-Salut, dit Seamus Finnigan avec un grand sourire.
-Bonsoir.
-Va t'installer dans le salon.
-Dans le salon ?
-C'est pas parce que c'est notre anniversaire qu'on a mis les petits plats dans les grands...et puis ce n'est pas dans notre genre.
-Je confirme, vraiment pas votre genre.
-Ça me fait plaisir de te voir Harry.
-Moi aussi Seam' ! Sinon comment ça va au boulot ?
-Très bien. Je fais mon petit bonhomme de chemin. Et j'ai pris une grande décision.
-A quel sujet ?
-Au sujet d'ouvrir mon restaurant.
-Vraiment ?
-Oui, enfin presque. Mais si on allait s'asseoir dans le canapé pour en discuter.
-Ça serait peut-être mieux en effet. Si on reste debout on va au choix attraper des crampes ou un rhume.
-Ne fais pas ton docteur 'Ry s'il te plaît.
-C'est ce que je suis, désolé !
-Ne le sois pas. Sans ça je n'aurais peut-être pas rencontrer Dean.
Ils s'installèrent dans le canapé et Harry reprit la conversation :
-Si bien sûr que si tu l'aurais rencontré. Vous êtes fait l'un pour l'autre alors vous vous serez rencontrés. A un moment ou un autre.
-Tu penses ?
-J'en suis même sûr. Alors dis moi en plus sur ce futur restaurant ?
-Ah oui ! Je me suis décidé il y a peu. Mais j'ai un problème : moi je suis un chef cuisinier pas un gérant. Je serais incapable de m'occuper de la paperasse, de la logistique...
-Donc il te faut un gérant ?
-C'est ça. Pour monter une affaire qui fonctionne il faudrait mieux. Sinon ça n'ira pas. Comme je l'ai dit mon rayon c'est la cuisine pas les affaires. Du coup, je pense plutôt à un collaborateur qu'un employé.
-Pas mal. Tu sais comment tu vas t'y prendre ?
-C'est là que ça coince. Mais bon je finirais bien par trouver.
-Je te fais confiance pour ça. Où est ta moitié en fait ?
-Il se prépare dans la chambre. Il a fini en retard.
-Pas étonnant. On a beaucoup de boulot en ce moment.
-C'est ce que j'ai cru comprendre.
Une voix provenant du bout du couloir se fit entendre :
-Chéri, 'Ry est arrivé ?
-Depuis cinq bonnes minutes.
-Oh merde. Désolé Harry, s'excusa le retardataire en s'affalant à côté d'eux.
-Pas grave Dean. Je vais survivre et je vais même passer une superbe soirée.
-Amen. En fait la patiente de la chambre 18 elle a eu son bébé ? Elle était en plein travail quand je suis parti et sur le point d'être amener au bloc.
-Un beau garçon de 3kgs2. Noah.
-Super, pas trop de complications ?
-Noah va très bien et la maman très fatiguée mais c'est normal. Elle a perdu beaucoup de sang et on a dû la transfuser comme cela avait été prévu.
-Tant mieux. Vous la transférerez quand ?
-Après demain après mes visites de 14h.
-Et la maman de la chambre 21 ?
-Celle que vous avez transféré hier dans la nuit ?
-C'est ça.
-Son état est stable maintenant, elle est sous monitoring fœtale enfin le bébé l'est et on veille au grain.
-J'espère que ça va aller.
-Ça va être plutôt dur pour elle. On va allonger ses heures de visite, il faut qu'elle soit bien entourée.
-Tu me tiens au courant ?
-Bien sûr.
-Et Mme... ?
Tous les deux continuèrent leur conversation en ne voyant pas le regard comblé de Seamus posé sur eux. En effet, celui-ci était très heureux de la complicité qui s'était installée entre son meilleur ami et son petit ami. Ils étaient tellement importants pour lui que c'était primordial qu'ils s'entendent bien. Voyant que son conjoint était pris dans sa conversation, il se leva et se dirigea vers la cuisine pour aller chercher l'apéritif. Une fois les boissons préparées et disposées sur un plateau, Seamus repartit dans le salon et lança :
-Vous savez que vous êtes sortis de l'hôpital tous les deux ?
-Désolé mon cœur, s'excusa Dean avec un regard contrit.
-Pas grave, répondit Seam' tout en posant le plateau.
-Qu'est ce que ces boissons colorées ?
-Un cocktail maison et secret.
-J'espère qu'il y en a un sans alcool. Je suis de garde.
-Je l'avais prévu. En fait, ils sont tous les trois sans alcool.
-Seamus tu es un grand maître.
-A ma mort, je veux un caniveau et une statut en mon honneur, annonça t-il.
-Faut pas trop rêver non plus.
-Bon je peux me passer de la statue.
-Et du caniveau, rajouta Dean.
-Pfff on voit bien l'amour que vous éprouvez pour moi vous deux.
-Tu connais l'expression « Vivre d'amour et d'eau fraîche » ?
-Oui.
-Et bien là pour toi ça sera « mourir d'amour et d'eau fraîche ».
-Ah ! Ah ! S'exclama Seamus alors qu' Harry explosa de rire.
-Et si nous trinquions ? Proposa Harry.
