Bonjour tout le monde,
Merci à tous pour vos reviews, ça fait chaud au coeur en ce froid mois de janvier.
Non, vous n'avez pas une hallucination collective, il est bien là, oui, c'est bien le chapitre 8 !
C'est bon, je me calme ;)
Comme promis, et dans les temps en plus, je publie la suite de ma fic. C'est le plus gros de mes chapitres, il fait plus de 10000 mots, c'est plus du double qu'un chapitre habituel. Mais étant donné que je vais partir 15 jours en vacances, c'est pour vous faire patienter. Je revient le 10 février et je me remet à l'écriture dès que je rentre. Ne vous inquiétez pas, j'aurais amassé assez d'idées en 15jours pour que vous n'ayez pas à attendre trop longtemps après mon retour.
Alors, à propos de ce chapitre...
Je me suis éclatée!! Vraiment, j'ai eu beaucoup de plaisir à l'écrire. J'espère qu'il vous plaira autant qu'à moi.
Je vais vous demander de faire un truc si vous voulez être dans l'ambiance. C'est comme vous voulez, je vous force pas mais, honnetement, ça le fait mieux.
Vous allez avoir besoin d'une musique à un moment donné du chapitre. Il s'agit de Magic Works, des Weird Sisters ( les Bizarr'Sisters en vf). C'est l'une des musiques qu'il y a durant le bal des Trois Sorciers dans le film Harry Potter et la Coupe de Feu.
Si vous l'avez déjà, c'est bien, si vous ne l'avez pas, vous pouvez l'écouter soit sur deezer ou sur radioblogclub.fr .mots clé : magic works, Jarvis Cocker, Weird Sisters.
Je vous dirai quand vous devez mettre play :)
Je vous souhaite une bonne lecture et vous dit à tout à l'heure en bas de page.
La fin du mois de juillet arriva finalement.
Hermione avait décidé qu'il était temps qu'elle délaisse ses tenues noires pour un peu plus de lumière. Mais tout n'est pas encore tout à fait réglé pour elle dans son coeur. Elle se doutait qu'elle ressentirait encore longtemps cette douleur lancinante qui tendait à diminuer avec le temps pour ne devenir qu'un simple pincement aux moments où elle penserai à lui. Après tout, il avait été la lumière de sa vie pendant près d'un an, il lui avait fait toucher le paradis à chaque moment où il était près d'elle. Et cela, elle ne pourrai jamais l'oublier.
C'est en ce tout début du mois d'août qu'elle entra dans la Grande Salle avec cette pensée. Elle avait pris ses habitudes et déjeunait en compagnie des autres professeurs restant à Poudlard chaque matin. Elle s'installa aux côté de Severus, qui, à la joie du directeur, était devenu un peu plus social avec ses collègues. Alors que la jeune femme se servait sa tasse de thé, elle fut interrompu par le directeur.
- Étant donné que vous êtes parmi nous, j'ai le plaisir de vous remettre ceci en main propre.
Il lui tendit une enveloppe aux armoiries de Poudlard. La main d'Hermione trembla quand elle s'en saisi. Les résultats des ASPICs. Elle fixa l'enveloppe de longues minutes.
- Alors, vous l'ouvrez cette enveloppe ou il faut que je fasses pour vous? Je ne vois pas de quoi vous avez peur.
Elle lança un regard noir au maître des potions qui lui sourit. Elle respira un grand coup et décacheta l'enveloppe.
Accumulation de Sorcellerie Particulièrement Intensive et Contraignante ( A.S.P.I.C.)
Le candidat est admis s'il obtient les notes suivantes:
Optimal (O)
Effort
Exceptionnel (E)
Acceptable (A)
Le candidat est recalé s'il obtient les notes suivantes:
Piètre (P)
Désolant
(D)
Troll (T)
Hermione Jean GRANGER a obtenue:
Astronomie : O
Botanique : O
Défense Contre
les Forces du Mal : E
Histoire de la Magie :
O
Métamorphose :
O
Potion : O
Sortilège : O
Matières en option:
Arithmancie : O
Études des
runes : O
Elle lu et relu ses résultats pendant de longues minutes sous les regards bienveillant du directeur, de son adjointe et de Severus.
- Ce n'est pas trop catastrophique je pense?
- Voyons Severus, vous savez qu'Hermione atteint toujours la perfection.
Hermione leva les yeux vers le maître des potions.
- Et oui, Severus, je suis parfaite. Vous ne l'avez pas encore remarqué?
Severus ne pu tenir son regard et préféra baisser la tête plutôt que d'admettre devant McGonagall qu'il trouvait Hermione parfaite. Vu la façon dont elle protège ses petits gryffons, elle me tuera en me traitant de pervers. Alors qu'il porta sa tasse de thé à ses lèvres pour s'empêcher de répondre, la porte s'ouvrit dans un fracas et le liquide brûlant se renversa sur ses genoux. Il se leva d'un bon en proférant un juron et fusilla du regard les nouveaux arrivant qui s'étaient immobilisés.
- POTTER! Vous vous croyez où? Cette école n'est pas un saloon où on entre en défonçant les portes!
Hermione lui tendit sa serviette pour qu'il s'essuie.
- Désolé professeur Snape, mais nous venons d'avoir nos résultats et on voulait voir Hermione de toute urgence.
- Des dizaines d'autres étudiants ont eu leur résultats aujourd'hui, c'est pas pour autant qu'ils débarquent ici comme des tornades!
- Allons, Severus, ils étaient impatients de voir leur amie.
Il se retint de jeter un regard noir au directeur et se rassit.
Harry, accompagné bien évidement de Ron et Ginny, s'avança jusqu'à la table et se posa devant sa meilleure amie avec le rouquin.
- Mione, on t'aime!
Severus tiqua à la déclaration des deux jeunes hommes. Hermione quand à elle, se saisit d'une main de chaque.
- Ça veut dire que vous avez tous réussi?
- On a tous réussi! Et j'ai assez pour passer la formation des Aurors sans piston. Mais je l'utiliserai pour Ron, il n'a eu qu'un A en potion.
Elle se leva et serra ses amis dans ses bras. Ginny quand à elle, prit les résultats de la préfete.
- Et ben, t'as cartonné Mione, comme toujours. Y'a qu'en Défense que Harry te bat.
- Tu sais que j'ai toujours eu du mal avec les épouvantards...
- Tu as encore vu le professeur McGonagall te dire que tu avais tout rater?
- Non, non. Mon épouvantard a changer.
Chacun se tu car ils se doutaient bien de la nouvelle nature de l'épouvantard de leur amie. Et qu'elle avait eu le malheur de le voir devenir réalité. C'est Ron qui réchauffa l'ambiance.
- Bon, on va fêter ça?
- Bonne idée, Ron-Ron.
- Gin, arrête avec ça!
Ils quittèrent Poudlard pour Londres en faisant d'abord un crochet par Loutry Ste Chaspoule car Mme Weasley voulait féliciter Hermione de vive voix.
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Il était près de 23h quand Hermione rentra finalement de Londres. Elle avait du passer par Le Terrier car ni Harry ni Ron étaient en état de transplaner seul sans semer des morceaux de leur corps à travers tout l'Angleterre. Cela les avait bien fait rire avec Ginny mais Mme Weasley avait moins rit en voyant ses fils (Harry étant considéré comme un membre à part entière de la famille Weasley) dans un état pareil. Alors qu'elle allait prononcer le mot de passe, il vit un morceau de parchemin accroché au cadre du portrait d'Alisandre.
Si vous n'êtes
pas trop fatiguée par votre journée, passé me
voir, qu'importe l'heure, je vous attendrais.
Severus.
