Note de l'auteur :
Avant de lire ce chapitre, lisez bien ceci ! L'air qu'entend Harry et celui de la chanson de Samaha qui s'appelle Samaha. Je ne sais pas si vous connaissez cette chanson qui n'est pas très connue mais je vous conseille vivement de l'écouter sur internet. Elle est vraiment géniale ! Mais attention ! J'ai bien dis qu'il entendait l'air. Car les paroles de la chanson n'ont pas de rapport avec cette histoire. Les mots qui accompagneront cette mélodie seront de mon imagination et ne vous seront dévoilés que lors du dernier chapitre de ma fic. J'espère que quelques-uns uns d'entre vous connaissent cette chanson et si ce n'est pas le cas, ce n'est pas trop grave. Vous comprendrez tout de même mon histoire et les paroles pourront être lues comme les vers d'une poésie.Chapitre 8 : La chanson du basilic
Le temps s'était écoulé. Il ne restait plus qu'une semaine de cours. C'était le jour de la final de quidditch. Les trois amis n'avaient pas cessé d'espionner Fletcher. Ils n'avaient trouvé aucunes preuves de sa culpabilité. Mais ils étaient pourtant persuadés que c'était lui le traître. Ca ne pouvait pas être autrement. Fletcher était coupable. Mais il ne payerait pas. Harry, Ron et Hermione avaient eu beau y mettre leur meilleure volonté, ils ne possédaient rien pour venger la mort de leurs camarades et de leur professeur. Le traître était toujours en liberté dans Poudlard, libre de ses moindres faits et gestes. Voldemort pouvait frapper lorsqu'il le désirait. Rien ne l'en empêcherait. Et tout le monde devait bien avouer qu'ils étaient étonnés que le seigneur des ténèbres n'ait pas encore frappé.
Dumbledore regardait la boîte en bois qui était rangé dans son bureau. Il souhaitait tellement ne pas avoir besoin de s'en servir. Il n'en avait même pas encore parler à ses alliés les plus dignes de confiance. Et après tout, il avait bien fait. Il n'était même plus sur de l'identité de ses véritables amis. Il y avait un traître dans Poudlard. Et ce traître avait tué. Il était évident qu'il recommencerait. Depuis le mois de janvier, aucuns dangers ne s'étaient manifestés. Et c'était ça qui lui faisait le plus peur. Il ne savait pas comment tous les protéger. Il ne savait même pas si son seul recours en cas d'attaque allait pouvoir fonctionner. Il était sur qu'il devrait s'en servir. Ce servir de ces 7 pierres. Elles seules pourraient aider Harry à vaincre Voldemort. Car si ce qu'il pensait se révélait exact, seul le jeune homme en avait la capacité. Le directeur ouvrit la boîte et se mit à contempler les 7 rubis rouges, assez gros pour former une boule qui prenait toute la paume de la main. On sentait la magie en déborder. Jamais personne n'avait su comment s'en servir. Personne, sauf lui. Godric avait vraiment pensé à tout.
Ron tirait une croix sur Hermione. Cela faisait des mois qu'il n'avait plus d'espoir. C'était à se demander s'il en avait eu un jour. Il se rendait compte que Marie était intéressée par lui. Il en profitait pour flirter avec elle, mais cela ne rendait en aucun cas Hermione jalouse. Sous les conseils de Harry et de Ginny, il faisait tout son possible pour oublier la jeune Gryffondor. Il essayait aussi de parler avec Marie des sujets qu'ils aimaient tous les deux. En effet, Hermione n'était pas spécialement intéressée par le quidditch, et en raison de ses origines moldus, elle ne connaissait pas les exploits qui avaient été réalisés dans ce sport. Marie était en plus beaucoup plus extravertie qu'Hermione. Il pouvait dire n'importe quoi, ce ne serait jamais la jeune poursuiveuse qui lui ferait un jour la morale. Il se rendait bien compte qu'il perdait quelque chose en s'accrochant à l'espoir qu'Hermione pense un jour à lui autrement que comme un ami. C'est pour cela qu'il ne refusait pas les avances de Marie mais qu'il ne les encourageait pas non plus. La jeune fille savait que pour avoir le rouquin, il lui faudrait user de patience. Elle savait qu'il était triste et qu'il ne se sentait pas près à sortir avec elle maintenant. Elle en ignorait la cause, mais elle faisait tout son possible pour que Ron soit à l'aise avec elle. Après tout, si elle ne le faisait pas, quelqu'un d'autre s'en chargerait. Marie avait bien remarquer la façon dont Hermione la regardait lorsqu'elle était avec Ron. Elle semblait vraiment jalouse. Pourtant, aucun de ses amis n'y avait fait attention. Ils semblaient ne se rendre compte de rien. Mais elle, elle savait. Le regard d'Hermione envers elle ne pouvait être plus explicite. Il fallait qu'elle fasse bien attention à Ron si elle voulait l'avoir un jour. Et elle en avait bien l'intention.
