Bonjour à tous ou plutôt bonsoir,
Tout d'abord merci à Titanic pour son fanart qui illustre la fic.
voici ici enfin le chapitre suivant, quoique par rapport à mes autres fics c'est plutôt rapide ?
Mgs : merci pour ta fidélité. Euh... Pour Rhadamanthe ?... Euh bah ça va pas être pour ce chapitre *s'enfuis très très vite*
j'espère que ce chapitre vous plaira.
bonne lecture
Chapitre 8
- Je n'ai aucune explication. Je ne pouvais pas rester... ça faisait trop mal. Au moins chez Poseidon, rien ne me rappelait Valentine.
- Alors, tu as préféré fuir sans rien dire à personne ! Lança Shion avec sévérité.
- vous auriez tenté de me dissuader, répondit simplement Kanon.
- Bien sûr ! Fit Athéna. Nous tenons tous beaucoup à toi. Nous étions inquiets.
- Oui, et Poseidon s'est bien gaussé de la situation. Il y est allé de son laïus sur le fait que tu te sois réfugié auprès de lui au lieu de te confier à Athéna.
Kanon leva au ciel.
- Je ne me suis pas réfugié auprès de lui, je suis allé là où je n'avais pas de souvenir commun avec Val.
- Je comprends, fit la déesse avant de le grand pope ne puisse répliquer et en prenant la main du chevalier entre les siennes. J'ai remarqué à quel point tu es heureux depuis que tu es avec Valentine et comme vous êtes tout deux épanouis lorsque vous êtes ensemble. Je n'ose imaginer à quel point tu as dû souffrir. S'il t'a confié sa fille, je suppose que cela signifie que vous vous êtes réconciliés.
- Oui.
- Donc l'affaire est close. Tu peux disposer, conclut Athéna.
Le second Gémeaux mît discrètement dans sa poche ce qu'elle lui avait subrepticement donné et salua la déité et son représentant avant de sortir. Anxieuse, Mélinoé se précipita vers lui.
- Tu t'es fait disputer ? Tu as été puni ?
- Non, rassures-toi. En fait, j'ai même de quoi commencer ton éducation dès maintenant annonça le Grec sourire aux lèvres en extrayant de sa poche la carte de crédit donné par sa déesse. On va faire une descente chez les glaciers d'Athènes.
- Glaciers ?
- Oui, là où on vend des glaces. Tu vas adorer affirma Kanon en ouvrant un passage dimensionnel vers la capitale.
Finalement les glaciers ne furent pas les seules boutiques "mis au pillage". Après avoir goûtée tous les parfums disponibles, la jeune déesse poursuivit ses investigations avec les pâtisseries, magasins de jouets et de vêtements. Voyant tout ce que Mélinoé engloutissait, Kanon s'interrogea un court instant sur le degré d'indulgence d'Hadès. Ses craintes furent vite balayée par l'enthousiasme communicatif de la fillette. Si on lui avait dit qu'une journée de shopping avec une mini-déesse découvrant le monde était aussi épuisant que son combat contre Rhadamanthe, il ne l'aurait pas cru.
Rhadamanthe ? Pourquoi pensait-il soudain au juge ? Pffff ! Il n'a eu que ce qu'il méritait ce crétin ! Songea le chevalier pour chasser le trouble-fête de son esprit. Ce fut donc les bras et l'estomac pleins et le compte en banque plus leste qu'ils regagnèrent le sanctuaire, bénissant la discrétion d'Athéna car nul doute que la même la déesse n'aurait pu le sauver des foudres popales si ce dernier avait vu le montant des dépenses.
- Peut-être aurions-nous dû acheter quelques meubles pour ranger tout cela dans ta chambre, plaisanta Kanon en posant les paquets chez lui.
- Alors comme ça j'ai une fille ! Lança Valentine au même instant.
Le Gémeaux eut juste le temps de se mettre devant le spectre qui sortait de la salle de bain entièrement nu, étant donné qu'il venant de prendre une douche. Mélinoé, d'autant plus intéressée que le chevalier s'évertuait à lui boucher la vue, reprit son apparence de jeune fille afin de mieux profiter du spectacle.
- Mélinoé ! Gronda le Grec. Reprend immédiatement ta forme d'enfant ! Non mais tu te rends compte si quelqu'un était entré !
La déesse penaud et déçue se retransforma en enfant de 7 ans, tandis que la Harpie geignait avec inquiétude.
- Kanon... C'est la fille du seigneur Hadès...
