Bonsoir ! Je m'excuse de publier dans la nuit comme ça mais avec les révisions, j'ai pris du retard. Je vous remercie grandement pour vous retour de la semaine dernière. J'aime bien voir vos réactions, et reconnaitre vos pseudos du petit groupe qui me met des reviews à chaque chapitre. Ca fait très plaisir. Alors pour ce chapitre, c'est le plus long que j'ai écris, et comme vous le voyez je l'ai écris toute la nuit. Alors j'espère vraiment que la tournure des événements vous plaira. Et pour les questionnements, par exemple sur la personne avec qui est Temari comme me demandait HeyNin, tout est prévu ne vous inquiétez pas. Rien n'est laissé au hasard dans cette fiction, pour arriver là où je veux vous emmener ^^ Je pense qu'il nous reste environ 6 petits chapitres( peut être plus ) , on a dépassé la moitié de l'histoire :)

Bonne lecture, et à mercredi prochain !


Temari se trouvait dans le bureau du Hokage, devant des piles de papiers à signer. Ce matin, elle était partie très tôt de chez Naruto et Hinata, et elle avait passé toute sa matinée, ici entre les murs de l'administration dans un lieu où elle sentait qu'elle n'était pas Temari, mais une ambassadrice qui devait se soucier des problèmes d'organisation des célébrations. Elle devait s'occuper de la venue de la délégation le lendemain, et non perdre son temps pour des bêtises personnelles. Elle avait assez perdu de temps à penser à sa petite personne, et à ses soucis avec Shikamaru, et ne voulait pas que cela continue. Elle devait se ressaisir, et vite. Ils arrivaient demain, et avec effroi, elle pensa qu'ils ne seraient pas aussi patients, et cléments, s'ils apprenaient qu'elle avait passé le peu de temps qu'elle avait à trainer autour de son ex, au lieu de travailler. Après la fête de Kiba, elle avait tenté d'oublier ce qu'il s'était passé, mais son esprit effrayé lui avait fait comprendre qu'elle ne dormirait plus tranquillement. Toute cette nuit, elle avait eu les larmes qui coulaient malgré la force qu'elle mettait à tenter de les retenir. Elle tremblait encore en pensant aux lèvres pressantes de Shikamaru, au souffle de son ex amant sur son cou, de ses caresses sur son corps. Toute la nuit, les mots susurrés par le jeune homme l'avait hantée, comme pour l'attirer dans un piège qui se refermait peu à peu sur elle. Elle avait l'impression de se battre contre une force bien plus puissante qu'elle, qui la poussait à courir vers cette lueur d'espoir dans les ténèbres, tout en sachant très bien que sa perte semblait se rapprocher à mesure qu'elle s'avançait vers lui. Elle était à la fois attiré par cet homme, presque sans aucune raison, comme s'il était simplement lui, et qu'elle était simplement elle. Et à la fois, son esprit lui hurlait de ne pas se laisser entrainer, pas une nouvelle fois, que les conséquences seraient plus dévastatrices que celles qu'elle subissait à présent. Elle tremblait à l'idée de se rapprocher de lui, de céder à cette tornade de sentiments qui l'affaiblissait peu à peu à sa vue, et frissonnait à l'idée même de perdre ce qu'ils avaient. Il n'y avait aucun issue possible qui lui semblait meilleure que l'autre. Dans les deux cas, elle savait que la fin la ravagerait, et qu'elle ne pourrait plus mener sa vie morose tranquillement. Les sentiments semblaient trop forts, la blessant presque physiquement, au fur et à mesure, qu'elle restait dans ce village, où ces mêmes émotions avaient éclos.

Après cette nuit de réflexion, perdue dans les limbes de ses propres sentiments, elle avait pris la décision de partir de chez ses amis. Elle les adorait, et se sentait aimée chez eux, et en sécurité ce qui n'était pas le cas dans d'autres logis. Cependant, elle ne pouvait pas les voir tout les jours, pour la simple et bonne raison, qu'à leur vue elle se rappelait de la fête et de Shikamaru. Elle ne voulait pas leur expliquer que c'était parcequ'elle était complètement troublée à la vue de son ex amant qu'elle quittait leur logis. Elle savait très bien que ce n'était en aucun cas respectueux envers ceux qu'elle considérait comme ses amis, et elle leur faisait du mal alors qu'ils n'avaient eu que de la tendresse et de la gentillesse envers elle, mais elle ne pouvait pas faire autrement. Elle ne pouvait pas s'échapper de Konoha, pas encore, alors elle pouvait au moins partir des endroits lui rappelant Shikamaru. Elle avait donc fait ses bagages dans la nuit, et au petit matin, avait annoncé à une Hinata attristée et un Naruto perdu, qu'elle partait de suite. Ils avaient tenté de la retenir mais la gorge serrée, elle leur avait dit qu'elle préférait être autre part, dans un endroit ou elle se sentirait plus chez elle. C'était un mensonge bien sur, elle n'avait jamais été plus chez elle qu'à Konoha. Ils l'avaient laissée partir ne sachant pas quoi dire face à de telles déclarations, et elle avait quitté leur logis, le coeur en miettes. Encore une fois, elle se retrouvait seule face à ses problèmes. Elle n'avait pas eu de mal finalement à trouver un hôtel, et avait joué la carte de l'ambassadrice pour avoir une chambre au plus vite. Elle préférait être tranquille dans un hôtel où personne ne la connaissait lorsque la délégation arriverait.

