Auteur : Abby and Jes
Titre : A doua șansă
Couple : Lucius/Charlie
Genre : Romance/Drame
Rated : M
Disclaimer : L'univers Harry Potter appartient, entre autres, à JKR*. Geoffroy, Joaquim, Moliva, Johanna, Sven, Carlos, Hulrick et Cassandre sont des personnages inventés par nous. Pas de panique, ce ne sont que des personnages secondaires.
Distribution : Abby s'est glissée dans la peau de Lucius, et Jes dans celle de Charlie.
Statut : Finie à l'écriture.
Bêta correctrice : The Great Victoria Grant
Résumé : Après la guerre, le gouvernement a changé et le nouveau Ministre a décidé infliger à certains Mangemorts une peine qui se déroulera en dehors de la célèbre prison. Lucius Malfoy est concerné par cette réforme et il en est ravi. Enfin, au moins jusqu'à ce qu'il découvre où il va aller et qui sera son surveillant.
Périodicité de publication : Un chapitre par semaine voire plus, si nous sommes gentilles.
Note Abby : Hello les petits chats ! Merci à ceux qui nous ont laissé des reviews, elles font toujours autant plaisir à lire ! Voici donc la suite, en espérant qu'elle vous plaise et pareil, la suite en fin de semaine prochaine ou dès qu'on a dix reviews. Bonne lecture
Note Jes : Bonjour mes chéris ! Avant tout, désolé de ce petit retard, mais ayant été rendre visite à ma petite Abby en Irlande, on a préféré passer du temps à deux que de publier (^-^) Mais voici la suite et j'espère qu'elle vous plaira. Merci aussi, énormément à ceux qui nous laissent des reviews, ça fait hyper plaisir mes mignons *cœur* Bonne lecture !
Merci à holybleu, red blood apple, yamashita6, Westyversionfrench, Djianara, Liliana, lilywen, Abgrund, Athithi
pour leur review.
Partie I
A doua șansă
Chapitre 8
POV Lucius
Je buvais ma tasse de thé tranquillement, me retenant de jeter un regard à Weasley. Il s'était passé trois jours depuis l'incident et il s'était comporté normalement avec moi, ce qui signifiait qu'il ne se souvenait de rien.
Et c'était très bien comme ça.
J'avais quant à moi enfouis mes... envies, bien profondément dans mon esprit et me débrouillais pour ne pas y penser. Ayant passé la majeure partie de ma vie à agir de cette façon, ce n'était heureusement pas très compliqué. Sauf quand Weasley se léchait les lèvres, parce que ça me faisait instantanément repenser à cette soirée. S'il lui reprenait l'envie d'aller boire dans les bois, je ne serais pas celui qui irait lui courir après, plus jamais.
Je finis mon thé puis me levai et regagnai le chantier qui avait repris au retour de Joaquim. Ce dernier avait cessé de me faire des avances mais il prenait un grand plaisir à m'envoyer des regards noirs ou des sourires de conquérant. Il n'avait rien gagné, concrètement, mais il semblait penser autrement. Je relayai Hulrick et Carlos et utilisai la fin du ciment qu'ils avaient concocté en attendant l'arrivée de mon binôme, qui s'avéra une fois de plus être Weasley. Nous nous mîmes au travail en silence, comme d'habitude. Je ne voyais de toute façon pas très bien ce qu'on aurait pu se raconter.
Le soleil était haut dans le ciel et il n'y avait aucun nuage, ce qui fit que j'eus vite chaud. Je remontais mes manches et tiquai en voyant la marque des ténèbres sur mon bras. Le temps des Mangemorts me paraissait si loin à présent.
— Hm. Malfoy ?
Je me tournai vers Weasley, quelque peu surpris, et lui demandai :
— Oui ?
— Je... j'ai des questions à te poser. Et... hm... ce n'est pas facile. Donc, ne sois... pas comme d'habitude, okay ?
— Qu'entends-tu par « pas comme d'habitude » ?
D'accord, je n'aimais pas ça, mais alors pas du tout.
