Salut à toutes et à tous, me revoilà avec un nouveau chapitre.

Merci beaucoup pour tous vos reviews, ça me touche beaucoup que cette histoire vous plaise.

Désolée de ne pas avoir répondu à tout le monde, je n'ai plus autant de temps et le peu que j'ai, je le consacre à l'écriture.

Mais vos reviews, me donne du courage et l'envie de continuer à écrire, je ne vais pas lâcher l'affaire.

J'essaierai quand même de répondre à un maximum de personne quand j'en aurai le temps.

Je vous laisse avec ce chapitre et on se retrouve tout en bas. Bisou

CHAPITRE 8

POV BELLA

Je revenais du parc et me dirigeais de suite dans la douche. J'étais toute en sueur, il fallait que je me lave immédiatement. Je me débarrassais en vitesse de mes vêtements de sports et entrais dans la cabine de douche. Mon corps me faisait un peu souffrir, à cause de ces PETASSES, je n'avais pas fais d'étirements. Faut vraiment être barge pour oser faire un truc pareil. Franchement, ça m'avais démangée de lui foutre mon poing dans la gueule à cette CONNE pour lui montrer à qui elle avait à faire. Mais si j'avais fais ça, je lui aurais montré que je ne valais pas mieux qu'elle.

La prochaine fois, je lui fais sa fête, même si je pense qu'il n'y aura pas d'autres fois. Je crois qu'elle a compris la leçon, y avait qu'à voir sa tête, c'était tellement jouissif de la voir flipper comme ça. Elle a de la chance qu'il ne me soit rien arrivé, parce que si ça avait été le cas, personne n'aurait pu la sortir de mes griffes. Elle aurait passée un sal quart d'heure. J'avais échappée belle, grâce à Edward.

Edward

Si on m'avait dit un jour qu'il me sauverait la mise, je ne l'aurai pas cru. Quand je l'avais vu sortir de nulle part et me tenir serrée contre lui, j'étais prête à l'incendier pour avoir osé poser les mains sur moi. Mais après qu'il m'ait dis pourquoi il l'avait fait, je ne savais plus quoi penser. Pourquoi avait-il fait ça ? Pourquoi se préoccuper de moi ? Surtout que je n'étais pas tendre avec lui. Il aurait pu se réjouir de me voir dans une telle situation, mais non. Il était venu à mon secours. Et vu comme il était essoufflé, il devait être assez loin de moi.

Il m'avait encore plus étonné quand il avait avoué qu'il aurait bien voulu donner une correction à ces SALOPES !

J'étais perdue, embrouillée. Je ne savais plus quoi penser de lui. Depuis la première fois que je l'avais vue, il ne m'avait jamais donnée de raisons de douter de sa bienfaisance. Pourtant au restaurant, j'avais eu la possibilité de voir quelqu'un de tout à fait différent. Une personne odieuse, méprisable, blessante et j'en passe. Rien à voir avec l'Edward que j'ai eu l'occasion de voir jusqu'ici.

De plus, Emmet m'avait décris son frère. D'après lui, il était charmeur, trop sûre de lui, égoïste, grand amateur de baise d'un soir et bien d'autres chose peu glorieuse. Alors, qu'es-ce qui avait changé ? Qui est vraiment Edward ? Es-ce qu'il jouait un rôle devant moi ? Es-ce qu'il essaye de me piéger ? Ou es-ce qu'il est vraiment quelqu'un de bien et que la personne que tout le monde me décrit n'est qu'un personnage ?

C'est impossible ! Il ne pouvait pas jouer un rôle devant son propre frère et ses amis. Ils doivent le connaitre mieux que n'importe qui. Et ce que j'ai entendu sortir de sa propre bouche au restaurant, je ne l'ai pas inventé quand même !

Je ne sais plus quoi penser, j'ai envie de croire que c'est quelqu'un de bien. Mais j'ai peur de me faire avoir. Je vais arrêter de me torturer l'esprit comme je le fais et attendre d'entendre ce qu'il a à me dire. D'ailleurs, j'ai intérêt à m'activer sinon je vais être en retard.

Je vais enfin être fixée et savoir quoi faire après l'avoir entendue. Je ne pense pas que ça va mal se passer.

Quand nous étions au parc, nous avions eu le contact facile. Ca avait été tellement naturel de parler avec lui, j'avais oubliée toute l'animosité que j'avais à son égard. Comme si nous étions deux potes. A tel point que ça avait été difficile de remettre les choses en place en lui disant que le moment que nous avions passé ensemble ne changeait rien à la situation.

Mais bon, je n'allais pas lui dire « Ecoutes, en fin de compte, t'es un type bien, oublions le passé et allons de l'avant ». Non, trop facile. J'ai quand même acceptée de le rencontrer, c'est déjà beaucoup, non ?

Faut dire qu'il m'a empêché de m'étaler devant tout le monde et de me blesser méchamment. Je lui devais bien ça.

Bon, je pense que j'ai assez profité du bienfait de l'eau chaude. Je sors de la douche, m'enveloppe dans une essuie de bain et file dans ma chambre à la recherche d'une tenue. Qu'es-ce que je vais bien pouvoir porter ? Quelque chose de simple, jolie, pas vulgaire. Rien que ça ? Je suis pas sortie de l'auberge.

Bon, on va procéder par étape. Il fait chaud, donc, je vais opter pour une jupe. Pourquoi pas la mini jupe en jean bleu que j'ai achetée récemment avec Alice ? Vendu ! Une chemise blanche à courte manche cintrée et mes nouvelles sandales argentées à semelle compensée. Parfait, je finis par des sous-vêtements blancs en dentelle. Ensuite, je me fais un trait d'eye liner, met du mascara et du gloss rose. Je sèche un minimum mes cheveux et les attachent d'un élastique au niveau de ma nuque sur le côté, de telle façon à ce que mes cheveux reposent sur mon épaule droite.

Je me jette un dernier coup d'œil dans le miroir, je suis plutôt satisfaite du résultat à part le fait qu'on voit mon soutient gorge à travers ma chemise blanche. Mais je m'en fiche, je dirais même que c'est très sexy. J'enfile une petite veste en jean et prend mon portable, mon porte feuille et mes clés. J'attache mon beeper à la ceinture de ma jupe. Pas envie de prendre de sac à main.

Je lui ai dis qu'on se retrouvait dans une heure et ça doit bien faire………. 20MINUTES QU'IL M'ATTEND. MERDE, je n'ai même pas fait attention, il va croire que je lui pose un lapin ou que je le fais exprès d'arriver en retard pour faire ma princesse.

Je sors en quatrième vitesse de mon appart et prend la direction du café, il est à 5minutes de chez moi. J'aperçois le café en question et presse le pas. J'arrive devant et pousse la porte. Mon regard cherche Edward dans la salle, jusqu'à ce que je le voie. Il porte un jean bleu foncé et un tee-shirt blanc. Il est dos à moi, tape du pied, et n'arrête pas de jeter de brefs coups d'œil vers l'extérieur.

Le pauvre, il doit penser que je lui ai posée un lapin, il à l'air tout stressé. Le café est bondé, il y a pas mal de couple, je les trouve mignon, je les envierai presque. Je dis presque parce que c'est pas mon truc, je ne me vois pas sortir avec un petit ami main dans la main, se faire les yeux doux et se dire des mots d'amour. Définitivement pas mon truc. Je suis pas du genre romantique, je ne sais même pas comment on fait. D'ailleurs c'était un de mes gros problèmes avec Jacob, il s'en plaignait toujours. Il trouvait que je n'avais jamais de gestes affectifs envers lui, mais je n'y pouvais rien, je n'étais pas romantique comme lui.

Pas mal de groupes de filles habillées de façon vulgaire étaient présente, d'ailleurs la plupart d'entre elles zyeutes Edward comme s'il était une énorme friandise, pathétique. Il n'a même pas l'air de s'en rendre compte, trop obnubilé par sa montre jusqu'à ce que l'une d'entre elles s'approche de lui. Ca, ça m'intéresse, j'en apprendrai plus sur lui.

Je me rapproche un peu pour écouter ce qu'ils se disent tout en faisant attention qu'Edward ne se rende pas compte de ma présence. Une blonde avec une énorme poitrine s'approche de lui et se penche pour qu'Edward ait une vue imprenable sur son décolleté. A ce moment là, il redresse la tête et quand il voit le spectacle qui se joue devant ses yeux, il rabaisse la tête et pince l'arrête de son nez avec ses doigts en soufflant bruyamment. Le spectacle n'a pas l'air de lui plaire !

Je dois dire que je ne m'attendais pas à cette réaction, je m'attendais à ce qu'il bave et lui fasse du rentre dedans mais j'ai l'impression qu'il est plus ennuyé qu'intéressé. C'est là que la poupée gonflable, (je sais que je suis méchante mais ce n'est pas de ma faute, je ne la connais pas mais je sais qu'elle le mérite, c'est comme ça) lui adresse la parole

- Salut beau gosse, es-ce que cette place est libre ? Je pourrais te tenir compagnie si tu veux ? Lui dit-elle d'une voix qu'elle voulait aguicheuse

Il releva les yeux vers elle et fronça les sourcils

- C'est pris, j'attends quelqu'un. Lui dit-il fermement

Il m'étonne, renoncer comme ça à une baise facile (parce que c'est ce que c'est, s'il lui demandait, elle se ferait baiser dans les toilettes) ne faisait définitivement pas partie des possibilités que j'envisageais. Il remonte dans mon estime là. La pimbêche n'a pas l'air de comprendre car elle est encore collée là.

- Quel que soit l'identité de la personne que tu attends, je parie que je serais de meilleure compagnie. Luit dit-elle sûre d'elle

Elle ne manque pas d'air celle là. Y en a qui n'ont pas froid aux yeux.

Mais je suis curieuse de savoir pourquoi il refuse. Es-ce parce qu'elle ne l'intéresse pas ? Ou parce qu'il a peur que j'arrive et la voit avec lui ?

- Ecoutes, je ne veux pas être grossier mais quoi que tu veuille me proposer, je ne suis pas intéressé. Lui dit-il sèchement

Si avec ça elle n'a toujours pas compris, ben alors je devrais lui donner des cours destiné à sauver le peu d'amour propre qui lui reste. Quand je vois des choses pareilles, j'ai honte pour les femmes. Vraiment honte. Pas étonnant qu'on nous prenne pour des objets sexuels et des idiotes. J'en ai un bel exemple devant moi.

- Je vais quand même te tenir compagnie jusqu'à ce que la personne que tu attends arrive, ça ne me dérange pas du tout, rassure toi. Lui dit-elle en s'asseyant comme si elle lui rendait service.

Quel culot ! Je vois Edward serrer la mâchoire et chercher une autre table des yeux pour essayer d'échapper à cette CONASSE de sensu sans succès (Je sais que je suis terriblement vulgaire mais elle me rend dingue cette fille, je sens que je vais devoir la recadrer), toutes les tables sont prises. Il jette un énième coup d'œil à sa montre pensant sûrement que je n'allais pas venir. Il me fait pitié le pauvre, je crois que je vais devoir entrer en jeu.

Je franchi les quelques pas qui me sépare de la table d'Edward et me poste en face de lui, juste à côté de l'autre CONNE. Il n'a toujours pas remarqué ma présence car il s'évertue à garder les yeux rivés sur le menu posé sur la table pour éviter de rencontrer le regard de l'autre POUF.

Cependant, ELLE, ne se gêne pas pour me regarder de haut en bas pour finalement me fusiller du regard. Pour qui elle se prend celle-là ? Elle réagit comme si c'était moi l'intrus, comme si j'étais de trop alors que c'est elle. Elle est cinglé cette meuf. Quand je vous disais que c'est une CONASSE, je ne me trompais pas. Je plains sincèrement Edward s'il rencontre souvent des spécimens pareils. Je reporte toute mon attention sur Edward qui s'accroche à ce menu comme s'il contenait les réponses à toutes les questions existentielles de l'univers.

Bon, faut que je me manifeste pour qu'il se détende un peu, en même temps, pas sûre qu'il se détende en me voyant. Même s'il a insisté pour me parler, je suis sûre que ce n'est pas facile pour lui, il doit stresser.