Pour oublier Shikamaru, elle travaillait jusqu'en perdre l'esprit. Kakashi avait été étonné de la voir venir dans son bureau si tôt, pensant qu'elle aurait préféré passer le dernier jour où elle était sans obligation avec ses amis, mais il n'avait rien dit quand elle avait pris des papiers de sa table, et qu'elle avait commencé à les lire avec attention. Cela faisait deux jours qu'il n'avait pas vu son assistant au bureau du Hokage, et il ne doutait pas de la raison de sa soudaine disparition. Shikamaru n'aimait pas s'activer, mais Kakashi ne pouvait nier qu'il venait tout les jours travailler, et qu'il restait jusqu'à tard dans la nuit pour finir de signer les papiers et d'assigner les missions. Kakashi était quelqu'un de très observateur, et il notait que lorsque Temari était arrivée, Shikamaru avait été plus absent, ou la tête dans les nuages, ce qui n'était pas dans son habitude lorsqu'il était au travail. Il ne faisait aucun doute que ces deux là tentaient d'éviter leurs problèmes par des manières différentes, l'un en fuyant le travail, l'autre en s'acharnant à la tache. Le Hokage soupira en reprenant son travail, en quittant du regard la jeune femme dans son bureau.

Malheureusement pour Temari qui avait pensé qu'en travaillant elle allait oublier le jeune homme, l'endroit était très mal choisi. A chaque instant, elle sentait la présence invisible de Shikamaru qui semblait tout de même être près d'elle, à la regarder. Elle sentait son regard fuir vers le bureau du jeune homme, observant sa chaise, ses papiers bien rangés, et son cendrier un peu plus loin. Elle ne pouvait s'empêcher de l'imaginer installé sur cette même chaise, à noircir le papier, et à apposer sur ses lèvres cette cigarette qu'elle détestait tant. Quand ils étaient ensemble, des fois Temari arrivait par surprise, et il n'était pas au courant de sa venue. Elle se faufilait dans le village, et arrivait dans ce grand bâtiment du Hokage, puis en entrant, elle pouvait le surprendre en train de travailler. Elle avait toujours aimé le regarder sans qu'il ne le sache, lorsqu'il avait cet air sérieux qui le rendait si désirable aux yeux de la jeune fille. La plupart du temps, il avait avec elle une attitude détendue, râlant souvent pour des bêtises, mais lui souriait à chaque instant. Mais lorsqu'il était concentré, elle avait l'impression de voir un autre homme, complètement différent du Shikamaru amoureux qu'elle connaissait. Elle l'avait connu ainsi pourtant, lors de leur premier duel, lorsqu'il lui avait prouvé pour la première fois toute son intelligence derrière son attitude paresseuse. Tout au long de leur vie, il lui avait prouvé qu'il était probablement la personne la plus intelligente qu'elle connaissait, élaborant des stratégies qui marchaient à tout les coups, réfléchissant à chaque action, prévoyant chaque possible conséquence. Elle avait toujours eu une admiration particulière pour l'esprit du jeune homme, si disant même lors de la guerre qu'il ferait un excellent Hokage, avec une intelligence pareil. Elle avait été si fière de lui quand il lui avait annoncé qu'il était le conseiller de Kakashi, ayant un poste respecté dans le village. Elle pensait qu'il méritait ce poste, même si lui pensait simplement qu'il avait besoin d'un travail et que ce serait une galère quoi qu'il fasse. De plus, quand ses frères avaient appris qu'elle sortait avec le jeune homme, elle avait pu un peu les rassurer sur le fait qu'il n'était pas qu'un simple vagabond qui côtoyait la princesse de Suna. Si ce n'était pas important pour elle, ca l'était pour ses frères. Ils connaissaient Temari, et si elle était avec quelqu'un ce n'était pas pour quelques jours, pour un flirt rapide, mais pour s'engager dans la vie avec une personne. Alors, après la flopée de questions qu'ils lui avaient posées même s'ils connaissaient très bien le jeune homme, ils avaient été heureux d'apprendre qu'il prenait son boulot très à coeur, et qu'il avait été promu car ses actions pendant la guerre avaient été remarquées par beaucoup. Kankuro avait tout de même râlé, disant qu'il n'avait rien vu venir, que Shikamaru avait bien caché son jeu en se rapprochant du trio de Suna, mais Gaara avait simplement dis qu'il était quelqu'un de bien qui l'avait secondé lors de la guerre. Si ils avaient su à ce moment là, la tournure que les événements allait prendre, ils auraient interdis à leur soeur de bouger de Suna, et ils auraient tué le second du Hokage, créant un incident diplomatique à la fin de la guerre. A cette époque, elle n'avait pensé qu'aux bons cotés, comme emprisonnée dans un bulle, ne se préoccupant pas de la fin possible de leur relation. Elle avait succombé peu à peu au jeune homme, ne réfléchissant pas aux conséquences d'une telle passion, ne se disant pas qu'un jour peut être ils devraient se quitter et qu'elle souffrirait. Elle était simplement tombée follement amoureuse de lui, alors qu'il devenait dans son monde, la personne en qui elle avait le plus confiance, dont elle avait besoin à chaque instant. Elle se souvenait de ces moments où le sourire aux lèvres, elle entrait dans le bureau de Shikamaru pour le surprendre, et qu'il relevait les yeux de ses papiers, l'air concentré, pour les plonger dans ceux de Temari, avec un petit sourire, avant de se lever et d'aller l'accueillir avec un baiser timide. Mais à présent, elle regardait une chaise vide, ombragée par les nuages qui couvraient le soleil derrière elle. C'était comme si Shikamaru avait disparu de son horizon, et qu'elle ne pouvait qu'imaginer sa présence autour d'elle.

Secouant la tête avec insistance, elle se remit au travail en serrant les poings. Elle ne devait pas laisser ce qu'elle ressentait la perturber surtout pas à l'aube du conseil des Kages, lors des célébrations. Tout cela n'était que du passé, des bribes de souvenirs qui tentaient d'imposer leurs présences dans son esprit, créant un chaos qui semblait peser dans sa poitrine. Elle aurait souhaité que tout cela s'évanouisse, qu'elle ferme les yeux un instant pour oublier l'air concentré du jeune homme, ou son sourire quand il l'apercevait. Pendant de longues minutes, elle n'écouta plus son coeur, et se plongea dans le travail, aidant comme elle le pouvait les jeunes hommes qui travaillaient au coeur du bâtiment du Hokage. Elle laissa dans un coin de son esprit la jeune fille terrorisée par les conséquences de ses sentiments, et elle ferma son visage prenant cette attitude qui la protégeait depuis l'enfance. Elle était la terrible Temari du désert après tout.

