-Hello les gens :D Ici Shade!

- Et Kay. Au rendez vous du vendredi en temps et en heure :D

-Des fois, on y arrive :D Alors le chapitre du lit a plu la dernière fois. Et je pense que celui-là devrait VRAIMENT vous plaire.

- Moi je suis sure que non ... Non, y'a pas moyen, il va vous plaire, c'est pas possible autrement XD

-On parie des cookies? Si vous avez aimé, vous aurez des cookies virtuels xD

- Ils sont drôlement bon nos cookies en plus. Quoique en virtuel, on n'a jamais essayé xD

- Donc on remercie notre super Bêta Nathdawn qui fait toujours un travail de ouf ! 3 Elle, elle mérite une avalanche de cookies :D

- Et des câlins tout pleins 3

-Donc on vous dit bonne lecture :D Love sur vous 3

-Bonne lecture et à dans quinze jours :)

Ps: Les réponses aux reviews arrivent bientôt :D


Chapitre 7 : Potion et Quidditch

Quelques jours plus tard, quand Drago frappa à la porte le soir venu, Harry ne vint même pas lui ouvrir. Il se contenta de hurler à travers la porte un vague « Si c'est pour m'achever, tu peux entrer » et Drago le trouva affalé dans le canapé, le nez dans les coussins.

— Qu'as-tu fait encore ?

— Laisse-moi mourir. Je te lègue les meubles qu'on a choisis, grogna Harry sans bouger.

— C'est dommage, on devait tout mettre en place ce soir pour que tu aies la chambre cette nuit, souffla Drago en posant sa veste sur le dossier avant de s'approcher. Qu'est-ce que tu as ?

Harry sortit enfin la tête du coussin pour la tourner vers lui, mais resta sur le ventre.

— Nouveau job, soupira-t-il tristement. J'ai mal partout.

— Qu'as-tu été trouver pour te mettre dans cet état ?

— Transporteur. C'est en voiture. Je me suis dit que comme ça, je bougeais toujours mais sans le vélo. Je n'avais pas pensé aux nombreux cartons à porter. Je n'ai plus de dos, de bras, de jambes, de mains. Je crois que même mes orteils sont douloureux, gémit faiblement Harry.

— Au moins, tu ne garderas pas ce boulot indigne, soupira Drago.

— Hey ! C'était intéressant, dit Harry en se tournant difficilement vers lui. T'es plus grand comme ça, ajouta-t-il en levant les yeux comme si ça le surprenait.

— Je crois que je vais simplement te mettre au lit, te donner une potion pour te détendre et tu vas dormir. Fais-moi plaisir, arrête de tester des boulots physiques, murmura Drago en sortant sa baguette.

— Non, pas de magie, grogna Harry en fermant les yeux. Je peux rester là. C'est bien, il est gentil le canapé.

— Je vais juste mettre les meubles en place, je reviens, grommela Drago en s'éloignant.

— Reviens, soupira Harry en tendant la main pour le retenir.

Mais le blond ne reparut que quelques minutes après et s'arrêta près de lui.

— Elle est parfaite cette chambre, ce serait une hérésie de dormir sur ce canapé, souffla le blond en se penchant pour le soulever.

— Non, grogna Harry en tentant de l'entraîner sur le canapé avec lui.

Drago se stabilisa d'une main sur le dossier et approcha son visage de celui d'Harry, l'air très sérieux.

— Ne joue pas avec ma patience, Harry.

Mais Harry ne fit que soupirer avant de s'étendre un peu plus sur le canapé.

— Mais je suis bien là, tu le saurais si tu acceptais de temps en temps de lui donner une chance à ce canapé.

— Attends d'être dans le lit, tu seras bien mieux.

— Je peux marcher, grogna alors Harry en essayant de se redresser.

Un gémissement de douleur passa aussitôt ses lèvres alors qu'il n'avait fait que relever les jambes pour les poser sur le parquet.

— Tu me fatigues, soupira Drago.

Puis, dans un geste vif et autoritaire, il glissa un bras sous les jambes, l'autre sous son dos et le souleva contre lui pour l'emmener vers la chambre.

— Whaou, s'affola un peu Harry, en le fixant comme s'il était soudainement devenu un géant.

Il s'agrippa tout de même à sa chemise.

— Je ne pensais pas que tu étais si costaud. Je crois que je vais avoir des complexes alors que je suis dans cet état avec quelques cartons.

— Porter quelqu'un sur quelques mètres n'est pas très difficile, répondit tranquillement Drago. Même moi, je ne supporterais pas une journée à soulever des cartons.

— Essaye pas de défendre mon instinct de mâle viril. Tu fais que l'abîmer encore plus, rit Harry, complètement à côté de la plaque tellement il était fatigué.

— Rien n'est abîmé chez toi, corrigea Drago en l'allongeant enfin dans le lit.

Ce dernier était fait et Drago n'eut qu'à rabattre la couette sur Harry.

— Je te laisse le soin de te dévêtir, ajouta le blond avec un pli moqueur au coin des lèvres.

Harry tira aussitôt la couverture sur lui, le foudroyant du regard.

— Je savais que tu en voulais à ma vertu, rétorqua-t-il dans un rire.

— Pas ce soir, tu n'es pas en état, murmura Drago sans se départir de son sourire.

Il finit par sortir une fiole de sa poche de pantalon et la posa sur la table de chevet.

— Tu as besoin de manger un truc ? Je peux t'apporter quelque chose ?

— Je n'ai rien préparé. Je n'ai pas eu la force. Qu'est-ce que c'est ? demanda Harry en fixant le flacon comme s'il allait le manger.

— ça va te détendre. On a le match, dans deux jours. Tu te souviens ? Il faut que tu sois en état de te déplacer. Tu bois ça avant de dormir, ça va te retaper.

— Je n'ai pas besoin, tu viens de dire que j'étais un homme fort, ronchonna Harry en se cachant sous la couette.

— C'était pour toi, cela te ferait beaucoup de bien. Repose-toi. Tu veux que je repasse demain où cela ira ?

Drago l'avait prévenu qu'il ne pourrait pas venir le lendemain, la prochaine fois qu'il se verrait, c'était lorsqu'il viendrait le chercher pour le match.

— Je ne veux pas de trucs trop magique... C'est pas méchant, hein ? Tu sais pour ma magie...

