Après un grand retard, voilà le 7eme chapitre !
Toute la faute me revient parce que je n'ai pas eu le temps de corriger avant.. Vous savez ce concept qu'est l'école ? Oui ? Vous voyez ? Et ben c'est de sa faute :))
Bref, bonne lecture et puis n'oublions pas que Stephenie Meyer, une de mes grannnnnnndes amies est la maman de nos petits personnages mais que nous écrivons une histoire différente avec eux :D
Bisouilles :)
POV Bella -
Je me réveillai, lourde mais en forme. La morphine avait-elle entièrement disparue de mon organisme ? Lorsque j'ouvris les yeux, je vis Jared et Emmett en pleine discussion. Emmett était assis sur mon lit, et Jared debout. Je ne percevais pas bien ce qu'ils se racontaient mais c'était à propos de moi, c'était une certitude.
- Elle sera mieux avec moi, Jared. Elle va mieux s'en sortir, entendis-je Emmett plaider.
- J'en suis conscient, Emmett. Je regrette ce que j'ai pu faire pour lui faire du mal mais je l'aime. Je ne cesserais jamais de l'aimer, elle est et restera la femme de ma vie même si je sais que c'est trop tard, souffla Jared.
J'ouvris alors faiblement les yeux pour pouvoir regarder à traves mes cils le visage des deux hommes de ma vie.
- Si tu veux, tu pourras venir la voir, de temps en temps, histoire de garder contact avec elle.
- Non, non je ne pense pas que ce soit une bonne idée…
- C'est comme tu veux, la maison te reste ouverte, si tu veux la voir. Tu as fais partie de sa vie pendant un sacré bout de temps, et je sais que l'oublier te sera difficile...
- Je n'ai pas de maison, intervins-je enfin en ouvrant complètement les yeux.
- Si. Tu viens vivre avec moi, Bella.
Emmett me foudroya avec ses yeux d'ange gardien, mon cœur fit même un écart lorsque nos regards se croisèrent. Comment pouvais-je résister à cela ? Prendre cette décision était dure pour moi car je n'étais pas du tout sûre des sentiments d'Emmett pour ma petite personne. Soit j'allais vivre sur un bout de carton soit j'allais vivre dans une vraie maison et dormir dans un lit. Le choix était vite fait. Mais voulais-je vraiment vivre aux dépends d'une famille que je ne connaissais pas, à part Emmett et son père? Voulais-je vraiment passer mes journées auprès d'Emmett et faire comme si je ne ressentais rien ?
- Tu m'imposes ça comme ça, sans que je choisisse, Emmett. Je devrais peut-être te donner mon avis avant.
- Alors choisis, grogna-t-il sans baisser les yeux.
- Jared, tu peux nous laisser, s'il te plaît ? J'ai besoin de parler avec Emmett.
- Bien sûr, se contenta-t-il de dire. Adieu, Bella, sourit-il en appuyant sur la poignée de porte.
- Attends, pourquoi adieu ?
- Je pars de New York.
- D'accord. Prends soin de toi, Jared. Je suis heureuse de t'avoir connu, répondis-je sans vraiment me rendre compte que je ne le reverrais plus jamais.
- Pas plus que moi, dit-il avant de sortir de la pièce.
Je me retrouvais à présent seule avec Emmett. Je tapai sur le lit avec ma main, pour qu'il s'asseye à côté de moi, ce qu'il hésita à faire. Je pris une grande inspiration et débitai tout un flot de paroles :
- Écoute, il faut qu'on mette tout à plat Emmett, tout. Nous deux, nos sentiments... Tout. Si on veut avancer, on doit le faire.
Je savais bien que j'étais partie pour un monologue mais de là à ce que ce crétin me regarde sans bouger, j'étais tout de suite moins sûre de vouloir continuer.
- Je veux que tu sois franc et sincère avec moi, s'il te plaît, et que tu me répondes. J'en ai besoin. Pour pouvoir faire un choix.
Il ne daigna pas répondre et l'option du Je-me-tais-et-j'attends-de-voir frappa mon esprit de plein fouet.
- Regarde-moi dans les yeux, et dis-moi ce que tu ressens pour moi. Et pas par la pensée, je ne suis pas télépathe, ok ?
Il ne répondit toujours pas et cela commença vraiment à m'énerver.
- EMMETT ! hurlai-je alors.
- BELLA ! cria-t-il à son tour, ce qui me fit sursauter.
Il éclata ensuite de rire, ce qui déclencha chez moi un fou rire aussi.
- T'es malade, tu m'as fait peur ! réussis-je à dire entre deux éclats de rire.
- Je sais. Tu aurais vu ta tête, Bella !
- Tu n'as pas répondu, lâchai-je ensuite en retombant dans la déprime.
