Légende :

- dialogue

Pensées

« Discussions mentales »

- sortilèges

Titre : Chess

Épisode 1 : L'héritier de Serpentard

Chapitre 7 : Appels nocturnes

Une fois arrivée à la tour Gryffondor, dans le dortoir des cinquièmes années, Ron tomba sur son lit, épuisé. Il n'avait plus qu'une seule envie, dormir. La journée avait été longue et fatigante. Rester assis pendant des heures, surtout dans un train était très fatigant, et maintenant qu'il avait l'estomac plein et un lit pour dormir, il sentait déjà ses paupières se fermer.

Mais son meilleur ami ne l'entendait pas de cette oreille. Il sauta sur le lit, sortant le roux de sa somnolence.

- Mrm, grogna Ron.

- Alors ?

- Alors quoi ? Harry, je veux dormir.

- J'attends.

- Tu attends quoi exactement ?

- Que tu me dises ce qui se passe entre toi et Blaise Zabini.

Ron écarquilla les yeux et rougie. Harry avait eut le temps de discuter avec Hermione et ils avaient réunis leurs information. La solution, bien qu'improbable, leur avait sauté aux yeux : Ron, leur ami Ron, sortait avec Blaise Zabini. Le tout à présent était de lui faire avouer.

- Mais rien ! protesta Ron. De quoi tu parle ? Et puis comment tu le sais ?

Harry sourit. Cela n'avait pas été difficile. Le visage de Ron se confondait maintenant avec ses cheveux.

- Ron, tu es mon meilleur ami, je ne te jugerais pas, jamais.

Le jeune garçon se retourna pour être dos à Harry. Il n'aimait pas particulièrement montrer ses sentiments, même à celui qu'il considérait comme son frère.

- Voila, Blaise et moi…On est ensemble.

- Ça, Hermione et moi on l'avait remarqué.

- Hermione est au courent ! s'exclama le roux en se redressant, blême.

- Si moi je l'ai remarqué, alors Hermione, tu imagine.

Ron grogna et se rallongea, sur le dos cette fois.

- On s'est rencontré grâce à MSN.

- Pardon ?!

Harry connaissait bien évidemment le serveur de chat sur internet, bien qu'il ne l'ais jamais utilisé. Mais de là à ce qu'il soit connu chez les sorcier…

- C'est la Messagerie Sorcellerie Network.

Harry était rassuré. Mais il ne savait toujours pas de quoi il était question.

- C'est un système de communication par parchemin interposé. On peut rencontrer un tas de gens une fois qu'on à reçu le parchemin. Il suffit de trouver un pseudo et on écrit à quelqu'un comme euh…tu sais comme tu écrivais dans le journal de Jédusor. C'est là que j'ai rencontré Blaise, sauf, que, comme il avait un pseudo, je ne savais pas que c'était lui. J'ai commencé à discuté avec lui l'été dernier et on à appris à se connaitre au fil de l'année. Et puis on a décidé de se rencontrer lorsqu'il à avoué être attiré par moi, et comme moi aussi je le trouvais irrésistible…voila quoi. Quand j'ai vu que c'était lui, je me suis mit en colère, je croyais qu'il se moquait de moi, mais ce n'était pas possible, alors on a essayé d'oublier ces histoires de Serpentard et Gryffondors pour la journée et…je me suis vachement bien amusé.

Harry sourit à son meilleur ami, attendri par sa révélation mais surtout par la surprenante maturité dont il avait fait preuve.

- Je suis content que tu te sois trouvé quelqu'un.

- Tu ne m'en veux pas d'être amoureux de…

- D'un Serpentard. C'est stupide ! Je ne sais pas si toi tu écoute Hermione, mais moi, au bout d'un moment, j'ai finit par le faire.

En fait, il n'écoutait toujours pas Hermione. Mais il était bien le dernier à pouvoir jeter la pierre à son ami. Il désirait le plus Serpentard de tous.

- Par contre, je ne sais pas ce que tu lui trouve.

- Oh, si tu savais…Il est si drôle avec son air de toujours se foutre de tout, mais il est si tendre…

- Je ne le voyais pas comme ça.

- C'est à cause de ce masque que les Serpentards porte pour ne pas montrer leurs sentiments.

- Un masque ?

Cette révélation portait sa future relation avec sa fouine adorée sous un nouveau jour. Si les Serpentards portaient un masques alors Drago n'était pas le petit con arrogant et sans cœur qu'il le laissait présager. Mais pour le moment, il préférait noyer le poisson parce que Ron le regardait d'un drôle d'air.

- Et vous avez déjà… ?

- Quoi ?

- Et bien tu sais…quand deux personnes s'apprécient…ils passent d'une relation platonique à une relation plus…charnelle.

Ron fonça les sourcils, puis écarquilla les yeux et rougie.

- Harry !! cria Ron.

Harry éclata de rire sous le regard outré et un peu honteux de son meilleur ami.

