Orpheline de Sainte Anne
Disclaimer : L'histoire et certains personnages m'appartiennent, mais l'univers de Twilight reste la propriété de Stéphanie Meyer.
Résumé : L'orphelinat de Saint Anne reçoit chaque année plusieurs jeunes enfants. Bella, petite fille de 5 ans, s'y trouve depuis sa naissance. Mais Saint Anne, est loin d'être un endroit doux et chaleureux. Et que dire du père Thomas, le cauchemar de tous ces jeunes orphelins... Bella trouvera-t-elle quelqu'un pour s'occuper d'elle ?
Réponse aux reviews :
Mimi81 : Merci de ta review, je suis contente qu'elle te plaise. J'espère que tu aimeras la suite de l'histoire.
Helimoen : Coucou ! Je suis très contente de savoir que ma fic te plait. Je trouve que tu défends assez bien le couple Edward/Bella lol. Mais, je veux continuer à vous surprendre, donc je ne dirais rien sur le couple final (même sous la menace lol). Sinon, c'est vrai que les épreuves endurant par Bella sont très dures. Mais, étant sadique de nature, j'ai besoin de repousser les limites de mes personnages. Sinon, je pense publier mes chapitres assez régulièrement, au moins toutes les semaines. J'espère que ce nouveau chapitre ne te décevra pas.
manoa-bella : Ne t'inquiète pas, voici la suite tant attendue ! Bisouxxx
Tipiland : Tu sous-estimes mon sadisme lol ! J'espère te convaincre que ce n'est que les débuts des galères pour Bella et les Cullen.
Béatrice : Merci pour ton commentaire. J'espère que cette suite te plaira.
Diaries Damon : Merci pour ta review. Il est vrai que j'essaye de faire rapidement avancer mon histoire. J'ai un peu peur d'oublier toutes les idées qui me viennent si je m'arrête. Car le pire, serait que j'ai une panne d'inspiration.
laulau83 : Merci pour le message, sa a agi comme du Red Bull lol ! Pour le POV, c'était une légère erreur, j'me suis laissé emporter ! Sinon pour les couples, qui sait ? Je tiens à garder mon effet de surprise jusqu'à la fin. Bisouxxx
Melle-audrey : Tu as réussi à me faire rougir lol. Merci pour tous ces compliments. J'espère que la suite de mon histoire te plaira tout autant.
Chapitre 8 : Tout acte, à ses conséquences
De grands yeux chocolat admiraient avec un plaisir certain, les doux rayons du soleil, qui filtrait aux travers des épais rideaux de la pièce. La petite fille à qui appartenait ces yeux, semblait s'émerveillée des reflets que ceux-ci faisait apparaitre sur sa peau. Béatement, elle leva une main, et l'observa se nimbé de lumière. Elle sentait son corps protesté à ce geste, sans réellement en connaitre la cause. Peu importait, c'était pour elle une autre première fois, qu'elle ouvrait ses yeux sur le monde. Regardant autour d'elle, elle s'aperçut qu'elle ne reconnaissait pas les lieux. Mais cela aussi, ne la dérangeait pas. Ici ou ailleurs, qu'elle importance. En fouillant la pièce du regard, elle remarqua qu'une autre personne était présente. L'observant en silence, l'étranger s'approcha lentement de son lit.
Les mois qui avaient suivi les premiers réveils de la fillette, étaient passés à une vitesse folle. Malheureusement, ce que les médecins redoutaient se confirmèrent. Les lésions au cerveau de la malade, avait laissé de graves séquelles. Ceux-ci s'étaient manifestés par un état de total végétatif, les premiers jours. En effet, au début, celle-ci s'était contenté d'ouvrir les yeux, sans faire un mouvement. Immobile, le regard fixé au plafond, elle passait des heures la bouche à moitié ouverte à baver, sans qu'aucune flamme de compréhension ne passe au travers de ses yeux.