- Je suis sûr que tu sais ce que je ressens pour toi. Au fond de toi.
- Alors prouve-le-moi, affirmai-je en sondant son regard.
- Tu veux vraiment que je te le prouve ?
- Je t'en prie, souris-je.
- Jure-moi que tu ne t'es jamais droguée, et que tu ne t'es jamais prostituée avant.
- Emmett, je...
- Jared m'a tout dit, Bella. Et je peine à croire que ce qu'il m'a dit est vrai. Alors j'espère que c'est faux.
- Je ne peux pas... te dire... que c'est faux, paniquai-je en sentant un fossé se creuser entrer nous.
- D'accord. Au moins, tu es franche, c'est déjà ça. Ce que je m'apprête à faire, je le fais parce que c'est toi. Ferme les yeux.
Je m'exécutai bêtement à la tâche, fermant mes paupières lourdes, et attendant un geste de la part d'Emmett. Nos lèvres se touchèrent enfin, et je poussai un mini soupir de satisfaction. Il m'aimait. Ou du moins, je crois qu'il m'aime.
- Ce baiser, Bella, c'est pour te prouver mes sentiments envers toi et que ton passé est enfermé au plus profond de toi, pour toujours, murmura-t-il en se décollant de moi.
- Je t'aime, fut la seule chose que je pus dire.
- Moi encore plus, Bella. Tu es la meilleure chose qui ait pu m'arriver. J'ai une question pour toi.
- Une question ?
- Oui, une question. Tu voudras y répondre ? Ce n'est rien de fâchant, je te rassure.
- Alors dépêche-toi avant que je ne change d'avis.
- Veux-tu venir vivre avec moi ? Ou préfères-tu aller dans ton carton avec ton gobelet en plastique, fit-il, s'empêchant de rire.
- Je pense que je vais venir vivre avec toi, souris-je.
- D'accord. Isabella, je suis honoré de vous accueillir chez moi, sourit-il en un geste théâtrale. Jared va déposer tes affaires ce soir à mon appartement et Rosalie, ainsi qu'Edward et Jasper vont te préparer une petite fête en ton honneur lorsque tu sortiras enfin d'ici. Cela te plaît-il ? continua-t-il sur le même ton.
- Non ! Non, non, non... je dois aller chercher mes affaires toute seule et je ne veux pas de fête, priai-je.
- Jared part ce soir, il est donc obligé de déposer tes affaires là-bas. Et pour ce qui est de la fête, tu en es sûre ?
- Non tu ne comprends pas, il faut que j'aille chercher mes affaires toute seule, maintenant, m'empressai-je de dire en me levant. Et pour la fête, je suis sûre !
- Bella, tu n'as pas le droit de sortir. Tu dois rester encore deux jours ici !
- Non ! Je dois aller chercher mes affaires ! Emmett, s'il te plait !
- Je t'accompagne alors.
- Merci, soufflai-je avant de me pencher pour l'embrasser.
Nos lèvres fusionnèrent à nouveau, pour mon plus grand plaisir. J'étais tellement soulagée que nos sentiments soient réciproques. Je me levai délicatement, avec l'aide d'Emmett et me dirigeai vers la penderie.
- Attends, je t'ai amené des vêtements propres, dit-il en se levant pour aller les chercher.
- Ca fait mal, couinai-je ensuite en tenant mon flanc.
- Ce n'est pas prudent, Bella. Je vais appeler mon père, il va te faire un pansement qui te permettra d'avoir moins mal, d'accord. Va t'habiller, je reviens.
Il déposa un baiser sur mon front et je filai à la salle de bains. A ma sortie, Carlisle était debout prêt d'Emmett, sa sacoche à la main.
- Assieds-toi, Bella. Comment te sens-tu ?
- Ca va, ca pince un peu, c'est tout.
- Installe-toi, je vais te nettoyer la plaie et te mettre un pansement plus adapté pour marcher. Alors, tu vas vivre avec Emmett à ce que j'ai entendu ? Désolé si ça te gêne que je me mêle de ça, mais je suis tellement content pour vous deux.
- Euh oui...
- Désolé.
Il ouvrit un paquet de compresse, aspergea une d'entre elles de solution désinfectante et l'appliqua sur mon flanc. C'était super froid, et pas très agréable. Emmett rigola à ma grimace, et Carlisle continua ses soins. Il appliqua à nouveau une compresse avec désinfectant puis appliqua un sparadrap par dessus et banda le tour de ma taille.
- Ça y est. Fais bien attention de ne pas faire de mouvements trop brusques, Bella, bien que ta plaie commence à cicatriser.
- Je ne devrais plus revenir, hein ?
- Je passerais tout les jours chez Emmett, si tu préfères ne pas revenir ici. Je vais chercher le formulaire de sortie.
