Première partie : culpabilté

Deathmask

Cela faisait presque deux ans maintenant que la guerre sainte nous opposant à Hadès s'était achevée, plusieurs mois s'étaient écoulés depuis la bataille contre les Titans, depuis notre résurrection. Pourtant il ne se passait pas un jour sans que je me demande pour quelle raison les dieux m'avaient ramenés à la vie. Peut-être était-ce parce que j'avais participé à la destruction du mur des lamentations. Mais à mes yeux, ce seul acte où je ne risquais rien puisqu'étant déjà mort, ne pouvait en aucun cas racheter les atrocités que j'avais commises sous le reigne de Saga, tous ces innocents que j'ai massacré, ce que j'ai osé faire à Shiryu. Je dois aussi avouer que lorsque Hadès nous a proposé de revenir à la vie, je n'ai pas pensé au fait d'aller prévenir Athéna, je pensais surtout au fait que j'allais revenir à la vie, et s'il fallait vendre mon âme à l'ennemi pour ce faire, après tout, pourquoi pas. Ce n'est qu'après, en apprenant les actes de Saga, Camus et Shura que je me suis mis à réfléchir et que je me suis aperçu que tout au long de ma vie, et de ma mort, j'avais fait fausse route. C'est ce qui m'a décidé à agir lorsqu'on avait besoin de moi. Même si j'avais vécu dans la lâcheté en me mentant à moi-même comme je l'avais fait, j'étais fermement décidé à prouver, à chaque fois que j'en aurais l'occasion, que j'étais redevenu un chevalier digne de ce nom.

Aphrodite

Aujourd'hui encore j'ai croisé d'autres chevaliers, j'ai plaisanté avec eux comme si de rien n'était, mais pourtant, rien de ce que je ne ferais ne pourra me faire oublier. Il n'y a pas si longtemps j'étais laid et sale alors que je me croyais beau. Tous les méfaits que j'ai commis par "loyauté" envers Saga, loyauté n'est bien sûr le bon mot: ce serait plutôt par lâcheté. Et puis je ne me suis pas arrêté là dans mes actes malsains, je suis allé jusqu'à vendre mon âme à Abel pour la vengeance. Certes, j'ai essayé d'aider de mon mieux mes amis chevaliers dans la guerre sainte que nous avons vécu, mais je n'ai malheureusement pas pu être très utile, renvoyé en enfer par Mû, je n'ai guère pu faire mieux que de participer à la destruction du mur des lamentations. Cette vie qui m'a été rendue, je ne suis pas sûr de la mériter, mais je me dis que le meilleur moyen de me repentir est de m'entraîner dur chaque jour et de former de nouveaux chevaliers. Même si pour l'instant les quelques candidats sont loin d'avoir la valeur nécessaire à un bon chevalier. Mais je ne suis pas en position de les juger. Je me dois de tout faire pour que, comme moi, ils changent et deviennent de valeureux chevaliers.

Saga / Kanon

Combien de temps à pu s'écouler depuis la dernière bataille, tous cela me semble tellement loin aujourd'hui, je suis en vie, mon frère aussi. Pourtant je ne mérite pas de vivre. Coupable d'avoir voulu tromper mon entourage, je ne vois pas comment ai-je pu mériter cette seconde chance.

Saga

Comment les dieux ont ils pu oublier ma traitrise envers Athéna, traîtrise double qui plus est, puisque je me suis servi de l'Athéna exclamation contre mes propres amis, tuant Shaka, et risquant de tuer aussi Shiryu, Aïolia, Mû et Milo.

Kanon

Comment se fait-il que personne ne m'ait reproché d'avoir voulu manipuler un dieu, afin d'en éliminer deux et de prendre leur place. Moi-même je n'arrive pas à me pardonner ne serait-ce qu'un seul des coups que j'ai pu porté à Ikki.

Saga / Kanon

Et puis pourquoi après la disparition d'Athéna ses saints ont-ils été ramenés à la vie avec leurs armures qui normalement doivent sommeiller entre deux réincarnations de notre déesse. En y réfléchissant un peu, peut-être que l'on va à nouveau devoir... Non ! Ce n'est pas possible, nous avons vaincu tous nos adversaires, il n'y a plus personne pour menacer la Terre. A moins que... Je ferais peut-être mieux de me remettre à l'entraînement, il y a peu de chance que ça arrive, mais on ne sait jamais, comme on dit : jamais deux sans trois !

Deuxième partie : Tracas

Camus

Combien de temps pouvons nous avoir ? Plus beaucoup je le crains. Il sera bientôt libéré de son sceau, et je perdrai ce que j'ai de plus cher en ce monde. Je ne veux pas y croire, et pourtant, mes prédictions se sont toujours avérées exactes. De mon affrontement contre Hyoga dont il sortirait vainqueur en m'ôtant la vie jusqu'à ses exploits à Elision, j'avais tout vu à l'avance. Avant de ressusciter, j'étais heureux d'avoir eu ce don, car il avait pu me montrer à quel point mon élève deviendrait fort. Mais maintenant je le maudissais, car il m'avait montré le trépas prochain de ce même élève si cher à mon coeur, alors que moi même j'étais sur place, sans rien faire pour pouvoir l'aider.