O0o0O

Le bureau de Dumbledore était vide. Le vieux sorcier était dieu sait où, mais pas dans son bureau. Les portraits somnolaient, tous plus où moins mort d'ennuie. Dans la vitrine, le choipeau, s'entrainait à chercher des rimes pour la chanson qu'il allait chanter l'année suivante, mais pour une fois, rien ne venait. Il était trop perturbé par ce qu'il avait ressentit dans la soirée, et pas une fois, mais trois. Un sentiment de déjà vu sans être un déjà vu. C'était une sensation dérangeante, familière mais aussi toute nouvelle. Il avait bien une idée, mais…

Un léger tintement le tira de ses cogitations. Une lueur verte venait d'entrer dans le bureau. Avec un tintement, elle s'approcha des tableaux des anciens directeurs et les saupoudras. Ceux-ci clignèrent des yeux, déjà fatigué par l'ennuie et s'endormirent.

Une sombre silhouette encapuchonnée entra dans le bureau. Sa longue cape foulait le sol alors qu'il s'approchait de la vitrine. Il l'ouvrit et prit le précieux artefact pour le poser sur sa tête.

Vous ! Je n'espérais plus.

J'avais dit que nous reviendrions.

Cela veut dire que les autres aussi sont ici ?

Oui, sauf la première, sait-tu où elle est ?

Elle vous à devancés pour préparer le terrain, enfin, « elle » c'est vite dit.

Oh ! je voit, c'est vrai que c'était son vœu le plus chère. Les deux autres ont la mémoire scellé. Cela doit venir de leur pureté originelle. Il faut que je rassemble mes alliés et il faut qu'ils s'éveillent pour la bataille finale. Cette fois-ci, il disparaitra. Les as-tu remarqués, Eux ?

Il me semble avoir sentit leur présence

Bien. Prépare-toi ! Tu sais quel sera ta tache ?

Je le sais

L'ombre retira le choipeau et sortit du bureau. Au même moment, les tableaux se réveillèrent et la lumière s'alluma. Dumbledore entra dans le bureau, l'air soucieux.

- Dobby ! Appela-t-il.

0OoO0

Harry rêvait. Le médaillon que Théo lui avait donné marchait parfaitement et pulsait contre sa poitrine. Cela ne faisait qu'un mois qu'il réussissait de nouveau à avoir des rêves agréables mais cette nuit, cela semblait être compromis par des mains qui le secouait sans répits. Il avait décidé de les ignorer, mais celles-ci s'accompagnèrent bientôt d'une voix criarde.

- Debout! Debout, M. Harry Potter!

- Mmm…Dobby, qu'est ce que tu fais là ?

L'elfe de maison le regardait avec des yeux à la fois plein d'adoration et plein d'inquiétudes.

Est-ce que Monsieur Harry Potter va bien? Dobby a entendu dire que Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom avait attaqué Monsieur Harry Potter !!

Je vais très bien Dobby.

Mais comme Harry se recouchait, Dobby se mit à le secouer de nouveau.

Le Professeur Dumbledore a demandé à Dobby de dire à Monsieur Harry Potter qu'il l'attendait dans son bureau, Monsieur.

Quoi ! En plein milieu de la nuit !

Le Professeur Dumbledore dit que c'est urgent Monsieur Harry Potter, Monsieur.

Harry grogna mais se leva tout de même en assurant à Dobby qu'il allait s'y rendre sur le champ. Il attendit que l'Elfe soit partie pour se changer. Pas très réveillé, il allait enlever son haut de pyjama comme il l'aurait fait habituellement, mais il se rappela qu'il s'agissait de l'un des pyjama en soie que l'inconnu lui avait envoyé qui se fermaient comme une chemise. Tout en réfléchissant, il prit quelques habits dans son coffre.

Il n'y avait qu'une seul raison pour que Dumbledore l'appelle ainsi dans son bureau au milieu de la nuit. Il était arrivé quelque chose en rapport avec Voldemort. Depuis son apparition au ministère, il se tenait tranquille. Mais Harry n'y croyait pas. De ce qu'il savait du mage noir, celui-ci aimait provoquer la peur. Son inaction juste après l'annonce de son retour augmentait l'angoisse de la population et ni le ministre ni Dumbledore ne pouvaient rien y faire. De temps en temps, il y avait une annonce de mort. Cela entretenait la terreur dans le cœur des gens, leur rappelant à chaque instant sa présence.

Une fois vêtue, il enfila sa cape d'invisibilité et sortit sans se faire remarquer ni de ses compagnons de chambre, ni de personne d'autre.

0OoO0

L'ombre entra dans la bibliothèque. En dehors des heures de cours, ce sanctuaire était plus silencieux qu'un cimetière, un cimetière plein de fantômes car des chuchotements s'élevaient sur son passage, provenant à la fois des tableaux et de certains livres pour le moins bavard.

L'ombre s'avança jusqu'à un coin reculé de l'endroit où se trouvait la Réserve. L'un des livres scintillaient d'une pâle lueur verte. Il avait sentie que le temps de l'Héritage était venu.

0OoO0

Harry, emmitouflé dans sa cape, se présenta devant la chimère qui gardait l'accès au bureau du directeur. Il se mordit la lèvre. Dobby ne lui avait pas dit le mot de passe. Peut-être l'ignorait-il lui-même. Après tout, les elfes étaient les seuls créatures qui pouvaient transplanner dans l'enceinte de l'école puis qu'ils n'utilisaient pas la même magie que les sorciers. Ils apparaissaient et disparaissaient comme bon leur semblaient.