-Bonne idée ! Allez Seam' ne boude pas.
-Je ne boude pas, s'insurgea le concerné.
-Mais bien sûr, rétorqua Dean avant d'embrasser la joue du boudeur.
Baiser qui dérida Seamus. Voyant le regard intense que s'échangea le couple, Harry décida d'intervenir.
-Tenez nous deux, dit Harry tout en tendant les verres à ses deux amis. Ils se saisirent des verres et Dean demanda :
-A quoi trinquons-nous ?
-Je dirais à vous deux et à l'amour, proposa Harry.
-Bonne idée, approuvèrent le couple.
Ils levèrent leur verre et trinquèrent :
-A Dean et Seamus et à l'amour.
-Bon anniversaire Dean.
-Bon anniversaire Seamus, murmura Dean. Je t'aime.
-Et moi alors.
-Vous êtes mignons.
-Merci 'Ry.
-Je ne fais qu'énoncer un fait.
La soirée se poursuivit dans les rires et la bonne humeur et Dean proposa un café à la fin du repas.
-Je ne dirais pas non.
-Moi de même.
-3 cafés alors.
-Je vais y aller, reste assis.
-Si tu veux, je ne vais certainement pas insister.
En passant devant son conjoint, Seamus lui fit de gros yeux. Comprenant le message, Dean acquiesça d'un léger signe de tête.
-En fait Harry ne le prends pas mal mais je me suis toujours posé des questions à ton sujet.
-Comme pas mal de monde tu sais.
-Oui seulement moi j'ai extorqué des aveux à Seamus. Alors même si je ne sais pas tout j'en sais assez pour te comprendre.
-Dean...
-Ce n'était pas de la curiosité malsaine, l'interrompit Dean. C'est juste que je sais que tu vas mal et que tu souffres, pas toujours mais parfois la peine prend place dans ton regard et je voulais savoir ce qui t'étais arrivé. Alors je veux que tu saches que je sais en gros ce qui s'est passé dans ta vie...
-Je...
-Je n'ai pas demandé de détail à Seamus, l'interrompit-il une nouvelle fois, juste un résumé. Par égard pour toi, j'attendrais que ce soit toi qui me raconte, si tu me le racontes un jour. Rien ne t'y oblige bien entendu. Sache juste que je suis là pour toi.
-Je peux parler maintenant ?
-Oui bien sûr.
-Cela ne me dérange pas que tu sois au courant, c'est bien même. Je ne t'en veux pas. Et puis c'est naturel de vouloir savoir, c'est la nature humaine. Je sais que si tu as forcé Seamus à te répondre ce n'est pas avec de mauvaises intentions. J'apprécie ton offre et j'en prends note. Par contre ne m'en veux pas mais je parle rarement de cette époque de ma vie. La seule raison pour laquelle Seam' est au courant c'est parce qu'il était présent mais même à lui j'en parle très peu. Ce n'est pas quelque chose sur laquelle j'aime m'appesantir.
-D'accord, sourit Dean. Mais ça te ferait du bien t'en parler.
-Je sais, n'oublie pas que je suis médecin, c'est un conseil que je prodigue souvent. Pour l'instant, je m'en sors sans.
-Tu es sûr ? Demanda Dean soupçonneux.
-J'ai quelque passage à vide et des coups de blues mais dans l'ensemble ça va.
-Et en cas de passage à vide et des coups de blues, tu fais quoi ?
-Je me plonge dans le boulot.
-C'est pas une solution 'Ry. Tu fais l'autruche là.
-J'en suis conscient. J'ai juste peur de replonger si je me remémore mon passé.
-On sera là. On ne te laissera pas tomber.
-Je sais. Merci. Heureusement que je vous ai.
-Ça c'est bien dit Dr Potter, s'exclama Seamus en rapportant le café. Et c'est pour ça que je maintiens qu'il me faut un caveau et une statue.
-Pour demain ça te va parce que si tu continues il va t'arriver des bricoles.
-Hé ! S'indigna Seam'.
-Tiens toi tranquille.
-C'est pas censé être notre anniversaire ?
-Je ne vois pas le rapport. Cela ne fait pas de toi quelqu'un de plus supportable tu sais.
-Hé, répéta t-il.
-Quel vocabulaire Mr le chef cuisinier, se moqua Harry. Parfait dans le style homme de cro magnon. Et dire que je pensais que tu avais de la chance Dean.
-Enfin quelqu'un qui se rend compte de ma souffrance. Merci.
-Stop tous les deux ! J'ai compris je me tais.
-C'est pas trop tôt ! Je rigole mon cœur. Je t'aime tu le sais.
-Je sais et j'ai bien de la chance. Tu ne m'en veux pas 'Ry ? Demanda t-il en se tournant vers son meilleur ami.
-Bien sûr que non voyons, sourit ledit meilleur ami.
-Tant mieux.
Alors que Dean et Seamus échangèrent un regard satisfait, le sourire d'Harry s'évanouit et la tristesse envahit son regard.