Harry était encore avec Ginny. Il se sentait extrêmement bien avec elle. Il savait que leur histoire durerait longtemps. Elle était là à chaque fois qu'il avait besoin d'elle et vice versa. La semaine précédente, il avait passé ses buses et la rouquine était là pour le faire réviser, ou pour le détendre... D'ailleurs, grâce à Hermione et à ses incessantes visites à la bibliothèque, il pensait avoir plutôt bien réussi ses examens. Même Ron avait fini la semaine avec un grand sourire sur les lèvres. Hermione, quant à elle, n'avait pas perdu le stress qui s'était accumulé durant les mois précédents. Il était pourtant évident qu'elle avait réussi ses buses, mais sa bonne humeur ne revenait pas. Harry s'était déjà demandé si autre chose tracassait son amie, mais il n'avait pas trouvé. Après tout, Hermione avait toujours été à fond dans ses études. Il était persuadé qu'elle se sentirait mieux en voyant les résultats qu'elles avaient obtenus. Harry n'avait jamais été aussi tranquille à Poudlard. Bien qu'il doive surveiller un traître, l'indifférence de Draco Malefoy à son égard lui donnait bien du repos. Aussi bizarre que cela puisse paraître, Harry éprouvait de la peine pour le jeune Serpentard. En effet, le jeune homme semblait bien seul depuis le mois de mars. On ne le voyait plus avec Ange, au grand bonheur de Pansy. Lui qui était tellement rayonnant il y a seulement deux mois, semblait maintenant avoir perdu toute la joie de vivre qui l'habitait. Il n'en avait déjà pas en quatrième année, mais c'était différent. Il n'avait pas conscience de ce qu'il pouvait ressentir. La présence de ses deux gorilles et de son admiratrice semblait le peser plutôt qu'autre chose. Mais, ce qui étonnait le plus Harry, c'était que mal grès le départ d'Ange, Malefoy ne lui faisait plus aucunes remarques. Il se souvenait très bien du soir où il avait aperçu le blond pendant les vacances de Noël. Ce dernier semblait avoir subit endoloris et était parti rejoindre Ange dans leur salle commune, ses valises à la main. C'était cette nuit là qu'Harry s'était rendu compte que la jeune fille devait être une sang-de-bourbe en entendant la musique qu'elle écoutait. En temps normal, il aurait pensé qu'Ange était une peste. Après tout ce que Draco avait risqué pour elle, elle le lâchait sans un remords. Mais il n'y arrivait pas. Il avait toujours cette impression lorsqu'il était près d'elle. Cette chose qui l'empêchait de la détester réellement. Il se sentait toujours autant fasciné par elle. A des moments, il s'était même étonné de souhaiter sa présence. Il sentait l'aura de mystères qui entourait la jeune fille. Et il ignorait pourquoi il aurait tout donné pour percer ses secrets.
Hermione savait que Ron sortirait avec Marie. Plus les semaines passaient, plus elle la détestait. Elle s'étonnait même de la lenteur que prenait se couple pour se former. Elle aurait voulu que tout se déroule plus vite. Cela lui aurait fait moins mal. Elle essayait d'oublier Ron le mieux qu'elle pouvait. Mais, à chaque fois qu'elle sentait qu'elle y arrivait, il lui refaisait un de ses sourires auxquels elle ne pouvait pas résister. S'il savait à quel point cela lui faisait mal, il arrêterait de la torturer sur le champs. Les rares moments où Hermione se sentait bien, c'était quand elle retrouvait Ange, derrière les gradins du stade de quidditch. En effet, elle et la jeune Serpentard renouvelait régulièrement leur rencontre à l'abris des regards indiscrets. Cela faisait du bien d'être seule, mais ça en faisait encore plus d'être avec quelqu'un qui vous comprenait sans que vous ailliez besoin de parler. Ce matin là, elles s'étaient données rendez-vous avant la finale de quidditch :
_ Je suis impatiente d'assister au match de tout à l'heure, dit Hermione à son amie.
_ Moi aussi, lui répondit-elle. Avec un peu de chance, votre cher capitaine se prendra peut-être un cognard sur la tête, lâcha-t-elle avec espoir.
Hermione observa Ange. Elle avait un léger sourire en coin et fixait l'horizon, comme à son habitude.
_ Pourquoi détestes-tu autant Harry, lui demanda Hermione songeuse ?
_ Qui te dit que je le déteste, lui répondit-elle sur un ton de défit ?
_ C'est vrai, dit Hermione d'une voix blasée.
_ Quoi ?
_ En faite, reprit-elle, tu dois vraiment l'aimer. Puisque tu te forces à haïr tous ceux qui sont dans ton cœur.
_ Qu'est-ce qui te fait dire cela, demanda Ange d'une voix quelque peu irritée ?
_ As-tu regardé Draco récemment ?
Ange tourna son regard vers sa camarade. Hermione devina qu'elle ne voulait pas parler de ça. Qu'elle ne voulait pas parler de lui.
_ Tu ne peux pas les comparer, lui dit Ange d'une voix triste mais pas énervée. Je ne veux pas que tu le fasses. Tu ne peux pas les mettre dans le même sac.
Hermione était fière. Elle avait visé juste. Elle le savait.
_ Donc, continua-t-elle, tu détestes Harry.
_ Je le hais.
_ Alors, tu aimes Draco.
Le regard d'Ange se remit à fixer l'horizon.
_ Non, répondit-elle. Il y avait comme quelque chose de cassé dans le timbre de sa voix.
_ Pourquoi me mens-tu ?
_ Tu ne le ferais pas toi ?
_ Non, répondit Hermione le plus sincèrement du monde.
A ces mots, Ange se tourna vers elle et lui demanda de sa voix la plus douce :
_ Aimes-tu Ron ?
_ Oui.
Un silence s'était posé dans la conversation. Hermione savait que sa franchise avait touché Ange. En trois mois, elle avait appris à la connaître, mais elle restait quand même un véritable mystère. Hermione se tourna vers son amie. Elle ne la voyait pas comme une Serpentard mais comme une personne à qui elle tenait et qui était triste. Elle venait de lui accorder sa confiance. Elle espérait plus que tout qu'Ange fasse de même. En quelque sorte, Hermione en avait besoin. Elle voulait comprendre son amie. Elle voulait pouvoir prendre un peu de la détresse qui semblait l'étouffer. Ange regarda Hermione droit dans les yeux. Et pour la première fois, elle lui laissa lire ce qu'il y avait au fond d'elle. C'était comme une preuve d'amitié. Et voilà ce qu'elle lui dit, d'une voix étonnement douce et triste. La voix qui lui allait le mieux :
_ As-tu déjà vu le corps de l'homme que tu aimes couvert de bleus et de blessures ? As-tu déjà ressenti le bonheur qu'il éprouvait à les avoir, à les porter ? As-tu déjà vu les risques fous qu'il était prêt à prendre, juste pour être près de toi ?