- Tu ne peux pas entrer, Harry ?

Celui-ci sursauta et vérifia que sa cape était bien en place et le couvrait tout entier. C'était le cas. Il se retourna pour voir la personne qui lui avait parlé. Sophie était appuyée sur le mur du couloir, juste derrière lui. Elle portait toujours ses lunettes mais, étrangement, il ne pouvait toujours pas voir ses yeux. En plein jour, il était normal que le soleil fasse des reflets dans ses lunettes, mais dans ce couloir sombre, où même les torches étaient éteintes et où seule la lumière de la lune éclairait le sol, le reflet dans ses lunettes était toujours intense, si bien qu'il avait l'impression que c'étaient elles qui brillaient.

- Co…comment avez-vous…bredouilla Harry en enlevant la cape.

- Ne me vouvoie pas, seul ceux que je méprise me vouvoient et tu ne fait pas partie de cette catégorie. Et si j'ai put savoir que tu étais là, c'est parce que, tout comme les autres, j'ai cessé depuis longtemps de me fier à mes yeux pour discerner le vrai du faux…le visible et l'invisible.

- Ce qui veut dire ?

- Tu déplaces de l'air en bougeant, dit Sophie en se plaçant devant la gargouille. « Suprême au citron ».

La gargouille s'inclinant, s'écarta et le mur s'ouvrit sur l'escalier en colimaçon. Sophie le grimpa et entra sans frapper dans le bureau. Dumbledore était assis à sa place habituelle, les mains croisés et l'air soucieux. Au dessus de lui, les portraits chuchotaient entre eux mais se turent à l'arrivée de la jeune fille. Léo était assis au travers d'un fauteuil, son chat sur le ventre. Tout deux semblaient dormir. Chris était appuyé d'un coté du bureau et Camille assise sur l'autre, les jambes croisées de manière sexy. Théo buvait une tasse de thé, assis dans un autre fauteuil alors que Caliéron appuyait ses bras croisés sur le dossier. Harry fut surprit de voir Mimi Geignarde, affolée, qui flottait dans le bureau en faisant des tours et des détours en poussant des gémissements.

- Harry, commença le vieillard.

Il hésita, puis repris la parole.

- J'ai…une question à te poser

- Je…je vous écoute professeur, répondit le brun, intrigué.

- As-tu ouvert la Chambre des Secrets cette nuit ?

Harry sursauta presque. La question lui paraissait saugrenue. Après ce qu'il s'y était passé lors de sa deuxième année, il n'éprouvait ni le besoin et encore moins l'envie d'y retourner.

- J'en déduit à ta réaction que tu ignore tout à ce sujet. C'est bien ce que je pensait, et c'est aussi ce qui m'inquiète le plus.

- Vous voulez dire…

- Si seul un descendant de Serpentard peut accéder à la chambre, c'est à cause du fait que la clé pour l'ouvrir est la langue que parlait le Fondateur, le fourchelangue, je ne t'apprends rien. Et donc si ce n'est pas toi, qui a reçu le don de parler cette langue, ce ne peut-être que l'héritier légitime de Salazar Serpentard.

- Peut-être que oui, peut-être que non, dit Théo d'un ton énigmatique en soufflant pour faire refroidir l'infusion.

- Après tout, il n'a jamais été dit que Salazar soit le seul sorcier au monde à parler le langage des serpents. Même dans sa famille, il ne devait pas être le seul…

Harry regarda Léo qui n'avait même pas ouvert les yeux. Était-il possible qu'il y ait d'autres personnes qui pouvaient parler cette langue ?

O0o0O

L'ombre se présenta devant la Grosse Dame. Celle-ci somnolait dans son cadre. L'ombre la réveilla d'un toussotement.

- Que…qu'y a-t-il ? Qui est-ce ?

- J'aimerais entrer, je vous pris.

- Le mot de passe ?

- Ouvrezsssssssss…

Les yeux de l'ombre s'illuminèrent d'une lueur verte qui luit sous son capuchon, éclairant son visage. La Grosse Dame posa une main sur sa poitrine et s'inclina avant de lui livrer le passage.

L'ombre entra dans la salle commune des gryffondors puis se dirigea vers le dortoir assigné aux premières années et y pénétra sans difficultés. Silencieux pour ne pas réveiller les autres élèves, il se dirigea vers l'un des lits à baldaquin. Un ange y dormait. Le sommeil effaçait de son visage l'impression de constante froideur qui le caractérisait et son aura semblait apaisée. Elle passa un doigt sur la ligne de la mâchoire. Le bel endormi poussa un petit gémissement et se retourna dans son sommeil. L'ombre sourit et resta quelques instants à contempler cet ange de pureté. Puis, avec un petit soupir, il sortit du dortoir et s'évanouit dans les ombres.