— Je te la laisse, tu décides, souffla le blond. Tu aurais tort de te priver pour cette fois mais c'est toi qui vois. À samedi alors ? Tu es sûr que tu n'as besoin de rien ?

— Tu veux me border aussi ? demanda Harry en tendant la main vers la potion. Je veux juste être sûr que je n'aurai pas à m'inquiéter. Mais j'ai mal tout de même.

— C'est moi qui l'ai conçu, cette potion ne peut pas te faire du mal. Que du bien, insista Drago en ébouriffant ses cheveux avant de se détourner. Repose-toi. À samedi.

— Drago, appela Harry en le retenant par la main. Merci. Merci beaucoup.

Drago eut un sourire en l'observant, presque tendre, inhabituel chez lui. Il hocha la tête, sembla hésiter mais finit par simplement repasser une main dans les cheveux d'Harry avant de quitter la pièce. Harry écouta ses pas s'éloigner puis enfin la porte d'entrée se refermer. Il pouvait dire ce qu'il voulait, il était content d'être arrivé jusqu'à sa chambre. Il finit tout de même par réussir à se déshabiller, restant en sous-vêtements pour revenir sous la couette avec joie. Son matelas était légèrement dur mais au combien plaisant. Il en poussa un gémissement de bien-être. Il avait faim mais il verrait ça demain. Tout demain.

Sa main se serra contre la fiole et il hésita pendant de longues minutes avant de se dire que Drago l'aurait empoissonné depuis longtemps s'il l'avait voulu. Il ne vérifiait même plus la nourriture quand ils mangeaient ensemble. Drago connaissait en plus ses problèmes de magies, alors les choses devraient bien se passer. Il la déboucha donc, la but d'un coup et la reposa sur la table de chevet pour se rouler dans la couette chaude.

Cela ne mit pas longtemps à le détendre et Harry en soupira d'aise. Il se déplia aussitôt, s'étalant dans le grand lit avec bonheur, pour profiter de ce doux bien-être. Il allait s'endormir quand une chaleur se forma dans son ventre, pour se propager dans ses bras, puis ses jambes. Harry se tortilla un peu mais tenta de l'ignorer.

La vague de plaisir le prit par surprise et lui fit écarquiller les yeux. Il se posa la question d'où cela venait, quand une nouvelle vague arriva et lui fit fermer brusquement les yeux. Par merlin, qu'est-ce que Drago lui avait donné ? En pensant au blond, une image de lui s'imposa sous ses paupières le regardant avec ce même sourire en coin qu'il arborait tout le temps. Harry ne comprit pas et il s'affola un peu de sentir un début d'érection monter en même temps que l'intensité du plaisir dans ses veines.

Harry voulut se lever, pour appeler quelqu'un, n'importe qui, ou même prendre quelque chose pour stopper tout ça, mais ce fut peine perdue. La nouvelle vague, plus intense, le cloua au lit, et sa main trouva le chemin de son sexe palpitant. Un nouveau gémissement passa ses lèvres alors que sa magie se réveillait sans qu'il ne puisse faire quoi que ce soit. Elle se matérialisa en une fine brume rouge qui s'étala dans la pièce comme sa voix qu'il n'arrivait plus à retenir. Il ne pouvait pas résister. Ses doigts se glissèrent sous le tissu et il se caressa aussitôt en même temps que la nouvelle vague arrivait. Son esprit lui renvoya l'image de Drago, mais cette fois, torse nu, les cheveux défaits comme lorsqu'ils travaillaient ensemble. Ses yeux semblaient pétiller, fixés sur lui. Et Harry gémit un peu plus.

Il se maudit de faire ça et tenta de se mordre la lèvre pour se retenir mais les faits étaient là. Il était en train de se caresser en pensant à Drago. Drago et ses grandes mains fines, qu'il avait observées pendant qu'il peignait. Son dos bien dessiné, ses jambes fuselées. Les fesses qu'il n'avait pas regardées dans ces pantalons de costumes. Non, il n'avait jamais fait ça...

Harry serra un peu plus ses doigts sur son érection et mordit l'oreiller. Cela ne prit que quelques minutes pour qu'il se laisse aller dans sa main en puissants jets, tellement le plaisir était intense. Cela faisait longtemps qu'un orgasme ne lui avait pas fait autant d'effet.

Il finit par rouvrir les yeux, brumeux, pour se rendre compte que sa magie avait bougé un peu les meubles sous la jouissance. Il laissa sa tête retomber sur l'oreiller, fixant les montants du lit sur lequel il avait fantasmé dans le magasin. Avec Drago. Le blond semblait être partout, jusque dans ses moments intimes. Harry en rougit soudainement, il n'eut qu'à faire un signe de la main pour se nettoyer et il se roula un peu plus en boule dans la couette. La sensation de bien-être du début était toujours là, maintenant que le plaisir semblait avoir été consommé.

Harry gémit encore une fois de gêne alors que sa magie continuait de vagabonder dans la pièce. Par Merlin, il allait tuer Drago quand il le verrait au match. Il ne savait pas ce qu'il lui avait donné, mais il était sûr qu'il allait lui payer. Dès qu'il parviendrait à le regarder dans les yeux, sans mourir de honte à l'idée d'avoir fait ça en pensant à lui. Ce genre de chose n'arrivait qu'à lui visiblement. Il devait passer trop de temps avec Drago. Cela devait être ça. Cela ne pouvait être que ça. Il essaya de s'en convaincre pour s'endormir.


Drago ne revint qu'en début de soirée le samedi suivant, entrant sans frapper et il lança un vague « Je suis là » avant d'aller vers le salon pour trouver Harry.

— J'espère que tu es prêt !

Il arriva dans la pièce tranquillement pourtant, à peine pressé. Il avait pris le temps de se changer puisqu'il était vêtu d'une chemise décontractée avec juste un pull sur les épaules. Ce qui aurait pu faire bourgeois rehaussait son élégance habituelle.

Harry portait un de ses jeans un peu déchiré avec un pull lâche noir. Il passa une main agacée dans ses cheveux mais n'arrivait pas à fixer Drago dans les yeux. Il se contenta donc de son épaule.

— Toi...

Sa voix n'était qu'un grognement rauque pour montrer son énervement.

— Un simple bonjour m'aurait suffi. Si tu es prêt, viens par là. Le portoloin est programmé pour dans cinq minutes.

