Mes petits lapins, (petites lapines, plutôt)

(J'écris ça en écoutant du Mike Brant, ça me donne envie de vous faire plein, plein, plein de bisous... Oui, il a cet effet là sur moi :3)

Je sais, j'ai pas répondu à toute les reviews et je me confonds en excuses... j'ai mangé trop de chocolat et mon cerveau est embrumé maintenant... MAIS, pour me faire pardonner (vous me pardonnez hein?!) un nouveau chapitre... j'espère que vous allez l'aimer parce que moi... j'adore certains passages *sauteentapantdesmainsetbave*

J'voulais vous dire merci, aussi, pour mon OS qui à eu des reviews de dingues (et je pense que certaines d'entre vous le sont devenus en le lisant...) Donc, merci à toutes !

(qui saura, qui saura, qui saura... qui saura me faire oublier dites moi -hahaaaaaa-...) HUM.

Donc, un grand, géant, immense merci à toi, mlca66, ma beta à qui un passage de ce chapitre appartient... Tu as des droits d'auteur, je te le confirme ! Merci d'être toi, de me faire rire et de me parler de maillot de bain et de Rob dans un pays chaud... *soupire* (je m'arrête là le concernant, tu sais à quel point je peux devenir hystérique quand on parle de lui! Sauf depuis hier soir : j'ai vu une photo de lui et de l'autre pimbêche (je ne vise personne, évidemment) main dans la main dans la rue... donc, mon coeur brisé et mon honneur -avec mon moral et ma dignité- vont aller se cacher sous la couette et ne rien faire d'autre pendant plusieurs heures que vider une boite de kleenex, voir deux ou trois...)

Merci à Lilou et Marjo, pour leurs petites reviews qui font du bien et qui me font rire... La fidélité, j'adore. (Contrairement à d'autre... Ooooh ! *secache*)

Une petite dédicace pour ce chapitre à mon chaton (ouais, je sais... ça craint mais elle est sur mes genoux au moment où j'écris ces mots et si elle pouvait parler, elle vous dirait qu'elle aime ce que j'écris... et qu'elle vous aimes pour tout vos adorables messages...)

Et moi aussi, d'ailleurs... Vous êtes ma première source d'inspiration. (Bon, pas quand Edward se déshabille, j'avoue qu'à ce moment là je ne pense plus du tout à vous... hihi)

Enfin bref, j'écoute encore du M. Brant, et là, c'est "laisse moi t'aimer"... vous comprenez mieux, maintenant ?

Merci à vous toutes, pour votre fidélité (pas comme certaine... et de deux ! *secachederrièresesmains* Promis, j'arrête.) et vos encouragements...

" Le groupe n'a plus autant d'importance pour moi qu'autrefois. Je sais que ça fait mauvais effet de dire ça, mais avant, le groupe était ce qui comptait le plus dans ma vie, et maintenant j'ai une femme et une fille. Bien sûr, je l'aime toujours mais ce n'est plus ma raison de vivre. " Kurt Cobain.

Ok, je me tais. On se retrouve en bas,

Enjoy !

Disclaimer : Les personnages appartiennent à S. Meyer... je ne fais que m'amuser avec !


Je jetai un coup d'œil à mon réveil. 8h30. La maison était silencieuse et Edward avait son vol dans un peu plus d'une heure. Je me levai et pris ma douche en traînant sous l'eau chaude. J'évitais soigneusement de penser qu'Edward n'allait pas être là les prochaines 48h. Quand je descendis, Alice et Jasper venaient de se lever.

- Hey ! les saluai-je en rentrant dans la cuisine.

- 'jour, souffla Alice, le nez dans son bol.

- Vous êtes les seuls debout ? demandai-je en me servant une tasse de café frais.

- Edward est parti fumer et vérifier qu'il avait tout et Emmet et Rose dorment encore, répondit Jasper en tournant une page du journal qu'il tenait entre ses mains.

Alice se leva et posa son bol dans l'évier.

- Je vais prendre une douche. Jazz ? demanda-t-elle en partant.

- J'arrive dans une minute.

Elle monta les escaliers lentement. Je posai mon regard sur Jasper avant de m'asseoir en face de lui.

- La nuit a été difficile, dit-il doucement.

Je baissai les yeux sur mes mains qui avaient commencé à trembler.

- Je n'en doute pas.

- Elle... elle a tellement souffert de ces dix ans en ne le voyant que tous les deux ans...

- Je sais Jazz...

Son regard gris perça le mien et il me sourit tendrement.

- Je sais à quel point tu l'aimes, souffla-t-il et je sus qu'il ne parlait plus d'Alice. J'ai confiance en l'avenir. Il a de bonnes raisons de rester ici maintenant. Il ne serait pas parti si ça n'avait pas été obligatoire.

- Je sais... c'est juste que... la dernière fois que je l'ai vu monter dans un avion, il...

- Oui, me coupa Jasper. Mais aujourd'hui, c'est différent, tu le sais.

je hochai la tête et il se leva après m'avoir souri.

- Je vais rejoindre ta tyran de meilleure amie.

Je ris pendant qu'il montait les escaliers. Mon regard se perdit sur la mer couverte d'un ciel gris perle. En quoi était-ce réellement différent, aujourd'hui ? Qu'est ce qui avait vraiment changé par rapport à l'époque ? Nous avions vieilli... oui, mais rien n'avait vraiment changé entre nous. Mes sentiments pour lui étaient là, sous ma peau, dans mes veines... mais il n'y avait que ça.