Elle décrocha le mot et se dirigea vers les appartements du directeur de Serpentard. A peine eu t-elle frappé à la porte que cette dernière s'ouvrit sur Severus, vêtu uniquement de son pantalon noir et d'une chemise blanche aux manches retroussées et aux 3 premiers boutons ouverts. Il lui sourit et se décala pour la laisser entrer.
- Vous avez passé une bonne journée à Londres?
- Oui, c'était très agréables. Cela faisait longtemps que je ne m'était pas autant laisser allée, néanmoins Harry et Ron ont fait pire.
Ils s'installèrent dans le canapé en face du feu.
- Je n'ai trop eu le temps de vous féliciter pour vos résultats ce matin, vu la façon dont vos amis ont débarqué.
Il lui prit la main.
- Félicitation Hermione.
Elle serra sa main en retour pour lui montrer qu'elle était touchée quand Severus se leva pour aller chercher quelque chose. Il revint quelques secondes plus tard avec un paquet qu'il lui tendit.
- Severus, vous n'auriez pas du.
Elle le déballa avec le plus grand soin. C'était un livre. Mais pas n'importe lequel: Potions de Grands Pouvoirs.
- Maintenant, vous n'aurez plus à « l'emprunter » dans la Réserve de la bibliothèque.
Elle caressa la couverture. Cela représentait tant pour elle. Elle se rapprocha de Severus et le serra dans ses bras.
- Merci beaucoup Severus.
Le lendemain, quand elle pénétra dans la Grande Salle, elle fut littéralement assailli par Dumbledore.
- Ah, Miss Granger, je vous attendais. J'ai eu une fabuleuse idée hier soir et j'aurais besoin de vous.
- Si je peux vous aider en quoi que ce soit, n'hésiter pas.
- J'ai pensé organiser un bal pour fêter la réussite aux examens des élèves de 5ème et 7ème année, en présence des élèves de 6ème année également. Avec ce qu'il c'est passé en juin, je pense que les élèves apprécieraient de tous se retrouver ensemble. Bien entendu, ils passeraient la nuit au château pour pouvoir profiter pleinement de la soirée.
Un sourire naquit sur les lèvres de l'ancienne préfete.
- C'est une excellente idée, M le directeur. Je suis sûre que tous répondront présents.
- Acceptez vous une dernière fois de reprendre votre travail de Préfete en Chef et de nous organiser la plus belle soirée qu'à jamais connu ces murs?
- Ce serai avec plaisir.
- A la bonne heure. Vous avez bien sûr carte blanche. Faites ce que vous voulez du moment que cette soirée soit inoubliable.
- Elle le sera monsieur, vous pouvez compter sur moi.
Ils parlèrent de la future soirée pendant tout le petit déjeuner, si bien que Severus ne pu adresser deux mots à la jeune femme. Elle quitta d'ailleurs la table en première, voulant mettre de suite par écrit tous les idées qui avaient par la tête de tous les participants aux débats. Une fois qu'elle eu passé les portes, Dumbledore se tourna vers son maître des potions.
- Vous n'avez pas l'air intéressé par cette idée de bal, mon cher Severus.
- Je ne vois pas pourquoi je serai intéressé par une soirée où je devrais chaperonner une bande d'adolescents perturbés par leurs hormones.
- Oh, il ne faut pas voir les choses ainsi.
- Et comment, d'après vous, je devrais les voir?
- Comme un moyen de passer une agréable soirée avec une certaine personne.
Minerva McGonagall semblait tout à coup intéressée par la conversation entre ses deux collègues.
- Une certaine personne? Qui ça, Severus?
- Personne Minerva, le directeur est en pleine divagation.
Un sourire se dessina sur les lèvres de Dumbledore.
- J'ai l'impression que vous me cacher quelques choses...
- Allons, chère Minerva, comment pouvez penser cela?
- Albus, cela fait plusieurs semaines que je vous vois comploter avec Severus. Ne me prenez pas pour une idiote.
- Nous n'oserions pas, chère amie.
Les yeux de la directrice de Gryffondors se rétrécir pour ne former que deux fentes.
- Vraiment?
- Vraiment.
Elle quitta la table mais jeta quand même un regard en arrière avant de passer les portes.
- J'aimerai qu'a l'avenir, vous évitiez de mettre le sujet sur le tapis en présence d'autres personnes.
- Ils vont se rendre compte un jour que notre cher directeur de Serpentard est amoureux d'une Gryffondor.
- Le plus tard serai le mieux. En tout cas pas avant que la principale intéressée soit au courant.
- Le bal serai une bonne occasion. De la musique, une ambiance...
- Des dizaines des gamins insupportables et la présence de ses amis aussi.
- Il faudra bien vous jeter à l'eau un jour.
- Et quand ce jour arrivera, vous serez le dernier au courant.
Hermione remontait de ses appartements car elle avait une remarque à faire au directeur. Il fallait prévenir aux plus tôt les élèves, et pour cela, il fallait arrêter une date. Elle le trouva dans le Grand Hall en compagnie de Severus qui, apparemment, essayait de s'en débarrasser.
- M le directeur!
- Un problème, Miss Granger?
- Il faudrait arrêter une date pour pouvoir prévenir de suite les élèves.
- En effet. Vous avez une date en particulier?
- Je pense qu'aux alentours du 15 serai parfait car je sais qu'a la fin du mois commence les examens d'entré pour les université et Sainte-Mangouste, et ce serai regrettable que certain refuse à cause de cela.
- Va pour le 15 alors, pour 20h. Je m'occupe des invitations pour que vous pouvez vous concentrer sur le reste.
- Merci Monsieur.
Le grincement de la Grande Porte les firent se retourné vers cette dernière.
- Blaise!
Elle couru vers son ami et le serra dans ses bras. Le sang de Severus ne fit qu'un tour et il serra son poing quand ils se rapprochèrent.
- M le directeur, professeur Snape. Ravie de vous revoir.
- M. Zabini.
Le malaise était visible.
- Bonjour M. Zabini. Vous venez nous rendre une petite visite?
- Pour être honnête, je viens chercher Hermione. Nous avons quelques chose à fêter.
- A fêter?
Severus ne pu s'empêcher de poser la question.
- Oui professeur. Les résultats de nos examens. Étant donné que j'ai tout passer haut la main et que je suis sûr qu'Hermione à battue des records, je pense que cela mérite d'être fêté.
- Excellente idée, Blaise, je voulais de toute façon aller à Londres.
- Du shopping à faire, très chère?
- En effet. Le directeur a eu la bonne idée de donner un bal à l'école pour fêter les examens.
- Et la parfaite préfete que tu es se charge de l'organisation.
- Tu me connais trop bien. Il faut que je cherche des idées de décorations et de musique. Et il me faut également une nouvelle robe.
Deux paires d'oeil se tournèrent vers la jeune femme.
- Ça ne t'embête pas au moins de faire les boutiques avec moi, Blaise?
Ce dernier regarda Severus avec un grand sourire et se tourna vers Hermione.
- Pas du tout, ce sera même un plaisir.
Severus commençait à fulminer. Comment ce sale gamin se permettait?
Comme pour tourner le couteau dans la plaie, Blaise proposa son bras à la gryffondor.
- En route?
Elle s'en saisit.
- Je te suis. A plus tard M. le directeur, Severus.
Ils quittèrent l'école sous le regard noir du maître des potions.
- Si vous aviez des baguettes à la place des yeux, Severus, ce pauvre M. Zabini serai mort dans d'affreuses souffrances à l'heure qu'il est.
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Sur le Chemin de Travers, les deux amis se baladaient de boutiques en boutiques.
- Tu me dis quand tu es fatigué, Blaise.