Intrigué, Jasper avait demandé à Carlisle ce qui provoquait cette inactivité. Et après divers tests, il s'avérait que son comportement résultait des divers traumas crâniens, causé par l'agression. La petite fille souffrait en réalité d'une arriération mentale, ce qui signifiait en d'autres termes, une insuffisance du développement des facultés intellectuelles. A cela s'ajoutait, une amnésie antérograde, qui se manifestait par une incapacité à fixer durablement de nouveaux souvenirs. Les mauvaises nouvelles semblaient s'accumulées, surtout lorsqu'un jour les infirmières, remarquèrent le profond mutisme de la fillette. Très vite, après divers exercices de stimulations, Carlisle diagnostiqua une perte de la parole qui ne contribuait qu'à isoler un peu plus du monde, sa patiente. Ses cordes vocales, bien qu'intact, n'était jamais sollicité par celle-ci.
Jasper, avait bien tenté d'aider sa protégée, en l'obligeant à faire divers d'exercices de stimulation. Comme, par exemple, en l'incitant à se concentrer sur différentes balles en plastiques qu'il agitait. Mais rien que d'obtenir l'attention de la fillette, relevait d'un miracle. Celle-ci s'extasiait d'un papillon rentrant par la fenêtre de sa chambre, ou de l'ombre de son propre corps, et même parfois - comme en ce moment - de l'existence de sa main. Elle semblait redécouvrir à chacun de ses réveils, son corps et son entourage. Patiemment, comme chaque jour depuis sa sortie du coma, Jasper attendit que les yeux de la patiente finissent d'observer les alentours, avant de lui faire remarquer sa présence. Et lorsqu'elles les yeux chocolat se fixèrent sur lui, il s'approcha du lit de la fillette.
Habitué, il la vit saisir sa main, observant celle-ci et appréciant le contact. Carlisle lui avait expliqué que la brunette agissait plus par instinct, que par réelle réflexion. Et il semblait qu'établir un contact physique, soit primordial pour elle. Une fois satisfaite de son examen, il put savourer le grand sourire baveux, que lui fit la petite fille. Aujourd'hui, comme tous les mardis, était la journée où elle devait pratiquer des exercices physiques. Son psychomotricien ne devrait d'ailleurs pas tarder à arriver. Déjà maigre, le coma avait creusé encore plus, les os apparent de son corps. Elle se déplaçait avec beaucoup de difficultés, et semblait avoir du mal à coordonnées ses propres gestes. Jasper savait que le petit ange détestait ces exercices de remise en forme. A la fin, elle finissait toujours rouge de douleur, et les yeux striés de larmes.
Calmement, il sourit en voyant la petite malade jouer avec ses doigts. Il avait déjà commencé à essayer de lui apprendre le langage des signes, pour abattre le mur que son mutisme dressait entre elle et le reste du monde. Mais devant l'échec retentissant de son projet, il avait demandé à Carlisle d'effectuer plus de tests. Il en résultat, suite à diverses épreuves psychométriques, qu'elle était classée dans les déficients mentaux dit "Débiles profonds». Cela signifiait que son QI se situait entre 30 à 50, au lieu de 90 et 110 pour un QI classique. Toutes ces informations permit de comprendre que la petite fille, faisait partie (d'après le langage médical), des débiles "dysharmoniques". Ce qui signifiait que son déficit intellectuel était aggravé par des troubles du comportement et affectifs. Des réactions d'opposition, d'agressivité, et d'instabilité risquaient de compliquer sa prise en charge à l'hôpital.
Pourtant, à la regarder sourire, les yeux illuminés d'une joie enfantine, elle apparaissait tout ce qu'il y a de plus normale. Souriant plus largement, Jasper pensa qu'il se devait d'essayer de la guérir. Elle avait après tout déjà tant fait pour lui. Effectivement grâce à sa protégé, le contrôle qu'il exerçait sur son monstre intérieur, était presque aussi parfait que celui d'Edward.