- Oh, tu es levée, souffla Edward en entrant dans la cuisine, me faisant sursauter.

- Ouais...

- Je me demandais... tu voudrais bien m'accompagner à l'aéroport ? demanda-t-il en prenant appui sur la table, en face de moi.

Je faillis faire tomber ma tasse. Son T-shirt blanc lui collait à la peau et j'eus du mal à quitter son torse des yeux pour retrouver les siens qui me scrutaient avec attention.

- Euh... je...

- J'aimerais vraiment que tu viennes, dit-il doucement. Et puis, comme ça tu pourras ramener ma voiture ici, ça m'évitera de payer le parking pour deux jours là-bas.

- Tu veux que je vienne uniquement pour ta voiture ? plaisantai-je pour contrôler mon cœur qui battait beaucoup trop fort.

Il sourit. Et quel sourire !

- Et bien puisque tu en parles...

- Hé ! m'indignai-je et il rigola.

- On part dans dix minutes, m'informa-t-il en quittant la cuisine.

Je regardai la pendule accrochée au mur avant d'écarquiller les yeux. L'heure était vraiment passée si vite ? Combien de temps était-je restée à contempler la mer ? Je me levai et débarrassai la table avant de monter à l'étage. J'y croisai Alice et Jasper qui descendaient.

- Tu accompagnes Edward ? demanda Alice.

- Oui, je descends dans cinq minutes.

Elle hocha la tête et je m'enfermai dans la salle de bain en appuyant mon front contre la porte. Je détestais profondément ma vie. Je me lavai les dents en observant mon reflet. J'avais l'air... désespérée. Je me mis un claque mentale avant de sortir de la salle de bain. J'étais forte. Edward allait revenir, et ça n'était pas le même départ que dix ans auparavant. Ça n'était pas la mort.

Quand je descendis, Rose et Emmet déjeunaient et les autres étaient assis à table avec eux, y compris Edward, le dos appuyé contre son dossier de chaise, ses bras croisés sur son torse, faisant ressortir les muscles de ses bras. Il me sourit quand j'entrai dans la cuisine et je fus éblouie.

La conversation semblait plutôt animée et Emmet jubilait.

- Tu nous enverras une carte postale ! rigola-t-il, la bouche pleine de céréales.

Rosalie lui frappa l'arrière de la tête.

- Qui enverra une carte postale ? demandai-je en regardant Rosalie débarrasser leurs bols.

- Eddydounet part en vacances... sourit Emmet en posant à nouveau son regard sur Alice.

- Emmet... s'exaspéra Rose avant de quitter la cuisine pour l'étage.

Edward, resté silencieux jusque-là, soupira en se pinçant l'arrête du nez.

- Emmet McCARTY, ferme la ! gémit Alice en rongeant son ongle.

Je restai figée sur son geste. C'était la première fois en plus de vingt ans d'amitié que je la voyais manger ses ongles. Elle ne l'avait pas fait le jour du bac, ni pour son permis, ni pour la première fois où elle avait été se faire épiler à l'institut, ni pour aucun examen.

Jamais, jamais, jamais.

Jamais... Elle devait réellement paniquer.

Avant que je ne puisse faire ou dire quoi que ce soit, Emmet l'avait prise contre lui dans une étreinte réconfortante.

J'adorais autant l'Emmet drôle et sarcastique que l'Emmet sérieux, ce qui n'arrivait pas souvent ou alors pas longtemps, aimant et présent pour les autres.

On échangea un regard avec Edward avant qu'il ne se lève pour venir près de moi, à un mètre d'Emmet qui berçait doucement Alice. Il embrassa son front avant de se reculer pour la regarder.

- Edward est toujours revenu et reviendra toujours, rappela-t-il à Alice, avant d'effacer une larme qui lui avait échappée, de son pouce géant. Et puis... même s'il y a presque 5000 kilomètres qui vont vous séparer les deux prochains jours...

Alice gémit contre lui et je levai les yeux au ciel. Emmet restera Emmet.

- Hum, enfin je veux dire... il sera toujours sur le même continent... Et il reviendra parce que désormais, c'est différent...

Je fronçai les sourcils en me demandant de quoi il parlait, quand son regard rencontra le mien.

- Il semble avoir aujourd'hui une très bonne raison de rentrer, termina-t-il sans me lâcher du regard.

Je sentis Edward se tendre à côté de moi et son regard brûla mon profil. Sous les insinuations d'Emmet, je rougis furieusement en me demandant si la raison était moi...

Rosalie revint dans la cuisine avec un livre dans les mains. Elle nous observa tour à tour, Emmet tenant Alice par l'épaule en souriant sournoisement, Jasper assis à table, les bras croisés sur son torse, nous regardant Edward et moi avec un petit sourire, Edward dont le regard semblait me faire prendre feu et moi, cramoisie, qui priait désespérément pour être engloutie par le sol.

- J'ai loupé quelque chose ? interrogea-t-elle, passant de mon visage à celui d'Emmet qui souriait fièrement.

- Mon Belliquelicot a encore frappé... sourit Emmet en relâchant Alice.

- Ton Belliquelicot ? m'indignai-je.

Son sourire mangea son visage.

- C'est une contraction de Bella et de coquelicot, expliqua Jasper, un sourire sadique posé sur ses lèvres.

- J'avais compris, merci Jazz, grimaçai-je le faisant rire.

