Chapitre 8

Après avoir mené une bataille pour faire réparer mon ordi, finis la période de contrôles, trouvé un travail d'été, j'ai enfin trouvé un moment pour compléter le chapitre que j'avais commencé. Dans ces moment-là je suis bien heureuse de ne pas avoir de vrai délai à respecter ^^ (me tuez pas mdr).Durant ma looonngue absence j'ai surtout lu des fics et reviewez (seul truc que je pouvais faire avec mon Iphone) car il y a bon nombre de fic qui mérite d'être lue donc il faut mettre des reviews !).

Encore un énorme merci à Nathdawn(elle n'est plus à présenter je pense) pour avoir corriger ce chapitre. Je suis toujours contente de discuter avec toi tu me fais bien rire je t'adore P(et j'espère que c'est réciproque mdrr)

Bon j'arrête de raconter ma vie et je vous laisse lire ce chapitre :


Sanji ouvrit les yeux dans un sursaut et en sueur comme si le temps entre son combat et son réveil n'avait jamais existé. Cependant il savait que ce combat avait bien eu lieu et qu'il n'avait pu réagir. Faible…il se sentait tellement faible que les larmes faillirent lui monter aux yeux mais il les retint car il avait déjà assez pleuré sur son sort selon lui. Mais sa gorge lui faisait mal tellement elle était nouée. Un pirate qui ne peut plus se battre, voilà ce qu'il était. Pire qu'Usopp, lui au moins avait combattu jusqu'au bout avec ses billes saugrenues. S'il ne se reprenait pas, il n'aurait plus qu'à quitter l'équipage mais comment faire alors que la simple vue d'une lame le faisait mourir de peur? Faible et lâche, voilà ce qu'il était.

Il observa la lueur qui perçait à travers le hublot. Les rayons de la lune éclairaient doucement la pièce où se reposaient tous ses nakamas masculins, à l'exception d'un dont l'absence des ronflements se faisait grandement ressentir. Zoro. Sanji était loin d'avoir oublié ce qu'il avait fait. Il avait su le rassurer et le sortir de cette peur paralysante qui l'accablait, tout cela grâce à ses gestes si inhabituellement doux malgré l'incroyable force dont le bretteur pouvait faire preuve en cas de besoin. Il aurait pourtant eu une bonne raison de se foutre de lui alors. Pourquoi fallait-il que le Marimo le voit quand il n'était moins que rien? Il avait eu pitié de lui, voilà tout. Comme dans ses cauchemars. Sanji décida de se lever et de se préparer à ce qui ressemblait à une énième nuit d'insomnie, mais lorsqu'il amorça un mouvement, il sentit une étrange chaleur au niveau de son ventre. Il souleva donc sa couverture et s'aperçut alors avec stupeur de ce qui lui recouvrait l'abdomen. Le haramaki du sabreur était là avec cette couleur si spéciale, similaire à celle des cheveux de son propriétaire*.

Cette découverte fit violemment rougir le cuistot qui n'en revenait pas de tout ce que le sabreur faisait à son égard. Zoro n'était pas un homme facile à comprendre, un peu rude. Sanji se surprit à comparer ce geste à... de la tendresse? Non, c'était impossible! Pas le Marimo! Après ce qui s'était passé, que Zoro l'ait vu si pathétique, il aurait voulu l'éviter mais à présent, il fallait lui rendre cette ceinture. Oui, il allait le faire immédiatement puis retournerait se coucher avec sa honte qui lui nouait la gorge.

Il se leva donc après avoir retiré le haramaki de son compagnon, non sans gêne.

Il s'avança sur le pont, l'air frais passant sous sa chemise le revigorant doucement. Il ferma les yeux et lorsqu'il les rouvrit il aperçut un bout de la tête de Zoro. Il s'avança timidement et le plus silencieusement possible mais il fut interrompu par le sabreur qu'il croyait pourtant endormi.

-« Retourne te coucher Ero cook, t'a besoin de dormir »

-« Euh j'étais venu te rendre ton…ton haramaki…et pour te dire merci pour hier. »

Leurs regards se croisèrent un instant et Zoro se releva et se mit face à Sanji, leurs visages seulement à quelques centimètres l'un de l'autre, ce qui ne laissa de marbre ni l'un ni l'autre mais ils préféraient tous les deux se concentrer sur la conversation précédemment engagée.

