrit la porte mais je n'entrai pas à sa suite. Rentré chez lui, il se retourna quand il se rendit compte que je n'étais plus derrière lui, me regardant les sourcils froncés.

- Je suis pleine de boue, soufflai-je.

- Ce n'est rien, viens, entre.

Il me tira un peu par le poignet et j'entrai dans sa maison. Il m'emmena dans la cuisine alors que mon regard parcourait la pièce. Des murs simples étaient recouverts de cadres, des photos d'Emmett. Charlie me fit asseoir sur l'une des chaises et me dit :

- Restes ici, je reviens.

Il s'en alla ensuite et je l'entendis grimper les escaliers. Je posai enfin le regard sur mes mains pleines de sang. La bague d'Edward, à mon annulaire, était ensanglantée. J'observai ensuite plus attentivement la cuisine et je m'imaginais vivre ici, avec mon frère et peut être mon père. Charlie revint à ce moment là, avec une trousse de secours apparemment. Il prit une chaise et s'assit en face de moi.

- Donne moi tes mains, souffla-t-il.

J'obtempérai tout en le détaillant de nouveau, cherchant un quelconque indice pour savoir si c'était lui mon père.

- Ça risque d'être douloureux, dit-il en épongeant mes mains de compresses imbibées de désinfectant.

En effet, je ressentis une brûlure, mais je restais impassible, voulant lui montrer que j'étais forte.

- Je sais que tu as mal, révéla-t-il, sûr de lui.

- Comment ?

- Ton menton, enfin je ne sais pas si c'est ça.. Quand Emmett souffre en silence, une fossette apparaît sur son menton, une semblable à celle qui apparaît sur le tien en ce moment, sourit-il.

Il leva les yeux un instant et sans que je ne comprenne vraiment pourquoi son regard s'accrocha au mien, et ses pupilles me scannèrent, comme si elles cherchaient quelque chose. Je baissai rapidement les yeux sur mes mains, et il en fit de même avant de mettre une bande sur chacune. Je me levai alors qu'il rangeait le matériel qu'il avait utilisé, tout en brisant le silence qui s'était installé:

- Je vais y aller.

- Attends, je vais venir avec toi. Je vais aussi au match de basket. D'ailleurs nous sommes en retard, dit-il sans pour autant me regarder.

- Je ne vais pas au match. Je rentre chez moi, soufflai-je.

Il me regarda un instant, un peu surpris sûrement, puis reposa son attention sur la trousse qu'il fermait.

- Pourquoi tu ne.. ?

- Sauf votre respect Monsieur, j'aimerai mieux ne pas en parler, le coupai-je.

- Comme tu voudras. Dans ce cas, laisses moi te raccompagner chez toi. Le temps est trop mauvais pour que tu marches.

J'hochai la tête et nous sortîmes de sa maison. La pluie était encore très présente, voire encore plus violente qu'il y a cinq minutes. Charlie me fit entrer dans la voiture de patrouille et s'installa rapidement derrière le volant. Il secoua la tête en faisant :

- Brooouuu… Vive Forks, n'est-ce pas ?

Je souris.

- Oui..

Il m'offrit un petit sourire et rajouta :

- Ceinture gamine, j'ai pas envie de me faire arrêter.

J'obtempérai tout en répondant à son sourire et nous prîmes la route. Je lui indiquai mon bâtiment et il se gara devant quelques minutes après.

- Voilà Miss. Rentre bien.

- Merci Chef Swan, lui dis-je.

- Appelle moi Charlie.

J'hochai la tête et sortis de la voiture. Je me tournai vers lui une dernière fois, et croisai son regard alors que la pluie me frappait le dos. Il plongea ses yeux dans les miens et je lui adressai un petit sourire avant de claquer doucement la portière. Je courus jusqu'au hall d'entrée et Charlie s'en alla à ce moment-là.

Je regardai la voiture disparaître au coin de la rue, perdue dans mes pensées. J'avais ressenti des choses étranges en sa compagnie, comme un sentiment de sécurité. Et tout ça n'avait rien à voir avec le fait qu'il soit Shérif..

Point de vue Jasper :

Je regardai Bella partir en courant et réprimai une envie de la suivre et de la réconforter. Je restai planter là quelques minutes, assez longtemps pour voir la pluie s'abattre sur le parking. Et j'espérai que Bella soit rentré à temps. Je fis demi-tour et entrai dans le gymnase où les gradins étaient bondés. J'aperçus Mike Newton mais ce dernier détourna rapidement le regard. Il ne pouvait faire que ça maintenant, regarder le jeu. James s'était fait un plaisir de lui casser quelques doigts, lui donnant un motif valable pour ne plus toucher un ballon. Je fus sorti de mes pensées par Edward.

- Jazz ! T'as pas vu Bella ? S'affola-t-il.

- Elle est partie, soufflai-je.

- Comment ça, partie ?

- Je lui ai dit de s'en aller, que sa mère était là…

Le regard perçant d'Edward ne se fit pas attendre et il balbutia un :

- Co.. Comment tu.. Comment tu sais que ?

J'allai répondre lorsque Renée arriva.

- Oh Edward, mon grand ! Comment vas-tu ? Tu es devenu un très bel homme, tu sais, étonnant que tu ne sois avec personne, dit-elle en se mettant entre Edward et moi.

- Il est avec quelqu'un Maman, dit Emmett.

- Ah bon ? Avec qui ?

- Avec Bella, Bella est ma petite amie, répondit Edward d'un ton froid.

- Oh.. Qui est cette Bella ?

- C'est de la fille dont je t'ai parlé Maman. D'ailleurs, elle est où ? Interrogea Emmett.

- Je.. Elle.. Elle ne se sentait pas bien. Je crois qu'elle a eu besoin d'aller se reposer un peu, mentis-je.

- Tant pis, elle échappera pas à la fête de ce soir, dit Emmett. Maman, tu restes jusque quand ?

- A vrai dire, je m'en vais une fois le match terminé mon chéri. Phil et moi passions juste en coup de vent.