Hermione regarda Ange et elle compris. Elle compris le sacrifice qu'avait fait la jeune Serpentard. Et la peine qu'elle devait avoir à vivre avec maintenant.
_ Malefoy, continua-t-elle. Malefoy n'est qu'un nom, mais pourtant, on ne peut que le craindre. A cause de moi, Draco n'avait plus peur. Et il avait tord. Dans une semaine, il rentrera chez lui, chez son père. Qu'adviendrait-il de lui s'il devait en être autrement ?
Ses yeux étaient remplis de larmes. Mais il était évident qu'Ange était trop fière ou se croyait trop forte pour les laisser couler. Hermione se rapprocha d'elle et posa une main sur son épaule. Son amie lui répondit par un sourire qui lui réchauffa le cœur. Il fallait qu'elle change de sujet car Ange ne supporterait pas de pleurer devant elle.
_ Tu n'as pas répondu à ma première question.
Ange lui lança un regard interrogateur.
_ Pourquoi détestes-tu autant Harry ?
_ Méfies-toi de lui.
_ Il n'est pas celui que tu penses, argumenta Hermione d'une voix convaincue. Il n'est pas qu'Harry Potter, la célébrité.
Ange regarda Hermione longuement puis, au son de l'arrivée des premiers supporters, lui répondit tout simplement en se levant :
_ Je sais.
Hermione se leva à son tour. Qu'avait-elle voulu dire ?
_ Ce ne sera pas toujours comme ça Ange.
_ Quoi ?
_ Un jour, tes paroles perdront tout mystère.
_ Je sais, lui répondit-elle dans un petit rire.
_ Oui, mais ce jour-là, tu ne le sauras plus.
Et elle partit rejoindre Harry et Ron qui devaient sûrement l'attendre dans la salle commune avant de partir.
Effectivement, les deux garçons étaient assis à une table et l'attendaient pendant que tous les autres Gryffondors se pressaient pour sortir de la salle espérant ainsi avoir les meilleures places au match.
_ Et bien Herm', où étais-tu, demanda Harry ?
_ Oh, je suis allée faire un petit tour à la bibliothèque.
Un sourire parcouru les lèvres de Ron que seul Harry remarqua.
_ Tu sais que les examens sont passés, continua le jeune homme.
_ Oui, mais ce n'est pas une raison pour se laisser aller.
_ Se laisser aller, demanda Ron ? Mais nous sommes à dix minutes du match le plus important que nous n'ayons jamais eu à disputer et il ne reste plus qu'une semaine de cours avant les vacances !
_ Oh mais Ron, je ne voulais pas vous déranger, dit-elle dans un petit rire forcé.
_ Nous déranger, lui demanda-t-il ?
_ Marie a sûrement voulu t'encourager avant le match n'est ce pas ?
_ Eh bien oui. Enfin, je veux dire…
_ Tu n'as pas besoin de t'expliquer Ron. Tu as tout à fait le droit de rester seul avec ta petite amie.
Ca y est. Elle l'avait dit. Qu'allait-il répondre ?
_ Mais je n'étais pas seul, Harry et Ginny étaient là eux aussi.
_ Allons-y, dit Harry qui avait remarqué la peine que Ron avait ressentie quand Hermione avait qualifié Marie comme sa petite amie. Nous allons être en retard.
Et les trois amis partirent vers le terrain de quidditch où le match allait bientôt commencer.
Hermione quitta les garçons lorsqu'ils arrivèrent au niveau des vestiaires et alla prendre place dans les gradins. Harry et Ron étaient les derniers à être arrivés et le capitaine prononça le discours d'encouragement traditionnel à ses camarades :
_ Très bien. Ce match est le plus important que nous n'ayons jamais joué. Il nous faut absolument la victoire. Le match précédent des Serpentards n'a duré que dix minutes. Je me chargerai du vif d'or mais vous devez tous prendre votre rôle très au sérieux. Pour l'instant, nous sommes à égalité avec nos adversaires. Le résultât de cette rencontre risque de se jouer sur quelques points. Le moindre but compte. Les jumeaux, aucun cognard ne doit venir déranger nos poursuiveurs. Par contre les leurs doivent en recevoir le plus possible. Colin, essaye de te réveiller dès le début du match. Si tu nous fais le même coup que la dernière fois, tu marqueras des buts quand la rencontre sera terminée. Marie, évite de te mettre à côté de Ron. On a vu ce que ça a donné la dernière fois…
Le petit rire des jumeaux et le regard en coin d'Harry firent rougir le rouquin qui n'osait tourner la tête vers sa coéquipière.
_ Alicia, reprit le capitaine, il faut que tu cesses de guetter les cognards tout le long du jeu. Ca t'empêches de te concentrer sur le souaffle. Les jumeaux sont là pour les éloigner, tu peux leur faire confiance. Et enfin Ron, évite de fixer Marie ou les gradins et tu seras gentil. Allons-y et surtout n'oubliez pas : Il nous faut gagner ce match !
_ Je veux que cette rencontre soit fair-play, annonça madame Bibine. Les capitaines, serez-vous la main.
Harry s'approcha de Draco et ils se serrèrent la main. Les deux garçons furent étonnés par la façon amical dont chacun avait fait ce geste. Ils se regardèrent droit dans les yeux et tous deux pouvaient y voir le désir de gagner. Ils avaient attendu ce match avec impatience.
Le coup de sifflet du professeur de vol les sortit de leur rêverie et les deux équipes s'envolèrent en même temps.
_ Et oui, commentais Lee Jordan avec enthousiasme, après trois mois d'absence, les revoilà ! L'équipe de Gryfondoooorrrrrrr ! ! ! ! !
Des acclamations retentirent dans les tribunes. En faite, c'était plutôt les tribunes qui tremblaient sous les acclamations. Tout le collège, à part les Serpentards, soutenait les Gryffondors. Ils étaient les derniers à avoir gagné la coupe et ils avaient bien l'intention de la garder. Cette année qui plus est, leur victoire devait être un symbole pour tous. Gryffondor devait l'emporter contre Serpentard.