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
Dans un appartement situé dans le centre ville, un homme faisait les cent pas tout en s'insultant copieusement. Drago n'arrivait toujours pas à croire qu'il n'avait rien tenté. Il avait discuté avec le beau médecin et il n'avait rien tenté, rien, pas même la toute petite approche. Pourtant c'est ce qu'il désirait, il le désirait plus que tout. Inviter cet homme qui le faisait vibrer comme personne. C'est dingue, c'est comme ci en présence de cet homme, son cerveau se mettait en pause et si lui se mettait en pause, ses sens -eux- étaient exacerbés. Il n'arrivait plus à réfléchir, il était perturbé. Trop perturbé pour agir. Résumons la situation : il n'avait aucun problème à inviter des hommes qui lui plaisaient pas plus que ça mais quand cela touchait un homme qui lui plaisait, il ne faisait rien . Rien du tout. Ah ! se dit Drago, frustré. Il se dirigea vers son bureau, s'assit sur la chaise et laissa tomber sa tête sur le bureau. « Idiot » .
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
Après le délicieuse soirée passait chez ses amis, Harry rentra chez lui et prit une douche. Il se déshabilla dans sa chambre et rentra dans la salle de bain attenante. En passant devant le miroir, son regard s' arrêta sur la fine cicatrice situait au niveau de son cœur. Il passa délicatement le doigt dessus et son regard se fit comme hanté. Il secoua la tête comme pour y chasser les mauvais souvenirs et rentra dans la douche. Il y sortit quelques minutes plus tard et enfila un vieux t-shirt pour dormir. Il se dirigea vers son lit, se coucha et tendit la main pour attraper le livre posé sur la table de chevet. Il l'ouvrit à l' endroit ou il s'était arrêté la dernière fois et commença à lire. Au bout de quelques minutes, il se rendit compte que c'était la cinquième fois qu'il lisait la même ligne. Il poussa un profond soupir et se mit à maudire son meilleur ami. Il posa le livre et se coucha. Quelques heures plus tard, il commença à s'agiter, gémir et prononcer des propos incompréhensibles d'une voix paniquée .
-Nan, s'écria t-il tout en redressant violemment dans son lit.
Là c'était sûr, il maudissait vraiment son meilleur ami.
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
Dans un autre lit, c'est un autre jeune homme qui s'agitait dans son lit tout en gémissant. Il se tortillait dans son lit langoureusement et l'ordinateur posé sur ses jambes finit par tomber à terre.
-Hummm, gémit Drago. Encore.
-Oh mon Dieu, s'écria Drago quand l'ordinateur tombé par terre le réveilla.
Là c'était sûr, il allait invité le Dr Potter à dîner.
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C'est déjà épuisé qu'Harry commença la journée. Après son cauchemar, il lui avait été impossible de retrouver le sommeil. Soupirant face à la journée qui se profilait, il se leva de son lit et alla prendre une douche froide pour l'aider à se réveiller. Au bout de quelques minutes, il sortit, s'habilla et rangea le désordre qui régner dans la cuisine. Il finit par attraper son sac avant de sortir de son appartement et après quelques instants de réflexion, il décida d'aller à l'hôpital à pied. Il s'arrêta devant le starbuck et s'acheta un grand moka, son pêché mignon. Il fit aussi un arrêt au kiosque pour s'acheter le journal du jour qu'il se mit à feuilleter avant de se remettre en route. Le journal atterrit dans son sac et Harry espéra qu'il aurait le temps de le lire. La troisième guerre mondiale pouvait se déclarer qu'il ne l'apprendrait que quelques jours plus tard . Un sourire se dessina sur ses lèvres à cette expression mainte fois répété par Dean. Il arriva à l hôpital un peu plus joyeux et réveillé qu'à la sortie de son appartement. Il salua la standardiste, qui était différente remarqua t-il, et monta dans l'ascenseur. Arrivé à son étage, il fut hélé par une infirmière qui voulait savoir si les transmissions pouvaient commencer.
-Je mets ma blouse et on y va, répondit-il tout en décrochant ladite blouse de son porte manteau.
Il la passa et suivit l'infirmière jusqu'à la salle de soin.
-La nuit est terminée ? Demanda t-il à sa collègue.
-Enfin, répondit le Dr Martin. Ça a été la folie cette nuit.
-Me dit pas ça, gémit Harry.
-Désolé mais cette nuit il y a eu deux entrées dont une femme à l'état préoccupant.
-Si ça na te dérange pas, on en parle après les transmissions des autres patientes ?
-Pas de problème, je ne suis plus à ça prés.
-Allez-y mesdames je vous écoute.
Une quinzaine de minutes plus tard et après avoir été informé de l'état de ses patientes, le Dr Martin et Harry sortirent de la salle et se dirigèrent vers la salle des internes. Il s'assirent à la table et le Dr Martin commença le bilan de la nuit.
-Mme Dubois, 26 ans, à 19 semaines d'aménorrhée qui est entré par les urgences pour crises convulsives graves. Tension à 18/10.
-Toxémie gravidique ?*
-Et nous avons un gagnant ! On lui a administré un anti-convulsivant et on l'a mis sur anti- hypertenseur.
-OK, elle se sent comment ?
-Sous le choc. Je pense qu'elle ne réalise pas encore très bien. Tout s'est passé si vite qu'elle n'a pas encore encaissé les événements de cette nuit.