— Attends, tu vas me dire à quoi tu jouais pour la potion au juste ? attaqua aussitôt Harry en s'avançant vers lui, refusant toujours de croiser son regard. C'était quoi d'ailleurs ?

— Quelque chose pour te détendre, répondit Drago en s'approchant. Et te faire du bien. Ça a marché, non ?

Harry rougit aussitôt et détourna encore plus le regard. Il croisa toute de même les bras pour montrer son mécontentement.

— Je crois qu'on n'a pas la même définition de... « faire du bien », grommela-t-il.

— Pourquoi ? Qu'est-ce qu'elle t'a fait exactement cette potion ? s'enquit Drago en haussant un sourcil moqueur.

Harry le fusilla du regard mais ne fit que rougir un peu plus, alors qu'il se rappelait à quel point il avait remarqué tous les petits détails physiques du Serpentard.

— Tu sais très bien ce que ça à fait, rumina-t-il en rentrant la tête dans les épaules.

— Normalement, ça ne devait pas te mettre en colère, répondit Drago avant de sortir une balle de sa poche. Tiens, pose ton doigt là-dessus.

— Cela va nous emmener où ? demanda Harry, sceptique.

— Au pied de l'une des entrées privées du stade.

Cette fois Harry le fixa, un éclat de peur dans le regard.

— On avait dit personne, hein ? demanda-t-il plus doucement.

— Il n'y aura que la sécurité, Harry, murmura Drago. J'y ai veillé, je te l'assure. Et une fois dans la loge, nous serons seuls et hors de vue.

Harry finit par hocher la tête et leva lentement sa main pour la poser sur la balle. Drago hocha la tête et leva son autre bras pour regarder sa montre.

— ça va être bon, prévint-il.

Puis, quelques secondes plus tard, le portoloin les emportait. Ils atterrirent dans une tente rouge, ne comprenant qu'un banc et une petite table sur leur droite, sur laquelle Drago alla déposer la balle. Puis il glissa une main dans le bas du dos d'Harry pour le guider vers la sortie.

— Allons-y.

Harry frissonna violemment à la main sur lui, se rappelant qu'il avait déjà admiré ces mêmes mains longues et fines. Il baissa la tête pour cacher son trouble et mit une les siennes dans la poche de son jean pour tenter de paraître détendu. Drago les fit sortir et ils découvrirent l'arrière de l'immense stade duquel s'élevait déjà des cris. Ils ne croisèrent que deux hommes, plus soucieux de regarder ailleurs, visiblement assigné à la sécurité. Le blond mena Harry au pied du stade où se trouvait un grand sorcier qui le salua poliment.

— Je vous appelle l'ascenseur, Monsieur Malfoy.

Il fit un mouvement de baguette et une petite minute après, la paroi s'ouvrit pour laisser voir une cage d'ascenseur, semblable à celle du ministère, pleine de poignées pour se tenir.

— N'oubliez pas votre billet.

Drago hocha la tête en guise de remerciement et les fit entrer. Les portes ne se refermèrent sur eux qu'une fois qu'il eut glissé son billet dans une fente de la paroi et la machine se mit en marche.

— Tu vois, souffla Drago, il n'y a personne.

— N'aie pas l'air si fier. Je suis toujours en colère contre toi, grogna Harry.

Pourtant un sourire était sur ses lèvres.

— Je ne vois toujours pas pourquoi, rétorqua Drago alors que l'ascenseur prenait un tournant brusque et commençait à monter.

Harry fut secoué et se rattrapa au bras de Drago.

— Tu sais parfaitement pourquoi ! Tu viens souvent voir des matchs comme ça ?

— Non, rarement. Ça a dû m'arriver une ou deux fois, répondit Drago en enroulant ses doigts autour de son poignet pour le tenir, son autre main accrochée à une poignée.

— Laisse-moi deviner, tu n'as pas le temps ? demanda-t-il en fixant leurs mains.

— Pas l'envie, murmura Drago alors que l'ascenseur s'immobilisait enfin.

Les portes s'ouvrirent sur une petite loge entièrement vitrée. Elle dominait le terrain et laissait voir les foules et les masses qui s'agglutinaient dans les gradins. Il y en avait même derrière eux, montant encore plus haut, mais ils avaient le point de vue idéal. Le fait qu'il n'y ait que des vitres autour d'eux leur permettait de voir devant, au-dessus, derrière ou sur les côtés, ils ne pouvaient rien louper. L'intérieur devait faire une dizaine de mètre carré et était meublé d'un canapé au centre, en cuir, qui semblait très confortable. Il y avait aussi un mini-bar sur la droite. L'ascenseur repartit dès qu'ils furent descendus et Drago ôta son pull en allant s'installer.

— Qu'est-ce que tu fais ? s'étonna Harry en le regardant sans bouger.

— Je m'installe, pour regarder le match, répondit Drago en se tournant vers lui. C'est quoi le problème ?

Le problème était qu'il se déshabillait et que Harry ne savait pas quoi faire. Il finit par s'avancer à son tour, raide comme un balai pour s'asseoir dans un coin du canapé.

— Personne ne peut nous voir d'ici ? On est en pleins milieu.

— Non, regarde les loges d'en face, on ne distingue pas l'intérieur, indiqua Drago.

Effectivement, au loin, dans la tribune d'en face, il y avait une loge carrée mais elle était noire, ne laissant rien filtrer. Drago alla se servir un verre en tentant de dissimuler une expression amusée. Harry était à mi-chemin entre la gêne et la colère et Drago voulait en jouer. Maintenant qu'ils étaient seuls et sûrs de ne pas être dérangés, le blond savait qu'il allait le taquiner davantage.

— Ce sont des vitres enchantées, compléta Malfoy. Tu veux un verre ?

— Oui. D'accord.

Harry se tritura les doigts, mal-à-l'aise à l'idée d'être dehors mais aussi d'être avec Drago après tout cela.

— Merci encore de m'avoir invité, finit-il en soupirant.

Ce n'était pas son genre d'être angoissé comme ça, surtout que sa magie pourrait un peu trop s'en amuser. Il prit donc de longues inspirations pour se détendre un peu. Drago finit par lui tendre un verre et vint s'asseoir près de lui.

— Merci d'être venu, répondit-il en posant une main sur le genou d'Harry.

