Salut à tous, me revoici enfin avec la suite. Encore désolée pour cette attente vraiment très longue mais en ce moment c'est vraiment dur d'écrire la suite de cette histoire vu que ces derniers mois on était assez dur. Je suis à la recherche d'un job depuis un bon moment pour payer mes études et toujours rien, je commence vraiment à désespérer surtout que l'on peut pas dire qu'il y ait grand chose à faire là où j'habite et encore moins sans fric et ajouter à ça quelques soucis personnels.
Mais bon je vais pas vous raconter ma vie, je vous laisse lire ce chapitre et vous retrouve en bas.
Disclaimer: Twilight appartient à S. Meyer ainsi que ses personnages.
Bonne lecture !
Chapitre 6 – Week-end à Forks part 2 -
POV Bella
2h00 du mat et j'arrive toujours pas à trouver le sommeil. La soirée c'est très bien passé. Mon père était plus que ravi de nous voir et surtout son petit-fils. Lucas était tout aussi excité toute la soirée il leur a raconté tout ce qu'il a apprit à l'école et ce qu'il fait en dehors. J'ai pu voir à quel point Charlie et Sue avaient manqué à mon fils. J'essaie de me persuader de revenir plus souvent mais malheureusement les mauvais souvenirs de mon passé me reviennent toujours en mémoire. Et dire que quand j'étais petite j'étais littéralement amoureuse de cette petite ville et surtout de la nature environnante. Je me souviens de tous nos week-ends avec la bande ou en famille, entre les soirées, les randonnées... Mais tout ça a changé après la mort de ma mère, le départ d'Edward et mon enlèvement. Sinon pour en revenir à mon manque de sommeil ou plutôt mon incapacité à trouver le sommeil la cause n'est pas mes cauchemars et c'est bien une grande première. Non, la véritable cause est tout autre et bien plus prise de tête. La soirée n'arrête pas de tourner dans ma tête et cela à cause d'un simple prénom. Vous devez vous demander comment un simple prénom peut me mettre dans cet état là. Mais voilà, le problème c'est que ce n'est pas qu'un simple prénom, tout du moins pour moi. Pour mieux comprendre, il faut revenir au diner de ce soir.
FLASH BACK
On vient de finir le plat principal quand mon frère se lève et attire l'attention de tout le monde pour faire une annonce. Il ne voulait pas annoncer la grossesse de Rose par téléphone et a donc attendu ce week-end pour annoncer la grande nouvelle.
- Votre attention à tous, enfin surtout papa et Sue ainsi que Seth. Rose et moi avons une très bonne nouvelle à vous annoncer. Ça fait un moment qu'on le sait mais on tenait à vous l'annoncer en chair et en os. Rose est enceinte ! dit-il fier de lui tout en serrant la main de sa femme.
- Félicitation les enfants !, lui répondit notre père en les prenant dans ses bras.
L'émotion est palpable. Mon père qui n'a presque jamais pleuré devant nous, sauf le jour de la mort de maman et son enterrement, est en larme.
- Il faut fêter ça, on avait prévu du champagne pour fêter votre venu. Eh bien on aura une autre raison pour ouvrir les bouteilles.
- En parlant de nouvelle, moi aussi, j'ai quelque chose à vous annoncer. On tourne alors tous notre attention vers Seth. J'ai une petite amie. Il semble plus que heureux et surtout amoureux.
Et encore une fois, c'est l'effusion de félicitations. Emmett ne peut s'empêcher de le charrier et Sue pleure comme une madeleine en disant que son bébé a grandi trop vite. Cela me fait un bien fou de partager ce moment de bonheur avec ma famille. Je commence à croire que ce n'est pas une si mauvaise idée que ça, d'être venu pour le week-end.
- Et alors comment s'appelle l'heureuse élue ? , demanda Alice, la reine des interrogatoires.
- Jane. Vous pourrez la voir demain à la plage de la Push.
Et là, le choc. Jane, un prénom que je n'ai plu entendu depuis 5 ans. Un sentiment de peur m'envahit d'un coup. Je suis comme déconnecté du monde qui m'entoure. Cela doit être qu'une coïncidence. Oui c'est ça, une simple coïncidence. Jane est un prénom assez répandu. Malgré ma tentative de me persuader que ce n'est qu'un coup du hasard je ne peux m'empêcher de penser à mon passé. Des flashs me parviennent de nouveau. Je sens l'angoisse et les sueurs froides qui pointent de nouveau, comme après chacun de mes cauchemars. Il faut que je m'éloigne avant que quelqu'un ne remarque mon état. Je n'ai pas envie de pourrir l'ambiance avec mes états d'âme et mes angoisses.