0OoO0

Harry était plongée dans ses pensées en rentrant à son dortoir. Le directeur, avait tenu à garder l'affaire secrète, laissant la surveillance et la protection du château et d'Harry aux Rainbow. Léo avait beau avoir émis un doute sur la présence de Voldemort entre les murs du château, le Gryffondor n'était tout de même pas rassuré. Savoir que le Seigneur des Ténèbres pouvait rentrer et sortir du château sans que personne ne s'en rende compte, et surtout pas lui qui aurait dut éprouver de la douleur au niveau de sa cicatrice, le rendait inquiet. Il s'arrêta un moment et tendit l'oreille. Il entendait des pas. C'était Rusard qui effectuait sa ronde. Le directeur l'avait prévenue qu'il ne pourrait le défendre si jamais l'irascible concierge le trouvait hors de son lit, à trainer dans les couloirs. Il devait donc se cacher.

Comme il était proche de la bibliothèque, il y entra. Par la porte entrouverte, il vit passer Rusard accompagné de son inséparable partenaire félin. Miss Teigne vint renifler la porte derrière laquelle se trouvait Harry et celui-ci recula.

- Tu as senti quelque chose ma belle ?

Au fur et à mesure qu'il avançait, le Survivant reculait. Soudain, quelque chose passa tout près de lui, le faisant sursauter, puis sortit de la bibliothèque, faisant miauler Miss Teigne.

- Encore le chat de ce maudit Léo, grogna le concierge avant de s'en aller.

Soulagé, Harry allait partir, mais quelque chose attira son attention. Ce n'était pas quelque chose qu'il avait vu, mais qu'il avait senti. Une sorte d'appel. Il alla vers le fond de la salle, à la Réserve, faisant sa la savoir, le trajet qu'avait fait l'Ombre auparavant. Il aperçu dans le fond, un léger scintillement vert. Il s'aida de cette lumière pour se diriger dans le noir. Ce scintillement provenait d'un petit volume, coincé entre un livre intitulé « Magie Nécromantique appliqué aux viscères putréfiés » et un autre « Bestiaire des urticants, empoisonnants et paralysant ». Il se surprit à tendre la main et à le prendre. Il passa la main sur la couverture en cuir vert bouteille pour en enlever la poussière. Le titre s'était écaillé et il n'arrivait pas à le lire. En revanche, le fermoir métallique semblait en parfait état. En passant les doigts dessus, il sentit une sorte de décharge, et le fermoir s'ouvrit dans un léger cliquetis qui résonna dans le silence de la bibliothèque. A l'intérieur tout était écrit à la main, d'une écriture en pattes de mouches. Il feuilleta le livre. Sur chacune des pages, il y avait une sorte de papier rectangulaire collé d'un coté et des mots de l'autre. Harry lut plusieurs noms : « Freyja », « zashiki warashi », « loup de la lumière ». vers la fin, il arriva a une page où le papier se détacha et tomba par terre. Harry se baissa et le replaça. Distraitement, il lut à mi voix les inscriptions.

- Byakko, tigre blanc de l'ouest…

Harry ne remarqua pas a ses pieds, le léger souffle qui faisait se soulever la poussière.

- Gardien au pelage argenté au pouvoir de l'air, au nom du pouvoir de ton maitre Salazar Serpentard, je t'invoque.

Soudain, les symboles chinois inscrits sur le papier se mirent à briller fortement. Surprit, Harry tomba par terre en lâchant le livre. La lumière sortit du papier alors que le vent soufflait plus fort. Le livre s'ouvrit sous le souffle et les petits papiers s'envolèrent pour passer par la fenêtre qui s'était ouverte et qui claquait. Harry vit alors quelque chose sortir du papier. Ce n'étais certe pas un tigre mais un chat de grosse taille aux long favoris argentés, aux oreilles très grandes et la queue semblable à celle d'un lion qui fouettait nerveusement ses flanc. Sa silhouette se découpait dans la lumière de la lune. Harry, toujours assis sur le sol, vit la bête se tourner vers lui.

- Qui es-tu, toi qui m'as invoqué ?

- Je…

- Et bien, tu dois bien avoir un nom.

- Oui, je m'appelle Harry, Harry Potter.

- Et dans quel but m'as-tu invoqué ?

- Euh, ben, aucun but particulier.

- Comment !

Le cri de la bête sonnait comme un rugissement et contrastait avec sa taille modeste.

- Qu'est ce qu'on vous apprend aux jeunes de nos jours ! L'invocation n'est pas un jeu ! Heureusement que c'est moi que tu as invoqué, un autre, Suzaku pour ne pas le nommer, t'aurais déjà sévèrement puni.

Harry déglutit. Il ne tremblait pas, mais il n'arrivait pas à dire un mot. Même après tout ce qu'il avait déjà vécue, cette situation lui semblait énorme. Il se retrouvait dans la bibliothèque en plaine nuit à dialoguer avec un chat, enfin, à l'écouter parler. D'ailleurs, celui-ci ne cessait à présent de tourner en rond en maugréant. Finalement il s'assit et fixa Harry de ses yeux jaunes qui semblaient tourbillonner.

- Bien, puisque je suis là, je vais aussi me présenter. Je suis Byakko, Esprit Gardien de l'Est, je suis associé au métal dans le pentacle Oriental et à l'air dans le pentacle Occidentale.

- Pentacle ? Esprit ?

- Décidemment les jeunes n'apprennent plus rien. De quelle école es-tu ?

- Euh d'ici, de Poudlard.