Harry frémit mais ne fit que hocher la tête en buvant son verre d'une traite. Pas habitué à boire autant d'alcool fort d'un coup, il toussa vigoureusement pour se reprendre.

— Doucement, souffla Drago en venant frotter son dos.

Harry finit par respirer et s'essuya les yeux.

— Essaye pas de me tuer avant la fin du match, tout de même.

— Et c'est toi qui avales ça cul sec, rectifia Drago en continuant ses mouvements dans le dos d'Harry.

La main était chaude, délicate, bien trop imposante soudain pour Harry qui se redressa d'un bond, pour s'intéresser au match qui allait commencer.

— Cela me rappelle de bons souvenirs, sourit Harry en contemplant les gens sur les balais.

— ça te manque, de ne plus en faire ? demanda Drago.

Il dissimula son sourire en prenant une autre gorgée de whisky, le regard fixé sur Harry.

— J'aimais la sensation de voler. Celle de la liberté que je n'avais pas, avoua Harry avec un sourire mélancolique en appuyant son bras contre la vitre avant de se tourner vers lui, espiègle. Et j'aimais me battre avec toi pour le vif d'or.

— Je savais que tu aimais m'affronter, s'amusa Drago en le rejoignant.

— Toi aussi, sourit Harry. Sinon tu n'aurais pas postulé pour le poste d'attrapeur.

— J'étais obligé de t'affronter et de te battre. J'avais un honneur à rétablir.

— Bah voyons, rit Harry en revenant vers le match.

Il se sentait enfin détendu, heureux d'être là, pour passer un bon moment avec un ami. Il devait simplement oublier la nuit d'il y a deux jours.

— Allez viens t'asseoir, ils vont donner le coup d'envoi, finit par murmurer Drago en jouant avec ses cheveux avant de se détourner pour retourner dans le canapé, déposant son verre sur le bar au passage.

Harry sourit et sauta presque sur le canapé, tout sourire, en contemplant Drago.

— T'es pour qui ?

— Les Bulgares, évidemment.

— Bah voyons. Les Irlandais sont très bien aussi ! Regarde ! Ils arrivent !

Harry attrapa aussitôt le bras de Drago d'une main alors que de l'autre, il montrait l'équipe qui faisait le tour du stade sous les applaudissements. Mais Drago, lui, observait Harry et vint poser sa main sur sa cuisse avec un sourire.

— Tout dans les apparences, ces Irlandais, répondit Drago. Les Bulgares sont invaincus depuis le début du championnat.

— N'importe quoi ! Tu vas voir ce qu'ils vont mettre aux Bulgares ! sourit Harry en se tournant vers lui.

Et il prit soudainement conscience de la proximité de Drago, de son toucher sur sa cuisse, mais aussi de ses propres doigts autour de son poignet. Il le lâcha, gêné et baissa les yeux.

— Désolé, murmura-t-il.

— Désolé de quoi ? s'enquit Drago en laissant sa main en place, la descendant vers le genou. On est bien là.

Harry frissonna au ton si sensuel de Drago et il ferma les yeux pour refouler le souvenir du plaisir qu'il s'était donné il y a deux nuits en pensant à lui.

— A quoi tu joues encore ? demanda-t-il faiblement.

Il maudit aussitôt sa magie qui sortit de lui, pour venir effleurer les doigts de Drago sur lui.

— Je ne joue pas, répondit Drago du même ton, sa main faisant tranquillement le chemin inverse.

— Alors qu'est-ce que tu fais ?

— Quelque chose qui a l'air de te plaire, souffla Drago en s'approchant de lui. Je me trompe ?

Sa main était devenue caressante, allant et venant sur la cuisse et la seconde vint trouver le cou puis le visage d'Harry qu'il effleura du bout des doigts avant de le tourner vers le sien, pour plonger ses yeux dans ceux du brun.

— C'est pas moi, rumina Harry. C'est ma magie...

Pourtant il ne se recula pas. Parce que les cils blonds de Drago étaient jolis, tout comme ses yeux, plus sombres. Il se maudit de savoir que plus bas, se trouvait cette bouche fine qu'il avait déjà embrassée et qu'il imaginait sur lui. Par Merlin, il devait se calmer... Mais sa magie attira un peu plus Drago, l'entourant d'une chaleur douce, presque sans équivoque sur ce qu'elle voulait vraiment.

— Vraiment ? Pourtant tu ne m'as pas du tout l'air contre. Tu as même déjà répondu à mes baisers, rappela tranquillement Drago dont le visage s'approcha encore. Si je te dis que j'ai envie de t'embrasser, là tout de suite ? demanda-t-il ensuite de sa voix qu'Harry trouvait si érotique. Tu vas me dire que tu vas me repousser ?

— Je ne sais pas. Que devrais-je faire d'après toi ?

Harry était perdu, il ne savait pas vraiment à quoi jouait Drago mais il n'arrivait pas à se détacher de lui. Drago avait raison, il en avait envie. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu un tel désir mais c'était le cas. Car il avait appris à savourer la présence du blond, à aimer son air fier, mais aussi sa gentillesse à son égard. Alors sans plus réfléchir, ce qui n'était pas son genre de toute manière, il s'avança et posa ses lèvres sur les siennes. Sa magie les entoura immédiatement dans des petites étincelles pour mordre leurs peaux et les faire frissonner à l'unisson.

Drago en grogna de satisfaction, répondant au baiser, avec une passion enflammée. La main, toujours sur la cuisse, remonta dans une caresse jusqu'à la taille de Potter et Drago se redressa un peu pour s'approcher encore, ses doigts caressant le visage si proche du sien. Il n'en avait pas espéré autant. Il s'était attendu à devoir séduire Potter, à négocier, à charmer. Mais qu'il l'embrasse de lui-même, de cette façon, qu'il manifeste un désir aussi visible enflamma le blond qui n'écarta ses lèvres de celles du brun que pour murmurer :

— ça c'est parfait, assura-t-il en reprenant ses lèvres avec autorité.

Harry sourit, amusé et hésita une seconde avant de poser une main sur le cou de Drago. Il caressa sa nuque, profitant du moment. Sa magie s'agita encore plus, devenant presque pressante et il sortit sa langue pour effleurer les lèvres fines avec un gémissement rauque. Cela fit grogner Drago qui plia une jambe, un genou sur le canapé, surplombant Harry pour l'amener à s'allonger un peu dans le divan. C'était exactement ce dont il avait besoin, ce dont il rêvait alors il mêla sa langue à la sienne en caressant son visage, l'autre main cajolant la hanche, remontant même sous le tee-shirt avec un soupir satisfait. Harry sursauta, mais se laissa faire, alors que sa magie le forçait à se coller contre lui. Le brun se demanda un instant ce qu'il faisait avant de paniquer pour de bon.

