Bonjour à tous, j'ai enfin finit ce nouveau chapitre! J'espère qu'il vous plaira.

Ailra, merci pour ta review et pour les compliment, je suis contente que l'histoire te plaise :) Concernant Peter, je suis d'accord avec toi, c'est horrible ce qu'il fera à James et Lily et à... je n'aurais pas du dire ça! Bref, Peter est un personnage complexe. Pour l'instant il est toujours du bon côté de la barrière donc tu peux, tu as le droit, de ne pas le détester pour l'instant ^^. Moi aussi j'ai bien rit avec "je vais demander à Rogue de sortir avec moi"! Il y a tellement de réplique que j'écris qui me font rire toute seule, mais que je retire, parce que je me rends compte que ça ne colle pas! Du coup, je les notes dans un coin, au cas où je pourrais les ressortir un moment donné. Je n'ai jamais été très doué en orthographe et parfois bien que je relise trente fois un paragraphe, il y a des erreurs qui me passe sous le nez et que je ne vois qu'après publication. Pendant les prochaines vacances scolaires, je prendrais le temps de tout relire pour corriger le maximum de fautes.

On se retrouve en bas!


Lundi 12 Septembre 1977 :

Lily remonta doucement les escaliers jusqu'au dortoir, mal à l'aise. Elle n'avait pas voulu entendre cela. Que voulait dire Remus en parlant de sa condition ? Lily rouvrit la porte du dortoir et la claqua sans y entrer, pour faire savoir à Amanda qu'elle arrivait. Lily redescendit ensuite normalement les escaliers, et s'arrêta sur la dernière marche. Amanda était installée sur le fauteuil le plus près des escaliers, la tête entre ses mains.

-Tu as tout entendu, n'est-ce pas, demanda Amanda.

-Entendu quoi ? Fit innocemment Lily.

-Je sais que tu étais là. Je te connais Lily. Tu ne claques jamais les portes.

-OK, j'ai entendu, dit Lily en venant s'asseoir sur l'accoudoir du fauteuil et en passant un bras par dessus les épaules d'Amanda. Mais je n'ai pas tout compris à vrai dire.

-Moi non plus. Je croyais qu'on était bien, que j'avais réussi à lui faire oublier mais visiblement non.

-Lui faire oublier quoi ? Demanda Lily.

-Rien, laisse tomber.

-Amy… s'il te plaît.

-Je n'ai pas envie d'en parler, Lily.

-D'accord.

-Tu devrais descendre manger, les autres vont t'attendre.

-Je n'ai pas faim, répondit Lily.

Au même moment, comme pour la contredire, le ventre de Lily gargouilla, déclenchant le rire d'Amanda.

-Allez vas manger, Lily. Ne t'en fais pas pour moi.

-Bien sûr que je m'en fais pour toi.

-Ce n'est rien qu'un chagrin d'amour, Lily. Je vais m'en remettre. Par contre, si tu meurs de faim parce que tu voulais être sûr que j'allais bien, je ne m'en remettrais jamais, alors, s'il te plaît, va manger.

-Je te ramène quelque chose ?

-Non, c'est bon.

-Sûr ?

-Bon, alors juste un morceau de pain.

-Très bien. À tout à l'heure.

-À tout à l'heure.

Lily quitta à regret la salle commune de Gryffondor et descendit les Grands Escaliers pour gagner la Grande Salle. Elle repéra bien vite ses amis et alla les rejoindre. James et Sirius semblaient s'être lancé dans une discussion très animée avec Peter, Alice et Franck. Laura discutait avec Mary et Dorcas et Remus, la tête dans sa main gauche, jouait avec la purée dans son assiette, l'air dépressif. Elle s'installa en face de Remus, entre Laura et Sirius, et commença à se servir en purée.

-Amanda n'est pas avec toi ? Demanda Laura.

-Non, elle ne se sentait pas bien, répondit Lily en guettant la réaction de Remus. Elle m'a dit de lui ramener juste un morceau de pain.

-Elle est malade ?

-Contrarié je dirais. Elle n'a pas voulu me dire ce qu'il ce passait exactement.


