"ATTENTION ! SI VOUS LISEZ CECI (merci, d'ailleus, je suis flattée que vous ayez décidé de cliquer sur mon histoire) ALORS UNE PETITE MISE EN GARDE, VOUS POURRIEZ VOULOIR RELIRE LES DERNIERS PARAGRAPHES DU CHAPITRE PRECEDENT PARCE QUE J'AI FAIT QUELQUES MODIFICATIONS POUR DIRIGER L'HISTOIRE DANS UNE DIRECTION DIFFERENTE, SI C'EST LA PREMIERE FOIS QUE VOUS VENEZ PAR CETTE HISTOIRE, CA DEVRAIT ALLER
Le silence tranquille de la petite chambre fut désagréablement brisé par un mélange de grognements mécontents et indignés de Clara Oswald et la cause de sa détresse, son odieux réveil bourdonnant. Quelques coups aveugles et paresseux de la paume de sa main réglerait bientôt cela.
Ou pas.
Parce que ce n'était pas son réveil qui sonnait, elle le réalisa en s'asseyant et fixant l'objet en question avec un froncement de sourcils perplexe. Un petit pli apparut entre ses sourcils, alors qu'elle notait les chiffres verts qui clignotaient sur le réveil. Il était 4h27. Pas étonnant que son cerveau avait du mal à suivre ses actions. Elle jeta un coup d'œil, son esprit endormi ne retrouva pas le bruit de la sonnerie incessant, jusqu'à ce qu'elle pose finalement les yeux sur son téléphone qui se trouvait au sol, à quelques pas. Elle l'avait probablement fait tombé de sa table de chevet quand elle essayait d'éteindre son réveil.
La sonnerie insistante s'arrêta momentanément, pour reprendre seulement quelques minutes plus tard. Quelqu'un voulait vraiment l'avoir.
Elle prit le mobile du sol, s'allongea sur le lit en plissant les yeux face à l'écran. Pas d'identification du numéro. Comme c'était pratique.
Décidant de prendre le taureau par les cornes, elle pressa le bouton pour répondre et tint le téléphone à son oreille.
"Bonjour ?" Essaya-t-elle, sa voix étant épaissie par le sommeil. Elle s'éclaircit la gorge.
"Clara Oswald ?"
"Oui ?" Elle se redressa un peu en entendant la voix grave et masculine. Peu importe qui il était, il sonnait comme quelqu'un d'occupé. "Qui est à l'appareil ?"
"C'est l'Inspecteur Lestrade, je suis désolée de vous réveiller à cette heure de la nuit, mais nous avons besoin de vous pour venir à la station aussi rapidement que possible," Sa voix craqua à travers le haut-parleur, et le cerveau fatigué de Clara réussit finalement à mettre le visage du policier aux cheveux d'argent qui avait fait l'assaut à 221B quand elle était là-bas, sur la voix. "C'est urgent."
"Je- Quoi ?" Clara fronça les sourcils, confuse. "Pourquoi, que s'est-il passé ?"
"Nous avons un homme en garde à vue et, Dieu sait pourquoi, il demande à vous parler," La voix de Lestrade semblait aussi lasse que Clara. Elle se figea, un sentiment de terreur s'insinuant dans ses os. "Mademoiselle Oswald ? Vous êtes toujours là ?"
"Quel homme ?" Elle dit en un souffle, bien qu'elle connaissait déjà la réponse.
"Il répond au nom de Jim Moriarty."
"Oh, vous devez vous moquer de moi."
"Il refuse de parler jusqu'à ce qu'il vous voie," Lestrade soupira lourdement. "Je déteste vous mettre cette sorte de pression, mais pouvez-vous venir ?"
"Je serai là dans dix minutes," Elle céda, dubitative.
"Merci."
Elle raccrocha, hésitant un moment avant d'esquisser un geste. Qu'est-ce qui se passait ? Elle attrapa le pantalon le plus proche qu'elle pouvait trouver et le mit, se dépêchant de s'habiller, et tenta de donner une sorte d'apparence présentable à elle-même. Ses nerfs étaient épuisés et elle était irritée. Pas dans la meilleure des humeurs pour répondre aux questions de la police. Elle n'était pas sûre de ce dans quoi Jim s'était fourré cette fois, mais ce n'était clairement pas bon.