MERDE, je suis encore en train de le prendre en pitié et de le plaindre mais c'est plus fort que moi. Je n'aime pas le voir désemparé, j'ai l'impression d'avoir devant moi un petit garçon triste.

Vous pensez peut être que je suis folle, hein ? C'est ce que je pense aussi, y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez moi. Je devrais peut-être demander à Carlisle de m'ausculter, on ne sait jamais ! Non, je déconne !

- Salut, désolée d'être en retard, tu as dû te dire que je n'allais pas venir en fin de compte. Lui lançais-je en plaisantant, voulant le détendre un peu l'atmosphère devenu un peu lourde à cause de la présence de l'autre CONASSE qui d'ailleurs ne va pas tarder à dégager.

Il releva les yeux vers moi d'abord paniqué en jetant un coup d'œil à la pimbêche assise en face de lui. Heureusement que j'avais assisté à la scène juste avant, sinon je l'aurais très mal pris. J'aurais pu jouer avec ses nerfs et lui faire une scène mais il me faisait trop pitié. Je lui fis un petit clin d'œil pour lui signifier qu'il n'y avait pas de problème et un sourire resplendissant illumina son visage, comme s'il venait d'être soulager d'un poids énorme.

- Je dois t'avouer que ça m'a vaguement traversé l'esprit. Me dit-il peu convainquant

- Vaguement, hein ? Lui dis-je ne me laissant pas berner

- Ok j'avoue, J'étais presque sûre que tu n'allais plus venir à présent. Me dit-il une lueur de tristesse dans les yeux

Il allait ajouter quelque chose quand je le coupais.

- Excuse-moi Edward. Lui dis-je en me retournant vers l'autre POUFIASSE toujours assise.

- Ca te dérange pas d'assister à une conversation privée ? Lui demandais-je sèche

Elle me regarda d'abord étonnée que je m'adresse à elle, puis, un petit sourire naquit sur ses lèvres.

- Non, ça ne me dérange pas. Me dit-elle pas le moins du monde gênée

Respire Bella, tu ne dois pas la frapper, tu vas faire peur à Edward. Calme-toi et respire un bon coup. PUTAIN, je crois que je vais me la faire, j'ai eu mon compte de chieuse pour aujourd'hui. Je vais lui faire ravaler son petit sourire. Je m'abaisse jusqu'à ce que mon visage se retrouve en face du sien et ancre mon regard dans le sien.

- Tu vas me faire le plaisir de lever tes fesses de cette chaise et de dégager avant que je perde patience. Et je te conseil de ne pas me tester tu risquerais de t'en mordre les doigts, je suis très impulsive et perds très vite le contrôle. Lui dis-je avec le regard le plus menaçant que j'ai en magasin

Elle ravale son petit sourire et blêmit tout d'un coup. Elle essaye de garder contenance mais c'est peine perdue, elle est pétrifiée. Voyant qu'elle ne bouge toujours pas, je donne un coup de pied dans sa chaise qui la fait sursauter. Elle se lève instantanément apeurée et retourne à la table de ses copines sans demander son reste.

J'enlève ma veste que je dépose sur le dossier de la chaise et m'assoies. Edward me regarde médusé suite à ce qui vient de se jouer devant ses yeux. Il est partagé entre le rire et l'étonnement. Il doit sûrement se demander jusqu'où j'étais prête à aller. D'abord ce matin au parc, puis maintenant. Il doit se dire que je suis une psychopathe.

- T'en fais pas, j'aboie plus que je ne mords. Lui dis-je avec un sourire moqueur

Après quelques secondes, il est mort de rire. Il pensait vraiment que j'étais capable de la frapper. Je n'allais pas arriver à de tels extrêmes sauf si elle m'y avait obligée, mais il n'a pas besoin de le savoir.

- Tu m'as vraiment fait douter, t'étais vraiment flippante tu sais. Me dit-il en retrouvant son calme

- Je sais, c'était le but, sinon ça ne marcherais pas aussi bien. Lui dis-je sérieuse

- En tout cas, merci de m'en avoir débarrassé, j'ai essayé sans succès. Me dit-il en grimaçant

Il avait honte de ne pas pouvoir venir à bout d'une simple femelle.

- J'ai des années d'expériences derrière moi. Je peux te poser une question ? Lui demandais-je sérieusement

- Oui, vas-y. Me dit-il sans hésitation

- Ca t'arrive souvent ce genre de chose ? Lui demandais-je curieuse

- Malheureusement. Me dit-il gêné

Pas étonnant qu'il se tape des filles à tout va. Elles se jettent carrément dans ses bras. Je commence à comprendre pourquoi il a une si piètre opinion des femmes, même si ce n'est pas une raison pour toutes nous mettre dans le même panier. Le serveur vient interrompre mes réflexions pour prendre notre commande. Je me prends un jus d'orange tandis qu'Edward prend un café. Le serveur repart en me faisant un clin d'œil qui n'échappa pas à Edward qui fronça les sourcils.

- Je ne suis pas le seul à avoir du succès. Me dit-il sur un ton qui se voulait désinvolte

- Peut-être, mais ils ne sont pas oppressant comme tes groupies. Lui dis-je plus sèchement que je ne l'aurais voulu

Le serveur revint avec notre commande. Il déposa le café d'Edward, puis déposa un dessous de verre en carton devant moi avant de déposer mon verre dessus et il repartit en me gratifiant d'un sourire. J'avais tellement l'habitude de ce genre de comportement que je n'y portais plus vraiment attention. En prenant mon verre, je remarquais un numéro de téléphone ainsi que le nom de Tim écrit sur le dessous de verre. Bien sûre, il fallait qu'Edward voit ça aussi. Je retournais le dessous de verre et reposa mon verre dessus comme si de rien était.

Je ne sais pas pourquoi, mais ça me mettais mal à l'aise devant Edward.

Il y eut un silence gêné pendant lequel chacun évitait le regard de l'autre. Puis je pris la parole.

- Si on est là, c'est que tu as quelque chose à me dire, non ? Lui demandais-je me voulant rassurante

Je voulais qu'il se détende un peu, je ne suis quand même pas un monstre……….hein ? Tout compte fait, c'est compréhensible qu'il ait peur de me parler, j'ai dû l'effrayer avec mon comportement.

Il se racla la gorge et respira un grand coup pour se donner du courage j'imagine.

- Tout d'abord, je voudrais te demander pardon Bella. Je ne suis qu'un imbécile, je n'avais pas le droit de parler de toi de la sorte. Je t'ai jugé alors que je ne te connaissais même pas, j'ai dis des horreurs sur ton compte qui étaient totalement fausses. Je t'ai rabaissé en me croyant supérieur, comme si tu ne méritais pas mon attention, comme si je valais mieux que toi alors que c'est tout le contraire.

C'est moi qui ne t'arrive pas à la cheville, tu es bien meilleur que je ne le suis et que ne le serais jamais. Tu es une meilleure personne que moi. Je ne suis qu'un PUTAIN d'égoïste qui ne pense qu'à lui, qui pense que tout lui es dû et que le monde lui appartient. Alors que je ne suis rien, rien qu'un minable professeur de piano qui n'a aucun but dans la vie. Je ne vaux r……..

- STOP ! Lui dis-je en haussant le ton

Je ne voulais pas en entendre plus. Je ne supportais pas de l'entendre se rabaisser de la sorte. Je ne pouvais pas le laisser continuer à s'humilier comme ça. Edward n'était définitivement pas la personne que je croyais. Il était à des années lumières des théories que je m'étais faite sur lui.

Il était en réalité quelqu'un qui souffrait. Il était mal dans sa peau, mal dans sa vie. Il avait une piètre opinion de lui. En faite, il jouait constamment un rôle devant les autres pour se préserver. Derrière son attitude de macho et de baiseur se cachait un profond mal être. Ca m'était insupportable de l'entendre dire toutes ces atrocités sur son compte. Je devrais m'en foutre et m'en réjouir, mais ce n'était pas le cas. Je n'étais pas le genre de personne à se réjouir du mal des autres ou à ressentir de la satisfaction à voir une personne souffrir.

- C'est donc ça que tu voulais me dire ? C'est de cette façon dont tu t'y prends pour que je te pardonne ? Parce que je dois te le dire, tu t'y prends très mal. Je ne veux pas de ça Edward ! Si tes explications consistent à te rabaisser, dans ce cas, je ne veux plus rien entendre. Je ne retire aucune satisfaction à t'entendre te fustiger. Il est vrai que ton comportement à été odieux et exécrable, je ne te contredirais pas sur ce point là ! Mais tu crois vraiment que c'est ce que je veux entendre ? Tu crois que je suis satisfaite alors que tu te traites de moins que rien ? Tu crois que je suis ce genre de personne ? Dans ce cas, je dois te dire que tu me vexes beaucoup, je pensais que tu avais une meilleure opinion de moi. Lui dis-je en haussant le ton

J'étais vraiment en colère. D'une part parce qu'il avait une piètre opinion de moi, comment pouvait-il penser que c'est ce que j'attendais de lui ? D'une autre part parce que ça m'ennuyait qu'il pense ça de lui, qu'il se rabaisse à ce point là. Je ne le connaissais pas, mais ce que j'avais pu voir de lui m'avait montré qu'il n'était pas mauvais, qu'il pouvait être quelqu'un de bien.

- Je suis désolé, j'ai l'impression que quoi que je dise je n'arriverais pas à te convaincre. Je sais que tu n'es pas ce genre de personne Bella, crois-moi. Tu es quelqu'un d'exceptionnel. Pardonne-moi si je t'ai offensé, encore. Me dit-il en regardant ses mains posées sur la table

Comment allait-on sortir de ce merdier ? Il ne me disait pas ce que je voulais entendre et ne semblait pas savoir ce que j'attendais de lui. On tournait en rond et lui, et bien, il était perdu.

- Commence par me dire pourquoi tu avais une telle aversion envers moi et ce qui t'as poussé à dire ce que tu as dis ce soir là. Lui dis-je calmement, fallait que je sache ce qui a déclenché ce dégout pour ma personne

- Je n'avais aucune aversion envers toi personnellement. Je n'avais pas le droit d'en avoir étant donné que je ne te connaissais pas du tout. J'en avais envers la femme qui voulait me rencontrer à tout prix. Je pensais que c'était toi qui harcelais mes amis pour me rencontrer, je sais à présent que c'est faux. Tout comme moi, tu étais un pion dans cette histoire. Me dit-il en regardant partout sauf mon visage

Il avait peur de voir ce que je pensais de lui et de ne pouvoir le supporter ou continuer à me parler. En tout cas, il était sur la bonne voie, il me disait ce que je voulais savoir. Je voulais comprendre.

- Si tu savais combien de filles ils m'ont fait rencontrer ? Ils ne m'ont rien épargné, ils en avaient marre de mes relations avec les femmes et voulaient me faire rencontrer une fille sérieuse. J'ai dû rencontrer au moins une vingtaine de filles, jusqu'à ce que j'y mette le holà. J'en avais marre et ne voulais rencontrer plus personne. Quand ils m'ont suggéré de te rencontrer, j'ai refusé, j'étais catégorique. D'une part parce que je ne voulais plus qu'ils se mêlent de ma vie sentimental inexistante. Et d'autres part parce qu'ils te décrivaient comme une sainte, comme la fille parfaite, bien sous tout rapport, pas du tout mon genre je me disais. Me dit-il en me regardant cette fois-ci droit dans les yeux avec une lueur étrange

Comme s'il essayait de me dire quelque chose, me faire passer un message. Quelque chose qu'il n'osait pas me dire. Je le sondais du regard pour essayer de découvrir ce que c'était. Au bout de plusieurs secondes, il baissa les yeux de nouveau et soupira.

- Après ça, on en a plus reparlé. Même si je savais qu'Emmet n'allait pas lâcher l'affaire aussi facilement. Jusqu'à ce fameux soir. Me dit-il tout bas, les yeux toujours baissé, honteux.

Il avait l'air si vulnérable en ce moment. Je voulais lui épargner le reste de son récit et le prendre dans mes bras en lui disant qu'il était pardonné et qu'on oubliait tout. Mais ce n'était pas si facile. Je ne devais pas me laisser aller, fallait que je résiste.