Je me lève en prétextant une envie pressante.
- Dépêche-toi ma chérie afin que tu trinques avec nous.
- Je reviens tout de suite papa.
Je sors tranquillement de la salle pour ne pas montrer mon état. Puis quand je suis enfin à l'écart des regards, je me précipite dans la salle de bain qui se trouve à l'étage. A peine rentrée, je ferme la porte à clé et m'asperge le visage d'eau fraiche.
- Bon sang, c'est pas vrai. Il faut que je me calme et surtout me ressaisisse. Allez Bella respire. Inspire, expire, inspire, expire.
Et voilà que je me parles toute seule maintenant, je suis devenu complètement dingue. Cependant c'est la méthode que Jasper m'a apprise lors de nos séances. Il ne faut surtout pas que je m'enferme dans mon monde comme j'ai l'habitude de le faire au cours de mes crises. Malheureusement, je ne peux m'empêcher de pleurer, la tension est beaucoup trop dure a supporté. Dans ces moments-là, je ne peux m'empêcher de m'en vouloir d'être aussi faible. Heureusement que mon fils ne me voit pas ainsi. J'ai toujours essayé de paraître forte devant lui, il n'a pas besoin de me voir dans cet état là. Je veux qu'il grandisse comme tous les autres enfants de son âge, sans se soucier des problèmes de grand. Cependant, il est bien trop intelligent pour son âge. Je sais parfaitement qu'il n'est pas bête et qu'il sait que je suis mal par moment même si je fais tout pour lui cacher.
Alors que je suis parti dans mes débats intérieurs, un coup à la porte me ramène à la réalité.
- Bella, c'est moi. Ouvre-moi.
J'aurais dû me douter que mon état n'aurait pas échappé au psy de la bande.
- J'arrive, lui dis-je tout en tentant de cacher les dernières traces de mes larmes. Résultat pitoyable mais j'ai pas le choix. Après avoir respirer un bon coup, j'ouvre la porte. Désolé d'avoir été aussi longue. Je te laisse la place, dis-je en essayant d'échapper à son regard.
- Bella, tu sais très bien que si je suis venu ce n'est pas pour aller au toilette.
- Jazz avant que tu ne dises quoi que ce soit, je te rassure, tout va bien.
- Et tu sais aussi que tu n'as jamais su mentir et encore moins à moi.
- Je ne perds pas espoir, dis-je en rigolant à moitié.
Il répond à mon rire mais reprend très vite son sérieux. Et c'est parti pour une longue discussion, on peut dire que c'est la journée.
- Tu sais bien que je ne veux pas t'obliger à me parler mais je me suis douté que l'annonce de Seth et surtout le prénom de sa petite-amie t'a retourné.
- J'ai eu une réaction complètement stupide. Ce n'est qu'une simple coïncidence mais …
- Mais cela te rappelle de mauvais souvenirs.
- Tu dois me prendre pour une folle.
- Bella, combien de fois vais-je devoir te dire que tu n'es pas folle. C'est tout à fait normal ou tout du moins compréhensible vu ce qu'il t'es arrivé. Personne ne s'attend à ce que tu n'aies pas des moments où tu craques.
- Jazz j'en peux plus, dis-je en entrant de nouveau dans la salle de bain. J'ai l'impression d'avancer dans un tunnel sans fin. Quand je crois me rapprocher de la sortir, il y a toujours quelque chose qui me bloque ou me renvoie en arrière. Et voilà que les larmes reviennent, sales traitresses.
- Bella, calme toi. Viens-là. Sans me demander mon avis il m'attire dans ses bras. Je m'accroche à lui comme à une bouée. Il est le seul à comprendre ma peine et surtout le seul qui connait tout de ce qu'il m'est arrivé. Il a toujours eu cet effet apaisant sur moi, en dehors de mon frère. Bella, je sais que tu as l'impression de stagner mais je t'assure que tu as avancé depuis 5 ans, même si tu penses le contraire. Il se recule et prend mon visage en coupe tout en essuyant mes larmes. Peu de personne aurait réagi comme toi. Après ce qu'il t'est arrivé, tu aurais pu te laisser mourir voir attenter à ta vie mais tu ne l'as pas fait. Au lieu de ça, tu t'es battu pour ton fils. Chaque jour, tu te bats pour lui, pour lui apporter tout ce qu'il faut afin qu'il soit heureux, ainsi qu'à ta famille. Tu es toujours là pour eux alors que tu souffres intérieurement. Tu détestes que l'on s'apitoie sur ton sort. Alors oui, il y a des moments où tu craques devant nous mais on est là pour ça aussi, dans les bons comme les mauvais moments.
