Bien le bonjour !
Désolée de ne pas avoir posté depuis une éternité, on dirait que je suis abonnée à ce genre de trucs ! Bref, voici un petit chapitre, et cette fois, Francis- oh puis vous verrez bien ;) Oh et puis, Louise, c'est Belgique, petit rappel !
L'idée m'est venue après avoir lu (ok, lu vite fait) un article du Monde sur internet, qui s'appelait « Paris en perte de vitesse », donc merci le Monde ! Je n'ai pas inventé grand-chose, mais la situation transposée dans Hetalia était drôle dans ma tête. Je ne sais pas si j'aurais réussi à vous faire rire, m'enfin le chap est là tout de même :)
Enjoy !
Bien évidemment, rien ne m'appartient, tout l'univers est celui d'Himaruya.
(...)
Francis fronça les sourcils. Qu'est-ce qu'ils avaient tous encore à le regarder comme ça ? Non mais ! On ne fixe pas les gens avec des yeux grands comme des ronds de flancs. On ne fixe pas les gens tout court. D'abord c'est extrêmement impoli, ensuite ça met les autres mal à l'aise et enfin, on vous prend pour des gens médisants sans corones comme dirait Antonio. Pas que vous ne le soyez pas (des gens médisants), entendons-nous bien, mais tout est dans l'apparence. Pas vu pas pris. Ha ! Lui, par exemple, quand il était avec les deux zigotos qui lui servaient de meilleurs amis, bien évidemment qu'il commentait tous les faits et gestes de chacun. Soyons sérieux un moment. Il était la commère de service, merci bien. Mais s'il était la reine du potin, c'était bien parce qu'il était discret. La discrétion ! voilà le mot clé !
Bon. Ça ne faisait pas avancer le schmilblick tout ça. Marrant cette expression tiens. Toujours trouvé ça drôle, même quand ce n'était pas Louise qui disait ça avec son accent.
Et voilà. Encore des regards.
Francis jura mentalement. Oh mais merde à la fin. Et pour faire bonne mesure :
-Oh mais merde à la fin !
Quelques visages se retournèrent, choqués. Connards va. Francis bougonnait encore lorsqu'il entra dans l'ascenseur. Il y avait de petits secrétaires et leurs stagiaires, qui baissèrent les yeux devant lui. Quelque part en part en lui, son ego gonfla et entama une danse de la joie. Ok, peut-être pas seulement au fond de lui. Il autorisa le coin de ses lèvres à monter. Marrant ça, les types n'osaient même pas lui jeter coup d'oeil, comme ils le faisaient tous d'habitude. Bof, peut-être qu'il avait affaire à des nouveaux. Et ce matin il avait retaillé sa barbe. Bon Dieu, mais oui, c'était cela. Il rayonnait tellement que son aura était devenue trop éblouissante pour eux. Ils finirent par sortirent, et Francis attendit d'arriver au dernier pour faire de même. Personne ne le regardait toujours pas. A mesure qu'il avançait dans le couloir, il entendait des éclats de voix toujours plus forts.
La porte s'ouvrit sur une salle de meeting bouillonnante d'activité. Le sourire que Francis arborait perdit de son naturel lorsqu'il aperçut les visages livides d'Antonio et de Gilbert, et pire que tout le reste, lorsqu'il remarqua l'air narquois d'Arthur, cet assassin de vierges armées sans défense.
-On est désolée Francis, dit Antonio d'une petite voix.
-On voulait pas que tu l'apprennes comme ça, rajouta Gilbert d'un ton qui semblait sincère.
L'anglais ouvrit la bouche... C'est alors que les trompettes de l'Apocalypse se mirent à hurler. Francis vit Arthur marcher vers lui tel Belzébuth s'avançant pour semer le chaos. Son rire retentit dans la pièce comme le signe du commencement d'un supplice sans fin.
-Alors, froggie, « Paris en perte de vitesse » ?
-Que...
-Ne mens pas ! C'est un des tes journaux qui le dis ! Bon, la presse française laisse singulièrement à désirer, mais je dois dire que j'applaudis celui-ci.
-Que... Je...
Francis pâlit. Non... Il se jeta sur la tablette qu'Arthur tenait entre ses mains.
-Laisse-moi voir ça !
La catastrophe-ma-chérie-oulala-ma-quessé-qu'il-s'est-passé ? Non... Impossible. Paris... Paris ville de l'amour et de la culture. Paris capitale du monde ! Paris et ses Champs-Elysées, Paris et son Champ de Mars, Paris et la Tour Eiffel, Paris et l'Arc de Triomphe, Paris et son Marais, Paris et Beaubourg, Paris et Belleville, Paris et le Louvre, Paris et les Tuileries. Paris et lui ! Pourquoi ? Comment ? Etait-ce même possible ? Non ! Les hérétiques ! Les... les... Goujats ! Savaient-ils au moins quelle importance revêtait Paris dans la vie culturelle mondiale ? Paris et Chanel ! Karl Lagerfeld ! La semaine de la mode nom d'un chien ! Est-ce que ça ne représentait pas quelque chose, ça, à l'heure de l'égoïsme et du selfie pris dans les toilettes ? Non ! Paris c'était... C'était Ratatouille aussi. Merde enfin. Que fallait-il faire désormais pour attirer les touristes ? Ce n'était tout de même pas sa faute à lui si les gens étaient stupides aujourd'hui, allons bon ! Il n'allait pas être agréable tout de même ! Il ne faut quand même pas pousser mémé dans les orties. Vous avez déjà essayé d'être de bonne humeur tout le temps quand le métro tombe en panne, que des passants ne cesse d'interrompre votre clope matinale pour vous demander leur chemin. La mauvaise humeur du Parisien, c'était typique ça aussi. Ça faisait partie du charme. C'était couleur locale quoi.
Et puis de toute manière, quoi qu'on en dise, Paris restait le joyau de l'Europe, en toute modestie. Comment pouvait-on lui faire ça, à lui ? Lui ! Qui se tuait à la tâche ?
Le choc sonna le Français et Arthur abattit sa dernière, et meilleure, carte. Il posa sa main sur l'épaule de Francis et se pencha vers lui.
-Ils disent même que Londres est devenue la ville la plus attractive, glissa-t-il innocemment à son oreille.
(...)
Ludwig et Kiku, qui attendaient patiemment que Feliciano termine son donuts, sursautèrent tandis qu'une hurlement ébranlait l'immeuble à leur gauche.
Ils échangèrent un bref regard.
-Ce n'était pas... commença Kiku.
Ludwig hocha la tête, pas plus paniqué que cela. « Pour une fois, songea-t-il, Feliciano aura bien fait de nous mettre en retard ». Il trouva quelques instants plus tard une nouvelle raison d'approuver les déambulations de l'Italien, lorsque ce dernier le tira vers lui pour lui montrer quelque chose. À l'endroit où il se trouvait une seconde plus tôt, une tablette numérique s'écrasa sur le sol. Et dans la ruelle attenante, Arthur échappa miraculeusement à la mort en atterrissant dans une poubelle.
(…)
En espérant que vous aurez aimé ! Désolée, au fait, s'il reste des fautes d'orthographe, j'ai fait mon possible mais il doit y en avoir certaines qui sont restées !
A bientôt !