En tirant ses cheveux en arrière dans une queue de cheval courte et appliquant le stricte nécessaire de maquillage requit pour faire en sorte de ne pas avoir l'air de revenir d'entre les morts, elle mit ses bottes et se prépara à partir. Si les cernes noires sous ses yeux allaient passer, il était clair qu'elle était dans un état désespéré de manque de café, mais elle décida qu'il faudrait attendre plus tard. A l'heure actuelle, sa première priorité était de trouver Jim Moriarty.
Décidant qu'elle n'aurait pas beaucoup de chance de trouver un taxi à cette heure, elle décida de prendre son cyclomoteur à la place, enfilant rapidement son casque, son esprit revenant à ce que le Docteur lui avait dit une fois. "Ce casque est un peu idiot, non ?" Il avait plissé son nez en le regardant d'un air dubitatif. Clara avait haussé un sourcil et fixé son noeud papillon exubérant. "La sécurité n'est pas idiote, Docteur."
Elle était loin d'être en sécurité maintenant, elle pouvait le sentir. Elle s'était mise dans quelque chose de grand, quelque chose de mauvais, et n'était pas sûre qu'il y ait un moyen de s'en sortir. Le voyage jusqu'à Scotland Yard fut court, dû au peu de circulation sur la route, quelque chose pour lequel elle était reconnaissante, bien que d'une certaine manière, elle ne se sentait pas tout à fait prête à affronter ce qui l'attendait encore. Garant son cyclomoteur et enlevant son casque, elle fit un pas défiant, poussant toutes ses préoccupations vers les régions les plus éloignées de son esprit. Ce n'était pas le moment de s'inquiéter. Elle s'en occuperait plus tard.
Elle aperçut Lestrade en entrant dans le bâtiment, et il semblait aussi hagard que ce qu'elle avait prévue. Elle lui fit un geste de la main pour le saluer, il la remarqua et s'approcha.
"Dieu merci vous êtes là," Les valise sous ses yeux étaient bien pires que ceux de Clara et il fit courir une main dans ses cheveux, en s'agitant. "C'était en dernier recours, vous appeler, mais il ne se conforme pas. Nous ne savons juste pas quoi faire de toute cette situation. Je veux dire, cet homme est censé être mort, pour l'amour de Dieu ! Venez, c'est par là."
Elle le suivit, passant devant plusieurs personnes, quelques-unes tenant des classeurs et des cafés, dont le parfum séduisait Clara.
"Que s'est-il passé ensuite ?" Elle questionna, sincèrement curieuse. "Comment avez vous fait pour mettre un homme mort en garde à vue ?"
"Drôle d'histoire, en fait," Lestrade se gratta la nuque, perplexe. "Nous ne l'avons pas fait."
"Eh bien, ça c'est une surprise," Murmura Clara dans un souffle, trop bas pour que Lestrade l'entende correctement. Bien sûr, Jim Moriarty avait une façon détournée de faire les choses. "Si vous ne l'avez pas arrêté, alors pourquoi est-il ici ?"
"Je... Ne sais pas," Admit Lestrade après une longue pause. "Il nous attendait lorsque nous sommes arrivés ici. Et pour la façon dont il est entré, ce n'est pas très clair. Il a bien travaillé à effacer la caméra de surveillance. Nous avons contacté Sherlock, mais il n'est pas encore arrivé. Je ne sais pas ce qui l'en empêche, probablement son propre ego qui le retient en otage.
Clara renifla au commentaire, mais son sourire s'effaça rapidement quand Lestrade lui fit un signe, indiquant qu'ils étaient arrivés. Il poussa la porte et Clara le suivit, incertaine de ce qu'elle trouverait.
Jim Moriarty était menotté à un bureau au milieu d'une petite salle d'interrogatoire avec le sourire en coin le plus suffisant que Clara n'ait jamais vu sur un être vivant. Un homme se pencha, les doigts pressés contre le bureau, dos à Clara, il regardait Moriarty, mais il se tourna pour voir les nouveaux venus qui entraient.
"Ravi de vous voir vous joindre à la fête, Mademoiselle Oswald," Dit Jim d'une voix traînante et sardonique.
"C'est elle ?" Le grand homme mince au tempérament exaspéré qui n'était pas familier à Clara leva un sourcil dans sa direction.
"Ouais, c'est elle," Confirma Lestrade brusquement.
"Et qu'y a-t-il de si spécial à son sujet, qui fait que tu ne parleras qu'à cette femme ?" L'homme jeta un regard sceptique de Clara à Moriarty. Clara croisa les bras de manière provocante et répondit avant que Jim ne dise quoi que ce soit.