_ Euh, Jordan, demanda le professeur Mc Gonagall, vous n'oubliez pas quelque chose.
_ Non professeur, je ne vois rien.
Minerva montra du doigt Malefoy et ses coéquipiers qui volaient autour de lui.
_ Et l'équipe de Serpentard…
Les joueurs commencèrent à jouer. Enfin, le mot jouer n'est pas exact. Les joueurs commencèrent à lutter. Une lutte acharner pour la coupe. Harry ne faisait pas attention au jeu. Il ne cessait de guetter le vif d'or. Il fallait qu'il l'attrape avant Malefoy. Il n'arrêtait pas de tourner autours du terrain. Draco aussi semblait concentré. Il ne faisait attention à rien d'autre. Seul le blond et la petite balle dorée comptaient. Des fois, il entendait des nombres qui fusaient : 10-20 pour Serpentard, 40-30 pour Gryffondor, mais il n'y faisait pas attention. Il fallait qu'il se concentre sur le vif d'or. Que sur le vif d'or.
Soudain, il l'aperçut. La lumière du soleil se reflétait sur lui et éblouissait ses petites ailes. Il mit toute sa force dans son balais et se précipita vers l'objet de ses désirs. Mais Malefoy aussi l'avait vu. Le jeune Serpentard allait à la même vitesse que lui. Harry fut forcer de constater que Draco avait bien progressé. Ils étaient maintenant côte à côte au milieu du terrain, suivant la petite balle qui fonçait droit devant. Ils étaient à peine à quelques centimètres l'un de l'autre. Leur genoux se touchaient presque. Mais aucun des deux n'essaya de déstabiliser l'autre. Cela aurait risqué de leur faire perdre leur avantage. Le vif d'or remonta d'un coup dans les airs et les deux attrapeurs le suivirent aussitôt, toujours côte à côte. Ils montaient, montaient, et prenaient beaucoup d'altitude. Mais aucun des deux n'abandonna. Ils étaient complètement concentrés sur la balle. Au fond de lui, Harry se sentait heureux. Jamais il n'avait vécu de match aussi intense. Le vif passa en un éclair derrière leur tête et se mit à redescendre. Les deux jeunes hommes firent un looping exactement en même temps et descendirent vers le sol en piquet. Quand le vif tournait, les deux attrapeurs tournaient. Quand le vif faisait un looping, les deux attrapeurs en faisaient un en même temps. Ils étaient tout à fait conscient que leur poursuite les réjouissait tous deux. C'était comme une danse. Une danse magnifique dont ils étaient les seuls à connaître les pas. Ils se rapprochaient maintenant du sol. Ils ne leur restaient que quelques mètres avant de s'écraser. Mais aucun des deux n'abandonna. Leur genoux étaient toujours comme soudés et c'est avec exactement le même mouvement que les deux attrapeurs se redressèrent à quelques centimètres du sol. Leur ligne droite était parfaite et ils ne devaient absolument pas en dévier pour espérer attraper le vif qui était toujours entrain de les narguer juste devant leur nez. D'un coup, la petite balle d'or fit marche arrière et fonça sur les deux garçons. Elle était en plein sur leur ligne imaginaire. Il ne leur fallait pas reculer ou freiner s'il désirait l'avoir. Le vif d'or était à peine à quelques centimètres d'eux. Aucun des garçons ne devait bouger. La balle passa juste entre leur deux genoux. Ils furent soudain détachés l'un de l'autre par une forte douleur. Le vif d'or s'était frayé un passage entre les deux jeunes hommes et ils en ressortirent avec une longue coupure qui partait du genoux jusqu'au milieu de la cuisse. Les deux blessures étaient exactement au même endroit mais sur des côtés opposés. On aurait dit qu'elles se complétaient mutuellement. Harry et Draco s'éloignèrent et remontèrent vers leurs équipes respectives. Tous les regardaient avec de grands yeux ronds et certains avaient même la bouche ouverte. Un grand silence régnait sur le stade. Tous les supporters n'avaient pu quitter des yeux cette fabuleuse action. Les deux attrapeurs ne cessaient de se regarder droit dans les yeux. Ce n'était aucunement de la haine. C'en était presque de la joie. On pouvait lire une flamme dans leurs yeux qui représentait le plaisir qu'il venait de prendre à voler ensemble. Côte à côte. Pour un même but. Ils furent tirés de leur torpeur par les adjectifs que lançait Lee Jordan par son porte-voix magique.
_ MAGIQUE ! ! PARFAIT ! ! MAGNIFIQUE ! !
La foule ne parlait cependant toujours pas et se contentait de fixer des yeux Harry et Draco.
_ Ils ont été parfaits ! Regardez bien les capitaines de Poudlard ! Ce sont les meilleurs ! !
Là, tous les supporters s'étaient mis à hurler. C'était carrément de la folie. C'était la première fois que tout Poudlard acclamait quelque chose d'une même voix. Tous, Serpentards, Gryffondors, Pouffsouffles et Serdaigles réunis n'en avaient que pour les deux jeunes hommes.
_ C'est la première fois dans l'histoire de Poudlard, reprit Jordan, qu'un joueur de Serpentard ne joue pas comme une, regard vers son professeur de métamorphose, comme un joueur qui joue pas bien…
Les acclamations étaient toujours aussi fortes mais l'on pouvait entendre des injures voler des gradins des Serpentards.
_ Votez Potter, continua Lee, ministre de la magie ! !
