Bonjour ! Me revoilà enfin avec un nouveau chapitre :) Par contre, je suis tombée en panne d'inspiration 3 chapitres plus loin .. Alors si dans vos prochaines reviews vous pourriez me laisser vos avis pour la suite pour me redonner de l'inspiration, j'en serais fort contente :D

virginie06 : J'ai toujours eu une vision d'un Damon adorable, alors j'essaie de garder ça dans l'histoire :) Et c'est là que ça bug, je ne sais pas trop jusqu'où je peux aller avec le père .

fandedelena : Totalement parfait même :) Merci, mes exams se sont assez bien passés :) Allez, voilà la suite tant attendue :)

Dans ce chapitre, Elena fait un dessin, je me l'imagine un peu comme sur cette image :

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Merci de continuer à me suivre, bonne lecture !

Chapitre 8

La soirée s'écoula lentement, se gravant dans le temps. L'heure fatidique du départ arriva et Elena retourna chez elle accompagné de Damon. Ils partirent à pieds, main dans la main. Ils marchèrent lentement pour retarder le moment de leur séparation. Cinquante mètre avant la maison, elle s'arrêta et demanda à Damon de repartir. Il fit quelques pas, et fit aussitôt demi-tour pour l'enlacer et l'embrasser tendrement. Elle s'accrocha à lui de toutes ses forces, Damon la tenant fermement. Elena dut se forcer à se détacher, et elle s'enfuit à toute allure chez elle pour ne pas affronter le regard de Damon qui la suppliait de rester auprès de lui. Elena franchit le seuil de sa maison avec une souffrance terrible qui lui craquelait le cœur en mille morceaux.

– Elena ? Étiez-vous à votre ''travail'' ? Interrogea Akito, la voix pleine de dégoût à la prononciation de ce mot.

– Oui, père. Je ne finis qu'à 22h. Voulez-vous que je vous donne mes horaires ?

– Oui. En me précisant le temps qu'il vous faut pour y aller et pour revenir.

– Le lundi, mardi, jeudi et vendredi, je travaille de 18h à 20h, ce qui me fera déjà 8h de travail. Ensuite, le mercredi, samedi et dimanche de 14h30 à 23h30. En tout, je travaillerais 27h par semaine. Et, Meredith propose que je dorme chez elle certains samedi soir pour éviter que je fasse trop de route, car il me faut une vingtaine de minutes minimum pour rentrer.

– Les horaires me semblent à peu près convenables. Cette fille, c'est celle chez qui vous avez dormi cette nuit ?

– Oui, père, prononça Elena en baissant la tête.

– J'y réfléchirais.

– Merci, père. Puis-je monter me coucher, la journée a été longue.

– Vous pouvez y aller. J'activerais les alarmes de ta chambre dans une quinzaine de minutes.

– D'accord, père.

Elena se retournât et se dirigea directement dans la salle de bain en cachant ses larmes de frustration qui lui montait aux yeux. Elle s'observa dans le miroir et les essuya d'un geste rageur de la main. Elle se brossa les dents et effaça les dernières traces de maquillage qui subsistait après sa soirée avec Damon. Elle enfila son pyjama, affreux, lui montant jusqu'au cou, la couvrant de la tête au pied comme l'habit d'une nonne. Elle fit son sac de cours et se plongea sous sa couette en position du chien de fusil. Son père vint lui souhaiter une bonne nuit en activant les alarmes. Elena s'endormit en pensant à Damon, à ses baisers et leurs discussions interminables.

De son côté, Damon tournait en rond chez lui. Il ne savait plus quoi faire. Elena emplissait toutes ses pensées. Il ne pouvait plus se passer d'elle, c'était une drogue. Il souffrait le martyre d'être loin d'elle. Il tournait encore et toujours, ne trouvant pas d'occupations qui lui permettraient de trop penser à celle qui avait kidnappé son cœur. Damon l'imaginait partout dans son esprit, il commençait à se dire qu'il devenait fou et partit se coucher. En se mettant sous sa couette, il ne put s'empêcher d'humer l'odeur d'Elena qui était encore sur l'oreiller. Il s'endormit en pensant à elle dans la robe qu'il lui avait acheté.

Le réveil sonna bien trop tôt au goût d'Elena. Elle ouvrit les yeux et la déception l'envahit quand elle remarqua qu'elle n'était pas dans la chambre de Damon. Les larmes coulèrent sur ses joues sans qu'elle s'en rende vraiment compte. Elle attendit patiemment que son père vienne désactiver les alarmes.