- Mais vous ne devriez pas à le devoir. Emmett commence à fonder sa propre famille ainsi qu'Alice et toi. Malgré tout, je sais que vous vous inquiétez pour moi et c'est ça qui me tue. Je connais mon frère, même s'il ne le dit pas, cela lui fait mal de me voir ainsi. Et il aura toujours cette impression de ne pas avoir pu me protéger et ce même s'il adore son neveu. Depuis la mort de maman, il a du grandir d'un coup et s'occuper de moi, même si Charlie était là. Je ne veux plus qu'il s'inquiète pour moi, il doit vivre sa vie.
Comme à chaque fois, je commence à parler de plus en plus vite et à devenir hystérique.
- Bella, calmes-toi, regarde-moi. Bella ! dit-il plus fort en braquant mon visage devant lui.
Mes larmes coulent abondement, je ne contrôle plus rien. Seul le toucher de Jazz et son regard bleu azur braqué sur moi me permettent de rester dans la réalité alors que j'ai juste envie de fermer les yeux et partir loin d'ici;partir dans un monde sans rien, plus de soucis, plus de cauchemars, plus de douleur et de tristesse. Malheureusement cela n'est pas possible sauf si je me tue, mais je ne peux pas faire ça à mon fils ni à ma famille. Ils se sont toujours battu pour moi et je ne peux pas dire adieu à la prunelle de mes yeux. La seule personne qui me permet de tenir depuis 5 ans.
- Bella, je sais combien tu t'en veux mais ce n'est pas ta faute. Je te le répéterai tous les jours jusqu'à ce que tu le comprennes. Pour ton frère, tu sais bien que tu ne pourras jamais l'empêcher de s'inquiéter pour toi. Les drames que vous avez vécu vous rapproche inéluctablement et puis vous avez toujours été fusionnel. Il t'aime plus que tout alors c'est normal qu'il prenne soin de toi, tout comme nous. On est une famille, une famille veille sur les siens et ils prennent soin les uns des autres. Alors je te préviens, tu ne nous empêcheras jamais de veiller sur toi. Tu as toujours pris soin de nous quand on était plus jeune et ce malgré la perte de ta mère. Je sais que tu détestes que l'attention soit sur toi mais on est ta famille, ce n'est pas comme avec les autres.
Ce n'est pas la première fois qu'il me dit ce genre de choses mais comme à chaque fois, cela me met toujours dans tous mes états. Alors pour ne pas changer les choses, je me réfugie dans ses bras pour pleurer toutes les larmes de mon corps. Il a toujours su trouver les mots juste pour me calmer ou me rassurer. Au fond de moi, je sais qu'il a raison mais cela ne m'empêche pas de m'en vouloir de leur faire subir tout ça même si je n'ai jamais voulu de tout ça. Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans eux et surtout sans mon fils. Je crois que je ne pourrais jamais les remercier assez pour tout ça.
Je ne sais pas depuis combien de temps on est assis là, par terre, mais un coup à la porte et une voix bien connu, nous ramène à la réalité.
- Bella, tu vas bien ?Tu ne sais pas où est Jazz par hasard ? Cela n'est autre qu'Alice. Elle a du se stopper devant la vue de Jazz et moi par terre. Qu'est-ce qu'il se passe Bella ?
- Ce n'est rien ma puce, tenta Jazz de la calmer. Malgré que je ne vois pas son visage, je me doute qu'elle est inquiète.
- Jazz, ma meilleure amie est en train de pleurer dans tes bras et tu oses me dire que tout va bien ? Tu me prends pour …..
- Mon cœur, calmes-toi ….
Je me dégage de Jazz car je vois bien qu'il n'arrivera jamais à la calmer tant qu'elle ne saura pas ce que j'ai.
- Alice, calmes-toi. Jazz a raison , ce n'est rien à part la fatigue du voyage.
Je tente tant bien que mal de me lever avec l'aide de Jazz. Alice s'approche de nous et essuie mes larmes.
- Je suis désolé, mais je n'aime pas te voir comme ça. Tu sais, tu nous as vraiment fait peur cette aprèm.
- Je sais Alice et j'en suis vraiment désolée.
- Je sais que contrairement à Jazz, tu ne nous as pas tout dit sur ton passé et je le respecte. Mais on avait tellement l'habitude de tout se dire avant que ça me fait mal par moment. Je ne veux pas te dire ça pour te culpabiliser, mais saches que le jour où tu voudras en parler ou même de quelque chose d'autre, je serais là.