- Ça va, ne t'inquiète pas pour moi.
- Un peu quand même. Ça doit être épuisant de marcher pour toi. Je veux pas que tu ai mal en fin de journée.
- Hé, me prend pas pour une mauviette. Je peux suivre une fille dans une chasse à la robe.
- Draco en pleine possession de ses moyens avait du mal à suivre quand il venait avec moi.
- C'est ce que je disais, me prend pas pour une mauviette.
Hermione sourie à la remarque. Cela faisait du bien de penser à Draco sans que cela ne fasse mal.
Vers midi, ils s'arrêtèrent à une terrasse pour se restaurer. La jeune femme avait fait le stock de bonnes idées de déco et elle avait même trouver une petite annonce dans la gazette d'un orchestre pour animer la soirée. Mais toujours pas de robe en vue.
- Tu as penser à Pré-au-lard?
- Il n'y a aucune boutique intéressante là bas. Je veux une robe extraordinaire pour cette dernière soirée.
- Il te faudra un cavalier extraordinaire pour aller avec.
- Je.. j'ai pas trop envie d'y aller avec quelqu'un...
- Même avec moi?
Elle sourie à son ami.
- Toi, tu fais partie des exceptions.
- Fallait le dire tout de suite que tu voulais y aller avec moi...
- Blaise, veux tu m'accompagner au bal?
- Mmm, laisse moi réfléchir...
- Blaise!
- D'accord, d'accord, si tu insiste...
Elle se retint de lui lancer sa bièraubeurre au visage.
- Sinon pour ta robe, on fait comment?
- Il n'y à plus qu'une solution.
- Je sais pas pourquoi mais j'ai l'impression que je ne vais pas aimer...
- Le monde Moldu.
- Je savais que j'allais pas aimer...
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Après être passé par Gringotts, il quittèrent le monde magique par le Chaudron Baveur. Ils déambulèrent plus de 3 heures dans les rues de Londres jusqu'à ce qu'Hermione pille devant une boutique de Notting Hill.
- Qu'est ce qui se passe?
- C'est celle là que je veux!
Blaise leva les yeux vers la vitrine. Ce qu'il vit le laissa sans voix.
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En rentrant à Poudlard, elle fit d'abord un crochet par ses appartements pour déposer ses achats avant de se rendre dans le bureau du directeur. Ce dernier était tranquillement assis dernière son bureau à siroter une tasse de thé.
- M le directeur.
- Ah, de retour Miss Granger. Votre journée s'est elle bien passé?
- Merveilleusement, monsieur. J'ai trouver tout ce dont j'avais besoin. Et je vous remmène les coordonnés d'un orchestre pour l'animation.
- Ah parfait. J'avais également penser à refaire appelle au Bizarr' Sisters.
- Ce serai génial. Comme cela, on pourrai mélanger les styles de musiques.
- Exactement. Je vais vous laisser, j'ai encore pas mal de petites choses à voir.
Ce fût une Hermione survolté que Severus vint chercher pour aller diner. Elle lui expliqua tout ce qu'elle pensait faire pour l'arrangement de la Grande Salle.
- Et je pensais mettre de petites tables ronde, pour 6 personnes. Ce serait mieux que...
- Du calme, Hermione, vous avez encore 10 jours.
- Je n'ai plus que 10 jours vous voulez dire. Toute seule, c'est énormément de travail.
- C'est vrai que vous étiez à deux pour organiser les bals de l'a..
Contrairement à ce qu'il pensait, cela ne jeta pas un froid dans la conversation.
- En faite, pas vraiment. Dray n'a jamais été trop fan de ce genre de chose. C'est sûre, il aimait faire la fête, mais l'organiser, c'était pas son truc. Je lui faisais des propositions et il me répondait par les " c'est comme tu veux, j'te fais confiance. ". Il fallait que je le menace pour qu'il m'aide.
- Je reconnais bien Draco.
Elle arrivait à parler de lui. Et cela ne semblait pas lui faire de la peine. Severus était heureux pour elle.
Installés à table, Minerva dirigea naturellement la conversation sur la future soirée.
- Avez-vous prévue de venir avec quelqu'un, Hermione?
Étrangement, tous les regards se tournèrent vers la jeune femme mais elle n'y fit pas attention.
- Avec la robe que j'ai acheté, ce serai un crime de venir seule. Mon ami Blaise va m'accompagner.
- Blaise Zabini?
- Lui même.
Pendant un seconde, on pouvais voir de la tristesse dans le regard d'onyx du maître des potions.
- Le pauvre, je l'ai trainé de boutiques en boutiques toute la journée.
Là, ce fût un éclat de colère qui passa dans ses yeux à la pensée du jeune homme attendant devant une cabine d'essayage.
- Mais il ne s'est pas plaint comme l'aurait fait n'importe quel autre mâle trainer de force à la chasse à la robe. J'ai dû passer dans le monde Moldu pour pouvoir trouver la perle rare.
- Je ne doute pas que vous allez être époustouflante, comme à chacune de vos apparitions lors des soirées de l'année passée.
- Merci professeur.
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Il était près de 23h. Hermione et Severus étaient dans le labo de ce dernier, à travailler sur une nouvelle variante de la Tue-Loup. Leurs travaux n'avaient jusqu'à là été satisfaisant.
Alors qu'Hermione découpait des feuilles de dictames, elle fût interrompue par la voix de Severus.
- Je ne me serai pas plaint.
- Pardon? De quoi parlez-vous?
- Votre " chasse " à la robe. Je ne me serai pas plaint si je vous y aurais accompagné.
Le silence se fit quelques secondes.
- La prochaine fois, ce sera alors vous que je trainerai dans les magasins.
- Ce sera un plaisir.
Il reprirent leurs activités jusqu'à ce que le Serpentard reprenne la parole.
- Et je vous aurai demandé de m'accompagner au bal.
Le mouvement du couteau sur les feuilles s'arrêta soudainement. Elle leva les yeux vers lui.
- Vous étiez l'autre exception.
- Quelle exception?
- Rien, rien.
Elle repris son découpage mais Severus ne la quitta pas des yeux.
- J'y vais déjà avec Blaise mais je ne pense pas qu'il sera en capacité de me faire danser. Vous pouvez prendre sa place pour ces moments là, je ne pense pas que cela le dérangera. Et cela me ferai vraiment plaisir.
La semaine passa rapidement entre les dispositions à prendre pour la soirée et les tests qu'elle effectuait chaque soir avec Severus dans son laboratoire.
Elle appréciait de plus en plus ces soirées passées avec lui. Elle avait toujours adoré les cours de potions durant ses années scolaires mais là, c'était différent. Elle n'était plus son élève mais une personne qui partageait la même passion que lui. Elle apprenait plus en une semaine qu'elle aurait pu en espérer en un mois. Mais il n'y avais pas que cela. Elle aimait passer du temps avec l'homme, pas qu'avec le réputé maître des potions. Il était tellement différent de ce qu'elle avait imaginé durant ces sept années passées à Poudlard. Il n'était pas cet homme froid et dur qui l'avait terrifié pendant les cours qu'elle avait suivie mais quelqu'un de doux et de prévenant. Les mots de Dumbledore lui avait alors retraversé l'esprit :Au fil des années, il s'est construit cette carapace qu'il pensait infranchissable, mais vous ,Hermione, avez réussi à passer à travers et à le toucher. Elle était heureuse d'avoir pu le percer à jour.