Mardi 13 Septembre 1977 :

-Bien, le cours est terminé pour aujourd'hui, dit le professeur Akhtar, mais avant que vous ne rangiez vos affaires, je vais vous demandez un peu de patience. Comme vous le savez, à la fin de l'année, vous passerez vos ASPICs et vous quitterez Poudlard. Malheureusement, vous n'allez pas atterrir dans le meilleur des monde. Affrontez les forces du mal dans une salle de classe, n'est pas la même chose que dehors. Je ne me fais pas d'illusion. Certains, dans cette classe rejoindrons l'armée de ce mage noir et les amis d'aujourd'hui, seront peut-être les ennemis de demain. Je parle d'expérience, croyez-moi.

Lily ne put s'empêcher de jeter un coup d'œil à Severus, qui griffonnait dans son livre de cours.

-Dans deux ans, exactement, certains d'entre vous, seront peut-être morts, ou blessé grièvement et je trouve, que c'est mon rôle de professeur de Défense Contre les Forces du Mal de vous préparer pour affronter tout cela, de vous aider à survivre.

D'un coup de baguette magique, cinq parchemins s'envolèrent du bureau du professeur pour se poser devant Laura, Luca Douglas, Emmeline Vance, Kay Robinson et Robert Zabini.

-Les autres, je vous ai déjà donné ses feuilles tout à l'heure. Je vous demande de les remplir et de bien réviser tout ce que vous avez appris depuis votre 1ère année, que ce soit en Défense Contre les Forces du Mal, en Botanique, en Potion, en Métamorphose, bref, toute les matières que vous avez étudiez, même celle que vous ne suivez plus. Ce sera vos devoir pour tout le mois avec moi, car dans un mois, les cours deviendront un peu particulier, je ne vous en dit pas plus, si ce n'est que sera de la pratique, que ce sera noté, et qu'il y aura vers le mois de mars, une deuxième épreuve identique à celle-ci, et une dernière avant les ASPICs. Voilà, c'est tout. Je veux les feuilles rempli pour demain. Bonne journée !

Lily rangea ses affaires. Le professeur Akhtar, en avait déjà fait part, deux heures plus tôt, pendant le cours de rattrapage, et tous s'étaient réunis pendant la récréation pour en discuter, et essayer de savoir, comment il comptait les évaluer sur toute les matières, tous ensemble. C'est donc la tête pleine de question, que James, Sirius, Peter et Mary étaient parti en classe de Divination, pendant que les autres, retournaient en classe de Défense. À présent, Laura, Lily, Amanda, Remus, Franck, Dorcas et Alice se rendaient à leurs dernier cours de la journée avec le professeur Flitwick. Quand ils entrèrent dans la salle, James, Mary, Sirius et Peter étaient déjà là, et sortaient leurs affaires de leur sac.

-Alors ? Il a dit autre chose ? Voulu savoir Mary quand Dorcas la rejoignit à côté d'elle.

-Non. Je crois qu'il ne reste plus qu'à faire ce qu'il nous dit.

-On pourrait s'entraîner ensemble ce week-end, proposa Lily en sortant son livre de sortilège et enchantement niveau 7.

-Laura et moi ne serons libre qu'à partir de Samedi après-midi, dit James. Le matin, nous avons entraînement de Quidditch.

-Et moi, je travaille à l'infirmerie Samedi après-midi et Dimanche matin, ajouta Lily.

-Et on se réunit où ? Demanda Dorcas.

-Ne t'inquiète pas pour ça, dit Lily. J'ai déjà l'endroit idéal. On commence Samedi matin. Quand vous deux vous viendrez après manger, les autre vous expliquerons ce qu'on a fait, et vous me direz ce que vous avez travailler, dimanche après-midi.

-Et quand va tu bosser tes potions pour le concours ? Demanda Franck.

-Pendant mes heures de pause.

-Tu forces pas un peu trop ? s'inquiéta James. Je veux dire, tu as les rondes, ton concours à préparer, tes leçons avec Skrein, l'infirmerie, et maintenant, les révisions ?