- Je sais Alice, chuchotais-je avant de la prendre dans mes bras.
Je m'en veux tellement de la faire souffrir. Je comprends tout à fait ce qu'elle ressent, moi aussi ça me manque notre complicité. Mais je sais aussi que je ne suis pas prête à lui dire tout ce qu'il m'est arrivé. Je ne veux pas la faire souffrir d'avantage. Elle est toujours la fille pétillante de la bande, celle qui propage la joie et le bonheur. Je me rappelle que dès que l'un de nous avait un coup de cafard elle était toujours là pour nous remonter le moral et nous faire sourire. Je ne peux pas lui enlever cette joie de vivre et ce même si cela ne serait que pour un moment. Alors je me contente de la serrer dans mes bras en lui chuchotant des « Je suis désolée ».
- Les filles on devrait peut être redescendre, les autres vont nous chercher.
- Oui tu as raison chéri, je venais pour ça au début.
- Vas-y avant nous Alice, on arrive.
- Tu es sûr, lui demanda-t-elle en se retournant vers lui.
- Oui ne t'inquiètes pas, on arrive tout de suite.
- D'accord, dit Alice à contre cœur. elle voulait surement ne pas me laisser mais le regard de Jazz lui a fait comprendre qu'on avait pas fini de parler. A tout de suite ma belle, me dit-elle tout en essuyant mes dernières larmes et en m'embrassant la joue.
- A tout de suite Lili, merci. Pour toute réponse elle me sourit et sort de la salle de bain. Je me tourne vers Jazz me doutant que la conversation va encore être longue.
- Vas-y, crache le morceau.
- Quoi ? me demanda-t-il innocemment.
- Jazz, j'arrive peut-être pas à te mentir mais toi tu es beaucoup trop prévisible.
- Bon d'accord. Je vois bien que la réaction d'Alice t'a touché et ….
- Tu crois qu'elle m'en veut ?, ne pus je m'empêcher de lui demander.
- Mais non, ne t'inquiètes pas. Tu connais Alice, elle ne pourrait jamais t'en vouloir. Tu es comme une sœur pour elle.
- Oui mais ça me fait tellement mal de la voir ainsi. Je ne pensais pas qu'elle souffrait autant de la situation.
- C'est pour ça que je voulais t'en parler. Je sais que l'on en a déjà parlé mais...
- Jazz, je te vois venir. Tu sais très bien que ça ne changerait rien même si je disais tout.
- Mais Bella, ça pourrait te faire du bien, je sais que tu en souffres même si tu ne me le dis pas.
- Jazz, qu'est-ce que ça leur apporterait, à part encore plus de tristesse sur ce qui m'est arrivé. De toute façon il est mort, alors même si j'en parlais à mon père ou Emmett, ça ne changerait rien.
- Je ne t'ai pas dit tout de suite mais peut-être qu'un jour tu en ressentiras le besoin.
- Je vois pas ce qui pourrait changer dans le futur.
Je commence de nouveau à perdre les pédales, la tension remonte en flèche et évidemment Jazz le perçoit.
- Bella, calmes-toi. Je ne veux te forcer à rien mais un jour, je suis sûr que tu en auras besoin. Pour toi, cela ne change rien mais pour ta famille c'est tout autre. Et encore plus quand un homme fera de nouveau parti de ta vie.
- Jazz, comment veux-tu que je puisse construire une quelconque relation avec un homme après ce qu'il m'est arrivé ?
- Bella, tu n'es en rien responsable. Je ne te dis pas que ça sera simple mais ça se fera par étapes. Tu as le droit au bonheur après tout ce qui t'est arrivé et crois-moi cela pourrait arriver plutôt que tu ne le penses.
- Parce que t'es voyant maintenant ?, dis-je en souriant à moitié.
- Non, c'est seulement une intuition, répliqua-t-il en riant.
- Tu sais qu'Alice commence à déteindre sur toi, lui rétorquais-je en rigolant.
- Que veux-tu, après toutes ces années c'était prévisible.
- Elle a de la chance de t'avoir.
- Je sais et je te promets qu'un jour tu vivras ça.
- Merci Jazz
- De rien ma belle, tu sais que je serais toujours là pour toi, dit-il tout en me prenant dans ses bras.
- Je sais et je ne te remercierais jamais assez pour ça.
- Tu n'as pas besoin de me remercier, ton bonheur est tout ce que je souhaite. Bon aller, faut qu'on y aille maintenant avant que quelqu'un vienne encore nous chercher.