Severus, de son côté, profitait de chaque instant passé avec elle, de chacun de ses sourires et de chaque moments où leurs peaux entraient en contact. Il aimait quand elle frôlait sa main avec la sienne pour se saisir d'un ingrédient lorsqu'ils passaient la soirée dans le labo, et le parfum de ses cheveux quand elle passait devant lui. Il pouvait rester des heures à la regarder lire au coin du feu, ce qu'elle faisait lorsqu'ils ne brassaient pas. La façon dont la lueur des flammes se reflétait dans ses cheveux lui donnait l'irrépressible envie de passer ses doigts dans ses longues boucles brunes. Elle occupait constamment ses pensées et hantait ses nuits. Et quand elle le surprenait à la fixer, elle lui souriait en retour.
C'est à cause de toutes ces choses qu'il se retrouva dans le bureau du directeur à 23h et cela la veille du bal.
Un sourire se lisait sur les lèvres du directeur à la vision de son ami, affalé dans un des grand fauteuil en face de son bureau.
- Vous avez l'air au plus mal, mon cher.
- Je suis entrain de perdre la raison. Elle me rend fou.
- Voyons, Severus. Miss Granger aurait un si grand pouvoir sur vous?
- Plus que vous ne pouvez l'imaginer, Albus. Chaque seconde passée en sa présence est à la fois une torture comme une bénédiction.
- C'est le pouvoir qu'ont les femmes sur nous, pauvre homme ayant une secrète inclination à leurs égards.
- Est ce que cela s'arrêtera ?
- Le jour où vous serez en paix avec vos sentiments et que vous les aurez avoué. À ce moment là seulement.
Severus ne pu retenir un gémissement de désespoir.
- Profitez de la soirée de demain. Vous verrez, tous se passera bien.
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Hermione avait fait les choses en grand. Personne ne pouvait dire le contraire.
Le chemin menant au château avait été délimité par les feux portatifs aux couleurs des 4 maisons. Il avait été prévu que les élèves arrivent par le Poudlard Express en raison de la grande majorité d'élèves mineurs, donc incapable de transplaner, et que le transport jusqu'au château se fasse en calèche comme lors de chaque rentrée scolaire. Hermione avait également préféré que ce soit des Ethonans, une race de chevaux ailés, qui tire les calèches à la place des habituels Sombrals. Trop de monde avait vu quelqu'un mourir durant la Bataille, et elle ne voulait pas les perturber avec des chevaux squelettiques.
Dumbledore et McGonagall accueillaient les convives à l'entrée de l'école et les dirigeaient vers le Grand Hall. Il avait été décidé d'attendre que tout le monde soit dans le château avant d'ouvrir les portes de la Grande Salle. Harry et Ginny, ainsi que Ron et Luna , étaient arrivé en milieu d'après-midi pour aider Hermione dans la décoration de la salle. Les filles s'étaient ensuite éclipsées pour se préparer alors que les garçons montèrent dans la tour de Gryffondor pour prendre une douche et se changer. Blaise, quant à lui, avait transplané aux environs de 19h30.
Il était près de 20h, tous les élèves étaient rassemblés devant les portes de la Grande Salle. Severus avait rejoint le directeur et son adjointe aux bas de l'escalier. Il avait revêtu pour l'occasion une chemise en soie vert sombre et un pantalon droit noir, ainsi qu'une robe de soirée noire au col de la même couleur que la chemise. Il avait attaché ses cheveux avec une cordelette en cuir et semblait plus stressé que jamais. Dumbledore ne se gêna pas de lui le faire remarquer et il n'eut comme réponse que l'un regard noir que le maître des potions adressait en général à ses élèves. C'est à ce moment là qu'arriva la préfete, accompagner du jeune Serpentard.
Si quelques mois auparavant, Severus l'avait décrite comme " la tentation Gryffondorienne dans toute sa splendeur ", ce soir elle était irréprochablement le fantasme Serpentardien incarné.
Sa robe était de couleur vert forêt. Composée d'un corset noué grâce à un lacet argenté et d'une longue jupe légèrement plissée s'arrêtant aux genoux à l'avant pour se dégrader jusqu'au sol, elle s'attachait à l'arrière du cou avec un ruban de satin qui partait des aisselles. Elle avait remonté ses cheveux en un chignon compliqué et avait agrémenter son décolleté avec un pendentif en cristal passé sur une chaîne en argent. Elle portait des escarpins à bout rond de la même couleur que sa robe qui se nouaient, telle des ballerines, autour de ses chevilles.
Elle adressa un sourire à Severus et s'avança au bras de Blaise jusqu'aux portes pour les ouvrir. Ce qu'il vit fini de l'achever. La robe découvrait totalement le dos d'Hermione jusqu'au creux de ses reins. Il avait finalement chaud, très chaud.
Après l'ouverture des portes, tous les élèves et les professeurs s'engouffrèrent dans la Grande Salle, décorée des étendards des 4 maisons et éclairée par le ciel étoilé du plafond magique qui laissait apparaître une pluie de comètes. Les petites tables avaient été éparpillées autour de la piste de danse et la table des professeurs avait disparue pour laisser la place à une estrade où défilerait successivement l'orchestre et les Bizarr' Sisters. Dumbledore monta sur cette dernière et demanda l'attention de tous.
- Je vous remercie tous d'être venu ce soir. J'ai voulu à la fois féliciter ceux qui avaient passé leur examens mais également permettre aux 7ème année de quitter cette école avec un souvenir plus joyeux que celui sur lequel ils sont partis en juin dernier. Je remercie tout particulièrement Miss Hermione Granger pour le travail qu'elle a accompli, malgré les terribles épreuves qu'elle a eu à traverser, pour que cette soirée soit parfaite. Je lui cède la parole et vous souhaite à tous une très agréable soirée.
Toute la salle applaudit le directeur et l'arrivée de la préfete sur l'estrade.
- Bonsoir à tous. Je suis heureuse de vous retrouver, certain pour la dernière fois, dans ce château où nous avons passé tellement de bons moments. Poudlard a été pour moi comme une seconde maison, et à l'heure d'aujourd'hui, c'est ma maison tout court car j'y vit encore (rire de l'assemblée), et je pense que cela a été le cas pour tous. C'est pour cela que j'ai fais tout mon possible pour vous offrir une soirée inoubliable que nous pourrons partager tous ensemble. Cette endroit aura pour toujours une place dans mon coeur et je chérirai toutes les belles choses qui m'y sont arrivées car c'est ici que j'ai trouvé une amitié inaltérable et, jusqu'à juin dernier, l'homme qui partageait ma vie. Nous avons tous perdu quelqu'un lors de cette terrible journée, que ce soit un ami, un parent ou même l'être aimé, mais nous devons aller de l'avant. Ils se sont battu et ont perdu la vie pour que ce monde soit en paix et pour que les personnes qu'ils chérissaient y soient heureux. Nous nous devons d'accomplir leur voeux et de faire en sorte que le futur soit sans nuages. Nous sommes la génération qui a grandi trop vite dans la peur et la souffrances, c'est donc à nous de changer les choses et de tout faire pour que les horreurs que nous avons eu à traverser ne se reproduisent pas. Apprenons à nos enfants à aimer et non à haïr car ce sont eux qui seront l'avenir de notre monde. Quant à nous, recommençons à rêver pour retrouver cette partie d'innocence que nous avons perdu. Les derniers mots que Draco m'a écrit sont Carpe diem, c'est à dire cueille le jour présent. Je vous invite également à profiter de l'instant présent et de vivre votre vie pleinement. Passer une agréable soirée, merci à tous.
Elle quitta l'estrade sous un tonnerre d'applaudissements et retourna auprès de ses amis. Ginny avait les larmes aux yeux quand elle la serra dans ses bras.
- C'est magnifique ce que tu as dit, Mione.