-J'irais la voir en fin de matinée et en fonction de l' entretien je ferais passer un psychologue.
-Bonne idée. Le bébé est sous monitoring et pour l'instant il est stable. L'échographie était normale et on surveille sa tension toutes les demi heures.
-Ok, je referais une échographie et si la tension est stable je baisserais la surveillance tensionnelle à toutes les heures.
-Cela me paraît bien.
-La fonction rénale ?
-Urée/Creat correct. Pas de problème au niveau de la fonction rénale.
-Bien et la deuxième entrée ?
-Mme Pratt, 33 semaines d'aménorrhée, entrée à 3h10 via les urgences avec une cyanose, tachycardie et dyspnée.
-Embolie pulmonaire ?*
-Bingo. Doué Dr Potter, le complimenta sa collègue.
-Merci, merci, sourit Harry.
-Un gaz du sang a été fait qui montre une hypoxie* et une hypocapnie*. Elle est passé au bloc opératoire où elle a été thrombolysé*. Actuellement état stable, mise sous anticoagulant, oxygénothérapie et antalgique. Elle était encore dans les vapes à 8h.
-Pff.
-Comme tu le dis.
-Et le bébé ?
-Sous surveillance monitoring et échographie journalière. Pour l'instant il est stable, pas de complication.
-En espérant que cela dure.
-Amen. Bon je te laisse, je vais dormir, déclara le Dr Martin tout en baillant...ce qui fit bailler Harry.
-Déjà, se moqua sa collègue.
-Mal dormi.
-Des folies de ton corps ?
-Non, dit Harry crispé.
-Désolé c'était déplacé.
-Pas grave.
-Allez je te laisse. Bonne journée.
-Et toi bonne nuit.
-Elle va être bonne.
Elle sortit de la pièce avant de revenir :
-Je te les laisse en bonne état alors tu as intérêt à ce que je les récupère ce soir dans le même état, le taquina t-elle. Et pas une de plus.
-J'essayerais, sourit Harry, mais je te promets rien.
Harry prit les deux dossiers des nouvelles patientes et les consulta. Une fois fait, il retourna dans la salle de soin et tomba sur ses internes.
-Bonjour tout le monde. Qui travaille du côté des grossesses pathologiques aujourd'hui ?
-Moi.
-Moi.
-Et moi.
-Parfait quel entrain dis donc. C'est parce que c'est votre dernier jour ?
-Malheureusement.
-Comme vous le dites.
Devant l'air interrogateur de ses subordonnés, Harry précisa :
-Dés demain j'aurais de nouveaux internes qu'il me faudra reformer alors que je viens à peine d'en terminer avec vous.
-On peut rester plus longtemps nous.
-Bien sûr que non vous avez encore des tas de choses intéressante à voir et étudier avant de choisir une spécialité. C'est pour ça qu'il vous faut changer de service.
-J'aime bien l'obstétrique moi, dit le Dr Cunnigton.
-Je sais, répondit Harry en la regardant. Et je me ferais un plaisir de vous accueillir dans mon service.
-Vrai ?
-La lettre de recommandation est déjà en sécurité dans mon bureau.
-Merci, rougit-elle.
-De rien. Mais rien ne vous y oblige à revenir. Gardez l'esprit ouvert .
-Promis.
-Bien. Allez direction la salle d'interne.
-Pourquoi ?
-Parce que je vous l'ordonne et pour fêter dignement votre dernier jour avec du chocolat et de la boisson.
-Champagne ?
-Certainement pas . Vous êtes en service.
-Qui ne tente rien à rien, sourit Paul.
-Effectivement.
Ils s'assirent à la table et Harry sortit le chocolat et les boissons du frigo qu'il avait déposé hier matin. Il les déposa sur la table et chacun se servit.
-Alors qu'avez vous pensé de la gynécologie-obstétrique ?
-Que c'est plus compliqué et plus dense que l'on pourrait penser, se lança un interne.
-Que soigner une femme enceinte c'est le bordel. Enfin compliqué, se reprit Ben.
-Développe.
-Quand la mère est malade, on veut la soigner mais le bébé est aussi à prendre en compte. Résultat les trois quarts des traitements sont à bannir. Ce qui rend la tache plus ardu.
-Que la prise en charge psychologique est aussi importante que la prise en charge médicale ou chirurgicale. Qu'une future maman qui ne va pas bien est un fœtus qui ne va pas bien, dit le Dr Cunnignton.
Harry la regarda et sentit la fierté l'envahir. Sans aucun doute, cette jeune interne était fait pour la gynécologie-obstétrique. Ils continuèrent à en débattre une dizaine de minutes avant que Harry les interrompe avec un retentissant :
-Bon on y va jeune gens, allons travailler. Des futurs mamans nous attendent.