- Emmet m'avait invité à diner, chose plutôt inhabituel chez lui, j'aurais du douter mais j'ai accepté. Malheureusement, j'ai eu un problème avec ma voiture qui ne voulait pas démarrer. Ma voiture est mon bien le plus précieux et ça m'a rendu fou qu'elle soit en panne. J'ai alors appelé Emmet en lui disant que s'il voulait que je vienne, il devait venir me chercher sinon je ne viendrai pas. De toute façon, je n'étais plus d'humeur à aller où que ce soit cause de ma voiture. Il est quand même venu me chercher et on est allé au resto. L'attitude d'Emmet était bizarre mais je m'en fichais, tout ce qui me préoccupait était ma Volvo. Au resto, Emmet était de plus en plus agité, n'arrêtait pas de regarder sa montre et ne voulait pas qu'on commande tout de suite. Pour un morfal comme Emmet, ce n'était vraiment pas normal. Déjà que j'étais énervé, il m'énervait encore plus, je savais qu'il me cachait quelque chose. J'ai exigé qu'il me dise ce qu'il se passait. Et c'est là qu'il m'a dit que tu allais arriver. Me dit-il en murmurant la dernière phrase

En fait, il était déjà en colère à la base et la bombe qu'a lâchée Emmet était la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Je commence à comprendre même si ça ne pardonne rien.

- J'étais fou de rage, il m'avait piégé, VOUS m'aviez piégé. Je ne savais pas que tu ignorais qu'Emmet ne m'avait rien dit. C'est là que j'ai pété les plombs, Emmet m'avait trahit et toi, eh bien tu avais réussis ton coup, tu allais me rencontrer. Je te prenais pour une groupie qui voulait absolument me mettre le grappin dessus. Je me sens tellement ridicule d'avoir pensé ça à présent, je me sens vraiment bête, si tu savais. Tu étais autant dans l'ignorance que moi et moi, j'ai merdé. Voilà, tu sais tout. Me dit-il en s'adossant à sa chaise

OK, alors comme ça il pensait que c'était moi qui voulait à tout prix le rencontrer, quelle ironie ! Et moi qui pensais que c'était lui qui voulait me voir. PUTAIN, ils se sont bien foutu de notre gueule. C'est alors que d'un coup, j'éclatais de rire. La situation était tellement hilarante, je n'avais pas pu m'en empêcher. Edward me regardait comme si j'étais une demeuré, puis un petit sourire naquit sur ces lèvres. OH MERDE ! Qu'es-ce qu'on a été CON ? On s'est fait entuber par nos amis. Je riais tellement que j'en avais mal au ventre, fallait que je me calme avant que je me fasse pipi dessus. J'essayais de contrôler ma respiration et soufflais plusieurs fois pour reprendre mes esprits.

- Je peux savoir ce qui te fait rire ? Me demanda-t-il en souriant

- C'est juste que je me rends compte du ridicule de la situation. Toi tu croyais que c'était moi qui te courrais après comme une désespérée, alors que moi, je pensais que c'était toi qui voulais me coller. Ils m'ont fais le même coup avec les rendez-vous arrangé, je ne sais même plus combien j'en ai eu. J'ai du sacrément m'énerver pour qu'ils arrêtent. J'ai dû user de pas mal de stratagème pour éviter de te rencontrer, je ne voulais rien avoir à faire avec toi mais Emmet ne voulait pas lâcher l'affaire. Jusqu'à ce que je cède pour qu'il me lâche une bonne fois pour toute. Belle erreur ! Dis-je moqueuse

Il rigolait aussi comprenant qu'on avait tout les deux fait fausse route. Puis, il reprit son sérieux et ancra son regard dans le mien, il y avait une telle intensité que j'en perdis mon sourire.

- J'aurai du fermer ma grande gueule ce soir là, si je n'avais rien dit, on aurait fait connaissance normalement et j'aurais rencontré une femme exceptionnel. J'avais la chance de te connaitre et j'ai tout foutu en l'air. J'espère juste qu'il n'est pas trop tard. Me dit-il plein d'espoir

- Tu as tendance à m'idéaliser, je ne suis pas exceptionnel, j'ai même plein de défaut. Tu te fais une fausse image de moi. De toute façon, je me dis que toute chose arrive pour une bonne raison. Dis-moi si je me trompe mais toute cette histoire t'a fait réfléchir sur pas mal de chose, non ?

- C'est vrai, tu m'as fait réfléchir, tu m'as dit ce que j'avais besoin d'entendre et je t'en remercie. J'avais besoin qu'on me remette les pendules à l'heure. Que j'arrête avec mes conneries. Et c'est grâce à toi, même si tu pense le contraire, tu es quelqu'un d'exceptionnel, tu as réussi à me faire me remette en question et ça n'est pas rien. Beaucoup de personnes ont essayé et personne n'a réussi à m'ouvrir les yeux comme tu l'as fait. Pour ça, je te remercie. Me dit-il sincère

J'étais ému de l'entendre me dire ça, d'avoir eu un tel impacte sur lui, d'avoir réussi à refaire sortir le bon qui était en lui.

- Je suis contente d'avoir pu t'aider à remettre un peu d'ordre dans ta tête. Mais tu avais tout ça en toi, j'étais juste le petit déclic qu'il te fallait. Lui dis-je honnêtement

Edward était quelqu'un de bien, j'en avais maintenant la conviction. Il s'était juste perdu en chemin et avait besoin qu'on l'aide à retrouver sa route. Je suis contente si j'ai pu l'y aider.

- Ne minimise pas l'impacte que tu as eu sur moi s'il te plait. Tu m'as rendu meilleur et même si comme tu le dis j'avais ça en moi, je ne l'aurais jamais su sans ton intervention, sois en sûre Bella. Il s'était rapproché de la table en disant ça

Ces paroles me touchaient énormément, il pensait que je l'avais rendu meilleur ! Si lui en était convaincu, moi je ne l'étais pas, il avait fais ce travail sur lui-même tout seul. Peut-être que j'étais l'élément déclencheur mais c'était lui qui avait décidé de ce changement

- C'est la plus belle chose qu'on m'ait jamais dite, ça me touche beaucoup. Jamais personne ne m'a dit que je l'avais aidé à devenir meilleur. Même si j'en doute, j'en suis heureuse. Lui dis-je émue

- Je le pense sincèrement, je ne le dirais pas sinon. Tu sais, il est rare de rencontrer des gens sincère qui te veulent du bien, personnellement j'en connais pas à part Jazz, Alice, Rose, mon frère et mes parents, mais je ne les ai jamais écouté. Je me disais qu'ils voulaient juste m'enfermer dans une vie monotone et ennuyeuse comme la leur et que j'arrête de m'amuser. C'est comme ça que je voyais les choses, alors qu'ils essayaient juste de m'aider. J'étais trop égocentrique pour le remarquer. Mais toi, pour une raison inconnu, je t'ai écouté et tu m'as dit exactement ce que j'avais besoin d'entendre comme le fait que j'étais égocentrique, irrespectueux des femmes et crétin. Me dit-il toujours en me regardant dans les yeux

Il pensait vraiment ce qu'il disait. MERDE, il m'a mise sur un PUTAIN de piédestal. C'était plutôt flatteur mais en même temps flippant.

- Tu sais, en ce qui concerne les femmes, je ne vais pas te dire que je cautionne ton manque de respect, mais je crois que je le comprends. Si toutes les femmes que tu côtoie sont comme celle que j'ai éjectée pas étonnant que tu aies une mauvaise opinion de nous. Cependant, ne nous met pas toutes dans le même sac, on n'est pas toutes comme ça. Si tu t'intéressais à des filles plus intelligentes, tu t'en rendrais compte. Lui dis-je moqueuse

- Tu a raison, j'ai pris l'habitude de me rabattre sur ce genre de fille, mais c'est fini maintenant. Me dit-il avec conviction en me transperçant du regard

- Ravie de l'entendre. Lui dis-je en souriant

Tout d'un coup, un silence gêné s'abattit sur notre table. Edward sembla nerveux et n'osait plus me regarder. Il bafouilla quelque chose que je ne compris pas.

- Tu veux bien répéter, je n'ai rien compris. Lui dis-je

- Où tout ça nous mènent-ils tout les deux ? Me demanda-t-il nerveux

Nous y voilà, il voulait savoir si je lui pardonnais et si j'acceptais qu'on devienne amis. J'en sais fichtrement rien. Tout ce que je sais, c'est que ses explications m'ont satisfaite, que je comprends mieux le pourquoi du comment. Qu'il avait l'air sincère et qu'il avait l'air de prendre toute cette histoire très à cœur. Il a fait un gros effort et il a pris sur lui pour me parler.

Mais, je ne pouvais pas, pas maintenant. Ca me brisait le cœur de le voir là, devant moi, tête baissée attendant ma réponse comme une sentence qui allait tomber. Je me détestais de le faire languir plus longtemps, j'avais envie de passer ma main dans ses cheveux pour le réconforter. Mais, je ne pouvais pas, du moins pas pour l'instant.

QUOI ? Ca se fait entre amis, non ?

- Ecoutes, j'ai promis de t'écouter, c'est chose faite. Beaucoup de choses ont été dites et je ne peux rien te dire pour l'instant à part « laisse-moi du temps ». J'ai besoin de réfléchir à tout ça et te donner une réponse valable, ok ? Ne crois pas que ça m'amuse de te laisser comme ça, mais si je le fais, c'est pour être sûre de moi. Sûre de savoir si toi et moi pouvons être de réels amis. Tu dois savoir que je ne donne pas mon amitié aussi facilement, mes amis sont très important dans ma vie, je leur fais totalement confiance. J'ai besoin de savoir si je peux te faire confiance. Tout ce que je peux te dire c'est que tu t'es bien débrouillé et que je ne pense plus que tu sois le CONNAR fini que je croyais que tu étais. C'est un bon début, non ? Lui dis-je en souriant

- Je suppose que oui. Me dit-il avec un petit sourire mais je voyais bien qu'il était déçu

- En tout cas, je peux te faire une promesse. Celle de ne pas trop tarder pour te donner ma réponse, ok ? Lui dis-je espérant faire disparaitre ce triste sourire

- ok, je vais te faire une promesse à mon tour. Je vais essayer de devenir une meilleure personne, une personne qui méritera ton amitié. Me dit-il déterminé

J'y crois pas ! Il veut devenir meilleur pour être digne d'être mon ami. Ben ça alors, il est adorable. Qu'es-ce que je peux répondre à ça ? Ok, merci c'est gentil ! Non, trop nul. Je me contente de lui sourire.

Bon, je crois qu'on s'est tout dit. Même si ça ne me dérange pas de rester en sa compagnie, je ne peux pas rester là et faire comme si on était ami alors que je ne l'ai pas encore décidée. C'est un peu compliqué comme raisonnement, je vous l'accorde.

- Si tu n'as plus rien à me dire, je crois que je vais prendre congé. Lui dis-je en attrapant mon portefeuille pour payer ma consommation.

- Je crois que je n'ai plus rien à dire pour ma défense. Me dit-il triste

Alors que je déposais l'argent sur la table, Edward fronça les sourcils

- Qu'es-ce que tu fais ? Me demanda-t-il pas ravi du tout

- Ben, je paye ma consommation. Lui dis-je simplement

- Hors de question, je t'ai invité, je paye. Me dit-il en repoussant l'argent pour que je le reprenne

- Edward, ce n'est pas un malheureux jus de fruits qui va me ruiner. Laisse-moi payer. Lui dis-je en remettant l'argent au milieu de la table

- S'il te plait Bella, laisse-moi payer pour toi. Tu payeras la prochaine fois si ça te fais plaisir, s'il y a une prochaine fois du moins. Me dit-il tristement

Il a l'air d'y tenir tellement que je cède.

- Ok, si ça te fais plaisir. Lui dis-je en reprenant mon argent

- Oui, ça me fais plaisir. Me dit-il en souriant

- Bien. Lui dis-je en boudant

- Bien. Répéta-t-il fière de lui

Je me levais et enfilait ma veste.

- Bon, ben merci pour le verre et à bientôt Edward. Lui dis-je en lui tendant la main

- De rien et j'espère à très bientôt. Me dit-il en serrant ma main de la sienne

Le même courant électrique que la première fois que nos mains s'étaient touchées traversa tout mon corps, c'était vraiment étrange. Cependant, je ne retirais pas ma main aussi brutalement que la dernière fois, je récupérais ma main doucement. Edward me fixait et je me demandais si lui aussi l'avait ressenti.

