Bonjour à tous !
Non, vous ne rêvez pas. En raison des fêtes de Nowel où demain je serai peut-être un peu beaucoup occupée (ce qui va déjà être le cas aujourd'hui mais bon...) je publie un jour en avance en vous souhaitant de très joyeuses fêtes.
Ce chapitre est un peu un cadeau de Noël. Mais Drinou m'a demandé de préciser que je ne prends rien d'hallucinogène. Juste pour vous rassurer, mais je ne suis pas certaine que ça le fasse de toute façon mdr. Bref, bonne lecture à tous !
Lauriane
Chapitre 7. Tremblements
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EPOV
Je me réveille le lendemain matin dans mon appartement et avec la gueule de bois. Après être parti de chez ma petite sœur, j'ai bu comme un trou chez moi. Pathétique et pitoyable, je le conçois mais comment auriez-vous réagi à ma place ? Je me suis pris le râteau du siècle puis je me suis fait mettre dehors par ma sœur d'un mètre cinquante.
Pendant que j'avais ma bouteille à la main, je n'ai fait que repenser à une phrase d'Alice. « Parce que je n'ai jamais vu mon frère tomber amoureux ». Suis-je tombé amoureux ? La réponse première qui me vient en tête, c'est non. Je ne la connais pas. Je suis d'accord pour reconnaître qu'il y a une certaine connexion entre nous, mais de là à parler d'Amour…
« … 12°C à l'extérieur à Seattle, et oui le temps se refroidit, l'été est bel et bien terminé ! Vous écoutez RKJ FM et tout de suite Queen pour accompagner votre réveil ! [The show must go on commence]. »
Je suis maudit ! Même mon radioréveil ne veut pas me laisser tranquille. Je sors du lit en grognant et j'attaque ma radio jusqu'à ce qu'elle se taise. Cette musique vient d'être proscrite de ma playlist. C'est à cause d'elle que je suis rentré dans ce fichu labo il y a deux ans et c'est là qu'ont commencé tous ces problèmes.
Je vais dans la salle de bain et me prends successivement un mur, une porte et le miroir. Ce n'est vraiment pas mon jour ! Avant d'avoir eu le temps de me déshabiller pour rentrer dans la douche, j'entends un bruit de sonnette.
On ne veut pas m'oublier ? Je n'y crois pas ! Et ce n'est pas la peine de s'énerver comme ça !
Maintenant ce n'est plus qu'un bip incessant puisque le visiteur ne retire même pas son doigt de la sonnette. J'ouvre et vois un lutin particulièrement en forme.(N/B : Alice ???)
- Alice ?
- Tu en as mis du temps ! J'étais sur le point de forcer ta serrure. Oh mon dieu ! Tu as une tête à faire peur ! Ne me dis pas que tu as bu ! Tu es désespérant.
Elle entre en me bousculant sans que je ne puisse faire quoi que ce soit et continue son monologue.
- Je ne sais pas si tu te rends compte de la chance que tu as d'avoir une sœur comme moi. Maintenant je vais m'occuper de toi pour te mettre un maximum à ton avantage, et crois-moi là j'ai du boulot vu la matière première. (N/B : Ben tiens, je me demandai quand est-ce que Alice allait y mettre son nez. Parce qu'Alice qui ne se mêle pas des affaires amoureuses de son frère et de sa meilleure amie en essayant de les mettre ensemble, eh ben, c'est plus Alice...)
- Mais de quoi tu parles Alice ?
- Jasper a craqué au bout de trois heures d'interrogatoire intensif. Il m'a raconté ton lien avec Bella, certes sans trop de détail, mais au moins pour que je comprenne. Et nous sommes d'accord l'un comme l'autre, elle est la meilleure chose qui te sois arrivé jusqu'à maintenant. Mais hier tu as vraiment été un con. Ce n'est pas en forçant les gens que tu vas y arriver. Tu crois vraiment qu'en lui roulant une pelle contre sa volonté tu as gagné des points ?
- Alice… ne le prends pas mal mais je ne suis vraiment pas certain que cette histoire te concerne.
- Edward, tu vas m'écouter. Tu es peut-être un très bon pianiste, mais en ce qui concerne les sentiments tu es un handicapé de la vie, et encore je suis gentille. Tu veux cette fille oui ou non ?