— Juste... promets-moi d'y répondre honnêtement ?
J'hésitai quelques secondes puis acquiesçai. Pourquoi voulait-il que je réponde honnêtement et par Salazar, quelles questions pouvait-il vouloir me poser ? Sûrement quelque chose à propos de Voldemort, ou des Mangemorts. Il soupira et se rapprocha de moi.
— J'ai quelques souvenirs du soir où j'ai été boire dans la forêt.
— Ah.
J'étais certain que je n'allais pas apprécier ça. Donc maintenant, soit il finissait par me coller son poing dans la figure, soit il me renvoyait à Azkaban. Probablement allait-il faire les deux. Il se gratta la tête et détourna les yeux, rougissant légèrement.
— Je... c'est vague, donc, j'suis pas très sûr. Je...
Il se tut, semblant hésiter, puis, il ancra son regard dans le mien et demanda :
— Est-ce que bordel, on s'est roulé une pelle ?
Je me pinçai les lèvres et hésitai avant de souffler :
— Je suppose qu'on peut dire ça.
Je fermai les yeux et attendis un coup qui ne vint pas, je les rouvris donc au bout de quelques secondes. Je le vis cligner des yeux, la bouche ouverte.
— Je... Oh bordel, j'ai vraiment cru que tu allais rire et me dire que jamais, au grand jamais on se serait embrassé.
— D'accord, jamais, au grand jamais on ne se serait embrassé.
Il m'avait demandé d'être honnête mais si finalement il préférait faire comme moi et prétendre que rien ne s'était passé, ça m'allait parfaitement.
— Non, non, j'te crois pas. »
Il recula et se prit la tête entre les mains, s'accroupissant ensuite.
— Je vais me réveiller, oui c'est ça, je vais me réveiller, souffla-t-il.
Je levai les yeux au ciel après l'avoir observé quelques secondes puis repris mon travail comme si de rien n'était. J'espérais que j'allais me réveiller depuis plus d'un an maintenant et j'étais toujours là. Je doutais que ça fonctionne pour lui. Je me concentrai sur ce que je faisais en essayant de me trouver une bonne excuse pour l'avoir... embrassé. Lui était saoul, il était tout naturel qu'il se soit laissé faire. Moi j'étais sobre et en pleine possession de mes moyens. Oh Merlin, je ne voulais pas penser à ça.
— Pourquoi ? Croassa-t-il. Hein, donne-moi une bonne raison pour que je t'embrasse Malfoy ! Bordel qu'est-ce qui m'a pris de te sauter dessus comme ça !
Je me tournai vers lui, surpris, mais n'hésitai pas une seule seconde et sautai sur l'occasion.
— Aucune idée, l'alcool probablement.
Oui c'était mesquin, mais je pouvais lui pardonner, lui non. Et je ne tenais pas son futur entre mes mains.
— Je... J'sais pas quoi dire. Tu... bordel, tu aurais dû me repousser, souffla-t-il en regardant autour de lui. Qui sait ce que j'aurais pu te faire là-bas ! Je ne suis pas comme ça. Jamais. J'ai couché une seule fois, tu vois. Je n'arrive pas à comprendre ce qui a pu se passer. Je... si tu veux, je peux demander à ce qu'on te file un autre chaperon. Tu pourrais être envoyé ailleurs. J'sais pas. Je me sens... coupable.
Il se frotta le visage et sembla soudain ensevelit sous la culpabilité. Par Salazar. J'essayais de ne pas m'attarder sur le fait qu'il n'avait couché qu'une seule fois et hésitai quant à la marche à suivre. L'ancien moi aurait haussé les épaules et serait passé à autre chose sauf que... c'était moi qui lui avait sauté dessus. Je laissai ce que j'étais en train de faire et me pinçai les lèvres. Draco m'avait dit dans sa dernière lettre qu'il avait assumée sa dernière bêtise et s'en était bien sorti. Mon fils se comportait en adulte responsable et moi en adolescent immature.