-« Qu'est-ce-qu'il t'est arrivé hier ? Je veux dire que ta crise de tétanie était due à quoi ? A l'incident avec Leyla ?! »

Le ton de Zoro se durcissait au fur et à mesure des questions qu'il posait à un Sanji qui avait baissé les yeux de honte. Ce dernier ne savait plus où se mettre, incapable de soutenir son regard. Mais au point où il en était, autant dire la vérité.

-« Eh bien, je pense que tu as remarqué que je ne dormais plus depuis quelques temps car mes nuits sont…comment dire ...agitées à cause de ce qu'il s'est passé. Mais je pensais que ça allait rapidement passer et apparemment non... »

-« Et pourquoi tu n'en pas parlé avec l'un d'entre nous ou avec tes foutues princesses ?! »

-« Ne parle pas d'elles comme ça, kuso marimo! »

-« Putain, mais tu ne comprends pas que de te voir comme ça, ça m'énerve ?! »

-« Tiens bah maintenant que tu en parles, pourquoi t'en fais autant pour moi ? Non pas que je ne sois pas reconnaissant mais je me pose quelques questions depuis notre dernière discussion dans la cuisine. »

Zoro écouta ce témoignage avec le manque de sommeil qui pesait beaucoup sur ses nerfs et ne tenant plus, il répondit avant la fin des interrogations de Sanji.

-« Parce que contrairement à ce que tu as l'air de penser, je tiens plus à toi que ce que tu crois. »

Et pour appuyer ses mots, il avança et captura avidement les lèvres du cuistot, sa main ferme sur sa nuque. Ce dernier n'eut aucune réaction, totalement sous le choc de sentir la bouche de son meilleur ennemi contre la sienne. Alors qu'il réalisait seulement la situation, Sanji s'écarta brutalement et s'engouffra dans le dortoir, le rouge aux joues et une empreinte brûlante et humide sur ses lèvres. Sur le pont, la seule preuve de son passage restait le haramaki à terre et un sabreur statufié.

Maintenant je ne vais pas devoir le lâcher sinon il prendra peur. Putain, depuis quand le Cook me fait autant d'effet au point de m'inquiéter comme ça?!…J'en suis même à vouloir garder mon haramaki ainsi pour pouvoir garder son odeur qui autrefois m'énervait et qui maintenant m'obsède. Franchement, j'attends de voir sa réaction… et la mienne. Bordel!

Sanji quant à lui était arrivé incroyablement rapidement à son lit et avait caché sa tête couleur écrevisse sous ses draps.

Non mais je rêve là ! Zoro vient de m'embrasser bordel de merde !Il Faut que j'aille fumer pour faire passer ça ! Quoique non ! Je risquerais de le recroiser, manquerait plus qu'il me viole en plein milieu du couloir,...quoique …NON, NON Sanji, arrête de déconner, là! Ahlalala, il faut que je dorme sinon je vais devenir dingue et ça sera peut-être même moi qui vais finir par lui sauter dessus…..MAIS C'EST QU'IL EST CONTAGIEUX LE MARIMO!

Sanji arrêta net ses pensées mouvementées lorsqu'il entendit le bruit de la porte, les pas lourd et le cliquetis si caractéristique des boucles d'oreille de Zoro. Il n'osait même pas sortir sa tête de sous ses draps, il préférait asphyxier plutôt que d'affronter un regard pesant dans un silence gênant comme celui qui était présent. Il attendit sous son abris précaire, jusqu'à percevoir les ronflements qui prouvaient que l'autre dormait.

Il se laissa alors glisser vers le sommeil avec, malgré lui, un petit sourire satisfait dû à une certaine personne aux cheveux verdoyants. Et bizarrement sa nuit fut beaucoup moins agitée que précédemment ou du moins, elle le fut par des rêves bien différents de ceux qu'il avait l'habitude de connaitre depuis l'incident avec Leyla.

OOOooOooOOO

Le lendemain matin, Sanji évita du mieux qu'il put Zoro, en espérant que ce dernier ne reparle pas de ce qu'il s'était passé la nuit dernière. Néanmoins le bretteur ne semblait pas être de cet avis et n'avait pas abandonné l'idée d'en savoir plus sur l'état du Cook. Il l'espionna donc avec toute la discrétion dont il était capable. Et il ne vit malheureusement rien qui aurait pu l'informer sur les problèmes du cuistot .Mais il s'était réconforté en le regardant de loin, reprenant peu a peu place dans son royaume qu'était la cuisine car depuis quelques jour, Chopper l'avait officiellement autorisé à y travailler.