- Donc je suis encore à Poudlard, dit le chat en regardant autour de lui. Tu es en quelle année ?

- En sixième année.

- Et tu n'as pas encore appris ce que sont les Pentacles Élémentaires et la Esprits en Défense Contre les Forces du Mal.

Harry fit une grimace. A part en troisième année, il n'avait jamais eut de professeur potable dans cette matière. Même le faux Maugrey s'était contenté de le garder dans une relative ignorance de peur qu'il utilise les connaissances nouvellement apprises pour vaincre son maitre. De plus, comme l'année scolaire n'avait pas encore vraiment commencé, il ne savait pas ce que valait Caliéron.

Le tigre soupira et se résigna à lui expliquer.

- Il existe deux Pentacles Élémentaires : le Pentacle Occidentale et le Pentacle Orientale. Le pentacle Occidentale, tu dois au moins le connaitre en partie sous la forme de ce que vous appelez les quatre éléments : l'eau, la terre, le feu et l'air. Mais il en existe un cinquième qui est l'Espace. L'Eau est aspiré par la Terre, qui est dispersé par l'Air, qui est consumé par le Feu, qui est éteint par l'eau.

Un losange apparut dans les aires, suivant le tracé de la griffe que le chat promenait devant lui. Il fit un autre geste et un point apparu au milieu.

- En son centre est l'Espace, le vide, le plus puissant du cercle occidental. Il les lie et les divise.

D'un geste de la patte, il effaça son dessin.

- Le Pentacle Oriental est composé de cinq éléments disposés en étoile : le Feu, le Bois, le Métal, la Terre, et l'Eau. Chacun est lié à un élément qui l'annihile. Le Feu fait fondre le Métal qui coupe le Bois qui retient la Terre qui aspire l'Eau qui éteint le Feu.

De nouveau avec sa griffe, il traça une étoile à cinq branches.

- Mais ces éléments se renforcent aussi les uns les autres.

Un cercle entoura l'étoile.

- Le Feu est alimenté par le Bois qui est alimenté par l'Eau qui est alimenté par le Métal qui est alimenté par la Terre qui est alimenté par le Feu. Voila, c'est tout bête.

- Et les esprits ?

Harry n'avait pas put s'en empêcher. Curieux par nature, cette leçon improvisait l'intéressait. La raison officielle, celle qu'il se persuadait à croire, était qu'inconsciemment il cherchait un moyen supplémentaire de battre Voldemort. La vraie raison était autre. Il se sentait attiré comme un aiment par la magie à l'état pure, sa pratique comme sa théorie. Et cela l'effrayait. Il avait peur de ressembler à Voldemort que la soif de pouvoir avait transformé en monstre. C'est pour cette raison qu'il tentait de se persuader que c'était dans le seul but de le vaincre.

Le tigre soupira.

- Les esprits, donc…ce sont…

Il cherchait ses mots. Comment un esprit pouvait expliquer à quelqu'un d'autre ce qu'était un esprit. Ce comme demander à un humain de dire ce qu'est un humain. C'est plus compliqué qu'on ne le pense.

- Les esprits sont des manifestations tangibles des forces de la nature créée par l'imagination et la foie des humains.

- Donc, tu as été créée par les humains.

- Pas exactement. J'existe depuis le début des temps, mais je n'ai prit conscience de moi-même que lorsque les humains ont commencé à croire que j'existais. C'est le cas pour tout ceux qui sont dans le livre. Regarde.

Sa patte désigna le livre, toujours au sol, qui glissa vers lui. D'un mouvement, il l'ouvrit et fit défiler les pages.

- Par exemple Fre…yja

La page qu'il venait d'ouvrir était vide, le papier qui y était glissé quelques instants plus tôt lorsque Harry avait ouvert le livre, avait disparu.

- Le Jufu ! Ou est le Jufu ?

- Le quoi ?

- Le morceau de papier par lequel je suis sortit s'appelle un Jufu. C'est une sorte de sceau pour garder un esprit enfermé.

Pendant qu'il disait ça, il tournait les pages. Toutes étaient vides. Les Jufu n'y était plus et pour cause.

- C'est catastrophiques, où sont-ils ?

- Je crois que…qu'ils se sont envolés lorsque tu…vous êtes apparus…à cause du vent.

- On va pouvoir les retrouver, ils ne sont surement pas allés loin…

Son regard venait de se poser sur la fenêtre, toujours ouverte.

- Ne me dit pas qu'elles sont sorties par là ?

Harry acquiesça et le tigre se mit à marcher de long en large en gémissant.

- Non, non, ce n'est pas possible, ce n'est pas vrai, comment cela a-t-il put arriver. En plus c'était mon tour de garde, c'est une catastrophe !

- Qu'est ce qui est une catastrophe ?

- En dehors du livre, tous les esprits pourraient sortir de leurs jufu et qui sait ce qu'ils pourraient faire. C'était à mon tour de surveiller qu'il n'arrive rien.

- Ce sont des esprits maléfiques ?

- Aucun n'esprit n'es bon ou mauvais, ils ne sont pas sensibles à ces notions. Ils font ce qu'ils veulent sans penser à bien ni à mal et c'est ce qui rend si dangereux le fait qu'ils soient en libertés. Ils pourraient agir seul ou influencer une tierce personne.