- Très bien..

L'arbitre appela les équipes et Renée partit dans les gradins avec Phil. Edward me lança un regard interrogatif et je lui fis comprendre qu'il ne saurait rien pour le moment. Alice et Rosalie me demandèrent où était Bella pendant le match et j'haussai les épaules à chaque fois. A la pause, j'allai voir Edward.

- Après le match, je vais voir Bella, donc tu n'y vas pas, okay ?

- Pour..

- Okay ?

- Ouais okay..

- Merci vieux.

La fin du match se passa bien, une réussite à nouveau: 27 à 21.

Une fois que je fus changé, j'allai directement voir Alice.

- Ma Chérie, je vais voir Bella, tu rentres avec Edward, ok ?

Elle me regarda avec un regard inquisiteur, mais je restai impassible. Elle fit une petite moue, montrant qu'elle aurait préféré savoir mais n'ajouta rien. C'était ce que j'aimais avec Alice, elle savait que je ne lui dirais rien si je ne le voulais pas, en tout cas quand cela concernait nos amis. Elle savait que même des secrets entre amis ne devait pas être su par quelqu'un d'autre, même si elle était ma compagne. Je l'embrassai passionnément.

- A tout à l'heure, on se retrouve au bar pour 21h. Emmène Bella, dit-elle.

J'hochai la tête et me dirigeai vers le parking. Enfourchant ma moto, je mis mon casque et partis rapidement vers le bâtiment de Bella.

Point de vue Bella :

La pluie ruisselait sur mon visage.

Quelques minutes après que je sois rentrée dans mon appartement, j'avais ressenti le même vide que tout à l'heure dans le gymnase. Cette impression de tout voir sans forcément participer mentalement, de survoler l'instant présent seulement.

J'avais donc mis la chaîne hifi à fond et avais grimpé sur la rambarde du balcon trempé, à cinq étages de hauteur. La pluie battait toujours avec autant d'intensité et je me concentrai sur cette douleur pour essayer d'oublier l'autre. Celle que me procurait le souvenir d'Emmett tenant sa mère dans ses bras, ce sourire heureux sur son visage, alors qu'à moi elle m'inspirait une haine sans limite et un dégoût profond. J'éprouvais aussi cette tristesse, je me haïssais pour ça, de ressentir cette tristesse que je ne pouvais réprimer. Car au fond de moi, j'étais triste qu'elle m'ait abandonné, triste de ne pas avoir pu goûter au bonheur d'avoir une vraie famille. Bien que l'orphelinat, Béa, James et Jacob étaient ma famille et que je les aimais profondément. Simplement triste de ne pas avoir été désirée et de ne pas avoir su susciter l'amour nécessaire pour que cette femme assume ses responsabilités et m'aime réellement en tant que fille et non ne me raye de sa vie en tant qu'erreur. Triste de ne pas avoir value la peine..

Je baissai les yeux sur mes mains bandées.

Triste de ne pas avoir eu de père. Triste de ne pas avoir eu Charlie comme père.

Je regardai ma bague, celle d'Edward, elle était à nouveau propre.

Triste de me sentir si incapable et d'avoir si peu d'assurance en moi, triste de ne pas être digne d'Edward.

Je relevai la tête et observai les nuages gris. J'étais trempée, portant un simple débardeur blanc avec mon jean foncé que la pluie avait rendu lourd. J'avais abandonné mon portable sur le bar, ne voulant répondre à personne pour le moment. Le vent me glaçait le sang mais je m'en fichais. Je fermai les yeux et écoutai la musique..

[Rain Patty Griffin ]

It's hard to listen to a hard hard heart

(C'est difficile d'écouter un coeur dur dur)

Beating close to mine

(Battant près du mien)

Pounding up against the stone and steel

(Martelant contre la pierre et l'acier)

Walls that I won't climb

(Des murs que je ne grimperai pas)

Sometimes a hurt is so deep deep deep

(Parfois une douleur est si profonde profonde profonde)

You think that you're gonna drown

(Que tu penses que tu vas te noyer)

Sometimes all I can do is weep weep weep

(Parfois tout ce que je peux faire c'est pleurer pleurer pleurer)

With all this rain falling down

(Avec toute cette pluie qui tombe)

Strange how hard it rains now

(C'est étrange comment il pleut fort maintenant)

Rows and rows of big dark clouds

(Des rangées et des rangées de gros nuages noirs)

When I'm holding on underneath this shroud

(Quand j'attends sous ce linceul)

Rain

(Pluie)

Its hard to know when to give up the fight

(C'est difficile de savoir quand abandonner le combat)

Two things you want will just never be right

(Certaines choses que tu veux ne seront tout simplement jamais correct)

Its never rained like it has to night before

(Il n'a jamais plu comme la nuit dernière)

Now I don't wanna beg you baby

(Maintenant je ne veux pas te solliciter, bébé)

For something maybe you could never give

(Pour quelque chose tu ne pourrais peut être jamais donner)

I'm not looking for the rest of your life

(Je ne veux pas regarder pour le reste de ta vie)

I just want another chance to live

(Je veux simplement une autre chance de vivre)

Strange how hard it rains now

(C'est étrange comment il pleut fort maintenant)

Rows and rows of big dark clouds

(Des rangées et des rangées de gros nuages noirs)

When I'm holding on underneath this shroud

(Quand j'attends sous ce linceul)

Rain

(Pluie)

Strange how hard it rains now

(C'est étrange comment il pleut fort maintenant)

Rows and rows of big dark clouds

(Des rangées et des rangées de gros nuages noirs)

When I'm holding on underneath this shroud

(Quand j'attends sous ce linceul)

Rain

(Pluie)

Strange how hard it rains now

(C'est étrange comment il pleut fort maintenant)

Rows and rows of big dark clouds

(Des rangées et des rangées de gros nuages noirs)

When I'm still alive underneath this shroud

(Quand je suis encore en vie sous ce linceul)

Rain Rain Rain

(Pluie pluie pluie)

Je levai la tête au ciel, laissant la pluie frapper mon visage et pris appui sur mes mains. Glisser. J'avais simplement envie de glisser. Je laissai pendre mes pieds dans le vide, 5 étages.