- Attendez, soufflai-je tout bas pour qu'Emmett n'entende pas. Emmett, j'aimerais bien parler avec ton père deux minutes, lui souris-je.
- Bien sûr, je t'attends dans le couloir, princesse.
Emmett embrassa mon front encore une fois et sortis de la pièce. Une fois certaine qu'il était sorti, je m'adressais à Carlisle :
- Est-ce que vous pourriez retenir Emmett le temps que je puisse m'enfuire? tentai-je.
- Où veux-tu t'enfuir Bella ? Pourquoi tu ferais cela, enfin. Il te propose une nouvelle vie !
- Non ce n'est pas pour ça. C'est juste que j'ai des trucs à récupérer et des trucs à jeter et je ne veux pas qu'il voit ce qui ponctuait mon ancienne vie, dis-je honteuse.
- Il restera en dehors de l'appartement si tu le lui demandes. Pas besoin de fuir Emmett. C'est un garçon génial. Il fera tout ce que tu lui demanderas, ne t'en fais pas.
- Pitié, insistai-je en sachant très bien qu'il me fallait passer par le club, le fournisseur et chez moi.
- Très bien, céda-t-il. Je vais essayer, mais je ne te promets rien. Fais mine d'aller aux toilettes, moi j'emmène Emmett faire les papiers de sortie en lui faisant croire que tu arrives.
- Merci beaucoup...
- De rien.
Nous sortîmes de la chambre et Emmett me prit la main pour aller au secrétariat.
- Emmett, je vais aux toilettes, je reviens.
- Je te rejoins, sourit-il sans se douter de quoi que ce soit.
- A tout de suite.
Je l'embrassai et fis mine de me diriger vers les toilettes. Une fois Emmett hors de mon champ de vision, je me dirigeai vers la sortie de l'hôpital. A peine dehors, je hélai un taxi et m'engouffrai dans le premier qui passait.
- Le Headquarters gentlemen's club s'il vous plait, dis-je au chauffeur.
Il ne répondit pas et s'activa à passer la première vitesse avant de s'engager dans les rues environnantes du Coney Island Hospital. Le taxi se mit en route en direction du club, et je fus arrivée là-bas en une demi-heure. Je passai par l'entrée des employés et allai directement aux casiers.
- Isa ! Ça fait longtemps ! me héla une voix que je n'avais vraiment pas envie d'entendre.
- Salut. Je suis juste de passage, je ne reste pas.
- Comment ça tu ne restes pas ? Je te rappelle que tu as tous tes clients à rattraper.
- Écoute, si je suis venu, c'est pour te dire que je ne reviendrai pas. J'arrête.
- Très drôle !
- Je ne déconne pas.
- Tu restes ici, ton contrat n'est pas terminé !
- Non. Je pars m'installer à Manhattan loin de tout ça.
- Alors je n'ai pas d'autres choix que de te trainer au tribunal. Tu étais au courant que ce contrat était incassable, Isa.
- Je peux toujours porter plainte pour mauvais traitements. Je viens de passer une semaine à l'hôpital à cause d'un de tes clients à la con ! Soit tu me laisses partir et tout va bien pour nous deux soit tu m'en empêches et je te balance aux flics pour mauvais traitements.
- Isa aurait-elle rencontré quelqu'un ? sourit-il malicieusement
- Exactement. Fiche-moi la paix maintenant.
Je ne lui laissai pas le temps de répondre et m'échappai avec mon sac sur le dos. Retournant dans une des grandes rues de New York, je hélai un nouveau taxi afin de m'emmener chez mon fournisseur.
- Central Park, lâchai-je en me renfrognant.
- Bien mademoiselle. Vous avez l'air pressée, on dirait.
- Oui, pressée d'en finir.
Le conducteur sourit et me déposa devant la grande entrée de Central Park. Marco se trouvait souvent devant le grand lac, sous un coin d'ombre. Je n'eu pas de mal à le repérer, d'ailleurs. Je pris mes jambes à mon cou des que je le vis mais me rendis compte que si je ne le faisais pas maintenant, je ne le ferais jamais…
- Salut, Marco.
- Isabella, dit un ténor vraiment effrayant.
- Je romps notre contrat. J'ai décidé de me reprendre en main... C'est fini.
- Tu décroches ?
- Ouais.
- Tu sais que ce n'est pas maintenant que tu vas le ressentir, hein ? Bientôt ta vie sera un enfer et tu vas revenir acheter ta dose…
- Arrête. Je vais bien, Marco. J'ai décroché, c'est bon.
- Tututut, tu le sais et c'est pour ça que tu te mens.
- Arrête bordel ! Je te souhaite une bonne continuation dans tes magouilles.
