Encore merci pour votre présence et vos reviews! J'espère que ce chapitre vous plaira :)


7. Avancer avec une main sur l'épaule


Sousuke réajusta la prise qu'il avait sur son gros sac à dos, puis refit face à son meilleur ami, un sourire tirant un coin de ses lèvres. Gou disait au revoir à Lori, lui promettant qu'elle lui donnerait des nouvelles aussi rapidement que possible, et lui fit basculer son poids sur sa jambe gauche, se préparant pour la séparation.

Il ne le dirait pas, mais il savait déjà qu'il n'allait pas très bien le vivre. L'Australie ne lui plaisait pas autant que son pays natal, bien qu'il ait adoré son voyage, mais l'idée de retourner à Tokyo suivre des études qu'il n'était pas certain d'apprécier, de plus en se séparant à nouveau de Rin, ne le mettait pas en joie. Cependant, car il ne voulait pas, et ne voudrait plus jamais, inquiéter son ami, il garda la face, et se contenta de lever son poing, qu'il cogna doucement avec celui du nageur.

« A plus. J'espère que lorsque je reviendrai, tu auras au moins ton nom en première page du magazine sportif.

– C'est quoi cette pression que tu me mets, là? bougonna-t-il. Et quand tu reviendras, j'aurais mon nom en première page de tous les magazines, sache-le. »

Un ricanement secoua la brun.

« Je te reconnais bien là. »

Le nageur se mit finalement à sourire, et sembla se replonger dans ses pensées. Il baissa les yeux, mais les releva, pour les planter durement dans ceux de Sousuke qui cilla doucement, surpris.

« Sousuke. Pour ce que tu m'as dit l'autre soir. »

Celui-ci sentit son cœur se serrer, et se dit que l'idée de passer le reste du séjour en laissant leur discussion sous le tapis n'était finalement pas quelque chose de concevable. Il ferma sa mâchoire, et hocha la tête, laissant son ami continuer, bien que pendant un petit moment, seul le brouhaha de l'aéroport atteint leurs oreilles.

« J'ai réfléchi, tu sais. Tu as dit que je ne te le pardonnerai sûrement pas. Mais... » il siffla entre ses dents. « Je me suis rendu compte que j'ai pas à te pardonner. En fait, t'avais pas à me faire d'excuses. T'as fait le con, c'est clair, mais pas avec moi. »

Le brun grimaça, et cette grimace s'empira en entendant la suite.

« Alors voilà le deal : je veux que tu ailles voir Haru-

– Quoi? lâcha-t-il.

– -et que ce soit auprès de lui que tu t'excuses. »

Il secoua rapidement les mains, faisant un pas en avant, les sourcils froncés.

« Non, Rin, tu ne comprends pas, si moi je ne veux pas le voir, ce sera réciproque-

– Je m'en fiche! Tu te démerdes! Maintenant que t'es pote avec Makoto, tu lui demandes de l'attirer dans une pièce avec un morceau de maquereau ou je sais quoi, mais tu lui parles, et tu lui dis que tu regrettes! »

Sousuke passa ses mains dans ses cheveux, pour mieux gronder :

« Il n'en voudra pas, de mes excuses! Moi non plus j'en voudrais pas!

– T'es pas lui, et je m'en fiche qu'il les accepte ou pas. C'est juste que je peux pas te laisser me sortir tout ce que tu m'as dit, et que lui, l'intéressé, il l'entende jamais. Même si ça arrange rien entre vous, je veux en tout cas pas me dire que pour le reste de ma vie, je vais voir deux de mes meilleurs potes s'ignorer pour une histoire du lycée, et que vous avez rien fait pour y changer. »

Sousuke ne voyait vraiment pas comment il pourrait faire ça. Il aurait pu le répéter à Rin, mais il était buté. Il ne bougerait pas. Son cœur battait fort en y pensant, et il avait l'estomac noué à l'idée de devoir parler à l'autre brun, après tout ce qu'ils avaient pu se dire.