— D'accord, promets-moi juste que tu ne vas pas me renvoyer à Azkaban, soufflai-je au bout de quelques secondes supplémentaires.
Ce que je m'apprêtai à faire était tout sauf digne d'un Malfoy. Mais je devais encore passer neuf longues années ici et de toute façon, je ne me sentais plus vraiment Malfoy. Il ne me restait vraiment plus grand-chose et ma fierté avait déjà été enterrée depuis longtemps. Tout ce que j'avais encore était cette liberté toute relative et ma relation avec Weasley. Enfin, plutôt notre absence de relation. Surtout qu'il allait probablement me haïr plus encore dans moins de deux minutes. Peut-être que sa haine, réelle et clairement affichée, m'aiderait à passer à autre chose.
Je n'en revenais toujours pas d'être attiré par Weasley. Comment en étais-je arrivé là ?
— Ouais ouais, t'inquiète, je le ferais pas. C'est moi le fautif là dedans.
— Non, marmonnai-je. Ce n'est pas... toi le fautif.
— Pas moi le fautif, répéta-t-il en fronçant les sourcils. Comme dans 'je ne suis pas le fautif' ?
— Oui.
Je fixai mon regard sur un arbre plus loin derrière lui et attendis. Il allait me frapper, j'en étais de plus en plus certain, mais pour une fois, je supposais que je le méritais, un peu.
— Oh...
Je me pinçai les lèvres et lui jetai un regard pour voir qu'il semblait surpris.
Bien.
Et maintenant, peut-être pouvait-on simplement passer à autre chose ? Il se remit d'ailleurs au travail, sans plus me regarder.
Bien.
Une partie de moi avait espéré une petite réaction mais je l'enterrai dans un coin de mon cerveau et me remis au travail à mon tour. Je pouvais donc reprendre là où j'en étais et enfouir mes envies et idées grotesques tout au fond de mon esprit.
POV Charlie
Deux semaines. J'avais tenu deux semaines sans plus adresser la parole à Malfoy, changeant souvent mes horaires avec Hulrick ou Carlos. J'avais aussi envoyé une réponse à ma famille, prenant justement Malfoy comme excuse. J'expliquais que je ne pouvais pas le laisser ni ne pouvais l'emmener. J'espérais comme ça être tranquille un bon moment.
Je faisais la vaisselle du midi, puisque c'était mon tour, et je devais avouer que mes mains trempaient plus dans l'eau qu'elles ne lavaient. J'avais la tête ailleurs. Depuis deux semaines aussi. Ces deux maudites semaines. Je grognai et essayai une fois de plus de m'enlever de la tête les images qui m'étaient enfin revenues. Et en effet, je n'y étais pour rien. Sauf que maintenant, je pouvais me souvenir de ce que j'avais pu ressentir, malgré l'alcool dans le sang. Et pire encore, je pouvais me souvenir en avoir redemandé. Et lui, il m'avait repoussé, parlant du fait que j'étais ivre.
Je ne comprenais pas. Bon, déjà, je ne pouvais pas comprendre cette envie d'embrasser, mais bon... je supposais qu'une fois qu'on en avait envie, on avait du mal à repousser la chose.
Mais, pourquoi par Merlin, m'avait-il embrassé moi ? Cette question me hantait et j'avais eu de la chance de ne pas me faire attaquer une fois dans la réserve, tellement ma tête était tournée vers cette simple question. Sentant que l'eau était en train de refroidir, je commençai à laver, puis à rincer la vaisselle avant de l'essuyer. Je la rangeai ensuite et me fis une tasse de café, bien fort. Je n'aimais pas trop ça, mais là, dormant mal depuis quelques nuits, ne cessant de fixer le dos de Malfoy comme si la réponse à ma question allait apparaître, j'étais fatigué. Et dans à peine une heure, j'allais devoir travailler avec lui, n'ayant pas réussi à changer ce tour-ci. J'espérais que cela allait passer rapidement, parce que je ne me voyais pas vivre les quatre prochaines années comme ça. Il fallait l'avouer, Malfoy se comportait bien et il avait des chances de faire la peine minimum.