Elle ne voulait même plus aller en cours. Elle rêvait de pouvoir rejoindre Damon et oublier toute sa douleur. Elle se rassura en se répétant que l'on était mercredi et qu'elle allait pouvoir passer l'après-midi avec lui.

Son père arriva et désactiva les alarmes qui arrêtèrent leurs affreux bruits. Elena se leva et se prépara. Elle prit son bus, sans Meredith, comme chaque mercredi, celle-ci commençait plus tard les cours. Elles n'avaient pas les mêmes options.

La sonnerie retentit et Elena rejoignit son cours de dessin. Elle s'installa à sa table et dessina mieux que jamais. Laissant son amertume, sa douleur et sa joie s'exprimer sans aucune limite. D'habitude, elle ne trouvait pas d'inspiration et restait longtemps devant sa feuille à réfléchir. Mais pourtant là, sa main dessinait, remplissant la feuille. Elena était enfermée dans une bulle, elle n'aperçut pas la sonnerie de fin de cours, n'aperçut pas les élèves sortir non sans lui jeter un coup d'œil. Le professeur l'observait et quand Meredith arriva dans la salle pour voir pourquoi Elena n'était pas en pause, il l'envoya de suite chercher l'infirmière.

Meredith ne se fit pas prier, et courut telle une sprinteuse à travers le lycée; les gens s'écartaient d'office de son chemin. Chacun ayant appris à ses dépens ce qui lui en coûtait de lui barrer la route alors qu'Elena avait des problèmes. Meredith n'était pas violente, mais pour son amie, elle était prête à tout. Elle déboula dans l'infirmerie complètement essoufflée, et réussi à articuler entre deux inspirations que le professeur de dessin voulait la voir immédiatement. Elle précisa que c'était par rapport à Elena et l'infirmière qui était avec une élève, s'excusa et partit d'un pas assuré et rapide vers la salle que lui avait indiqué Meredith.

Elena dessinait toujours. Ses jointures étaient blanches à, force de serrer son crayon de bois. Ses jambes s'agitaient sous la table, comme si elles tremblaient. L'infirmière n'osait pas arracher Elena à son dessin, elle voyait bien que la jeune fille avait besoin d'évacuer. Elena passa sa matinée à dessiner, ne s'arrêtant jamais. Elle travailla sur le même dessin, peaufinant chaque détail avec une précision qu'elle n'avait jamais eu auparavant. Toutes les demi-heures, Meredith et l'infirmière venait pour vérifier son état. Le professeur restant toujours présent et assurant son autre cours devant des élèves qui examinaient Elena à la moindre occasion, l'a traitant de '' folle'' et de ''pas normal''. Meredith avait dû supplier le proviseur de l'autoriser à pouvoir quitter son cours au moindre problème et de pourvoir s'absenter cinq minutes toutes les demi-heures pour voir son amie. Il accepta en ayant vu l'état d'Elena et l'état de Meredith, il voyait le lien qui les unissait et ne pouvait se résoudre à rejeter cette demande audacieuse. Et il savait que même s'il refusait, Meredith aurait trouvé un moyen pour aller voir Elena. Cela n'était pas la première fois qu'elle avait de telles demandes/

La matinée passa et Elena finit par se lasser. Toute son amertume et sa douleur avait été évacué sur le dessin. Elle avait dessiné un trou noir au milieu d'une galaxie, le trou noir aspirait les planètes. Cela montrait que ses démons étaient évacués petit à petit. Et pour la première fois, elle avait pu tout évacuer sans se blesser, et cela la rassérénerait plus que n'importe quelle autre chose.

Elena releva la tête et se massa le poignet qui commençait à lui faire mal. Elle était au calme, aucun bruit autour d'elle. Silence… Elle avait l'impression de n'avoir jamais entendu ça de toute sa vie. C'était tellement étonnant, elle voulait en profiter le plus possible car elle savait très bien que Meredith devait s'inquiéter pour elle…

- Ah, ben, enfin ! J'ai vraiment cru que tu n'allais jamais pouvoir t'arrêter ! dit doucement une petite voix.

- Aaahhh, enfin Meredith ! Tu n'es pas bien d'arriver comme ça dans le dos des gens ! s'écria Elena surprise et le souffle haletant.

- C'est bien à toi de dire ça. Depuis le début de la matinée que tu dessines comme une dingue. J'ai dû supplier le principal de me laisser quitter les cours toutes les demi-heures pour venir te voir ! Tu n'imagines même pas la frayeur que tu nous as faite !

- C'est bon Meredith, j'ai compris. Je vais me taire jusqu'à la fin de ma misérable vie, comme ça, plus jamais, je ne dirais de bourde. Ça te va ?