Tu n'es qu'une lâche , souffla ma confiance.

Une ratée, corrigeai-je.

Je voulus lâcher prise, lâcher tout ça, être une dernière fois lâche. Juste au moment où je fis glisser mes mains, je sentis deux bras sur ma taille. Je fus tirée en arrière et me retrouvai sur le balcon, puis chez moi. Je tombai à terre et Jasper apparut devant moi. Il était trempé aussi. Il me regarda intensément et pour couvrir le bruit de la musique et de la pluie, il cria :

- Mais tu as perdu la tête ! Qu'est-ce que t'étais en train de faire ? T'es gelée ! Ça fait combien de temps que t'es dehors sous la pluie ?

Je ne répondis pas, ne bougeai pas. Seuls les frissons dont mon corps était animé et mes dents qui claquaient répondirent à Jasper. Sans rien dire de plus, ses bras s'enroulèrent autour de moi et il me souleva de terre. Il m'emmena dans la salle de bain et me posa dans la baignoire. Il prit la pomme de douche et sans aucune précaution, alluma l'eau chaude, qu'il m'envoya en pleine tête. Il souleva mes cheveux et fit couler le jet d'eau chaude sur ma nuque. Je le détaillai quelques instants. Ses yeux bleu/argenté n'exprimèrent qu'inquiétude. Ses cheveux blonds étaient aplatis par la pluie et son t-shirt blanc était trempé. Il releva le regard et nos yeux s'accrochèrent. J'eus l'impression qu'il me scannait un instant. Il passa l'eau chaude à nouveau sur moi, fixant la pomme de douche au mur. Quelques minutes passèrent avant qu'il ne l'éteigne et se relève. Il m'apporta une serviette et m'aida à me lever. Il m'enveloppa dans la grande serviette blanche et une fois encore nos yeux s'accrochèrent. Il soupira et dans un geste fatigué posa son front contre le mien. Je fermai les yeux, me sentant coupable de sa fatigue.

- Va te changer. Habille toi avec des vêtements secs, souffla-t-il en s'éloignant de moi.

Je le regardai sortir de la salle de bain et soupirai faiblement. Je rejoignis ma chambre et m'y changeai. J'optai pour un slim noir avec un débardeur blanc, et par dessus une tunique ample couleur crème. Au moment de sortir, j'aperçus la veste d'Emmett, et la mis aussi, pour la maison. Je me regardai finalement dans le miroir. Mon visage et mes yeux étaient rougis et mon maquillage avait coulé, laissant des traces sombres sous mes yeux. Je secouai la tête pour chasser toutes les pensées qui y stagnaient et allai dans le salon. Jasper avait éteint la musique. Il était dans la cuisine, derrière le bar.

- Tu veux quelque chose à boire ? Me demanda-t-il.

- Non merci..

- Donc je te fais un chocolat chaud, dit-il.

Je ne répliquai pas, à quoi bon ? Il me fit rapidement ma boisson et me la posa sur le bar en prenant place en face de moi. Je fis mine de m'intéresser à mon chocolat, mais j'avais tellement de questions qui tournaient dans ma tête. Mais, bien sûr, la plus importante :

- Comment t'as su Jazz ?

Jasper soupira doucement et je relevai les yeux, nos regards se croisèrent.

- Tu lui ressembles Bella,. Tu lui ressembles beaucoup. Les yeux, le sourire, les manières. Je m'en suis rendu compte y a pas si longtemps, quand James et Jacob sont venus à l'entraînement, la première fois. Tu étais venue me voir, bras dessus, bras dessous avec Emmett et j'ai vu à quel point vous vous ressembliez. Ça m'a frappé. Une fois que j'ai eu des doutes, je t'ai d'avantage observé. La manière dont tu le regardes, dont tu rigoles en l'entendant rigoler, tout ça.. J'aurais pu croire que t'étais tout simplement amoureuse de lui, mais quand je te vois avec Edward, je me dis que c'est pas possible, et puis tu lui ressembles trop. Je crois qu'Alice a les mêmes soupçons que moi, mais elle ne m'en parle pas et je ne lui en ai pas parlé non plus. Si elle ne se doute de rien, je lui mettrais la puce à l'oreille et ça ne m'intéresse en rien.

Il s'arrêta de parler et je plongeai une nouvelle fois mes yeux dans les siens.

- Tu ne comptes rien lui dire ? Le questionnai-je.

- Non.. Tu ne comptes pas lui dire toi ?

- Je ne sais pas.. Je ne pense pas. J'ai peur de gâcher ce que j'ai, de le perdre et de perdre ce lien d'amitié que nous avons. Je ne veux pas lui faire du mal sur quelque chose dont il ne se doute pas. Il a tant d'amour pour sa mère, soufflai-je.

- A propos de ça, je sais que tu es la fille de Renée..

- Comment tu sais ça ?

- Parce que tu te crispes quand on en parle, imperceptiblement. Mais c'est pas ce que je voulais dire.. Comment.. Comment elle en est arrivée là ? A t'abandonner ? Tu le sais ?

- Oui.. Je.. Elle a trompée Charlie, et est tombée enceinte de moi. Après elle s'est débarrassée du problème, c'est-à-dire moi, sans savoir qui était mon père. Elle m'a laissé à l'orphelinat quatre heures après qu'elle est accouchée de moi. Ça n'a pas du être très dur pour elle.. Je ne valais rien à ses yeux..

J'étais maintenant au bord des larmes et Jasper caressa ma joue d'un geste tendre.

- Tu ne sais pas qui est ton père .. ?

- Aucune idée. D'un sens j'aimerai que ce soit Charlie, mais d'un autre non.

- Pourquoi ?

- Pour que mon abandon est servi à quelque chose, que je sois vraiment cette erreur et que je comprenne un minimum son geste..