-Ne t'inquiète pas, ça ira. Il faut juste un peu d'organisation. Ce n'est pas comme si je pouvais abandonner mon poste de Préfète-en-Chef, ou le concours. Et je ne laisserais pas Skrein se débrouiller seul. Et j'aime bien, travailler avec Mrs Pomfresh.

-Silence, s'il vous plaît ! Dit alors le professeur Flitwick, du haut de sa pile de livre. Le cours va commencer. Bien. Je vais commencer par ramasser vos devoirs sur le sortilège d'ectoplasmus. Pendant ce temps, qui peut me rappeler à quoi sert ce sort ? Oui, Miss McKinnon ?

-Le sortilège ectoplasmus sert à faire disparaître l'ectoplasme.

-Très bien, dix points pour Serdaigle. Maintenant, qui peut me dire, d'où vient l'ectoplasme ? Miss Evans ?

-Il arrive que parfois, les fantômes, ou esprits frappeurs laisse des sécrétions derrière eux, appelé, ectoplasme. L'ectoplasme est dans sa forme de base toxique au toucher pour les sorciers, mais dilué comme il faut, on peut s'en servir dans les potions, pour faire des onguents. Et j'aimerais rajouter quelque chose à la réponse de Marlène. Le sortilège d'ectoplasmus peut également servir à repousser les esprits frappeur, comme Peeves.

-Parfait, quinze points pour Gryffondor. En effet, nous pouvons nous servir de ce sortilège pour faire fuir Peeves. Nous reviendrons sur Ectoplasmus quand j'aurais corrigé vos devoirs. Pour l'instant, concentrons nous sur le sujet du jour, faire obéir un meuble à vos ordres. Avec ce sort, vous pouvez empêcher une personne de s'asseoir sur une chaise, empêcher une personne d'entrer chez vous par la porte, ensorceler un couteau pour qu'il coupe des pommes de terres, des carottes, des aiguilles à tricoter, pour tricoter des pulls, des chaussette. Nous allons commencer par des objets inoffensifs, des coussins. Vous en aurez chacun deux et vous allez les ensorceler pour qu'ils se tapent dessus. Attention à bien doser le sort, sans quoi, nous nous retrouvons dans une mer de plume. Vous prenez votre baguette et vous effectuez ce mouvement : une boucle vers la gauche et vers le haut, vous abaissez la baguette, puis vous refaite une boucle, vers la droite cette fois, mais toujours vers le haut. La formule est : Oberiré. Il suffit de vous concentrer sur ce que vous voulez en sachant que, si vous jetez le sort à un couteau tout en pensant à votre belle-mère que vous détesté et qui, par la plus grand des hasard et dans la maison…

Les élèves ne purent s'empêcher de rire et Lily pensa que le professeur Flitwick en avait déjà fait l'expérience.

-… alors que vous souhaitez coupez des carottes, il y a de fortes chance que retrouviez des bout de votre belle-mère dans votre plat. C'est pour ça qu'il faut être concentré. Vous allez jetez ce sort à vos coussins en pensant qu'ils se battent. Quelqu'un veut commencer ? Mr Mulciber peut-être.

-En informulé ?

-Commencer déjà par prononcer le sort, Mr Mulciber. Une fois que vous maîtriserez le sort de façon classique, vous pourrez essayer en informulé. La formule et le geste, doivent commencer et finir en même temps. Allez-y.

Mulciber visa les deux coussins de sa baguette et commença à jeter le sort.

-Oberiré.

Mais au lieu de s'envoler pour s'affronter, les deux coussins explosèrent dans une nuage de plumes.

-Ce n'est… ATCHOUM ! Pas grave, Mr Mulciber. Le geste et la formule étaient parfait. Vous deviez être un peu trop enthousiaste dans vos pensées. Evanesco. Quelqu'un d'autre veut essayer ? Miss Evans ?

-Oui professeur.

-Vous vous souvenez du geste et de la formule ?

-Oui.

-Alors, nous vous regardons.

