Bien, bien, bien, bonjour tout le monde, je vous ai manqué ? Et oui je vis encore (plus ou moins), alors voilà la traduction du dernier chapitre posté par LucyNyy, j'attends autant que vous le 9ème qui se fait attendre alors n'hésitez pas et allez poster une review directement son histoire pour la motiver :) !

En ce qui concerne Fierté Partagée, la suite paraîtra un jour, je le promets, j'essaye d'écrire de temps en temps, mais c'est justement lui (le temps) qui me fait défaut. Alors pas de panique, mes chapitres avancent doucement mais sûrement ;) !

Traduction des petites précisions apportées par l'auteur :) :

2) IDC = "Impel Down Correctional" soit en français : "Centre correctionnel d'Impel Down", ça en envoie moins on est d'accord xD.

1) M. Umi = Johnny, dû au fait qu'il est en effet écrit "Umi" (mer en japonais) sur sa joue gauche.

Rated : T toujours pour ce chapitre.
Pairing : ZoSan.
Disclaimer : Encore une fois, ni moi, ni LucyNyy ne possédons One Piece pas plus que ses personnages, le tout appartient à Monsieur Oda-sama ! L'histoire quant à elle appartient exclusivement à son auteure et moi je ne fais que la traduire !

Profitez de la lecture ;) !


Chapitre 8

Zoro était furieux. Non, c'était un euphémisme, en fait il était dans une rage folle. C'était juste tellement classique putain, et même pas de sa faute en plus ! Enfin, si techniquement c'était bien lui qui avait défoncé la gueule de ce gamin… mais ce sale môme l'avait bien cherché. Ce qu'il ne concevait pas c'était pourquoi ça avait dû tomber sur ce pauvre petit Chopper. Le frêle garçon était littéralement trop adorable pour son propre bien, et la raison pour laquelle il se retrouvait être la cible de tout le monde, lui était incompréhensible.
Bien sûr les chiens de gardes du lycée avaient aussitôt débarqués et l'avait trainé jusqu'au bureau du principal, prenant grand soin de lui rappeler à quel point il avait, dans tous les sens du terme, une existence merdique et sans intérêt. À quel point il n'était qu'un petit délinquant bon à rien, incapable de s'intégrer à la société. Qu'il serait probablement très généreux de leur part de passer tous de suite un coup de fil à l'IDC et qu'ils espéraient de tout cœur que Lucci réussisse enfin à lui obtenir une place là-bas. Leur petit sermon continuait, suivant toujours cette même boucle identique, mais Zoro ne les écoutait plus, il avait déjà entendu tout ça auparavant et ça commençait à devenir redondant.

Il en était donc là, assis à l'extérieur du bureau de Lucci, se tournant les pouces et démangé par la furieuse envie d'exploser la gueule de quelqu'un.
Chopper était le plus jeune de leur groupe de nakamas(1) et si Zoro connaissait la manière dont était supposé fonctionner une famille il pourrait sans doute désigner Chopper comme une sorte de petit frère. Mais tout ce qu'il comprenait c'était que toute cette rage, qu'il gardait en lui, était entrée en ébullition lorsqu'il avait appris que des cons de premières années s'en étaient pris à son ami.

Il était vrai qu'il n'avait aussi pas pu dormir après sa longue nuit d'hier soir et celle d'encore avant non plus d'ailleurs et même si, sur le coup, ça lui avait fait du bien, il n'était pas surpris de le payer maintenant. Il savait que ses émotions débordaient lorsqu'il ne dormait pas assez mais ses activités nocturnes étaient le seul moyen efficace qui l'empêchait de se laisser submerger par ses souvenirs d'enfance ainsi que par ses problèmes avec Sanji et toute la situation qui en découlait…

La porte à sa gauche s'ouvrit et Igaram en sorti.

« _ Hrmh, mah, maah, maaah, M. Lucci est prêt à te recevoir Roronoa, je n'ai pas besoin de t'indiquer la porte n'est-ce pas ? »

Igaram baissa les yeux vers lui et secoua la tête en signe de désapprobation comme il le faisait toujours. Seulement cette fois Zoro n'eut pas la force de le regarder dans les yeux. Il avait promis de se tenir à l'écart de tout problème et le voilà ici, juste le lendemain, pour avoir cassé la gueule à une première année apparemment sans raison. Il était impossible qu'il s'en tire avec une simple heure de colle cette fois.