- Au revoir Edward. Lui dis-je en souriant

- Au revoir Bella et merci. Me dit-il sérieux sûrement pour l'avoir écouté

- De rien, allez bye. Lui dis-je en lui faisant un dernier signe de la main

Je me dirigeais vers la sortie et jetais un dernier coup d'œil à l'intérieur pour voir si Edward resterai là ou s'il s'en irait également

Il se leva et allais vers le serveur pour payer, quand se fut fait, il lui donna quelque chose que j'identifiais comme étant mon dessous de verre. NON, il a osé ! Je ne sais pas ce qu'il avait dit au serveur, mais ce dernier n'avait pas l'air ravi et était limite terrifié. Je souriais toute seule comme une conne, je n'étais pas censée voir ça. Ce qui était sûre, c'est que je ne me gênerais pas pour en faire part à Edward quand on se reverra. Je suis curieuse de savoir ce qu'il a dit au serveur pour qu'il fasse une tête pareil

En attendant, il est 15h30 et je ne sais pas ce que je vais faire. J'ai faim, je vais rentrer et me faire à manger, c'est déjà un bon début. Puis, je crois que je vais tout simplement regarder la télé. Quelle palpitant programme, c'est le désert dans ma vie social aussi bien que dans ma vie sentimentale.

Je rentre à l'appart et me fais un bon gros sandwich à la dinde que je mange devant la télé en regardant une série assez marrante que j'aime beaucoup « How I Met Your Mother ». Je m'allonge sur le fauteuil et sens que le sommeil m'emporte, de toute façon, rien à faire de mieux. J'attrape le plaid qui est sur le dossier du fauteuil et me couvre avec, pas la force d'aller jusqu'à mon lit.

POV EDWARD

Ca y est, je l'ai fait ! Je m'étais enfin expliqué avec Bella.

J'étais arrivé au café 20minutes avant l'heure et je l'attendais en stressant à mort. Je n'avais aucune idée de ce que j'allais lui dire. Vous allez me dire que j'avais eu le temps d'y réfléchir, mais je ne trouvais rien. Je n'arrivais pas à mettre des mots pour excuser ma connerie. J'allais laisser mon cœur parler et on verra ce que ça donnera. Je n'arrêtais pas de regarder l'heure, elle était en retard. Je commençais à sérieusement douter de sa venue. M'avait-elle dupé ? Non, elle n'est pas comme ça !

20minutes plus tard après l'heure fixé, j'étais toujours assis en train de l'attendre. Elle ne viendra pas, mais pourquoi ? Avait-elle changé d'avis ? Ou avait-elle eu une urgence ? L'attente était insoutenable. Soudain, je sentis une présence et leva les yeux espérant voir Bella, erreur. C'était une blonde siliconée qui avait mis sa poitrine en évidence sous mes yeux, pitoyable. Elle m'avait fait du rentre dedans, mais je l'avais ignoré espérant qu'elle s'en irait. Pas de bol, elle était coriace. De toute façon, elle n'avait aucune chance. Depuis la première fois que j'avais vu Bella, je n'avais plus baisé avec personne. Personne ne trouvait plus grâce à mes yeux, personne n'arrivait à la cheville de Bella.

Quand cette femelle en rut s'était installée à ma table, j'aurai voulu l'insulter et la faire dégager de là en vitesse. Mais depuis la dispute avec Bella, je voulais être un peu plus respectueux envers les femmes, même si toutes ne le méritaient pas. J'avais alors cherché des yeux une autre table, mais il n'y en avait pas. Je devais subir en silence. J'aurais pu partir sachant que Bella ne viendrait plus, mais je m'accrochais, je ne pouvais pas me résoudre à partir d'ici, ça voudrait dire qu'il n'y avait plus aucun espoir.

J'étais malheureux comme tout qu'elle ne soit pas venue, j'avais le cœur en miette, elle m'avait promis qu'elle allait venir. Elle m'avait promis de ne pas me poser de lapin. Pourquoi me faire espérer ? Alors que je fixais le menu comme si c'était mon bien le plus précieux, j'entendis la voix de mon ange. Cette voix qui hante mes rêves et mes pensées.

PUTAIN, elle était là, elle était venue. Elle ne m'avait pas posée de lapin. J'étais fou de joie.

Je relevais les yeux vers elle et je fus éblouis par sa beauté une fois de plus, je la trouvais de plus en plus belle. Elle portait une mini jupe en jean, une chemise blanche cintré à travers laquelle je pouvais distinguer un soutien gorge blanc en dentelle, une petite veste en jean et des sandales argentée. Ses cheveux étaient reposés en une queue de cheval sur son épaule. Elle était sublime.

Puis je fus pris de panique quand mon regard se posa sur la blonde toujours assise en face de moi, je l'avais oublié celle-là. Je paniquais, qu'allais penser Bella ? Que j'avais invité cette CONNE alors que nous devions discuter, ou encore que j'allais me la faire. J'aurais dû être plus ferme avec cette potiche et l'envoyer à la MERDE. Maintenant, c'est moi qui le suis, dans la MERDE.

Je regardais Bella pour voir son visage, mais contre toute attente, elle n'était pas en colère, ni déçu. Elle souriait et me fit un clin d'œil qui me soulagea instantanément. Je lui rendis le plus beau sourire que je pouvais tellement j'étais heureux qu'elle soit là et surtout qu'elle ne m'en veuille pas pour la bimbo qui soit dit en passant n'est pas le moins gêné du monde. Elle reste assise alors que mon invité est là.

Fallait que je m'en débarrasse ! Mais Bella me devança, la façon dont elle avait parlé à la blonde et le ton menaçant qu'elle avait pris m'avait fait froid dans le dos. Bella pouvait être vraiment flippante, si jamais elle me pardonnait et qu'on devenait amis, il ne faudra jamais que je la mette en colère. La blonde était terrorisée et elle avait raison, c'était la 2ième fois que je voyais Bella comme ça. D'abord dans le parc et maintenant. Je ne connaissais pas Bella et ne savais pas jusqu'où elle pouvait aller. Mais elle ne pouvait pas en venir aux mains, j'en suis certain. La voir comme ça autoritaire et agressive m'excitait au plus haut point, j'avais qu'une envie de la faire mienne.

Si seulement un jour j'en avais la chance, je serais le plus heureux des hommes vivant sur cette terre. Je reportais mon attention sur Bella qui venait de donner un coup de pied dans la chaise de la blonde qui se leva comme si elle s'était brûlé les fesses. Bella avait enlevée sa veste et l'avait mise sur le dossier de sa chaise. Elle avait des courtes manches qui laissaient apparaitre la peau soyeuse de ses bras. Fallait que je me calme, on n'est pas là pour ça, CRETIN !

J'étais toujours un peu sous le choc de ce qui s'était passé avec la blonde, Bella faisait comme si de rien était. Comment faisait-elle ça ? De passer d'une humeur à une autre. Elle m'avait fait bien rire en me disant de ne pas m'inquiéter qu'elle ne mordait pas, moi ça ne me dérangerai pas qu'elle me morde.

STOP ! T'as pas honte, tu devrais te ronger les sangs et prier pour qu'elle te pardonne au lieu de penser comme un obsédé sexuel.

Je ne savais pas par où commencer, je ne savais pas quoi dire. Je remettais mes idées en place quand un CONNAR de serveur fit du charme à Bella, je me retenais pour ne pas lui foutre mon poing dans la gueule. PUTAIN, Bella avait un succès monstre avec les hommes, je suis dans la MERDE. Si je ne me dépêchais pas de me rapprocher d'elle, je la perdrais au profit d'un autre et ça, je ne le supporterai pas. C'est pour cette raison qu'elle devait me pardonner, pour que je puisse l'approcher et lui montrer à quel point elle compte pour moi.

J'étais sur le point d'exploser quand CET ENFOIRE lui donna son numéro. Mais pour qui il se prend ? Imagine que je sois son copain ? Il n'est pas vite gêné, il s'entendrait bien avec l'autre blonde. Bella remarqua le numéro et retourna son dessous de verre. Pour me le cacher ? Ou pour ne plus le voir ? J'aurais la réponse quand elle s'en ira, j'espère qu'elle ne le prendra pas avec elle, ça m'achèverait si elle le faisait.

Après un moment de réflexion, je m'étais lancé. Je lui avais dit tout ce que je pensais. La raison pour laquelle j'avais réagi aussi violemment au restaurant. J'avais eu un peu peur quand elle m'avait coupé et m'avait dit de ne pas continuer, qu'elle ne voulait plus rien entendre. Je m'étais dit à ce moment là que c'était foutu, c'était fini. Que j'avais été tellement pitoyable qu'elle ne voulait pas en entendre plus. Mais ce qui l'avait dérangé était le fait que je me rabaisse devant elle, elle ne voulait pas de ça.

Si elle savait à quel point je pensais chaque mot que j'avais prononcé, que j'étais un moins que rien et que ma vie était à chier. Si seulement elle en faisait partie, elle vaudrait la peine d'être vécu. Elle ferait rentrer un peu de lumière dans cette obscurité qu'était mon existence.

Ce n'était pas ce qu'elle voulait entendre. J'étais perdu, je ne savais pas ce qu'elle voulait entendre, ce qu'elle attendait de moi. Elle était en colère de m'entendre dire que je ne valais rien et je l'avais vexée en disant ces conneries. Tout ce que je savais faire était de la décevoir. Je ne vois même pas pourquoi je m'acharne comme ça. Je ne suis pas digne d'elle.

Puis, elle m'avait involontairement mise sur la voie et je lui avais raconté comment s'était déroulée la soirée au resto. A quel point j'étais en colère que ma voiture soit en panne. Et en colère contre Emmet aussi de m'avoir piégé. Et enfin en colère contre elle, cette fille inintéressante et prude qui voulait absolument me rencontrer. Mon Dieu, j'étais à des années lumières de la vérité. Si seulement j'avais su …

J'étais étonné de la voir explosé de rire, je l'avais trouvé magnifique à ce moment là et n'avais pu m'empêcher de sourire à mon tour. Même si je me sentais comme un condamné un mort qui attendais son heure. Quand elle m'avait expliqué la raison de son fou rire, j'avais aussi trouvé la situation hilarante. Moi je pensais qu'elle était une désespérée de la vie et elle pensait que j'étais un pot de colle, on faisait la paire. Nos amis nous avaient mis dans un sacré pétrin.

J'attendais sa réponse avec appréhension, mon sort était entre ses mains. Elle avait le pouvoir de me rendre heureux ou malheureux. Mais elle avait décidé de prolonger la torture en ne se prononçant pas tout de suite. Elle voulait y réfléchir, mais elle me fit savoir qu'elle ne le faisait pas pour me punir. Qu'elle voulait faire son choix en connaissance de cause, je ne pouvais pas lui en vouloir.

JAMAIS. C'EST IMPOSSIBLE.

Elle m'avait confié qu'elle ne pensait plus que j'étais UN CONNAR, c'était un début. J'avais un bon pressentiment, mais je ne voulais pas trop y penser. Elle avait promis de me donner des nouvelles au plus vite, elle savait à quel point c'était important pour moi. Ensuite, elle était partie en me laissant seul avec mes doutes. Je ne voulais pas rester une minute de plus ici sans elle, je me levais alors pour aller payer. Je m'étais chamaillée avec Bella pour payer la note, elle était indépendante et n'aimait pas dépendre de quelqu'un. Mais je ne pouvais pas la laisser payer, je ne le voulais pas.

En tout cas j'avais été heureux qu'elle ne prenne pas le dessous de verre avec le numéro du serveur, mais moi, je le pris. Je n'allais pas me gêner pour lui dire ma façon de penser. J'avais payé et lui avais rendu le carton, il fronça les sourcils et me regarda mauvais

- La prochaine fois que tu drague ma copine, je te ferais passer un sal quart d'heure et crois-moi, ce ne sont pas des paroles en l'air. Je suis sympa pour aujourd'hui, je laisse couler, mais la prochaine fois, j'en toucherais un mot à ton patron. Je ne pense pas qu'il sera ravi d'apprendre que tu drague les clientes. Alors, fais gaffe ! Lui avais-je avant de m'en aller

Je pense qu'il a compris, en tout cas, je l'espère pour lui. Je sais pas ce qu'il me prenait, depuis que j'avais rencontré Bella, je ne supportais pas qu'un homme la regarde ou la touche. Ca m'était insupportable. Je n'avais jamais été jaloux de toute ma vie. Même quand j'étais avec Tanya ou Jenny, je m'en foutais qu'on les drague devant moi. Mais avec Bella, tout ce que je ressentais était décuplé. Je n'avais jamais ressentis autant d'émotion avant, que ce soit en bien ou en mal. Elle me faisait sentir… vivant.