- Son geste est incompréhensible Bella, dans les deux cas. Elle n'avait pas à faire ça, me souffla Jasper.

Il fit le tour du bar et me prit dans ses bras. Alors que ma tête se calait dans son cou, je laissai couler quelques larmes. Il me berça doucement et je fus contente d'être dans ses bras. Jasper avait cette odeur rassurante que j'appréciais tant. Il s'éloigna de moi et embrassa simplement mon front. Mon téléphone vibra. Un sms d'Emmett.

« Tu viens avec nous au bar ce soir ? »

- Vous allez au bar ce soir ? Demandai-je à Jasper.

- Ouais, on a gagné, 27 à 21. Donc du coup on s'y retrouve tous. Pour cet après-midi, j'ai donné l'excuse que t'étais pas bien et que t'as préféré rentrer devant les autres, révéla-t-il.

J'hochai la tête et pianotai une réponse :

« Ouais, je viens. »

-C'est moi qui t'emmène, me dit Jazz. Je vais dire à Edward de prendre Alice et toi tu viens avec moi. Je vais chercher mes affaires, je les ai laissées dans la salle de bain. Mets tes chaussures.

Il s'en alla et je m'exécutai rapidement. Je me remaquillai et me recoiffai vite fait. Jasper mit sa veste et nous sortîmes. Je fermai l'appartement derrière nous et nous descendîmes rapidement les escaliers. La pluie avait cessé, et le soleil réapparaissait doucement, amenant avec lui un délicieux arc en ciel. Arrivés sur le trottoir, je me tournai vers Jasper.

- Tu es venu en moto ? Demandai-je.

- Yep' et d'ailleurs j'ai qu'un casque. On va passer en vitesse chez moi pour prendre le deuxième. Ça te dérange pas ?

- Hum.. Nan, avouai-je dans un haussement d'épaule.

- Dans ce cas, mets le mien en attendant, dit-il en me tendant le casque.

Je le mis tandis qu'il enfourchait sa moto. Je pris place à mon tour. Ce n'était pas la première fois que je montais derrière Jazz en moto, mais à chaque fois, j'hésitais à entourer mes bras autour de sa taille.

- Accroches toi Princesse, dit-il en se tournant légèrement vers moi.

J'obéis et entourai sa taille de mes bras. Je relevai la tête et aperçus la vieille Jenkis en train de nous reluquer depuis son appartement. Je rougis, avec Emmett ce matin, et là la position que j'avais, elle allait se faire de fausses idées. Je secouai légèrement ma tête pour oublier ces pensées. Jasper démarra et nous prîmes la route rapidement. Il nous emmena dans le quartier nord de Forks et s'arrêta devant une grande maison blanche.

- Tu veux entrer cinq minutes ? Me demanda Jasper en descendant de la moto.

J'haussai les épaules, ne voulant pas déranger non plus.

- T'en as pour longtemps ?

- Non, mais viens, entre.

Je descendis à mon tour et Jasper mit la béquille. Il attrapa ma main et ensemble nous remontâmes l'allée. Jasper m'ouvrit la porte et j'entrai dans la grande maison. Tout était de couleur beige, des poutres en bois étaient apparentes au plafond. Ça avait un petit côté ranch, j'aimais bien ça. Une magnifique femme blonde arriva et pendant un instant, je crus que c'était Rosalie.

- Isabella, je te présente ma mère, Stella. Maman, voici Bella, l'amie dont je t'ai parlé, indiqua Jasper, nous montrant chacune notre tour de la main.

- Enchantée Madame Hale, souris-je.

- Moi de même, mais appelle moi Stella. Les jumeaux m'ont tellement parlé de toi, me dit-elle. Laisse moi t'offrir un jus de fruit.

- Nous ne restons pas longtemps Maman, on doit rejoindre les autres, répliqua Jasper.

- Ce sera donc un jus de fruits express, insista-t-elle.

Elle posa sa main dans mon dos et m'invita à entrer dans la cuisine. Il y avait un bar en bois ciré, magnifique.

- Il semblerait que même Rosalie t'adore, ce qui est déjà un exploit en soit. Jasper aussi m'a parlé de toi, sans parler de la petite Alice et Emmett, enfin tout le monde quand on y réfléchit.

Je rougis et elle me donna un verre de jus d'orange en souriant chaleureusement. Tout en buvant, je la détaillai discrètement. Elle était assez grande, elle avait de grand cheveux blonds qui lui tombaient en une cascade ondulée dans le dos. Ces yeux étaient de la même couleurs de ceux de Jasper.

- Tu .. Tu me fais penser à quelqu'un, me dit-elle.

Dangereux..

- Ah oui ?

- Oui, mais je ne sais plus qui. Ah, je déteste ça. Ne pas savoir, c'est si désagréable. Quoi qu'il en soit, tu es magnifique Bella, me sourit-elle.

- Merci Madame.. Madame Stella.. Stella, bégayai-je en rougissant.

Elle rigola doucement.

-Tu es adorable.

Jasper revint à cet instant et me tendit un casque noir.

- Voilà Princesse, on y va ! Sourit-il.

Je finis mon jus de fruits rapidement.

- Jazz mon chéri, tu fais attention sur la route. Il a plu, c'est encore glissant.

- Maman, dit Jasper.

- Je sais.. Tu sais conduire.. Mais fais tout de même attention, sourit gentiment Stella.

Jasper embrassa le front de sa mère et sortit de la maison. Je me tournai vers la mère de mon ami.

- J'espère te revoir, tu es la bienvenue ici, me dit-elle.

- Merci Stella, et bien, à bientôt peut être, lui répondis-je.

Elle me raccompagna jusque sur le perron et je descendis les quelques marches avant de rejoindre Jasper. Je mis mon casque et enfourchai la moto avant d'entourer la taille de Jasper. La mère de celui-ci nous adressa un sourire et un signe de main, et Jasper démarra. Une fois sa maison hors de vue, il prit de la vitesse. J'adorais ça ! Bizarrement, j'avais une confiance aveugle en Jasper. Sur la route je réfléchis tranquillement et me rendis compte qu'il m'avait sauvé la vie deux fois en un mois. La première fois avec Mike, et tout à l'heure, car au fond de moi je savais que j'aurais glissé délibérément.