- Je ne sais même pas !
- Menteur ! Si tu ne la voulais pas tu n'aurais pas agi ainsi hier. Bref, ton unique espoir c'est qu'on t'aide. Je crois que même Emmett et Rosalie vont devoir te donner des cours. Crois-moi, tu es vraiment désespérant et désespéré. Bella a l'air d'avoir vraiment un fort caractère, remarque c'est une bonne chose, elle va marquer des points auprès de Rosalie et d'Emmett. Mais face à elle tu ne fais pas le poids. On va devoir te donner des cours, même si j'ai l'impression que tu ne t'en sors finalement pas si mal. Hier même si tu as merdé tu t'es affirmé d'une manière complètement inédite. Peut-être que tu es un bien un Cullen finalement !
- Alice, j'apprécie ce que tu fais, mais laisse tomber. Je crois qu'elle a été suffisamment claire hier, elle ne veut pas de moi. (N/B : Hum, hum !! Excusez-moi, j'ai un chat dans la gorge.)
- Et c'est là que tu te trompes Edward. Sinon je ne serais pas là. Rappelle-toi de ses dernières paroles. Elle a peur de toi. Sous-entendu, elle a peur de ce que tu peux représenter à ses yeux. Tu sais, elle est certainement de ce genre de fille qui fuit toute grande histoire d'amour pour une raison X ou Y. Il faut juste la faire changer d'avis !
À l'entendre, c'est simple, mais je ne peux m'empêcher de grogner. Je ne suis pas certain de croire ce qu'elle me dit mais, en même temps, son explication peut se tenir. Et si je lui faisais vraiment autant d'effet que ce qu'elle me fait ? Une once d'espoir remonte en moi.
- Bon Edward, tu vas à la douche ou faut-il que je t'y traîne ? Je vais faire du café en attendant, tu en as grand besoin.
Je m'exécute, sachant pertinemment que face à Alice j'ai nécessairement tort et qu'elle obtient toujours ce qu'elle veut. La douche me permet au moins de me réveiller un peu et de me redonner figure humaine. Quant au café d'Alice, je me demande si elle n'a pas directement mis le café dans l'eau sans le filtrer tellement il est fort.
J'écoute à moitié ma sœur parler, franchement j'ignore comment Jasper survit avec elle au quotidien. Je crois qu'il devrait avoir la médaille du mérite. J'aime profondément ma sœur, mais là quand même…
Nous allons ensemble au plateau de tournage. Je prends le volant, sachant que nous aurons un peu de route pour arriver à destination. Le voyage se passe sous le signe de conseils répétés inlassablement par le lutin. Je suis certain qu'elle se doute que je ne l'écoute qu'à moitié, mais elle ne m'en tient pas rigueur, enfin je crois.
Enfin nous arrivons à destination. Je reconnais la camionnette de Bella et me gare à côté.
- Courage Edward, reprend ma sœur. Essaie de ne pas jouer au con pour une fois et tout se passera bien. Tu as le temps du tournage pour la conquérir, ce qui nous laisse de la marge. Alors ne précipite rien !
J'opine de la tête et sors de mon véhicule. C'est parti !
BPOV
J'ai passé malgré tout la nuit chez Jake. Nous avons tous les deux beaucoup parlé. Moi je lui ai raconté pour Edward. Lui m'a expliqué comment il s'était rendu compte de ce nouveau très légerdétail.
« Finalement ça a été assez simple. J'ai arrêté de nier la vérité quand je me suis aperçu que ce n'était pas le cul de la serveuse que je matais dans le bar, mais celui du serveur. Je peux te dire que ça a été violent comme réaction et la première chose que j'ai faite c'est sauter sur la première femme qui a bien voulu de moi. Ça ne te rappelle rien cette attitude ? » J'ai grogné devant le sous-entendu flagrant. Il a ensuite repris. « Malheureusement j'ai eu ce qu'on appelle communément une panne. Et la seule chose qui a restimulé mon mécanisme a été de penser au cul à tomber du serveur. »
Je peux vous assurer que vous ne regardez plus votre meilleur ami de la même façon après un tel discours ! Mais au moins je savais que toute ambiguïté était levée entre nous. Avec du recul, je préfère quand même qu'il m'ait rejetée hier. D'accord, je ne disais pas ça sur le moment, mais j'étais sur le point de me servir de lui et ce n'était pas très classe de ma part.