Je ne savais pas quoi faire de cette fin de journée, je ne voulais pas rentrer dans mon appartement vide. Ressentir cette solitude était de plus en plus insupportable, je me sentais oppressé une fois rentré. Jamais je n'avais ressenti cette sensation, avant je préférais la solitude. Je n'étais jamais aussi bien que quand j'étais seul. Même quand je ramenais des filles pour baiser, je les renvoyais directe après, ne supportant pas de les voir dans mon espace personnel. J'avais eu droit à pas mal de scène par rapport à ça d'ailleurs.

Je décidais d'aller faire un tour chez mes parents. Esmée m'accueillit chaleureusement comme d'habitude. Elle était heureuse de me voir, je dois dire que depuis un moment je viens plus souvent. Avant je ne venais presque jamais, ne supportant pas le regard qu'ils posaient sur moi. Moi-même, je ne me sentais pas digne de venir chez eux, j'avais honte de ce que je faisais et de les décevoir. Mais maintenant je me sentais mieux depuis que je ne baisais pas tout ce qui a un vagin. Je me sentais plus léger.

- Que me vaut l'honneur de ta visite mon chéri. Me dit ma mère en m'emmenant vers la cuisine

- J'ai besoin d'une raison particulière pour rendre visite à mes parents. Lui dis-je en la taquinant

- Bien sûre que non, tu es ici chez toi. Tu viens quand tu veux. C'est juste que tu ne nous avais pas habitués à venir souvent. Me dit-elle triste en repensant à cette période

- Désolé maman, je suis impardonnable. A présent, je viendrais aussi souvent que je le pourrais. Lui dis-je sérieusement

- J'en serais plus qu'heureuse. Tu as faim ? Tu as mangé quelque chose ? Me demanda-t-elle

- Non, je n'ai pas mangé et je dois avouer que j'ai un peu faim. Lui dis-je en me souvenant que je n'avais rien avalé depuis le petit déjeuner

- Ca te dit un reste de lasagne ? Me demanda-t-elle en ouvrant le frigo

- Et comment ? Tu sais bien que je raffole de tes lasagnes. Lui dis-je impatient d'y gouter

Ma mère est la meilleur cuisinière que je connaisse, personne ne lui arrive à la cheville. Qu'es-ce que je regrette ses petits plats. Quel veinard Emmet ! Elle déposa devant moi une grosse part de lasagne qu'elle venait de réchauffer. Je m'empressais de manger tellement j'avais faim. Ma mère était assise en face de moi et me regardait attendrie.

- Pourquoi tu me regardes comme ça ? Lui demandais-je entre 2bouchées

- Je regarde mon fils. Je n'ai pas le droit ? Me demanda-t-elle en souriant

- Si tu en as le droit. Et qu'es-ce que tu vois ? Lui demandais-je plaisantant

Elle réfléchit quelques secondes

- Je vois qu'il est différent, qu'il est plus épanoui et que quelque chose a changé dans sa vie. Quelque soit la raison de ce changement, j'en suis reconnaissante. Elle me permet de retrouver mon fils. Me dit-elle émue

Je la regardais avec attention, je ne m'attendais pas du tout à ce qu'elle me dise ça. Et me rendais compte à quel point je l'avais blessé par le passé. Je me fis la promesse de ne jamais plus la faire souffrir, elle ne le méritait pas. Elle avait toujours été une mère aimante et attentionnée avec Emmet et moi.

Je me levais de la chaise haute et allais serrer ma mère dans mes bras pendant un long moment, elle me serra fort contre elle en me caressant le dos.

- Pardon maman. Lui soufflais-je en desserrant mon étreinte et en embrassant son front

Elle me regarda dans les yeux, les siens étaient embués et elle me caressa la joue. J'attrapais sa main qui était sur ma joue et l'embrassais avant de la relâcher et de retourner m'asseoir. Ce moment avait été intense pour tout les deux. Je n'étais généralement pas à l'aise avec ce genre de geste mais nous en avions besoin, elle comme moi.

- Alors ? Dis-moi ce qui a changé dans ta vie pour que je sache quoi ou QUI remercié ? Me demanda-t-elle en souriant et en insistant sur QUI

- Je ne sais pas, je me sens juste plus léger. Lui mentis-je effrontément

Bien sûre que quelque chose avait changé dans ma vie, j'avais rencontré un ange qui m'avait redonné gout à la vie.

- Tu sais, tu n'es pas mon fils pour rien, je sais quand tu ne me dis pas la vérité et c'est le cas en ce moment. Je veux juste savoir qui t'as redonné le sourire même si j'ai ma petite idée la dessus. Me dit-elle en arquant un sourcil

Décidément ma mère est trop perspicace, je ne peux rien lui cacher

- Qui te dit que c'est une personne ? Lui demandais-je en essayant de rester sérieux

- Parce que Bella est une personne jusqu'à preuve du contraire, à moins que ce ne soit un alien. Me dit-elle moqueuse

- Tu sais que tu es très marrante, qui te dis que c'est Bella, d'abord ? Lui demandais-je pas le moins du monde convainquant

- Parce que ce n'est pas elle ? Me demanda ma mère me défiant du regard

Elle m'avait cloué le bec là, je ne pouvais pas aller plus loin dans mes mensonges, je ne pouvais pas attribuer mon changement à une autre personne que Bella, ce serait comme l'insulter et je l'avais assez fait. Elle méritait beaucoup mieux.

- Je le savais bien ! Je devrais la remercier quand je la verrai ! Me dit ma mère en souriant

- Maman non. Tu ne lui diras rien. Elle ne sait même pas ce que je ressens pour elle, alors ne va pas tout gâcher, s'il te plait. Lui dis-je paniqué

- Tu croyais vraiment que j'allais lui en parler ? Tu me prends pour qui ? Je voulais juste te faire avouer. Me dit-elle avec un petit sourire satisfait

- Super, je vois que mon désespoir te fait rire. Lui dis-je mauvais

- Ca ne s'est toujours pas arrangé ? Me demanda ma mère sérieusement

- Non, pas vraiment. En fait, on s'est vu aujourd'hui et on a discuté ensemble. Elle a besoin de temps avant de me pardonner. Je n'ai plus qu'à attendre qu'elle prenne sa décision. Lui dis-je en soupirant

- Ca doit être vraiment moche ce que tu lui as fait pour qu'elle t'en veuille à ce point. Me dit ma mère pas très contente

- Assez oui. Lui avouais-je honteux

- T'as intérêt à ce qu'elle te pardonne. Tu ne dois pas la laisser filer. Vous n'êtes pas encore ensemble qu'elle t'a déjà métamorphosé. Me dit ma mère admirative

- Oui, je sais. Elle me rend meilleur, je veux être bon pour elle, je veux être digne d'une femme comme elle. Lui dis-je avec espoir

- Tu l'es mon fils, tu es quelqu'un de bien, ne te dénigre pas. Elle saura voir quel homme fabuleux tu es. Me dit Esmée convaincu

- J'espère que tu dis vrai, pas que je sois fabuleux, mais j'aimerai qu'elle me voit autrement. Lui dis-je avec espoir

- J'en suis certaine. Dis, il est déjà 18h, tu restes diner avec nous ? Ton père ne va pas tarder à rentrer et il sera heureux de te voir. Me dit-elle

- C'est d'accord, j'ai envie de voir papa, ça fait longtemps. Lui dis-je en baillant

- Toi, tu es fatigué. Va te reposer pendant que je fais le diner, je viendrai te réveiller quand ce sera prêt. Me dit-elle en s'approchant de moi et en embrassant ma tempe

- Tu es sûre ? Tu ne veux pas que je t'aide à préparer le diner ? Lui demandais-je me sentant coupable d'aller faire la sieste pendant qu'elle s'affaire en cuisine

- Certaine, allez va. Ton ancienne chambre t'attend. Me dit-elle en souriant

- Ah bon, vous ne l'avez pas transformé en salle de sport ? Lui demandais-je taquin

Elle me mit une claque derrière la tête

- Bien sûre que non idiot, mais je dois avouer qu'Emmet y a sérieusement songer, jusqu'à ce qu'on le lui interdise. Me dit-elle en rigolant

Ca ne m'étonne pas de lui. J'embrassais le crâne de ma mère et montait me coucher. Ca a été une journée pleine d'émotion, je suis épuisé. Ca fait du bien de revenir chez soi, ma chambre n'a pas changé, Esmée veille à ce qu'elle reste impeccable au cas où je viendrais. J'enlève mes chaussures et mon jean et reste en boxer et tee-shirt. Je me faufile sous la couette et m'endors presque instantanément.

Je ne sais pas combien de temps j'ai dormi, mais c'est un fracas assourdissant dans la pièce qui me réveil. Puis un mouvement brutal sur le lit me fit sursauter.

- Allez petit frère, c'est l'heure de se réveiller. PUTAIN, qu'es-ce que ça m'avait manqué de te réveiller comme ça ! Beugla Emmet

S'il y a une chose que je déteste, c'est être réveillé brutalement. BORDEL DE MERDE ! Je vais le démonter CE CONNAR.

- PUTAIN EMMET ! QUAND ES-CE QUE TU VAS GRANDIR ? T'AS BESOIN D'ETRE AUSSI SAUVAGE ? S'IL Y A BIEN UNE CHOSE QUE JE NE REGRETTE PAS ICI, C'EST BIEN TES REVEIL, ESPECE D'IMBECILE. Lui hurlais-je

CONNAR D'ENFOIRE DE MERDE, s'il y a une chose à savoir sur moi, c'est celle-là. INTERDICTION DE ME REVEILLER COMME UNE BRUTE.

- Qu'es-ce que tu peut-être rabat-joie, je voulais juste te rappeler le bon vieux temps. Toi et Swan vous êtes pareil ! Me dit-il-en marmonnant dans sa barbe

SWAN !

- Qu'es-ce que viens faire Alice là-dedans ? Lui demandais-je curieux

- Pas Alice, Bella. J'ai eu le malheur de la réveiller brutalement un jour et elle ne l'a pas très bien pris. Elle est vraiment terrifiante quand elle est en colère, un vraie psychopathe. Elle m'a vraiment fait flipper cette meuf. En tout cas ce qui est sûre, c'est que je ne recommencerais pas. Me dit Emmet encore traumatisé

Je sais de quoi il veut parler, c'est vrai que Bella peut être terrifiante. Elle a réussi à ficher la trouille à Emmet, chapeau Bella. Une vraie tigresse. Mais ce que je retenais c'est qu'Emmet avait pu la voir au réveil, quel veinard. Qu'es-ce que j'aurais aimé la voir. J'étais jaloux d'Emmet, il pouvait voir Bella dans son intimité alors que moi j'étais réduis à récolter des bribes d'informations à gauche et à droites afin de mieux la connaitre.

Seul point positif, c'est qu'on avait un point en commun Bella et moi, on aimait tout les deux êtres réveillés en douceur. Si j'en avais l'occasion, je me ferais une joie de la réveiller de la façon la plus douce qui soit. Oh oui, rien que d'imaginer ce que je pourrais lui faire me rend dur. PUTAIN, je ne compte plus le nombre d'érection que j'ai eu depuis que j'ai rencontré Bella. Aucune femme ne m'avait jamais fait un tel effet.

Qu'es-ce que ce sera si un jour j'avais la chance, le privilège et l'honneur de lui faire l'amour ? Oui lui faire l'amour, parce que Bella je ne la baiserai pas, je chérirais chaque partie de son corps comme elle le mérite. MERDE ! J'ai une trique d'enfer maintenant. Va falloir que je me calme. Pense à quelque chose qui te refroidira Edward, tu peux le faire

????????????????

Le jour où j'ai vu ma mère à califourchon sur mon père en train de s'embrasser goulument sur le canapé du salon. EWWW, ça calme directe ça. C'est malin, maintenant j'ai envie de vomir.