"Je ne suis pas ennuyeuse. Il aime ça," Elle tendit une main à l'homme pour une poignée de main. "Clara Oswald."
L'homme regarda sa main pendant un moment, son visage se redressa avec un inconfort à peine dissimulé, alors qu'il força un sourire à apparaître sur son visage, tenant son menton haut et choisissant d'ignorer sa main tendue.
"Mycroft Holmes," Rétorqua-t-il sèchement dans un accent raffiné en brossant son costume immaculé.
"Holmes ?" Clara cligna des yeux. "Vous voulez dire-"
"C'est le frère de Sherlock," Intervint Lestrade, quelque part derrière elle.
"Oui, malheureusement," Répondit Mycroft avec un ton léger, le même faux sourire recouvrant son visage comme si cela le peinait de montrer une émotion si insignifiante. "Bien, si nous pouvions juste revenir à ce qui importe-"
"Seul," chanta Moriarty, fermant ses yeux et se penchant en arrière, de manière languissante. Mycroft plissa ses yeux.
"Pardon ?"
"Je lui parle à elle seule," Souligna Jim, son ton devenant acide.
"Je crains que ça ne puisse pas être possible," Répondit Mycroft formellement, en regardant Moriarty avec suspicion. Clara fit un pas en avant.
"En fait, ça l'est," Elle haussa un sourcil. "C'est pour quoi vous m'avez amené ici, non ? Pour lui parler ? Eh bien, laissez-moi lui parler."
"Clara, je ne pense pas que vous compreniez complètement la gravité de la situation-" Commença Mycroft, mais Clara le coupa.
"Oh, je comprends bien plus que ce que vous ne pensez, Monsieur Holmes," Répondit-elle violemment. "Laissez-moi lui parler. S'il vous plaît."
Il y eut une pause tendue, durant laquelle le coeur de Clara menaçait de détruire les parois de son torse et Mycroft la regardait intensément. Finalement, après un moment d'apparente délibération, il se détendit. Ou du moins le laissait transparaitre de cette façon.
"Très bien," Sourit-il avec affabilité. "Lestrade, mettez deux gardes à la porte pendant que nous sortons. Vous avez cinq minutes, Mademoiselle Oswald."
"Faites en sept," Appela-t-elle par-dessus son épaule tandis qu'il se retirait de la pièce avec Lestrade à sa suite.
"Ne me testez pas, Clara," Répondit-il sèchement en lui donnant un dernier regard d'avertissement avant de fermer la porte derrière lui. Clara poussa un soupir de soulagement et s'assit sur la chaise en face de Jim, qui avait encore les yeux fermés, comme s'il était perdu dans un rêve agréable.
"Eh !" Clara se pencha sur la table et claque des doigts devant son visage, le sortant de sa rêverie. "A quoi tu joues ?"
"C'est la prochaine étape du jeu," Jim se pencha en avant, serrant et desserrant les points dans l'anticipation, son œil brillait d'une joie enfantine. "Tu ne vois pas ?"
"Ce que je vois, c'est un idiot avec des menottes," Cassa Clara, s'appuyant sur sa chaise et croisant les bras une nouvelle fois. "Pourquoi suis-je ici, Jim ? Pourquoi es-tu ici, d'ailleurs ?
"Je vois que tu n'es pas du matin," Lui lança-t-il avec un sourire vaniteux, ses yeux scintillant de joie.
"Et tu es du matin, je suppose ?" Clara souffla avec exaspération, essayant de ne pas faire la moue, se sentant extrêmement vexée, dû à son manque de sommeil.
"Chérie, je suis à peine une personne," Jim reposa son menton dans ses main et la regarda, ravi.
"Jim, si tu ne me dis pas ce qu'il se passe tout de suite-"
"Je peux te donner un conseil ?" Jim donnait des signes d'impatience en se redressant, le visage dépourvu de tout humour. Clara pinça les lèvres.
"Absolument pas."
"Si tu n'es pas disposée à avoir un peu d'ennuis," Jim continua tout de même dans un chuchotement théâtral, les yeux ecarquillés et sérieux. "Ne t'en mêle pas."
"Qu'est-ce que c'est censé vouloir dire, espèce de palmier idiot ?"
Jim cligna des yeux avec une expression perplexe, complètement et totalement surpris par son commentaire. Clara prit son bref instant de silence comme une victoire silencieuse.