Je vidai ma tasse en soupirant, me brûlant la langue au passage et gémissant de douleur. Je la posai ensuite sur l'évier et sortis de la cuisine. Je tombai sur Johanna qui venait sûrement de se réveiller, vu la tête endormie qu'elle avait.
— Salut, soufflai-je en prenant place devant elle.
— B'jour.
— Tu veux quelque chose ?
— Du café si possible, merci.
— C'est comme si c'était fait, dis-je en me relevant et retournant à la cuisine.
Je préparai un café et lui apportai, prenant de nouveau place. Elle en but une gorgée et soupira, avant de me sourire.
— C'est fou comme ça a le don de me réveiller.
— C'est sûr que ça aide, ris-je.
Seulement, je me tendis au moment où il entra dans la tente, son t-shirt sur une de ses épaules. Certes, il faisait chaud dehors, avec le soleil qui tapait toute la journée, mais ce n'était pas une raison pour se montrer comme ça. Je grognai et comme je ne souhaitais pas rester dans la même pièce que lui, voulant souffler un peu, je m'excusai auprès de Johanna et sortis.
Je me décidai donc à passer le temps et me dis que faire une lessive serait bien. J'allai chercher mon linge et pris la direction des douches. Je lavai et savonnai, frottant. Puis, je les rinçai et les posai sur le banc. Je levai ma baguette, prêt à leur lancer un sort de séchage, quand j'entendis :
— C'est quoi le problème avec Malfoy depuis deux semaines ?
Je me retournai et vis Joaquim, là, debout.
— Rien, il n'y a rien. Et s'il y avait quelque chose, ce ne serait pas tes affaires !
— Ton travail en pâtit, bien sûr que ce sont mes affaires. Et tu t'es débrouillé pour ne plus te retrouver avec lui, alors il y a forcément quelque chose.
— Non, rien. J'en ai juste marre de devoir le supporter, mentis-je.
— Si ce n'est que ça, pourquoi tu ne le renvois pas d'où il vient ?
— Comment ça ?
Puis, je compris et ajoutai :
— Tu ne vas pas recommencer avec ça j'espère ?
— Je ne recommence avec rien du tout. Seulement tu veux qu'il dégage et tu as le pouvoir de le faire partir alors avoue que c'est un peu étrange qu'il soit toujours ici.
— Non, je... Oui, tu as raison, mais il ne mérite pas d'aller à Azkaban juste parce que... je ne le supporte plus.
J'avais failli dire « parce qu'il m'a embrassé ».
— Et c'est là que je deviens curieux, qu'a-t-il fait pour que tu ne le supportes plus ?
— Rien, mentis-je de nouveau. Mais... je me demande déjà comment j'ai pu le supporter aussi longtemps.
— Il va rester ici pendant encore plusieurs années, tu ferais mieux de le renvoyer maintenant, dit-il en haussant les épaules avant de sortir.
Je secouai la tête et lançai le sortilège de séchage. Seulement, je me demandais bien pourquoi l'idée de renvoyer Malfoy était si douloureuse. Je pris ensuite mon tas de linge dans mes bras et retournai les déposer sur mon lit, sachant qu'au soir, je les balancerai juste à côté. Je ne savais même plus quand exactement j'avais rangé des trucs dans la commode.
Je pris place sur le bord du lit, mais vis que j'allais bientôt devoir aller travailler. Je soupirai et fermai les yeux, tentant de me convaincre que cela allait bien se passer, que je n'allais pas avoir envie de le secouer comme un prunier pour connaitre la réponse à mes questions.
Quelques minutes plus tard, je me décidai à y aller et pris la direction du bâtiment qui commençait à prendre forme. Étant seul, je débutai la fabrication de ciment, me disant que si j'en faisais suffisamment, je pourrais partir plus tôt, le laissant finir. Il arriva quelques minutes plus tard et quand il s'approcha de moi... ou plutôt du ciment pour en prendre, je me reculai, regardant ailleurs.