Parallèlement à son réveil, ils avaient aussi réussi à découvrir son identité. Isabella Marie Swan, était la fille adoptive de Renée et Charlie Swan. Elle était originaire d'Angleterre, et plus précisément, de l'orphelinat de Sainte Anne. Avec ces nouvelles informations, Carlisle Cullen, avait assigné les indignes parents en justice, pour maltraitance aggravé sur mineur. Le père avait été arrêté, sur le lieu même de son travail. Grâce aux prélèvements effectuer sur la petite fille, lors de son arrivée au Mémorial, il avait facile de confirmait que son agresseur était bien Charlie Swan. Le procès des désormais célèbre "bourreaux d'enfants" ne devraient pas tarder à commencer. En attendant, il avait été décidé que la petite Bella serait confié aux services sociaux, à sa sortie de l'hôpital.
Cette dernière information était loin de satisfaire Jasper. La fillette avait vécu pratiquement toute sa vie dans un orphelinat. Aujourd'hui, en étant plus faible et vulnérable qu'avant, l'état souhaitait la renvoyer dans cet enfer. Il était hors de question, qu'elle retourne dans le cercle vicieux des orphelinats. Et après des jours de réflexion, il apparaissait aux yeux de Jasper, qu'une seule solution était possible. Les coups discret donnés sur la porte de la chambre de Bella, fit violemment sursauter celle-ci. Le jeune homme, pour sa part, avait depuis longtemps perçut le pas de Sylvain, le psychomotricien de la patiente de la chambre 911. Caressant tendrement le front de la fillette, Jasper sortit de la chambre, en adressant un signe de tête muet à l'homme qui y rentrait.
Il se dépêcha de rejoindre sa magnifique moto, une Ducati street fighter rouge, pour rentrer à son domicile. Il avait requis, un conseil de famille, afin d'exposer à tous sa décision concernant Bella. Il savait et sentait sa famille inquiète. En effet, ils avaient souffert d'être tenu à l'écart, et ils avaient bien senti l'attachement de Jasper pour cette petite humaine. Alice, délaissée, ne s'était pourtant pas plainte de la situation, car elle sentait qu'un grand changement allait intervenir au sein du clan. Elle attendait patiemment de savoir, si ce qu'elle avait aperçu du futur, se réaliserait. Entrant vivement dans le fameux salon de la villa, ou toute sa famille l'attendait, Jasper se dit qu'ils semblaient préparer un conseil de guerre. Il ne pouvait pas être plus prêt de la vérité.
Rapidement ses yeux firent le tour de la pièce. Rosalie, dans une robe de soirée bleu nuit (se pensait-elle à un bal ? Les hommes de la famille s'était pourtant habillé simplement), était assise dans le canapé avec à ses côtés, Emmett. Si elle se contenta d'observer, sans faire de geste le nouveau venu, Emmett le salua d'un grand sourire. A leur côté les jambes délicatement croisé, Esmée vêtu d'une robe d'été à fleur tenait la main de son époux, debout derrière elle. Edward s'était approprié quant à lui un des fauteuils du salon, lui laissant libre choix d'occuper le second avec Alice. Silencieusement, il feignait d'observer la longueur de ses ongles. Le dernier membre de la famille tout de vert vêtu, et déjà assise, se leva à l'entrée de Jasper. Dès qu'il se fut assis, celui-ci attira délicatement sa moitié, sur ses propres genoux.
Observant tous les membres de son clan, il se chercha la meilleure façon de s'exprimer. Le corps d'Edward qui se tendit soudainement, ne passa inaperçu pour personne. Aucun doute que le télépathe avait saisi le but de la réunion. Voyant que Rosalie allait - encore - entamer les hostilités, il choisit de dire rapidement et simplement, ce qu'il souhaitait.
- Carlisle, Esmée... Je voudrais que vous adoptiez Bella.
A SUIVRE.
A tous ceux et/ou celles qui ont cru que ma fic serait moins sadique, maintenant que les Cullen ont trouvé Bella : DOUCE ILLUSION ! Mdr
