Après un délai d'attente indigne de vous, voici le nouveau chapitre ! Pardonnez-moi pour ce délai si long. Mais j'ai pas mal de boulot avec mes deux années de facs en même temps… Sans compter que j'ai perdu le carnet dans lequel j'avais écrit une partie du chapitre ! Heureusement que j'en ai plusieurs.

Ceci étant dit, merci à vous tous de me lire et de me dire ce que vous pensez de mes fics. Je suis toute ouïe !

Merci à MarG pour sa précieuse correction et son soutien !

Merci aussi à mon double préférée, ma jumelle, Nictus pour ses idées et son soutien.

Rassurez-vous tous, les autres fics avancent aussi,. Pas aussi bien que je l'espérais mais bon. Et notre quatre mains, Congrès, est en cours d'avancement.

Sur ce, bonne lecture ! Et les reviews sont toujours appréciées !


Chapitre 8 :

« Non je n'irai pas ! s'exclama Grissom, faisant face aux deux femmes devant lui.

Il regarda au tour, mais rien. Toutes les sorties possibles se résumaient par la porte des vestiaires, obstruées par Sara et Catherine. Lesquelles dardaient sur lui un regard noir et furieux qui le dissuada de passer en force. Ce que, d'ailleurs, il était incapable de faire. Et les garçons… Ces lâches, même Jim l'avaient abandonné !

« Gil, fit Catherine d'un ton suppliant. Tu agonises à moitiés, carbures aux vitamines, , aspirines et caféine.

_ Tu oublies la quinine parce que Môssieur a des courbatures partout !

_ Pour rester en forme ! Et les courbatures sont dues à ma chute !

_ Mais oui ! riposta Sara. Regarde-toi bon sang ! Tes yeux sont rouges, ta voix est cassée et tu passes plus de temps à te moucher qu'à enquêter ! Sans compter ta cheville ! Tu ne tiens même plus debout !

_ Un simple rhume ! Et une foulure !

_ Gilbert Grissom ! cria Sara ! Tu vas te prendre par la main et appeler le médecin comme un grand pour qu'il vienne !

_ C'est hors de question ! J'ai des choses plus importantes à faire que de prendre rendez-vous chez le médecin !

_ Comme ? demanda Catherine dont les yeux luisaient dangereusement.

_ Arrêter un tueur en série. Un rendez-vous chez le médecin pour un rhume n'est pas dans un priorité !

_ A quoi cela nous servirait-il si tu finissais handi…

_ Revois l'ordre de tes priorités alors ! s'écria Sara. Gil ! Tu aurais l'air de quoi si tu finissais à l'hôpital à la fin de l'enquête ? Espèce de crétin ! Tu crois vraiment que tu peux tenir ! Tu ne penses qu'à toi ! As-tu pensé à l'équipe ? A moi ? On a pas envie de te retrouver à l'hôpital ! Je n'ai pas envie de te voir à l'hôpital ! Tu n'es qu'un crétin ! On peut se passer de toi le temps que tu te soignes ! J'en ai raz le bol de toi ! S'il le faut, je vous traînerai chez le médecin ou je vous enchaînerai le temps qu'il vienne, docteur Grissom, mais vous le verrez ! Avec mon pied aux fesses en prime !

_ Sidle ! s'écria une voix que le trio reconnut comme celle d'Ecklie.

Les protagonistes se retournèrent pour voir, en effet, le directeur du labo derrière les deux femmes. Il croisa ferment les bras sur sa poitrine et regarda la brunette.

_ Quoi ? fit cette dernière.

_ Puis-je savoir ce que se passe ici ? demanda-t-il froidement, considérant la scène : Sara et Catherine, en colère et Grissom assis sur un banc, lui aussi furieux.

_ Il y a que votre superviseur est un crétin égoïste, sans cervelle et complètement inconscient, répondit Sara, dardant des yeux chocolat noir sur l'intéressé.

_ Sara, je ne peux pas tolérer ce genre de comportement, qui est un manquement à la discipline du labo. Les scènes de ménage dehors ! En conséquence…

_ Un instant, fit Catherine, inquiète par l'expression de scènes de ménages utilisée par Ecklie mais ne voulant pas le montrer. Sara a entièrement raison de parler comme elle le fait à Griss. Il le mérite amplement et je l'approuve. Et si vous n'étiez pas intervenu, il aurait eu droit à pire.