Soudainement, après quelques minutes, elle entendit des bruits dans le couloir, qui teintèrent tout les visages d'étonnement, car le bâtiment du Hokage, à cet étage, était toujours très calme. La porte du bureau s'ouvrit avec violence, et Shikamaru apparut à ses collègues, à bout de souffle, des gouttes de sueur suintant sur son visage perdu, son uniforme défait. Il chercha rapidement le regard de Temari, promenant ses yeux dans la pièce, dans une panique empressée, et quand il la vit, il déglutit avec difficulté. La jeune fille sentit son coeur se serrer à la vue du jeune homme, pensant qu'il n'allait jamais la laisser quelques minutes être loin de lui, et tenta de se forcer à paraitre impassible. Elle aperçut derrière lui, que deux shinobis semblaient demander à Shikamaru de se calmer, et de se rhabiller avant de rentrer dans le bureau du chef du village. Les deux petits shinobis savaient pourtant qu'ils parlaient au grand conseiller du Hokage, d'où leurs voix timides, et embarrassées, mais ils tentaient tout de même de le convaincre de sortir du bureau. Shikamaru les repoussait, haussant le ton, leur ordonnant qu'il savait ce qu'il faisait, et qu'il avait le droit de rentrer dans son bureau. Ses collègues semblaient aussi perdus, n'ayant jamais vu leur chef avec tant de passion. Ils ne connaissaient que le Shikamaru impassible, qui leur donnait des ordres, qui ne disait pas un mot plus haut que l'autre, qui venait tôt le matin pour partir tard le soir, qui ne sortait qu'avec ses amis de l'Académie, comme si ses collègues ne méritaient pas son attention, ou ne pouvaient pas le comprendre pleinement. Ou comme si simplement, il avait peur de leur jugement, peur de paraitre trop humain pour un conseiller de Hokage, peur que des gens apprennent sa situation maritale, ou ses sentiments confus. Il fallait toujours faire bonne impression, même s'il devait passer pour quelqu'un de froid envers la société.

« Temari ! Je te trouve enfin ! On doit parler ! » cria le jeune homme sans se soucier qu'il dérangeait tout le monde.

Entendant le bruit, Kakashi apparut aux cotés de Temari, fronçant des sourcils en voyant son conseiller qui interrompait une réunion importante. Il lança un regard à Temari, et la jeune fille, honteuse d'être ainsi regardé à cause de Shikamaru, baissa les yeux en maugréant contre le jeune homme. Il avait le don en ce moment d'arriver aux mauvais instants, et de faire parler de lui. Elle qui n'avait jamais aimé être le centre de l'attention, se retrouvait malgré elle, dans des scènes similaires à celle-ci, toujours en compagnie de Shikamaru. Que faisait-il ici ? N'avait il pas compris ce qu'elle lui avait dis lorsqu'il l'avait embrassé. Ils ne pouvaient pas être dans la même pièce, et encore moins se parler. Dès qu'ils le faisaient, les choses semblaient dégénérer, comme si leurs deux raisons les abandonnaient, et qu'ils étaient poussés l'un vers l'autre par une force destructrice. Elle ne voulait pas lui parler, parcequ'elle n'était pas certaine que les conséquences de cette simple action, allait les sauver au contraire. Elle n'avait pas la solution pour faire taire ses sentiments, mais elle pouvait au moins éviter de le croiser jusqu'au moment où elle quitterait le village. Cependant, embarrassée par le regard des collègues de Shikamaru, et du Hokage, sur elle, elle se dit qu'elle ne pouvait pas rester ici sans rien faire. Soupirant, en fermant les dossiers devant elle, elle fit un signe discret à Kakashi et salua ses collègues, avant de s'approcher du jeune homme qui se débattait encore et qui semblait perdu dans des paroles incompréhensibles. Elle ne l'avait jamais vu aussi paniqué, comme s'il tentait de courir après un train qu'il ne rattraperait jamais, et pourtant, il essayait encore de toutes ses forces.

« Je m'en occupe » dit-elle simplement aux deux shinobis, qui acquiescèrent avant de laisser Shikamaru et de retourner à leurs postes.

Shikamaru parut soulagé un instant qu'elle vienne vers lui, mais elle effaça rapidement son sourire en le poussant violemment hors du bureau pour qu'ils soient seuls, et surtout pour que leurs collègues ne voient pas la colère qui teintait peu à peu son visage. Il venait l'interrompre dans son travail pour l'embarrasser devant tout le monde, alors qu'elle était la soeur du Kazekage. Il allait l'entendre, ca c'était certain.

« Temari, il faut qu'on …

- Pourquoi tu es là Nara ?!

- Je t'ai dis… Il faut qu'on discute. Je t'ai cherchée dans tout le village. Je ne pensais pas que tu serais la.

- Je dois travailler.

- Tem… S'il te plait. Il faut qu'on en parle.

- On a déjà parlé, Shikamaru. »

Le jeune homme ferma les yeux un instant, comme si la froideur de la jeune fille était un couteau se plantant dans son coeur à chaque syllabe. Voyant qu'il ne disait rien, complètement perdu, elle lui lança d'une voix ferme :

« Je vois que ce n'était pas si important ce que tu avais à me dire finalement. Alors si tu veux bien je vais…

- Je m'excuse pour ce que j'ai fais Temari, l'interrompit-il d'un coup, J'avais trop bu. J'en suis désolé »

C'était maintenant à elle de garder le silence face à sa confidence. Connaissant Shikamaru, elle ne s'attendait pas à des excuses si directes. Quand il la blessait par des actions stupides, ou des mots trop forts, il ne s'excusait jamais : ce n'était juste pas lui. Mais il arrivait toujours à lui faire oublier ce qu'il avait fait par des petites attentions et Temari avait trouvé ça mignon à l'époque cette incapacité à lui dire qu'il était désolé. Mais à présent qu'il l'avait fait souffrir maintes et maintes fois, elle était plus qu'étonné que de tels mots franchissent ces lèvres. Elle se demanda pourquoi aujourd'hui, il voulait s'excuser. Pourquoi aujourd'hui et pas des années auparavant.