- Allez, bouge-toi feignasse. Ou bien non reste, y en aura plus pour moi. Me dit-Emmet en se ruant vers la porte.

Estomac sur patte, il est grave celui-là. Il doit couter une petite fortune en nourriture à mes parents. Je remets mon jean et mes chaussures et me dirige vers la salle de bain pour me rafraichir un peu. Je me passe un peu d'eau sur le visage et descend rejoindre ma famille.

Arrivé au salon, je vois mon père et Rosalie assis sur le canapé en train de regarder la télévision. Mon père m'entend descendre et se retourne, puis il se lève pour me rejoindre.

- Bonsoir fiston, comment vas-tu ? Ca me fait plaisir de t'avoir pour diner. Me dit mon père en me faisant une accolade

- Bonsoir papa, ça me fais plaisir de te voir. Lui dis-je en me séparant de lui

- J'ai toute ma famille réunis ce soir. Dit-il visiblement très heureux

Je me dirige vers Rosalie et lui fis une bise sur la joue.

- Bonsoir Edward, ça fait plaisir de te voir. Ca fait longtemps ! Me dit-elle en souriant

- Bonsoir Rosalie, oui ça fait longtemps, mais je vais essayer de changer ça. Je vais être plus présent pour ma famille et mes amis. Lui dis-je sérieux

- C'est une excellente nouvelle ça. Me dit-elle contente

- Et comment, je vais enfin pouvoir voir mon fils plus souvent. Me dit mon père en souriant

- A TABLE ! Beugla Emmet visiblement la bouche pleine

On rigola tous face à la bêtise de mon frère, en arrivant Emmet était effectivement en train d'engloutir son assiette.

- Poukoi vou riyolé ? Nous demanda Emmet

- EMMET, ne parle pas en mangeant ! Le réprimanda ma mère

Je regardais ma famille en train de se chamailler et rigoler, j'étais bien ici avec eux. Pourquoi m'étais-je privé de leur présence aussi longtemps ? J'étais un imbécile, mais j'allais changer ça. Je quittais la maison de mes parents vers 23h, ma mère voulait que je reste dormir à la maison. J'aurai bien voulu lui faire plaisir mais je travaillais le lendemain et mes cours étaient chez moi. Je lui promis que la prochaine fois je resterais. Ma mère avait été particulièrement touchée quand j'avais déménagé. Elle n'avait pas eut le temps de s'y faire, j'étais partis précipitamment. J'avais été un vrai CONNAR.

J'allais tout faire pour qu'elle récupère le fils qu'elle a élevé et qui lui manque.

J'arrivais chez moi vers 23h30, je préparais mes cours pour le lendemain et préparais des vêtements propres. J'enlevais mon jean et mon tee-shirt et ne dormais qu'en boxer. On était en avril et il commençait à faire assez bon. Je me couchais dans mon lit et écoutait le silence, un silence assez pesant et déprimant. Je repensais alors à Bella. A combien elle était belle aujourd'hui, à notre rencontre dans le parc, à son sourire magnifique, à ses yeux couleurs miel au soleil, à ses boucles brunes à reflets acajou, et c'est sur ces images que le sommeil m'emporta.

POV BELLA

J'avais passée une semaine épuisante, je n'avais eu qu'une seule journée de congé et c'est aujourd'hui. Plusieurs médecins étaient partis à un séminaire à Chicago et ceux qui n'y allaient pas devaient faire des heures sup. J'étais tellement fatigués que parfois, je m'allongeais dans une chambre pour dormir un peu quand les urgences étaient calme. J'avais donc passé ma semaine entre les urgences et mon lit, pas de place pour autre chose. Alice se plaignait de ne presque plus me voir, mais je n'y pouvais rien, fallait bien que je bosse. Carlisle était dans le même cas que moi, lui il travaillait le jour et moi la nuit, on ne faisait que se croiser. Quand j'arrivais le soir, il partait et quand je partais le matin, il arrivait.

Mais aujourd'hui, j'avais congé et Alice et moi avions décidés de le passer ensemble. Comme il faisait un temps magnifique, on allait se faire un pique-nique toutes les deux. Je lui avais proposé d'inviter Jazz mais elle ne voulait pas, prétextant qu'elle me voulait pour elle seul. Souvent j'avais l'impression qu'Alice voyait en moi non seulement une grande sœur mais aussi une mère. Elle pouvait se montrer très possessive par moment, elle avait besoin de se retrouver seule avec moi. Elle adorait quand je la câlinais. Elle avait besoin de ces moments tendres, les gestes qu'une mère aurait envers son enfant.

J'essayais le plus possible de remplir ce rôle, je pouvais comprendre ce besoin.

J'avais ressenti un certain bien être quand Esmée m'avait prise dans ces bras. La chaleur d'une mère. J'essayais donc de m'occuper d'Alice du mieux que je pouvais. Même si elle avait bien grandi, je la percevais souvent comme une petite fille que je devais protéger. J'en voulais tellement à Renée d'avoir été aussi égoïste envers nous, elle nous avait abandonnés sans scrupule pour aller batifoler. Elle aurait au moins pu revenir prendre des nouvelles d'Alice et être un minimum présente dans sa vie à elle. Je savais que Renée se fichait éperdument de mon sort, elle n'avait jamais fait attention à moi. C'est pour cette raison que cette séparation avait été moins douloureuse pour moi que pour Alice.

Alice avait Jasper, mais il y a certaine chose qu'il ne pouvait pas lui donner et que moi seul était en mesure de lui apporter. C'est parfois difficile de gérer tout ça et je ne savais pas si je m'y prenais bien, mais jusqu'ici Alice n'avait pas l'air de s'en plaindre. A part quand je travaillais trop et la délaissais. C'est pour cette raison qu'il est important que je lui consacre une journée de temps en temps pour la rassurer et lui montrer que même si elle me voit moins, je suis toujours là pour elle et que je le serais toujours. Que ça ne changerai jamais.

Alice travaillait jusqu'à 14h aujourd'hui, elle n'avait pas pu faire autrement. Elle était déçue qu'on n'ait pas toute la journée mais je lui avais assurée que ce n'était rien, que de toute façon, je devais dormir un peu pour récupérer ma nuit.

Il était 12h, j'avais dormi 5h, j'étais encore fatiguée mais je devais me lever pour préparer le repas qu'on emportera avec nous. Je soupirais un grand coup et me levais. Je me lavais juste le visage puis allais dans la cuisine pour voir ce que je pouvais préparer. Je prendrais ma douche juste après, sinon je n'aurais pas le temps. Je me fis couler du café et ouvris le frigo. Bon, il y a tout ce qu'il faut pour faire des sandwichs au poulet et je ferais aussi une salade de pâtes. Parfait.

Je me mis au boulot tout en buvant mon café, j'avais besoin de mon café le matin sinon j'étais bonne à rien. Pendant que les pâtes cuisaient, je préparais les sandwichs et les emballais. Je pris des pommes, des fraises, deux yaourts et des boissons. Me restais plus qu'à attendre que les pâtes finissent de cuir. J'allais choisir ma tenue entre temps, pour ne pas perdre une minute.

Je fouillais dans l'armoire à la recherche de quelque chose de confortable. J'optais pour un short noir avec des coutures dorée et un top jaune courte manche à col bateau. Voilà, déjà ça de fait.

Je retourne à la cuisine pour voir où en sont mes pâtes. Je les égoutte et les laissent refroidir. Il est 13h10, je vais prendre ma douche en vitesse. J'enlève ma nuisette et pénètre dans la douche, je règle la température et laisse l'eau couler sur mon corps. BORDEL, qu'es-ce que ça fait du bien, faudrait que prochainement je me laisse tenter par la baignoire. Je ne l'utilise presque jamais, pas que je n'en ai pas envie, mais par manque de temps. Je me savonne vite fait et me rince, puis je m'attaque à mes cheveux que je masse en profondeur et les rince également. Je reste 2minutes de plus sous l'eau chaude puis sors. Je me sèche et mets des sous-vêtements propres et mets ensuite les vêtements que j'ai choisis. Je me dirige vers mon miroir et me maquille légèrement les yeux avec du mascara et de l'eye liner, puis attache mes cheveux en une demie queue avec une pince.

Ok, je suis prête. Je retourne en cuisine et prépare la salade de pâtes. Je viens à peine de finir que j'entends la porte d'entrée. Alice entre dans la cuisine soulagée, qu'es-ce qu'elle croyait ?

- J'avais peur que tu ais oubliée et que tu dormes encore. Me dit-elle en souriant

- Ah ouai ? Et qu'es-ce que tu aurais fait si ça avait été le cas ? Lui demandais-je sur le ton de la plaisanterie

- Rien, je t'aurais laissée dormir, je sais que tu dois être fatiguée et que tu préfèrerais dormir. Me dit-elle triste en baissant la tête

Je m'approchais d'elle et pris son visage en coupe pour qu'elle me regarde

- Eh, je suis super excitée de passer cette journée avec toi, ok ? J'aurais tout le temps de dormir après, tu es plus importante que mon sommeil. J'ai autant envie que toi qu'on passe du temps ensemble, alors arrêtes de dire des bêtises. Lui dis-je en lui faisant un bisou sur la joue

J'allais la relâcher quand elle me prit de court en me ramenant à elle et en me serrant dans ses bras. Au début j'étais resté inerte, surprise par son geste, mais je m'étais vite repris et l'avais serrée aussi fort que je le pouvais sans lui faire mal. Je ne savais pas ce qu'il lui avait pris mais me contentais de nous balancer légèrement en lui caressant le dos. Qu'es-ce qu'il lui prenait tout d'un coup, je ne comprenais pas. Elle me faisait peur, je la relâchais tout doucement et l'écartais de moi pour voir son visage. Elle avait l'air toute chamboulée, je caressais sa joue de ma main droite.

- Qu'es-ce qui se passe ma puce ? Lui demandais-je doucement

- Rien, tout va bien, désolée pour ça. Murmura-t-elle

- Je vois bien que quelque chose ne va pas et je veux savoir ce que c'est. Lui dis-je sur un ton autoritaire

- Tu va trouver ça bête. Me dit-elle gênée

- Je te jure que non, dis-moi, je t'écoute. Lui dis-je tendrement

- C'est juste que parfois j'aie l'impression de t'en demander beaucoup. Tu dois toujours t'occuper de moi, veiller à ce que je ne manque de rien, tu veilles à mon bien être et fais en sorte que je sois heureuse. Et en plus je t'oblige à passer ton temps libre avec moi. Je suis tellement égoïste, je ne pense qu'à moi, je ne pense pas à toi. Je ne me pose même pas la question de savoir si tu veux faire autre chose de ta journée au lieu de la passer avec moi. Un jour tu te lasseras de faire passer tout mes caprices et tu t'en iras. Me dit-elle au bord des larmes

J'étais aussi au bord des larmes. Comment pouvait-elle penser une chose pareille ? Elle pensait qu'elle était un poids pour moi et que je passais du temps avec elle par obligation. Elle est tellement loin de la vérité, elle est la seule personne qui évite que tout mon monde s'écroule, elle est le seul point positif dans ma vie. Elle est tout ce que j'ai, je ne suis rien sans elle.

J'arrêtais de caresser sa joue et pris ses deux mains dans les miennes et les embrassaient l'une après l'autres. Mes larmes se mirent à couler sans que je ne puissent les arrêter. Elle pensait qu'elle était égoïste et qu'elle m'empêchait de faire ce que je voulais.

- Je t'interdis de penser des choses pareilles Alice, tu m'entends ? Lui demandais-je presque en colère

Elle acquiesça

- Je ne passe pas du temps avec toi parce que je me sens obligé de le faire, c'est parce que j'en aie envie tout autant que toi. Si on me laissait le choix de faire ce que je veux de ma journée, je déciderais de la passer avec ma sœur que j'adore. Je t'interdis de penser que tu es un poids pour moi et penser que toutes les choses que je fais pour toi m'ennuient. Tu es la personne la plus importante dans ma vie, je ne suis rien sans toi. Tu m'es indispensable, si tu n'étais pas là, je me sentirais affreusement seul. Et tu n'es en rien égoïste, j'ai tout autant besoin que toi de nos moments. Ca me fais du bien de me retrouver seul avec toi. Et sache que « jamais » je ne me lasserais de toi, « jamais » je ne t'abandonnerais, je serais toujours à tes côtés. Tu ne te débarrasseras pas de moi comme ça ! Lui dis-je tout en pleurant

Elle s'était mise aussi à pleurer. Je la repris dans mes bras et elle nicha sa tête dans mon cou. Elle hoqueta à plusieurs reprise mais je la tenais fermement contre moi jusqu'à ce qu'elle se calme. Après quelques minutes, je desserrais mon éteinte. Elle avait la tête baissée, elle renifla une dernière fois et releva la tête vers moi.