Je resserrai ma prise sur sa taille comme pour me réconforter que j'étais vraiment là. Après quelques minutes de route supplémentaires, Jasper se gara dans la petite ruelle près du bar. Je descendis rapidement, lui ensuite. Je retirai le casque et ris gentiment en voyant la coupe de Jasper. Il se passa une main dans les cheveux de manière théâtrale et me souris simplement.

- Allez viens Princesse ! Dit-il.

Il allait pousser la porte quand ..

- Jazz, soufflai-je.

Une dernière question me brûlait les lèvres..

- Oui ? Demanda-t-il en se tournant vers moi.

- Pourquoi.. Pourquoi tu ne dis rien à Emmett ou aux autres ?

Il me regarda intensément avant de me répondre :

- Alessandro Manzoni a dit un jour: « Un des plus grands bonheurs de cette vie, c'est l'amitié ; et l'un des bonheurs de l'amitié, c'est d'avoir à qui confier un secret. » Bella, je suis ton ami et en tant que tel je veux que ta vie à toi aussi soit pleine de bonheur, c'est aussi simple que ça.

Les larmes tombèrent sur mes joues avant que je n'ai pu faire quoi que ce soit.

- Ooh pleure pas ma chérie, me dit-il.

Il me prit dans ses bras et j'inspirai son odeur.

- T'es tellement… T'es quelqu'un de bien Jazz et .. Je me demande ce que j'ai fait pour avoir un ami comme toi..

Il s'éloigna un peu de moi, une main sur ma joue et l'autre sur ma nuque.

- Et moi je me demande comment ça se fait qu'une fille aussi géniale que toi ne se soit pas fait des amis avant. T'es quelqu'un de super, okay ? Me chuchota-t-il.

J'hochai doucement la tête et il balaya les larmes de mes joues avant d'embrasser mon front. Il me prit ensuite la main et nous entrâmes dans le bar. Il y avait pas mal de monde, fêtant la victoire de nos joueurs. La musique était bonne et quelques uns dansaient en rythme. La première que je vis fut Alice. Elle s'avança sans un mot vers nous et me prit dans ses bras dans un geste tendre et réconfortant. Bizarrement, je ne fus pas surprise, repensant aux paroles de Jasper un peu plus tôt. Elle s'éloigna de moi et m'adressa un petit sourire. Je lui rendis et après elle prit la main de Jasper.

- Où sont les autres ? Demandai-je à Alice.

Elle désigna le bar de la tête et je leur adressai un sourire avant de m'y diriger. Irina était au bar, près d'Edward. Celui-ci sirotait son verre, sans plus. J'allai vers lui mais Emmett m'interpella avant.

- Hey Princesse, ça va mieux ? Me dit-il en m'attrapant par la taille.

Il me ramena près de lui et je me retrouvai sur un tabouret à côté de Rosalie. Cette dernière me sourit.

- Tu vas mieux ?

- Oui merci, ça va, dis-je.

- On a gagné, m'informa Emmett. Dommage que tu ne sois pas venue, ma mère était là, et j'aurais voulu te la présenter.

J'essayai d'afficher un sourire, mais je ne sus pas si c'était une réussite ou non.

- Je.. Je vais avec Edward, soufflai-je.

- Vas-y, me répondit Rosalie. Il est avec l'autre.

- J'ai vu, sa fausse blondeur m'a éblouit depuis la rue, me moquai-je.

Elle sourit malicieusement et je me dirigeai vers Edward. Irina était apparemment en train de lui parler :

- … pense que tu fais une erreur Edward. Tu devrais revoir tes options, c'est pas comme si tu n'avais pas le choix. À la minute où tu la lâchera tout le monde se bousculera devant chez toi. D'ailleurs avant de faire ça, envois moi un sms.

Je rigolai franchement et passai un bras sur le dos d'Edward. Il tourna la tête vers moi et me sourit. Je l'embrassai tendrement et en m'éloignant, regardai Irina.

- Oh tu peux continuer à parler, tu auras la même attention.. A peu près aucune quoi, dis-je dans un haussement d'épaule.

- Parce que tu crois qu'on fait attention à toi l'orpheline !

- Pas spécialement mais disons que j'arrive à reconnaître quand je saoule quelqu'un.

Je baillai théâtralement et lui dis :

- Je baille, t'as vu ? C'est un signe démonstratif que tu me saoules, alors stop.

- Arrête de croire que t'es plus maligne que moi l'orpheline. On verra bien qui rira la dernière de celle qui a rigolé en premier, cracha-t-elle.

Edward rigola doucement.

-Je pense que tu devrais y aller Irina, dit-il.

Elle le regarda, outrée.

- Okay, mais pense à ce que je t'ai dit mon cœur, dit-elle avant de déposer un baiser sur sa joue.

Elle s'en alla en me frôlant et je lui fis un léger croche pied, qui la fit atterrir sur Jessica.

- Hey, Irina, tu devrais aller donner ton cul à la science. Je suis sûre qu'il serait heureux de trouver quelqu'un avec un si petit Q.I, lui dis-je.

Elle ragea et commença à crier mais je me tournai vers Edward, sans plus y faire attention.

- Ça va, toi ? Me demanda-t-il en caressant ma joue.

- On peut aller en parler dehors ?

- Ouais attends.. Santiago !

Le barman arriva à notre hauteur.

- Tu mettras deux verres de Coca s'il te plait !

- Tout de suite !

Quelques minutes après nous passâmes la porte du bar avec nos boissons. Il faisait frais dehors et comme la fois précédente, Edward retira sa veste pour me la passer sur les épaules.

- Merci, soufflai-je en réajustant le vêtement.

- De rien mon amour.