Alors qu'il passait la porte du bureau il entendit celle de la salle d'attente s'ouvrir. '

« _Ah, Hmrh, maah, maaah, vous devez être M. Black, M. Lucci va vous recevoir dans un instant, asseyez-vous en attendant s'il vous plait. » Demanda Igaram en indiquant les chaises.

Zoro tourna la tête et aperçu Sanji passer la porte, mais il fut poussé à l'intérieur par Igaram avant d'avoir pu faire quoi que ce soit d'autre.

Qu'est-ce que Sanji faisait ici ? Il ne se rappelait pas l'avoir vu impliqué dans quelque problème que ce soit à l'école, pas dont il avait entendu parler en tout cas. Qu'est-ce qu'il avait bien pu faire pour se faire envoyer dans le bureau de Lucci en premier lieu ? D'habitude c'était de la responsabilité d'Igaram de s'occuper des petits délits, des heures de colles délivrées et de ce genre de conneries.

Il fut soudainement tiré de ses pensées après avoir, par habitude, toqué à la porte de Lucci. La voix de l'homme le transperça, mettant ses sens en alertes.

« _ C'est ouvert Roronoa ».

Zoro inspira profondément, ouvrit la porte et rentra à l'intérieur avec toute la confiance qu'il avait pu trouver.

« _ Hey Lucci... », Salua-t-il en se grattant la nuque.

« _ Assieds-toi Roronoa. »

Lucci ne leva pas les yeux de ce qu'il lisait mais lui indiquât avec un vague geste de la main la chaise en face de lui. Probablement plus pour avoir un contact visuel direct avec lui que pour soulager ses jambes.

« _ Pourquoi est-ce qu'il ne peut jamais y avoir de problème dans cette école... »

Il releva la tête de ses notes et planta ses yeux de chat directement dans ceux de Zoro.

« _ ... sans que toi, Portgas ou carrément vous deux en même temps ne soyez impliqués, à moins que ce ne soit encore les autres qui aient commencé ? »

Zoro senti une goutte de sueur glisser le long de son dos comme une lame de rasoir. Il ne savait pas vraiment s'il lui fallait répondre à la question ou non, mais il était certain que s'il le faisait, sa voix le trahirait et ça, ce n'était définitivement pas une bonne idée.

Il était au courant que Lucci pouvait se montrer chaleureux, mais ce mec était aussi terriblement effrayant, plus que tous ceux qu'il connaissait, et il était certain que si l'idée lui traversait l'esprit, il pourrait le tuer dans la seconde. Se sentir menacé par un prof n'était pas quelque chose qu'il avait l'habitude de ressentir, mais la peur qui s'associait à ce putain de principal était d'un niveau totalement différent.

« _ J'ai été informé de vos petits délits de cette semaine bien que je sois certain qu'on vous a déjà prévenu... »

Il posa ses papiers sur le bureau et se leva.

« _ Donc tu sais déjà que nous n'avons plus d'autre choix que d'agir maintenant et de te donner une punition appropriée pour toutes ces mauvaises habitudes que tu as prises. »

Il se tourna vers la fenêtre parcourant du regard la cour vide du lycée.

« _ Avez-vous quoi que ce soit à dire pour votre défense M. Roronoa ? »

Il tourna sa tête et jeta un coup d'œil à Zoro.

Le vert déglutit.

« _ Ouais, j'en aurais, mais je sais que ça ne changera rien à toute cette merde. »

Il avait essayé de défendre sa cause tant de fois auparavant sans que ça ne change rien pour autant, qu'il savait qu'il en serait probablement de même aujourd'hui.

Mais comme Lucci s'était probablement attendu à au moins l'entendre s'expliquer avant de dire quoi que ce soit d'autre, il continua :

« _ Un petit bâtard de première année, Stelly, je crois que c'est son nom, a joué au con avec un de mes amis, il s'en est pris à lui etc.., je lui ai juste remis les idées en place. Je hais les gamins prétentieux dans son genre, toujours à penser qu'ils sont meilleurs que tout le monde. »

Il se laissa glisser sur sa chaise, croisant ses bras dans une position de défi. Il avait dit ce qu'il pensait, ne se préoccupant pas vraiment de s'il s'agissait d'une horrible défense ou pas.