— Drago, c'est ma magie qui te fait ça, dit-il en se reculant un peu.

— Oh non, Harry, j'en ai très envie. Ta magie est mignonne mais c'est toi qui m'attires, souffla le blond qui baladait ses lèvres sur le corps.

Sa langue goûta en même temps la peau fine du cou, celle de l'épaule alors que sa main remontait sur le ventre dans une caresse sensuelle. Harry aurait dû s'interroger sur ce qu'il venait de dire, mais sa magie prit le pas sur lui, tout comme les frissons que les lèvres de Drago provoquaient sur lui. Il se cambra contre lui, sa main passa dans les cheveux doux pour les accrocher, et ses autres doigts vinrent appuyer sur le creux des reins pour faire rencontrer leurs bassins. Dès qu'ils furent en contact, la magie d'Harry déclencha aussitôt des petites étincelles rouges avant de se recentrer sur le blond pour le câliner de cette manière étrange, l'effleurant sur chaque morceau de peau, passant à travers les vêtements sans problème. Harry grogna en reprenant la bouche, les yeux dilatés de plaisir et de magie mélangés.

Drago le trouva magnifique et reprit son chemin de baisers, découvrant enfin le plaisir d'explorer le corps d'Harry. Il frissonna en sentant sa magie si réceptive, si caressante. Il se redressa un peu, sans cesser de l'embrasser pour repousser l'une de ses jambes et se glisser entre ses cuisses, l'allongeant complètement. Ainsi il put se rapprocher davantage et s'emparer de ses lèvres avec fougue. Sa main descendit du ventre pour aller sur la cuisse et remonter à l'intérieur, s'attardant sur l'aine avant que sa paume n'aille découvrir lentement la bosse à l'entrejambe qui fit grogner Drago. Il la caressa, lentement, sensuellement, tandis que sa bouche repartait en exploration avide du reste du corps.

Ce fut la magie d'Harry qui répondit encore en devenant une brume rouge qui les recouvrit tous les deux, les embaumant d'une délicate odeur sucrée. Les doigts d'Harry finirent par tirer un peu sur les cheveux blonds, pour le repousser légèrement.

— Non, attend, on ne doit pas. Le match...

Même lui trouvait sa supplique pitoyable. Parce qu'il était clair qu'il en avait envie, comme son bassin qui se frottait contre la main sur lui le prouvait, ainsi que ses autres doigts qui descendirent sur les fesses fermes pour se presser contre lui.

— On fait ce qu'on veut, Harry, lui souffla Drago. Ce dont on a envie. Le match sera toujours là après.

À ce moment, les doigts défirent habilement le pantalon pour reprendre sa caresse lente contre l'érection, sous le boxer. Au toucher, Harry gronda férocement et la magie se réunit soudainement entre eux. Elle fit voler de nouveau Drago mais cette fois de l'autre côté du canapé, sur le dos. Avant que Drago n'ait pu bouger, Harry se releva à son tour, pour lui grimper dessus, une jambe de chaque côté de son corps, les yeux émeraudes presque noirs.

— Tu n'aurais pas dû faire ça, chuchota-t-il pour ensuite l'embrasser voracement.

Parce que Harry avait l'habitude de brider ses désirs, de ne pas les assouvir, mais que Drago le touche, l'effleure, cherche clairement à lui faire du bien, comme s'il en avait envie lui aussi, le rendait fou. Parce que le blond était beau, doué et complètement bandant. Le terme était particulièrement bien choisi. Parce qu'il n'avait jamais eu une érection aussi dure que maintenant. Peut-être était-ce parce qu'ils étaient à l'extérieur, dans un lieu clos, ou alors juste parce que c'était Drago. Drago Malfoy qui ne l'avait jamais laissé indifférent, qui avait toujours déclenché des sentiments trop forts, pour qu'il en soit même vraiment conscient. Et cette fois n'échappait à la règle. Alors il mordit presque la bouche devant lui, se rappelant comment il aimait la voir tordue dans un de ses rictus qu'il faisait tout le temps. Son corps se colla complètement à celui de Drago et sa magie arracha la chemise pour laisser ses mains le caresser avec ferveur.

Drago grogna en attrapant la nuque de Potter avec force. Il avait tenté d'être doux, d'y aller progressivement mais si Harry était aussi entreprenant, il n'arriverait pas à y aller tranquillement, à réfréner son instinct. Sa seconde main vint appuyer le creux des reins d'Harry pour coller étroitement leurs bassins, faisant sentir sa propre érection. Mais il ne tarda pas à remonter les mains pour faire tomber le foutu tee-shirt de Potter qui le gênait. Harry grogna mais finit par se laisser faire pour mieux revenir caresser le torse musclé de Drago, avant que sa bouche ne glisse dans son cou. Il n'avait jamais touché un corps masculin mais pour l'instant, tout ce qu'il voulait, c'était encore plus de peau douce, de muscles durs et il avait envie de voir comment Drago pouvait perdre la tête. Il se recula légèrement, pour passer une main entre eux et frotter l'érection. C'était étrange et étonnant, mais il connaissait cela en même temps, puisqu'il avait le même corps.

Le dos de Drago s'arqua sous le contact, poussant un grognement surpris et appréciateur. Non, il ne s'était pas attendu à ce qu'Harry prenne des initiatives. Drago avait pensé à lui donner du plaisir, à le faire jouir en s'oubliant mais qu'il cherche autant à lui plaire, à l'explorer, brouilla ses pensées, sa raison. Il se redressa avec autorité, l'une de ses mains saisissant la nuque d'Harry sans pour autant l'interrompre. S'il voulait l'explorer, Drago n'allait pas l'arrêter. Sa seconde main se faufila de nouveau dans le pantalon d'Harry pour reprendre là où il s'était arrêté. Parce qu'il voulait le faire gémir, entendre son prénom entre ses lèvres, le sentir vibrer, le voir perdre pied. Il glissa donc dans le boxer pour aller caresser la peau chaude et douce de ses longs doigts.

