Le plus dur, c'est de regarder le cercueil vide.
Comme si il n'était pas réellement mort.
Comme si un matin, il allait passer sa tête par la porte ouverte, m'annoncer que le petit déjeuner n'attendait plus que moi et le gamin.
Il l'appellerait le gamin, avec l'affection infinie d'un père pour son fils. Il lui ébourifferait les cheveux, et on serait heureux à en avoir mal. Tous les trois, puis, ensuite, pourquoi pas tous les quatre.
Le vent froid me fouette le visage et me ramène sur Terre.
Le cercueil est vide, et le petit ne connaître jamais son père.