Elle lui sourit en retour. C'est alors que les premières notes d'une valse commencèrent à retenir. Tous les regards se tournèrent vers la préfete, attendant qu'elle ouvre le bal comme lors des soirées précédentes. Elle eu à peine le temps de se tourner vers Severus qu'Harry lui saisi la main et lancèrent leur couple sur la piste. Ils furent rejoint par les autres élèves au bout de quelques instants.
- Merci Harry.
- De rien, ma Mione. J'allais pas te laisser seule dans un moment pareil.
Elle posa sa tête contre l'épaule de son tendre ami et se laissai aller à la musique.
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La soirée battait son plein. Hermione était assise aux côtés de Blaise et ils regardaient leurs camarades profiter du moment présent. Toutes les maisons étaient représentées, même certains Serpentards étaient présents. En effet, tous n'étaient pas enfants de Mangemorts et ils avaient envie de faire amende honorable auprès des autres maisons pour le comportements qu'avaient eux leurs condisciples lors des années passées. Et cela semblait bien se passer.
- Ça va, Hermione? Tu ne t'ennuies pas trop avec moi?
- Ne dit pas de bêtises, Blaise. Je ne pourrai jamais n'ennuyer avec toi.
- Dommage que je ne suis plus le roi de la danse, tu en aurai eu pour ton argent.
- C'est une grande perte pour l'humanité, c'est sûr. Au moins, mes pieds seront entiers à la fin de la soirée, pas comme la dernière fois où tu me les avaient littéralement broyer pendant une valse.
- T'avais qu'a pas les mettre n'importe où.
Elle rigola franchement et se leva pour aller leur chercher des boissons au buffet.
Alors qu'elle se saisissait d'une coupe de champagne, une voix lui murmura à l'oreille.
- Vous êtes ravissante, Hermione.
Elle se retourna et se retrouva nez à nez avec Severus. Elle ne lui pas encore adressé un mot de la soirée, lui étant auprès des professeurs et elle de ses amis.
- Merci, Severus. Et je vous retourne le compliment, vous êtes vraiment très élégant ce soir.
- Puis je vous inviter à danser ou faut il que j'aille demander l'autorisation à M. Zabini?
- Je pense que ça ira, mais vous pouvez toujours m'accompagner pour le faire, je dois d'abord lui ramener une coupe.
Ils se dirigèrent vers la table occupée par les amis de la préfete. En plus de Blaise, Ron, Harry et Ginny avaient quitté la piste pour se reposer à peu, Luna étant avec ses amies. Quand ils virent arriver Hermione et Severus ensemble, ils se jetèrent des regards interrogatif sauf Blaise qui affichait un grand sourire. Hermione tendit sa coupe de champagne à Blaise avant que Severus ne prenne la parole.
- Je vous emprunte votre cavalière, M. Zabini.
- Je vous en pris, professeur, tant que vous me la ramener.
Il tendit son bras à la jeune femme et jeta un regard noir au jeune Serpentard.
Son étreinte était tendre, mais ce n'était pas la sienne; son parfum était enivrant mais ce n'était pas le sien; sa voix était douce mais ses mots n'étaient pas ceux qui habitaient encore ses rêves.
Severus était au paradis. Il avait tellement rêver de ce moment. Il ferma ses yeux et se concentra sur ses sens. La délicate odeur de violette qui s'échappait de son cou, la chaleur de sa peau sous sa main, le bruit de ses talons alors qu'il l'a faisait tourner. Il aurait aimé que cette musique dure éternellement mais même les meilleures choses ont une fin.
Alors qu'ils quittaient la piste, il la retint par la main.
- Pourrai-je vous parler? En priver s'il vous plaît.
- Oui, bien sûr.
Elle enroula sa main autour du bras qu'il lui tendait et ils sortirent de la Grande Salle, sous le regards ravi du directeur qui avait suivi toute la scène. Mais il n'était le seul à les avoir vu partir.
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Ils s'arrêtèrent dans la cour du cloitre en ruine et Hermione s'assit au bord de la fontaine. Après avoir vérifié si ils étaient bien seul, Severus s'assit à ses côtés.
- Alors, Severus, de quoi vouliez vous me parler?
- Je...
Il baissa la tête. Le courage n'était vraiment pas l'apanage des Serpentards.
Hermione tendit sa main pour attraper celle de celui qu'elle considérait comme son ami. Il était même devenu plus qu'un ami au fil des jours qu'ils avaient passé ensemble.
- Il y a quelques chose qui ne va pas?
- Non, pas du tout, au contraire... je.. voulait vous...
Je ne peux pas... et si elle me rejetait? Je ne pourrai plus me passer de sa présence...
- Je...
Il leva finalement les yeux vers elle. Il pouvait lire dans son regard qu'elle s'inquiétait de son silence. Il sentit la pression sur sa main s'accentuer.
- Je... voudrais vous proposer de devenir mon apprentie.
Tu n'es qu'un froussard, Severus Snape.
Il vit alors un sourire illuminé le visage de la jeune femme. Elle semblait... soulagé?
- Ce n'est que ça? Vous n'avez fait une de ses peur, Severus! La façon dont vous bafouilliez m'a fait penser au pire.
- Je suis désolé.
- Ne vous excusez pas. C'est moi qui me suis fait des idées pour rien.
- Vous acceptez ma proposition?
- Vous voulez une réponse de suite? je...
- Non, non, prenez votre temps pour réfléchir. Je ne veux en rien vous presser.
- Cela est très tentant de devenir votre apprentie, mais je préfère quand même y réfléchir un peu, ce n'est pas une décision qui se prend à la légère.
- Je comprend tout à fait.
- C'est tout ce que vous vouliez me dire?
- Euh.. oui, c'est tout.
- Très bien. On peut rentrer s'il vous plaît? je commence à avoir un peu froid.
- Allez y, rentrez sans moi, je vais rester un peu ici.
Elle se leva et posa une de ses main sur l'épaule de Severus.
- M'accorderez vous une autre danse tout à l'heure?
- Ce serai avec le plus grand plaisir.
Elle lui sourit tendrement et rentra à l'intérieur. Il ne la quitta pas des yeux jusqu'à ce qu'elle ai disparue au tournant après les portes puis se prit la tête dans les mains. Il resta comme ça quelques secondes jusqu'à ce qu'un bruit de pas accompagner d'un léger " toc " sourd ne le sort de ses pensées et le fasse relever la tête.
Blaise Zabini se tenait devant lui, et au vu du sourire qu'il arborait, il avait tout entendu et avait compris ce qu'Hermione n'avait pas décelé.
- Professeur Snape.
- Auriez vous l'amabilité d'ôter ce sourire hypocrite de votre visage, M. Zabini?
- Avouez que c'est vraiment déroutant de voir que la meilleure élève qu'a connu Poudlard depuis près de 50ans n'arrive même pas à voir qu'un homme éprouve des sentiments pour elle.
- Mêlez vous de ce qui vous regarde, Zabini.
- Mais justement, cela me regarde, professeur.
- Parce ce que vous l'aimez aussi?
- Pas de la même façon que vous professeur, ne vous inquiétez pas. Néanmoins, je la considère comme l'une de mes proches, j'irai jusqu'à dire qu'elle est ce qui se rapproche le plus d'une soeur.
- Une soeur?
- Cela est sûrement dû au fait qu'elle était fiancée à celui qui était comme un frère pour moi. Vous vous souvenez, Draco Malfoy?
- Arrêtez, Zabini. Si vous croyez que je ne me suis pas senti assez mal par rapport à mon filleul, vous vous trompez.
- Oh, je n'en doute pas.
Ils restèrent à se jauger du regard pendant de longues seconde.