Ecklie afficha une surprise sans borne. Il soupira et se passa le visage sur la main.

_ Gil, allez vous soigner, dit-il finalement. Je ne veux plus entendre votre harem hurler dans le labo parce que vous avez choisi de jouer les héros ! »

****

« Tournez à gauche, indiqua Grissom à Warrick d'une voix fatiguée et lasse. Troisième maison après le carrefour.

Le couple échangea un sourire. Installé à l'arrière, Grissom n'avait pas ouvert la bouche depuis le départ du labo et affichait un air maussade. Derrière eux, la Tahoe de Jim les suivait de près. Arrivés à destination, Warrick ne put retenir un sifflement admiratif.

_ Ça paie bien l'entomologie, hein ? remarqua Jim en souriant, tout en aidant le brun à sortir Grissom de la voiture, non sans que ce dernier ne râle. Gil, tu devrais donner tes clefs à Catherine, pour qu'elle nous ouvre.

L'entomologiste obtempéra et, aidé des deux hommes, pénétra chez lui. Une gêne s'empara de lui, à la vue de ses amis chez lui, chez eux, rectifia-t-il en songeant aux affaires de Sara qui traînaient un peu partout. Aidé par le couple, Jim installa son ami dans le canapé, sa cheville blessée posée sur un coussin. Debout, ledit couple semblait plus (Warrick) ou moins (Catherine) gêné d'être dans l'intimité de leur ami pour la première fois. Pas comme Jim qui se comportait comme un vieil habitué et se laissa tomber dans un fauteuil, près de Grissom. Leurs regards se promenèrent dans l'intérieur de leur ami, ce qui gêna profondément le propriétaire des lieux.

« Vous voulez boire quelque chose ? leur demanda Grissom. Jim, pourrais-tu s'il te plait… Il y a du thé, du café et du jus de fruit…

_ Euh… non merci, répondit Warrick, approuvé par Catherine. Je vais rentrer. Il est tellement tard qu'il est presque tôt. Une autre fois peut-être. A… bientôt.

_ A demain. Reposez-vous bien tous les deux.

_ Oh non ! Pas à demain ! riposta Catherine. Sara ne te laissera jamais aller travailler dans cet état. Et si elle n'arrive pas à te convaincre, je suis sûre qu'elle trouvera le moyen de trouver un soutien.

_ Elle n'oserait pas ? s'exclama Grissom d'un ton incrédule, comprenant la menace sous-jacente.

Sa gorge n'apprécia pas cet éclat et il fut secoué par une violente quinte de toux. Le sourire de Catherine le figea.

_ Non… gémit-il d'une voix cassée. Cath' ?

Un haussement d'épaule lui répondit. L'air de martyr du superviseur fit rire les trois autres. Le couple partit. Voyant Grissom grimacer, Jim s'approcha de lui. Sans rien dire et en dépit du refus bruyant de Grissom, il déchaussa ce dernier et releva les jambes de son pantalon pour examiner sa cheville. Laquelle lui parut bleue et plus enflée que sa cheville gauche.

_ Hum… Je dirais que tu t'es fait une belle entorse, au minimum… Mais regarde, j'ai l'impression qu'elle est cassée ;

_ Ne parle pas de malheur s'il te plait. Je n'ai pas envie de passer je ne sais combien de temps avec une jambe dans le plâtre ! J'ai une enquête à diriger.

_ As-tu des glaçons ?

_ Dans le distributeur de réfrigérateur et tu trouveras des serviettes dans la salle de bain. Troisième porte à gauche, placard blanc porte de droite. Mais fais comme chez toi !

Avec un petit rire, le capitaine partit chercher ce dont il avait besoin pour faire désenfler la cheville du malade. Il soupira en l'entendant tousser violemment. Il revint quelques minutes plus tard et mit un cataplasme de glaçons sur la cheville blessée. Le docteur poussa un cri qui se transforma en quinte de toux.

_ C'est gelé !

Un sourire étira les lèvres de Jim qui profita de cet instant pour glisser le thermomètre dans son oreille.