« Je m'excuse de mon comportement. Je suis conscient d'avoir été trop loin. Je n'aurais pas du faire cela. J'ai laissé mon coeur me dicter ce que je pensais. Temari je …

- Tu te souviens de notre premier duel ?

- Pourquoi ? demanda le jeune homme, confus.

- Je veux un combat.

- Temari ce n'est vraiment pas le moment. J'essaye de te dire quelque chose la.

- Un combat et on parlera. »

Le jeune homme parut étonné de sa requête mais vit la colère briller dans les yeux de celle qui occupait toutes ses pensées. Il ne savait pas pourquoi elle voulait qu'ils se battent à nouveau, mais il ne pouvait pas lui refuser. Il avait couru jusqu'à elle à nouveau pour tenter de lui expliquer, d'enfin tout lui dire, il n'allait pas la perdre en refusant un stupide duel. Il devait lui parler sinon il allait devenir fou. Il acquiesça donc rapidement, en lui murmurant qu'il était d'accord mais qu'elle devait lui promettre de le laisser lui parler à la fin de ce duel.

« Tu as ma parole. »

Quelques mots qui scellèrent leur accord, et ils quittèrent tout les deux le bâtiment du Hokage. Ils ne pouvaient pas se provoquer ici, et se battre dans les locaux où ils travaillaient. Il leur fallait un endroit plus calme, éloigné du centre ville, où la colère de Temari ne pourrait blesser des personnes. Shikamaru indiqua à la jeune fille qu'il connaissait un endroit parfait pour leur petit duel, et elle le suivit sans un mot. Après sa discussion avec Naruto, le jeune homme avait petit à petit pris conscience de ses actions. Voir Naruto, devenir son confident pendant un instant, et être celui qui le réveille de la léthargie dans lequel il s'était lui même plongé était une chose qu'il n'aurait jamais pensé voir un jour. Il ne s'était jamais vraiment confié à Naruto, car le jeune homme était un peu naïf et n'arrivait jamais à être sérieux. Mais le fait d'être bientôt père, et peut être aussi que Shikamaru ait blessé une des amies de Naruto, avait forcé leur amitié à prendre des allures de confidence. Shikamaru avait ouvert les yeux ce matin même, comme s'il n'avait pas pensé par lui même en deux ans, qu'il avait simplement fermé les yeux sur les événements qui l'entouraient, qu'il avait simplement suivi le courant de sa vie, évitant les ravins, et ne se souciant pas de la jeune femme pour qui il avait des sentiments. Il avait simplement accepté son destin, comme si les dieux le forçaient à mener cette vie, et par paresse, n'avait jamais tenté de renverser ce qui avait été tracé pour lui. Il avait couru toute la matinée à la recherche de ses beaux yeux verts, pour lui parler. Il était déterminé. C'était aujourd'hui qu'il lui dirait tout ce qu'il ressentait quand il la voyait même si il ne savait pas vraiment la nature de ses sentiments. Il ne pouvait pas continuer à avancer sans lui dire, en l'oubliant dans un coin de sa tête. Il avait besoin d'elle. Il ne pensait pas aux conséquences de ses actes. Il oubliait simplement tout ce qui l'entourait, et se concentrait sur la femme de sa vie qui semblait lui échapper au fur et à mesure que le temps passait. Il n'était pas trop tard, il en était certain. Il pouvait encore la rattraper. Il le devait. A n'importe quel prix.

Ils arrivèrent donc à l'extérieur du village, dans la forêt des Nara, où personne ne pouvait venir sans l'autorisation du chef du clan. Ce jour là, les cerfs semblaient comprendre que leur maitre n'était pas venu pour les caresser ou les nourrir, car du coin de l'oeil, Shikamaru vit qu'ils l'observaient de loin, mais n'osaient pas approcher. Il choisit une clairière un peu plus loin, car il savait qu'ils seraient tranquille, que personne ne connaissait cet endroit, et que les cerfs ne les dérangeraient pas, ou ne se blesserait pas à cause de leurs attaques. Le jeune homme était étonnement stressé à l'idée de se battre contre Temari, comprenant que ce duel représentait plus qu'une simple bagarre d'adolescents. Aujourd'hui, ils ne se battaient pas pour être promu au rang de Chunin comme avant, mais pour tout ce qu'ils avaient vécu, comme une manière de se dire enfin les choses mais par les actions. Et ça le jeune stratège commençait à le comprendre, quand il vit Temari observer l'endroit puis darder sur lui des yeux perçants. Elle avait le même regard que ce jour là, ce jour où il l'avait quittée. Un regard plein de fierté blessée, de colère, et de rancœur.

« On fait ça maintenant, et ici, lança simplement la jeune fille en détachant son éventail dans son dos.

