Voici (enfin) le chapitre 7. Merci pour vos reviews ^^
Pandora60 : merci beaucoup. J'espérais que ça rende bien.
Camille : je comprends que c'est difficile, des fois. Parce qu'on aimerait faire plein de choses mais on a pas le temps, Mais merci quand même d'avoir pris le temps de commenter ^^
Castle-BB156-Bones : vendre du rêve ? Merci, ça me touche.
R et K Always : merci pour cette longue review (oui, deux chapitres à commenter, ca fait long lol). Concernant le « happy end », faut pas trop espérer lol
Saluki8 : j'essaie tant bien que mal de faire ressortir son manque paternel et donc son mal-être. Si ca t'a ému, j'en suis plus que touchée. Merci en tout cas.
CrazySerie76 : je préfère Kate sans les doutes (ou du moins, moins que dans la série ^^). Merci ^^
Seve2609 : c'est bien ça ^^ Merci.
Bonne lecture. Enjoy ^^
Chapitre 7
Amour. Relation. Engagement. Tel est le processus d'une vie amoureuse, quand tout va bien. On pourrait aussi parler de progénitures mais il est trop tôt, nous ne voulons pas effrayer nos deux tourtereaux. Ils n'en sont qu'au début de leur relation. C'est tout nouveau, léger mais exceptionnel. Pas besoin de parler, tout passe par les regards, les gestes. Des doigts qui s'entrelacent, des sourires de chaque côté. Oui, elle sourit, elle aussi. Parce qu'à force d'entendre Rick raconter des âneries, elle ne peut s'en empêcher. Et puis, le voir, même trente secondes lui donne aussi le sourire. Si c'est ça l'amour, ça voudrait dire qu'elle n'est jamais tombé amoureuse avant. Que toutes ses conquêtes ultérieures n'étaient que des faux-semblants. Ou alors, elle a trouvé le grand amour, celui avec le grand « A ». Mais comment savoir à 20 ans ? Pourtant, ils ne sont pas encore embrassés. Ils veulent profiter de cet aura protecteur au-dessus de leurs têtes. Ils souhaitent que ce moment soit parfait, magique. Si les autres membres de la troupe étaient au courant, des coups de pieds auraient déjà été donnés. Depuis bien longtemps. Mais peu importe, pour nos tourtereaux, ils avancent à leur rythme.
Ils passent beaucoup de temps ensemble, sans trop faire gaffe aux autres. D'ailleurs, en parlant d'eux, ces derniers s'amusent à les épier, surtout Lanie, qui fait un rapport détaillé à Espo, qui, lui, en fait un à Ryan. Des vraies commères ces trois-là. Seule Martha les regarde de loin et en sourit. Parce qu'elle est heureuse que son fils enfin trouvé quelqu'un de bien. Eh oui, parce que notre Richard est sorti avec bien des femmes aussi folles les unes que les autres. On va mettre ça sur le compte de son mal-être et de sa « carapace ». Mais pour la première fois en 10 ans environ, c'est bien la première fois qu'il rencontre quelqu'un de posé. Elle est pourtant très jeune mais elle est beaucoup plus mature que ces anciennes petites-amies. 28 ans, l'âge de raison ? Peut-être. Sûrement même. Son fils a grandi. Enfin. Ça lui fait chaud au cœur mais lui blesse en même temps. Parce qu'il construit petit à petit ce qui pourrait être une vie de famille. Et qu'elle sera en quelque sorte la cinquième roue du carrosse.
De nouveau.
Parce qu'elle l'a vécu, il y a six ans, au moment de la naissance d'Alexis, sa petite-fille. Du moins, c'est son ressenti, même si Rick lui répète le contraire. Elle s'est sentie mise de côté. Parce que, malgré ce qu'il s'est passé, ils partagent, ensemble, un lien tellement fusionnel que ça la tue à petit feu.
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- Castle, arrête ! Dit-elle, en se débattant doucement.
Il est là sur le lit, en train de la chatouiller. Elle rit fortement et lui ne semble pas vouloir s'arrêter.
- Dis-le.
- Non, continue-t-elle, toujours en riant.
- Allez, s'il te plaît, dis-le … Et je te promets que j'arrête.
- Tu n'arrives pas à me faire changer d'avis, Castle, reprend-elle, entre deux rires.
Il la chatouille de plus belle et elle en fait de même, en riant plus fort. De grands enfants, ces deux-là. Surtout lui. Il s'arrête et la regarde, des étoiles plein les yeux. Il la trouve magnifique. Des cheveux bruns mais courts, des yeux verts scintillants mais cachant un passé récent douloureux, un nez assez fin, et un sourire ravageur.
- Quoi ? Demande-t-elle.
Il est là, au-dessus d'elle, un bras de chaque côté de la tête de la jeune femme. Il ne s'en rend pas vraiment compte mais il la dévisage. Positivement bien sûr.
- Hum !
- Ca va ?
- Ca ne pourrait pas mieux aller, répond-il, en esquissant un sourire.