Alice éclata de rire, suivie des autres rapidement. Je les regardai un instant rire en me disant que mes amis étaient totalement et irrévocablement fous.

Puis j'observai Edward qui souriait et lui jetai le regard le plus noir que j'avais.

- Si par malheur ta bouche frémit ne serait-ce qu'un tout petit peu, tu vas tout seul à l'aéroport, le menaçai-je et il sourit d'autant plus en se rapprochant de moi, faisant sursauter mon cœur.

- Vraiment ? Et si je te force à venir avec moi ? sourit-il en avançant encore vers moi.

- Et bien... je... commençai-je avant de m'arrêter, incapable de réfléchir quand son odeur m'enveloppa toute entière et que son regard se fit profond.

J'étais certaine à cet instant qu'il pourrait faire trembler n'importe qui avec ce regard-là.

- Tu n'avais pas un avion à prendre ? demanda soudain Jasper, faisant reculer Edward.

Je vis alors à quel point il s'était rapproché de moi.

- Ouais, si...

Il jeta un coup d'œil à sa montre en pinçant les lèvres. Je déglutis bruyamment au mouvement de celles-ci avant de regarder partout sauf vers Edward.

Penser à autre chose. Un oiseau, une maison, un bateau... Edward. Oups.

- Va falloir qu'on y aille si on veut y arriver à temps, dit-il simplement sans me regarder.

Il les embrassa rapidement. Il se tourna ensuite vers sa sœur... Lorsqu'elle le regarda, son visage prit un air déterminé. Je ne l'avais jamais vue aussi sûre d'elle. La petite fille qui rongeait ses ongles avait de nouveau disparu pour laisser place à la Alice que je connaissais, en plus sûre d'elle. Elle le prit dans ses bras, un sourire aux lèvres.

- A dans deux jours. Tu m'appelles quand tu arrives.

- Oui maman, rigola-t-il avant de la serrer plus fort.

- Allez, tu vas rater ton avion !

Elle le poussa presque jusqu'à la sortie avant de me regarder.

- Qu'est-ce que tu attends ?

- Je... j'y vais ! soufflai-je en sortant sous son rire amusé.

- Soyez prudents sur la route ! dit-elle quand je montai dans la Volvo grise d'Edward.

Edward leur fit un petit signe en quittant l'allée avant de s'engager sur la route. On traversa L.A dans un silence pesant. Je le regardai de temps en temps mais son regard était concentré sur la route et ses mains serrées autour de son volant. J'imaginais que quitter sa sœur n'était pas simple pour lui non plus. On arriva rapidement à l'aéroport, la ville était plutôt calme aujourd'hui.

Edward enregistra son billet d'avion et déposa son sac sur le tapis des bagages. Je soupirai en espérant que c'était la dernière fois que je le voyait partir comme ça. On marcha en silence jusqu'à arriver devant la porte d'embarquement de son vol et ma gorge se serra. Je me répétais que j'étais forte pendant les deux minutes qui suivirent.

Quand la porte d'embarquement s'ouvrit et que les passagers du vol commencèrent à y entrer sans envie, je lançai un regard affolé à Edward.

Il se tourna vers moi pour me regarder et mon cœur sursauta.

- Tu... tu dois vraiment y aller ? murmurai-je.

- J'y suis obligé... je ne partirai pas sinon, je t'assure, dit-il en se rapprochant.

- J'ai toujours détesté les adieux d'aéroport, avouai-je et ma voix trembla.

- Bella...

- Je sais, tu reviens. C'est... c'est juste que... la dernière fois que tu es monté dans un avion je ne t'ai plus vu pendant dix ans... articulai-je difficilement.

Il me prit dans ses bras et me berça quelques secondes. J'enfonçai mon visage dans son cou et respirai son odeur lentement.

- Je ne partirai plus, souffla-t-il en me relâchant.

La voix qui indiquait que les passagers du vol devaient rejoindre la porte d'embarquement résonna dans le hall et je me reculai sagement. Il sortit les clés de sa voiture avant de me les tendre.

- J'allais les oublier. Fais attention à mon bijou, rigola-t-il et je les lui pris des mains.

- Je la ramène en un seul morceau, promis-je, obtenant un sourire.

Il s'approcha encore et embrassa mon front avant d'y poser le sien .

- On se voit dans 48h, lui dis-je doucement.

- Je sais...

Il me lâcha et marcha jusqu'à la porte d'embarquement avant de se figer. Je fronçai les sourcils quand il fit demi-tour pour revenir à moi.

- Qu'est-ce que tu as oublié ? rigolai-je en espérant que mon cœur n'allait pas s'arrêter à force de battre si rapidement.

Il s'approcha tout près et prit mon visage en coupe. Mon cœur sembla crier qu'on le libère pour qu'il puisse sauter partout autour de nous pendant que les yeux d'Edward passaient de mes yeux à mes lèvres. Il se pencha vers moi et ses lèvres effleurèrent les miennes.

Je n'avais plus peur, plus mal nul part et les planètes semblèrent s'aligner parfaitement pile à ce moment là. La Terre cessa de tourner.

Mon ventre se retourna brusquement et mon sang se figea dans mes veines avant de repartir à toute vitesse. Mon cœur fit de drôles de sursauts avant de battre frénétiquement et de résonner dans mes tempes.

Il m'embrassait. Edward m'embrassait et tout mon corps semblait en ébullition.

