Pour mon adorable et unique comparse, Lolita, une April imparfaite, à notre image :)
Vendredi, 2 décembre. Am.
Donatello m'a écrit pour me demander mon aide. C'est quelque chose qui arrive si rarement que je n'ai pas eu le choix d'accepter même si j'étais encore furax contre lui. Puis, bon je dois l'avouer, le service en question était trop génial. Je me demande encore si c'était un truc pour Donnie afin de se faire pardonner. Bref, retiens-toi bien cher Journal, voici un compte -rendu de ma conversation avec Donatello.
-Salut April, alors on se voit ce soir pour les points et tout. Casey sera là.
-Bah.
-J'espère te voir car j'ai un service à te demander. Enfin, Léo en a un. Et à part toi, personne ne peut le faire.
Alors, là, j'ai mordu comme de raison, car peu importe ce que j'ai prétendu à Raph avant-hier, je commence à être joliment occupée du leader en bleu.
-Okay Donnie. Qu'est-ce qui se passe ?
-Je ne sais pas si je te l'ai dit, mais Léonardo est un auteur reconnu.
Là, je n'ai rien dit. Ma capacité à être surprise descend à un rythme fulgurant depuis que je connais les garçons.
-Bref, Léo a écrit un bouquin qui a été publié et qui connait un joli succès. Tu dois aller chercher son chèque. Tu es son agente.
-D'accord…où cela ?
-Dans une boutique érotique. Je vais te donner l'adresse. De même, tu pourras prendre un paquet à son nom. Il doit tester des nouveaux produits.
-Euh….
-April ?
Je me suis ressaisis en me giflant mentalement moi-même. Donnie était en train de me radoter quelque chose que bien que je n'eusse pas l'âge, je n'aurai aucun problème à pénétrer dans cette boutique grâce au sésame du nom de Leonardo Hamato, plus puissant que celui d'Éros lui-même. Je le fis taire.
-C'est comme ça que Léo a pu offrir un si beau cadeau d'anniversaire à Raph et c'est comme ça aussi que tu as réussi à obtenir des objets sexuels aussi déjantés ?
-Tu sais April, on ne doit pas te dévoiler tous nos mystères d'un coup. Sinon, tu n'aurais plus de raison de revenir !
Donnie était mi-figue-mi-raisin. Je ne savais pas trop se je devais le prendre au sérieux ou non. Mais je m'en fichais. Léo avait écrit un livre et cela devait être le truc le plus important depuis la Bible. Léonardo Hamato n'était pas du genre à perdre son temps pour des sornettes alors des révélations plus importantes que Fatima devait s'y trouver. En tout cas, plus sexy certainement. Je ne me suis pas douchée, rien, j'ai à peine pris le temps de me faire jouir, puis, malgré mon odeur infecte de sexe et de sueur, je me suis habillée pour aller gentiment rendre service à mon grand frère.
Toujours 2 décembre :
Je suis allée à la boutique où l'on m'a remis un chèque dans une enveloppe ainsi qu'une boite en glorifiant mon auteur. On m'a demandé quand il allait accepter de donner un séminaire pour ses disciples. Je ne savais que dire. Léonardo était-il surprenant à ce point-là ? Selon Donnie et lui-même (et même Raph qui semblait le surveiller aussi étroitement qu'un ange gardien) il était puceau. Comment, dans ces circonstances pareilles, écrire quelque chose de convaincant ? J'ai tourné autour dans la boutique pendant quelques minutes, cherchant la section librairie. Je suis enfin tombé sur le best-seller en question.
« L'union sexuelle, un moyen pour atteindre l'état de Bouddha »
J'ai douté un instant. Je ne comprenais pas comment un titre si peu sexy s'était vendu à plus de 700 000 copies. Mais merde, j'ai été curieuse et je l'ai acheté. Je n'ai jamais aussi bien investi 48$.
Et maintenant, je regrette. Je ne pourrais plus jamais le regarder en face, sans vouloir lui lancer ma culotte. Je n'ai pas tout lu. Oh non. C'est le genre de lecture qui se fait à la petite cuillère. Tu lis, tu apprends, tu assimiles. Je n'ai ensuite pas pu résister. J'ai mis l'enveloppe du chèque de Léo devant la lumière pour savoir comment l'univers le rétribuait pour sa révélation aux mortels. C'était trop peu pour son talent. Puis, j'ai ouvert la boite des objets à tester. Je n'ai jamais joui aussi vite par la suite. J'ai tout remballé. Puis, pendant un bref instant, j'ai pensé à me teindre les cheveux en noirs et à m'adonner au piercing pour ressembler à Karai. Merde, ce sont toujours les mêmes qui ont de la chance !
2 décembre pm.
Donnie m'a accueilli avec un air de « je sais ce que tu as fait » mais je m'en balançais. Casey n'était pas encore arrivé mais je m'en balançais presque aussi. L'atmosphère était à couper au couteau. Aux dernières nouvelles, Léo menait avec 40 points. Quant à moi, il aurait dû être disqualifié. C'était comme si Hercule participait à un concours d'haltérophilie ou Einstein a un expo-science de lycée. Les dés étaient pipés. Tu ne peux pas avoir le plus gros armement, la sympathie de la foule et de plus la science de l'art de ton côté. Ce n'était pas du jeu. Casey arriva. Étonnamment, je fus encore moins émue que je ne l'aurai cru à son apparition. Il voulut m'embrasser, mais je l'ai évité. On avait des choses à se dire avant d'échanger de la salive, dans mon livre à moi.