« … ok. »

Il déglutit, puis osa à nouveau regarder Rin dans les yeux. Et après quelques secondes de silence durant lesquelles une femme annonça que les passagers de son vol pouvaient entrer en zone d'embarquement, il murmura avec un peu d'ironie colorant ses paroles :

« Qu'est-ce que je ferais pas pour sauver ton crush. »

Il vit le Matsuoka devenir rouge vif en deux secondes top chrono, et alla directement dire au revoir au grand Australien.

« Rin, why are you so red?

– Elle a raison, grand frère, s'étonna sa sœur. Tu as trop chaud?

s'nuffin... »

Sousuke s'inclina légèrement face à Russell, qui prit soin de ne pas lui dire au revoir à l'occidentale, pour ne pas le brusquer. Aussi se contenta-t-il d'une main sur son épaule, et de lui dire d'un ton chaleureux :

« You're a very good friend, y'know? We'd all need one like you. It's was nice to meet ya. Oh, and I'm sure that one day, you'll get what you want and deserve. »

Il ne comprit pas tous les mots, mais remarqua que l'homme avait délibérément posé sa grande main sur son épaule valide. Il fut un peu prit de court, mais arriva à répondre :

« Hem... Thank you. Glad to... have meet you. »

Ce n'est que lorsqu'il fut dans l'avion, assis à côté d'une Gou assoupie, se remémorant les mots de l'Australien, qu'il se rendit compte que l'autre n'avait pas corrigé sa faute d'anglais. Il garda ses phrases réchauffant son cœur dans sa tête jusqu'à ce qu'il s'endorme à son tour.

/

Makoto dit au revoir à ses kouhais depuis la fenêtre, s'esclaffant en apercevant les larmes au coin des yeux de Rei, tandis que leur train quittait lentement la gare. Il se renfonça dans son fauteuil, se mettant à l'aise pour les six heures de trajet à venir, tandis que Haru gardait le regard fixé sur l'horizon.

Il sortait ses fiches pour réviser ses cours et se préparer pour la rentrée, quand le brun l'interrompit, sa voix basse manquant ne pas atteindre ses oreilles si les années ne l'avaient pas forgé pour arriver à toujours déchiffrer les murmures de son meilleur ami :

« Tu te remets déjà à travailler?

– Euh, oui, s'esclaffa-t-il en se grattant la tête, dépliant ses lunettes pour les poser sur son nez. J'ai un peu de retard en sociologie. »

Haru acquiesça, et sortit alors ses écouteurs pour laisser son ami réviser en paix. Seulement, il sentit du mouvement, et rouvrit ses paupières qu'il avait fermées pour voir Makoto sortir son portable, et envoyer plusieurs messages, une expression légèrement anxieuse sur le visage. C'est lorsqu'il commença à prendre en photo ses fiches pour les envoyer que Haru lui demanda :

« Qu'est-ce que tu fais? »

Il sursauta en se rendant compte qu'il était observé, et passa une main derrière sa nuque. Une fois qu'il eut fini d'envoyer, il s'éclaircit la gorge :

« Hem, Yamazaki-kun vient de revenir, et il semble craindre ses notes aux partiels, et veut rapidement rattraper son retard... comme on est dans le même cours, je lui envoie mes notes.

– Ah. »

La conversation passée revint en tête du brun, qui se rappelait avec exactitude de la manière dont avait réagi son ami à ses paroles. Il avait simplement hoché la tête, puis ils étaient rentrés chez eux, à la surprise de Haru, qui n'avait au final pas cherché plus loin. Mais entendre parler de lui maintenant...

« Tu n'as rien dit.

– Huh?

– Pour ce que je t'ai raconté. Par rapport à lui. »

Le châtain sembla se raidir un peu, et baissa sa main qui tenait son portable, fixant ses cours pour regarder quelque chose, car un peu gêné.

« C'est normal, cela ne me regarde pas...

– Mais tu as demandé.