Ses clés s'échappèrent de mes mains dans un bruit de métal en tombant sur le sol, mais ça n'avait aucune importance. Sa bouche était sur la mienne, et je ne sentais plus que la caresse de ses lèvres.

- Edward... qu'est-ce que... balbutiai-je contre ses lèvres et ses yeux ne quittèrent pas les miens.

Sa bouche quitta doucement la mienne et son regard se fit si intense que je n'arrivai absolument plus à me souvenir de mon prénom.

- Tu te souviens quand je t'ai dit que l'adulte en moi était assez grand pour faire ses choix tout seul ? demanda-t-il, la voix rauque.

Je le regardai en étant incapable d'avoir une réaction quelconque.

- Je suis en train de faire un choix, souffla-t-il, ses doigts caressant mes joues.

Je me souvins de respirer et il se pencha à nouveau sur mes lèvres. J'avais l'impression que chacun de ses baisers m'envoyait des décharges électriques dans tout le corps. Mon être entier me picotait, mais ma seule pensée fut que j'adorai ça. Son baiser resta léger et superficiel, et mon ventre me tirailla. J'avais désespérément envie qu'il ait envie d'aller plus loin.

Et puis, la réalité me percuta. C'était Edward qui m'embrassait, Edward. Mon ami...

- Mais... Edward... tu... tu as dit... bafouillai-je maladroitement contre sa bouche.

Il recula légèrement pour me regarder. Un sourire triste illumina son visage. Ma gorge se noua.

- Je sais, murmura-t-il.

Ses lèvres effleurèrent les miennes à nouveau et j'étais trop tétanisée pour penser, pour bouger. Il déposa un dernier baiser sur mes lèvres avant de s'écarter légèrement, son regard ancré dans le mien.

- Tu vas me manquer, chuchota-t-il avant de faire demi-tour et de disparaître derrière la porte d'embarquement.

Je restai presque cinq minutes sans bouger, les doigts sur mes lèvres, à fixer la porte d'embarquement. Les siennes m'avaient brûlée de la façon la plus belle qui soit.

Je regagnai sa voiture sur le parking, après avoir ramassé ses clés à terre, avec l'impression d'avoir fumé un joint et d'être en train de planer. Littéralement en train de planer. C'était presque si je sentais encore mon corps.

Edward m'avait-il réellement embrassé ou était-ce mon imagination qui l'avait vu revenir à moi et coller sa bouche contre la mienne ? Je déverrouillai les portières avant de monter et de claquer la portière doucement. Son odeur m'enveloppa entièrement et je m'appuyai contre l'appui tête, en fermant les yeux. En y repensant, j'arrivai presque à sentir sa peau contre la mienne et le tressautement de mon cœur quand ses lèvres m'avaient frôlée. Pourquoi m'avait-il embrassée ? Surtout maintenant, juste avant son départ ? Cherchait-il à me torturer ? Si c'était le cas, il avait parfaitement réussit.

Je démarrai et la musique se déclencha. Je reconnus "I've got you under my skin" de Frank Sinatra. Les paroles m'arrivèrent aux oreilles doucement et je frissonnai avant de quitter le parking.

I've got you under my skin
(Je t'ai dans la peau)
I've got you deep in the heart of me
(Je t'ai au plus profond de moi)

I've tried so not to give in
(J'ai essayé de ne pas céder)
I've said to myself this affair never will go so well
(Je me suis dit que cette aventure ne marcherait pas)
But why should I try to resist, when baby will I know so well
(Mais pourquoi devrais-je résister, quand, bébé, je sais bien)
That I've got you under my skin
(Que je t'ai dans la peau)

I'd sacrifice anything come what might
(Je sacrifierais ce qu'il faut)
For the sake of having you near
(Contre l'assurance de t'avoir à mes côtés)

Quand j'arrivai à la maison, le ciel se dégageait. Je me garai et restai quelques secondes à caresser le volant d'une main distraire. Il avait posé ses mains . Ils les avaient encore, , il y avait à peine une heure. Et sa bouche s'était posée sur la mienne. Je me mordis la lèvre avant de sortir et de claquer la porte. A peine avais-je fini de passer la porte de la villa qu'Alice cria.

- C'est toi Bella ?

- Qui veux-tu que ça soit ? entendis-je Rosalie.

Mes yeux papillonnèrent un moment avant de me rendre compte que je n'avais pas bougé de l'entrée. Il fallait vraiment que je me ressaisisse.

- Vous croyez qu'elle est morte ? demanda Emmet et je secouai la tête.

- Je t'entends Em ! criai-je et son rire résonna jusqu'à moi.

J'enlevai ma veste en Jean's et la gardai dans ma main en avançant vers le salon. Ils étaient tous les quatre assis autour de la table basse, à jouer aux cartes. Je posai ma veste sur le dossier du canapé et Jasper me regarda avec un petit sourire avant de regarder à nouveau ses cartes.

- Pourquoi tu ne répondais pas alors ? demanda Emmet et je me demandai de quoi il pouvait bien parler avant de me souvenir de mon entrée.

- Je... regardai mes messages, dis-je en partant vers la cuisine d'un pas traînant.

Il y eu un silence.

- Elle à laissé son portable sur le bar de la cuisine, murmura Alice mais je l'entendis en rougissant.

- Vous croyez qu'elle a bu ? demanda à nouveau Emmet et je soupirai en me versant un verre d'eau.

- Je t'entends toujours !