Et c'est là qu'un sifflement commença à retentir. C'était Hermione et Ginny qui avait lancé l'air, et tout le stade, à part les Serpentards, le reprenait. C'était sa chanson. La chanson d'Harry. Celle qui lui faisait tellement de bien. Il entendait cet air qu'il aimait tant à travers des centaines de voix. Son cœur était beaucoup plus léger. Il était dans un grand état d'euphorie. Tellement heureux et en même temps, d'un coup, il fut triste. Pourquoi n'arrivait-il pas à se rappeler les paroles de cette merveille. Il voulait plus que tout entendre cet air dans la bouche de son interprète originel. Il savait qu'il y avait des paroles. Il en était sur. Mais qu'elles étaient-elles ? Et quand les avait-il entendu auparavant ? Malheureusement pour le jeune homme, ce n'est pas avec un cour morceau de chanson que l'on peut tenir un stade. L'air disparut aussi vite qu'il était arrivé quand les supporters se remirent à leurs acclamations.
Harry et Draco continuaient de se fixer droit dans les yeux. Tous deux étaient vraiment fiers, et même si le vif d'or leur avait échapper, ils n'échangeraient le moment qu'il venait de vivre contre rien au monde. Une véritable complicité c'était liée entre eux durant leur course. Harry regarda vers les gradins des Gryffondors et sourit à Ginny qui applaudissait debout sur son banc avec Hermione. Il se surprit ensuite à observer Draco. Le jeune Serpentard semblait chercher quelqu'un dans les tribunes. Harry les regarda de plus près. Soudain il comprit. Ange n'était pas là. Elle ne l'avait pas vu. Leur deux regards se croisèrent à nouveau et la flamme dans les yeux du blond s'était éteinte. D'un coup, il ressentit une douleur à la jambe. Il remarqua enfin sa blessure. Sous le feu de l'action, elle ne l'avait pas gêné, mais maintenant, le saignement se faisait grandissant. L'attrapeur adverse avait aussi le même problème, mais à quoi bon descendre pour se faire soigner ? Il risquerait juste de perdre le vif d'or. Tous deux décidèrent de continuer le match comme si de rien était.
Enfin, ils auraient pu le continuer si des cris n'avaient pas retenti dans le stade à ce moment précis. Ce n'était plus des cris d'encouragement mais des hurlements de terreur. Les joueurs ne voyaient pas ce qui faisait tellement peur à leur camarade. Harry était près de Ron et d'un coup le rouquin lui dit :
_ J'ai envi de m'asseoir dans les gradins.
_ Quoi, demanda Harry qui ne comprenait plus rien ?
_ Il faut que j'aille m'asseoir dans les gradins.
Et Ron partit en direction des tribunes accompagné de tous les autres joueurs qui semblaient, eux aussi, avoir eux cette idée subite.
Harry regarda autours de lui, il était seul sur le terrain. Ses camarades étaient dans les gradins et tous semblaient vraiment paniqués. Des hurlements lui arrivaient dans les oreilles et il en avait vraiment mal à la tête. Soudain, une impression de mal être s'empara de tout son corps. Il n'avait pas besoin de les voir pour savoir ce qui se passait. Des détraqueurs étaient entrés sur le terrain et se dirigeaient vers lui. Lorsqu'il leva la tête pour les regarder, il s'aperçut qu'ils étaient au moins une vingtaine à approcher de lui. On aurait dit que ces monstres n'en voulaient qu'à lui. Ils ne s'intéressaient absolument pas aux centaines de personnes qui étaient présentes dans les tribunes. D'un coup, tous les bruits cessèrent. Il régnait un silence menaçant autours du jeune homme. Il se sentait tellement mal. Il fallait qu'il atterrisse. Il se retourna pour apercevoir ses professeurs et son directeur qui essayaient de lancer des patronus à travers ce qui semblait être une barrière invisible. C'était comme si un mur transparent s'était dressé entre les gradins et le terrain. Plus personne ne pouvait entrer ou sortir de l'endroit ou il se trouvait. Harry était maintenant sur le gazon, son balais à côté de lui. Il ne savait plus s'il était debout, assis, ou tout simplement allongé. Tout ce qu'il savait c'est qu'il était triste. Son cœur allait se déchirer. La contraste était beaucoup trop forte entre les sentiments qu'il avait éprouvé à peine cinq minutes auparavant et ceux qui venaient le torturer maintenant. Qui a eu l'idée stupide d'interdire le port de baguette lors d'un match de quidditch ? Et d'un coup, elles revinrent. Ces voix venues d'outre tombe. Celles qu'il voulait le plus oublier. Déchirantes, implorantes et menaçantes.
_ Pas Harry, pas Harry, je vous en supplie, pas lui !
_ Pousse-toi espèce d'idiote… Allez, pousse-toi…
_ Non, pas Harry, je vous en supplie, tuez-moi à sa place…
_ Non, pas Harry, je vous en supplie ! Ayez pitié… Ayez pitié…
Le même hurlement, le même rire suraiguë. Et toujours ce froid. Cette sensation de… Et le sol qui se rapprochait. Toujours ce froid. Son sang aurait pu devenir bleu. Le sol encore plus près. Il ne lui manquait plus qu'un baiser…
Soudain, Harry sentit la chaleur revenir. Il se sentait mieux. Comment ? Qui ? Son esprit était embrouillé. Il se risqua à ouvrir les yeux, et c'est la qu'il le vit. Un magnifique patronus. Un lion énorme, rugissant. Les détraqueurs disparurent aussi vite qu'ils étaient venus. Le mal être et le chagrin aussi. Le jeune homme regarda le patronus dans les yeux. Il venait de lui sauver la vie. Mais non ! C'était son allié qui lui avait sauvé la vie. Le lion commençait à repartir en direction des tribunes. Harry se leva, et comme s'il n'avait jamais eu mal, se mit à courir après le lion. Le bruit avait d'un coup reprit. Le bouclier invisible devait avoir disparut. Harry continuait de suivre le lion. Il entendait des pas précipités derrière lui. Sûrement ses amis et ses professeurs. Mais il ne devait pas s'arrêter. Il voulait connaître l'identité de son sauveur. Dumbledore lui avait dit que ça ne pouvait pas être son ange gardien. Alors il découvrirait par lui-même qui ne cessait de veiller sur lui depuis maintenant presque un an. D'un coup, le patronus s'arrêta. Il passa sous un gradin et disparut. Harry se baissa pour observer qui se trouvait sous la tribune, mais il n'y avait personne.