" Quelqu'un en qui j'ai une confiance absolu. Quelqu'un qui la protègera aussi bien que je le ferai, qui soit à ses côtés pour l'aider et pour l'écouter. "
Blaise baissa le regard en premier et secoua la tête de gauche à droite. Un sourire se dessina sur ses lèvres.
- Je comprend maintenant pourquoi Dray a préféré vous la confier à vous plutôt qu'a moi. Il savait que vous la protègerez et l'aimerez autant que lui l'aurait fait.
- De quoi parlez vous?
- Draco était tout sauf un imbécile. Il a dû comprendre bien avant que cela même ne vous effleure l'esprit.
Il tourna le dos au maître des potions.
- Il voulait ce qu'il y a de mieux pour Hermione, et par dessus tout, il voulait qu'elle soit heureuse. C'est pour cela qu'il a décider de vous la confiez si il lui arrivait quelque chose. Il a comprit que vous aviez tout deux le même objectif: son bonheur.
Severus semblait complètement perdu.
- Cela explique tout: le fait qu'il vous la confie à vous et à personne d'autre, pas même à Saint-Potter, la lettre qu'il vous a laissé à remettre à Hermione " au cas où " et le contenu de la lettre. Dray, mon ami, tu es vraiment le plus Serpentard de nous tous.
Il éclata de rire.
- Avez vous lu la lettre de Draco, professeur?
- Non, pas du tout.
- Hermione l'avait en permanence sur elle le mois dernier. Elle me l'a fait lire le jour où nous nous sommes retrouvés en tête, le lendemain de ma sortie de Sainte-Mangouste. J'ai été vraiment touché par les mots qu'elle contenait mais maintenant, tout cela est si clair.
- Vous en tout cas, vous ne l'êtes pas!
- " Ne sacrifie pas un bonheur futur au nom de nos souvenirs, ce ne serai pas juste... ", " tu as encore tellement à faire et à donner " " profite de la vie " .C'est les mots qu'il lui a laissez. Il lui demandait d'être heureuse sans lui et il savait que vous seriez là pour contribuer à son bonheur.
Il commençait à s'éloigner de Severus.
- Si Draco vous a fait confiance, je pense que je peux le faire aussi. Mais faites attention, je ne serai jamais loin.
Il quitta la cour sous le regard reconnaissant du maître des potions et quelques minutes plus tard, rentra à son tour dans la Grande Salle.
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Elle était là, entrain de danser sur la chanson la plus célèbre des Bizarr' Sisters, avec ses amis. Elle s'amusait et avait ce sourire qu'il n'avait pas vu depuis plusieurs mois. Il la fixa pour garder à jamais cette image d'elle dans sa tête.
Il retourna s'assoir aux côtés de Dumbledore qui le regardait avec ses yeux emplis de malice. Voyant que son ami n'aborderait pas le sujet de lui même, il lança la conversation.
- Vous passez une bonne soirée, Severus?
- Ça peut aller.
- Ne me dite pas que vous ne lui avez rien dit...
- Je ne vous le dirait pas.
- Severus!
- Oui, M le directeur?
- Vous êtes désespérant, vous le savez?
- Oui, je le sais.
Pendant près d'une demi heure, la musique endiablée du groupe de wizard rock fit danser tout les élèves de Poudlard. Puis les choses commencèrent à ce calmer et la musque s'adoucit pour ne laisser sur la piste que les couples enlacés sur des slows.
Hermione était sortie de la piste et fait face à Blaise, qui apparemment, avait bu plus d'une coupe de champagne.
- Blaise, tu ne penses pas que tu as trop bu?
- Non, je ne pense pas. Je m'amuse, c'est tout.
C'est alors qu'il vit passé Severus derrière Hermione, se dirigent visiblement vers la sortie.
- Tu devrais faire comme moi!
Il poussa Hermione de façon à ce qu'elle atterrisse dans les bras du directeur de Serpentard.
- Faites danser Hermione pour moi, professeur. S'il vous plaît.
Il la regarda dans les yeux, attendant sa réponse et il l'a reçu quand elle le tira sur la piste.
( Note: C'est maintenant qu'il faut mettre PLAY ! )
And dance your final
dance
This is your final chance
To hold the one you love
You
know you've waited long enough
Il la tenait serré contre lui, sa main contre son dos nu. Elle avait posé une de ses main autour de sa nuque et il avait enlacé leurs mains droites et les avait recroquevillé sur son torse.
Il en était sur, il venait de toucher le Paradis.
So,
Believe that magic
works
Don't be afraid
Of bein' hurt
Don't let this magic
die
The answer's there
Oh, just look in her eyes
Tous les regards étaient tourner vers eux mais ils s'en foutaient. Ils étaient tout simplement bien et rien n'aurait pu changer ça. Elle appuya sa joue contre son torse
And make
Your final
move
Mmm, don't be scared
She wants you too
It's hard
You
must be brave
Don't let this moment slip the way
Non, il ne voulait pas laisser ce moment s'échapper. Il voulait la garder contre lui pour toujours.
Believe that magic works
Don't
be afraid
Afraid of bein' hurt
No, don't let this magic
die
Ooh, the answer's there
Yeah, just look in her eyes
Mais il n'avait pas le courage de lire dans ses yeux ce qu'elle ressentait en ce moment précis. Il avait peur de ne pas y trouver la même flamme qui était en train de le consommer.
And don't believe that magic
can die
No, no, no, this magic can't die
So dance, your final
dance.
'Cause this is... your final chance.
Non, ça ne serait pas sa dernière chance car il s'accrocherait à l'espoir de voir un jour prochain ses rêves se réaliser.
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Vers les 2h30 du matin, la très grande majorité des élèves avait rejoint leurs dortoirs. Hermione était attablée avec ses amis.
- Alors, on fait quoi? On va se coucher aussi?
- T'es devenu une petite nature, Gin? Je t'ai connu plus fêtarde que ça.
Tous le monde rigola.
- Je vous propose d'aller finir la nuit dans mes appartements. A moins que vous préféré dormir dans la tour.
- Non, tes appartements seront parfait. On y va?
- Commencer à y aller sans moi, je vous rejoint dans quelques minutes. Blaise connait le pass.
Ils quittèrent la Grande Salle alors que la jeune préfete se dirigea vers la table où s'étaient retrouver les professeurs. Il ne restait plus que Dumbledore et Severus.
- Vous allez vous coucher, Miss Granger?
- Je ne vais pas tarder, en effet. Les autres passent la nuit chez moi, on va profiter d'être tous ensemble.
- Je tenait à vous féliciter pour tous le travail que vous avez accompli. Je n'ai pas vu plus belle soirée depuis que je suis dans cette école.
- Merci, monsieur. Je voulais vraiment que tout soit parfait.
- Ça l'a été. Je vous souhaite bonne nuit, Miss Granger. Je ne pense pas vous voir tôt demain matin.
- Je crois que je vais rester au lit demain. Bonne nuit à vous aussi, professeur.
Severus ne l'avait pas quitté du regard durant toute sa conversation avec le directeur. Voyant que celle ci prenait fin, il se leva.
- Puis je vous raccompagner dans vos appartements?
- Avec plaisir.
Il sortirent de la salle sous le regard du directeur.
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Les couloirs étaient silencieux malgré la présence de dizaines d'élèves. Le maître des potions se décida à prendre la parole.
- J'ai passé une très agréable soirée, et c'est grâce à vous. Merci Hermione.
- J'ai moi aussi passé une excellente soirée. Je ne peux que complimenter vos talents de danseur.
Le silence se refit entre eux jusqu'à ce que la jeune femme le brise.
- Et en ce qui concerne votre proposition, je suis vraiment très flattée que vous ayez pensé à moi.