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
C'est légèrement excité que Drago Malefoy commença sa journée. Après son rêve, il en avait refait plusieurs mais ceci s'étaient avérés plus doux, plus romantique. D'ailleurs cela lui faisait un drôle d'effet parce que ce n'était vraiment pas dans ses habitudes de rêver de ballade à deux, main dans la main, de câlin devant la télévision et de cuisine à deux. Et si la réalité était aussi douce que dans ses rêves , il signait tout de suite. Il était enfin prêt pour une relation de couple, son cœur était prêt à s'ouvrir à l'amour et rien que pour ça il devait un grand merci au Dr Harry Potter. « Allez, arrête de rêvasser, il est temps de se lever » se secoua le jeune homme. Il se leva et se dirigea vers la salle de bain dans le but de prendre une douche, froide, très froide même pour se remettre les idées en place et faire redescendre la pression. Une fois fait, il se vêtit d'un jean, d'un polo et d'une veste de costume. Il alla dans sa cuisine, se prépara un copieux déjeuner qu'il avala en un rien de temps. S'il y a un repas qu'il ne pouvait sauter, c'était bien le petit déjeuner. Il prit son ordinateur portable, ses clés de voiture et sortit de l'appartement. Il sortit de son immeuble, se dirigea vers le magasin à deux pas de chez lui et acheta le journal des finances. Une fois le journal dans son sac, il rejoignit sa voiture et arriva quelques minutes plus tard à son travail. Il gara sa voiture, y descendit et pénétra chez la Malefoy Compagnie. En passant devant le bureau de sa secrétaire, il prit le courrier qu'elle lui tendit sans même lever les yeux du dossier qu'elle consultait et pénétra dans son bureau. Il ferma la porte, s'assit et décrocha le téléphone avant de taper un numéro de téléphone .
-Bonjour bureau de Mr Malefoy.
-Bonjour Hélène.
-Bonjour Drago. Que me vaut le plaisir de cet appel ?
-L'envie de vous saluer en ce début de journée, sourit Drago.
-Désolé mon grand, j'étais plongé dans un dossier.
-J'ai remarqué.
-Je dois te laisser, mon patron est un tyran, il faut que tout soit irréprochable.
-Envoi le balader s'il t'embête ce tyran de patron.
Hélène eut un petit rire avant de raccrocher le téléphone. Drago en fit de même avant de sourire. Quand il avait remplacé son père à la tête de l'entreprise familiale, elle avait tenu à rester pour lui faciliter ses débuts. Et son aide avait été précieuse. Par conséquent, Drago la bichonnait. Fleur, chocolat, repos, quasiment rien ne lui était refusé. Il sortit l'agenda de son tiroir et regarda les rendez-vous de ce jour. Et bonne surprise, aucun rendez-vous cette après-midi. Ce qui veut dire qu'à 13H maximum, sa journée serait terminée. C'était tellement rare qu'il comptait bien en profiter. Il sortit le journal et y jeta un coup d'œil. Alors qu'il débutait son analyse, un de ses collaborateurs entra et lui tendit un dossier tout en le saluant.
-Bonjour Mr Malefoy.
-Bonjour. C'est le dossier Humple ?
-Oui.
Drago le consulta et hocha la tête.
-Bon boulot.
-Merci.
-Je vous laisse gérer la suite.
-Pardon ?
-Oui, le dossier est bien ficelé à vous de prendre rendez-vous avec le PDG et de décrocher le contrat.
-Mais...
-Pas de mais. Vous êtes là depuis deux ans, il est temps parce que même si votre boulot est irréprochable, il vous faut évoluer. Là vous faîtes du sur place.
-D'accord.
-Au boulot alors, sourit Drago.
-Je m'y mets.
-Je reste à votre disposition si vous avez besoin d'une aide quelconque.
-Merci.
-C'est normal. Vous devriez vous en sortir.
Tout du moins, il l'espérait. Marc sortit du bureau et Drago soupira. Il se leva de son fauteuil, prit les dossiers posés sur le bureau et sortit de la pièce.
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
Vers midi, Drago rejoignit l'hôpital. Il fallait absolument qu'il trouve le médecin et qu'il l'invite à sortir sinon il finirait par devenir fou. Ce matin, il lui avait été bien difficile de rester concentrer sur ses dossiers et sur les propos de ses différents interlocuteurs qui avaient dû le trouver dans la lune, bien que personne n'ait eut le courage de le lui faire remarquer. Quand il ne se remémorait pas sa rencontre avec le Dr Potter, des flashs de son rêve lui envahissaient l'esprit. Ce qui vous vous rendez bien compte ne favorisait absolument pas la concentration. Arrivé devant l'hôpital, il se gara sur le parking, sortit de sa voiture et alla vers l'entrée. Il prit l'ascenseur et arriva quelques secondes plus tard dans le service de sa meilleure amie. Il se posta devant la secrétaire et demanda à parler au Dr Potter. Elle leva les yeux vers lui, le regarda de haut en bas et de bas en haut et continua à tapoter sur le clavier, sans répondre.
-Sale conne, dit Drago éberlué tout en tournant les talons. Il aperçut le panneau « Salle de soins » et il s'y dirigea tout en lançant à la secrétaire :
-Je compte sur vous pour expliquer aux infirmières pourquoi je les dérange dans leur travail pour une information aussi capital.
Au moment où il arrivait au bureau, il vit le Dr Potter au bout du couloir, suivit de deux collègues. Il le rejoignit et l'interpella.
-Bonjour Mr Malefoy.
-Bonjour Dr, sourit Drago dont le cœur s'affola à l'entente de cette voix.
-Vous venez voir votre amie ?
-Pas vraiment. A vrai dire c 'est vous que je venez voir.