_ Ca, c'est bizarre, lança Hermione qui venait de le rattraper. Il n'y a personne.
A ces mots, une magnifique colombe blanche, avec le bout des ailes argentés surgit de sous le gradin. Ce fut sous le regard ébahi de Ron et des professeurs qui les avaient rejoint que l'oiseau s'envola pour disparaître à l'horizon. Mc Gonagall se pencha vers Harry :
_ Harry, vous sentez-vous bien, elle avait l'air vraiment inquiète. Vous devriez aller à l'infirmerie.
Mais le jeune homme ne l'écoutait pas. Il était trop occupé à se concentrer sur les paroles qui s'élevaient autours de lui :
_ C'était son ange ! !
_ Moi qui n'y croyais pas !
_ Vous croyez qu'il va bien ?
_ Regardez, il ne bouge pas.
_ Jamais je n'ai eu aussi peur.
_ Vous avez vu le temps qu'il a mis avant de s'effondrer !
_ Son ange gardien a bien fait son boulot !
_ Harry, lui demanda Ginny extrêmement inquiète ? Au mon dieu Harry est-ce que tu vas bien ?
_ Tout est parfait, enfin je crois, lui répondit-il. Il était touché par les larmes qui coulaient le long de ses joues. Tout va bien mon amour.
_ Ce n'est pas le moment de sombrer dans le romantisme Potter, aboya Rogue. Obéissez au responsable de votre maison et rendez-vous à l'infirmerie.
_ Cette blessure à la cuisse à l'air vraiment profonde Harry, lui dit Hermione en l'aidant à se lever.
_ Je l'avais complètement oublié celle-là.
_ Et bien ta petite course de tout à l'heure n'a pas arrangé ton état.
Les jumeaux qui avaient rejoint le petit groupe prirent chacun un bras de Harry et le conduisirent vers l'infirmerie. Ron remarqua la mine tendue de Dumbledore qui n'avait toujours pas décroché un mot.
_ Comment se fait-il que des détraqueurs aient transplané dans Poudlard professeur, lui demanda-t-il ?
_ Mais enfin Ron, lui dit Hermione, combien de fois faudra-t-il te dire qu'il est impossible de transplaner à l'intérieur de l'école !
_ Mr Weasley à raison Miss Granger, répondit le directeur. Les détraqueurs ont bien transplané pour entrer dans Poudlard. Ce qui signifie...
_ Oh mon dieu, lâcha Minerva !
_ Quoi, demanda Ron ?
_ Un attaque de Voldemort semble imminente, lui dit Severus.
Deux heures plus tard, Harry, Ron et Hermione étaient à l'infirmerie.
_ Tu te sens mieux Harry, lui demanda Hermione pour la 36000 ième fois ?
_ Oui Herm', lui répondit-il avec un sourire, tout va pour le mieux. Enfin, pour moi je veux dire…
_ Je suis sur que nous trouverons quelque chose pour vaincre Voldemort, lâcha Ron d'un trait.
Hermione regarda son ami stupéfaite. C'était la première fois qu'elle l'entendait prononcer le nom du seigneur des ténèbres. Elle comprit alors à ce moment précis à quel point le risque était grand. Pour ses amis, mais aussi pour elle…
_ Ne t'en fais pas Hermione, lui dit Harry, nous sommes là.
_ Je sais, je n'ai pas peur.
Tous savaient que ce qu'elle venait de dire était évidemment un mensonge, mais les deux garçons lui furent reconnaissants. Mieux valait changer de sujet pour le moment
_ Ta poursuite avec Malefoy a vraiment été magnifique Harry, lança Ron ! Je n'en revient toujours pas.
_ C'est vrai que c'était magique. On a vraiment progressé tous les deux.
_ La façon dont vous avez fait vos figures, dit Hermione, était parfaite. Toi et Draco vous sembliez… Comment dire ?
_ Vous étiez lié, compléta Ron. Vous aviez l'air vraiment heureux.
_ On l'était. Enfin, je pense qu'il l'était aussi. Mais lorsqu'il s'est rendu compte que Stevens n'était pas là, je l'ai senti se renfermer. Ca se voyait encore lorsqu'il est passé se faire soigner sa blessure tout à l'heure.
_ Je ne la comprendrais jamais celle-là, lança Ron. Ce qu'elle a fait à Malefoy est vraiment dégueulasse. Il a quand même tout renié pour elle et ça ne lui suffit pas. Non mais vraiment les nanas !
_ Hum, hum…
_ Je parlais pas pour toi Herm'.
_ Je te trouve injuste avec Ange, son ton était sec.
_ Ange ? Depuis quand c'est plus Stevens ?
_ Elle a fait la chose qui lui semblait la mieux à ses yeux, continua-t-elle sans porter attention à sa question.
_ Le plaquer comme une vieille chaussette n'est pas ce que j'appelle la meilleure chose à faire, dit-il en haussant le ton.
_ Tu préférais quoi, Hermione aussi s'énervait ? Qu'elle le laisse se faire tuer ?
_ Par ce que tu croies que devenir un mangemort et retourner vivre chez son père c'est mieux, c'était aux quels des deux parlerait le plus fort ?
_ Tu es vraiment insensible Ron !
_ C'est toi qui oses me dire ça miss je plaque mon petit copain parce qu'il habite un peu trop loin !