Je lui pris la main et ensemble nous nous dirigeâmes vers les balançoires. J'en pris une tandis qu'Edward prenait l'autre, et nous nous balançâmes en rythme, doucement. Au bout de quelques minutes je lui dit :

- Je n'avais aucun soupçon sur Jasper. J'ai bien peur que mon secret soit trop visible.

Il se tourna vers moi et je le regardai aussi.

- Ce n'est pas visible Bella. Enfin si, une fois que tu connais la vérité, mais moi je n'en savais rien et pourtant je t'observais beaucoup.

Je souris à sa remarque.

- Je t'observais beaucoup aussi, lui avouai-je.

Il me fit son sourire en coin et observa le ciel un instant.

- Ce qu'il faut que tu saches, c'est que Jasper a toujours eu un espèce de don pour cerner les gens, à sentir ce qui ne va pas, depuis toujours. C'est comme de l'empathie, c'est Jasper quoi..

- Jasper est vraiment quelqu'un de bien, murmurai-je. J'ai rencontré sa mère tout à l'heure.

- Ah, Stella, c'est quelqu'un de bien aussi, rajouta Edward.

- Je sais maintenant d'où Rosalie tient toute cette beauté.

Edward me sourit, se leva et se mit en face de moi. Instinctivement je posai mes mains sur ses hanches et il prit mon visage en coupe.

- C'est vrai que Rose est belle. Mais tu veux que je te dise qui est vraiment magnifique ? Souffla-t-il.

- Nan qui ? Demandai-je en souriant.

- C'est toi, ma Princesse préférée, dit-il en souriant.

Je fixai l'émeraude de ses yeux, et aucune vision n'égalait celle-ci. Edward m'embrassa tendrement et je souris en répondant à son baiser. Quand je m'éloignai à bout de souffle, je lui dis :

- Au fait, j'ai ta bague.

Il prit ma main droite et regarda l'anneau d'argent se trouvant sur l'un de mes doigts.

- Gardes là pour le moment, elle te va très bien, dit-il en la touchant du bout des doigts.

Je lui souris et il commença à me chanter:

[ Heartless Justin Nozuka ]

Promise not to leave her, Said I'd never disappear

She knows I'll come back someday

Crying in the bathroom as the mirror disappears

Holding onto faded moments

Oh Mamma - I think I did it again-

I got lost in the Wind again

Oh Mamma - I think I did it again-

I got lost in the Wind again

Oh I'll never leave You Heartless, Heartless

Never leave You standing in the Darkness, the Darkness

Oh no Darling, I Promise, I Promise

I'll never gonna leave You Heartless, Heartless

Ooho…

Never gonna leave me, Said she'd always be right here

Even when she's farthest away

Underneath you're worry girl, the reason's always clear

Hold onto this favorites moments

Mamma - I think I did it again-

I got lost in the Wind again

Oh Mamma - I think I did it again-

I got lost in the Wind again

No I'll never leave You Heartless, Heartless

Never leave you standing in the Darkness, The Darkness

Oh Darling no I Promise, I promise

I'll never gonna leave You Heartless, Heartless

Oh You know I'll never gonna let You down, down

Oh You know I'll never gonna let You down, down, down

Oooh… Down, down, down

No, I'll never leave You Heartless, Heartless

Never leave You standing in the Darkness, The Darkness

I'll never, I'll never

I'll never gonna Darling no ...

Darling, Oh I Promise, Oh I promise

I won't ever let you down

Heartless, Heartless

You know...

Heartless, Heartless

You know, you know I'll never gonna leave you

One million miles away, I'll still find you, I'll still find you, yeah

One million miles away, I'll still find you, I'll still find you, yeah

One million miles away, I'll still find you, I'll still find you, yeah

Edward était si beau, éclairé légèrement par la lune. C'était dans ces moments là que je prenais réellement conscience de l'étendue de mes sentiments. Je ne voulais jamais être séparé de lui. Il était mon tout, mon âme sœur. Il y avait encore six semaines de ça, je me serais moquer d'une fille me tenant ce genre de discours, mais là tout était différent. J'étais la fille, et Edward était l'âme sœur. Tout était bien réel.

Il me fixa silencieusement et je l'embrassai comme jamais. Essayant de faire passer dans ce contact tout l'amour que je pouvais éprouver pour lui. Mais ma condition humaine me rappela à l'ordre trop tôt à mon goût et je dus m'éloigner, haletante. Je relevai les yeux vers lui et n'attendis pas plus longtemps pour le ré-embrasser. Je passai ma main dans ses cheveux tandis que lui caressait ma joue. Mais j'en voulais plus..

- Edward, dis-je en m'éloignant.

- Oui ? Demanda-t-il haletant.

- Et.. Et si on allait chez moi ? Bégayai-je.

Bien sûr, ces paroles furent accompagnées de rougissement..

- Bella..

- Quoi ? Je.. Je ne suis pas..

- Je ne veux pas que tu te sentes obliger à quoi que ce soit. Okay ? Nous deux ça a été vite, et je t'aime, je t'assure que je t'aime plus que tout au monde désormais. Mais je ne veux pas qu'on soit obligé de se précipiter ici aussi, tu comprends ?

- Tu ne veux donc pas ? Demandai-je, presque vexée.

- Je ne veux pas que tu fasses quelque chose par obligation, que tu te sente contrainte à tenir la cadence et que tu le regrettes par la suite, corrigea-t-il.

- Edward, je ne me sens obligée à rien du tout. Je.. Je t'aime tellement. Je ne vois pas pourquoi je me forcerai à attendre alors que je suis déjà sûre des sentiments que j'éprouve pour toi. J'ai confiance en toi. Je t'aime réellement et je veux aller plus loin. Je veux te prouver que je t'aime différemment qu'avec des mots, plaidai-je.

Il me scruta un instant et je sus que j'avais presque gagné.

- Je t'aime et je pense que c'est tout ce qui compte. Le temps passé en couple ne compte pas pour moi. C'est ce que je ressens lorsque je suis avec toi, ce que je ressens pour toi qui compte, le reste je m'en moque, finis-je.