-Moi ? Demanda Harry dont le rouge commença à monter aux joues.
-Oui vous.
-D'accord. Dr Cunnington, Dr Leroy allait en chambre 118 posé le monitoring cardiaque s'il vous plaît, demanda Harry en se tournant vers ses deux internes. Manière pour lui d'obtenir un peu d'intimité avec Drago.
-Pas de problème Dr Potter.
-Merci. Alors que puis-je faire pour vous ?
-J'aimerais vous inviter à déjeuner.
-Déjeuner ? Balbutia Harry dont le cœur manqua un battement.
-Oui vous savez l'action qui consiste à remplir son estomac de différents aliments. Vous mangez bien le midi, non ?
- Et même le soir, répondit Harry à la boutade lancée. Pour ce qui est du midi quand j'ai le temps oui, je mange. Et j'ai le temps aujourd'hui, rajouta Harry devançant ainsi la question de Drago.
-Alors ? Insista Drago, anxieux.
Harry resta silencieux quelques secondes et finit par sourire.
-Maintenant ça va ?
-C'est parfait, approuva Drago avec un grand sourire.
-Allons à mon bureau que je puisse changer de veste.
-Allons-y.
Ils allèrent au bureau d' Harry, le jeune médecin enleva sa blouse, l'accrocha au porte manteau situé derrière la porte et prit sa veste noire.
-On peut y aller.
-Je vous suis.
-Bien.
Harry passa devant Drago et ce dernier ne put s'empêcher de le détailler. Si le Dr Potter était tout à fait charmant avec sa blouse, Mr Potter était superbe. Son jean bien taillé lui allait à merveille et s'accordait parfaitement à sa chemise blanche et la veste noire. Il était terriblement classe dans cette tenue. Drago arriva à la fin de sa contemplation quand il arrivèrent devant les ascenseurs.
-Je peux vous demander des nouvelles de Pansy ? L'interrogea Drago.
-Bien sûr. Son état se stabilise et j'ai bon espoir de lui faire atteindre les 37 semaines, sourit Harry, touché par l'inquiétude qu'il voyait poindre dans le regard de ce futur parrain.
-Merci.
-Je ne fais que mon travail. Il me semble vous l'avoir déjà dit.
-Je sais mais..Drago s'arrêta cherchant ses mots.
-Je comprends, le coupa Harry.
-J'en suis sûr, murmura Drago.
Ils se fixèrent quelques secondes avant que le ding de l'ascenseur les interrompe. Toujours en silence, ils entrèrent dans la cabine. Les portes s'étaient presque refermées quand une main s'interposa entre elles.
-Dr Potter ?
-Oui Dr Peterson ?
-Puis-je vous parler d'un patient ?
-C'est urgent ? Pour tout vous dire j'allais déjeuner.
-Non ce n'est pas urgent. J'aimerais juste un avis extérieur avant de mettre en place un traitement.
-Pour le petit Nathan ?
-Comment vous avez deviné ?
-Seamus, un infirmier, m'en a parlé hier soir.
A ces mots, Drago Malefoy fronça les sourcils et il ressentit un petit pincement au cœur .
-On se donne rendez-vous pour 13H30 ? Proposa le Dr Peterson.
-Si ça ne te dérange pas, je préférerais 15H30 ? On aura plus de temps pour en parler à ce moment là.
-Pas de problème. J'avais pensé faire venir le Dr Jacobson.
-C'est une bonne idée. Après tout, c'est lui l'oncologue.
-Ok je l'appelle alors.
-Parfait, à tout à l'heure.
-A tout à l'heure.
-Désolé, s'excusa Harry en se tournant vers Drago.
-Ce n'est pas grave et puis nous sommes encore dans l'enceinte de l'hôpital.
-Exact mais même en dehors se sont des choses susceptibles d'arriver, sourit Harry.
-Je devrais pouvoir m'en accommoder.
-Bien, approuva Harry.
L'ascenseur s'arrêta et ils en descendirent tout en se souriant.
-Alors où va t-on ?
-Je vous propose le petit restaurant qui se trouve à deux pas de l'hôpital. Et je vous assure tout de suite que ce n'est ni un fast food ni un lieu où se rassemble les médecins le midi.
-Me voilà rassuré et j'accepte de manger à ce restaurant à deux pas de l'hôpital. On prend quel voiture ?
-Vous rigolez ? Demanda Harry tout en souriant.
-Pourquoi ?
-Je vous ai dit que le restaurant était à deux pas.
-Et alors ?
-Et alors ? Répéta Harry. Alors, on y va à pied. Vous verrez c'est tout prés.
-D'accord, soupira Drago.
-Vous n'aimez pas marcher ?
-Je n'ai pas l'habitude dirons-nous.
-Vous avez tord. Il n'y a rien de mieux et en plus cela nous ouvrira l'appétit.
-J'en prends note. Allons-y.
-On va passer par le petit parc, vous verrez c'est très agréable.
-Je vous fait confiance.
-Bien, sourit Harry.