– Je sais, mais... » il s'esclaffa. « J'ai bien compris ce qui en ressortait. Alors je ne vais pas insister. »

Haru hocha la tête, bien qu'il ne comprenne pas trop. Il se remit à penser à Sousuke, et se souvint de ce qu'il avait fait, avant les vacances. Ce message qu'il avait envoyé. Alors il ressortit son portable, ralluma skype avec un peu de crainte, et ne fut pas déçu en voyant la tonne de messages envoyés par Rin suite au sien.

Il passait du simple 'quoi', au 'sérieux tu fais quoi, répond', au 'j'ai pas envie de te parler en fait'. Mais lorsqu'il arriva en bas de la page, et qu'il remarqua que l'un d'entre eux avait été envoyé la veille, plus de deux semaines le séparant des autres, son cœur s'accéléra.

[Sousuke m'a tout raconté, alors tu peux arrêter de faire comme si t'étais mort stp? Parce que bon ok, j'ai compris que c'était chaud, mais regarde ton portable bordel, je veux te parler moi]

Il resta longtemps immobile, les yeux grands ouverts, et Makoto remarqua rapidement que quelque chose qui clochait. Il comprit en voyant ce qu'affichait l'écran de son smartphone.

« Un problème avec Rin? »

Il se renfrogna, et se contenta de marmonner :

« Rien.

– Euh... tu es sûr? »

Il soupira et éteint à nouveau son appareil. Mais l'irritation qu'il ressentait lui fit dire :

« Il serait juste temps qu'il se trouve une copine, ça l'occupera. Et évitera qu'il m'ennuie.

– Ah, d'accord... enfin, un copain plutôt, non? »

Le mot résonna dans la tête de Haru, qui la tourna rapidement, les sourcils froncés :

« Qu'est-ce que tu veux dire?

– Rin est homosexuel, répondit Makoto sur le ton de l'évidence, pour ensuite bafouiller. Enfin, je veux dire, il ne te l'a jamais dit?

– Non. »

Makoto ouvrit grand les yeux, le rouge recouvrant doucement ses joues, et se dit qu'il avait peut-être fait une gaffe.

« Il te l'a dit à toi? continua le nageur professionnel.

– Non, pas vraiment, enfin, c'était l'été dernier, on déjeunait, et il avait un bracelet autour de la cheville gauche, e-et j'avais entendu dire que c'était une pratique australienne pour dire que l'on est... enfin tu vois.

– …

– Alors je lui ai demandé, et... et s'il n'a pas répondu, le message était assez clair... »

Haru garda le silence, sentant son visage devenir grave, tandis que son estomac se tordait sous un sentiment qui pouvait s'apparenter à la colère. Car encore une fois, il n'était pas au courant. Toujours les autres, jamais lui. Est-ce que Rin lui aurait dit, un jour?

Il tenta vainement d'ignorer ce sentiment de rancune dans sa gorge, et se remit à écouter sa musique.

/

Un long soupir s'échappa de la gorge du brun, qui se laissa tomber en avant, ayant perdu toute énergie. Il n'en pouvait plus. Et lorsqu'une main vint planer au dessus de ses épaules, légère, il se décontracta.

« Désolé... c'était trop?

– Mrph. »

Un doux rire retentit et un froissement atteint les oreilles de Sousuke, qui releva enfin la tête, pour le fusiller du regard.

« Tu te moques de moi?

– Disons que c'était rapide.

– L'anatomie c'est pas mon truc, j'y peux rien. »

Makoto haussa les épaules, et remit sa veste, sautant sur ses pieds.

« Je pense qu'on en a assez fait pour aujourd'hui de toute manière. Malgré tout, je ne te voyais pas comme un tel cancre.

– Voilà les grands mots qui arrivent, je suis pas un cancre, c'est juste que ça m'emmerde. »

Le châtain dévisagea Sousuke, affalé sur sa table à manger, ses notes en dessous de lui et des stylos et surligneurs jonchant l'espace de travail. Il avait rapidement compris que son nouvel ami avait des lacunes, parfois pour des cours qu'ils suivaient tous les deux, alors il avait pris parti de l'aider à rattraper son retard. C'était ainsi qu'il avait fini chez lui, et que le nageur de dos l'avait chaperonné pendant un grand moment, tel qu'il faisait presque nuit quand ils eurent terminé. Et bien qu'ils aient fait quelques pauses, la dernière avait été la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase qu'était le cerveau de Sousuke.