Je suis sur la route actuellement pour retrouver mon bourreau. Je ne suis pas rentrée chez moi, heureusement que j'avais des affaires de rechange chez Jake. Comme j'avais pris de l'avance à cause de ma vieille Chevrolet qui fait parfois des caprices, je suis presque seule au plateau. Seuls certains techniciens sont là. Je tente tant bien que mal de trouver mes marques, mais ce n'est pas évident. Heureusement que tout le personnel arrive peu à peu.
J'aperçois finalement au loin la Volvo d'Edward se pointer et se garer près de mon antiquité. Je m'enfuis dans un bâtiment, espérant naïvement ne pas le croiser, ou le croiser le plus tard possible.
Lâche ! Tu n'es pas fière de la claque d'hier hein ?
Surtout de la dernière phrase que je lui ai dite oui. La claque, il l'avait méritée. Mais pourquoi diable lui ai-je dit que j'avais peur de lui ?
Peut-être parce que c'est la vérité ! Lâche !
Une porte claque soudainement derrière moi. Je me retourne vivement et vois une paire de prunelle émeraude me fixer du haut d'un escalier.
Et merde ! Pourquoi suis-je allée au sous-sol avec seulement une sortie ?
- Bella ? C'est toi ?
Qui d'autre ?
- Que veux-tu ?
J'ai conscience que ma voix est glaciale, mais si je suis dans ce foutu sous-sol c'est pour le fuir, pas pour qu'il me suive ! Et voilà qu'il descend les escaliers.
- Juste m'ex…
Il n'a pas le temps de continuer sa phrase que je sens le sol trembler dans un vrombissement assourdissant.
- Bella ! Attention à toi !
EPOV
Je l'avais vue entrer dans ce bâtiment alors qu'elle venait de regarder dans ma direction. Un coup d'œil d'Alice qui me faisait signe de la rejoindre avait suffi à me donner le courage nécessaire. En entrant dans le bâtiment, je ne pus que déplorer sa vétusté. C'est étrange, mais je suis un peu claustrophobe dans ce genre d'endroits. Une porte était ouverte devant un escalier descendant et en m'approchant je vis une silhouette. C'est donc naturellement que j'appelai Bella. Je ne me laissai pas démonter par sa voix glaciale, je l'avais mérité.
Mais je ne m'attendais pas à ce que la terre tremble. Enfin quoi ?! La terre trembler dans l'Etat de Washington ?
Je me précipite vers Bella, la pousse sous une table qui se trouvait à nos côtés et me mets au-dessus d'elle pour la protéger encore davantage. Les secondes passent et la terre continue de trembler. Je sens des choses s'écrouler mais la table tient bon. Puis, soudainement, le silence. Pesant, parfois troublé par de nouvelles choses qui tombent, mais signifiant que c'est terminé. Je me permets de me relever doucement afin de voir comment va Bella. Mon cœur bat à tout rompre, à la seule idée qu'elle ait pu être blessée.
Je croise finalement ses prunelles chocolat et me perds dedans.
BPOV
Oh mon dieu ! Mais pourquoi est-ce qu'il faut que dès qu'il y a une poisse ce soit pour moi ? Non mais vraiment ! Un tremblement de terre au nord-ouest des Etats-Unis ! Heureusement qu'Edward a eu les bons gestes car moi j'étais figée dans ma peur. Vous savez quel est le pire dans tout ça ? Alors que j'allais peut-être mourir et l'objet de mes fantasmes également, j'ai réussi à me réjouir de l'avoir aussi près de moi à ce moment-là et de pouvoir humer son odeur. Non mais n'importe quoi !
- Bella ? Tu vas bien ?
Je crois que je suis quand même plus choquée que ce que je pensais initialement. J'opine légèrement de la tête alors qu'il se retire de sa cachette et me tend la main.
- Viens, il faut essayer de sortir.