Harry gémit férocement et sa main imita celle de Drago dans les gestes, bien qu'avec le tissu, pas encore sûr de pouvoir faire ça. Parce que c'était si bon qu'il se laissa aller contre Drago, devenant plus malléable. Engourdi par le plaisir, il gémit et chercha une nouvelle fois, la bouche et la langue car c'était si bon.

— Drago...

Cela en fit frémir le blond qui reprit ses lèvres avec possessivité, ne cherchant même plus à cacher ses élans, ses instincts. Sa caresse se fit plus ferme, il enroula sa main autour d'Harry et commença un va et vient lent, érotique, juste pour l'entendre encore alors même qu'il dévorait sa bouche, la conquérait de sa langue. Il rapprocha même son corps du sien, pour sentir plus de chaleur, plus de peau.

Harry en frémit, tenta d'imiter, et sa magie revint leur faire un cocon chaud et doux, alors qu'il jouait avec la langue. Il sentait le désir monter trop vite et il fut incapable de l'arrêter. Car quelqu'un le touchait enfin, directement, alors que ce n'était pas arrivé depuis bien trop longtemps. Le plaisir le prit donc par surprise et il éjacula en même temps que sa magie se répandit dans toute la pièce en étincelles multicolores en faisant vibrer les parois. Harry retomba sur Drago essoufflé, l'esprit vide, mais le corps soulagé de toutes tensions.

Les bras de Drago l'entourèrent aussitôt, le ramenant tout contre lui, embrassant sa tempe, son épaule, tout ce qui était à sa portée. Peu importait les propres tensions de son corps parce qu'il sentait enfin Harry détendu et comblé entre ses bras. Et ça suffisait à ses pulsions. Même l'esprit embrumé par le désir et le plaisir ressenti, il n'aurait rien changé parce qu'Harry était tout contre lui. Harry finit par papillonner des yeux, incertain, retrouvant peu à peu ses esprits.

Et cela fut inévitable, il se redressa un peu brusquement, effrayé de ce qu'il venait de faire, de son comportement, de Drago.

— Houlà, non, Potter, souffla Drago d'une voix ferme en le ramenant contre lui. Je ne veux pas de peur ou de panique. Il n'y a aucune raison d'être effrayé.

— Mais...

Les yeux se posèrent sur la pièce encore remplie d'étincelles et il se cacha contre le torse chaud, incapable d'affronter ce qu'ils venaient de faire.

— Mais rien du tout, objecta Drago en refermant le pantalon tout en s'asseyant.

Il trouva sa baguette dans la poche du sien et nettoya Harry d'un mouvement simple avant de l'attirer sur ses cuisses.

— Nous allons regarder le match et tout va très bien.

Harry se laissa faire, les joues rougies par son orgasme mais aussi par la gêne. Il n'osa même pas relever le regard. Parce que Drago était toujours torse nu, comme lui, qu'il voyait des gens non loin, qu'il avait presque honte de s'être laissé aller comme ça. Sa magie d'ailleurs, se réunit vers lui, pour commencer à ériger une bulle autour de lui. Drago le garda pourtant sur lui, un bras enroulé autour de sa taille et embrassa même le creux de son épaule.

— Le match, Harry. Et pas de panique, répéta Drago en remettant l'une de ses mains sur sa cuisse, aussi innocentes qu'avant leur interlude. Regarde, les Irlandais ont 20 points d'avance.

Cela sembla fonctionner car Harry redressa les yeux et les nombreux balais finirent par accaparer son attention. Drago en eut un sourire satisfait et s'appuya au dossier du canapé, mettant de longues minutes avant d'accorder son attention au match et non plus à Harry. Malgré le désir qui embrasait ses reins, il se sentait profondément bien, là. À sa place. Alors il finit par observer les balais, l'enthousiasme du stade quand les Irlandais marquèrent de nouveau.

— Krum finira par attraper le vif, ça ne change pas grand-chose au résultat, finit par dire Drago.

— Krum est bientôt à la retraite, sourit aussitôt Harry en se tournant vers lui.

Il rougit en voyant Drago comme ça, les boutons de la chemise arrachés et Harry se mordit les lèvres.

— Je te la rembourserai. J'imagine qu'elle doit coûter un bras.

— Un simple sort et on n'y verra plus rien, rassura Drago avec un sourire en coin.

— Oui, aussi...

Harry remarqua sa place et tenta aussitôt de se glisser dans le canapé, se recroquevillant sur lui.

— Harry, pas besoin d'être aussi gêné, soupira Drago en le laissant faire, gardant pourtant un bras autour de ses épaules. Tu n'as pas aimé ?

— Ce n'est pas la question...

— Alors quel est le problème ?

Harry prit le temps de retrouver son tee-shirt et de l'enfiler pour répondre ensuite timidement :

— Je ne comprends pas comment on en est arrivé là...

— J'en avais envie, toi aussi. Voilà comment on a fait, ironisa tranquillement Drago.

Harry baissa les yeux, incertain. Évidemment que sur le coup il en avait eu envie. Mais il s'était juré après ses quelques essais sans lendemain pendant ses voyages, de ne plus succomber au plaisir sans sentiments, alors qu'il l'ait fait de manière si simple, sans même y penser l'angoissait. Il se tourna d'un coup vers Drago, serrant ses doigts sur ses cuisses, inquiet.

— Tu as des sentiments pour moi ? demanda-t-il de but en blanc.

— Oui, répondit Drago avec la même franchise en le fixant dans les yeux.

Harry écarquilla les yeux, ne s'y attendant pas du tout.

— Quoi ? croassa-t-il, paniqué.

Sa magie l'accompagna et se mit aussitôt à s'affoler commençant à déclencher des étincelles de feu. En voyant ça, Harry s'inquiéta deux fois plus, redoublant le phénomène.

— Hey Potter, on se calme, tonna aussitôt Drago en levant les mains, avec un air sévère. Je ne te fais pas une déclaration. Je tiens juste à être honnête, je t'estime et j'ai beaucoup d'affection pour toi. Ainsi que du désir. Si tu veux tout savoir, je n'ai pas du tout envie d'en rester là, j'ai même très envie de réessayer mais connaissant ta tendance à paniquer, j'essaie d'être sage. On est amis, non ? C'est en soi un début de sentiment entre nous.