- Je suis désolée, je ne voulais pas me laisser aller comme ça. Je ne voulais pas t'ennuyer avec mes doutes stupides. Tu as déjà pas mal à faire sans que j'en rajoute. Me dit-elle triste

- Tu es ma priorité, rien n'est plus important que toi pour moi. Je ne veux pas que tu gardes des choses comme ça pour toi au lieu de m'en parler. Tu ne m'ennuieras jamais. A partir de maintenant, je veux que tu me dises quand quelque chose te préoccupe ou quand ça ne va pas. C'est d'accord ma puce ? Lui demandais-je doucement

- Je te promets que je viendrai t'en parler quand quelque chose n'ira pas ! Me dit-elle en souriant légèrement

- Bon, je crois que je suis bonne pour me remaquiller ! Lui dis-je en rigolant

- Ok, vas-y je m'occupe de ranger un peu la cuisine. En fait, c'est très mignon ce que tu portes. Me dit-elle en souriant

- Merci ma belle, je me dépêche. Lui dis-je en me dirigeant vers ma chambre

En effet, j'avais une tête horrible. Je me démaquillais totalement pour me remaquiller après en rajoutant une touche de gloss sur mes lèvres. Je mis ma paire de spartiate montante noire et pris mes effets personnels. Je retournais en cuisine au moment où Alice terminait de ranger. Elle avait mit la nourriture dans un panier ainsi qu'une couverture et nous étions parée pour sortir.

Arrivé au parc nous nous étions installées sur la couverture et avions mangé. J'étais morte de faim, je n'avais pas pris de petit déjeuner et Alice n'avait pas encore déjeuné. Elle m'avait félicité pour les pâtes et les sandwichs qu'elle avait trouvés succulent. Après avoir mangé, je m'étais assise alors qu'Alice avait posée sa tête sur mes cuisses. Je lui caressais les cheveux et elle fermait les yeux en soupirant de bien être.

- Mmm, ça fait du bien, ne t'arrêtes pas. Me dit-elle les yeux toujours fermés.

- Euh Alice, tu sais que c'est Bella et pas Jasper. Je préfère te le rappeler au cas où tu te mettrais à gémir de plaisir. Ca serait affreusement gênant chérie. Lui dis-je moqueuse

- Je sais très bien que c'est toi et de toute façon je m'en fiche de ce que pensent les autres. Ils s'imagineront seulement que nous sommes des lesbiennes qui se font du bien. Quel mal y a-t-il à ça ? Me demanda-t-elle

- Aucun, je suis très ouverte de côté-là, je veux dire sexuellement parlant, c'était à toi que je pensais. Lui dis-je en souriant

Elle se releva quelque peu de mes cuisses et me toisa avec curiosité

- Attends un peu ! Ne me dis pas que tu l'as déjà fait avec une fille ? Me demanda-t-elle faussement choquée

- Ok, alors je ne te le dis pas. Lui dis-je en riant

Elle se releva complètement et s'asseyait en tailleur en face de moi.

- Isabella Marie Swan, tu as déjà couchée avec une femme et tu ne me l'a jamais dis ? Me dit-elle faussement vexée

- Je ne voulais pas choquer tes chastes oreilles ! Lui dis-je en souriant

- Tu sais que je suis jalouse ! Me dit-elle sérieuse

- Ah bon ? Pour quelle raison ? Lui demandais-je curieuse à mon tour

- C'est un de mes fantasmes, j'aurais adorée vivre cette expérience. Ca doit être tellement différent d'avec un homme. Me dit-elle songeuse

- Je ne savais pas que c'était ton fantasme, en tout cas je peux te dire que c'était une expérience que je ne regrette pas. Lui dis-je en y repensant

- Ca c'est passé quand ? Avec qui ? Où ? Et dans quelle circonstance ? Me dit-elle toute excitée

- Doucement Alice, une question à la fois. C'était en fac de médecine, j'étais en deuxième année. Il devait être dans les alentours des 22h et j'étais à la bibliothèque, j'étudiais souvent très tard. Il faisait un temps de chien, il pleuvait des trombes. Heureusement qu'Angela m'avait passée sa voiture. En sortant pour aller rejoindre la voiture, j'ai aperçu une fille que j'avais déjà croisée dans les couloirs de l'université. Je ne la connaissais pas personnellement, mais je ne pouvais pas me résoudre à la laisser là. Elle s'abritait en dessous de son manteau trempé et avais l'air d'attendre que ça se calme, mais comme c'était partit ce n'était pas prêt d'arriver tout de suite.

Je suis donc allée jusqu'à la voiture et en repartant, je me suis arrêtée juste devant elle et j'ai abaissée ma vitre. Au début, elle avait l'air effrayée mais quand elle a vu que c'était moi, elle a été soulagée, apparemment elle me connaissait aussi de vue. J'ai proposée de la raccompagnée et elle a acceptée. Une fois en voiture, aucune de nous ne parlaient, je lui jetais de temps en temps des petits coups d'œil pour voir si elle allait bien. J'avais peur qu'elle tombe malade, ses vêtements étaient dégoulinant et lui collaient à la peau. Son tee-shirt collait à sa poitrine généreuse, elle portait une jupe et ses cuisses étaient toute mouillées. Je pense que n'importe quel homme l'aurait trouvé excitante, mais je n'y pensais même pas, pour moi c'était une étudiante que je ramenais.

Une fois arrivée à son dortoir, j'arrêtais la voiture pour qu'elle descende. Au moment où elle se retourna vers moi, une lueur étrange animait ses prunelles et je la regardais attentivement pour la première fois. Elle était plutôt belle. Ensuite tout se passa sans que je m'en rende compte, elle s'était approchée de moi tout en me regardant dans les yeux et avait posée ses lèvres sur les miennes.

C'était tellement étrange mais pas désagréable, cependant je n'avais pas réagis, j'étais resté inerte. Je n'étais pas du tout préparé à ça. Quand elle a vu que je ne répondais pas à son baiser, elle s'était reculé rapidement et s'était excusé. Mais au moment où elle allait sortir, je l'ai retenue. Elle s'est retourné vers moi et à ce moment là, mon corps a pris le contrôle. J'ai attrapée son visage entre mes mains et je l'ai embrassée à mon tour, elle a répondu immédiatement avec une telle avidité que j'ai perdu pied. Ses mains se promenaient sur mon corps et mes mains faisaient pareils. Elle commençait à devenir de plus en plus entreprenante en passant sa main en dessous de mon top et caressait ma poitrine.

Soudain elle avait stoppé ses caresses et me regardait droit dans les yeux. Puis, elle m'avait demandé de l'accompagner à sa chambre parce qu'elle avait foutrement envie de moi. Je n'ai pas pu lui résister et je l'ai accompagné. Le reste est interdit au moins de 18ans. Lui dis-je en lui faisant un clin d'œil

Alice avait l'air très captivée par mon histoire, je crois même que ça l'a émoustillée. Elle n'avait pas l'air contente que j'arrête là. Elle ne pensait quand même pas que j'allais tout lui raconter, non ? Ok, elle et moi parlons de sexe librement mais de là à lui raconter ça !

- Hey ! J'ai plus de 18ans moi. Je veux connaitre la suite. Me dit-elle en faisant la moue

J'étais la seule à résister à cette petite moue, elle devrait le savoir depuis le temps

- Ok, tu as plus de 18 ans, mais je ne peux pas te raconter la suite Alice, tes chastes oreilles ne pourraient pas l'entendre. Je peux te dire qu'on a fait des trucs déments que tu n'imaginerais même pas. Lui dis-je en rigolant

- T'es pas marrante, je te jure, tu m'as mis l'eau à la bouche, puis tu m'as laissée en plan. J'étais vraiment dans l'histoire, je m'y croyais vraiment. Me dit-elle boudeuse

Coquine va !

- T'as qu'à demander à Jasper de faire un truc à trois avec une fille, il acceptera peut-être. Lui dis-je essayant de paraitre sérieuse

- Hors de question que Jasper reluque une femme à poil devant moi. Imagine qu'il la trouve mieux et me laisse tomber. Me dit-elle sérieusement

- Alice, Jasper est dingue de toi, aucune chance qu'il te quitte. Mais je disais ça pour rire, tu ne pensais pas que j'étais sérieuse ? Lui demandais-je en haussant les sourcils

Elle se contenta de me tirer la langue. J'en profitais pour me coucher sur la couverture et Alice mit sa tête sur mon ventre en se mettant perpendiculaire à moi.

Après quelques minutes de silence, Alice reprit la parole.

- Alors, où en est le dossier « Faisons souffrir Edward ». Me dit-elle en tournant son visage vers moi

- Tu exagère Alice, je ne le fais pas souffrir. Lui dis-je vexée

- Ok, admettons. Mais où ça en est ? Me demanda-t-elle sérieuse

- Disons qu'on à discuter comme je lui avais promis. Lui dis-je évasive

Elle se retourna brusquement en se retrouvant sur le ventre en appuie sur ses avant bras

- QUOI ? Et pourquoi je ne suis pas au courant de ça ? Quand es-ce que ça c'est passé ? Me demanda-t-elle fâchée

- La semaine dernière et y avait rien à dire, il s'est excusée et m'a expliqué pourquoi il avait été tellement en colère. Pas de quoi fouetter un chat. Lui dis-je désinvolte

- Tu te fou de moi, c'est énorme. Que t'as t-il dit exactement ? Je veux tout savoir. Me dit-elle fermement

Pas la peine de discuter avec Alice, je lui racontais toute l'histoire dans les moindres détails. De notre rencontre au parc jusqu'au café. Elle resta silencieuse un petit temps après que je lui aie tout raconté. Puis se réveilla enfin.

- Eh ben dis donc ! Il s'en est passé des choses ! Me dit-elle ailleurs

- Pas tant que ça. Essayais-je de relativiser

- Ah ouai ? Il t'a évité cet accident, tu as faillis défoncer une blondasse devant lui. Puis vous vous êtes donnez rendez-vous où tu as faillis de nouveau défoncer une autre blondasse. Ensuite vous avez discuté pendant plus d'une heure pendant laquelle il s'est excusé. Et enfin, tu lui as donné de l'espoir pour finalement le laisser choir. Je n'ai rien oubliée ? Me demanda-t-elle mauvaise

- Alice, je ne lui ai donné aucun espoir, je l'ai prévenu dès le début. Alors ne me fais pas culpabiliser. Lui dis-je irritée

- Je ne suis pas d'accord avec toi. Et d'ailleurs tu lui a dis que tu ne le ferais pas attendre trop longtemps pour lui donner ta réponse, ça fait une semaine Bella bon Dieu. Qu'es-ce que tu attends ? Il n'y a pas eu mort d'homme non plus, il ne mérite pas cet acharnement. Me dit-elle en haussant le ton

Ok, calme-toi Bella. Tu ne vas pas te disputer avec ta sœur aujourd'hui.

MERDE ! Pourquoi elle fait ça ? Je sais qu'elle a raison pourtant, mais entendre Alice me dire ces choses m'énervait. Elle n'avait pas à s'immiscer dans cette histoire. Ok, Edward est son ami, mais moi je suis sa sœur BORDEL, ça ne compte pas ? Ne devrait-elle pas être de mon côté quoi qu'il arrive ? Pourtant là, je sens très clairement qu'elle prend partie pour le camp adverse et ça ne me plait pas du tout. Ca ne compte pas qu'il m'ait insulté ouvertement et qu'il m'ait rabaissé ?