Merlin, je devais juste oublier, rien qu'oublier.
— Je ne vais pas te violer Weasley.
— Je... je le sais ça, répliquai-je.
— Vraiment ? Dans ce cas sache que je n'ai pas la peste et je prends même une douche tous les jours alors pas la peine de t'éloigner comme si j'allais te contaminer. A moins que ce ne soit le virus Mangemort que tu craignes ?
— Arrête, tu sais très bien pourquoi j'agis comme ça, dis-je agressif tout en le regardant.
— Et c'est pourquoi je me suis permis de t'informer du fait que non, je n'allais pas te violer.
— Pourquoi ? Demandai-je sans plus savoir me retenir.
— Pourquoi je ne vais pas te violer ?
— Mais non, râlai-je. Pas ça. Pourquoi tu l'as fait ce soir-là, pourquoi tu m'as embrassé ?
Il hésita quelques secondes avant de soupirer :
— Tu préfères quoi, une réponse qui nous fera tous les deux nous sentir mieux ou bien la vérité ?
— J'sais pas toi, mais moi, je ne me sens pas mieux, avouai-je. Bordel, j'en dors plus, je suis plus dans mon boulot et... je ne cesse de me poser tout un tas de questions. Juste réponds-moi Malfoy.
— Je pourrais me sentir mieux si tu savais faire comme si rien ne s'était passé. Mais soit, j'en avais envie et je me suis dit que le faire allait probablement supprimer cette... envie de toi que j'avais, c'est tout.
— Et ?
— Et quoi ?
— Est-ce que ça a réussi ? Demandai-je curieux.
— Ni toi ni moi ne voulons que je réponde à cette question, souffla-t-il avant de se détourner.
Comprenant la réponse implicite, je recommençai à travailler, sans plus toutefois m'éloigner de lui. Je remarquai alors que parfois, il me jetait des regards, détournant les yeux rapidement en constatant que je l'avais vu. Mais je compris alors que c'était parce que moi, je le regardais. J'essayai donc de ne plus le faire, mais échouai lamentablement. J'allai me poster près d'un mur entamé, au sol, à l'abri des regards et l'appelai :
— Malfoy ?
Il me jeta un regard et haussa un sourcil avant de me rejoindre et de me demander :
— T'es-tu blessé ?
Je secouai la tête, me contentant de le dévisager. Je me rendais compte que mon idée n'était plus si bonne que ça et j'en arrivais même à me demander pourquoi je l'avais eue. Par Merlin, je ne me comprenais plus moi-même. Et je commençais à détester ça.
— Alors pourquoi es-tu par terre ?
— Je ne sais plus. Enfin si, je fais une pause. Voilà, je fais une pause.
— D'accord, souffla-t-il visiblement quelque peu hébété. Et tu avais besoin de moi parce que...? »
Je ne répondis pas, ne sachant tout simplement pas quoi répondre. Surtout que je l'avais appelé dans l'optique de lui demander de m'embrasser, juste pour voir. Chose que je n'avais plus envie de faire. Parce que... on n'embrassait pas les gens juste pour voir, justement. Ce n'était pas quelque chose qui se faisait, enfin... je ne savais plus.
— Weasley ?
Je secouai la tête, mon corps commençant à trembler. Je voulais juste revenir en arrière et ne jamais aller me saouler. J'avais... c'était moi la cause de tout ça. Et j'étais sûr à présent que c'était parce que j'étais un connard avec ma famille. Il s'accroupit en face de moi et posa ses mains sur mes épaules, les sourcils froncés.
— Et quoi maintenant ? Soupira-t-il. Arrête de trembler comme ça, si tu me claques entre les doigts, ils vont me renvoyer à Azkaban dans la seconde.
Je fermai les yeux. Je n'aimais pas le voir si proche de moi, ou plutôt si, j'aimais un peu trop ça… J'avais juste envie là, qu'il se penche et m'embrasse. Et jamais je n'avais eu de telles envies. Jamais. Je m'étais cru différent... il semblerait que non. Et bordel, ce que je le regrettais là, tout de suite.