Ils arrivèrent à l'entrée du parc et le traversèrent en silence. Drago songea qu' Harry avait raison. C'était agréable de marcher sous le soleil, au milieu d'un parc raisonnant de cri d'enfants et de rire. Agréable et reposant. Cela l'était d'autant plus qu'il était accompagné d'un homme qui lui plaisait beaucoup. Il tourna son regard vers son compagnon et son cœur battit à coup redoublé. Harry était en train de regarder deux enfants se tenant la main avec un grand sourire plein de tendresse. Il se tourna vers lui et Drago fut frappé une nouvelle fois par la beauté de ses yeux. Sous l'action du soleil ses yeux brillaient de milles feux.
-On continue ? Lui demanda doucement Drago.
-On y va.
Il continuèrent pendant quelques minutes avant qu' Harry ne s'arrête devant une vitrine et s'exclame avec un grand sourire.
-Tadam !
-D'après ce cri je suppose que c'est le restaurant dont vous me parliez ?
-Vous êtes très perspicace Mr Malefoy.
-Moquez vous de moi allez-y.
Harry éclata de rire et Drago le suivit.
-Bon on rentre ?
-Je vous suis.
Ils rentrèrent dans le restaurant et Drago fut frappé par le charme que dégageait la petite salle. Ils s'installèrent à une table au coin de la pièce et un serveur vint immédiatement prendre leur commande. Harry et lui se saluèrent sous le regard surpris de Drago qui regarda Harry en haussant un sourcil. Harry ne répondit pas à cette question silencieuse et commanda un plat du jour. Drago jeta un coup d'œil au menu et fit de même. Une fois le serveur éloigné, Harry daigna s'expliquer :
-Je suis médecin.
-Ah, s'exclama Drago sans comprendre.
-Comme je suis médecin quand je viens ici je passe en priorité. Et je peux me garer n'importe où en plus.
-Être médecin a vraiment des avantages sympa, rit Drago.
-Pas sur tous les tableaux, le contredit Harry crispé.
-Je vois ça, dit Drago en hochant la tête.
Harry le regarda dans les yeux et devant la profondeur de ce regard gris, il sentit ses mains tremblaient. C'est le serveur qui interrompit cet échange en apportant le plat.
-Tenez Dr Potter.
-Merci.
-Merci Paul.
-Mais de rien tout le plaisir est pour moi.
Tout en prenant ses couverts, Harry reprit la conversation.
-Alors Mr Malefoy que faîtes vous dans la vie ?
-Et si on se tutoyait ? Proposa Drago.
-Ça me paraît être une bonne idée. Alors que fais-tu dans la vie Drago ?
Drago n'avait jamais aimé son prénom. Un prénom trop peu commun donc difficile à porter pendant l'enfance et l'adolescence. Pourtant quand il entendit son prénom sortir de la bouche de cet homme en face de lui, une flambée de désir le transperça. Il n'avait jamais rien entendu de si doux que son prénom prononcé par Harry. Et une nouvelle flambée de désir le submergea quand il s'imagina Harry gémir ce même prénom.
-Drago ?
-Pardon je réfléchissais, dit Drago tout en secouant la tête de gauche à droite.
-Elle m'avait l'air pourtant facile comme question.
-Pas vraiment non, c'est assez laborieux à expliquer.
-Essayez.
-Très bien. J'ai repris la direction de la compagnie familiale fondé par mon grand-père. Et avant que vous ne le pensez, j'ai commencé au bas de l'échelle. Mon père ne m'a pas fait de cadeau. Il a même été plus dur et intransigeant avec moi qu'avec les autres employés.
-Normal, votre père savez que vous seriez dans le futur le directeur de cette société. Il devait donc être inflexible pour obtenir le meilleur de vous.
-Ce que j'ai compris mais au début nous sommes souvent entrés en conflit sur ce sujet.
-Normal et tout à fait prévisible. Ah, soupira Harry, la jeunesse.
-Exactement, approuva Drago.
-Et c'est quel genre de compagnie ?
-Une entreprise d'architecture et d'ingénierie un génie civil.
-Quelle est la différence entre les deux ?
-Les architectes conçoivent des plans, dessins et autres et les ingénieurs en génie civil vont en sorte que ces projets soient réalisables. L'un ne va pas sans l'autre et d'habitude c'est une compagnie pour un domaine et une autre pour l'autre. Nous, on fait les deux.
-Ce qui nécessite plus de travail pour toi.
-Effectivement mais en même temps ça facilite les choses. Tout le monde se trouve dans la même entreprise donc moins de conflits, les choses vont plus vite et c'est plus simple pour ceux qui demandent nos services. Ils s'adressent à une compagnie et non à deux ce qui est bénéfique et leur fait gagner du temps. Et puis, les architectes travaillent avec les ingénieurs en génie civil et pas en concurrence. Bien entendu ce n'était pas l'objectif premier de mon grand-père.
-Et lequel était-il ?
-Gagner plus d'argent.
-Effectivement les deux domaines servent la même poche.
-Yep, acquiesça Drago. Tu as tout compris.
-Ça a l'air quand même intéressant.
-Oui, soupira Drago.
-Tu n'as pas l'air convaincu, remarqua Harry.
-C'est pas vraiment ce que je souhaitais faire, bosser avec de grandes entreprises qui veulent plus d'immeuble, créer des centres financiers, des bâtiments en fer...