- Tu es vraiment sure de toi Tem ? Parcequ'on pourrait juste…

- La Lame du Vent ! » hurla la jeune femme. »

Le jeune homme n'eut pas le temps de répondre à son attaque, et après avoir étouffé un « galère » rapide, il évita le tourbillon de vent en quelques bonds pour aller se réfugier dans les arbres derrière lui. Temari ne lui laissa pas le temps de souffler, et sans vraiment y réfléchir, assena une nouvelle violente attaque, déracinant les arbres qui cachait Shikamaru. Elle ne lui laisserait pas le temps d'élaborer une stratégie ; pas cette fois. Ce duel, elle devait absolument le gagner, pour tout lui prouver, pour répondre à ses propres peurs, pour qu'ils avancent enfin. Il leur fallait évacuer toute cette colère qui les rongeait tout les deux pour qu'enfin les mots puissent avoir un vrai impact. Dès les premières secondes, elle sentit courir cette vague d'adrénaline dans ses veines, ce sentiment de devoir gagner à tout prix. Cela faisait bien longtemps que Temari n'avait eu pas le droit à un vrai combat. Depuis la guerre, elle était complètement écartée du terrain, et elle, qui adorait cette sensation d'être utile, de défendre sa patrie, et sa vie, mourait quand elle était loin du champs de bataille. Elle s'était dis qu'elle trouverait d'autres occupations, et que la guerre l'avait épuisée, pourtant après juste une minute de combat, elle sentit son corps trembler à l'idée d'être à nouveau en train de combattre, comme si l'ancienne Temari prenait à nouveau le contrôle, délaissant la peur pour l'excitation du combat. Elle vit Shikamaru éviter une nouvelle fois son attaque, et sauter un peu plus loin, comprenant que les arbres ne le protégerait pas de la rage de la jeune fille. Il tenta une attaque vive, en lui lançant deux kunai qu'il avait dans la poche de son uniforme, avant de se rendre compte qu'il n'avait même son équipement entier. Il était parti trop vite de chez lui, ne s'habillant pas en entier, ne vérifiant même pas les poches de son pantalon. Quel piètre conseiller du Hokage il faisait. Il se retrouvait dans une clairière abandonnée, loin de tout, au lieu d'être aux cotés de ses collègues. Et surtout loin du domicile familiale, où il devrait être aux cotés de celle qu'il avait épousé. Il devait régler d'abord ses problèmes avec Temari, avant de parler à Hisae. Il devait prendre les bonnes décisions, être un homme d'honneur à nouveau, arrêter cette accumulation de bêtises qu'il ne cessait pas de faire depuis quelques temps. Aujourd'hui, son ciel allait s'éclaircir, et chasser son chaos loin de sa vie : il en était certain. Il devait une bonne fois pour toute choisir une vie, et l'assumer. Il ne pouvait plus se cacher derrière ses excuses, tout en sabotant tout ce qu'il l'entourait. Pendant qu'il réfléchissait rapidement aux conséquences de ce duel, perdu dans ses pensées, Temari ne le lâcha pas, et elle lui assena encore des attaques sans s'arrêter. Dans ces lames acérées de vent qu'il recevait sans pouvoir placer une défense, il voyait toute la haine que Temari avait eu pendant deux ans à son égard, et toutes les incompréhensions qui les tiraillaient tout les deux. Il tenta en vain de réfléchir à une stratégie rapide, essayant de se défendre, mais une bourrasque de vent l'envoya valser quelques mètres plus loin, sans qu'il n'ait pu bouger un doigt. Grognant contre la douleur, et en se relevant en vitesse, il nota qu'elle ne le laisserait pas respirer. Elle devait lui dire tout ce qu'elle pensait, tout ce qu'elle ressentait, tout ce qu'elle avait enfoui en elle pendant ces mois séparés. Il l'avait terriblement blessée, et encore la veille, il l'avait plongée dans une tourmente en l'embrassant comme un idiot. Peu importe ce qu'il ressentait par rapport à la jeune fille, il devait essayer de faire les choses de manière plus correctes, il le savait à présent.

« Tu vas encore te cacher longtemps Shikamaru !, lança Temari plus loin.

- J'étais contre cette idée Tem !

- Tu n'es qu'un lâche c'est tout. Viens te battre !

- Elle va me tuer… murmura Shikamaru »