Lily inspira un grand coup, se vida la tête, se concentra sur le geste, la formule et ensuite que ce qu'elle voulait. Elle détestait faire des démonstration, seule devant la classe. Elle préférait quand tout le monde faisait ses exercices, ainsi, si elle échouait, cela ne se verrait presque pas. Alors que là…

-Oberiré, dit-elle.

Les deux coussins devant elle, commencèrent alors à léviter, puis ils s'immobilisèrent à une dizaine de centimètre au-dessus du bureau avant de commencer à se battre violemment, libérant un nouveau nuage de plume.

-Quinze points pour Gryffondor et cinq points pour Serpentard, s'écria alors la voix du professeur, noyer sous les plumes. Allez-y, les autres. Entraînez-vous.

-Au fait, chuchota James à l'oreille de Lily. Tu as revu notre fuyard hier ?

-Non. Ça me fait penser que notre contrat arrive à expiration. Tu vois la tapisserie du Troll qui apprend à danser ?

-Au septième étage ?

-Oui.

-Oui, je vois.

-Attends moi là-bas, à la fin du cours.


James était adossé à contre le mur faisant face à la tapisserie de Barnabas le Folley qui apprenait à danser aux Trolls, et attendait Lily avec impatience. Avec Sirius, Peter et Remus, ils avaient passé des mois à essayer de la trouver, sans succès. Et maintenant, il allait enfin pouvoir la voir de ses propres yeux. Lily arriva cinq minutes après lui, de son pas léger, ses cheveux roux se baladant librement dans dos.

-Excuse-moi du retard, je devais aller rendre un livre à la bibliothèque.

-Ne t'inquiète pas, je n'ai pas attendu trop longtemps.

-Tant mieux. Pousse-toi du mur.

-Pourquoi ?

-Vas-tu finir par m'écouter dans poser de question un jour ? soupira Lily en souriant.

« -Le jour où tu sortiras avec moi », répondit-il dans sa tête tout en obéissant à Lily. Peut-être un jour.

Il vit alors Lily commencer à marcher, puis faire demie-tour, re-passer devant lui, faire demie-tour, puis re-re-passer devant lui, avant de s'arrêter et de le regarder.

-Quoi ? Demanda-t-il.

-Tourne toi.

-Pourquoi ?

-James.

-Ok, ok.

James se retourna pour se trouver face à une porte qu'il aurait jurer de ne pas être là avant. Il regarda Lily qui lui fit signe de la tête pour qu'il ouvre la porte. Il se retrouva alors dans une pièce rempli de livre, avec une cheminée et un fauteuil à motif écossais, l'air très confortable.

-C'est ici que je viens travailler quand il y a trop monde dans la salle commune où à la bibliothèque. Ou quand je veux être seule, simplement.

-Wouah. Qui d'autre à part toi, connais cette salle ?

-Alice et Franck, ainsi que Laura. Ils y viennent quand ils ont besoin d'intimité.

-Oh. Et on risque pas de tomber sur eux, en y venant ?

-Non. On ne peut pas y entrer quand quelqu'un est déjà dedans. À moins, de savoir ce que l'autre à demander et demander exactement la-même chose.

-Et si je veux moi aussi un endroit pour être avec une fille ?

-Je ne pense que tu désire le même genre d'endroit que Franck, Alice ou Laura.

-C'est pas faux. Donc si la porte, n'apparaît pas, c'est qu'il y a quelqu'un ?

-Oui.

-Et comment on fait apparaître la porte ?

-Tu passe trois fois devant la tapisserie en pensant à ce que tu veux.

-Ok. On peut avoir tout ce que l'on veut ?

-Presque. La salle ne peut pas fournir de nourriture, en accord avec la loi de Gamp. Tu ne peux pas non plus, revoir un mort.

-Ouais, les truc basique. Mais si je veux un terrain de Quidditch, je peux ?

-Oui. Mais fais gaffe à qui tu divulgue le secret de la salle. Si tout le monde sait où elle est, et comment on y entre, il y a de forte chance pour qu'elle soit occupé à chaque fois que tu voudras y aller.

-Ouais, je comprend.

-Je dois te laisser, j'ai une potion à finir pour le concours.