_ Je l'ai trouvé dans la salle de bain, à côté du lavabo.

Le regard noir de Grissom, promesse de mille morts, le fit rire. Le bip du thermomètre sonna la fin du calvaire pour le malade.

_ 40°. Tu as de l'aspirine ?

_ Plan de travail, à côté de la cafetière.

Deux secondes plus tard, il avalait deux cachets d'aspirine. En attendant Sara, les deux hommes bavardèrent, entre deux quintes de toux. Ils programmèrent d'étrenner la bouteille de whisky offerte lors d'une partie de pêche après le rétablissement de Grissom, tout en écoutant distraitement la télévision. Le silence se fit et un léger ronflement parvint aux oreilles de Brass. Le capitaine sourit et mir doucement le plaid posé sur le dossier du canapé, sur Grissom profondément endormi. Lui-même aurait volontiers fait un somme, mais il préféra attendre Sara et opta pour une tasse de café. Il fouilla dans les placards de la cuisine et trouva une tasse qu'il emplit du liquide noir. Une fois réchauffé et avalé, le liquide le réveilla un peu. Prenant un livre dans la bibliothèque très bien fournie du couple, il s'installa dans la cuisine et plongea dedans.

****

Une main sur son épaule lui fit faire un bond spectaculaire. Le capitaine se retourna et vit Sara accompagnée par une vieille dame et une jeune fille d'une quinzaine d'années.

_ Il dort ? demanda Sara en désignant le canapé.

_ Oui… Il avait de la fièvre. Il a pris deux aspirines et j'ai mis de la glace sur sa cheville.

_ Ok. Merci. Jim, je te présente Elizabeth et Claire, la mère et la nièce de Gil. Elizabeth, Claire, je vous présente Jim Brass, l'un des meilleurs amis de Gil et moi et aussi notre collègue de travail, ajouta-t-elle tout en signant.

_ Oh… Gil va adorer ! Bonjour Madame Grissom, jeune fille.

La jeune fille lui rendit son salut et signa quelque chose à sa grand-mère. Elizabeth serra la main tendue de Jim en souriant. Il la détailla du regard. Petite, des cheveux poivre et sel encadrant un visage souriant. Elizabeth Grissom respirait la santé en dépit de son âge. Mais ce qui marqua le plus Jim fut son regard : Des yeux aussi bleus que son fils. Les quatre personnes bavardèrent un instant, puis Jim s'en alla, en dépit des insistances de Sara qui aurait préféré qu'il dorme ici. Il promit de revenir dès le lendemain matin pour prendre des nouvelles du malade.

****

Une main fraîche se posa sur son front brûlant, cela lui fit un bien fou, un sourire étira ses lèvres. Il entendit chuchoter à côté de lui, mais ne comprit pas ce que l'on disait, sa tête douloureuse refusait de réfléchir sur le pourquoi du comment de ces voix. Il sentit alors qu'on posait quelque chose d'humide sur son front… Etrange… Il remua, tentant de fuir ce truc mouillé et ouvrit les yeux. L'incrédulité se peignit sur son visage.

« Maman…

Ses yeux allèrent d'Elizabeth à Sara et de Sara à Elizabeth. Une lueur de compréhension s'alluma dans son regard fatigué et brillant de fièvre.

_ Chérie…

_ Je suis là mon ange.

_ Bonjour mon oncle préféré ! claironna une voix au-dessus de lui et qu'il identifia tout de suite.

_ Claire ! la morigéna Elizabeth ! Inutile de crier !

Cette dernière fit une moue. Grissom sourit.

_ Qu'est-ce que…

_ Plus tard, fit Sara, en lui passant une main fraîche sur son front. Repose-toi.

Elle déposa un baiser sur sa joue. Comme s'il n'avait attendu que ça, Griss se rendormit quasi instantanément.

_ Claire, tu veux aller te recoucher ? lui proposa-t-elle.

_ J'ai dormi dans l'avion.

_ Oh non jeune fille ! fit Elizabeth par signes. Tu vas aller te recoucher. Tu ne tiens plus debout.

_ Vous devriez également vous reposer Elizabeth, vous n'avez pas dû dormi beaucoup.