— Weasley, si tu te lèches encore les lèvres comme ça, je ne réponds plus de mes actes, je te préviens, dit-il, la voix extrêmement tendue.
J'ouvris les yeux, ne comprenant pas. Et là, je me rendis compte que je venais de le refaire. Depuis quand je me léchais les lèvres moi ?
— Comme tu veux.
Il se pencha sur moi et posa sa bouche contre la mienne, doucement. Je restai immobile, puis bougeai les lèvres, aimant sentir les siennes. Je tentai de me rapprocher de lui, le tirant à moi par l'épaule. Je plaquai ma bouche contre la sienne, remuant des lèvres. J'avais l'impression d'embrasser pour la première fois tellement c'était différent d'avec Cynthia. Mais je pus me souvenir d'avoir ressenti les mêmes sensations dans la forêt.
Je reculai, soudain en manque d'air et inspirai puis pris une grande respiration avant de le regarder. Il avait les yeux brillants et les lèvres un peu rougies, et humides aussi. Je me léchai les miennes, voulant le goûter par ce biais et il les regarda une fraction de seconde. Il se rapprocha une nouvelle fois et posa sa bouche contre la mienne avant de remonter sa main qui était sur mon épaule jusqu'à mon cou, son pouce caressant ma peau. Il se recula au bout de quelques secondes et ferma les yeux tout en se pinçant les lèvres.
Je ne le laissai pas rester aussi loin et avançai moi-même, posant mes lèvres durement contre les siennes, les léchant. Il gémit et me colla à lui puis entrouvrit les lèvres et toucha ma langue de la sienne. Cela m'électrisa et je gémis à mon tour, nous faisant basculer au sol. Nous nous embrassâmes comme ça pendant de longues minutes, découvrant la langue de l'autre. Mais sentant tout à coup une partie de moi se réveiller, je me reculai, posant la main sur son torse afin qu'il reste à bonne distance.
Il sembla surpris et se passa la main sur le visage puis il prit une profonde inspiration et s'assit, le tout sans me quitter des yeux. Je l'imitai, la main toujours posée sur son torse. Je serrai le tissu entre mes doigts, hésitant. Je voulais l'embrasser à nouveau, mais cela n'était pas raisonnable. Il baissa les yeux et observa ma main agrippée à son t-shirt attentivement et j'en profitai pour reprendre une respiration normale.
Une voire deux minutes passèrent sans qu'aucun de nous ne parle. Puis je souris, le voyant là... si différent. J'allais l'attirer à moi à nouveau pour l'embrasser, mais une voix retentit... une voix bien trop proche :
— Charlie ? T'es là ?
Je me relevai rapidement et sans un regard en arrière, je dis fortement :
— En effet Malfoy, on devra surveiller ça.
Je revins ensuite sur le chantier et vis que c'était Geoffroy.
— Oui, j'suis là. Qu'y a-t-il.
— Surveiller quoi ? Il y a un problème ?
— Non non, m'empressai-je de dire. Rien de grave.
J'espérais qu'il allait se contenter de ça.
— D'accord... je dois renvoyer un papier pour les fournisseurs et j'ai besoin de savoir ce qui nous manque exactement, tu aurais cinq minutes ?
— Oui oui, dis-je, soulagé.
Je le suivis, ne jetant pas un seul regard en arrière. Et bizarrement, cela me fit mal.
OoOoOoOoO
Le reste de la journée s'était bien déroulé. Bon, j'avais pris une bonne heure pour vérifier ce qui nous manquait, et après ça, Malfoy avait été juste distant avec moi, ne me laissant pas lui parler ou essayer de lui faire comprendre. Et Joaquim m'observait déjà bien trop depuis notre altercation dans les douches.
Je mangeais comme tout le monde, suivant les conversations. Pas une seule fois j'avais pu croiser son regard, pas une seule. Et je commençais à lui en vouloir.