Il se retourna vers Harry et le fixa. Le jeune garçon se sentit tout d'un coup très mal à l'aise. Il sentait l'animal le sonder et c'était très désagréable.

- Tu as un fort potentiel magique. Tu dois les retrouver !

- Moi ? Pourquoi ? Pourquoi pas vous ?

- Seul un humain à le pouvoir de contrôler les esprits, je suis un gardien, ce n'est pas ma tache. Et puis c'est de ta faute s'ils se sont échappés.

- Ma faute ? et puis quoi encore ! Tu étais censé en être la gardien, non ? Qu'est ce que tu faisais ?

Byakko eut un léger recul et Harry sut que s'il avait été humain, il aurait rougie.

- En fait, ce qui s'est passé…c'est que je me suis endormi, complètement. Normalement, pour veiller sur le livre je doit être à moitié éveillé, mais…

- Mais tu t'es endormi. Et les autres ?

Harry se disait bien que si c'était « son tour » de veiller. Il devait y avoir d'autres gardiens.

- Ils se sont surement réveillés complètement à l'heure qu'il est et ils vont me passer un savon monumental. Je crains pas trop Kirin et Genbu, mais Suzaku ne vas pas me pardonner avant au moins un ou deux siècles.

Harry fronça les sourcils.

- Vous ne devriez pas être cinq ?

L'idée lui était venue comme ça en se rappelant ce que Byakko lui avait dit sur les éléments. Comme le tigre était lié à un élément du Pentacle Occidental et un élément un Pentacle Oriental, les autres aussi et ils devaient donc être cinq.

- Ça fait un peu moins de mille ans que Seiryu est partit, lorsque notre maitre, Serpentard, nous à scellé définitivement dans le livre, il ne l'acceptait pas, il…

- Attend un peu ! Serpentard était votre maitre ?

- C'est celui qui nous as rassemblés et avec qui nous nous somme liés. Mais Sei, il…

Un grand fracas le coupa au milieu de sa phrase. La petite fenêtre de la réserve vola en éclat.

- Je sens des esprits.

Il se précipita à la fenêtre. Harry le suivit. Dehors, c'était une sorte de tempête. Harry vit deux êtres voler dans le ciel et chacun de leurs battements provoquait un souffle de vent puissant qui faisait trembler les vitres et s'envoler certaines tuiles du toit.

- Les Boréades, souffla Byakko.

O0o0O

Leila se releva en sursaut, le souffle court. Elle avait sentie le déchainement de pouvoir jusque dans son sommeil.

- Tu l'as sentie toi aussi, dit Dai.

Il avait prit sa forme animale et regardait par la fenêtre. Ses neufs queues touffues s'agitaient et battaient ses flancs de renard. Son museau pointait vers le ciel et ses yeux en demi-lunes brillaient sous la lumière de la lune. Leila s'assit en tailleur sur son lit. Elle joignit ses mains et croisa les doigts en les rentrants à l'intérieur.

- On a ga na ya in ma ya so wa ka, psalmodia-t-elle en fermant les yeux.

Une partie de son esprit sortit de son corps et se mit à la recherche d'un autre esprit. Elle ne savait pas où le trouver, mais elle n'eut pas à le chercher longtemps car celui-ci vint à sa rencontre.

Ryuuji ?

Qui veux-tu que ce soit d'autre ?

Tu as sentie ?

C'était fort, une invocation, et puis encore une autre mais la deuxième est plus diffuse.

Ça ressemble à une rupture de sceau, fit une autre voix

Thomas ?

Il faut aller voir.

L'esprit de Leila réintégra son corps. Elle décroisa les doigts, ouvrit les yeux et rabattit les couvertures. Elle s'habilla en quatrième vitesse et se dirigea vers la fenêtre.

- Allons-y, dit-elle à Dai en montant sur son dos.

Le Kyubi grimpa sur le rebord et sauta sur le toit.

O0o0O

- Il faut que tu y aille Harry !

- Mais comment veux tu que je fasse ?

- Il faut que tu apprennes les formules du livre et que tu les renfermes de nouveau.

- Ils auront déjà eut le temps de tout détruire avant que je n'apprenne ces formules

- Dans ce cas je n'ai pas le choix…

Byakko demanda à Harry de poser sa main sur le livre. Il leva sa patte et la posa sur le front d'Harry. Il se mit à psalmodier une mélodie et sa patte s'illumina d'une lumière argenté. Harry vit alors les écritures sortir de la couverture du livre et remonta le long de son bras. Il voulut ôter sa main, mais celle-ci était collée au livre. Harry assista donc impuissant au spectacle des pages du livre monté le long de son bras.

- Qu'est ce qui se passe ? Qu'est ce que vous faites ?

Je te donne le savoir contenu dans le livre

Les inscriptions arrivèrent alors jusqu'à sa tête et ce fut comme une explosion. Tout se mélangeait dans sa tête. Il hurla, mais la lumière argentée de la patte de Byakko s'intensifia et la douleur reflua.