Harry le fixa et tenta de se calmer face au ton de Drago. Ses paroles étaient logiques. Il passa donc sa main dans ses cheveux pour essayer de s'apaiser. Sa magie finit par disparaître et il se redressa un peu.

— Je ne suis pas à l'aise avec tout ça, avoua Harry, comme si c'était une révélation.

— J'avais remarqué, lâcha Drago avec un petit sourire ironique. Tu t'es trop coupé des relations humaines. Mais on va faire les choses à ton rythme. Tu seras plus à l'aise la prochaine fois.

— La... Prochaine fois ?

— Peut-être qu'on pourra le faire contre ce pilier qui t'a fasciné, proposa Drago avec un sourire coquin.

Harry rougit aussitôt et sa magie le trahit, sans aucun remord en explosant autour de lui, dans une multitude de paillettes, comme déjà ravie à cette idée.

— Oh par Merlin, gémit le survivant en se cachant dans ses mains, mortifié.

Drago émit un petit rire amusé et vint masser son épaule avant de l'attirer contre lui, embrassant sa tempe.

— Tu es mignon, gêné, révéla Drago.

— Ne te moque pas ! grogna-t-il.

Pourtant, il resta contre lui, profitant de la peau chaude. Il hésita, mais finit par y poser sa main et profita du moment.

— Je ne suis pas sûr que je sois capable de faire ça, murmura-t-il.

— De faire quoi ?

— Avoir une relation. C'est... Ce que tu voulais dire, non ?

— On va y aller à ton rythme. Je suis certain que tu n'es pas moins capable qu'un autre.

— Je voulais juste te prévenir. Si tu n'avais pas remarqué encore...

— J'ai remarqué que ce serait compliqué pour toi, murmura Drago en embrassant sa tempe. Je saurai être patient.

— Tu n'arrêtes pas de dire que tu n'en as pas...

— C'est vrai mais en ce qui te concerne, je crois que je peux y arriver.

Harry se redressa et le contempla, hésitant, il se mordit la lèvre.

— Pourquoi ?

— Parce que j'en ai très envie.

— Mais tu pourrais avoir qui tu veux, non ? Pourquoi t'ennuyer avec moi ?

— Je ne m'ennuie pas avec toi et j'ai envie de plus avec toi. Tu m'attires, Harry, souffla Drago de sa voix rauque en allant embrasser la nuque ployée. Tu n'as pas envie d'essayer avec moi ?

— Tu te vexes si je te dis que l'idée ne m'avait même pas effleuré l'esprit ? Bien sûr j'ai du désir pour toi mais... Non... C'est pas comme ça que je voulais le dire... Enfin.

— Je m'en doutais, je ne suis pas vexé. Le désir, c'est un bon point de départ, s'amusa Drago en continuant à embrasser son cou.

— Arrête, gémit aussitôt Harry en fermant les yeux.

— C'est amusant comme tu dis toujours ce mot avec un ton qui semble réclamer l'inverse.

—C'est parce que... Ce n'est pas l'endroit... Ni le moment...

Mais il en avait pourtant envie. Il ne s'était juste pas fait à l'idée.

— L'endroit est très bien, personne ne nous voit ni ne nous entend, on ne peut pas être interrompu. Il est vrai qu'on est venu pour le match mais c'est long un match, on n'a pas manqué grand-chose. Harry, on va prendre notre temps pour que tu t'habitues mais pour ça, je vais continuer à te toucher, sois en conscient. Tu veux regarder le match maintenant ?

— Je ne sais pas, avoua-t-il sincèrement.

— J'ai juste envie de t'avoir un peu contre moi, Harry. Pour le reste, on n'est obligés de rien, d'accord ? Interrogea Drago en relevant son visage pour l'observer.

Harry l'observa un long moment et finit par se tendre pour poser un délicat baiser sur les lèvres du blond.

— Merci, Drago.

— C'est un plaisir, souffla le blond en passant une main dans les cheveux bruns.

Harry en ferma les yeux de bonheur et se rallongea contre le torse avec un soupir d'aise. Drago l'accueillit et se réinstalla pour le garder contre lui tout en lui permettant de regarder le match. Harry ne fixa que d'un air vague la compétition, il ne se leva même pas quand les Irlandais gagnèrent. Pourtant il dut se faire violence pour se redresser, il n'avait pas envie de quitter la peau chaude et les doigts tendres de Drago. Il remit tout de même son pull, la mort dans l'âme.

— Pourquoi tu as cet air ? Le match ne t'a pas plu ? s'enquit Drago qui remettait sa chemise après l'avoir réparée.

— Si, si, bien sûr. Pardon. Merci encore pour ce match.

— Harry, dis-moi, souffla Drago en s'immobilisant pour le contempler.

— J'étais bien, finit par avouer Harry en passant une main sur sa nuque. Cela faisait longtemps. Apaisé.

— Je suis content de l'entendre, murmura Drago en s'approchant, sa chemise qu'à moitié boutonnée. Je ferai en sorte que ça arrive de nouveau.

Harry se tourna vers lui, avec un sourire à la fois doux et fatigué.

— Je ne comprends toujours pas pourquoi tu te donnes cette peine, je me demande quand tu vas te lasser.

— Pourquoi devrais-je me lasser ? interrogea le blond en venant poser une main sur sa joue pour ancrer son regard dans le sien.

— Bah... Je ne suis que moi, murmura-t-il en se montrant. Je ne suis pas vraiment intéressant et avec une grosse dose de problèmes.

— Sache que moi, tu m'intéresses grandement. Alors prends les choses comme elles viennent. Je ne te ferai pas de mal, Harry, promit Drago en posant un baiser tendre sur ses lèvres puis il s'écarta pour aller récupérer son pull.

Harry l'admira un long moment, profita de la grâce habituelle du blond avec un sourire avant de se rendre compte de quelque chose.

— C'est pour ça que tu as fait cela, Drago ? M'aider dans la maison, et tout cela ? Que je n'étais pas prêt ?

— Si c'était ça, tu serais vexé ou flatté ? s'enquit tranquillement le blond en ajustant ses vêtements tout en remettant ses cheveux en place.

— Non, je ne comprendrais toujours pas à vrai dire, rit légèrement Harry. Tu es arrivé comme ça, d'un coup.

— Tu n'es toujours pas prêt à la réponse, finit par souffler Drago en se dirigeant vers la porte arrière. C'est bon ? On rentre ?