— Sinon, les gars, sachez qu'on aura peut-être un nouveau gardien dans quelques temps. Mais rien n'est sûr.
— Cool, dis-je. »
Le reste du repas fut une suite de questions posées par les autres sur la nouvelle recrue. Un jeune homme, originaire de Louisiane. Seulement, l'idée de travailler sans recevoir de salaire lui posait un peu problème. Mais il était clair qu'une personne de plus ne serait pas de refus.
Une fois le repas terminé, j'allai aider Johanna en cuisine, vu qu'elle s'était plainte d'avoir mal à la tête, les autres ayant fui la tente aussitôt les assiettes vides. Je ris avec elle, discutant de tout et de rien comme je ne l'avais plus fait depuis un moment. Puis, je pris la décision d'aller me coucher. Je remarquai que Malfoy était déjà là, me tournant le dos. Je me dévêtis, me plaçant dos à Joaquim qui me regardait. Je me glissai ensuite sous les couvertures et m'endormis, l'image de Malfoy et moi nous embrassant en tête.
OoOoOoOoOoO
Le jour n'était pas complètement levé et l'équipe de nuit était encore au boulot. J'étais réveillé depuis un moment et ne cessai de fixer le dos de Malfoy. Je mourrais d'envie de recommencer, là tout de suite. Me décidant après quelques minutes, je me levai, enfilai un pantalon et pris ma baguette. J'allai ensuite près de son lit et secouai son épaule doucement. Il se réveilla rapidement, sans toutefois crier ou un truc de genre, Merlin merci. Quand il me vit, il sembla surpris et je posai un doigt sur ma bouche tout en faisant un signe de tête vers la sortie.
Il leva les yeux au ciel et acquiesça avant de se lever et de s'habiller. Je ne me gênai pas pour le reluquer et une fois qu'il fut prêt, nous sortîmes. Arrivé dehors, je posai la main sur sa bouche tout en prenant sa main, l'attirant avec moi vers la tente des douches. Sur place, je nous dirigeai vers les toilettes et pénétrai dans une des cabines, Malfoy avec moi, puis je verrouillai la porte tout en lançant un Silencio.
Je me retournai ensuite, le voyant surpris.
— Qu'est-ce que tu fais ?
— Chut et embrasse-moi, soufflai-je ne lui laissant même pas le temps de le faire lui-même.
Je l'attirai à moi par la nuque, plaquant nos bouches ensembles. Il hésita une seconde puis bougea ses lèvres contre les miennes. Il posa ses mains sur mes hanches et me plaqua contre l'une des parois alors que sa langue léchait mes lèvres. Oh bordel, c'était encore meilleur, pensai-je.
Je gémis contre ses lèvres et les léchai ensuite. Il entrouvrit la bouche et ma langue n'attendit pas pour rejoindre sa jumelle. Le baiser était juste trop bon, bien trop bon. Je me plaquai contre lui et me tendis en sentant quelque chose de dur contre ma cuisse. Je reculai, me mordillant les lèvres. Il m'observa, les yeux brillants et le souffle court, puis me demanda :
— Quoi ?
— Rien, soufflai-je avant de reprendre ses lèvres.
Le baiser s'intensifia, me rendant juste tremblant. Et mon sexe commença à réagir. Je me collai donc à lui, passant mes mains dans son dos pour le garder contre moi et écartant un peu les jambes. Le contact fut juste... stupéfiant. Je gémis et commençai à remonter son haut. Il comprit et se détacha de moi. Il retira son t-shirt et revint se coller contre moi, reprenant mes lèvres et glissant ses mains le long de mon torse, me caressant. Je l'imitai, tout en bougeant des hanches.
Merlin que c'était bon... Si seulement j'avais ressenti ça à Poudlard, je n'aurais jamais perdu tout ce temps. Je me noyai rapidement dans toutes ces sensations nouvelles et quand sa bouche quitta la mienne pour aller embrasser mon cou et mon épaule, je rejetai la tête en arrière et caressai ses fesses, sous le pantalon. Il me mordit en réponse et je gémis, perdu. Oh oui Merlin, j'étais perdu.