Il rit encore une fois et je bus mon verre lentement. Mon regard se perdit vers le fond de mer, là où le ciel était bleu. Le soleil allait bientôt revenir. Je soupirai en me rendant compte que je n'allais pas voir le superbe corps d'Edward, allongé sous le soleil, pendant 48h.

Je jetai un coup d'œil à la pendule avant de soupirer à nouveau. Il n'allait pas arriver là-bas avant cinq heures de vol encore... lui écrire maintenant ne servirait à rien. Mes doigts se posèrent une nouvelle fois sur mes lèvres qui me brûlaient encore et je soupirai encore une fois. Je n'avais jamais soupiré autant en quelques minutes.

Une main s'agita devant moi et je relevai les yeux pour voir une Rosalie inquiète.

- Est ce que ça va ? demanda-t-elle doucement.

- Je crois...

- C'est Edward ?

Je jetai un coup d'œil à la porte de la cuisine avant d'entendre les trois autres en pleine conversation.

- Oui... soufflai-je en baissant les yeux sur le verre vide dans mes mains.

- Il va revenir, affirma-t-elle.

Mes yeux retrouvèrent les siens et je me sentis rougir en pensant à ses lèvres sur les miennes.

- Il... il s'est passé quelque chose ? questionna-t-elle et je rougis encore plus.

Mon silence parla de lui-même. Ses yeux s'écarquillèrent et sa bouche s'ouvrit.

- Mon dieu ! Vous avez...

Elle fit un geste tordu avec ses doigts et je sursautais.

- Non ! m'écriai-je et les voix se turent de l'autre côté, avant de reprendre avec entrain. Non, repris-je calmement.

- Alors quoi ? s'exaspéra-t-elle et je regardai à nouveau l'océan se dégager.

- Il m'a embrassée, avouai-je en ne croyant pas moi-même à mes mots.

Et pourtant cela était bien plus que réel.

- Eh bien, soupira-t-elle un sourire dans la voix.

Mon regard se posa à nouveau sur elle. Elle repoussa ses cheveux blonds en arrière, un sourire sur le visage.

- Quoi ?

- Il n'a pas traîné, rigola-t-elle comme si ce que je lui avais dit était une bonne blague.

- Je ne trouve pas ça drôle, bougonnai-je en croisant les bras contre ma poitrine.

- Moi si... et lui qui disait... elle se stoppa en me détaillant et je haussai un sourcil.

- Il disait quoi ?

Elle regarda rapidement la plage avant de revenir sur moi.

- On a discuté l'autre matin lui et moi, sur la plage... il disait qu'il te laisserait faire le premier pas si jamais il devait avoir quelque chose parce qu'il ne voulait pas... te brusquer.

- Tu étais au courant de ça ? m'écriai-je et je vis rapidement Jasper venir fermer la porte de la cuisine en me regardant de travers.

Pourquoi me regardait-il de travers ?

- Depuis avant-hier seulement Bella ! se défendit-elle.

- Mais... quand même !

Elle leva les yeux au ciel.

- Peu importe, l'important c'est qu'il l'ait fait.

Elle avait piqué ma curiosité.

- Et... qu'est-ce qu'il a dit d'autre ?

Elle sourit grandement avant de m'inviter à m'asseoir a table pour discuter.

- Il m'a avoué qu'il y avait quelque chose entre vous qu'il n'arrivait pas à gérer. Il m'a dit qu'il voulait... plus, lâcha-t-elle lentement et mon cœur s'emballa.

Tout était si irréel.

- Je... lui ai dit qu'il te faudrait du temps... après ce que tu avais vécu avec Jacob, continua-t-elle en me regardant.

Les lèvres d'Edward me l'avait fait oublié, celui-là. Je me souvins de notre conversation sur le banc du piano.

- Et ensuite, il a voulu savoir et je lui ai dit que c'était à toi de lui raconter. J'ai bien fait ? demanda-t-elle en prenant ma main sur la table.

- Je... oui. Merci. Et... après ?

- Je lui ai fait comprendre que tu n'étais pas prête pour quoi que ce soit. Et il a dit que lorsqu'il était près de toi, il n'arrivait plus à réfléchir à autre chose que ton corps à proximité du sien...

Je rougis en me mordant la lèvre.

- Je l'ai donc traité de pervers.

J'éclatai de rire malgré moi.

- C'est qu'un mec, souffla-t-elle en haussant les épaules.

Je la regardai de travers.

- C'est Edward, la corrigeai-je et elle sourit.

- Bon, vous allez faire quoi ?

Je soupirai à nouveau.

- J'en ai aucune idée...

- Bella, si je peux te donner un conseil... écoute ton cœur. Je sais qu'avec Jacob... ça a été très difficile, mais... Bella, Edward ne sera jamais Jacob, ça je le sais. Je sais aussi qu'il a des peurs, lui aussi et que ça ne sera pas facile mais je veux que vous soyez heureux, vraiment.

Je lui souris, émue, avant de la serrer contre moi, malgré la table entre nous et son ventre énorme.

- Merci, murmurai-je contre son épaule.

- Je t'aime Bella, depuis toujours.

J'inspirai profondément, la gorge nouée.

- Je t'aime aussi Rose, pour toujours.

Quand elle se recula ses yeux brillaient. Pour Rose qui ne pleurait presque jamais, c'était une première. Mes yeux s'embuèrent de la voir si émue et une larme glissa le long de ma joue alors qu'on se souriait.