Donnie nous fit nous asseoir. Je voyais bien que Léonardo était nerveux mais je ne comprenais pas pourquoi. C'était aussi risible qu'un aigle s'inquiétant de la grève chez les fourmis, à mon humble avis. Donnie, après avoir pris les concurrents avec lui dans son laboratoire, annonça le score. J'étais sur les dents. Je n'avais pu parler à Case. Avait-il -10 ou 0 ?
-Léonardo, 40 points, Raphael, 40 points. Michelangelo,25 points…
Évidemment, nous devons inclure ici une parenthèse : Cri de stupeur outragé, degainement de katana, menaces d'éviscération. Récrimination de Mikey qui se plaint que Léo n'est pas content pour lui. Récrimination de Raphael qui se plaint que Léo n'en n'a que pour Mikey alors que c'est lui, Raphael, qui est à égalité avec lui. La routine habituelle, quoi ! Moi, j'en avais ma claque et je ne voulais que le pointage de Casey. Il était à -10. Ce fut comme un masque d'oxygène. Pourtant…je crois qu'en quelque part cela n'eut pas autant d'effet que cela aurait dû en avoir.
On se servit des rasades de vodka, selon notre pointage. Enfin, techniquement. J'ai dû boire trois screwdriver moitié-moitié alors que je n'avais aucun point. Je n'ai pas tant remarqué les verres des autres, hormis celui de Mikey, qui devait demeurer vide, malgré ses protestations outrées.
Le reste de la soirée se passa en engueulade Raph vs Leo alors que Casey, sans pudeur, caressait mes cuisses sur le sofa. Léo tentait de se dérober aux provocations de Raphael afin de soutirer la vérité à Michelangelo sur l'identité de la personne qui l'avait débauché, sans succès. Léo n'est jamais aussi intriguant que lorsqu'il est en proie au tourment de ne pas contrôler parfaitement tout son environnement. Le voir se démener comme un diable dans l'eau bénite est impayable. Alors que je les regardais en pleine dispute, véhéments et passionnés, je remarquai que je m'essuyais la bouche pour sans doute la énième fois. Chaque geste de Léo me rappelait une phrase de son recueil et me faisait autant saliver qu'écarter les jambes, même inconsciemment. Cela en était presque rendu à un point que je souhaitais m'isoler. Ce mec ne devait pas se trouver dans la même pièce qu'une jeune fille, sous peine d'en faire une nymphomane incontrôlable. Puis, Casey me rappela brutalement à ma plate réalité :
-Tu sais, poupée qu'il va falloir pousser les choses…Raph est d'accord. Il va nous prêter sa chambre.
Cela me pris plusieurs secondes pour assimiler l'information.
-Tu plaisantes ? Raph veut à tout prix remporter ce concours !
-Nah ! Il ne veut pas que Léo gagne, point.
-Vraiment ? Et toi, que veux-tu ?
-Toi, ma poulette. Et ne pas perdre la face contre ces mutants…
Ce n'était pas exactement romantique, mais je sentis une chaleur m'envahir, surement due à des phrases du manuel du parfait amantd' Hamato Leonardo qui était en voie de faire du sexe une religion et d'enrôler des centaines de milliers de disciplines. En tout cas, si c'était son plan de match, au lieu de faire un truc aussi stérile que de diminuer le crime à New York, je voulais postuler au poste de grande prêtresse. Bref, j'arrivais pas à me concentrer sur autre chose et Casey a dû percevoir ma réceptivité car il m'a pris la main et m'a entrainé dans la chambre de Raph. J'ai un peu perdu le fil, alors que ses lèvres caressaient mon clito a travers ma culotte de coton trempée,
-Wow, Poupée, je te fais de l'effet…
Je n'étais pas pour dire que j'étais sous le charme du gourou d'une secte qui, sous couvert du bouddhisme, prêchait le libertinage, alors, j'ai juste écartée davantage les cuisses, exhibant une toison rousse dégoulinante que l'on voyait clairement sous le fin coton blanc devenu presque translucide.
Ses doigts écartèrent ma culotte et je ne faisais que penser aux enseignements de Léo. Casey ne s'y prêtait pas de la bonne façon. Sa langue n'était pas sortie d'un cm alors que Léo avait révélé à ses apôtres que quatre cm était nécessaire. Merde. Cette fixation allait m'empêcher de jouir, pour sûr. Puis, ne ressentant pas un réel plaisir, mon esprit vagabonda. Si nous étions dans la chambre de Raph, où Raph allait-il dormir ? Cette idée m'alluma plus que n'importe laquelle des caresses de mon petit ami. Pour moi, il était certain que vivant dans le même trou que le dieu suprême du sexe, j'en profiterai pour me faufiler dans son lit. J'en étais là de ces pensées quand une pluie se déversa sur moi en même temps qu'une sirène d'alarme.
Trempés, Casey et moi sommes sortis de la chambre où Donnie s'excusa pour la fausse alarme d'incendie. Ce n'était qu'un test. Casey pesta, mais je n'en n'avais rien à foutre. Raph, Léo et Mikey étaient sortis de la même chambre et c'était assez pour alimenter mes fantasmes jusqu'à l'université. Je pose mon stylo maintenant. J'ai plus important à faire de mes dix doigts pour le moment.