Lucci devait être habitué à son apparent mauvais anglais maintenant, ou du moins savoir ce qu'il pouvait espérer quand il lui demandait des explications.

L'homme caressa son menton.

« _ Stelly est bien son nom, et il est issue d'une haute et respectée famille noble, comme tu semblais bien le savoir Roronoa. » Dit-il en levant un sourcil presque amusé vers Zoro, avant de marcher calmement depuis la fenêtre vers une armoire à dossier de l'autre côté de la pièce.

Zoro le suivait des yeux, prétendant ne pas être dérangé par le pouvoir et l'assurance qui suintait littéralement du brun alors qu'il scrutait en vérité ses moindres mouvements.

Lucci n'était pas quelqu'un à se mettre à dos, tout le monde savait ça.

« _ Bah, je ne me préoccupe pas de qui appartient à la noblesse, à la royauté ou à quoi que ce soit… peu m'importe d'où ils viennent, quand ils décident de s'en prendre à un de mes amis, ils ont ce qu'ils méritent et c'est tout. »

Il ne discriminait personne, ou du moins essayait de ne pas le faire. Il offrait une bonne raclée à qui la cherchait, et se fichait de leur origine ou de ce que représentait leurs familles.

Lucci, lui, avait sorti un dossier et le feuilletait depuis un moment lorsqu'il revient finalement vers son bureau. Il s'agissait sûrement de son dossier personnel de ce semestre qui, remarqua Zoro amusé, était déjà bien rempli.

« _ Bien, M. Roronoa, comme ce n'est pas la première fois que vous agressez un membre d'une famille noble, vous avez déjà deux rapports pour cet automne, nous n'avons plus d'autre choix que de vous suspendre cette fois. »

Lucci avait placé la chemise sur son bureau et s'était rassis, appuyant son dos contre le dossier de son fauteuil.

«_ Tu seras suspendu pendant trois jours scolaires, j'espère que ce temps te permettra de réfléchir au sens de tes habitudes ici. Ta suspension commence dès maintenant, tu devras quitter l'enceinte du lycée et tu ne seras pas autorisé à y revenir avant mercredi prochain où je t'attendrai d'ailleurs pour une petite discussion. C'est bien clair ?

_ Très clair, je peux y aller maintenant ? »

C'était une punition considérablement plus modérée que ce à quoi il s'était attendu et puis trois jours à être dispensé de cours ne pouvait pas se révéler si mauvais, il allait même pouvoir se programmer un entrainement digne de ce nom pour une fois.

Il était sur le point de se lever et de partir quand Lucci leva une main pour lui demander d'attendre.

« _ Juste une minute encore Roronoa. Un dernier mot de Kaku et de moi-même, ne viens plus du mois de Novembre, tu me comprends bien je présume. »

Zoro lui jeta un regard narquois.

« _ Je ne suis pas sûr de comprendre pourquoi, mais si c'est un ordre, je ne le ferai pas. »

Il se leva finalement et marcha jusqu'à la porte, tournant une dernière fois la tête vers l'autre homme avant de l'ouvrir.

« _Est-ce que je dois le dire à Ace et autres ou est-ce que l'un d'entre eux s'en chargera ? »

Lucci était déjà retourné à ses notes, mais leva les yeux vers lui à sa question.

« _ Ce ne sera pas nécessaire, je vais informer Kalifa de ta suspension. Tu peux t'en aller maintenant et dire à Igaram de m'envoyer M. Black quand tu seras sortie. »

Zoro se retourna vers la porte et l'ouvrit.

« _ Sûr. »

Lorsque Lucci mentionna Sanji, Zoro se rappela que celui-ci était actuellement assis dans la salle d'attente, et il se demandait toujours bien ce que le blond avait pu faire.

Une fois sorti il marcha vers Igaram.

« _ Lucci attend le prochain pauvre con qui a besoin de venir lui rendre visite, il m'a dit de te dire de le faire entrer, qu'est-ce que ce mec a fait ? »

Il avait dit tout ça d'un trait pour tenter de savoir ce que Sanji avait fait, mais ça ne fonctionna pas le moins du monde.

« _ C'est, mah maah maaah... c'est bon Roronoa, je crois que nous nous reverrons ici mercredi prochain avec un comportement amélioré, j'ai déjà informé Koshiro de ta suspension. Et ce que M. Black a à faire ici ne te regarde en rien. »

Igaram se leva de sa chaise et accompagna Zoro jusqu'à la porte.