- Non ! Et tu le sais très bien ! Sinon, je parlerai avec qui moi ? Le mur, la table ou la chaise ? interrogea Meredith.

- Aucun, tu ne parlerais pas non plus me soutenant dans ma grève du silence comme la bonne amie que tu es, prononça Elena d'un ton ironique et avec un petit sourire en coin qui n'échappa à Meredith.

- Bien sûr, t'as vu la vierge. Moi, me taire… C'est le souhait des profs, je ne vais quand même pas leurs donner cette satisfaction, ça serait beaucoup trop gentil, répondit Meredith sur le même ton.

- Ah ben oui, c'est vrai que tu es une très méchante fille.

- Ben oui !

Les filles se regardèrent et éclatèrent de rire. Un rire simple et exprimant un sentiment de joie et de sécurité. Cela faisait bien trop longtemps qu'elles n'avaient pas ri comme cela, sans s'inquiéter du futur. Elles s'étaient enfin retrouvées, Elena avait enfin abaissé son mur de pierre qui lui bloquait certaines choses. Elle sentait enfin qu'elle n'était pas seule et qu'elle pouvait se défendre et un jour, elle pourrait tenir tête à son père et se libérer complètement sans vivre avec la pitié des gens. Enfin, elle se sentait elle, et non la fille que son père voudrait qu'elle soit.

Elena regarda Meredith sérieusement, et pour la première fois Meredith put voir dans les yeux d'Elena qu'elle était remplie de détermination. Une détermination inébranlable et dure comme du béton ! Meredith se sentait rasséréner en voyant ça, elle savait qu'elle allait pouvoir désormais moins s'inquiéter. Elle sentit un poids s'enlever de ses épaules et ce n'est qu'à cet instant qu'elle remarqua qu'elle s'inquiétait énormément, voir trop Elena n'était plus une enfant, elle pouvait se débrouiller seule presque sans aide.

L'infirmière déboula dans la salle en entendant les éclats de rires des deux filles. Son visage montrait un soulagement nullement caché qui n'échappa pas aux filles. Elle prit la tension de Elena, lui passa de la pommade sur son poignet endolori par la séance de dessin forcée, lui prit son pouls, sa température. Tout allait bien, au niveau physique en tout cas. Mais l'infirmière s'inquiétait toujours pour la santé mentale d'Elena qui était fragile sur certains points. En pensant à cela, l'infirmière regarda Elena de plus près, et elle vit une lueur dans ses yeux qui n'y avait jamais été auparavant. Cette lueur était rassurante et promettait beaucoup de choses et des changements. L'infirmière n'avait plus à s'inquiéter pour Elena et le voyait bien. Elle pouvait laisser partir les filles sans inquiétude et s'il y avait le moindre problème, les filles se soutiendraient mutuellement qu'importe les risques.

Les filles partirent de la salle de classe et décidèrent de rentrer chez elle à pied, pour pouvoir prendre un peu plus de temps. Les filles étant dispensé de la dernière demi-heure de cours, se prirent un petit en-cas et se mirent en route. Elles parlaient de tout et de rien, marchant comme deux adolescentes normales elles marchaient lentement, retardant toujours plus le moment de séparer. Elles finirent par arriver au début de la rue d'Elena et d'un mouvement inconscient, elles s'arrêtèrent. Elles parlaient toujours, même si elles savaient qu'elles allaient devoir se séparer. Elles finirent par ne plus rien dire, et un silence pesant s'installa. Elena regarda sa montre pour vérifier l'heure et elle vit qu'elle devait y aller ou son père allait lui demander une foule d'explications et là, elle ne saurait comment mentir sans se faire découvrir par son père. Les filles se serrèrent brièvement dans les bras et s'en allèrent chacune de leurs côtés sans dire un mot.

Elena remonta sa rue d'un pas lourd, sa détermination n'étant pas encore assez forte pour affronter son père et se libérer de sa tyrannie constante. Elle passa le seuil de sa maison, puis de sa porte. Elle montât les escaliers et déposa son sac dans sa chambre, et elle redescendit dans la cuisine où l'attendait son père.

- Bonjour Elena.

- Bonjour père, comment-allez-vous ?

- Très bien, merci de vous en soucier. Et vous, comment vous portez-vous ?

- Je vais bien, merci.

- Comment ce sont passées vos cours ? Avez-vous reçu des notes ou des papiers à me transmettre ?

- Non, père. Je n'ai rien eu aujourd'hui, ni notes, ni papiers.

- Alors finissez de manger et allez faire vos devoirs avant de partir travailler.

- D'accord père.