- Ouais t'as raison, même si l'envie n'y était pas trop.
- Tu sais quoi, vu la journée éprouvante qu'on vient d'avoir je te propose une petite séance de boxe demain.
- Sérieux, cela me donna rapidement la pêche.
- Plus que sérieux, ça te fera du bien. Et puis ça fait un baille qu'on ne l'a pas fait.
- Génial.
- Donc rendez vous à 8h.
Après cette bonne nouvelle, on est enfin redescendu.
FIN FLASH BACK
En descendant, personne ne nous avaient posés de questions même si j'avais bien senti les regards appuyés d'Emmett ou d'Edward. Ce dernier semblait complètement perdu, ce qui est tout à fait compréhensible. Ça me fait me sentir encore plus mal, mais je n'ai pas encore le courage de tout lui raconter.
Je me retourne de nouveau vers mon réveil, 3h00 du mat. Seulement une heure depuis mon dernier coup d'œil vers ce réveil de malheur. Je sens que la nuit va être longue, très longue. Je repousse ma couette, cela ne sert à rien de rester dans mon lit. J'attrape mon peignoir et sors de ma chambre.
Comme à mon habitude dans ces moments-là, je me dirige vers la chambre de mon petit ange. Seul lui peut me calmer et me détendre. A peine entrer dans sa chambre, je me dirige vers lui. Comme à son habitude, il dort en position fœtale avec son nounours serré contre son cœur. Ce n'est pas la première fois que je l'observe dormir mais je ne peux m'empêcher de fondre devant cette vue. Je me souviens que ma mère le faisait souvent avec nous, vu le nombre impressionnable de photos qu'elle avait prise. Emmett détestait ça en grandissant, il avait peur que ses potes les voient et se moquent de lui. C'est vrai que ça aurait été bien le genre de Tyler ou Ben. Mais moi j'aimais bien surtout que ça me permettait de me foutre de mon frère. Cependant, aujourd'hui je comprends encore plus le plaisir qu'elle pouvait ressentir à l'époque. Le sommeil de son enfant est une des choses les plus précieuse. C'est un moment unique, comme hors du temps. Voilà pourquoi je pourrai rester des heures ainsi, assisse à ses côtés et le regarder. Dans ce genre de moment j'oublie tout ce qui a pu m'arriver, j'oublie le malheur que j'ai du subir pour l'avoir dans ma vie. Il ne reste que lui et moi, seul dans notre bulle. Il semble tellement paisible, un vrai petit ange.
Cependant la fatigue commence à m'envelopper tout doucement, alors je me couche à ses côtés sachant que j'arriverais facilement à m'endormir s'il est près de moi. A peine suis-je couchée qu'il se colle contre moi et passe son petit bras libre autour de ma taille. Je le serre contre moi et rabats la couette sur nos deux corps.
- Maman, il est l'heure ?
- Chut mon ange, non ce n'est pas l'heure, rendors-toi.
- Bonne nuit maman, je t'aime.
- Moi aussi mon cœur, plus que ma propre vie.
Un petit bisou et le voilà rendormi. Je ne peux m'empêcher de sourire. Je respire son odeur de bébé et me laisse emporter par le sommeil.
Une petite caresse sur ma joue me sort du réveil. J'ouvre difficilement les yeux vu le manque de sommeil mais je ne peux m'empêcher de sourire devant la vue de mon fils.
- Coucou maman.
- Coucou mon ange. Tu as bien dormi ?
- Oui super bien et toi ?
- Moi aussi j'ai très bien dormi et ce grâce à toi.
Il m'offre alors son plus beau sourire, tout fier de lui.
- Pourquoi t'es venue me rejoindre, tu as fais un cauchemar encore ?
- Comment tu sais que je fais des cauchemars ? Je pensais vraiment avoir été discrète et l'isolation des chambres est plutôt bonne donc il ne devrait pas avoir entendu. Tu es fâché contre moi ?
- Non mon ange, je me demande juste comment tu as su.
- Bah une fois, j'avais soif alors je suis allé boire un verre d'eau, mais en retournant faire dodo, je t'ai entendu pleuré. Je voulais venir te voir mais j'ai pas osé. Désolé maman, j'aurais du te le dire. Il commençait à pleurer.
- Et mon cœur ne pleure pas, maman ne t'en veux pas. Tu n'as rien fait de mal. Chut, c'est fini.
- C'est vrai, tu ne m'en veux pas ?
- Mais non, tu sais que je t'aime plus que tout. Je ne pourrais jamais t'en vouloir. Tu es mon petit prince.
- Je t'aime maman, dit-il en se jetant dans mes bras.