Nous nous tournons en même temps vers l'escalier et nous figeons. Il y avait un escalier. Il n'est plus que des planches de bois par terre. Enfin, de ce qu'on peut en voir car la luminosité est presque inexistante. Les plombs ont évidemment sauté et puisque nous sommes en sous-sol, pas de fenêtre. Seule une toute petite lucarne nous donne un minuscule halo de lumière.
C'est à ce moment-là que la Bella-névrosée décide de se réveiller et de paniquer.
- Oh mon dieu ! On est coincés ici ! On va mourir !
Edward se tourne immédiatement vers moi et prend mon visage en coupe.
- Bella, calme-toi. Je te promets que je ne laisserai pas ça arriver. Les secours ne tarderont pas et ils nous aideront à sortir de là. D'accord ?
- Mais ils ne savent même pas que nous sommes là ! Et…
Une fois de plus, il ne me laisse pas finir. Il appose brusquement ses lèvres sur les miennes, ce qui a le mérite de me faire taire. Sans réfléchir davantage – je crois de toute façon que je n'en ai plus la faculté – je réponds avidement à son baiser. Et après tout, à quoi bon lutter ? Je vais mourir dans ces décombres. Le bâtiment est sur le point de s'écrouler, alors autant que mes dernières minutes se passent dans les bras de mon dieu vivant personnel.
Je resserre moi-même notre étreinte. Je me colle à lui comme à une bouée de sauvetage. Je rends les armes. Je ne veux plus lutter, je ne peux plus lutter.
EPOV
J'avais besoin de ses lèvres. Entendre et voir sa détresse tout à l'heure m'a retourné le cœur. Je partage ses craintes. Je sais que le bâtiment peut s'écrouler d'un moment à l'autre. Et je sais qu'il n'y a que peu de chance qu'on y réchappe. Mais à quoi bon débattre sur le sujet ? Tout ce que je veux, c'est Bella. Profiter de ces potentielles dernières minutes. Je sais que si je devais choisir ma fin, je ne demanderais pas d'autre scénario que celui qui se joue actuellement.
Une passion sans commune mesure nous assaille. Mes mains vont trouver la fermeture-éclair de son pull et l'abaisse. Je la sens faire des mouvements d'épaule pour m'aider à le lui retirer. Nos bouches ne se dessoudent pas et nos langues mènent une violente bataille. Ce n'est que quand je remonte l'ourlet de son tee-shirt que nous nous séparons.
Je croise en même temps son regard si expressif. Il est noir de désir, probablement comme le mien. Mes yeux descendent ensuite un peu plus bas, et je redécouvre sa magnifique poitrine à travers la pénombre. Je sens ensuite ses mains attraper mon propre pull et mon tee-shirt en même temps pour les retirer. Nous nous rejetons l'un sur l'autre. Toujours ce besoin de sentir son corps contre le mien. De sentir qu'elle est réelle. Sa peau est si douce, si parfaite.
BPOV
Je ne contrôle plus mon corps, je n'entends même plus ma conscience. Tout ce que je veux à cet instant précis, c'est lui. Sa peau contre la mienne, ses mains sur mon corps, mais surtout le sentir en moi. Je suis en soutien-gorge, mais cela ne me gêne même pas. Et puis ce n'est pas comme s'il ne m'avait jamais vue !
Nos bouches sont de nouveau soudées et mes mains s'acharnent maintenant à lui ouvrir son jean. Je le sens d'ailleurs faire de même sur le mien. Nous nous retrouvons vite en sous-vêtements, nos chaussures et chaussettes ayant valsé en même temps.
Il me prend tendrement dans ses bras et m'allonge sur le sol, au milieu de nos vêtements éparpillés et formant un petit duvet. Notre position me fait sentir l'intensité de son désir, ce qui ne fait que décupler le mien.
Je n'ai jamais autant voulu un homme qu'à cet instant précis. Pas même ce soir-là. La terre pourrait se remettre à trembler que je ne m'arrêterais pas de l'embrasser passionnément.
Je le sens se relever un peu et m'admirer. Je crois qu'aucune femme n'aurait pu se sentir plus belle que moi à ce moment présent. Je n'ai même plus honte de mon corps difforme car je me sens regardée comme la plus belle œuvre d'art.