- NON NON NON, tu ne vas pas faire ça. Je sais très bien à quoi tu penses et tu te trompes. Je ne suis pas de son côté, je suis juste objective. Ok, il méritait de morfler, j'étais d'accord avec toi au début. Mais ça fait 1mois Bella ! Tu devrais pardonner et lui laisser une chance, je te jure que c'est quelqu'un de bien. Je sais que tout le monde te dis que c'est un salop, Emmet le premier et tu te dis sûrement qui le connait mieux que son frère ? Mais détrompes-toi, Emmet ne vois rien, il ne connait pas Edward. Moi, je l'ai bien observé. Et je peux te dire que tout n'est que façade, derrière son attitude de macho et de baiseur, il souffre. Il est malheureux.

Ne me demande pas comment je le sais, je le sais, c'est tout. Mais depuis votre dispute, il essaye de changer, réellement. Je ne sais pas ce que tu lui as dit car tu as refusé de me le dire, mais ce qui est sûre, c'est que tu lui as donné un bon coup de pied au cul. Il s'est passé quelque chose en lui. Tu as réussi à le toucher, à le faire réagir là où tout le monde à échouer. Tu as eu un effet positif sur lui, je ne sais pas comment tu as fais, mais tu l'as fait. Et je suis sûre qu'à ton contact, il pourrait devenir encore meilleur. J'ai l'impression que tu l'as réveillé d'un long sommeil et que maintenant, il a une raison de se lever le matin et de vivre tout simplement ! Alors, ne fais pas ça, ne le repousses pas comme ça. Il fait des efforts, beaucoup. Tends lui la main, ne le rejettes pas comme tu le fais.

PUTAIN DE MERDE ! Qu'es-ce que je peux dire après ça, hein ? Elle a raison, ça fait 1 PUTAIN de mois, il est temps de tourner la page maintenant. Elle aussi avait vue claire en Edward, elle savait qu'il était malheureux. Ma sœur et moi étions douées pour cerner les gens et nous étions arrivées à la même conclusion en ce qui concerne Edward. Elle était la deuxième personne à me dire que j'avais rendu Edward meilleur, qu'il avait changé grâce à moi. La première étant Edward lui-même. Je n'arrivais pas à croire que moi j'étais arrivé à le changer. Je n'étais rien pour lui, comment se fait-il que j'ai un tel impacte sur lui ?

- C'est quoi le problème maintenant ? Tu voulais qu'il en bave, c'est fait. Tu voulais le faire mariner, tu l'as fait. Tu voulais qu'il s'excuse, il l'a fait. Qu'es-ce que tu attends de lui maintenant ? Me demanda-t-elle plus calmement

- Rien. Lui dis-je ne trouvant rien d'autre à lui dire

- Alors qu'es-ce que tu attends pour lui donner ta réponse. C'est pas correct de le faire attendre si longtemps. Tu compte lui pardonner oui ou non ? Es-ce que tu acceptes que vous soyez amis ? Es-ce que tu as apprécié le peu de contact que vous avez eu ? Me demanda-t-elle brusquement

Je la connais bien mon Alice, elle me pose question sur question, pour que ne réfléchisse pas et dise ce qu'il me passe par la tête. Pour que je soi le plus honnête possible, au lieu de lui sortir des conneries. Mais bon, j'allais être honnête avec elle.

- Je dois dire que depuis que je l'ai rencontré à l'anniversaire de Rosalie, il n'a jamais fait de faux pas. Il s'est bien comporté et le peu de conversation que j'ai eu avec lui était agréable, je dois l'avouer. Il ne correspond pas au CONNAR qui m'a insulté. C'est bien ça le problème, il est bien trop différent. C'est pour ça que je me dis qu'il n'est pas totalement honnête avec moi. Lui dis-je sérieuse

- C'est toi la raison de ce changement. C'est grâce à toi qu'il a évolué justement. Alors continue. Tu as dit qu'il était agréable, c'est un bon début. Ecoutes, s'il te déçoit à nouveau, je serais la première à le lyncher, sois en sûre. Bon, tu l'appelle ce soir ? Me demanda-t-elle avec espoir

- Alice. Lui dis-je suppliante

- Ah non, pas d'Alice. Tu vas l'appeler dès ce soir. Passe-moi ton portable. Me dit-elle en le prenant avant que je ne fasse un mouvement

- Alice, qu'es-ce que tu fais ? Lui demandais-je anxieuse

- J'enregistre son numéro dans ton répertoire. Me dit-elle simplement

- Tu ne me lâcheras pas avec ça, hein ? Lui demandais-je en connaissant déjà la réponse

- Nope, cette histoire a assez duré et si je ne m'en mêle pas dans 1an on y sera encore. Me dit-elle moqueuse

- Tu sais bien que non, j'ai quand même été le voir sans ton aide, non ? Lui dis-je mauvaise

- Ok, ok, te fâche pas, je plaisantais. J'ai juste hâte qu'on se retrouve tous ensemble et qu'il n'y ait plus de malaise, que vous soyez amis tout simplement. Tu l'appelleras ce soir, dis ? Me dit-elle suppliante

- D'accord, je l'appellerais ce soir, ça te vas ? Lui dis-je en soupirant

- C'est tout ce que je demande, tu verras, tu te sentiras bien mieux après ça. Tu vas faire un heureux ce soir. Je suis tellement contente. Me dit-elle en tapant dans ses mains

Même si je lui en veux de me forcer la main, je ne peux m'empêcher de sourire devant son enthousiasme

- En échange, n'oublie pas que tu me dois toujours un vibro ma petite, je n'ai pas oubliée. Et je commence sérieusement à être en manque là. Lui dis-je avec un sourire coquin

- S'il n'y a que ça pour te faire plaisir, tu en auras un dès demain espèce de nympho. Me dit-elle en rigolant

- Hey, je ne suis pas nympho, j'ai juste des besoins comme tout le monde. Toi, t'as Jasper, t'as pas à te plaindre, tu peux t'envoyer en l'air quand tu veux. Lui dis-je faussement vexée

-Ok ok, j'ai rien dis. On se loue des films pour ce soir ? Et on commandera quelque chose à manger si tu veux ? Me demanda-t-elle en rangeant les affaires dans le panier

- Ok, c'est bon pour moi. Lui dis-je en me levant

Il commençait à faire frais et il était 18h. On ramassait les affaires et allait louer des dvd. On louait « Bleu d'enfer, Little man et Wanted » pas de film d'horreur, je sais qu'Alice en a peur.

On retournait à l'appartement et je commandais chez le chinois pendant qu'Alice était au téléphone avec Jazz. J'allais mettre mon pyjama en attendant la commande. Une fois livrée, Alice souhaita bonne nuit à son chérie et alla se mettre en pyjama. Une fois Alice revenue, on s'installa devant la télé et on commença à manger en regardant Little man, trop hilarant ce film. Puis on enchainait avec Bleu d'enfer, PUTAIN qu'es-ce qu'il est canon Paul Walker. Et enfin Wanted avec Angelina jolie, pas mal non plus.

Il était environs 23h quand on avait finis de regarder les films. Alice n'arrêtait pas de bailler, signe qu'elle devait aller au lit. Elle baillait en cachette pour que je ne la voie pas, histoire de rester le plus longtemps possible avec moi. Qu'es-ce qu'elle est mignonne !

- Alice, tu ferais mieux d'aller dormir, de toute façon j'y vais aussi. Lui dis-je en me levant

Elle se leva également et m'aida à débarrasser la table. Une fois le salon propre, elle me fit un câlin et se dirigea vers ça chambre. Je me dirigeais vers la mienne avec un sourire vainqueur sur les lèvres. Mais malheureusement pas pour longtemps.

5, 4, 3, 2, 1

- Dis, t'aurais pas oublié un truc là ? Me demanda Alice en fronçant les sourcils

MERDE, j'étais à deux doigts d'y échapper

- Euh, de quoi tu parles Alice. Lui dis-je innocemment

- Me prends pas pour une imbécile, tu dois appeler Edward. Me dit-elle en tapant du pied

- Alice, il est plus de 23h, je peux pas l'appeler maintenant, c'est pas une heure décente pour appeler quelqu'un. En plus, il doit être en train de dormir. Dis-je pour ma défense

-Ne cherche pas des excuses bidon, on est samedi et je sais qu'il ne dort pas à cette heure-ci. Alors tu va me faire le plaisir de l'appeler tout de suite. Me dit-elle fermement

- Qu'es-ce que ça change aujourd'hui ou demain ? Lui demandais-je agacée

- Demain tu te défileras encore, tu trouveras une autre excuse, ça a assez duré, tu va régler ça ce soir. Je n'irais pas dormir tant que je n'entendrais pas la voix d'Edward au bout du fil.

PETIT DEMON ! Je la connais, elle ne lâchera pas l'affaire. Y a plus qu'à passer ce fichu coup de téléphone

- Je te déteste. Lui dis-je en me dirigeant vers ma chambre

- Mais non, tu m'adores, tu me l'as dit tout à l'heure encore. Me dit-elle en me suivant dans la chambre

J'attrape mon portable et m'assois dans mon lit, Alice vient s'assoir à côté de moi. Je la regarde en haussant un sourcil

- Tu comptes rester là ? Lui demandais-je sèchement

- Ne t'inquiète pas, dès que j'entends sa voix, je m'éclipse et vous laisse en tête à tête coquine. Me dit-elle moqueuse

Qu'es-ce qu'elle peut être agaçante. Bon, finissons-en ! Je n'ai aucune idée de ce que je vais lui dire.

- Qu'es-ce que je lui dis ? Demandais-je à Alice

- Franchement, j'en sais rien, mon cerveau est hors service, là. Me dit-elle en souriant

Pas grave, j'aviserai.

Je cherche dans mon répertoire et trouve le numéro d'Edward, je souffle un bon coup et appuie sur la touche pour appeler. Alice est toute excitée à côté de moi et n'arrête pas de bouger. Je lui lance un regard peu amène qui la calme tout de suite.

Ca sonne, plusieurs fois mais il ne répond pas.

- Bon, ça ne répond pas, je recommencerai demain. Dis-je à Alice faussement déçue

- Oh que non, tu recommence, si ça se trouve il est au toilette ou à la douche et il lui faut un peu de temps avant d'arriver à son portable. Me dit-elle en ramenant mon GSM à mon oreille

Qu'es-ce qu'elle peut m'énerver !

Je rappelle, ça sonne, une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, il ne répond toujours pas. Tant pis. Mais au moment où je m'apprête à raccrocher, il décroche

- Allo ? Me dit Edward

Ca y est on y est !

- Edward ? Demandais-je

Faut quand même que je sois sûre que c'est lui

- Oui, qui es-ce ? Demanda-t-il un peu froidement

Ok, je crois que ce n'était définitivement pas le moment.

- Bonsoir, c'est Bella. Je suis désolé de te déranger à cette heure-ci. Je crois que je ferais mieux de te rappeler à un autre moment. Lui dis-je hésitante

La réponse ne se fit pas attendre puisqu'il raccrocha.

Oooooooook, il vient de se passer quoi là ? Je rêve ou il vient de me raccrocher au nez. Je ne sais pas qui j'ai envie de tuer en premier Edward ou Alice. Je crois que je vais commencer par Alice puisqu'elle est assise à côté de moi.

Puis je m'occuperais personnellement du cas « Edward ». Il a changé, il est devenu meilleur, mon cul ouai. C'est un PUTAIN D'ENFOIRE qui va m'entendre. Et là je ne vais pas le rater et après je ne veux plus jamais entendre parler de lui. Pour qui il se prend ? Je savais bien que je devais me méfier, qu'il ne pouvait pas changer du jour au lendemain.

Edward Cullen, c'était la dernière fois que tu m'humiliais !

Ben, voilà. Qu'en pensez-vous ? Qu'es-ce qui s'est passé avec Edward à votre avis ? Etait-ce volontaire ? Que pensez-vous du fait que Bella ait couché avec une fille ? Ca va je n'ai perdue personne en chemin ? Je ne voulais pas raconter comment ça s'était passé en détail, ça aurait été un peu bizarre qu'elle raconte ça à Alice. Mais peut-être que j'y reviendrais plus tard, vous aimeriez ou pas ?

Qu'avez-vous pensez d'Edward dans ce chapitre, de ses explications, de son moment avec Esmée ? Et d'Alice et Bella ? N'oubliez pas de me laisser un review aussi petit soit-il même si j'adore les long, juste pour me montrer si vous avez appréciées. J'attends vos avis avec impatience