Et puis, tout doucement, il se rapproche, ses lèvres se retrouvant à quelques millimètres des lèvres de la trapéziste. Il hésite. Il a peur. De la brusquer. De faire le premier pas. Parce qu'il n'a pas envie d'aller trop vite. Ses yeux sont encrés dans les siens, lui demandant implicitement s'il continue ou pas. Il fait encore passer le bien-être de l'autre avant le sien. Cet homme ne changera pas.
Sensation de chaleur. Papillons dans le ventre. Yeux fermés. Ca y est, la barrière est tombée. Pourtant, il en est sûr, il n'a pas bougé. Serait-ce elle ? Aurait-elle franchi cette barrière ? A la sensation des mains de la jeune femme contre sa nuque, il se pourrait que oui. Sûrement, d'ailleurs. Il ré-ouvre les yeux, s'attarde sur les lèvres gonflées d'envie de sa partenaire. Il voudrait de nouveau y goûter. Juste quelques secondes.
De nouveau.
Elle sourit en le voyant ainsi car elle aussi, elle aimerait recommencer. Elle se pince la lèvre inférieure, hésite quelques secondes et recommence l'acte. Son cœur bat de plus en plus vite. Sa température monte d'un cran. Elle a chaud. Sa langue demande timidement l'accès à sa bouche. Qu'il consent volontiers. Leurs langues voltigent, tournoient. C'est doux et sensuel à la fois. Ils se découvrent petit à petit. De légers gémissements se font entendre. Le rythme s'accélère mais soudain, il s'arrête. Il sent une présence. Il ne pourrait l'expliquer mais elle est là, à les épier. Il tourne la tête et tombe nez à nez devant une petite tête rousse. Cette dernière est en colère mais aussi triste, désemparée. Elle est à deux doigts de pleurer. D'ailleurs, quelques larmes s'échappent. Et puis, elle ne peut plus les retenir.
Elle part, en courant, faisant valser la porte de la caravane dans un grand fracas.
- Alexis, crie-t-il.
Il se lève, non sans un dernier regard vers sa compagne. Et d'un regard silencieux, elle le laisse partir rejoindre sa fille.
OooOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO
Il est perdu. Il ne sait pas quoi faire. Qu'a-t-elle vu? Où est-elle ? Sa fille ne l'a jamais vu avec une femme parce que, depuis qu'elle est née, il l'a toujours fait passer avant tout le monde. Il a peur qu'elle ne fasse quelque chose de grave. Elle n'a que six ans mais, même à cet âge, on est assez intelligent pour faire certaines choses somme toutes irréalistes. Et puis, Alexis est très intelligente pour son âge. Dès qu'elle a une idée en tête, difficile de la lui retirer.
- Alexis ! Alexis ! Alexis !
Il crie de plus en plus fort, réveillant ceux qui poussaient un roupillon. Il s'inquiète, cherche partout. En vain.
- Rick, qu'est-ce qu'il se passe ?
Il se retourne et trouve Lanie posté devant lui.
- C'est Alexis …
Son regard est vide, transparent. C'est la première fois que sa fille lui fait ça.
- Ça, j'avais compris. Qu'est-ce qu'elle a fait ?
Il continue de la chercher, du regard.
- Elle est venue dans la caravane. Je ne sais pas ce qu'elle a vu.
- Me dis pas qu'avec Kate, …
- Non, réplique-t-il, vite fait, en faisant de gros yeux. On ne faisait que s'embrasser.
Silence.
- Et puis, elle est partie. Elle pleurait.
Silence. De nouveau.
- Je ne sais pas pourquoi elle a réagi comme ça.
Son cœur bat très vite. Il tourne, la cherche encore du regard.
- Rick ! Castle !
Elle crie. Il se retrouve en face d'elle.
- Elle ne doit pas être loin. Mais Rick, réfléchis un peu. Pourquoi elle réagit comme ça ?
Elle le regarde avec insistance.
- Tu l'as fait passé avant tout le monde, avant toute chose. Et là, tu es avec Kate. Je ne dis pas que c'est mal, loin de là mais tu fais rentrer quelqu'un d'autre dans votre cercle, dans votre monde. Elle doit se sentir mal et seule. Elle a peut-être peur que tu la délaisse …
- La délaisser ? Non, je ne ferai pas ça.
- Rick, c'est tout nouveau pour vous, pour elle. Et le découvrir comme ça n'a peut-être pas été la meilleure idée.
Il baisse la tête. La métisse a sûrement raison. Il faut à tout prix qu'il la retrouve pour lui expliquer qu'elle restera sa fille et que rien ne les séparera.
- Papa !
Il relève la tête et la trouve là à côté de Jenny, les yeux rougis. Il court vers elle, s'accroupit et la sert dans ses bras. Il se sent soulagé de la retrouver.
- Pardon !
- Ne me fais plus une peur pareille, d'accord ?
Elle pleure de nouveau dans ses bras, en hochant de la tête. Lui, il respire de nouveau.
- Allez viens. On va sécher ses larmes autour d'un bon chocolat chaud, ok ?
Elle esquisse un léger sourire, en essuyant ses larmes. Il se lève, la prend dans ses bras et se dirige vers le complexe, cet abri de fortune où ils passent le plus clair de leur temps.