Il savait qu'il allait regretter son geste mais il devait sortir de sa cachette, et espérer qu'elle allait calmer sa fureur quelques instants pour qu'il puisse l'atteindre. Son ombre avait certes grandi depuis le temps où ils n'étaient que des gamins, mais il ne pouvait pas la toucher, pas à cette distance. Il l'entendit hurler pour invoquer sa grande lame du vent, et en un mouvement rapide, il bougea pour éviter d'être emporté par le tourbillon, et sans s'arrêter couru vers elle, son esprit manquant d'exploser tandis qu'il cherchait une stratégie. Il la vit sourire, de ce sourire carnassier qu'il lui connaissait, ce même sourire dont il avait eu peur pendant toute son adolescence. Elle allait le massacrer. Il esquiva ses attaques, donnant tout ce qu'il avait pour l'approcher. Pour une fois dans sa vie, il ne devait pas rester à l'arrière, attendre que les combats se fassent pour lui, à se morfondre dans sa paresse. Il sentait la présence d'Asuma près de lui, qui le regardait du ciel, comme pour l'encourager. Il devait se prouver qu'il pouvait faire une chose bien dans sa vie. C'était Temari. C'était elle. Il ne pouvait que se battre pour elle. Il devait le faire. A chaque mouvement qu'il faisait pour esquiver ses attaques, il sentait son coeur battre de plus en plus fort, le sang explosait dans ses veines, son souffle devenant de plus en plus court. C'était son combat. Il devait le gagner, il n'y avait pas d'autres solutions qui s'offraient à lui. A un instant, alors que son ombre courait au sol, sans jamais atteindre la jeune fille qui s'écartait à mesure qu'il approchait, leurs yeux se croisèrent, et le temps s'arrêta. Autour d'eux, le décor changea dans leur esprit, et ils furent entourés par une foule en liesse, scandant leurs noms. Ils entendirent la voix de Naruto, hurlant que Shikamaru pouvait réussir, et Shikamaru aperçut dans un coin de l'oeil Asuma aux cotés de Kurenai. Une seule seconde, et ils furent happés dans ce tourbillon de souvenirs, se rappelant comme tout cela avait commencé, de la même manière avec laquelle cela allait finir. L'amour appelle à la haine. Ca ne pouvait qu'être intrinsèquement lié puisque les deux émotions ne venaient que d'une source commune. Cette violence leur rappelait qu'ils n'arrivaient pas à communiquer autrement que par les cris et les disputes. Cela avait commencé par un combat, s'était suivi par de nombreuses batailles, et il était normal, presque évident, que la douleur et la violence devaient exploser à ce moment là. Elle l'insulta rapidement en voyant qu'il arrivait presque à sa hauteur, et il la vit se mordre pour invoquer sa danse du faucheur. Il devait frapper rapidement. Se forçant, puisant dans la motivation qu'il lui restait, il courut rapidement, lui jetant le seul kunai qu'il lui restait, il s'approcha d'elle, et d'un seul coup, il élança ses ombres jusqu'à elle. Elle l'esquiva rapidement mais voyant qu'il fonçait vers elle, elle décida d'y aller avec plus de violence. Elle ne pouvait pas l'avoir s'il était trop proche d'elle, et à chaque pas, il devenait de plus en plus dangereux. Elle ne pouvait pas oublier qu'il était très fort pour utiliser son étreinte mortelle qu'elle connaissait que trop bien. Elle ne pouvait pas se faire avoir. Elle décida de changer de stratégie, et pris une décision qui le surprendrait certainement. Elle lui assena une dernière bourrasque, et pendant qu'il se protégeait pour ne pas être entrainé par le vent, elle lâcha son éventail, et attrapa le Kunai qui trainait à ses cotés. Elle fila aussi vite que le vent qu'elle maitrisait, et lui sauta dessus, l'arme à la main. Rapidement, il attrapa un autre Kunai pour se défendre, et bientôt ils n'entendirent que le tintement des armes qui s'entrechoquaient, ainsi que leurs souffles qui semblaient créer une mélodie presque harmonieuse. Shikamaru était certes devenu un adulte bien bâti, il ne pouvait toujours pas rivalisé contre son ex amante. Elle avait plus d'hargne qu'il n'avait de tristesse de les voir se déchirer ainsi. Il ne l'avait vu que rarement ainsi. Pendant une seconde, il se demanda si un jour il retrouverait la jeune femme amoureuse, au sourire si tendre. Si un jour il pourrait revoir ses yeux pétiller d'amour, s'il pourrait retrouver la chaleur de ses bras, la caresse de ses lèvres. S'il pouvait simplement tout inverser, et plonger dans les souvenirs des moments qu'il avait passé à ses cotés. Si seulement c'était possible… Voyant qu'il n'était pas concentré sur le combat, Temari en profita pour lui assener un coup violent, d'un coup de pied, l'envoyant valser plus loin. Elle ne lui laissa pas le temps d'attraper le Kunai, ni de se relever, et alla l'attaquer au sol, alors qu'il n'était pas encore redressé. Il parut surpris lorsqu'elle l'attrapa par le col, et que sans ménagement, elle lui assena un coup de poing qui l'assomma légèrement. Mais il stoppa toute action au moment où le poing de la jeune fille toucha son visage, laissant son corps retomber au sol. Il l'avait mérité. Il ne bougerait pas. Il ne pouvait pas lever la main sur elle. Se battre dans un duel c'était une chose, toucher à ce visage dont il rêvait en était une autre. Il ne pouvait pas s'abaisser à oser frapper une femme. Il n'était pas ce genre d'homme. Duel ou pas. Voyant qu'il ne bougeait pas, elle continua à le frapper au torse, comme ce jour là, ce jour où il avait osé lui briser le coeur, dans un accès de colère, qui lui enleva toute raison. Elle oublia un instant qu'elle pouvait lui faire du mal, oublia qu'elle pouvait dans sa violence lui donner quelque blessure. Elle oublia simplement qu'ils étaient sensés se battre en duel, et elle s'énerva, des larmes de rages coulant sur son visage. Pourquoi ne se défendait il pas ? Il arrivait encore à l'énerver à être si paresseux qu'il se laissait frapper par la jeune fille.

« Bats toi au lieu de rien faire ! Bats toi Shikamaru !

- C'est bon Tem ! Tu as gagné. Tu m'as eu, dit le jeune homme en soufflant à chaque coup, Ca suffit.

- Je n'ai rien gagné Nara ! Bats toi ! Défends toi !

- C'est hors de question ! Tu as gagné !

- J'ai rien gagné tais toi ! hurla-t-elle en lui assenant un coup plus violent que les autres, J'ai rien gagné Shika ! Je … Tu es parti ! Tu m'as abandonnée ! Tu m'as laissé Shika ! Et maintenant … Maintenant tu veux qu'on parle ! Tu m'as laissé ! Seule !

- J'en suis désolée Tem… Mais ce que je t'ai dis hier, bien que soul, je le pensais … Il n'y a que toi. Arrête de me frapper enfin !

- Et toi arrête de dire des bêtises ! Tu crois que si c'est facile Shikamaru ! Ca ne l'est pas !

- En quoi c'est pas si facile ! Tem je suis en train de te dire que c'est toi !

- Shikamaru on ne peut pas ! Tu es parti, j'ai refais ma vie, tu as refais la tienne ! On ne peut pas avoir cette discussion ! Ce duel marque la fin.

- Je ne veux pas que ce soit la fin.

- Ne dis pas de bêtises !

- Je me fiche des conséquences de ce que je vais te dire Tem. Je suis conscient aujourd'hui. Je t'ai dis que je m'excusais de tout ce que j'ai fais. Je… Je ne sais pas ce qu'il se passe dans ma tête… Mais je ne pense qu'à toi ! Et ca me rend fou ! Je ne sais plus quoi faire… C'était si facile de ne plus penser… Et maintenant c'est galère.

- On ne peut pas, dit Temari paniquée en comprenant ce qu'il lui confessait, Je ne …

- Tu vas me dire que toi tu ne penses pas à moi ? Dis le moi et j'arrêterai tout ! Tem… Tem …murmura-t-il en tentant d'arrêter gentiment ses coups.