- Moi aussi mon cœur.
Quand je disais qu'il est beaucoup trop intelligent pour son âge, je me doutais bien qu'un jour cela arriverait même si j'espérais le cacher le plus possible. Heureusement il ne me demande pas la raison de mes cauchemars, de toute façon je ne pourrais pas lui dire.
Au bout d'un petit moment, un léger coup à la porte nous sort de notre moment câlin.
- Entrez, crie mon fils en sortant la tête de mon cou.
- Coucou vous.
- Tonton Jazz! crie-t-il de nouveau en allant lui sauter dans les bras.
- Eh ! Salut bonhomme, comment va mon filleul préféré ?
- Je suis ton seul filleul parrain, dit Lucas en rigolant. Et oui je vais super bien et toi ?
- Super bien aussi.
- Et moi alors tonton Jazz, on ne me demande pas comment je vais ?
- Mais maman parrain n'est pas ton tonton, dit mon fils en secouant la tête.
Sa petite tête et sa remarque me font rire tout comme Jazz.
- Je sais mon ange, c'était seulement pour attirer votre attention.
- Ta maman est jalouse c'est pour ça, dit Jazz en rigolant.
- Faut pas être jalouse maman, dit mon ange en tendant ses bras vers moi.
Après l'avoir pris dans mes bras, je me retourne vers Jazz et lui fais mon plus beau sourire.
- Oh moins mon fils pense à moi, dis-je en lui souriant de plus belle.
- Oh allez Bells, tu sais bien que je plaisante. Bon alors comment vas tu ma Bells chérie ?
- C'est ça oui, rattrape toi.
- Oh allez, tu ne vas pas me faire la tête ?, dit-il en me faisant la moue à la Cullen.
- Faut que tu sois très gentil avec maman pour ne pas qu'elle t'en veuille.
Mon fils semble bien s'amuser de la situation. Pour une fois que je ne fais pas tourner mon frère en bourrique.
- Quand je disais qu'Alice déteignait sur toi. Bon allez, je te pardonne.
- Merci ma Bells chérie.
- C'est bon, tu peux arrêter avec tes « Bells chérie », dis-je en rigolant.
- Pas tant que tu m'auras pas répondu.
- Oui je vais bien et toi ?
- Très bien aussi Bells chérie, dit-il en accentuant bien sur la fin.
Ok, il a décidé de me charrier pendant un moment.
- Bon, sinon, les autres sont levés ?
- A part Edward et ses potes non. Tu connais ton frère ainsi qu'Alice.
- Il est quel heure ?
- 8h15.
- Oh mince notre séance de sport.
- C'est pour ça que t'es venu dans ma chambre parrain ?
- Oui, je me suis douté qu'elle serait avec toi, vu qu'elle n'était pas dans sa chambre. Mais bon c'est pas grave, on reporte à demain. La journée d'hier était assez chargée, dit-il en me regardant. Oui je voyais très bien où il voulait en venir.
- Oui c'est vrai. Bon c'est pas tout ça, on va aller préparer le petit-déj car je crois que j'ai entendu un petit ventre faire du bruit.
- Oh oui je meurs de faim moi.
- T'as toujours faim, dimes nous en chœur.
Je pose donc mon fils par terre.
- Oh maman tu peux faire des pancakes ?
- Oui et des muffins aussi.
- Cool !
- Bon allez, on descends tous, tu peux aller regarder les dessins animés en attendant.
- Cool !
- Mais tu …... Même pas le temps de finir ma phrase qu'il est déjà sorti en courant.…. ne cours pas dans les escaliers, terminais-je en soupirant.
- Bizarrement il me fait penser à Emmett, dis Jazz en plaisantant.
- Non, tu crois, ? lui répondis-je ironiquement.
- J'ose même pas imaginer comment ça sera avec leur enfant.
- Moi non plus.
Finalement on finit par descendre en rigolant à moitié. Arrivés dans la cuisine, je commence à sortir les différents ingrédients aidée par Jazz.
- Tu fais la pâte à pancakes pendant que je prépare celle des muffins ?
- Pas de problème chef.
Je secoues la tête en souriant à sa réplique. J'allume la radio et commence ma recette. L'ambiance est détendue, j'en profite même pour me déhancher légèrement. J'adore faire la cuisine en musique, c'est un des seuls moments où je ne pense à rien. Alors que je suis en train de mettre la pâte dans les moules, je sens le regard de Jazz sur moi.
- Oui qu'est-ce qu'il y a ?
- Euh... j'ai fini la pâte.