-Ok, à tout à l'heure.


Samedi 17 Septembre 1977 :

-C'est cool que tu assiste aux entraînement maintenant, dit Alice. Nous ne sommes plus les seules à nous geler le samedi matin.

-Eh bien je commence à le regretter, Alice, crois-moi, répondit Lily en claquant des dents.

Depuis la veille, le froid avait pris possession du château, aussi bien dans les couloirs que dans les salles de classes pourtant bien chauffées.

-Mais pensez à nos pauvres joueurs la-haut, dit Franck qui frictionnait les bras d'Alice. Je me demande s'ils ne vont pas être collés à leurs balais.

Au-dessus de leurs tête, Laura et Dirk Cresswell jetaient des balles de ping-pong à James qui devait les attraper, pendant que les poursuiveurs se faisaient des passes jusqu'au gardien, qui devait arrêter le souaffle.

-C'est fini pour aujourd'hui ! Cria James. Samedi prochain, je vous expliquerais la tactique que je souhaite mettre en place pour le match contre Serpentard. En attendant, reposez-vous bien,

-C'est pas trop, souffla Peter, emmitouflé dans sa cape jusqu'aux yeux.

-Faut encore que James passe par la douche, fit remarquer Sirius. Vous n'avez qu'à rentrer vous mettre au chaud les filles. On va attendre James et Laura, Peter, Remus et moi.

-Donc moi je suis une fille ? Fit remarquer Franck.

-Non. Toi, tu es le chevalier qui vient au secours des demoiselles en détresse, transi de froid, fit Alice. Allez, allons manger.

-Je reste là, dit Lily.

-Tu es sûr ? Voulu savoir Alice, alors que les yeux de Sirius s'agrandissaient de surprise.

-Oui.

-C'est James qui va être content, dit Sirius.

-C'est pas lui que j'attends, répondit Lily.

-Prenez le passage de Timothy le Timide dans la tour, dit Remus. Le mot de passe est scarabées bouillis. Il vous mènera directement dans les Grands Escaliers.

-Merci, répondit Alice. À tout à l'heure.

Lily les regarda disparaître dans la tour et elle se demanda si elle ne faisait pas une erreur en voulant parler à Remus. Ce n'était pas ses affaires après tout. Amanda lui en voudrait peut-être. Puis elle revit la tête de son amie ces derniers jours et en conclut que cela ne pouvait pas continuer comme ça. Ils s'aimaient, ça en crevait les yeux. Remus non plus n'était pas dans son assiette.

-Remus, je peux te parler ? Chuchota Lily en s'approchant de son ami.

-Bien sûr.

Elle l'entraîna à l'écart de Sirius et Peter, afin de ne pas être dérangé et attaqua.

-J'étais là, quand tu as rompu avec Amanda.

-Oh…

-Pourquoi tu as rompu ? Vous vous aimez, c'est évident. Elle est malheureuse, même si elle ne le dit pas, et toi aussi.

-Je… Je ne suis pas fais pour elle. Elle peut trouver cent fois mieux que moi.

-Mieux que toi ? Remus, tu loyal envers tes amis, tu es intelligent, tu es loin d'être moche, tu es gentil, plein de bonne intention, alors qui pourrait être mieux que toi, pour elle ?

-…

-Tu as parlé que tu pourrais lui faire du mal. De quoi est-ce que tu parlais ?

-Écoute, Lily, tu ne sais pas tout de moi.

-Alors explique moi. Je suis ton amie, non ?

-Oui c'est vrai mais…

-Mais quoi ?

-… Je suis malade.

-Malade ?

-Une maladie qui… qui joue sur mon humeur. Il arrive que par moment, quand je suis très en colère, ou quand j'éprouve une émotions très forte, je parte en vrille.

-Et c'est quoi le rapport entre ta maladie et le fait qu'elle serait une traitée comme une paria en restant avec toi ?

-Elle vient d'une famille aisé alors que moi… je n'ai pas vraiment de fortune. Ma mère fait des heures de ménage chez les moldus et mon père n'est pas haut placé au Ministère.