- Arrête ! Arrête ! Tu es parti ! Je t'ai perdu ! Arrête ! Arrête !

Elle répéta ce mot pendant quelques secondes alors que l'intensité de ses coups redescendit et qu'elle plongeait ses yeux dans ceux d'un Shikamaru qui avec une extreme patience tenait ses poings avant d'ouvrir ses mains avec une lenteur et une douceur qui ne lui ressemblait pas. Il délia chacun de ses doigts pour qu'elle ne serre plus les poings, qu'elle ne le frappe plus, pour qu'elle ne souffre plus, pour qu'elle ne se batte plus. Elle le regarda faire alors que les larmes coulaient encore sur ses joues, et que tout son corps était pris de tremblements. Toujours au dessous d'elle, il se redressa doucement pour poser sa main sur sa joue, et chasser ses larmes d'une caresse. Il n'aimait pas pas la voir souffrir, et chacune des larmes qu'elle laissait s'échapper, lui rappelait oh combien elle avait pleuré à cause de lui. Pendant un instant, elle fut choquée de la douceur de la main sur sa joue, ne comprenant que maintenant tout ce qu'il venait de lui avouer, sous les coups, sous la douleur, et elle fut troublée comme s'ils revenaient au moment même où ils étaient tombés amoureux. Elle ne savait pas ce qu'elle ressentait pour lui, et il était aussi perdu qu'elle mais ils n'écoutaient que leurs coeurs à cet instant. Poussée par l'adrénaline du combat, et tout cette tornade de sentiments à l'égard du jeune homme, elle posa ses doigts sur son visage comme si elle le voyait pour la première fois, faisant glisser le bout de son doigt sur cette barbe rasée de près dont elle n'avait pas l'habitude. Puis, dans un élan de folie, son esprit lâchant prise pour la première fois depuis son retour à Konoha, elle se pencha et déposa sur les lèvres du jeune homme un baiser sincère, comme une réponse à toutes leurs questions. Quand il sentit les lèvres de la jeune fille, le jeune homme surpris, se tendit un instant, croyant rêver, ayant tellement imaginé ce baiser pendant toutes ces nuits. Ce n'était pas comme la veille. Ce n'était pas un baiser pressant, plein d'alcool, et de rancoeur, mais d'une douceur comme s'ils n'osaient pas bouger. Il sentit tout son être vibrer au simple contact de ses lèvres, fermant les yeux comme la première fois où il l'avait embrassée, sentant en lui, ce feu ardent se réveiller et bruler dans sa poitrine. Puis, le baiser s'intensifia de plus en plus, la passion les irradiant doucement, ne voulant pas s'arrêter même pour respirer, comme si se lâcher à ce moment couperait tout ce qu'ils venaient d'entreprendre. Embrasser Temari était comme monter dans une montagne russe pour Shikamaru. Il connaissait ses lèvres par coeur, mais elle arrivait encore à lui tordre le ventre à chaque baiser qu'elle lui offrait, comme s'il n'était qu'un adolescent à son premier baiser. Il avait l'impression de la connaitre parfaitement, et en même temps d'être étonné et surpris par la passion qui se dégageait de la jeune fille. Elle qui un instant auparavant l'implorait d'arrêter était celle qui l'attirait à elle avec force. En un simple baiser, il oublia même la raison de leur venue ici, laissant tout au lendemain, ne voulant qu'une chose à cet instant : Temari.

Avec plus d'empressement qu'il ne l'aurait voulu, il se redressa pour capturer sauvagement ses lèvres. Il avait besoin d'elle comme si elle lui donnait la force d'avancer, comme si un seul de ses baisers pouvait lui donner le courage de tout affronter. Alors qu'il plongeait une des mains dans les cheveux blonds de la jeune fille, il sentit ses mains lâcher son col, pour aller se poser dans son dos, et le pousser encore plus à elle. Ils ne pensaient plus à rien d'autre qu'à eux mêmes. Il n'y avait plus de raison seulement des sentiments confus, et l'adrénaline. Le jeune homme frissonna en sentant les mains de Temari sur lui. Cela faisait si longtemps. Ne cessant pas son baiser, il la poussa lentement pour pouvoir être au dessus d'elle, puis il parcourut son visage, sa langue cueillant chacune des larmes qu'elle avait versé pour lui, avant de s'attaquer à son cou. Il la sentit souffler avec désir, et ses mains virent courir le long du corps de la jeune fille. Elle était si belle, si désirable qu'elle le rendait fou. Il avait envie d'elle. Il avait besoin d'elle. Il pouvait entendre son coeur exploser dans sa poitrine, et sa tête tourner de plus en plus. Il embrassa chaque parcelle de son cou, tandis que ses mains trouvaient leur chemin sur les jambes de la jeune fille, la faisant frissonner à chaque caresse. Leurs baisers devenaient de plus en plus voraces, et avec une envie non dissimulée, Shikamaru remonta sa main pour venir la glisser sous la tenue que portait Temari. Voyant que Temari commençait à déboutonner son blouson de Jonin, le jeune homme cessa leur baiser pour murmurer :

« Tem… On n'est pas obligé… Je veux dire… Je ne suis pas sur que…

- Shika, dit elle avec une voix décidée, Fais moi l'amour. »