- Je pense tous les jours à vous, Hermione.
Elle rougie devant tant de franchise.
- Et je sais que vous feriez une apprentie parfaite, car vous éprouvez tellement de passion dans ce que faite. Ce serai un plaisir de vous apprendre tout ce que je sais.
Ils arrivèrent finalement devant le portrait d'Alisandre.
- Je ne vous presse pas à me donner une réponse, je sais que cela mérite que vous y réfléchissez sérieusement.
Elle hocha la tête.
- Bonne nuit Hermione.
- Bonne nuit à vous aussi Severus.
Elle le fixa et, finalement, se hissa sur la pointe des pieds et lui déposa un baiser sur la joue.
- A demain.
Et elle passa le tableau.
Severus resta quelques secondes sans bouger, le regard perdu dans le vague. Il ressentait encore la douceur des lèvres de la jeune femme sur sa peau. C'est Alisandre qui le sorti de sa transe.
- Vous allez passé la nuit ici, professeur Snape?
Il lui jeta un regard noir et disparu dans les sombres cachots.
Tous les élèves quittèrent le château vers les 10h le matin à l'exception d'Harry, Ron, Ginny Luna et Blaise qui restèrent jusqu'en fin d'après-midi.
Durant les quatre jours qui suivirent, le bal était encore dans les conversations des habitants du château. De nombreux élèves avaient adressé des hiboux de félicitation à la préfete qui était heureuse que cala ai plu à tout le monde.
Néanmoins, la joie ne fut pas au rendez-vous le cinquième jour. On était le 20 août.
Les professeurs présent au château étaient attablés pour le petit déjeuner. Mais il manquait quelqu'un.
- Est ce que l'un de vous a vu Miss Granger ce matin? Ce n'est pas dans ses habitudes de manquer le petit déjeuner.
Comme personne ne lui répondit, il se tourna vers Severus.
- Ne me regarder pas comme ça, je ne l'ai pas vu non plus.
- Pourtant vous me sembliez assez proche durant le bal...
Il tourna la tête vers la directrice des rouges et or.
- Mêlez vous de ce qui vous regarde, Minerva.
- Ai je toucher la corde sensible ?
Il allait lui répondre quand les portes de la Grande Salle s'ouvrirent et laissèrent apparaître Blaise Zabini. Il s'avança vers la table, et voyant que la personne qu'il cherchait était absente, il s'apprêtait à faire demi-tour.
- Bonjour, professeurs, je ne fais que passer. Bonne journée.
- Où croyez vous aller, Zabini?
- Je vais chercher Hermione, professeur Snape. Elle a besoin de moi.
- Et pourquoi pensez vous ça?
- Regardez sur un calendrier.
Il quitta la pièce sans plus d'explication.
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Arrivé devant le portrait d'Alisandre, il prononça le mot de passe et entra sans un bruit. Le salon étant vide, il se dirigea vers la chambre à coucher.
Elle était là, assise à même le sol, tenant entre ses bras sa robe blanche. Les larmes parcouraient ses joues pendant que de ses doigts elle dessinait le tour des broderies du bustier.
Il s'assit à ses côtés et attendit qu'elle lève la tête vers lui. Finalement, elle prit la parole.
- Désolée.
- Hé, ne le soit pas.
Il saisit son menton .
- Je suis là parce que je savais que tu allais avoir besoin de moi aujourd'hui. C'est pas un jour comme les autres.
Il essuya les larmes de son amie.
- Dire que je devrais être avec Ginny entrain de commencer à me préparer. Je suis que j'aurais été stressé comme pas possible et Gin aurai dû me crier dessus pour me calmer.
- Et moi, je serai avec Dray qui serait entrain de s'énerver car, pour pas changer, il ne trouverai pas ses affaires et aurai retourné toute la chambre.
Elle lui sourit.
- C'est vrai, il fallait toujours que je sois derrière lui le matin.
- Et il serait entrain de me demander toute les 5 minutes si je n'ai pas oublié vos alliances. Tiens, en parlant de ça.
Il fouilla dans sa poche et en sortit une chaîne en argent, un anneau du même métal y était enfilée.
- Dray les avaient acheté avant les examens et me les avaient confié le jour même en me disant que si je les perdait, il me ferai la peau.
Il la déposa dans la main de son amie.
- Je sais qu'aujourd'hui, tu aurais du lui la passer au doigt, alors j'me suis dit que ça te ferai plaisir de l'avoir avec toi.
Elle tourna l'anneau entre des doigts et pu y lire : signe de mon amour, 20/08/98. Elle le porta a ses lèvres puis se l'accrocha autour du cou.
- J'ai déposé la tienne sur sa tombe ce matin avant de venir.
- Merci Blaise, pour tout ce que tu as fais pour moi.
- J'aurais voulu faire tellement plus.
Elle baissa la tête à nouveau et regarda sa robe.
- Dit, tu crois que je pourrai à nouveau être vraiment heureuse?
- Oui, je te le promet.
Il la prit par les épaules et l'attira contre lui. Ils restèrent comme cela plusieurs minutes jusqu'à ce qu'un bruit les dérange. Quelqu'un venait de frapper à la porte.
Hermione se leva, aida Blaise à en faire de même et ils se dirigèrent vers l'entrée. Le portrait s'ouvrit sur les trois Gryffondors et les trois paires de bras s'entourèrent autour de la préfete. Ginny remarqua la première la présence de Blaise.
- Je vous que quelqu'un nous a devancé.
- Et oui, trois courageux Griffon devancés par un Serpent estropié... vous faites vraiment pas le poids.
Tous le monde éclata de rire.
- Allez, venez prendre un petit déjeuner car j'entends le ventre de Ron-Ron crier famine.
- C'est la faute de Gin, elle ne m'a pas laissé le prendre avant de partir.
- Pauvre, pauvre Ron-Ron...
Ils montèrent tous les 5 dans la Grande Salle. Il ne restait plus que Dumbledore et Severus attablés. Le maître des potions remarqua les yeux rougis de l'ancienne Préfete mais ne dit rien. Il préférait lui parler en privé plutôt qu'entourer de tous les amis de la jeune femme. Mais apparemment, il devra attendre ce soir car ils ne semblaient pas près de la lâcher.
Hermione et ses amis passèrent la journée dans le parc, ces derniers essayant par tout les moyens de changer les idées de la jeune femme. Néanmoins, quand elle formula le désir d'aller voir Draco tout seule, ils s'éclipsèrent et elle pu se laisser aller. Aujourd'hui, elle ne voulait pas faire bonne figure. Oui, elle avait dit qu'il fallait aller de l'avant, mais là, c'était trop dur. Elle s'était donné 3 occasions de craquer et le 20 août était l'une de celle-ci. Elle retrouva ses amis une demi heure plus tard et ils quittèrent le parc de Poudlard pour les rues de Pré-au-Lard.
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Il était plus de 22h quand Severus monta jusqu'à la Tour d'astronomie. Il était sur de l'y trouver, Alisandre lui ayant dit qu'elle était sortie.
Elle était là, à la même place qu'il l'avait trouvé il y a plus d'un mois, vêtu d'une nuisette blanche et portant comme d'habitude l'une des chemises de Draco. Elle jouait avec la chaîne qui pendait à son cou.
- Bonsoir Severus. Je me demandais quand est ce que vous alliez me rejoindre.
- Je pensais que vous passeriez au labo, mais ne vous voyant pas arriver, je me suis dit que vous seriez ici.
Durant l'échange, elle n'avait pas quitté des yeux le paysage qui s'offrait à l'horizon. Il s'avança vers elle et s'assit à ses côtés.
- Votre journée ?