-Et le rapport de tout ça avec le fait de ne pas pouvoir faire l'amour ?

-Je te l'ai dit, Lily, répondit Remus en rougissant. Si j'éprouve une émotion trop forte, je pars en vrille, et si elle tombe enceinte, je pourrais transmettre cette maladie à notre enfant.

-Ok, alors pour tes sauts d'humeur, je n'ai pas de solution. Mais concernant le bébé, j'en ai une.

-Vraiment ?

-Oui. Retrouve-moi après le dîner devant la salle sur demande.

-De quoi vous parlez ? Demanda Laura qui venait de sortir du vestiaire.

-De nos rondes, dit Lily.


-Bien, dit Lily en entrant dans la salle sur demande avec Remus. Installe toi.

-Alors? Qu'est-ce que tu as trouvé?

-Ça, répondit-elle en lui montrant un petit sachet carré, sur la table entre deux courgettes.

-C'est quoi?

-Un préservatif. Ça évitera, si tu le met correctement, à Amanda de tomber enceinte et d'attraper des IST. Il faut faire attention de ne pas le déchirer, sinon, il ne sert plus à rien. Tu déchire délicatement l'emballage, comme ça.

Elle déchira l'emballage devant Remus et en sortie une sorte de cercle en plastique luisant.

-Ça se met sur ton… pénis, dit Lily un peu gênée de parler de ça avec Remus, quand il est debout, en érection quoi. Tu l'attrapes entre ton index et ton pouce, par le bout, ici, tu le place au-dessus.

Elle attrapa l'une des courgettes et plaça le préservatif au-dessus.

-Ensuite, délicatement pour éviter de le trouer, tu déroules. Attention, c'est à usage unique. À toi.

-Moi?

-Oui. Tiens, dit-elle en lui tendant la deuxième courgette.

-Tu sais, je ne suis pas sûr que cela va résoudre mon problème avec Amanda, en obtempérant tout de même.

-Pourquoi ça?

-Il y a toujours le problème de mes humeurs.

-Tu ne prends pas de traitement?

-Il n'y en a pas.

-Je ferais des recherches du côté moldu. Ils auront peut-être quelque…

-Non, tu ne trouveras rien chez les moldus. Comme ça?

-Parfait! Qu'est-ce que tu en sais?

-Parce que c'est une maladie sorcière.

-Alors, j'inventerais le remède, dit Lily.

-Laisse tomber, je n'en vaut pas la peine.

-Tu sais, il y a quelque temps je croyais que Sirius et James avaient le monopole de la bêtise. Mais en fait, je crois que tu les surpasse. Où as-tu été pêcher une idée pareille? Quel est le nom de ta maladie? Que je fasse des recherches.

-...

-Remus, s'il te plaît. Je veux t'aider.

-Tu ne peux pas m'aider, Lily! s'énerva Remus en se levant de sa chaise qui se renversa.

Remus avança vers le fond de la pièce, tournant le dos à Lily, le cœur battant à tout rompre. Où bien était-ce le loup qui cherchait à sortir.

-Personne ne peut m'aider, dit-il plus bas.

-Ce n'est pas une simple maladie qui joue avec tes humeurs, n'est-ce pas? demanda Lily en s'approchant et en posant une main timide sur son épaule.

-Je… Je suis un loup-garou.

Remus s'attendait à ce que Lily retire sa main, mais elle n'en fit rien. Au contraire, elle resserra sa prise sur son épaule avant de le serrer dans ses bras un court instant.

-Comment? Qui t'a fait ça?

-J'avais cinq ans. Mon père avait offensé un loup-garou du nom de Fenrir Greyback. Il s'est vengé sur moi.

-Qui est au courant?

-Les profs. James, Sirius, Peter, Laura et Amanda. Et Rogue.

-Severus? Il l'a découvert le soir où James l'a sauvé, c'est ça? Tu te transforme dans la cabane hurlante?