Elle les accompagna dans la chambre d'amis, laquelle servait plus de débarras au bric à braque de son compagnon qu'à accueillir des hôtes.

_ Désolée, nous n'avons qu'un lit et…

Mais Elizabeth la rassura d'un geste. Une fois que ses invitées furent installées, Sara retourna dans le salon. Grissom dormait toujours. Elle sourit. Il l'appela, gémissant. Aussitôt, elle fut près de lui.

_ Je suis là mon ange… Rendors-toi.

_ Reste avec moi…

_ Je suis là…

Doucement, Grissom se rendormit, d'un sommeil de plomb. Sara se pelotonna contre lui, et s'endormit à son tour.

****

Elle fut réveillée par une truffe humide contre son nez et des coups à la porte. A moitié endormie, elle alla ouvrir et se trouva nez-à-nez avec Jim.

« Oh… Je réveille ?

_ Jim ! Il n'est que… 8h00 ! Entre, je vais faire du café. Mais pas de bruit, Gil dort encore, il a passé une nuit agitée…

Le capitaine entra. Ils s'installèrent dans la cuisine puis tout en bavardant, Sara prépara le café. Pendant que celui-ci passait, elle appela le médecin.

_ Il passera vers 9h30, annonça-t-elle une fois qu'elle eut raccroché. Café ?

_ Volontiers. Ensuite, je vous laisserai tous les deux. Parce que je suppose que Gil va être furieux quand il aura conscience de ce que tu as fait.

Sara sourit.

_ Il l'a vu hier, fit-elle en le servant. Trop tard.

_ Oui, mais il n'était pas en état de…

_ De comprendre, oui je sais. De toute façon… Elizabeth n'en fera qu'à sa tête.

_ Je vois… Gil tiendrai-il son obstination de sa mère ?

Le sourire de Sara lui répondit. Tout en bavardant, Sara sortit un pot empli d'une mixture blanche qui, sitôt ouvert, embauma l'air.

_ Qu'est-ce que c'est ? ça sent le pin ton affaire.

_ Tu n'es pas loin. C'est un baume qui peut s'appliquer sur la poitrine pour dégager les bronches ou servir dans une inhalation. Pour Gil. Ça l'aidera à mieux respirer, il a passé la nuit à ronfler.

Jim rit. Après avoir fait bouillir de l'eau, elle mit une cuiller à soupe de ce baume dans l'eau frémissante, le mélangea et versa le tout dans un bol.

Un gémissement leur parvint du salon. Aussitôt Sara se trouva près de lui.

_ Chéri…

_ Ma tête… gémit ce dernier d'une voix éraillée. J'ai l'impression d'avoir bu toute la bouteille de Jim…

_ Rassure-toi ! fit celui-ci. Elle est restée au bureau. Comment vas-tu ?

Une violente toux lui répondit. Sara passa une main sur son front.

_ Tu es encore brûlant. Rendors-toi…Le médecin ne passe que dans une heure et demie.

_ Maman…

_ Elle dort.

_ Pourquoi ?

_ Parce que je ne peux prendre de congé pour te soigner. Donc je lui ai demandé de venir. Ce qu'elle a immédiatement accepté tu t'en doutes ! Tu vas me faire une inhalation aux plantes avant de te rendormir, ça te dégagera le nez pour que tu puisses dormir.

Aussitôt dit, aussitôt fait.

****

Une heure et demie plus tard, quand le médecin arriva, Gil dormait toujours. Il fut accueilli par Sara et Elizabeth. Tandis que Sara lui expliquait la situation, Elizabeth alla réveiller son fils. Elle déposa un baiser sur son front et caressa sa joue brulante, tout en l'appelant doucement.

Lequel ne tarda pas à ouvrir les yeux.

« Maman…

_ Réveille-toi mon grand. Le médecin est là.

Les deux arrivèrent.

_ Docteur Grissom. Comment vous portez-vous ?

_ Devinez, répliqua celui-ci.

_ Je vois… Bien, je vais donc vous examiner.

_ Vous êtes là pour ça non ?

_ Gilbert ! s'exclama Elizabeth, mécontente. Ça suffit comme ça.

_ Est-il toujours comme ça quand il est malade ? demanda le médecin à Sara.