- La grossesse, expliqua-t-elle en essuyant ses yeux.

- Edward, expliquai-je en ne trouvant que ça pour justifier mon émotivité.

Elle éclata d'un rire joyeux. Je ris légèrement et essuyai mes joues. On rejoignit les autres après quelques minutes et je me joignis à eux pour faire une partie de cartes. Quand, après le déjeuner, le temps fut totalement dégagé, on retourna sur la plage pour aller se baigner.

J'aimais ça en Californie. Les orages étaient violents, mais quand ils étaient terminés, le soleil et la chaleur revenaient rapidement. Le mauvais temps ne durait jamais bien longtemps.

Je restai plusieurs heures sur la plage à profiter du temps. Rosalie me rappela plusieurs fois de me mettre de la crème solaire. Une vraie mère poule...

Le portable d'Alice sonna à mes côtés pendant qu'elle était dans l'eau. J'échangeai un regard avec Rose sur son transat avant de prendre le téléphone dans mes mains. Mon cœur accéléra en identifiant l'appelant.

C'était Edward.

- Décroche avant qu'il ne raccroche ! s'exclama vivement Rosalie.

J'avais encore pensé à voix haute ?! Sonnée, je décrochai avant de porter l'appareil à mon oreille.

- Allô ?

- Bella ? s'étonna Edward au bout du fil et entendre sa voix me fit frissonner.

- Alice se baigne, expliquai-je en tentant d'ignorer le regard de Rosalie sur moi.

- Oh... d'accord.

Il se gratta la gorge après un court silence.

- Tu... tu vas bien ? demanda-t-il et un sourire étira mes lèvres.

- Oui, et toi ? ton vol ça a été ?

- Long et ennuyeux.

- Quelle heure est-il chez toi ?

- C'est pas chez moi, contra-il et je levai les yeux au ciel.

- Je sais, je veux dire...

- 20h, me coupa-t-il, évitant que je me ridiculise.

- Tu as fait ce que tu devais ?

- Oui, c'est bon, tout est réglé... je rentre demain matin.

- D'accord.

Il y eu un silence à nouveau et je me mordis la lèvre.

- Bella ? m'appela-t-il doucement.

- Oui ?

- A propos... de ce qui s'est passé je... je ne voulais pas... te faire peur, murmura-t-il et je me sentis rougir.

- Edward...

- Je... je veux dire je sais que c'est bizarre après autant de temps mais c'est juste que...

- Edward...

- Tu... c'était tellement... argh...

- Edward !

- Je suis désolé... on peut oublier si c'est ce que tu veux.

Mon sang se glaça.

- Tu vas me laisser en placer une ?! m'écriai-je avant de soupirer. Bon sang, t'es pire qu'Alice quand tu t'y mets...

Il rigola nerveusement et je fermai les yeux. Comment lui dire ?

- Je... j'ai aimé ça, murmurai-je et j'entendis son souffle se couper.

Net, franc, direct.

Du Swan dans toute sa splendeur !

Je rougis furieusement en me rendant compte de mes paroles. Il y eut un moment de silence et je me demandai s'il était toujours là.

- Pourquoi faut-il que tu me dises ça quand je suis à l'autre bout du pays ? soupira-t-il.

Je ris légèrement.

- Parce que je suis Bella ? tentai-je.

- Exact, dit-il et je l'entendis sourire.

Il y eut à nouveau un silence pendant lequel je souriais idiotement en l'imaginant sourire également.

- Je... j'ai très envie de recommencer, murmura-t-il et je rougis tellement que mes oreilles me brûlèrent.

- Recommencer quoi ? demandai-je pour cacher mon trouble.

- Bella... soupira-t-il et je ris légèrement.

- Désolée, c'était trop tentant.

Il y eut un nouveau blanc, je me demandai s'il n'avait pas raccroché.

- J'ai très envie de t'embrasser encore, dit-il tout bas, la voix soudainement plus rauque.

Bouffée de chaleur. Son "encore" m'électrifia toute entière. J'inspirai profondément pour calmer les battements de mon cœur sur le point de sortir de ma poitrine.

- Tu sais mieux que moi que... c'est... compliqué pour moi... tout ça, soufflai-je doucement.

- Bella... je sais, c'est juste... je voudrais qu'on... tu es importante pour moi, tu le sais ?

Ma respiration se fit lourde et mes mains devinrent moites.

- Je... toi aussi Edward.

Je ne voulais pas avoir cette conversation au téléphone.

- On en reparle quand je rentre, dit-il au même moment si bien que je me demandai si je n'avais pas encore pensé à voix haute. Alice est toujours dans l'eau ?

- Euh... oui, dis-je après lui avoir jeté un coup d'œil.

- Bien, tu lui diras que je l'ai appelée ?

- Euh... oui.

- Vas-tu dire autre chose que ça ? rit-il et je me mordis la lèvre à nouveau.

- Je ne sais pas, avouai-je.

- C'est déjà fait, s'amusa-t-il.

- Ha ha ha, ironisai-je en passant une main dans mes boucles.

- Je dois te laisser, dit-il au bout d'un moment de silence durant lequel j'écoutai sa respiration calme. Le décalage horaire me fout toujours en vrac.

- D'accord.

- Note mon numéro et écris moi... si jamais tu veux qu'on parle un peu.

- D'accord, répétai-je avant de me taper le front.

- Bella ?

- Oui ?