Harry l'avait senti venir toute l'année. Et c'était au moment où ils devaient le plus rester soudés que la plus grosse des bombes explosait. Aucun des deux ne s'excuserait. Les deux jeunes gens s'étaient mutuellement enfoncés un couteau dans le cœur. Insensible ? C'était lui qui était insensible alors que cela faisait des mois qu'il l'aimait sans qu'elle ne fasse attention à lui ? Il n'en revenait pas. Quel culot elle avait ! Il était hors de question qu'il s'apitoie sur son sort désormais. Dès qu'il rentrerait dans la salle commune, il demanderait à Marie de sortir avec lui. Comment avait-elle osé lui dire cela ? Comment pouvait-il avoir aussi mal ? Miss je plaque mon petit copain parce qu'il habite un peu trop loin ! Comment avait-il pu l'appeler comme ça ? Elle qui ne s'était séparé de Vicktor que pour ses beaux yeux. Cela faisait des mois qu'elle souffrait et il ne s'en rendait même pas compte ! Comment pouvait-il être tellement insensible ? Elle avait vraiment bien trouvé son mot. Insensible ! Voilà tout ce qu'il était ! Il était hors de question qu'elle lui réadresse un jour la parole.
_ Retournons à la salle commune retrouver tout les autres vous voulez bien, leur demanda Harry d'une voix peinée.
Ses deux amis le suivirent sans un mot dans les couloirs de l'école. Les deux étaient mués comme des carpes. Ils longeaient un couloir lorsque Harry s'arrêta net. Le bonheur, la chaleur montait en lui. Et cet air, cette magnifique chanson. Non ! Il ne voulait pas qu'elle s'arrête ! Il ne voulait pas que son pouvoir cesse sur lui aussi brusquement qu'il arrivait. Cette merveilleuse sensation. Mais quand ? Allait-on lui répondre un jour ? Quand avait-il entendu la plus douce des mélodies qui soit au monde ?
_ Harry, demanda Hermione tout inquiète, tu vas bien ?
_ Cesses tes questions stupides Hermione ! Tu vois bien qu'il faut le ramener à l'infirmerie.
_ Il n'y a pas que mes questions qui sont stupides !
_ Tu as raison. Il y a tes réponses qui le sont aussi !
_ T'es-tu regardé avant de parler espèce de …
_ Arrêtez ! Vous allez vous taire oui ou non ! Contentez-vous d'écouter cette merveilleuse musique.
_ Mais voyons Harry, reprit Hermione, nous n'entendons rien.
Il y avait quelque chose de différent cette fois-ci. Il n'avait pas l'impression que l'air voulait sortir de sa tête. En faite, à ce moment là, ce n'était pas lui qui chantonnait. C'était… Non, ça ne pouvait pas être ça. C'était impossible. Mais Harry eut la certitude que ses doutes étaient bien fondés lorsqu'il entendit sa merveilleuse mélodie descendre à l'étage inférieure. Au deuxième étage…
_ Le basilic, s'écria Ron !
_ Dépêchons-nous d'aller voir Dumbledore, lança Hermione.
Et les trois apprentis sorciers coururent à travers les couloirs pour atteindre le plus vite possible le bureau du directeur. Mais, au détours d'une classe, Harry rentra dans Draco Malefoy qui semblait lui aussi tout essoufflé. Le jeune blond pointa immédiatement sa baguette contre la gorge d'Harry.
_ Va l'ouvrir, lui ordonna-t-il.
_ Tu ne sais pas ce que tu fais Malefoy, aboya Ron.
_ Va l'ouvrir tout de suite Potter. Ou alors je te tue.
Le Serpentard n'avait pas failli une seule fois en prononçant son ordre. Il en était effrayant. Hermione et Ron ne pouvaient rien tenter au risque que le blond mette ses menaces à exécution. Harry se leva donc et lui et les trois autres se mirent à courir en direction des toilettes féminins du second étage. Il était évident qu'ils guidaient Draco et que ce dernier ignorait totalement l'emplacement de la chambre des secrets. Lorsqu'ils arrivèrent devant le dessin de serpent sur le lavabo, ils s'arrêtèrent net. Le jeune Serpentard sentit l'hésitation du Gryffondor et enfonça plus fort le bout de sa baguette dans le coup d'Harry.
_ Ouvres là, lui ordonna-t-il.
_ Non, répondit-il d'une voix déterminée.
A sa réponse, Hermione tressaillit.
_ Harry tu devrais l'écouter.
_ Il a raison et tu as tort, lui dit Ron. Tu n'es jamais rentrée à l'intérieur. Tu ne peux pas savoir.
_ Désolée d'avoir été stupéfixée.
_ Toujours de bonnes excuses.
_ Taisez-vous, leur lança Harry d'une voix autoritaire.
_ Ouvres ou meurs, lui dit Draco d'une voix glaciale.
_ Si je l'ouvre, je meurs. Dans les deux cas j'arrive au même endroit. Pourquoi me fatiguer ?
_ Ouvres, Draco avait baissé sa baguette et sa voix était redevenu normale.
_ Pourquoi y tiens-tu autant ? Ton maître t'attend-il à l'intérieur ?
Draco déposa sa baguette dans les mains d'Harry. Ce dernier n'en revenait pas. Il ne comprenait plus rien.
_ Je t'en supplie, lui dit le blond d'une voix implorante. Je jure de faire ce que tu veux si tu ouvres cette porte.
Il était plus déterminé que jamais. Il ne lâcherait pas prise. Harry se contentait de le regarder et de douter.
_ Que te faut-il de plus, continua Draco ? Tu as ma baguette et mon honneur entre tes mains.
Harry était déjà décidé à ouvrir la porte mais le blond ne s'en était pas rendu compte.
_ Tu feras ce que tu voudras de moi si tu l'ouvres. Mais je jure sur tout ce que j'ai de plus cher au monde, que si je ne suis pas dans cette chambre dans la minute qui suit, toute ma vie je te poursuivrai et je te le ferai payer.
_ Ouvres-toi.
Personne n'en revenait. Ils se demandaient tous pourquoi Draco avait fait ça. La porte était maintenant ouverte et ils étaient tous en danger de mort. Le Serpentard n'hésita pas une seconde et se jeta à l'intérieur du couloir presque entièrement démoli. Un chemin pour accéder à la chambre avait été dégagé. Quelqu'un y était donc entré depuis la dernière fois. Harry, Ron et Hermione coururent à la suite du blond. Ils savaient pourtant très bien que le Serpentard connaissait les dangers qu'ils risquaient. Pourquoi agissait-il donc ainsi ?