Toujours serviable, il se leva et alla chercher deux tasses pour les remplir de café, piètre excuse pour la séance de révision infernale qu'il venait de lui infliger, parce qu'il avait envie de l'aider à rattraper son retard le plus rapidement possible, et aussi car il n'avait pas tout le temps du monde pour l'aider, et risquer de se trouver à son tour sur la touche. Makoto était altruiste, mais peut-être pas à ce point-là.

Il revint rapidement à leur table, où pendant son absence le brun avait tenu à ranger un peu leur bazar, et s'était redressé, des cernes sous ses yeux trahissant malgré tout sa fatigue cognitive. Le café fut accueilli avec une ferveur qui fit à nouveau s'esclaffer l'étudiant, puis il se rassit aux côtés de l'autre, buvant une gorgée bienfaitrice, pour mieux recommencer à discuter et se changer les idées de tous les cours qu'ils avaient ingurgité.

« Alors, l'Australie? »

Un sourire au coin des lèvres du brun le trahit avant même qu'il ne commence :

« Sympa. Y a des coins magnifiques, mais on a pas trop eu le temps de tout voir, et encore moins de sortir de Sydney.

– Tu en as de la chance, je ne suis jamais sorti du pays...

– T'iras dès que Nanase commencera la compétition internationale, non? »

Makoto fut forcé d'acquiescer :

« J'espère juste que les études me le permettront... »

Sousuke se figea un instant, se rappelant que pour l'autre adolescent, l'université était un rêve, pas un poids. Il était là, sans vraiment le vouloir, et il avait trop tendance à l'oublier. Il serra la mâchoire, repensa à Rin, qui partirait pour la Nouvelle-Zélande d'ici quelques temps, pour y rester seulement un ou deux jours. Lui aussi, faisait ce qu'il souhaitait faire. Parfois, il se sentait bête de continuer l'université quand bien même il s'ennuyait ferme, et ne voyait aucun débouché qui l'intéressait. Mais il était trop tard pour reculer.

« Et Iwatobi? » fit-il rapidement pour oublier ses idées sombres.

Makoto raconta rapidement son retour chez soi, un peu de rose d'émotion colorant ses pommettes. Sousuke ne pouvait l'empêcher de l'admirer, lui, le type venu jusque dans une ville inconnue pour ses rêves, tout comme lui l'avait fait à onze ans. Seulement, lui parvenait à garder pied. Il avançait sans rien laisser sous le tapis, sans avoir peur de ce qui viendrait, sans en être obsédé au point d'en souffrir.

L'étudiant en face de lui était épanoui. Il avait un meilleur ami qui vivait son rêve, il avait quelque part où rentrer et revoir sa famille avec laquelle il pouvait tout partager. Il avait la natation, encore, et Sousuke se disait même qu'il devait avoir beaucoup de filles à ses pieds. Il n'était pas un mec arrogant, il était bien dans ses baskets, parfois un peu pleutre mais franc quand c'était nécessaire. Pas étonnant qu'au premier abord, Sousuke l'ait rejeté. Il avait tout ce dont il rêvait.

Mais désormais, malgré son épaule blessée, il pouvait voir un garçon simple qui méritait son bonheur. Qui méritait d'avoir ce qu'il recherchait. Et au fond de lui, germa la pensée qu'il avait très envie, désormais, de le voir atteindre son but.

Sousuke finit son café, une idée lui tiraillant l'estomac. Il se rappelait des mots de Rin, et de cette nuit qu'ils avaient passé, où il avait eu grand mal à s'endormir suite à leur conversation à cœur ouvert. La culpabilité lui collait à la peau depuis qu'il avait dû verbaliser ce qu'il avait fait au meilleur ami du garçon à ses côtés en ce moment.