- A Dans 1 mois, dit-il avant de poser ses lèvres charnues sur mon front.
- Lâche-moi, espèce de porc ! A jamais !
Je partis en courant et les paroles de Carlisle me revinrent en tête 'pas de mouvements brusques'. Je ressentis une douleur dans le flanc, là où j'avais été blessée.
- Merde, merde, merde ! m'exclamai-je, récoltant par la même occasion tous les regards des passants.
Je me dirigeai calmement vers la sortie du parc et hélai un troisième et dernier taxi, direction mon ancien appartement. La lumière était encore allumée, Jared n'avait pas tout fini.
- Jared ! criai-je en lui sautant dans les bras.
- Bella, mais qu'est ce que ...
- J'ai encore quelques trucs de mon ... ancienne vie... que tu vois...
- Que tu veux faire disparaître avant qu'Emmett arrive ici.
- C'est ça ! m'écriai-je en le gratifiant de mon plus beau sourire.
- Tu es sûre que ça va ?
- Je suis amoureuse ! AMOUREUSE ! Tu te rends compte ! criai-je enfin en resautant dans ses bras.
- D'Emmett ?
- Non, de toi, crétin, soupirai-je.
- Je suis heureux pour toi, tu mérites d'être enfin heureuse.
Nous fûmes interrompus par Emmett, qui venait d'entrer dans la pièce.
- Bella ! Tu m'as fait une de ces peurs !
- Merde ! Jared, attire-le dehors, pitié tu sais ce qu'il y a dans mes affaires, pitié ! le suppliai-je en tirant sur sa chemise et en parlant très bas.
- Bella ? Tu es là ?
- Non, fit Jared, en s'avançant vers la porte d'entrée tandis que je restais dans la chambre, cachant tout mon passé. Il n'y a que moi. Pourquoi ? s'inquiéta faussement Jared.
- J'avais cru entendre une voix féminine. Enfin bref, tu ne sais pas où est Bella? Elle est partie sans me dire où elle allait.
- Je ne sais pas, je suis désolé.
- Pas grave, tu veux que je te paye un coup au café d'en face ? Ils font de très bons cafés. On aura qu'à attendre Bella là-bas. On la verra sûrement arriver.
- Euh ouais... OK !
- Cool. Allons-y.
La porte d'entrée se ferma et je pus enfin ranger mes affaires tranquillement et également en jeter. Je pris les petits sachets dans mes mains et me mis à les ouvrir au dessus de la cuvette des toilettes Tirant la chasse d'eau, je continuai à vider les sachets remplis de poudre blanche dans les toilettes, profitant de l'absence des garçons. Mon passé, au fur et à mesure, s'éloignait avec les sachets vidés dans les toilettes. La tâche terminé, je me mis à les compter et me dégoutai moi-même. Comment avais-je pu ? C'était incroyable. Et honteux.
J'avais quitté ma vie d'avant pour en avoir une meilleure et voila que j'étais tombée plus bas qu'avant mais Marco avait raison, c'était tentant.
Il me restait un seul sachet. Un seul sachet qui pouvait détruire ma nouvelle vie. J'étais tentée. Trop tentée. Rien qu'une dernière fois. Une dernière inspiration et ce serait fini. Je pensai à Emmett, et subitement je repris conscience du trajet que j'avais fait. Je pouvais m'en sortir. Mais si je devais dire adieu à mon ancienne vie, il fallait que je le fasse. Pour me dégouter à vie et pour ne plus recommencer.
'Ne cède pas'.
Ma bonne conscience était enfin intervenue.
'Il le faut, tu le sais' contra ma mauvaise conscience.
Je soufflai un bon coup, et m'installai sur la table basse. Faisant une ligne, je pris une des pailles du tiroir et inspirai toute la ligne.
'Ca y est, c'est fini, tu as enfin replongé pour de bon, Bella ' souffla ma mauvaise conscience, apparemment très heureuse.
' C'était la dernière, jette la maintenant' souffla ma bonne.
- Une dernière, soufflai-je pour moi.
'Jette-la !'
'Fais-en une dernière.'
- La dernière, insistai-je en commençant de pleurer.
Je me retraçai une ligne et l'aspirai par mon autre narine. A moitié dans le brouillard, je me levai et allai jeter le reste du sachet de poudre dans les WC. J'en avais fini de cette vie pourrie. Je sortis mes vêtements de strip-teaseuse de mon sac à dos et pris les ciseaux, les découpant en petits morceaux dans la cuvette des toilettes. Tout passait, et je fus soulagée de m'être enfin débarrassé de mon ancienne vie. J'allais tout pouvoir recommencer, repartir de zéro.
Mais soudain, un bruit se fit entendre. J'étais piégée.
Oh et merci pour les reviiiiiiiiews ! :D
Bisous