C'est donc à la fin d'une après-midi où la chaleur ambiante faisait bien comprendre que la prochaine île serait estivale que Zoro s'installa dans le canapé de la cuisine, sachant très bien que le Cook ne s'échapperait pas, occupé à préparer les cocktails des filles. Il engagea alors lentement la conversation.

« Tu crois que je n'ai pas remarqué ton petit manège ? Tu sais très bien que tu ne pourras pas effacer ce qu'il s'est passé hier soir »

« Je ne vais pas faire comme si je n'avais rien fait mais c'est de ta faute, alors n'insiste pas Marimo »

Zoro était agréablement surpris de voir que le Cook était capable d'affronter ne serait-ce que partiellement les problèmes même s'il gardait une grosse partie de ses sentiments cachés. Voyant que le Cook s'apprêtait à emmener les cocktails à destination, il se leva avec rapidité et se plaça derrière le cook, resté planté devant son plan de travail avec son plateau dans les mains qu'il se forçait à ne surtout pas laisser tomber. Zoro plaça ses bras de chaque côté du corps du Cook, lui empêchant ainsi toute fuite. Il pressa doucement son corps contre le sien. Le cuistot essayait tant bien que mal de rester concentré sur son plateau mais il se rendit compte que c'était une tache bien difficile alors que le sabreur pouvait difficilement être plus proche.

« Je peux savoir ce que tu essayes de faire marimo de merde ?! », demanda hargneusement Sanji.

« Je confirme une théorie. »

« Et laquelle ? »

« Celle qui dit que tu n'es pas insensible à mon charme », dit Zoro avec un sourire provoquant.

Sanji sentit le rouge lui monter aux joues extrêmement rapidement et il essaya de reprendre le contrôle de lui-même le plus vite possible. Mais tout ce qu'il réussit à sortir furent des morceaux de mots incompréhensibles.

« Qu'..mai..tu…Eh ! »

« Tu veux savoir comment je le sais ? demanda Zoro. Je le sais car sinon ça ferait longtemps que j'aurais la tête encastrée dans mur…A moins que tu ne veuilles plus te battre sachant que je vais dégainer mes sabres que tu as l'air de tant craindre. »

Zoro attendit la réaction de Sanji et lorsqu'il vit son regard s'assombrir, il eut la confirmation que c'était bien les sabres qui posaient problème au cuisinier. Il reprit alors :

« Ça me ferait vraiment chier de perdre un emmerdeur comme toi car il y a peu de personnes qui sont capable de me tenir tête, alors j'ai décidé de t'obliger à dépasser ta peur en t'entraînant. Si t'acceptes ce deal, viens ce soir dans la vigie. »

Et sur ces mots Zoro sortit en n'oubliant pas de prendre une bouteille de sake qu'il considérait bien mériter après ce qu'il venait de faire.

Sanji, quant à lui, prit 5 bonnes minutes pour reprendre ses esprits et se remettre en état pour pouvoir apporter les cocktails que les 2 femmes de l'équipage attendaient impatiemment. Il ne savait plus quoi penser. L'autre nuit, Zoro l'avait embrassé, là il se collait à lui d'une façon qui ne demandait aucun effort d'imagination... et c'était en fait des provocations? Juste pour déclencher une de leur stupide bagarre? Bien-sûr que c'était ça, il s'agissait du Marimo! Cet abruti d'algue! Oui, il voulait seulement se battre! Alors pourquoi ça le décevait autant?

Tout en sortant sur le pont chargé de sa commande, il ne put empêcher son regard de se perdre sur la vigie dans laquelle Zoro venait d'entrer.


* :Je me suis inspirée du doujinshi zoroxsanji 3.2% pour celles qui connaissent

Je pense que le prochain chapitre sera en été car autant je vous aime autant j'ai besoin de réviser (je répondrai quand même au reviews) pour le bac et puis le travail d'été risque de me prendre un peu beaucoup de temps ainsi que la japan expo et tout le reste mais je n'abandonnerai pas, don't worry ^^.

Un pitit coucou a Nath et Lisen-chan et toutes celles dont jai commenter les fics(quand je met une reviews c'est que sa me plait beaucoup^^) donc a vous de vou y mettre

Michikuni Mayu/Sanji Mayu