- Fille que le seigneur Hadès m'a confié en lui recommandant de m'obéir autant qu'à lui-même, répliqua-t-il. Mélie, tu dois te montrer prudente. Aux enfers, tu es en sécurité mais ici c'est le sanctuaire d'Athéna et je n'ai pas confiance...
- Kanon ! S'offusqua Valentine. C'est de ta déesse que tu parles !
- Et bien quoi ? Ce n'est pas d'elle que je me méfie mais de son paternel !
- Mais Kanon ! Quand te décideras-tu à montrer du respect envers dieux ? Tu vas finir par avoir des ennuis à blasphémer ainsi.
- Quand ils se décideront à m'en montrer !
- Alors là ! Papa Val. Il va falloir te résigner ! Pouffa la déité.
La soirée se déroula dans la bonne humeur. Valentine eu droit à un défilé de mode de sa fille provisoire, commenté avec beaucoup de professionnalisme par Kanon qui avait briefé la demoiselle sur la façon de se déplacer en ces circonstances, le tout sur "Barbie girl" que le grec avait emprunté on ne sait où. La petite couchée, le couple se donna l'un à l'autre avec tendresse avant de glisser dans un sommeil paisible.
Ce fut donc avec le souvenir d'une soirée qu'il qualifia de parfaite, que la Harpie regagna les enfers le lendemain, où il fut convoqué par Hadès. Le dieu voulait des nouvelles de sa fille, s'assurer qu'elle allait bien et connaître l'histoire inventée par Kanon. Valentine aurait aimé passer sous silence l'épisode de sa sortie de douche, mais il lui était casiment impossible de cacher quoique ce soit à son souverain.
- Laisse-moi deviner ! Rit le dieu. Kanon a dit des choses désobligeantes à mon endroit.
- Non, non seigneur, pas sur vous... Mais...
- Rassures-toi, fit hadès amusé. Bien que plus curieux qu'il ne le devrait, ton amant s'est toujours adressé à moi avec égard. Quand à Poséidon, il en a l'habitude. D'ailleurs... Poursuivit-il songeur. Je devrais peut-être faire remarquer à mon cher frère que c'est entièrement de sa faute puisque Kanon est irréprochable avec toi.
- Majesté...
- Ne t'inquiète pas Val, je ne lui créerais pas d'ennuis. J'ai autant d'affection Kanon que pour vous, mes spectres.
Surpris, la harpie regarda un instant le souverain qui affichait un franc sourire.
- Et puisque tu es temporairement le père de Mélie, je t'offre un congé paternité le temps qu'elle sera au sanctuaire.
- Merci mon seigneur, mais ce n'est vraiment pas utile.
- Bien sûr que si, pour quoi vais-je passer si je ne t'accorde pas du temps pour profiter de ta fille.
- Et merci, mon seigneur.
- Il prend effet dès maintenant. Je préviendrai Ascalaphe. Avant de disposer, dis-moi as-tu vu Rhadamanthe depuis votre dernière discussion ?
- Non, et je n'en porte pas plus mal, répondit durement le spectre avant de s'excuser pour son insolence.
- Valentine, soupira hadès. Ne fait rien que tu pourrais regretter. La dernière fois qu'il a été vu, il rentrait chez lui. Depuis, il masque son cosmos et je crains qu'il ne fasse une bêtise. Toi qui le connais intimement depuis des millénaires, qu'en penses-tu ?
- Je croyais le connaître... mais ne vous inquiétez pas mon seigneur. Rhadamanthe place le devoir avant tout chose, termina le spectre avec amertume.
- Oui, tu as raison, je m'inquiète rien.
Valentine pris congé de son dieu en le remerciant à nouveau et regagna la maison de Kanon. Le Grec n'étant pas le Gémeaux en titre, Athéna lui offrit cette demeure afin qu'il puisse avoir une vie privée. Il apprécia d'autant plus le cadeau lorsqu'il se mît en couple. L'évocation du juge avait rendu le spectre d'humeur maussade, mais la vision de son amant initiant Mélinoé aux jeux d'enfants lui rendit vite sa bonne humeur. Après les avoir observé un moment, il se joignit à eux avec plaisir se laissant aller à l'agréable sensation d'être une famille normale.
Cela faisait maintenant une semaine que la fille d'Hadès était à la surface. La déesse jouait parfaitement son rôle, d'autant plus qu'elle ne connaissait rien au monde des humains. L'histoire de Kanon rendait également service à Valentine qui ne savait guère comment se conduire avec elle, et personne au sanctuaire ne semblait douter. Finalement chacun trouva ses marques et l'enfant ne semblait pas décidé à rentrer, prolongeant le congé du spectre.