« _ Maintenant reste en dehors de tout problème, tu veux ? »

Il leva vers lui un regard soucieux, le vert tourna la tête vers lui et haussa les épaules.

« _ Je ne peux pas promettre quelque chose de ce genre, désolé. »

Au moins il aura été honnête cette fois

« _ Je te verrai mercredi prochain alors. »

Igaram se contenta d'ouvrir la porte et de le laisser sortir.


Sanji avait l'impression d'être assis sur cette chaise, à l'extérieur du bureau du principal, depuis une heure. Il s'était installé tout près de la porte de sortie afin de pouvoir, si quoi que ce soit arrivait, avoir une échappatoire. Non pas qu'il pensait que ça sera nécessaire, c'était juste devenu une habitude au fil des années.
Il était certain d'avoir vu Zoro quand il était entré, mais Igaram l'avait poussé devant lui, à l'intérieur de son bureau, avant qu'il n'ait le temps de croiser le regard du vert.
Si c'était bien Zoro, sa présence expliquerait pas mal de choses, notamment s'il se trouvait dans les parages lorsque ce gosse de nobles avait été (apparemment) roué de coup.

Peut-être que c'était même lui qui lui avait cassé la gueule, il avait la réputation de s'en prendre, physiquement, à d'autres élèves quelque fois au hasard.
Lui, et Portgas D Ace.

Soudain, il entendit des voix étouffées derrière la porte mais ne parvient à comprendre ce qu'elles disaient. Il sut juste que ça allait bientôt être son tour.

Il n'était d'ailleurs pas sûr de la raison pour laquelle il avait été envoyé chez Lucci et pas à un autre bureau de l'école. Pourtant au fond de lui, quelque chose était certain que ça avait un rapport avec son père mais il avait toujours veillé à garder sa vie privée secrète à l'école pour tout un tas de raison. Il suspectait aussi Kureha d'avoir le bras long à ce niveau-là, et d'éviter à certaines personnes de poser certaines questions.

La porte s'ouvrit et il entendit Igaram dire à Zoro qu'il le verrait mercredi prochain, qu'est-ce que ça pouvait bien vouloir dire ?

Zoro apparut et leur regard se croisèrent, chacun levant un sourcil interrogatif vers l'autre, s'interrogeant silencieusement sur ce qu'ils avaient respectivement fait, mais avant qu'aucun ne puisse dire un mot, Igaram prévient Sanji que Lucci l'attendait.

Le blond se leva, il n'y avait plus de retour en arrière possible maintenant, et lorsqu'il passa près de Zoro, il ne lui accorda pas une œillade. Il n'était pas sûr qu'ils puissent se montrer amical ou juste poli l'un envers l'autre dans cette situation, et il décida qu'il était préférable de jouer la sécurité. Ce qui revenait à ignorer l'autre. Il espérait juste que Zoro le comprendrait, ferait de même et surtout ne se sentirait pas offensé par son geste.

Il se demandait toujours ce qu'avait bien pu faire le vert et quelle était la signification des mots d'Igaram. Les échos de ceux-ci se répercutaient dans son crâne comme un mantra et ne le perturbaient que d'avantage.
Est-ce que ça voulait dire que Zoro avait été suspendu ? Ou se prenait-il trop la tête, comme il le faisait tout le temps ?
Ses rêvasseries sur cette tête de marimo devait garder leur côté éphémère de toute manière, pensa-t-il alors qu'il approchait de la porte de Lucci et y toqua brièvement.

« _ C'est ouvert. »

Il entendit l'appel de l'homme à l'intérieur et soudainement ne se sentit plus très confiant. Ce n'était pas que lui et Lucci étaient en mauvais terme ou quoi que ce soit, mais ce type était juste terrifiant.

« _ Ah, M. Black, merci d'être venu. »

Lucci le regarda en souriant doucement.
Sanji frissonna intérieurement, un Lucci souriant ne présageait généralement rien de bon.

« _ Eh bien, c'est Beckman qui m'a envoyé ici en premier lieu, je n'ai donc pas vraiment eu d'autre choix que d'accepter. »

Il haussa les épaules et s'avança jusqu'à la chaise que Zoro avait occupé quelques instants auparavant. Il s'y assit en croissant une de ses jambes par-dessus l'autre, il savait que ce serait douloureux de rester comme ça, mais l'image qu'il se devait de renvoyer à cet instant était trop importante pour qu'il se figure d'une petite douleur.