_ Malheureusement oui.

L'examen dura un bon quart d'heure. Le docteur examina également sa cheville, sur la demande de Sara.

_ Bien. Docteur Grissom, vous avez attrapé une vilaine bronchite. Rien de très grave mais elle est quand même bien plus virulente que d'ordinaire. Peut-être est-ce dû à votre surmenage.

_ Je ne me surmène pas ! riposta Gil d'une voix éraillée.

_ Mais bien sûr Chéri, fit Sara. Je répéterai ça à Cath' ce soir, je suis sûre qu'elle sera d'accord.

_ Bref, un peu de repos, les médicaments adéquats et dans une semaine il n'y paraitra plus.

_ Bien et pour ma cheville ?

_ Là c'est une autre affaire. Sans radio, je peux vous dire que vous vous êtes fait une vilaine entorse. Je dirai minimum quinze jours. Nous disons donc un arrêt de travail de quinze jours.

_ Quoi ?! s'exclama Gil horrifié.

Cet éclat le fit tousser. Et pendant cinq minutes, on entendit plus que le bruit de sa toux. Quand enfin il se calma, il reprit :

_ C'est imposs… Ma voix ! fit-il en entendant sa propre voix complètement éraillée, cassée, pareille à un chuchotis rauque.

_ Et voilà chéri ! ça t'apprendras à crier comme ça.

_ Mais je ne peux pas ! J'ai un meurtrier sur les bras !

_ Docteur Grissom, vous êtes médecin, vous savez que quand…

_ Entomologiste.

_ C'est pareil.

_ Non, je ne crois pas.

_ Admettons. Votre cheville ne se guérira pas si vous ne vous reposez pas. Ce n'est pas en courant partout qu'elle se soignera.

_ Avec des béquilles…

_ Avec des béquilles rien du tout ! C'est non. Quinze jours d'arrêt. Et si vous continuez à râler, je vous en mets pour six semaines ! »

La mine horrifiée de Grissom fit sourire les deux femmes.

Aussitôt dit, aussitôt fait.

****

Sara partit après le repas, laissant son compagnon aux bons soins de sa mère et de sa nièce. Gil avait été maussade toute la journée, sauf les moments où il dormait. Les deux femmes en avaient souri, voir leur fils et amant aussi têtu qu'un enfant avait de quoi les amusé. Claire avait choisi de prendre la défense de son oncle et, de fait, était aux petits soins pour lui, le dorlotant, le chouchoutant, le plaignant. Munie d'une lettre pour Catherine, d'une liste de commissions à faire à tous, de l'arrêt de travail de Griss, elle pénétra dans le labo. Seule Catherine est là, relisant les dossiers. Elles se saluèrent puis Sara lui tendit la lettre en souriant.

« Les recommandations du chef.

_ Qu'a-t-il ?

_ Oh ! Une bronchite et une entorse. Rien de grave mais tu connais Monsieur. Bon, je reviens, je vais porter son arrêt de travail à Ecklie.

_ Attends je viens. »

Quelques instants plus tard, les deux femmes pénétrèrent dans le bureau du chef du labo.

_ Que me vaut l'honneur de votre visite mesdames ?

_ L'arrêt de travail de Griss.

_ Arrêt de travail ? Pour une foulure ?

_ Il a une bronchite carabinée et une sérieuse entorse, fit Sara. Le médecin est passé ce matin. Il l'a mis en arrêt de quinze jours. Minimum.

_ Bon… et comment le prend-il ?

Catherine sourit malicieusement.

_ Comme seul Griss peut prendre un arrêt de travail dans une enquête comme la nôtre.

_ Est-il seul ?

_ Sa mère et sa nièce sont là, fit Sara.

_ Les pauvres, compatit Ecklie.

_ Je ne dirais pas ça, s'amusa Sara. J'ai trouvé d'où Grissom tenait son obstination… »

Après avoir salué leur chef, elles partirent et retournèrent dans leur salle de repos. Sara passa dans son bureau et prit, comme le lui avait conseillé Ecklie, de quoi occuper Griss le temps de ses « vacances » : le budget de leur équipe, des dossiers à compléter et des rapports à signer. Il allait adorer !