Dorénavant, les savoirs de ce livre te seront donnés lorsque tu en auras besoin

La lumière se dissipa et Byakko baissa la patte. Harry se sentait faible, l'esprit engourdi. Il se sentait la tête lourde.

- Mange, ça te fera du bien, dit le tigre en lui donnant quelque chose.

Harry l'avala sans se poser de questions. C'était doux, légèrement sucré et indéniablement revigorant. Il se sentait mieux.

- Allez en avant!

- Mais comment.

- Par la fenêtre.

Harry grommela mais obtempéra. Il n'avait pas vraiment le choix, si personne ne le faisait, les esprits volant allaient tout détruire et une fois de plus il était le seul en mesure de faire quelque chose. Le vent soufflait très fort au dehors. Il dut se mettre à quatre pattes pour ne pas tomber. Byakko sauta à ses cotes et le retint. Le vent semblait moins fort tout à coup.

- Ne t'inquiète pas, je nous protège.

- Tu peux me protéger du vent mais pas m'aider a l'attraper ?

- Tu n'es pas assez puissant pour utiliser mon pouvoir. C'est déjà un miracle que je sois apparu. Je suis une sorte de dieu au japon, on ne peut pas me contrôler avec aussi peu de puissance.

- C'est toujours une affaire de puissance, grommela Harry.

- Qu'est ce que tu dit ?

- Rien, maintenant, qu'est ce que je fais ?

- Il faut que tu te concentres et que tu rassembles ton pouvoir puis que tu prononce la formule avant qu'ils ne te voient.

Harry ferma les yeux. Concentrer son pouvoir n'était plus une chose compliqué. Il avait depuis quelque temps remarqué la brève sensation que l'on ressentait en lançant un sort et qui s'allongeait à mesure de la complexité du sort. Pendant les vacances, avec Ron et Hermione, il s'était entraine à reproduire cette sensation. Des livres que Hermione leur avait acheté parlait de "rassembler son pouvoir" une façon de fortifier son pouvoir et l'une des première étape pour utiliser la magie sans baguette.

Hermione avait un peu râlé au début parce que ce n'était pas au programme, mais finalement, elle était satisfaite du résultat. Leurs sorts étaient plus puissants et plus précis. En fait, ce phénomène était dut au fait qu'un sorcier, lorsqu'il lance un sort, puise dans sa magie la dose suffisante pour le faire fonctionner, du moins s'il est doué. En concentrant la magie, on pouvait en mettre plus dans un sort et ainsi en décupler la puissance.

- Attention, Harry !cria Byakko.

Attire par la concentration de pouvoir, les Boréades s'étaient aperçus de sa présence et fonçaient sur lui. Un coup de leurs ailes puissantes chassa le tigre et déséquilibra Harry qui chancela. Byakko le retint au dernier moment, mais les crocs acérés déchirèrent la manche le faisant tomber.

- Harry !

Le Gryffondor tenta de prendre sa baguette dans sa poche dans le but d'attire son balais d'un accio et en espérant qu'il n'arrive pas trop tard. Mais au moment ou il arrivait la sortir, une brusque traction faillit la lui faire lâcher.

- Tient bon Harry !

Il releva la tête et vit Ryuuji qui le retenait par le col de sa robe. Devant lui, Leila semblait conduire l'étrange animal qui ressemblait a un renard et qui leur tenait lieu de monture. L'animal vola jusqu'a un toit et le déposa. Byakko couru sur le fait pour rejoindre le jeune garçon encore un peu tremblant.

- Tu vas bien ?

Harry hocha la tête, toujours un peu blême. Le chat remit en place sa protection et se tourna vers l'animal.

- Dai Yoko, dit-il en inclinant la tête.

- Byakko-sama, répondit l'animal en s'inclinant a son tour.

- Byakko...soufflèrent Leila et Ryuuji.

- Descendants d'Abe no Seimei, salua l'animal mythique.

A ce moment la, un autre animal, semblable au premier, se posa à coté de lui. Thomas en descendit et reprit l'équilibre en se tenant à son flanc.

- Byakko-sama, dirent-ils en même temps.

- Ni Dai Yoko, Descendant d'Abe no Sei...

La présentation fut interrompue par une bourrasque plus forte que les autres. Les Boréades étaient revenus à l'attaque et tentaient de percer le bouclier du tigre. Les deux Yoko prirent leur disposition et renforcèrent la barrière déjà érigé.

- Je n'ai jamais vu de tel Yokai, on dirait des Tengu, dit Leila.

- C'est parce que ce ne sont pas des Yokais, Descendante, ce sont les esprits de deux demis dieux grecs. Mon dernier maitre, Salazar Serpentard était à la fois un grand sorcier et un grand Onmyouji, c'était un disciple d'Abe no Seimei lui-même, qui était mon précédent maitre. En plus des cinq gardiens, il avait parcouru le monde a la recherche d'Esprits avec qui se lier grâce au pouvoir des Onmyouji. Aujourd'hui, il est mort mais nous sommes toujours liés à lui d'une certaine manière.

- Et pourquoi, eux, sont réveillés ? demanda Ryuuji.

- C'était une erreur, lorsque j'ai lue la formule d'invocation, il est apparut et le vent qu'il a fait a dispersé tout les...les petits bouts de papier.