Mais je suis un chevalier d'Athéna, et la mort de Hyoga ne doit pas être le sujet de mes préoccupations, mais son bourreau, lui, devait retenir mon attention. Ce dieu si cruel, comment pouvait-il apparaître ? Pourquoi et comment va-t-il pouvoir briser le sceau qui le retient ? J'étais dans un état que jamais l'image que je laisse paraître ne pourraît indiquer, même à ceux qui me connaissent le mieux.

Ah si je n'avais pas ce fichu don, j'aurais pu comme les autres vivre tranquillement jusqu'à l'arrivée de cet ennemi, mais d'un autre côté, si je ne l'avais pas eu, je n'aurais jamais affronté Hyoga, il n'aurait jamais atteint le septième sens, et nous aurions peut être perdu face à Hadès, où plus tard, face aux titans.

Pour en revenir à cet ennemi, dois-je en informer les autres pour qu'on puisse se préparer ? Présenté de cette façon, la réponse semble évidente, mais je ne me sens pas le droit de briser le bonheur auquel ils peuvent enfin goûter. Et puis, je ne sais même pas quand ce dieu réapparaîtra, cela pourrait-être demain comme dans une, voire deux années. Encore un inconvénient à ce don, je suis incapable de dater mes prévisions, et je n'en ai que lorsque ça concerne des personnes chères à mon coeur.

Si je leur apprends ce que je sais, il faudra aussi leur dire pour ce don, alors que même Hyoga l'ignore. Je crois que je n'ai pas d'autre choix que d'attendre de voir arriver les évènements, et faire mon possible pour être prêt à aider Hyoga au moment fatidique.

Shaka

Cher journal, comme chaque mercredi, je me suis rendu sur Star Hill, et un détail à attiré mon attention. La planète Mars brillait d'une étrange lueur ce soir, non pas orangée comme d'accoutumée, mais d'un rouge sang, aussi vif que celui d'un viseur au laser. Ceci ne me disait rien qui vaille. Et pourtant, il ne pouvait pas revenir, le sceau d'Athéna est censé tenir jusqu'à sa prochaine réincarnation. Peut être que je me fais du soucis pour rien. Après tout, nous avons déjà eu notre guerre sainte. Nous ne devrions plus avoir à affronter de divinité. Il n'est sans doute pas nécessaire d'en parler, c'est certainement une fausse alerte, et puis, ils peuvent enfin vivre dans la tranquilité, je ne peux pas les en priver, ce serait injuste, ils ont tant fait pour Athéna et pour le monde.

Troisième partie : Bonheur

Shiryu

Ah ! Quel bonheur de sentir la caresse du soleil sur ma peau ! De pouvoir passer mes journées à travailler la terre où à méditer sans craindre une prochaine bataille contre tel ou tel dieu ! J'ai comme l'impression que toute cette vie de combats, de peine et de souffrance n'était qu'un mauvais rêve dont je suis enfin sorti, et, honnêtement, ce n'est pas pour me déplaire. Bien sûr, la disparition de Saori m'a attristé, mais après tout c'est une déesse, et elle n'a pas à vivre sur Terre s'il n'y a plus dedanger. Elle doit certainement elle aussi couler des jours heureux sur l'Olympe.

Je me sens vraiment l'homme le plus heureux du monde, j'ai une femme que j'aime, un travail peinard, plus aucune obligation; et entre nous, j'estime que mes frères et moi avons bien mérité un tel bonheur.

Seiya

Qu'est-ce que je vais manger à midi ?

Hyoga

Depuis quelque temps déjà, je suis venu m'installer ici, à Asgard. Et je dois dire qu'on y mène une vie de rêve, le climat n'est pas trop chaud, suffisamment sec. Bien sûr, il n'y a que deux saisons, l'hiver et le printemps, mais ça n'est pas pour me déplaire. Et puis j'y ai d'excellents amis, à commencer par Hagen qui est vraiment au petits soins pour moi. J'aime particulièrement Thor, c'est un joyeux drille avec qui il est agréable de festoyer. Mime et Fenril me semblent un peu plus sombres commes personnages, quand aux jumeaux, Cid et Bud, on ne les voit pas souvent : ils sont toujours chez leurs parents ! En parlants de parents, j'ai récemment pu remonter le navire où sommeille ma mère à un niveau raisonnable, et éloigné des courants qui ont causé à Isaac la perte de son oeil et la rancune qu'il en a retenue. Bien sûr, si j'ai élu domicile ici, ce n'est pas juste pour ça. La principale raison est que la femme que j'aime y vit. Oui, je suis amoureux de Flamme. Bien sûr c'est la première chose que j'ai dite à Hagen. Ainsi la compétition est plus stimulante, et je ne risque pas de briser notre amitié si je l'emporte...