Après m'avoir minutieusement détaillée il s'attache à me retirer mon soutien-gorge. Je l'aide en me redressant, et aussitôt jeté sa bouche se pose sur ma poitrine. Un gémissement sort immédiatement de ma bouche et je sens non seulement ma respiration devenir dangereusement saccadée, mais aussi mon corps se réchauffer. J'halète, je gémis plus que de mesure, je veux cet homme.
Sa main descend vers ma culotte qu'il retire sans préavis. Puis je sens un doigt titiller mon centre nerveux déjà trempé de désir. Mes gémissements deviennent de petits cris et s'intensifient quand un autre doigt puis deux entrent en moi.
Finalement le tremblement de terre n'est rien comparé à ceux dont je suis victime actuellement. Mon corps est telle une feuille exposée au grand vent. Puis, soudainement il s'arque pendant que je crie le nom de mon amant. Je sens ses lèvres se poser sur mon cou en un millier de baisers mouillés allant de mon visage à ma poitrine le temps que je récupère un peu.
Puis je le fais rouler et lui enlève son boxer, dernier vêtement sur ce corps d'Apollon.
EPOV
J'ignore si nous allons nous en sortir, mais je n'ai jamais été aussi heureux qu'à cet instant précis. Nous sommes tous deux nus, l'un contre l'autre, et voir ma Bella jouir en criant mon nom est la plus belle chose au monde. Car oui, c'est la première fois que cela se produit puisque nous ne connaissions pas nos noms il y a deux ans.
Sa main délicate s'empare avec poigne de mon membre déjà dur presque à l'extrême et fait des mouvements de va-et-vient. Je sens ma tête partir en arrière, guidée par le plaisir et je manque presque de jouir sur le coup. Même si le plaisir qu'elle me donne est merveilleux, je ne la laisse pas longtemps me faire subir son traitement car je suis vraiment sur le point de venir. Il est pourtant inconcevable que je vienne alors que je ne suis pas en elle.
Je la rejette donc délicatement et l'embrasse à nouveau. J'y vais tendrement, plus que jamais conscient de ce qu'il se passe.
Je me place au dessus et entre en elle. La sensation est des plus divines et je me sens au paradis. Je ne fais qu'un avec elle. Notre danse commence et je la regarde droit dans les yeux. C'est à ce moment là que je comprends. Je ne crois pas au coup de foudre. Tomber amoureux au premier regard, cela ne fait que favoriser l'inconstance. Mais pourtant, je suis bien tombé amoureux il y a deux ans. Mais ce n'était pas d'un véritable coup de foudre. C'était de non-dits. De choses que nous nous sommes confiés dans le regard, dans nos gestes. Nos manières d'agir. Et les conversations que nous avons eues depuis nos retrouvailles n'ont fait qu'accentuer ce sentiment qui avait déjà commencé à naître. Je l'Aime. Alice a raison, je suis tombé amoureux de la femme à qui je fais l'amour.
J'accélère la cadence sur sa demande. Je sens le point de jouissance venir. Mais il est hors de question que je l'atteigne avant elle. Je glisse ma main et vais titiller son bouton d'or. Elle s'arque à nouveau, crie sa jouissance en me mordant l'épaule. Sa réaction me fait jouir à mon tour, et nous nous écroulons l'un sur l'autre, essoufflés.
Bien que je n'en aie aucune envie, je me retire délicatement d'elle.
BPOV
Je me demande sincèrement si je suis la femme la plus poissarde du monde, ou au contraire la plus chanceuse. Je me retrouve sur les lieux d'un tremblement de terre et je finis par faire l'amour comme jamais au dieu qui hante mes nuits.
Étrangement, malgré l'idée de ma mort prochaine, je me sens incroyablement bien. Entière. Je reprends mon souffle peu à peu, dans les bras d'Edward qui ne cesse de me caresser le corps, comme s'il voulait prolonger cette merveilleuse connexion.
Puis, au bout de quelques minutes, nous entendons du bruit derrière les décombre, en haut de l'ancien escalier, puis des voix.
- Isabella Swan ? Edward Cullen ? Est-ce que vous m'entendez ?
Je vous souhaite à nouveau de très bonnes fêtes. Au chapitre suivant, le sauvetage car ils sont loin d'être sortis d'affaire !