- Les jufus. Et maintenant, Harry doit les rassembler.

- Mais nous on pourrait...commença Leila.

- Non, l'interrompit Thomas. C'est à ceux à qui revient la faute de réparer leurs erreurs. Ce qui veut dire que Harry doit à nouveau rassembler les esprits...

- Je te l'avais dit.

- Et que le seigneur Byakko doit se lier à lui et lui prêter main forte.

- Quoi ? s'exclama Byakko, éberlué.

- C'est dans l'ordre des choses.

Byakko ferma les yeux et baissa la tête, puis il la releva.

- Très bien, dit-il en rouvrant les yeux. Harry, tournes-toi vers moi. Nous allons nous lier.

- Quoi ! Mais pourquoi ?

- Nous devons réparer notre faute. Moi de m'être endormis dans ma veille et toi d'avoir fait se disperser les esprits.

- Mais c'est toi qui les a faite se disperser !

- C'est toi qui m'a invoqué.

- Mais je ne voulais pas.

- Mais tu l'a fait. La magie ne marche pas comme ca, si ca a réussit c'est qu'inconsciemment tu as voulue que ça se fasse.

Harry se mordit la lèvre. Il avait effectivement souhaité inconsciemment être plus puissant et Byakko était arrivé. Il soupira et se mit face au tigre.

- Qu'est ce que je doit faire ?

- Répète après moi.

- « Par le lien de l'âme,

D'âme à âme

Nous nous comprenons,

D'esprit à esprit

Nous nous appelons

De corps à corps

Nous nous obéissons

Par le lien de pouvoir ainsi formé

Nous nous lions corps, esprits et âmes

Et nos deux cœurs unis en un

Répondront au même battement. »

Harry répéta la formule jusqu'a la dernière syllabe. Dés qu'il l'eut prononcé, une lueur émeraude et argenté les entoura. Un sentiment étrange passa en Harry et il eut même l'impression a un moment de se voir a travers les yeux du chat. Mais la lumière s'éteignit et il ne resta plus que lui dans son corps.

- Maintenant, concentre-toi pour attraper les Boréades.

Harry était fatigué, mais il sentait l'énergie du tigre couler en lui et combler la sienne, défaillante. De nouveau, il rassembla son énergie. Les Boréades l'avait sentis mais étaient stoppés par la barrière des deux Yoko. Une fois que Harry sentis suffisamment de pouvoir, Il ferma les yeux. Son esprit était emplie de mots qui s'emmêlaient en arabesques gracieux. Il se concentra sur sa tache et quelques uns sortirent du lot et se mirent à briller pour lui montrer ce qu'il fallait faitre. Il rouvrit les yeux et se mit à tracer les signes de kuji Kiri (1)avec ses mains.

- « Rin Pyo To Sha Kai…»

Ses mains dansaient dans les aires, reproduisant les signes qu'il voyait dans son esprit.

- « Jin Retsu Zai Zen… »

il tendit la main en avant, l'index et le majeur dressé et prononça le dernier mot.

- « Gyo ! »

Les Boréades se figèrent et le fixèrent, le vent tourbillonnant toujours autour d'eux. Harry les fixa intensément. Il savait, par les connaissances que lui apportaient le livre, que s'il détournait les yeux, les Boréades attaqueraient ou s'enfuiraient. Finalement, au bout d'un temps qui lui sembla être une éternité, il prononça la formule.

- « Shinchoku Meichoku Tensei Chisei Jinkun Seikun Fuo Fudaku Kimi Kobuku Onmyo Wago Kyukyu Nyo Ritsurryo Galatée to Zethos Boreades ! » (2)

Comme aspirés par un vortex, les deux hommes ailés se contorsionnèrent et s'effilochèrent jusqu'a n'être qu'un petit point. Ce point cessa de briller et se mit à tomber. Le nouveau sceau crée voleta et Byakko l'attrapa au vol dans sa gueule.

- J'ai...j'ai réussit ? demanda Harry en clignant des yeux.

- Oui, tu les a eut.

- C'est...super, murmura t-il en s'effondrant.

Deux bras puissant le retirent. Byakko sous sa forme humaine pris le jeune Gryffondor dans ses bras.

- Je vais le ramener a sa chambre, il est épuisé. Je vous salue Descendants, Yokos.

- Nous aussi Byakko-sama.

Sans un autre regard, Byakko marche sur le fait du toit en direction de la tour Gryffondor, contrarié. Son lien avec Harry lui avait montré ce qu'était la vie du Survivant et ce n'était pas toujours drôle.

A suivre…

Le Kuji Kiri est une suite de 9 symboles qui forment un mantra. Chacun peut être aussi utilisé séparément car chacun à un pouvoir différend. Plus haut, la formule que Leila dit est celle du symbole Jin, le symbole du lien intérieur qui permet de lire les pensées de l'autres et de connaitre ses intensions, j'en ai fait un outil de communication pour lier les esprits. Je ferait un petit chap sur le kuji kiri bientôt, peut être entre les chap 10 et 11.

J'ai piqué la technique dans l'anime des 12 Royaumes, ce sera la formule de Sceau. Les autres seront tirés de l'anime Shounen Onmyouji.