Les mots qu'elle venait de prononcer résonnèrent dans l'esprit du jeune homme, et il sentir le désir monter en lui. Il oublia tout, sa femme, sa situation, celui avec qui était Temari. Tout cela s'évanouit à l'instant où avec envie il prit à nouveau les lèvres de son ex compagne alors qu'elle enlevait avec empressement l'uniforme de Shikamaru. Ne pouvant pas attendre un instant de plus, il commença à trouver le moyen de la déshabiller sans que ses lèvres quittent sa peau, et dans un élan d'envie, il embrassa cette poitrine qu'il avait tant désiré, se délectant d'entendre le souffle court de la jeune fille, et de la voir se cambrer à chacun de ses baisers. Remontant vers son cou, il la mordilla avec plaisir, aimant laisser quelques marques alors que ses mains s'attardaient sur les cuisses de la jeune fille. Bientôt, les vêtements furent jetés au loin, et leurs peaux brulantes se touchèrent enfin. Il savourait chaque instant, caressant tout son corps à présent nu, dont les courbes étaient parfaites. Il voulait la posséder complètement, comme avant. Il voulait la sentir, entièrement. Il était ivre de ses baisers, de la sensation de leurs corps l'un sur l'autre, du gout sucré de sa peau, de ses caresses empressantes, des marques qu'elle laissait sur son corps. Il avait envie d'elle. Il sentait les mains de la jeune fille s'aventurer vers son pantalon, dernière barrière qui bloquait leur désir, et il ferma les yeux, soufflant de plaisir, essayant de ne pas paraitre trop empressé. En un regard, ils comprirent qu'ils étaient certes en train de passer un cap qui allaient entrainer leurs chutes, mais ils ne pouvaient plus s'arrêter. Il la laissa déboutonner son pantalon, et lorsqu'il eut son accord muet, il put enfin assouvir leur désir commun, pénétrant doucement en elle, se sentait complet en un instant, comme s'il n'était qu'entier qu'avec elle. Soufflant sous la sensation qu'il avait oublié avec le temps, alors qu'elle fermait les yeux sous le plaisir, il commença sa danse lente, tout en l'embrassant avec effusion. Il la sentit trembler alors qu'il accélérait ses mouvements, et elle planta ses ongles dans son dos tout en murmurant son prénom. Ces murmures le rendaient dingues, et il adorait entendre son prénom susurré par les mêmes lèvres qu'il embrassait. Ils avaient besoin l'un de l'autre, et en quelques longues minutes, ils concrétisèrent tout ce qu'il pensait de l'autre sans se soucier des conséquences de leurs actions. Il n'était plus question de pardon, plus question d'excuses, ou de belles promesses d'avenir. Il n'y avait que Temari et Shikamaru. Rien autour ne pourrait leur enlever ce moment. Sentant son ventre bruler de désir, et le corps de Temari se cambrer de plus en plus, le jeune homme lui chuchota des mots sans vraiment réfléchir :

« C'est toi Tem... Ca a toujours été toi...

- Shika… répéta-t-elle dans un souffle plein d'envie »

Il ne put retenir plus longtemps se désir, et dans un dernier élan accéléré, entre râles et murmures, laissa échapper son plaisir, s'abandonnant complètement à elle, alors qu'elle hurlait une dernière fois son nom, et qu'il fermait les yeux comme pour se souvenir de son orgasme à jamais, comme pour le marquer dans sa mémoire. Sans un mot, il se laissa tomber à ses cotés, sans même prendre la peine de se rhabiller, savourant cet instant dans ses bras, comme avant, ses doigts se promenant dans les cheveux de sa partenaire, observant les nuages au dessus d'eux. Du bout des doigts, il tenta d'attraper son paquet de cigarette comme par habitude, mais il sentit la main de Temari attraper la sienne pour l'en empêcher. Sans un mot, il ferma simplement les yeux, bercé par le souffle de Temari, par les caresses de sa main sur son torse, par son propre coeur qui battait la chamade. Pour la première fois depuis longtemps, il se sentit heureux, ses lèvres s'étirant en un petit sourire. Elle était celle dont il rêvait chaque nuit. Elle était celle qui le comprenait sans parler. Elle devait être celle qui marchait à ses cotés. Il ne savait pas qu'il venait probablement de faire la plus grosse erreur de sa vie, se fichant des conséquences ou dans quoi il s'était embarqué. Il avait simplement laissé le désir ardent réparer leurs deux âmes tout en scellant peu à peu leur destin sans le savoir.

Alors que le jeune homme, appréciant ce moment d'accalmie après ce qui venait de se passer, Temari, son corps contre celui du jeune homme n'arrivait pas à croire ce qu'ils venaient de faire. Elle avait eu tellement envie de Shikamaru à cet instant précis, qu'elle en avait tout oublié autour. Il était Shikamaru. Il avait toujours été cet homme dont elle était follement tombée amoureuse. Elle l'observa un instant à ses cotés. Il semblait si paisible, assoupi comme un enfant, la douleur ne peignant plus son visage, qu'elle en sourit presque. Elle aussi pour la première fois de sa vie avait été tellement bien, comme s'il arrivait à enlever la douleur, la peur, la tristesse en troquant les coups du duel par des caresses. Pourtant, elle ne pouvait pas apprécier ce moment pleinement car elle n'oubliait pas ce qu'il venait de faire. Il avait oublié qu'il était marié, et qu'elle n'était pas libre. En un instant, ils étaient devenus amants, partageant la cause du malheur qu'ils allaient provoquer. Fermant les yeux, elle sentit à nouveau les larmes lui venir en pensant qu'elle ne voulait pas que ce moment se termine. Elle aurait voulu pouvoir rester à ses cotés éternellement, que ces retrouvailles durent juste plus longtemps pour pouvoir tout effacer autour d'elle. Elle ne voulait pas que le lendemain arrive, où elle serait à nouveau privé des baisers de Shikamaru, où elle devrait s'en sortir seule. Elle ne voulait pas que le soleil se couche, et qu'elle soit seule dans la nuit. Et surtout, elle refusait de croire que demain, ils se lèveraient sur une journée où les conséquences de leurs actions allaient la mener à sa perte. Elle ne voulait pas qu'une simple pensée occupe son esprit, et pourtant ce fut celle-ci qui le traversa, perturbant ce doux moment entre les deux jeunes amants : Demain tout serait diffèrent car il serait la.


Je vous laisse sur ce long chapitre qui fait avancer les choses. N'oubliez pas que tout est loin d'être fini pour ces deux petits ^^ Laissez moi vos impressions bonnes ou mauvaises :) A bientôt !