- Je suis content de t'avoir entendue...

Je m'empourprai.

- Moi aussi.

- Je donnerai tout pour te voir rougir, sourit-il.

Je levai les yeux au ciel.

- Au revoir Edward !

- Attends attends, Rose est avec toi ? rigola-t-il et je jetai un coup d'œil à Rosalie qui avait posé son chapeau sur son visage.

- Elle commate, dis-je doucement.

- D'accord, dis-lui juste que je lui ramène une surprise, rigola-t-il encore.

Je fronçai les sourcils.

- Edward qu'est-ce que tu as fait ?

- Tu verras bien... Je dois vraiment te laisser.

- D'accord.

Il hésita quelques secondes pendant lesquelles j'entendis son souffle devenir légèrement plus rapide.

- Je... je pense à toi.

Mon ventre sursauta.

- Moi aussi, murmurai-je en rougissant encore une fois.

Il finit par raccrocher et je fixai le téléphone quelques instants, avant d'aller chercher le mien, resté dans ma chambre, en courant presque. Je me rallongeai sur la plage en souriant comme une idiote alors que j'enregistrais son numéro. Je replaçai le téléphone d'Alice sur sa serviette avant de créer un nouveau message. Devant la barre clignotante, je me figeai en réfléchissant à ce que j'allais bien pouvoir lui dire. Je souris en pensant à quelque chose que nous faisions, plus jeunes, avec lui et Alice.

"And we will feel the weight fall away frim us in the time, searching our past for the true, You an I... all for you." B.
(Et nous pourrons sentir le poids nous délester avec le temps, recherchant dans notre passé pour la vérité, toi et moi... tout pour toi)

Je lui envoyai le message en étant fière de moi. Quand nous étions plus jeune, Alice lui et moi nous amusions à communiquer seulement en chansons. Je repensai à ce qu'il avait dit quelques heures plutôt, assis sur le banc de son piano... "Elle parle souvent plus que les mots" La musique. Lui et moi étions liés par elle. Par toutes ces chansons qui nous réunissaient et nous faisaient vivre. Je m'allongeai sur le dos en soupirant alors que je comptais les heures qui me séparaient de lui. Mon téléphone vibra et mon cœur accéléra sa course.

" I'm a fool to want you, such a fool to hold you... To seek a kiss not time alone."E.
(Je suis fou de te vouloir, tellement fou de te prendre... De donner un baiser qui n'est pas seulement mien)

Je rougis en manquant de gémir furieusement. Comment pouvait-il mettre le feu à mon corps en quelques mots ? Je sentis l'angoisse prendre vie en moi et courir le long de mes veines. J'avais tellement peur que ce que tout ça pourrait déclencher. Tellement peur que mon cœur n'y survive pas si les choses devaient se terminer. Elles n'avaient déjà presque pas commencé...

"Lose myself in time just thinking of your face, God only knows why it's taken me so long to let my doubts go... You're the only one that I want."B.
(Je me suis perdue avec le temps juste en pensant à ton visage, seul Dieu sait pourquoi ça me prend si longtemps pour que mes doutes s'en aillent...
Tu es le seul que je veux)

Je fixai mon écran dix minutes avant de soupirer longuement.

- Il s'est peut-être endormi, souffla Rosalie et je sursautai.

J'avais oublié qu'elle était là. Je la regardai, elle n'avait pas bougé de sous son chapeau de paille.

- Je... sûrement, avouai-je en rougissant.

Il y eut un silence pendant lequel je regardai rapidement Alice et les garçons se battre dans l'eau en riant.

- Il a dit qu'il avait une surprise pour toi, lui dis-je et elle soupira longuement.

- Qu'est-ce qu'il a bien pu encore faire comme connerie...

Je ris avant de penser à notre conversation.

- Il a dit qu'il voulait encore m'embrasser, murmurai-je en me faisant l'effet d'une adolescente qui vivait ses premiers émois.

Rose leva son chapeau pour me regarder avant de le rabaisser en soupirant.

- Tu as l'air d'une parfaite idiote, rigola-t-elle et je me rendis compte que je souriais grandement.

Je ris légèrement avant de me gratter la gorge.

- C'est... bizarre comme situation.

- En quoi c'est bizarre ? Vous êtes deux adultes attirés l'un par l'autre, il n'y a rien de bizarre, dit-elle en enlevant son chapeau pour le poser sur ses cuisses.

- Oui mais... on se connaît depuis toujours...

- Et alors ? Emmet et moi avons été amis avant de se rendre compte qu'on s'aimait !

- C'est pas pareil !

- Bien sûr que si... Ne complique pas les choses Bella... essaye de ne pas trop réfléchir, sinon, c'est voué à l'échec...

- Très bien. Faire comme Rose, arrêter de réfléchir.

- Hey ! s'écria-t-elle en me lançant une poignée de sable.

J'éclatai de rire.

- Je n'ai pas arrêté de réfléchir concernant Emmet et moi... mais j'ai écouté mon cœur.

- N'as-tu... jamais eu peur ?

Elle me regarda tendrement avant de regarder Emmet au loin.

- Bien sûr que si, même encore aujourd'hui... s'il me quittait, je n'y survivrai pas.

- Rose, soufflai-je quand je vis ses yeux s'embuer.

Je me levai et m'assis à côté d'elle sur la chaise longue.

- Putain d'hormones, cracha-t-elle en essuyant ses yeux.

Je ris en lui prenant la main.