Je sens qu'il hésite quelque peu. Je tourne ma tête vers lui.
- Mais encore.
- Je suis encore trop prévisible, c'est ça.
- Dans le mile mon vieux, dis-je en rigolant.
- Bon ok. En fait je voulais te demander si tu as encore fais des cauchemars cette nuit, vu que tu es allée dormir avec Lucas.
- Non, c'est juste que j'arrivais pas à dormir.
- Tu stresses pour la futur rencontre avec la petite-amie de Seth ?
- Ouais, je sais qu'on en a parlé mais ça me prend encore la tête.
- Je te comprends. Ne t'inquiètes pas, tout va bien se passer. Je serais là au moindre problème, ok ?
- Je sais Jazz.
Puis je retourne mon attention vers mes muffins pendant que Jazz commence à faire cuire les pancakes. Au bout d'un petit quart d'heure, on commence à entendre du bruit dans la maison.
- Maman, maman, tonton est réveillé.
- Je sais mon ange.
- Hummmmmmm ! Ça sent bon la dedans.
- Bonjour à toi aussi grand-frère.
- Bonjour petite-sœur, c'est bien des muffins au chocolat que je sens ?
- Oui dans le mile.
- Tu sais que je t'aime toi, dit-il en m'attrapant par la taille et en me claquant un bisou bien baveux sur la joue.
Rose et Alice qui viennent d'entrer la cuisine, ne peuvent s'empêcher de rire face à la réaction de mon frère.
- Oui je sais, surtout quand je te fais à manger, le narguais-je.
- Entre autre, dit-il en rigolant et en commençant à s'assoir.
Mon fils, après avoir dit bonjour à ses tantes, grimpe sur les genoux de son oncle.
- Salut tonton !
- Salut ma petite crapule. Prêt à tout dévorer.
- Oh oui ! Je meurs de faim
- Ça c'est du Swan tout craché.
Alors qu'ils vont commencer à piocher dans les victuailles, Rose et moi les arrêtons en leur tapant légèrement sur la tête.
- Pas touche, dimes-nous en chœur. Alors qu'il vont pour répliquer, je les coupe. Pas tant qu'Edward et ses amis sont pas rentrés.
- C'est pô juste, disent-ils en chœur.
Finalement ils n'ont pas à attendre longtemps vu qu'on vient à peine de se dire bonjour et s'assoir que l'on entend la porte s'ouvrir. Après les salutations avec les derniers arrivants on commence enfin à déjeuner. Je suis encore assise à côté d'Edward et je sens son regard sur moi. Je ne peux m'empêcher de rougir et surtout j'ai très chaud voilà pourquoi j'évite le plus possible de le regarder. Il doit surement ressentir mon état vu qu'il n'arrête pas de sourire. Oh moins, je le fais sourire même si c'est à mes dépends.
Après le petit-déj, on part tous se préparer pour la journée à la plage. Pour l'instant le stress n'est pas encore trop présent mais je sens que ça va bientôt arriver. Après une bonne douche, je pars m'habiller dans ma chambre. Évidemment Alice a encore réussi à me préparer ma tenue, je crains déjà le pire. Finalement cela n'est pas si horrible que je le pensais, au moins elle a retenu le fait que je ne voulais pas de robe ou de jupe. Non franchement pour la plage surtout à cette époque c'est pas le mieux. Donc je me retrouve avec un slim bleu délavé, un petit top blanc, un cardigan bleu et pour parfaire le tout mes bottes en cuir ainsi que mon perfecto. Un petit coup de blush, mascara, eye-liner, gloss et c'est bon.
Je redescends au salon, seul mon fils et mon frère sont là. Ils sont en train de faire une partie de jeu de vidéo. Et comme toujours, c'est la guerre pour savoir qui va gagner.
Quinze minutes après, tout le monde est descendu et on peut partir pour la plage. Comme hier, je me retrouve avec Edward ainsi que mon fils qui a absolument tenu à monter avec Edward. Je peux me rendre compte que mon fils s'est attaché très rapidement à Edward. J'avais peur que ce soit dur pour ce dernier mais finalement tout se passe bien. Pendant tout le trajet, Lucas n'arrête pas de poser pleins de questions à Edward sur son travail et surtout sur notre enfance. Le trajet passe relativement rapidement voir trop pour moi. Évidemment plus on se rapproche de la Push, plus l'angoisse monte.
Je ne sais pas si Edward le ressent mais il me lance beaucoup de regards dans lesquels il me semble lire de l'inquiétude mais aussi de l'encouragement.