Une fois que j'eus terminé ma phrase, je regardai Edward avec appréhension, mais essayant de faire passer tout l'amour que j'avais pour lui à travers mes yeux. Et à peine eus-je croisé ses yeux verts qu'il m'embrassa, avec passion. Je gémis doucement contre ses lèvres, puis il mit fin au baiser. Son regard n'était qu'amour et désir. Rapidement, il m'aida à me relever, prit les verres de soda et ensemble nous retournâmes au bar. Nous traversâmes la foule avec urgence presque et il déposa les verres vides, tout en payant. Au moment de ressortir, nous vîmes Alice, près de l'entrée et Edward lui dit :

- Je ramène Bella, dis à Jasper qu'il te ramène chez toi ! Bonne soirée chérie !

Nous sortîmes et j'en profitai pour voler un baiser à Edward.

- Je.. Je conduis, dis-je.

- Pourquoi ?

- Je conduis mieux que toi, souris-je.

Il parut outré et sortis les clés de sa poche avec un air de défi.

- Je demande à voir, dit-il en les laissant choir dans ma paume.

Je l'embrassai en souriant et allai en courant doucement jusqu'à la Volvo. Une fois qu'Edward fut attaché, je démarrai rapidement. La route était presque déserte, un vrai bonheur ! Je conduisis vite, très vite, mais Edward ne fit aucune remarque. Quand j'arrivai en bas de mon bâtiment je freinai méchamment et nous garai parfaitement entre deux voitures.

- Waouw, où t'as appris à conduire comme ça ? Demanda Edward.

- Jacob, répondis-je simplement en sortant de voiture.

Je fis le tour de la voiture et quand nous nous rejoignîmes, Edward reprit ses clés alors que je posai tendrement mes lèvres sur les siennes. Il approfondit notre baiser et sa langue vint danser avec la mienne. Je gémis doucement et crochetai mes bras à sa nuque, tandis que lui m'encerclait de ses bras forts autour de ma taille. Ses mains descendirent sur mes fesses, qu'il palpa avec envie, ce qui me fit encore augmenter mon désir pour lui. Tout d'un coup, il me souleva et j'enroulai mes jambes autour de sa taille. Il se mit alors à marcher sans rompre notre baiser et monta les escaliers. Quelques marches plus haut nous croisâmes.. Madame Jenkis avec son sac poubelle. Ma réputation était définitivement foutue..

Edward continua à grimper les escaliers, et arrivés devant mon appartement, il me plaqua contre la porte. Ses mains allèrent fouiller dans mes poches, et il en sortit mes clés. Cependant il eut quelques difficultés de concentration et donc je l'aidai à mettre la clé dans la serrure. Une fois à l'intérieur, il me posa à terre et j'enlevai rapidement mes converses. Il enleva lui aussi ses chaussures avec empressement et les balança près des miennes. Je m'approchai ensuite de lui.

- Je t'aime Edward, soufflai-je.

- Moi aussi Princesse, dit-il.

Je l'embrassai alors passionnément. C'était tout ce que je voulais savoir. Sans attendre plus, j'enlevai sa veste, tout en lui caressant ses bras, et la mienne, qui tombèrent au sol. Tout en continuant le baiser qui devenait de plus enflammé, mes mains s'aventurèrent sous son t-shirt. Toucher tous ses muscles à même la peau, les sentant réagir à mon toucher, c'était tout simplement divin. Et au vu des gémissement qui sortirent de sa poitrine, ça devait plaire à Edward. Ses mains n'étaient pas en reste et exploraient mon corps autant que les miennes. Je rompis ensuite notre baiser pour lui enlever son vêtement. J'en profitai pour l'observer. Il était vraiment très beau.

Lentement, nos yeux ancrés l'un dans l'autre, il m'emmena jusqu'à ma chambre. Une fois à l'intérieur de celle-ci, Edward me fit doucement tomber sur le lit. Il resta quelques minutes, debout au pied du lit, ses yeux gourmands balayant mon corps. Je pus ainsi admirer son torse parfait. Edward avait un hale doré merveilleux. Ses abdos étaient parfaitement dessinés et ses bras étaient superbement musclés. Il vint ensuite, tel un prédateur, sur le lit, afin de se retrouver au-dessus de moi.

Il posa ses lèvres sur les miennes lentement et nous entraîna dans un baiser sensuel. Puis sa bouche partit à l'exploration de mon cou tandis que ma main s'aventura dans ses cheveux parfaitement désordonnés. Ses mains se mirent à me caresser, et j'eus l'impression qu'elles étaient partout sur moi. Elles atteignirent le bas de mon haut, le soulevèrent pour enfin frôler ma peau. Je me redressai un peu afin qu'il puisse me l'enleve complètement. Il caressa mon ventre et mes mains se délectaient de la douceur de ses épaules. Quand il arriva à la bordure de mon soutien-gorge, son regard croisa le mien, demandant l'autorisation. J'hochai la tête, et il vint délicatement enlever les bretelles, puis une de ses mains passa sous moi, pour le décrocher. Une fois ma poitrine à nue, Edward la cajola longuement, jouant un à un avec mes seins, tantôt avec sa bouche, tantôt avec ses mains. Je gémis sous ses divines caresses.

Il commença à déboutonner mon jeans et me l'enleva doucement, frôlant de ses mains mes jambes fraîchement dénudées. J'inversai nos positions, et pris place sur ses cuisses. Je caressai lentement son torse et arrivai à la bordure de son vêtement. Je déboutonnai ensuite à mon tour son jeans. Une fois en boxer, je remarquai sans mal qu'il me désirait aussi, même si je l'avais déjà senti depuis un moment. Il nous fit encore une fois basculer et passa les doigts sur l'élastique de mon string, non sans m'avoir silencieusement demander la permission avant. Doucement, il fit disparaître le vêtement, me laissant nue sous ses yeux.

- Tu es magnifique, souffla-t-il.