- Elle n'a pas été facile. Mais les autres étaient là, heureusement. Et vous êtes là maintenant.
- Je suis désolé, j'avais complètement oublié que... pour aujourd'hui...
- Comment l'auriez vous su? Draco vous l'avait dit?
- Je.. j'ai vu certains de vos souvenirs quand je suis venu vous chercher grâce à la legilimencie après la Bataille.
- Ah d'accord...
Le silence se fit pendant de longues minutes.
- je... si vous avez besoin de quoi que ce soit...
- Je sais, merci.
Elle se rapprocha de lui et pose sa tête sur son épaule. Il glissa son bras derrière elle et lui caressa le dos.
- Je veille sur vous Hermione, je vous l'ai promis.
Finalement elle s'endormit contre lui, toutes les émotions de la journée ayant eu raison d'elle. Il l'a prit dans ses bras et la porta jusqu'aux cachots. Il ferma les yeux en passant devant ses appartements pour ne pas être tenté de la coucher chez lui et passa le portrait qui gardait les pièces du préfet de Serpentard. Il l'allongea le plus en douceur possible sur le grand lit aux rideau vert. Elle semblait si sereine. Il s'assit à ses côtés et lui caressa la joue. Il n'avait pas envie de partir, de la laisser seule dans ce grand lit vert. Au bout de plusieurs minutes, il déposa un baiser sur son front et quitta la pièce.
Les jours qui suivirent furent éprouvant pour Severus. Le souvenir de la soirée passée dans la tour le hantait jour et nuit. Le parfum de sa peau contre ses lèvres, la douceur de sa joue. Mais le pire était de ne pas le refaire. Il avait l'impression de devenir fou. Et comme Dumbledore lui l'avait dit, cela ne s'arrêtera pas tant qu'il ne lui aurai pas fait part de se qu'il ressentait. Il était 2h du matin quand il prit la décision de lui parler, ce jour même.
Ils avaient passé la soirée ensemble mais Severus n'avait toujours pas trouver le courage de tout lui dire. Ils avaient finalement trouvé un mélange correct pour la nouvelle formule de la Tue-Loup et avaient décidé de fêter cela avec une bouteille de vin qu'Hermione était passée chercher chez elle.
Elle avait ôté ses robes de travaille et était assise sur le tapis devant la cheminée quand Severus vient la retrouver. Il avait abandonné ses éternelles robes noires pour une chemise blanches dont il avait retroussé les manches. Depuis la mort de Voldemort, la marque hideuse qui se trouvait sur son bras avait disparu et il avait pu retrouver le plaisir de ne plus faire attention que son bras était bien couvert. Quand il la vit, les épaules découvertes et son débardeur ne laissant que de place à l'imagination, son sang ne fit qu'un tour. Cependant, il ne laissa rien paraître quand il rempli leurs verres de vin et qu'il lui tendit le sien après s'être assis à ses côtés.
Elle leva son verre et l'approcha de celui de Severus.
- A votre réussite.
- A notre réussite car je n'y serai jamais arrivé sans vous.
Elle lui sourit et fit tinter leurs verres.
Il prit une grosse gorgée de vin. C'est le moment où jamais Severus.
- Euh, Hermione...
- Oui?
Il chercha ses mots.
- On se croirait à la semaine dernière. C'est à propos de l'apprentissage? Je sais, je ne vous ai pas encore..
- Non! Non, ce n'est pas à propos de ça... c'est...
Il la regarda droit dans les yeux. Elle semblait un peu perdue.
- Hermione, je...
Severus, vas y!!
Sentant que sa voix lui ferai à nouveau défaut, il saisit son visage et posa ses lèvres sur les siennes. Voyant qu'elle ne réagissait pas, il quémanda l'ouverture de ses lèvres avec sa langue. A peine eu t'il commencé à intensifier leur baiser qu'elle se recula vivement.
- Non!
Elle posa sa main sur ses lèvres. Severus tendit la main vers son visage mais elle se recula à nouveau en secouant la tête.
- Non, je peux pas.
- Mais Hermione, je t'aime.
Comme si ces mots venaient de la frapper en pleine poitrine, ses mains quittèrent ses lèvres pour son coeur. Severus tenta à nouveau de s'approcher d'elle mais elle se releva avant qu'il ne l'atteigne.
- Ne dit pas ça.
- Mais c'est vrai.
Il s'était à son tour lever mais ne l'approcha pas de peur qu'elle se dérobe à nouveau.
- Ça fait des mois que tu hantes chacune de mes pensées, de jour comme de nuit. Maintenant que j'ai trouvé le courage de te le dire, ne me demande pas le contraire.
Elle baissa les yeux.
- Hermione, s'il te plait, regarde moi.
Quand elle leva les yeux vers lui, elle ne pu lire que de l'amour dans ses yeux alors que dans les siens brillait le doute. Il tenta à nouveau de l'approcher mais quand il arriva enfin à poser sa main sur la joue, elle tourna la tête.
- Non, Severus.
- Pourquoi?
- Je... Draco...ce serai comme le trahir!
- Draco est mort! Et tu ne pourra pas changer cela!
Là, ce fut de la colère que l'on pouvait lire dans ses prunelles brunes.
- Tu crois que je ne le sais pas ? Il est mort devant moi!
- Et moi je suis auprès de toi!
- Je le sais. Mais c'est comme si... on s'aimait tellement... je...
- Oui, il t'aimait. Mais il n'est plus là! Il ne sera plus jamais là!
- Ne parle pas de lui comme ça!
Elle lui tourna le dos et se dirigea vers la porte. Avant qu'elle ne pose la main sur la poignée, il l'attrapa par le bras et la tira contre lui.
- Ne part pas! Tu ne peux pas me laisser.
- C'est trop... je.. sais plus où j'en suis...
- Laisse moi te..
Elle se dégagea.
- Non, je ... faut que je parte...
Elle ouvrit la porte et s'enfuie dans le couloir. Severus ne chercha même pas à la retenir, c'était à elle de faire son choix. Il se laissa tomber dans un de ses fauteuil et se prit la tête entre les mains.
Il passa la nuit assis face à la cheminée, à se demander si il avait fait le bon choix de lui révéler ses sentiments. Il l'avait peut être perdu définitivement. C'est Dumbledore qui le sorti de ses sombres pensées en entrant brusquement dans son salon.
- Severus!
- M. le directeur...
- Miss Granger... elle s'en va!
Il se leva d'un bond.
- Quoi?!
- Je viens de la voir traverser le Grand Hall avec sa malle! Que s'est il..
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que Severus sortit en courant.
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- Hermione!
Elle avançait sans se retourner. Elle avait presque atteint la grille et pourrai alors transplaner.
- Hermione!
Il courrait mais n'arrivait pas à la rattraper. Il ne fallait pas qu'elle passe la grille! Pas ça!
Elle venait de passe le portail en fer forgé du parc et posa sa malle à terre. Elle l'entendait crier son nom. Il se rapprochait de plus en plus. D'ici quelques secondes, il serait près d'elle.
Il fallait qu'elle transplane avant qu'il arrive.
Il le fallait.
Mais était ce vraiment ce qu'elle voulait ?
Oui, je sais, je suis sadique... ce n'est pas la première et ce ne sera pas la dernière fois que l'on pense cela de moi ;)
J'espère que cela vous a plu. D'après vous, que va t'elle faire? partir ou rester??
Vous saurez le mois prochain.
Bon je vous dit à dans 15jours, d'ici là, hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, vous spéculations sur le prochain chapitres, vos remarques et vos encouragements. Pour ceux que ça branche, je laisse mon msn : tam underscore chan arobaz hotmail.fr
Bisous à tous,
Tam-chan