- Rose... Emmet est dingue de toi, vraiment. Il ferait n'importe quoi pour toi... même vendre sa biche.

- Tu crois ? demandait-elle doucement, les yeux pleins d'espoir.

- Absolument.

- Tant mieux, je la déteste de toute façon.

Je ris à nouveau. Mon dieu ce que j'aimais cette femme !

- Ça n'a pas toujours été aussi facile entre nous... tu te souviens de notre première année ?

Je hochai la tête. Ils passaient leur temps à se disputer pour un oui et pour un non. Ils n'étaient jamais d'accord sur rien.

- Quand... quand tu es partie en Europe, nous nous sommes séparés pendant quelques temps.

- Vous quoi ? m'étonnai-je et elle serra un peu plus ma main en ne quittant pas Emmet des yeux.

- Personne n'est au courant.

- Tu aurais dû m'en parler Rose...

- C'était... difficile de faire quoi que ce soit pendant ces quelques semaines sans lui.

Elle eut un sourire triste avant de me regarder.

- Et puis, on s'est rendu compte qu'on ne pouvait pas vivre l'un sans l'autre... et voilà que 4 ans plus tard je porte son bébé...

Je souris.

- Je sais pas si c'est une bonne nouvelle... C'est Emmet quand même !

Elle éclata de rire.

- Je ne sais pas si j'ai bien fait de l'épouser, rigola-t-elle en ne le quittant pas des yeux. Bien qu'il soit... Emmet, grimaça-t-elle comme si il n'y avait pas d'autre explication à son comportement étrange parfois, c'est vraiment quelqu'un de bien.

Je regardai Emmet faire voler Alice dans l'eau en me disant qu'elle avait vraiment raison, bien qu'il soit lui...

- Et Edward aussi... poursuivit-elle après un silence.

- Je sais...

Elle serra ma main en m'adressant un regard tendre.

- Edward saura être patient... mais... je pense que lui expliquer tout ce qui a pu se passer avec Jacob pourrait l'aider à comprendre certaines choses...

Ses yeux bleus me scrutèrent longtemps. Je savais qu'il allait falloir que je lui dise tout... je le savais. Mais rien que d'imaginer lui dire, mon cœur me faisait mal et mon ventre me brûlait. Allait-il me voir différemment , après ça ?

- J'en ai conscience, dis-je juste et elle embrassa mon front.

- Je sais. Allons nous dégourdir les jambes tu veux ? J'ai l'impression de peser une tonne !

J'éclatai de rire sous un regard noir de sa part.

- Ne dis pas que ce n'est pas qu'une impression ou je balance tout à Emmet.

Je grimaçai, il n'allait jamais me lâcher quand il allait savoir tout ça. Elle rit en m'entraînant jusqu'à l'eau. On fit la plus mémorable bataille d'eau de ma vie en cette fin d'après-midi là.

Quand la nuit fut tombée, on s'allongea quelques heures sous les étoiles. Les nuits étaient douces et même si je savais qu'Edward dormait, je ne pouvais m'empêcher de regarder mon portable, pour voir s'il m'avait répondu, toutes les dix minutes.

Je savais à présent ce que je voulais. Je le voulais lui, peu importe si j'étais terrifiée comme jamais, peu importe si le revoir le lendemain me donnait mal au ventre, peu importe si je devais supporter les remarques déplacées d'Emmet tous les jours. Le fait qu'Edward ne soit pas là ce soir-là me fit réaliser que j'avais besoin de lui comme de personne d'autre.

J'allai me coucher après avoir pris une douche chaude qui détendit mes muscles. Quand je m'endormis, tard dans la nuit ou bien tôt le matin, -selon les points de vue- mon ventre était noué par l'attente de son retour et mon cœur battait de manière désordonnée.


Alors, quelques petits trucs à dire :

"And we will feel the weight fall away frim us in the time, searching our past for the true, You an I... all for you." C'est une chanson de Jeff Buckley, You and I... Allez faire un tour sur Youtube, elle vaut vraiment le détour !

" I'm a fool to want you, such a fool to hold you... To seek a kiss not time alone." Chanson de Frank Sinatra, I'm a fool to want you (J'ai sortit les classiques... j'adore cette chanson!)

"Lose myself in time just thinking of your face, God only knows why it's taken me so long to let my doubts go... You're the only one that I want." J'vous laisse deviner pour celle ci... un petit indice : c'est une chanteuse qui a fait fureur l'année dernière, (fin 2011/2012) avec une chanson d'amour terriblement triste... (qui n'est pas celle-ci) Vous voyez qui c'est ?

Bien. Perso, j'adore l'idée de parler qu'avec des paroles de chanson... d'ailleurs, prochain chapitre, je vais faire que ça... *risdiaboliquementensefrottantlesmains*

Bon, je vous laisse vous en allez et m'abandonner à mon triste sort...

Laissez moi une petite review, c'est important pour l'auteur d'avoir pleins, pleins d'avis (le message est passé? :3)

J'vous embrasse mes poussins,

A vendredi prochain avec la suite que vous mourrez d'impatience de lire, le cachez pas...

"Si j'avais le portefeuille de Patrick Bruel, j'partirai en Vegas, pour jouer au poker. Si j'avais le compte en banque de Mimie Mathy, j'partirai en vacances, au moins jusqu'à lundi !"

Ouais, j'écoute désormais les Enfoirés...

Allez, à dans 7 jours.

xoxo