A peine arrivé, mon fils détache sa ceinture et commence à sortir de la voiture. Je me dépêche de sortir pour le rejoindre.
- Lucas, doucement.
- Stp, je peux y aller maintenant ?, me demanda-t-il après que je l'ai aidé à mettre son manteau.
- Oui mais tu ne cours pas trop vite !
Tu parles, comme toujours, il est déjà parti sans avoir écouté la moitié de ma phrase.
- Ça me rappelle de bons souvenirs, dit Edward en rigolant.
- Moi aussi.
- Tu es prête ?
- Oui pourquoi ?
- J'ai pu voir que tu semble anxieuse face à cette journée alors je m'assure que tu vas bien.
- Merci Edward mais rassures toi, ça va.
- De rien, je sais que je n'ai pas été là pendant ces dernières années mais...
Je l'empêche de finir sa phrase en posant un doigt sur ses lèvres et mon autre main sur sa joue. Il semble tellement mal et je déteste le voir ainsi.
- Edward, je ne t'en veux pas. Je sais que tu as fais ça parce que tu ne supportais plus la vie ici. Ça m'a fait beaucoup de mal sur le moment mais je te comprends. Je ne pourrais jamais t'en vouloir.
- Je sais mais ….. ça me tue de me dire que tu as souffert pendant que je n'était pas là. Je t'ai toujours promis que je serais là et ….
- Et rien Edward. A l'époque, on ne savait pas ce qui allait nous arriver. Le plus important c'est que tu es là maintenant.
- Oui, maintenant et pour toujours.
Puis il me prend dans ses bras. Je reste toute bête face à ce geste et surtout je suis toute retournée par ses dernières paroles. J'ai eu l'impression de voir une lueur nouvelle dans ses yeux, ce n'est pas simplement une promesse comme les autres. Je ne sais plus quoi penser de tout ça mais l'arrivée des autres nous sort de notre bulle. Il se décale légèrement, me sourit et met sa main dans le bas de mon dos. Je lui rends son sourire et rougis face à son geste. Bizarrement, comme à chaque fois qu'il me touche, depuis son retour, je ne ressens que du plaisir et aucune sensation de peur. C'est comme si c'était tout à fait naturel.
On attend que les autres arrivent puis on se dirige vers là où nous attendant nos amis. A peine arrivé, une tornade, connue sous le nom de Leah, me saute dessus.
- Sœurette, tu m'as tellement manqué.
- Toi aussi ma belle.
Puis vient le tour du reste de nos amis pour finir par mon meilleur ami.
- Comment va ma Bellissima.
- Super bien mon loup préféré et toi ? Il me sert dans ses bras tout en rigolant à mon surnom.
- Super bien aussi. Alors quoi de neuf depuis la dernière fois ?
- Rien de spécial à part le retour d'Edward.
- Ouais, tiens en parlant de lui, où est notre petit Eddy ?
- Jake combien de fois vais-je devoir te dire de ne pas m'appeler comme ça.
Je me recule pour les laisser se saluer.
- T'as pas changé mon petit Eddy.
Je secoues la tête face à leur enfantillage, de vrai gosses. Alors que je rejoint mon fils qui est en train de jouer avec les jumelles de Sam et Emilie, deux personnes se dirigent vers nous. Cela doit être Seth et sa copine. Redoutant le plus possible la rencontre, je me focalise sur les enfants. Les jumelles étaient en train de me raconter tout ce qu'elles faisaient à l'école. On peut dire que ce n'est déjà pas évident de suivre la conversation d'un enfant de 3 ans mais alors deux en même temps, c'est encore pire. Cependant cela est bien mieux que les conversations de grand.
Alors que Lucas commence à les appeler pour jouer, la voix de mon petit frère me ramène à la réalité.
- Bella, je tiens à te présenter Jane. Chérie, je te présente Bella, ma sœur, enfin c'est tout comme.
- Enchantée, me dit-elle.
Je me lève et me retourne vers eux. Je lève mon regard vers elle et alors que j'allais prononcer le mot « Bonjour » automatiquement, je reste bloquée sur son visage et en particulier ses yeux. Des yeux bleu comme la glace, des yeux comme LUI.
Et voilà la fin de ce chapitre, un peu plus long que prévu mais au moins cela compensera un peu le temps que j'ai mis à l'écrire et le poster. J'espère que vous avez aimé alors si c'est le cas et même si ce n'est pas le cas, laissez moi un petit com. Merci à toutes celles qui me suivent toujours malgré la temps d'attente énormément long. Je vais essayer de mettre moins de temps pour la suite.
En attendant, je vous fais de gros bisous et à très bientôt.