Je baissai encore son pantalon, voulant le caresser plus, sentir son corps contre le mien. Il dut le comprendre car ses mains commencèrent à défaire mon lacet de cuir. Il s'écarta de moi et demanda :
— Tu ne vas pas faire marche arrière, n'est-ce pas ?
Je secouai la tête et me rendis compte que mon geste, enfin ma demande pouvait être mal comprise. Je rougis alors et dis :
— Juste doucement, pas... enfin, tu vois. Je...
— Je sais.
Il finit de défaire mon lacet et descendit mon pantalon, laissant ses mains glisser le long de mon corps avant de remonter et de m'embrasser à nouveau. Je répondis à son baiser, entièrement, et le plaquai contre moi, tout en descendant un peu plus son pantalon. Quand nos sexes se touchèrent, je gémis et mordis sa lèvre sans faire exprès. Je me reculai alors et soufflai :
— Désolé. Je n'ai pas l'habitude.
— C'est ce que j'avais cru comprendre oui, sourit-il en mordant doucement ma lèvre et en bougeant son bassin contre le mien. Peu importe, moi non plus.
Il plaqua de nouveau ses lèvres contre les miennes et glissa ses mains contre mes fesses qu'il caressa. Je mis de côté ce qu'il venait de me dire et me laissai entrainer par ses mouvements. Je partis ensuite embrasser son cou, et sa clavicule que je trouvais soudain sexy et bandante. Je tremblais aussi, sentant toujours son sexe se frotter au mien. Je grognais, bougeant, me déhanchant. Soudain, je murmurai, complètement ravagé par le plaisir montant en moi :
— Touche... touche-moi... nous... oh bordel, s'il te plaît.
Je griffai son dos, désirant plus que tout qu'il nous prenne en main, sachant que ça, je n'étais pas encore prêt à le faire moi-même. Il rit doucement et gémit quand il toucha nos deux sexes avec sa main, les collant ensemble et nous branlant tout en raffermissant sa poigne sur l'une de mes fesses. Je poussai un soupir et gémis ensuite, balançant des hanches.
Il reprit ma bouche avec plus de force, me pénétrant de sa langue. J'agrippai ses fesses, le plaquant encore plus contre moi si c'était possible et bientôt, trop vite à mon goût, je me vidai entre nous. Il me suivit rapidement et le gémissement qui mourut dans ma bouche me fit grogner.
Ça avait été... juste... bordel, je n'avais même pas de mot.
Après un long moment il se détacha de moi alors que je reprenais mes esprits, et me sentant sale et souillé par son sperme et le mien, je ramassai ma baguette tombée au sol. Je nous nettoyai et me rhabillai ensuite. Il en fit de même, restant silencieux. J'attendis qu'il soit vêtu pour le rapprocher de moi et souffler contre ses lèvres :
— Merci.
— De rien, répondit-il sur le même ton. Quand tu veux.
Je souris, et l'embrassai, avant de le repousser et de dire :
— On devrait y aller. Les autres ne vont pas tarder.
— D'accord.
Je l'embrassai encore et sentir ses lèvres sourire contre les miennes me rendit tout chose. Mon cœur battait la chamade et mes mains tremblaient à nouveau. Je nous séparai et déverrouillai la porte, retirant ensuite le sort de silence. Je me dirigeai vers la sortie et me retournai, le voyant rester en arrière.
— Quoi ? Demandai-je.
Il hésita quelques secondes avant de secouer la tête et de me rejoindre en soufflant :
— Rien.
Nous sortîmes donc de la tente et je me figeai. Je... c'était quoi ce délire ? Que foutait ma famille au complet là, avec Harry, Hermione et... le fils de Malfoy ?
Nous espérons que ce huitième chapitre vous a plu. N'hésitez pas à nous donner votre avis, nous ne mordons pas :p
Abby and Jes