— Comment ça, pas prêt ? Il y a autre chose ? s'étonna Harry en lui prenant le bras.

— Rien qui te donne une raison de paniquer, assura Drago avec un sourire en glissant son billet dans une fente pour appeler l'ascenseur. Tu as faim ? Tu veux qu'on s'arrête quelque part en rentrant ?

— Tu me caches beaucoup trop de choses, tu sais ça ? Prenons à manger.

— Rien qui ne te porte préjudice, assura Drago alors que les portes s'ouvraient devant eux. On passera chez l'un des traiteurs que tu aimes bien alors.

— Est-ce que tu fais ça pour me plaire ?

— Tu recommences à poser trop de questions, soupira Drago en s'accrochant à une poignée avant de l'attirer contre sa taille pour le tenir. Continue et je t'embrasse.

— Même pas cap, provoqua aussitôt Harry dans un réflexe.

Les portes se fermaient sur eux lorsque Drago le plaqua contre la paroi pour s'emparer de ses lèvres avec une ardeur égale à celle qu'il avait montré auparavant. Il réclama l'accès à cette bouche de sa langue alors que sa main caressait déjà sa hanche pour l'approcher de lui. Il cessa lorsque la machine se mit en marche, les faisant chanceler et Drago se tint à la poignée en gardant Harry pressé entre lui et le mur, son regard au fond du sien.

— Je t'ai dit que je ferais preuve de patience, souffla-t-il. Mais si tu me provoques, j'oublierai cette idée.

Harry cligna des yeux, tout ébouriffé et finit par sourire en baissant la tête.

— Pardon, finit-il par dire, mais on lisait clairement sur son visage que ce n'était pas du tout le cas.

— Ne t'excuse pas. C'est à moi de te remercier de me donner des prétextes pour t'embrasser, s'amusa Drago en déposant un baiser plus tendre sur ses lèvres alors que l'engin marquait une courbe pour entamer sa descente rapide.

— Cela suffit, sourit Harry en le repoussant légèrement pour se mettre convenablement avant que les portes ne s'ouvrent. On continuera cette discussion avec le repas.

— Oh, pour une fois que tu veux bien finir une discussion et ne pas la fuir, cela me va, répondit Drago alors que la machine s'arrêtait pour les déposer là où elle les avait pris. Allons-y alors.

— Je ne fais pas que ça ! ronchonna aussitôt Harry en sortant d'un bon pas, vexé.

Drago suivit avec un petit rire amusé et le rattrapa un peu plus loin.

— Plutôt que de râler, transplanons. Le traiteur de la rue Flandres, cela t'irait ?

— Parfait, assura Harry.

Timidement, il glissa sa main dans celle du blond. Ce dernier serra ses doigts autour de ceux d'Harry, son regard pétilla d'une brève étincelle puis il les fit transplaner. Il faisait déjà nuit, aussi se contentèrent-ils de commander leur repas et de transplaner de nouveau devant chez Harry pour s'installer dans le salon pour le déguster.

— Je rallume le feu de cheminée ? proposa Drago en se dirigeant vers l'âtre.

— Oui, je vais chercher des couverts, dit aussitôt Harry en lançant ses chaussures dans un coin puis d'aller à la cuisine.

Drago acquiesça et commença à entasser des bûches dans l'âtre et sortit sa baguette pour murmurer un sort qui enflamma l'ensemble. Il se releva en s'étirant, ôta son pull et remonta ses manches pour aller s'installer dans le canapé alors que la chaleur se répandait déjà dans la pièce. Harry revint avec les fourchettes, des verres et la bouteille de vin pour prendre place à côté de lui avec un sourire.

— Tu te ferais presque au pique-nique dans le salon, avoua Harry en ouvrant les boites.

— Je me suis habitué, acquiesça Drago en l'aidant. Mais nous te trouverons une salle à manger à l'occasion, c'est agréable aussi de dîner autour d'une table.

— Faudrait refaire une autre pièce et j'aimerais plutôt penser à la salle de bain. Et puis j'ai la cuisine sinon, sourit Harry en prenant une boite pour commencer à manger.

— La salle de bain d'abord, acquiesça Drago. Nous verrons la salle à manger plus tard.

— Je n'ai pas besoin de salle à manger, je te dis. Après je serai obligé d'aller manger là-bas.

— Ce n'est pas parce que tu en as une que tu es obligé de quoi que ce soit, c'est quoi ces bêtises ? C'est chez toi, tu fais bien ce que tu veux.

— Tu voudras aller là-bas après, non ?

— Pas spécialement, j'aime bien manger ici. C'est plus intime.

Harry allait approuver mais ne fit que rougir en entendant le terme.

— Ouais, si tu veux, bafouilla-t-il avant de prendre une grosse bouchée.

— C'est facile de te gêner.

— C'est surtout que tu adores ça...

— Tu es mignon quand tu rougis ou que tu bafouilles.

— Dis pas ça.

Parce que cela le faisait encore plus rougir. Il se détourna un peu pour tenter de garder contenance.

— Tu finiras par t'habituer, il faut bien que j'en profite un peu, rit Drago en prenant un peu de vin.

— Je n'ai jamais eu autant de compliments, avoua Harry en le contemplant.

— Je ne suis pourtant pas l'homme le plus généreux en compliment. C'est parce que tu t'isoles trop.

— Tu recommences à parler comme Hermione.

Mais cela fit sourire Harry qui finit par se vautrer dans le canapé. Il hésita un moment à s'approcher de Drago, mais il ne fit que le contempler, jouant avec sa fourchette.

— J'énonce juste un fait.

— On va dire ça. Mange cela t'occuperas la bouche plutôt que de raconter des bêtises.

— Il y a un moyen bien plus efficace d'occuper ma bouche, murmura Drago avec un sourire en coin.

Harry rougit aussitôt avant de finalement venir déposer un simple baiser sur sa joue et de recommencer à manger. Drago eut un sourire mais s'en tint là et l'imita en lui jetant de réguliers coups d'œil. Le reste de la soirée se passa calmement. Harry resta près de Drago et ils parlèrent de tout et de rien, profitant simplement de la présence de l'autre. Drago partit tôt dans la soirée, quittant Harry avec un baiser tendre pour lui dire bonne nuit qui fit frissonner l'élu des pieds à la tête.


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