« _ Bien, alors, je suppose que tu sais pourquoi tu es ici ? » Demanda Lucci en levant un sourcil narquois vers lui.

«_ Je présume que c'est dû au fait que j'ai été souvent en retard en classe ces derniers temps, à moins qu'il n'y ait quelque chose de plus… »

Il avait conscience du fait qu'il était arrivé en retard tous les jours depuis deux semaines maintenant, et honnêtement, il était même plutôt surprit ne pas avoir été convoqué plutôt.
L'homme sourit à nouveau.

« _ Eh bien, c'est la principale raison en effet, mais si ça ne te dérange pas j'aimerais aussi avoir une petite discussion avec toi au sujet de ton père. »

Sanji pâlit visiblement, il avait totalement oublié, que Lucci l'interrogeait régulièrement pour obtenir des informations sur son père et ses associés.
Il n'était pas complètement sûr de savoir pourquoi son principal avait besoin de ce genre d'information mais il ne s'était jamais attardé sur ce détail.

C'était ça GrandLine, et pour autant qu'il sache, Lucci pouvait bien être tout et n'importe quoi, du flic sous-couverture au leader de gang… en vérité il préférait ne pas savoir.

« _ Pour être honnête Lucci, je ne sais pas de quoi il s'occupe ces derniers jours. »

Ce n'était pas entièrement vrai, il avait une idée de ce qui se tramait en sous-sol et qu'une merde quelconque devait se produire aux alentours de Noël ou juste après le nouvel an.
Mais les infos qu'il avait rassemblées étaient vraiment floues.

« _ Je ne te crois pas et toi non plus, n'est-ce pas kuroashi(3) ? Maintenant dis-moi ce que tu sais. »

Lucci s'adossa un peu plus dans son fauteuil. C'était un ordre et Sanji savait qu'il valait mieux pour lui de ne pas désobéir à un commandement direct. Tout comme il savait qu'il n'avait pas intérêt à mentir.

« _ Eh bien, je ne sais pas grand-chose, juste les infos de base et je ne suis sûr de rien pour le reste... Mais de ce que j'ai pu apprendre, il devrait y avoir une sorte de transaction prévue vers Noël, peut être après le nouvel an. En revanche je ne sais pas quels gangs sont impliqués ou quel sera l'objet de cette transaction. La seule chose dont je sois certain pour l'instant, c'est que Doflamingo se serait associé avec mon père. »

Il avait essayé de mettre des mots sur ses pensées, d'aller à l'essentiel de ce qu'il savait et qui pouvait être important pour Lucci.

La plupart des informations qu'il avait pu glaner étaient des choses qu'il avait entendu des clients de son père lorsqu'il avait travaillé pour lui l'autre nuit. Il n'avait jamais aimé s'étendre en banalité avec ses types, mais certains ne pouvait juste pas la fermer. Il y en avait eu un en particulier qui avait longuement gueulé sur l'association de son père et de DF, et sur les pauvres cons qu'ils allaient enculer dans cette entreprise.

« _ Oh, et je crois qu'il projette de tuer une personne d'un autre gang avant ou pendant l'échange. Mais je ne connais pas son identité, comme je l'ai dit les infos se font rares et peu probantes. »

Sanji essayait désespérément de filtrer ses pensées, cherchant les brides de conversation importantes qu'avaient pu tenir ses clients cette nuit. Il tentait tant bien que mal de garder ses émotions à distance et de conserver son expression « scolaire » par la même occasion. Mais il lui était de plus en plus difficile de se concentrer sur les mots prononcés par ces différents types, qui entre deux phrases s'étaient relayés pour le baiser tout au long de la nuit. Il sentit soudain l'épuisement gagner sa chair et pénétrer ses os alors qu'il revivait sa dernière nuit en mode avance rapide.

« _ Bien c'est un début. Mais maintenant j'aimerais que tu viennes ici chaque semaine me faire un rapport sur ce sujet kuroashi, tu serais gentil. »

La voix de Lucci était aussi tranchante qu'une lame, coupant au travers de son esprit les fragments de ses souvenirs avant de l'extirper de la silencieuse torture que lui infligeait sa mémoire.