Bien que ravi de voir son compagnon et la fille de son dieu si heureux, la Harpie culpabilisait de paresser ainsi. Mélinoé dessinait sagement ce qu'elle avait vu dans la journée et afin de tuer le temps en attendant que Kanon ne rentre de sa garde, Valentine avait fureté dans les livres de celui-ci. Il tomba sur l'ouvrage que lui avait emprunté son amant. Assis sur le canapé, il se maudissait de l'avoir ouvert.
Peines d'amour gagnées aurait dû le détendre, une comédie de Shakespeare, quoi de mieux ! Du moins, si cela n'avait pas été un cadeau de Rhadamanthe. Depuis une bonne heure Valentine essayait de faire abstraction de ce fait, pas question que ce salaud lui gâche son plaisir. Hélas, son esprit qui le harcelait de "putain" chaque fois qu'il essayait de se concentrer sur la pièce n'aidait en rien.
Mélinoé releva la tête pour l'observer un instant. Elle quitta son dessin pour s'assoir près de lui. Elle posa la tête et une main sur son bras comme elle avait l'habitude de le faire lorsque Hadès était soucieux.
- Ça ne va pas papa ? Cela fait une heure que tu es sur la même page.
- Ce n'est pas rien, Mélie soupira le spectre.
- C'est à cause de Rhadamanthe ? Insista l'enfant.
Le chypriote leva les sourcils, surpris que la petite soit au courant.
- Non, enfin... Si, mais ce n'est pas grave.
Mélinoé secoua la tête.
- Mais si c'est grave ! Hadès et Perséphone s'aimait énormément mais ils se sont disputés. Ils se sont dit des choses horribles, vraiment méchantes. Et puis ils se sont séparés. Ah force de croire que c'était trop tard, ça a vraiment été trop tard. Il ne faut pas que tu commettes la même erreur. Tu dois vous laisser une chance...
- C'est gentil, mais il est déjà trop tard. Il s'est servi de moi.
- Il t'a dit ça ?
- Non, ce n'était pas utile.
La déesse soupira.
- S'il ne te l'a pas dit peut-être que tu te trompes... Que se soit aux enfers ou sur terre, certaines personnes ont du mal à exprimer ce qu'ils ressentent. Si tu penses qu'il s'est fichu de toi alors donne lui une chance de te l'avouer...
- Cela ne changera rien, il m'a trop fait souffrir. Le point de non retour a été atteint quand...
Kanon arrivé quelques instants plus tôt choisi ce moment pour se manifester.
- Valentine, Mélinoé a raison. C'est de ma faute si tu penses cela. Rhadamanthe a essayé de t'expliquer mais...
- Non mon amour, tu m'as au contraire ouvert les yeux sur ses agissements. J'ai attendu en vain. Il ne m'a jamais aimé. Je me suis leurré pendant des millénaires. Tout ce temps je n'ai été que sa putain. J'ai été naïf mais grâce à toi c'est fini, la discussion est close.
- Val... tenta le Grec un pincement au cœur.
Il ne pût poursuivre car la Harpie posa le livre sur la table basse et sortit, laissant Kanon à sa culpabilité.
oooOOOooo
Enlacés l'un contre l'autre, Hadès et Minos savouraient le contact de leurs peaux délicieusement moites.
- Qui... S'exclama le dieu avec humeur lorsque la porte du petit salon s'ouvrit. Perséphone ! Tu pourrais frapper avant d'entrer.
- Et toi, tu pourrais faire ça dans une chambre, n'importe qui pourrais vous surprendre.
- N'importe qui sait qu'il doit frapper avant d'entrer, répliqua le souverain.
Minos s'était rhabillé et profita d'une brève accalmie pour annoncer en embrassant son amant.
- Je vous laisse, à plus tard mon amour.
- Restes ordonna le souverain plus durement qu'il ne l'aurait voulu. Perséphone s'en va.
- Hadès, soupira la déesse navrée. Nous n'allons pas encore nous disputer. Je déteste cela et je sais que toi aussi. Je suis venue voir Mélinoé. Ou est-elle ? Je ne la sens nulle part aux enfers.
L'ex-reine disait vrai, il haïssait leurs disputes. Cependant, pour ce qu'il s'apprêtait à faire, il ne devait pas baisser sa garde et avait besoin du soutien moral de son amant.
- Va-t-en Perséphone ! Ordonna le seigneur des enfers d'un ton neutre qui le rendait encore plus impitoyable. Va-t-en et ne reviens plus jamais.
- Mais... Mais... Balbutia la déesse abasourdie avec un mouvement de recul comme s'il l'avait giflée. Tu ne peux pas m'interdire de voir ma fille. Tu ne te rends pas compte des ruses que je dois employer pour venir !