"Qu'est-ce que ça veut dire ?" Il s'étrangla, les lèvres incurvées en fronçant les sourcils, son nez se plissa dans la confusion.
"Ca veut dire," Siffla Clara, en se penchant en avant, élargissant ses yeux de façon spectaculaire. "Que tu agis de façon louche."
"Honnêtement, Clara, qui écrit tes dialogues ?" Jim secoua la tête, incrédule, et Clara opta pour ignorer sa remarque sarcastique. Elle inclina la tête sur le côté, l'examinant convenablement. Il semblait calme, et étonnamment éveillé compte tenu de l'heure, ce qui était plus que ce qu'elle pouvait dire d'elle-même. Ses cheveux étaient un peu ébouriffés, mais à part cela, tout était en place, son costume noir de jais était impeccable. Il n'y avait définitivement eut aucune lutte. Il avait prévu d'être ici. Comme il avait prévu tout dans chaque dernier détail microscopique. Elle haussa un sourcil en regardant son costume noir.
"Qui enterre-t-on ?" Fit-elle ironiquement.
"Je ne l'ai pas encore décidé."
Comment n'avait-elle pas pu le voir venir ? Elle soupira.
"Tu es là pour ce que tu veux y être," Elle écrasa ses lèvres en une ligne fine, le scrutant. "Tu es un vieux singe et c'est ton vieux tour."
"J'ai tendance à..." Jim tapait ses doigts adroits sur le bureau dans un rythme court, vif et inégal. "Contourner les règles, un peu, je l'avoue."
"Et où est-ce que j'interviens dans ce petit plan, hein ?" Clara étendit les mains sur le bureau en face d'elle. "Ne me dis pas que je suis, je sais pas, complice ou quelque chose. Ca ne fonctionne pas comme ça."
"Qui a dit que tu pouvais réécrire les règles du jeu ?" Sourit Moriarty, la regardant diaboliquement. "Il est trop tard pour quoi que ce soit comme ça maintenant. L'opération est en pleine effervescence." Il chanta sa dernière phrase avec satisfaction.
Clara se mordit la lèvre. Elle avait besoin de comprendre ce qu'il planifiait, mais elle ne pouvait obtenir aucune réponse directe de cet homme.
"Peu importe ce à quoi tu penses, ne le fais pas. La violence entraîne la violence."
"Je sais, c'est une situation gagnante-gagnante."
"Uh, tais-toi !" Souffla-t-elle, irritée par son manque de coopération.
"Ne nous éloignons pas du sujet," Jim tira sur les attaches sur ses poignets avec un sourcil haussé, la même expression satisfaite dansant sur ses traits. "Une fois que je serai en dehors de ceci, nous pourrons continuer avec l'otage."
"Le quoi ?!"
"Oh, ne panique pas, tu t'en sortirais très bien," Jim roula des yeux et étendu la nuque paresseusement. "Rappel toi simplement de ton entraînement."
"Je n'ai pas eu d'entraînement !"
"Alors suis ton instinct."
"Mon instinct me dit de te frapper au visage !" Siffla Clara faiblement, tentant de pas élever la voix alors que son tempérament s'embrasait. "Tu ne peux pas faire ça !"
"Oh je suis désolé," Traîna Jim sarcastiquement, en la regardant obstinément. "Je pense que tu me confonds avec quelqu'un qui a des remords."
Clara serra les yeux fermement et pinça l'arête de son nez, posant ses coudes sur le bureau.
"Ca va être une longue journée."
Désolée pour l'attente honteusement longue, nous faisons tous des choses dont nous ne sommes pas fiers !
Le prochain chapitre sera, avec un peu d'espoir, dans le semaine, c'est l'heure que je me bouge les fesses et commence à écrire correctement à nouveau !
J'ai regardé des tonnes de vidéos d'hommage à Moriarty sur Youtube pour me mettre dans l'humeur pour l'histoire, est-ce que d'autre personne font cela quand ils écrivent sur leurs personnages ? Ca aide tellement :O
Et certaines fois, une certaine chanson va juste tellement bien avec un certain personnage, vous ne pensez pas ? :D Quelle chanson irait le mieux à Moriarty ? Je pensais à Mad Hatter, de Melanie Martinez, mais il y en tellement ! :D
Quoi qu'il en soit, j'espère que ça en valait la peine, merci d'avoir lu ! :D