_ Draco !
Quand il entendit Harry l'appeler par son prénom le Serpentard se tourna instantanément. Le jeune Gryffondor lui lança sa baguette. Un sourire suffit à dire ce qu'ils ressentaient tous deux. Mais les quatre jeunes entendirent quelque chose s'approcher d'eux. Il était évident que c'était le basilic. Ils étaient perdus.
_ Draco, arrête-toi, lança Hermione ! Reviens, dépêches-toi.
Mais le jeune homme continuait sa course et les trois autres le suivaient toujours. C'est alors qu'ils le virent. Ils virent le corps du basilic s'approcher de Draco.
_ Attention, arrête-toi et ferme les yeux cria Ron !
Mais Draco ne l'écoutait pas. Il semblait avoir aperçu quelque chose au loin. Il continuait de courir. Ils étaient maintenant dans la chambre. D'un coup, Le Serpentard perdit l'équilibre et tomba par terre. Son regard se tourna automatiquement vers ce qui l'avait fait glisser.
_ Draco ! Non, hurla Hermione !
Mais c'était trop tard. Le Serpentard avait croisé le regard du basilic. D'un coup, il crut qu'il allait exploser de rire. Le gigantesque serpent portait des lunettes noires ! Il n'était pas mort ! Il était vivant ! Mais quand était-il d'elle ? Les trois Gryffondors furent stupéfaits de voir ce qui était arrivé au basilic. Ron lâcha même un rire nerveux. Mais il fut de courte durée. Lorsque Harry lui tapa sur son épaule, il se redressa. Le spectacle qui s'offrait à ses yeux lui brisa le cœur. Draco était recroquevillé à terre, le visage brisé par la douleur. Il serait Ange contre son cœur. Elles se trouvaient exactement au même endroit où Harry avait trouvé Ginny trois ans plus tôt. S'il n'avait pas pu la sauver, il en serait mort. Et c'est ce que Draco semblait vouloir faire, en serrant le corps inerte de la femme qu'il aimait contre son cœur sous le son de ses sanglots qui étaient loin d'avoir fini de couler.
FIN du chapitre 8
Vous ne pouvez pas savoir à quel point j'ai adoré écrire la conversation de Ange et Hermione et la fin de ce chapitre. Pour l'instant, ça a été la partie la plus plaisante à vous faire découvrir. Les mots sortaient automatiquement sur le papier et je ne me souviens même pas avoir commencé l'écriture de ce chapitre. J'espère que ce sera pareil pour les prochains. En tout cas, je peux vous assurez que se seront les meilleurs. En effet, à partir de maintenant, vous n'aurez plus que des réponses. Mais bien sur, pour avoir les réponses à toutes les questions que vous avez pu vous posez en lisant ma fic, il faudra toutes vous les rappeler. Je suis vraiment impatiente d'avoir vos réactions sur ce chapitre 8. J'espère qu'il a été autant agréable pour vous de le lire que pour moi de l'écrire. Vos reviews m'ont vraiment fait très plaisir et c'est avec beaucoup de bonne humeur et de joie que je vous réponds.
Merci beaucoup Neiphtys. Malheureusement pour toi, Hermione est toujours aussi triste. Si ce n'est plus. Je n'avais pas vraiment prévu ce revirement de situation mais il s'est imposé de lui même pendant que j'écrivais. Les choses n'ont pas vraiment évoluées entre elle et Ron, au contraire. Il te faudra lire la suite pour constater si le temps calme ou agite cette romance probable ou peu probable.
Merci beaucoup Sarahlou. Ton petit mot m'a fait très plaisir et je suis vraiment heureuse de voir que tu continues à lire ma fic. Je t'encourage pour les tiennes car elles sont vraiment bien.
Merci beaucoup Kamala. Ron est Hermione ne sont pas ensemble, désolée. La situation s'est encore plus dégradée comme tu as pu le constater. Tu ne veux pas que Ron sorte avec Marie? Et bien tu dois adorer le basilic car c'est grâce à lui qu'il n'a pas regagné la salle commune et qu'il ne lui a pas demandé. Tu verras dans les prochains chapitres si tu seras déçues ou heureuse. Pour l'instant, je ne peux en dire plus sur ce sujet.
Merci beaucoup ma petite maraudeuse. Sirius n'était pas présent dans ce chapitre mais je te promet qu'il jouera un rôle important à partir du prochain. J'espère que tu es heureuse et que tu pourras lire ce chapitre avant d'aller à l'hôpital. Je t'adore et tu vas beaucoup me manquer. Bisoux.
Merci beaucoup Hermione. Je susi vraiment heureuse de voir que tu suis toujours mon histoire. Tu es une de mes plus fidèles lectrices et j'en très contente. Dans ce chapitre aussi il y avait du mystère et tu as du te poser d'autres questions. Mais à partir du prochain chapitre toutes les réponses afflueront. Ron et Hermione t'énervent encore plus je suppose. Tu veux en apprendre plus sur Ange? Là, tu as pu voir une petite facette de sa personnalité mais je peux t'assurer que tu vas être servie! Elle sera la personne qui aidera le plus à aboutir à la révélation finale. Oups! Je t'en ai déjà trop dit! Mais les prochains chapitres vont sûrement te plaire.
Le titre du chapitre 9: Les pierres de Godric. Et oui, vous allez enfin savoir à quoi elles servent! Et vous apprendrez bien d'autres choses encore. J'espère vraiment que ce chapitre vous a plu. Si c'est le cas, laissez-moi une review et je serai vraiment heureuse. Merci beaucoup de m'avoir lu et faite moi part de toutes vos questions ou de tous vos commentaires. Je serai heureuse de vous répondre. Gros Bisoux à tous et merci encore pour tous ceux qui vont me laisser une review ou qui l'ont déjà fait.
ANGE!!