Je me sentis rougir, par ses paroles, mais aussi dû à son regard gourmand qui détaillait avec envie mon corps. Ses yeux s'attardèrent un moment au niveau de ma cuisse, et ses doigts vinrent caresser délicatement cet endroit. Mon tatouage. Il releva son regard jusqu'à mon visage, me sourit, et m'embrassa à nouveau. Alors, à cet instant, j'enlevai la dernière barrière de tissu nous séparant, libérant son désir pour moi. Je ne pus m'empêcher de constater que sa virilité était proéminente. Il se rallongea sur moi, m'embrasse passionnément, me faisant gémir dans sa bouche, tandis que sa main entrait en contact avec mon intimité. Je ressentis un millier de décharges électriques alors que ses doigts caressaient mon clitoris sensuellement. La boule de désir qui consumait mon bas-ventre augmenta alors que je poussais un long gémissement. Edward continua sa douce torture et je cédai à une envie spontanée :

- Edward..

Il releva les yeux vers moi.

- S'il te plait, prends moi, soufflai-je.

Je le vis tripoter son jeans et en sortir un préservatif. Il le mit rapidement et se plaça entre mes cuisses.

- T'es.. T'es sûre que tu veux.. ?

- Certaine, chuchotai-je dans un sourire.

Il me sourit et doucement, poussa en moi. Ses mains et ses lèvres ne quittaient jamais ma peau. Cependant, je sentis au début une horrible douleur me déchirer le ventre alors qu'Edward s'était immobilisé, me laissant m'habituer à lui. Il recueillit les larmes que je n'avais pu retenir par de simples baisers. Il m'embrassa à nouveau alors qu'il se mouvait lentement en moi. La douleur disparut après quelques secondes, vite remplacée par de merveilleuses sensations. Edward m'embrassait toujours alors que je gémissais dans sa bouche. Nous bougions en rythme, et la boule de plaisir prit de l'ampleur à chaque mouvement.

- Bella, tu es tellement, tellement serrée, murmurait Edward.

Je gémis à nouveau. A ma demande, il accéléra ses mouvements et mes mains griffèrent son dos musclé. La boule se fit insupportable.

- Je t'aime Princesse, souffla Edward.

Sur ces mots, le plaisir me submergea et je sentis la boule de plaisir exploser m'envoyant mille et une sensations dans tout le corps. Edward ne mit pas longtemps à jouir lui aussi, déversant son plaisir dans le préservatif et se laissant tomber sur moi, en sueur et à bout de souffle. J'appréciai la sensation de le sentir tout contre moi ainsi. Je souris en pensant que pour la première fois, nous n'avions fait qu'un. Edward remonta doucement vers moi et m'embrassa tendrement. Il se débarrassa du préservatif et se leva.

- Ne t'en vas pas, soufflai-je.

- Je vais simplement fermer la porte d'entrée à clé mon cœur, me dit-il.

Il se leva et une fois que la porte fut fermée, il revint se blottir sur le lit avec moi. Je posai ma tête sur son torse et entrecroisai nos jambes tandis je caressais son torse du bout des doigts, tout sourire, simplement heureuse.

- Bonne nuit mon amour, dit-il.

- Bonne nuit, répondis-je en un murmure.

Les minutes passèrent et alors que j'étais sur le point de m'endormir, je me rappelai..

- Bébé ? Chuchotai-je.

- Oui ?

- Je t'aime aussi..

C'est sur ces paroles que je tombai dans les bras de Morphée..

[…]

( Le lundi suivant.. )

Je parlai avec Rosalie à la cantine de tout et de rien, pendant que les garçons parlaient basket et qu'Alice finissait son devoir de maths.

- Tu viens avec moi, je vais me chercher une bouteille de soda ? Demandai-je à Rose.

- Ouais !

Nous nous levâmes et traversâmes le réfectoire en papotant tranquillement. J'adorais Rosalie, elle était vraiment super. J'arrivai au buffet et pris la petite bouteille que je voulais. Enfin, j'allais la prendre quand elle me passa sous le nez.

Irina..

- Heu, désolée, mais cette boisson est pour moi, dis-je en essayant de rester calme.

- Je ne vois pas en quoi elle t'appartient, je l'ai prise d'abord, non ? Donc elle est à moi.

- Irina, s'il te plait..

- Je n'ai aucune pitié pour toi l'orpheline, aucune.

- Très bien..

Je lui pris la bouteille de soda des mains et elle grogna avant de me la reprendre.

- Tu manques cruellement d'éducation l'orpheline, cracha-t-elle.

- Et toi d'intelligence, blondasse ! Sans vouloir te vexer Rosalie..

- Je ne me sens pas visée, affirma celle-ci l'air de rien, m'attendant simplement.

Je repris la bouteille et Irina la prit en même temps. Au bout de quelques minutes de bataille, j'allai laisser tomber quand la bouteille s'ouvrit sous la pression et toute la mousse dues aux secousses gicla sur Irina. Rosalie éclata de rire. Ça ameuta tous les regards sur nous, et toute la cafet' éclata de rire devant une Irina aspergée de soda. Je lui fis un sourire alors qu'elle était penchée en avant, s'égouttant, en me lançant un regard noir.

- Bon bin peut être que je vais prendre un jus de pomme en fin de compte, dis-je en haussant les épaules. T'en penses quoi Rose ?

- Bonne idée, me dit celle-ci. Je me demande pourquoi on y a pas pensé avant..

Je souris et pris le jus de pomme.

- Bon bin.. Tchouss Irina !

Je me tournai et partis avec Rosalie jusqu'à notre table. Cette dernière passa son bras autour de mes épaules et me dit :

- Tu sais que je te kiff ?

- La même Darling, la même, rigolai-je.

Nous éclatâmes de rire et prîmes place à notre table. Ma petite famille..


J'attends vos impressions..

Tout ça par reviews.. Je réponds à tout !

Bisous les amies et prenez soin de vous!

On se revoit prochainement et n'oubliez pas l'OS :)

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Bisous !

Lisaa..*