« _ Hum… j'essayerai, mais je ne suis pas sûr de pouvoir vous dire énormément de choses. »

Son père n'avait la plupart de temps pas assez confiance en lui pour lui confier quoi que ce soit, et il en était grandement soulagé en vérité. Il ne voulait pas être entrainé dans toute la merde qu'engendrait son père.

« _ Tout ce que tu trouveras sera bien, maintenant pour la raison officielle de ta présence ici, je laisse d'habitude ce genre de chose à Igaram mais comme tu es un cas spécial, je me chargerai personnellement d'arranger ça. »

Lucci se leva de son siège et marcha jusqu'à une armoire à dossier.

« _ Je ne te punirai donc pas, mais tu le savais déjà n'est-ce pas ? »

Sanji acquiesça.

« _ Ouai, je m'en doutais, qu'est-ce que vous allez écrire dans mon dossier alors cette fois ? »

Lucci ouvrit un des tiroirs et en sortit une chemise relativement fine.

« _Oh pas grand-chose, je vais justifier ça comme des retards dû à du travail extra-scolaire pour mon compte ou quelque chose, ne t'inquiète pas pour ça. »

Il prit le dossier avec lui et revint vers son bureau ou il le posa sur un autre qui était étonnamment gros par rapport au sien.

« _J'ai besoin que tu continues à venir normalement au lycée pour minimiser les soupçons. »

Sanji leva un sourcil interrogatif à ces mots, mais ne questionna pas davantage Lucci. Il n'osait et ne préférait tout simplement pas interroger l'homme sur ce qu'il faisait ou disait.

« _ Sinon, c'est quoi ce dossier en dessous du mien ? »

Ça, pourtant c'était quelque chose qu'il voulait demander, il supposait qu'il s'agissait de celui de Zoro, mais il avait besoin d'être certain.

« _ Ah celui-là ? Demanda Lucci amusé, en posant un doigt sur l'autre dossier reposant sur son bureau. C'est celui de M. Roronoa. »

Il s'en saisit.

« _Il a vraiment été un bon élève ce semestre. » Sourit-il en hochant la tête.

Sanji, lui resta bouche bée.

« _ Un bon élève ? » Demanda-t-il incrédule.

_ Oh oui, le dossier de ce semestre de Roronoa est vraiment fin par rapport au précèdent. » Acquiesça une nouvelle fois Lucci.

Cette fois le blond était vraiment intrigué et un peu horrifié aussi. Comment quelqu'un pouvait accumuler autant de rapports et être encore accepté au lycée ? Ça tenait presque du miracle. Mais encore une fois cette école était dirigée par Lucci et personne à sa connaissance n'avait été renvoyé depuis que Sanji était ici. Suspendu oui, mais renvoyé jamais.

« _ Je peux ? » Demanda le blond en tendant une main.

« _ Vas-y, mais souviens-toi qu'il s'agit de papiers confidentiels, et ce que tu y liras là-dedans devra rester ici. »

Lucci lui remit le dossier et le jeune homme le posa sur ses genoux.

« _ Bien sûr je connais les règles. » Grommela Sanji en espérant que Lucci ne se préoccupe pas de son impolitesse.

Il feuilleta rapidement le dossier, rencontrant la plupart du temps de simples petites infractions commises ici et là. Mais de temps en temps il tombait aussi sur des notes telles que : M Roronoa et M Portgas ont été trouvé en possession de 2 grammes de marijuana, un joint éteint et un pack de 4 comprimés d'ecstasy. – La drogue a été remis au service de police de GrandLine, les étudiants ont reçu chacun 4 semaines d'activités d'intérêt général à effectuer après le temps scolaire. Ne pas s'y présenter, peu importe la raison, entrainera une expulsion d'un an de l'école. Le tout agrémenté de la signature de Lucci.

Sanji avait envie de rire, l'image de Zoro assistant à des activités d'intérêts généraux, obligé de rester au lycée, était assez choquante. Surtout parce qu'il pensait que Zoro devait plutôt être le genre de type à ce foutre royalement de ces choses-là et à qui ça ne posait pas de problème de quitter les cours un peu avant l'heure... Pourtant, le fait qu'il soit toujours ici, prouvait qu'il avait réellement respecté la punition. Ça l'intriguait énormément maintenant de savoir pourquoi Zoro n'avait tout simplement pas décidé d'arrêter de venir.