Le serveur apporta la carte des desserts et les deux hommes commandèrent. Quelques minutes plus tard ces deux desserts étaient sur la table.
-Ça a l'air...
-Terriblement ennuyeux et sans intérêt.
-Alors pourquoi le fais-tu ?
-Pour toi, c'est normal de penser ça mais moi j'aime vraiment ce boulot bien que parfois je me demande l'intérêt de la chose.
-Et qu'est ce qui te plais dans ce boulot ?
-De voir les choses sur papier prendre forme, parfois cela peut paraître surréaliste. De partir de pas grand chose et d'arriver à une structure ayant différentes fonction. Être l'investigateur de ça procure un sentiment particulier.
-J'ai comme l'impression que tu t'es perdu en route.
-C'est un peu ça.
-Il est temps de te retrouver alors.
-Trop tard, j'ai les deux pieds dedans maintenant.
-Il n'est jamais trop tard Drago.
-Tu es psychologue aussi ?
-A certaine occasion oui.
-C'est une bonne qualité.
-Pas pour tout le monde.
-Ces gens là ne savent pas ce qu'ils ratent. Des ignorants qui ne savent pas apprécier les bonnes choses.
Harry sourit, incertain.
-Et si nous parlions des désavantages de votre travail évoqués tout à l'heure maintenant.
-Horaires, fatigue, pression, responsabilité pour ne citer que ça.
-Pourquoi continuez alors ?
-Je suis maso j'adore ça !
Drago éclata de rire.
-Non plus sérieusement j'aime tout simplement mettre des bébés au monde. Je trouve ça magique même après tout ce temps et puis chaque accouchement est unique et nous réserve des surprises. Et j'adore le visage des parents quand il rencontre leur enfant pour la première fois.
C'est le serveur qui interrompit de nouveau leur conversation quand il débarrassa la table.
-Il va falloir que je retourne travailler.
-Très bien je vais payer l'addition et on pourra y aller.
-On va payer l'addition, rectifia Harry.
-C'est moi qui invite c'est moi qui paye.
-Voyons Drago, je comptais manger ici de toute façon.
-Laissez moi régler l'addition Dr Potter.
Harry le regarda dans les yeux et finit par abdiquer face à la détermination présente dans les yeux de son compagnon. Harry avait la sensation que cela tenait vraiment à cœur à Drago.
-Très bien, je vous attend dehors.
-Merci.
Harry sortit du restaurant et regarda Drago se dirigeait vers le bar et payait l'addition. Une fois fait, Drago le rejoignit dans la rue et ils se remirent en route pour rejoindre l'hôpital.
-J'ai passé un très bon moment.
-Moi aussi Drago. C'était très agréable.
-On pourrait remettre ça, proposa Drago, les mains tremblantes.
-Ça me ferait plaisir, acquiesça timidement Harry. Vraiment très plaisir.
-Très bien, tu es libre quand ?
-Je suis en repos ce week-end si cela te convient.
-Vendredi soir ?
-Je ne préfère pas, vendredi je serais à l'hôpital et comme tout les avant veille de week-end je ne sais pas ce qui peut se passer et je risque de finir tard surtout que c'est moi de garde.
-Samedi soir alors.
-Samedi soir c'est parfait.
-Très bien, se réjouit Drago.
Il sortit un bout de papier, un crayon et il écrivit son numéro de téléphone avant de la donner à Harry. Harry le prit et hésita quand à la marche à suivre.
-C'est pas contre toi Drago, commença Harry, c'est juste que... Harry ne sut comment finir sa phrase sans vexer son partenaire.
-Je comprends ne t'en fais pas.
-Je ne pense pas. Comme je te l'ai dit ce n'est pas contre toi mais je préfère attendre.
-Pas de problème Harry. Je peux attendre.
Harry le regarda dans les yeux et un petit frisson le traversa quand il vit l'intensité des yeux de Drago. Il fouilla dans sa poche et en sortit une petite carte.
-Tenez.
Drago fronça les sourcils.
-C'est le numéro de mon bureau.
-Merci.
-De rien. Ce n'est pas grand chose, vous ne pourrez pas me joindre quand je ne travaille pas mais comme je travaille beaucoup vous devriez donc pouvoir m'avoir une fois ou deux.
-J'ai l'impression que pour vous c'est grand chose justement, remarqua Drago.
-Bonne impression. Longue histoire.
-D'accord, je vais vous laisser.
-Moi aussi. Bonne journée Drago.
-A vous aussi Harry.
Ils se regardèrent et se sourirent avant de se séparer. Et c'est la cœur plus léger qu'ils retournèrent travailler.
Toxémie gravidique : hypertension artérielle qui apparaît le plus généralement lors du seco trimestre de la grossesse et qui s'accompagne d'une protéinurie. Cela peut avoir plusieurs complications grave notamment une insuffisance rénale aiguë.
Embolie pulmonaire : obstruction brutale d'une des branches de l'artère pulmonaire ou l'artère pulmonaire elle même par un caillot.
Hypoxie : diminution de la quantité d'oxygène distribuée par le sang aux tissus
Hypocapnie : diminution de la quantité de gaz carbonique dans le sang
Thrombo€yse : destruction du caillot sanguin