-Oui. Je passe sous le saule cogneur avec Mrs Pomfresh. C'est pour ça que je ne veux pas m'imposer à Amanda. Tu n'as pas vécu assez longtemps avec les sorciers pour t'en rendre compte Lily, mais les personnes comme moi sont… nous sommes des monstres. Personnes ne voudra engagé quelqu'un comme moi. Amanda aura une vie meilleure sans moi. Je n'ai pas le droit de ruiner sa vie. Ni de ruiner celle d'un enfant. Parce qu'elle en voudra, j'en suis sûr.

-Oh Remus! Je te jure que je trouverais un moyen pour lutter contre la lycanthropie. Tu pourras être heureux. En attendant, tu es à Poudlard. Et je suis sûr que Dumbledore fait tout pour que ta scolarité se passe le plus normalement possible. Alors comporte toi comme un ado Remus. S'il te plaît. Tu es heureux avec Amanda?

-Oui.

-Alors sors avec elle. Tu as le droit au bonheur Remus. Tu n'es pas un monstre. Tu es une victime. N'arrête pas de vivre, sinon Greyback aura gagné. Avec les préservatifs, tu ne risque pas de transmettre ta malédiction à un enfant.

-Plus la pleine lune est proche Lily, plus le loup à d'emprise sur moi. Et c'est encore pire quand j'éprouve des émotions forte. Qui sait ce que je pourrais faire à Amanda?

-On trouveras une solution Remus. Je te le promet.


Jeudi 22 Septembre 1977:

-C'est étrangement calme ce soir, fit remarquer Molly Dale, la préfète de sixième année, chez les Serdaigle, à Lily.

-Oui. Même Peeves est calme. Je n'aime pas ça.

-Toi aussi tu trouves les serpentards trop silencieux?

-Oui. L'année dernière, ils avaient déjà commencé leur pro… Hey! toi!

Une silhouette venait de sortir de derrière une tapisserie et s'était mise à courir dès qu'elle les vit. Lily et Molly se mirent à courir à sa poursuite, mais très vite, Lily se retrouva seule à le courser, Molly lui criant qu'elle allait voir derrière la tapisserie.

-Faut… vraiment… que… je me… remette… au sport, haleta Lily en cherchant sa baguette et jeta un Petrificus au fuyard qui s'écroula. Désolé. Tu m'a échappé une fois, pas deux.

Lily s'approcha de lui et se rendit compte de sa petite taille. Elle le retourna sur dos et vit l'écusson des Serpentard. C'était un deuxième année, Daniel Parks, crut-elle se souvenir. Elle le releva et l'adossa contre le mur avant de lui jeter le contre-sort, tout en tenant sa cape, au cas où il essaierait de fuir à nouveau. Et c'est ce qu'il fit.

-Hola je t'arrête tout de suite, tu reste là, dit Lily en le tenant toujours par la cape. Parks, c'est ça?

-Lâche-moi, sale sang…

-Continue ta phrase et tu perdras cinquante points. Maintenant, tu m'expliques ce que tu fais à vingt-et-une heure quarante-cinq, hors de ton dortoir?

-... Je suis somnambule.

-OK et la vérité?

-...

-Très bien. Vingt points en moins pour Serpentard pour non respect du couvre feu. Tu étais seul?

-Oui.

-D'accord. Je te ramène à ta salle commune.

-Je peux rentrer seul.

-Compte pas là-dessus et bois de l'eau.

-Lily! cria alors Molly. Viens voir!

-On va faire un petit détour, je crois.

Toujours accompagné de son jeune fugitif, Lily fit demi-tour et rejoignit Molly.

-Qu'est-ce qui se passe? demanda-t-elle en poussant la tapisserie.

Elle déboucha dans couloir sombre, mais qui conduisait à une pièce éclairée. La pièce ressemblait à un mini-atelier de journal, comme chez les moldus, avec la machine, et une table rempli de journaux, dont le titre était: "Le Sang-Pur". Molly était déjà plongé dans la lecture de l'un d'eux, et Lily l'imita.


Voilà, voilà... Verdict? à votre avis, qu'y a-t-il dans ce journal? Et qu'elle est cette épreuve qui attend les élèves de septième année? La semaine prochaine, nous ferons un petit tour à Pré-au-Lard!