Regardant un peu plus loin, Sanji trouva une autre note, datant de quelques semaines seulement : M Roronoa a été trouvé en train d'avoir des relations sexuelles avec M. Umi durant l'intercours dans l'enceinte du lycée. Il n'y a pas eu de punition, étant donné que s'être fait surprendre sur le fait est déjà une punition en soit. Le rapport avait été signé par Kaku et cette fois le blond éclata vraiment de rire. Le fait Zoro ait déjà couché avec un homme ne passa pas inaperçu à ses yeux, mais c'était surtout qu'il soit assez stupide pour le faire en plein milieu de la journée et dans un endroit où ils pourraient se faire prendre(3) qui l'étonnait. Il savait déjà que tête de marimo n'était pas une flèche, mais quelque chose comme ça faisait juste passer sa stupidité à un autre niveau.

Lucci s'était penché pour voir ce qui le faisait rire et acquiesça.

« _Ah oui, c'est la fois où Kaku a attrapé Roronoa dans la réserve d'équipement du gymnase. Kaku a dit que Roronoa n'avait pas été gêné le moins du monde de se faire surprendre comme ça, mais ce pauvre M. Umi était mort d'embarra. Kaku ne les a donc pas puni autrement qu'en leur demandant d'aller prendre une douche. »

Le brun fit claquer sa langue en secouant la tête.

« _ Ce n'est pas la première fois que Rorona a été découvert en train d'avoir des rapports sexuels sur le campus du lycée, et probablement pas la dernière. »

Sanji enviait la liberté de Zoro de pouvoir coucher avec qui bon lui semblait comme ça, mais il était aussi horrifié de le voir faire ça avec autant de gens sans être préoccupé par les sérieuses conséquences que ça pouvait avoir. Le vert risquait d'attraper quelques méchantes MST en continuant comme ça. Lui en connaissait les dangers presque trop bien.
Il avait régulièrement droit à un check-up complet à la clinique de Kureha, à cause du type de travail qu'il faisait parfois pour son père. Et il espérait silencieusement que Zoro faisait de même.

« _ Bien, je crois que tu as un cours auquel tu dois assister maintenant, Igaram te donnera un justificatif de retard pour ça, et rappelle-toi, pas un mot de tout ceci à qui que ce soit. »

Lucci tendit une main pour reprendre le dossier de Zoro et le blond le lui rendit.

« _ Bien sûr monsieur, merci. J'essayerais de venir une fois dans la semaine si j'ai plus d'informations sur les futurs plans de mon père. »

Sanji se leva et se dirigea vers la porte, posant sa main sur la poignée. Il tourna une dernière fois la tête vers l'homme assis derrière lui.

« _ Est-ce que je peux vous demandez pourquoi vous m'avez autorisé à lire le dossier de Zoro ? »

Lucci sourit et plongea ses yeux noirs dans les siens.

« _ Parce que je m'ennuie facilement M. Black, rien de plus. »

Sanji hocha la tête et sortit de la pièce.


(1) N'oubliez pas que Zoro est japonais et qu'il lui arrive de réutiliser du vocabulaire nippon dans sa nouvelle langue.
(2) En vf le surnom de combattant de Sanji c'est "la jambe noire" et logiquement en anglais ça donne "blackleg" mais je trouve les deux tellement horribles, que pour ma part je l'ai laissé en version originale, soit en jap. Vous remarquerez donc qu'ici Lucci utilise plutôt son nom de code que son véritable nom ;).
(3) Putain de jeu de mot x). (La béta approuve)

Bien voilà, alors je suis d'accord, la fin est horriblement frustrante, mais pour ma part je suis aussi coincée que vous. Je viens de traduire le dernier chapitre posté par LucyNyy, autrement dit, je ne pourrais vous livrer la suite avant qu'elle-même ne reposte. Or elle m'a l'air bien débordée (autant que moi) en ce moment et seule vos reviews ici et sur le chapitre original pourront la motiver à reprendre la plume, ou son clavier.

Si vous avez besoin d'aide pour traduire vos reviews, je vous aiderai volontiers, mais pas besoin de pavés, un mot gentil, une réflexion sur un passage qui vous a plus et des encouragements suffisent déjà à faire plaisir :) ! (Sinon, la béta peut aussi aider à traduire, alors ne lésinez pas sur les reviews :) !)

Merci de continuer à lire ^^ !