Il pouvait penser qu'il ne méritait peut-être pas d'être accepté par quelqu'un comme lui, surtout après ce qu'il avait fait. En tout cas, maintenant que le couvercle avait été soulevé, il semblait incapable de retenir ces pensées. Alors il murmura :

« Eh, Tachibana... je voulais te parler d'un truc. »

Le châtain ouvrit de grands yeux alertes, écoutant sincèrement l'autre, sûrement prêt à l'aider au moindre problème qu'il aurait. Encore une fois, se fit-il la réflexion, il était bien trop aimable pour l'humanité, celui-là.

« Y a comme qui dirait un... litige, entre moi et Nanase. Et faut que je lui parle. Pour le régler. Alors si... »

Il s'interrompit en voyant la lueur sur le visage de Makoto, qui, rapidement, avança :

« Oui, oui, bien sûr! Pas de problème, je lui parlerai! »

Alors que la stupeur recouvrait Sousuke, le châtain continuait, souriant doucement :

« Il se trouve qu'il m'a enfin expliqué ce qu'il s'était passé avec toi, alors si tu veux essayer d'améliorer les choses, ça m'enlève un poids. C'était assez fatiguant de le voir faire la tête à chaque fois que tu m'envoyais un texto.

– A-attends, il t'en a parlé? »

Il cilla une ou deux fois.

« Eh bien, oui.

– … et tu réagis juste comme ça? »

L'incompréhension le parcourait, et Sousuke avait l'impression que cela arrivait sans cesse quand il était avec l'autre étudiant. Il ne comprenait jamais ce qu'il faisait, il ne pouvait jamais le prévoir, et ça le perturbait. Il pensait que ce serait difficile d'expliquer les choses, en espérant que Makoto ne serait pas outré en apprenant ce qu'il avait pu dire avec son meilleur ami. Mais non. Il était simplement content à l'idée qu'il tente quelque chose.

« Comment veux-tu que je réagisse?

– J'ai menacé Nanase, ton meilleur pote, tu vas pas me faire croire que ça te fait rien! »

Il sentit son ton monter, parce qu'il ne comprenait pas, et paniquait légèrement. Et cela ne s'arrangea pas quand le châtain, prenant un visage un peu plus sérieux, se contenta de secouer la tête.

« Bien sûr que ça m'a fait quelque chose. Mais... je veux dire, Yamazaki, évidemment que ce que tu as fait était... infect, cependant Haru n'a pas bien réagi non plus. Il aurait pu te répondre, il aurait pu chercher ce qu'il se passait, mais à la place il l'a caché à tout le monde. Encore aujourd'hui, il n'a aucune idée de la raison pour laquelle tu as fait... ce que tu as fait. Peut-être que maintenant il l'a compris, mais vous êtes au final tous les deux fautifs. Alors que l'un d'entre vous tente le premier pas, oui, cela me fait plaisir. Vous avancez, qu'y a-t-il de mieux que ça? »

Sousuke déglutit, ne détachant pas son regard de l'expression sincère de Tachibana, ses mots doux et apaisants venant se nicher au creux de sa poitrine pour lui donner l'impression de voir des dizaines de poids, peut-être tombés sur ses épaules lorsqu'il avait parlé de ceci à Rin, s'en aller.

Il serra les poings, et était toujours incapable de saisir la manière de penser de l'autre. Mais il l'acceptait, parce que Makoto ne le rejetait pas, et qu'il ne pouvait faire autre chose que se sentir heureux en entendant ceci.

Les mains peut-être un peu tremblantes, il voulut répondre, le remercier, mais sentait sa gorge enrouée en se disant qu'il avait beaucoup de chance d'avoir rencontré ce gars, et qu'il n'en existait probablement pas beaucoup d'autres dans ce monde, qu'il ne le méritait peut-être pas. Il leva alors son bras, et le posa sur l'épaule du châtain, n'osant pas croiser son regard, le remerciant par ce simple geste.

A suivre...