- C'est également ma fille ! Je l'ai élevée autant que toi et c'est moi, et moi seul qui doit recoller les morceaux de son cœur brisé chaque fois que tu annules. Tu n'as pas idée de l'état dans lequel ça la met.
- A t'entendre on pourrait croire que j'en fait exprès. La voir souffrir est bien la dernière chose que je souhaite et tu sais que je dois me montrer prudente...
- C'est bien là le problème ! Ce n'est pas toi qui la voit s'effondrer et qui a de plus en plus de mal à la réconforter. Quant aux risques... Méfiante comme elle l'est, ta mère pourrait te faire suivre. Chacune de tes visites mettent Mélinoé en danger, alors si tu l'aimes ne vient plus jamais. Et maintenant va-t-en ! J'ai à faire.
Perséphone était en état de choc, elle n'arriverait pas à croire ce qu'elle venait d'entendre. Ce n'était pas possible ! Ce n'était pas Hadès... Le dieu qu'elle avait aimé ne pouvait pas se montrer aussi cruel. Elle tourna un regard désespéré vers Minos, cherchant sur son visage fermé une lueur d'espoir, un semblant d'explication. Mais l'habitude froide du juge indiquait malheureusement que ce n'était pas une plaisanterie.
- Dame Perséphone, puis-je vous raccompagner ? Demanda le Griffon en s'inclinant respectueusement.
- C'est inutile Minos... Hadès... Souffla la déesse en passant près de son ex-époux.
- Nous n'avons plus rien à nous dire, va-t-en, répliqua le souverain sans même la regarder.
Le dieu se permit un soupir dès qu'elle fut sortie. Le juge vint enlacer son aimé pour le réconforter.
- Ce n'était peut-être pas le meilleur moment pour toi pour faire cela, avec tout ce qui te préoccupe déjà.
- Je sais, répondit le souverain. Mais elle n'était pas sensée venir et puisqu'elle était là...
Minos serra d'avantage d'Hadès contre lui tout en l'embrassant et le caressant avec tendresse. Le dieu se laissa aller, répondant aux sensuelles attentions de son Griffon, jusqu'à ce qu'il relève la tête, sourcils froncés.
- Tu as des nouvelles de Rhadamanthe ? Cela fait une semaine qu'il se terre chez lui.
- Non, mais ne t'inquiète pas, Rhad a toujours été comme ça. Lorsque quelque chose le contrarie, il se terre comme un ours dans sa tanière pour faire le point et prendre la décision qui s'impose. D'ailleurs, ça ne devrait plus durer longtemps maintenant. Son sens du devoir va bientôt reprendre le dessus.
- Sans doute... Valentine a dit la même chose.
- Tu vois ! Fit Minos en reprenant les préliminaires.
Hadès le repoussa avec douceur.
- Je vais le voir tout de même, j'ai un mauvais pressentiment.
- Si tu y tiens... Tu veux de l'aide pour lui donner un bon coup de pied dans son royal fondement ? Demanda le juge au dieu qui sortait.
- Non ça ira merci, rit celui-ci.
A Caïna, les nouvelles récoltées n'étaient pas pour rassurer le souverain. Personne n'avait vu le juge depuis son retour et d'ailleurs personne ne serait risqué à aller voir. Hadès tourna doucement la poignée et poussa. Au moins, la porte n'était pas verrouillée, c'était déjà ça.
- Rhadamanthe, c'est ton oncle Hadès, annonça le dieu pour ôter toute formalité à sa visite. Je m'inquiète pour toi mon neveu, grimaça le dieu conscient qu'il en faisait peut-être un peu trop.
Il attendit un instant dans le salon, guettant le moindre bruit. L'appartement restait obstinément silencieux.
- Rhadamanthe, appela à nouveau la déité en se dirigeant vers la chambre.
La pièce était désespérément vide. Pire encore ! Des vêtements et un sac de voyage manquait. Hadès s'assit sur le lit la tête entre les mains.
- Oh non ! Souffla-t-il sous le choc. Qu'ai-je fait ! Oh Rhadamanthe, pourquoi n'es-tu pas venu me parler au lieu de partir comme...
Le seigneur des enfers ne finit pas sa phrase. La réponse sonnait bien trop cruellement à son esprit... Ses inlassables guerres l'avaient irrémédiablement éloigné de ses neveux et maintenant l'un d'eux était parti.
- Rhadamanthe, je te demande pardon, fit mentalement hadès. Reviens ou dis-moi au moins où tu es... Gaia, je t'en prie... Veille sur lui... Tout est de ma faute...
À suivre...