Seiya

Qu'est-ce qu'il y a à la télé ce soir ?

Shun

Depuis que je vis au Sanctuaire, j'ai une drôle de sensation. Je suis devenu d'un seul coup quelqu'un d'important. Tout le monde me salue sur mon passage. Les enfants me regardent admiratifs, et surtout, j'ai June à mes côtés. En coulant des jours paisibles avec elle et Seiya, je me sens comme transporté par une joie immense, une envie de chanter et de me mettre à gambader dans les rues du village de Rodorio et sur les sentiers du Sanctuaire. Aussi loin que je me souvienne, je n'avais jamais connu le vrai bonheur. Petit, j'étais tourmenté par mes camarades et réconforté par Ikki. Mais j'avais en permanence un vide au fond de mon coeur. Un besoin d'être aimé. Je sais, bien sûr, que mon frère me donnait tout l'amour qu'il avait, mais j'avais besoin d'une autre forme d'amour, et celà m'empêchait d'être heureux. Puis est venu la séparation d'avec Ikki et mes six longues années d'entraînements, où j'étais obligé de souffrir et de faire souffrir. Mais j'avais le meilleur des maîtres, il savait me comprendre et essayait de me faire admettre que la gentillesse et la compassion doivent hélas être mises de côtés dans certaines situations. Et June étais là pour panser mes blessures. Ensuite, je suis devenu chevalier, et il a alors fallu se battre sans cesse. D'abord contre les chevaliers noirs et contre Ikki, mon propre frère. Puis contre les chevaliers d'argents, en laissant de côté les sentiments que nous avons eu en apprenant que Seiya, Jabu, Hyoga, Shiryu, Ikki, moi et tous les autres orphelins qui avaient été envoyés dans les camps d'entraînement pour devenir chevaliers étions tous les enfants de l'homme qu'on maudissait le plus au monde. Il a ensuite fallu affronter les chevaliers d'or, après seulement quelques jours de répit durant lesquels nous avons tout de même été attaqués par la déesse Eris. Puis, alors que nous sortions à peine de l'hôpital, nous nous sommes retrouvés confrontés à Abel (Apollon), ensuite ce fut Lucifer, et ses anges déchus. Après celà, il a fallu livrer la tragique bataille qui nous a opposée aux guerriers divins d'Asgard. Terrible bataille où nous avons été forcés de tuer des hommes valeureux, de bonne foi, aussi braves, vaillants et fidèles à Hilda que nous l'étions à Athéna. Dans la foulée, il nous à fallu affronter Poseidon et ses généraux. Puis Hadès et ses cent huit spectres. Enfin nous avons livré bataille contre les terrible titans, échappés des enfers du fait de la mort d'Hadès. Ce qui fait que je n'ai pas un instant pu éprouver de vrai bonheur. Nous n'avions droit qu'à de brefs palliatifs, sous la forme de lassitude d'après une dure bataille. Mais maintenant tout ceci est oublié. Nous vivons en paix et j'ai bien l'intention d'en profiter. Je vais effectivement prendre mon courage à deux mains et demander Junon en mariage.

Seiya

Ouah ! Qu'est-ce qu'elle est bien gaulée cette fille ! Mais... Qu'est-ce qui m'arrive ? Ma zigounette devient toute dure ! Ca c'est un effet secondaire de la potion que Shina m'a fait boire. Il faudra que j'lui en parle.

Ikki

C'est étrange, il y a encore trois ans j'étais prisonnier de mon propre enfer. Depuis j'ai pu apprendre où réapprendre l'amitié, la fraternité, le courage, la confiance et même, plus récemment, l'amour et la paix. J'étais persuadé que je passerai ma vie à combattre mais maintenant se dessinait devant moi un avenir paisible avec la plus belle et la plus douce des femmes (enfin, quand elle cherche pas à essayer de nouveau jeux pervers). J'étais bien décidé à en profier, ce n'est pas par hasard que j'ai choisi de m'installer à Izu au climat si doux. J'éprouve, depuis mes fiançailles, une sorte de plénitude. Je suis libre, je n'ai plus à me faire du souci pour mon frère ni pour la Terre ni pour Athéna. Et c'est bien !

Seiya

Refléchissons un peu, si je reste ici, je pourrais jamais me faire que Shina, si par contre je deviens acteur de film porno, je pourrais m'en faire des dizaines, et régulièrement !

Fin

Voici donc ma 10ème fic sur Saint Seiya, vous aurez remarquer que le sérieux revient au galop, et pour cause, cette fic est une sorte d'introduction pour la suivante…