Hey tout le monde! Mais, si, je vous assure, ça fait trois mois qu'on s'était pas vus! Si! En tout cas, moi j'hibernais, alors je sais pas...
Bon, JOKE IS OVER, c'était magnifique, je sais. Après une semaine et des poussières d'attentes, voici le chapitre 7. J'espère qu'il vous plaira... enfin, non, je SAIS qu'il vous plaira. Vous lirez, et vous saurez.
Un chapitre assez triste, malheureusement, vous êtes à bonne école. En même temps, cette partie est difficile, vous vous en doutiez. Surtout pour moi, pauvre fan de Shikamaru que je suis.
Enfin, je vous laisse avec mes jérémiades : disclaimer à Masashi Kishimoto, ainsi qu'à Shungiku Nakamura. Bêta-lecture de sasunarufann.
HAVE A GOOD READ!
THE WAR OF PUBLISHERS – Seconde partie
CHAPITRE 7
Depuis que je suis né, je suis entouré. Par ma famille, bien que je la méprise, par mon frère, par les filles qui me suivent où que j'aille, par de simples lèches-bottes.
Seulement, depuis que moi et l'idiot on ne peut plus se voir, c'est comme si je me retrouvais définitivement seul. Au fil des jours qui s'écoulent, je me rends compte que sans lui, le temps est vraiment long. Je m'ennuie comme je ne me suis jamais ennuyé auparavant. Je n'ai même plus envie de lire.
J'ai juste envie de sentir son épaule contre la mienne, d'entendre à nouveau sa voix insupportable, ses piques toujours aussi puériles, de voir son sourire débile. J'arrive pas à comprendre pourquoi. Ce mec n'est pas mon ami. C'est un imbécile.
Et pourtant, quand je pense que je ne lui parlerai plus jamais, je me sens tout bizarre. C'est comme si mon ventre se transformait en béton armé et me pesait, comme si une boule se coinçait dans ma gorge. Et mes yeux me piquent.
Merde... je crois bien qu'à cause de ce crétin, je me suis mis à pleurer.
Quitte à vivre une déchirure, j'aurais préféré être physiquement déchiqueté.
Keiichi Maebara – Higurashi no naku koro ni
Ino et Temari se trouvaient ensemble quand elles l'apprirent.
Elles parlaient de choses sans intérêt, leur semblait-il. Tout ce qui s'était déroulé avant cet instant avait été effacé de leur mémoire. Elles savaient juste que c'était au moment où le téléphone d'Ino avait retenti, et que celle-ci avait répondu, que tout leur univers avait parut basculer, se briser comme une bouteille de verre qui glisse lentement vers le sol.
« Ino, ton portable sonne. » lui fit remarquer Temari, sirotant son café.
La blonde émergea en vitesse de la cuisine pour se précipiter sur son mobile hurlant à la mort. Elle décrocha, à moitié haletante et pressée par le temps, car le lait ne devait pas déborder de la casserole et il fallait qu'elle veille au grain.
« Allô? »
Au bout du fil, elle perçut un faible reniflement. Intriguée, elle en oublia momentanément sa casserole et observa le nom de son interlocutrice.
« Sakura, c'est toi? »
Sa meilleure amie eut besoin de quelques secondes pour s'éclaircir la gorge et parler :
« I-Ino, dit-elle, semblant profondément bouleversée. Tu es avec Temari? »
Elle cilla légèrement, surprise et un peu inquiète.
« En effet, elle est avec moi. Ça va? »
A nouveau, il y eut un blanc. Elle entendit Sakura parler à quelqu'un en couvrant vainement le micro du téléphone.
« S'il te plaît, dis-lui, je ne peux pas...
– Sakura, je ne la connais pas assez-
– J'ai dit s'il te plaît, Naruto. » insista-t-elle, visiblement au bord des larmes.
Ino resta sans voix. Elle ne saisissait pas ce qu'il se passait, mais la cadence de son cœur s'accéléra. Elle eut subitement très peur. Lentement, ses pas la ramenèrent vers la cuisine où elle se remit face aux fourneaux pour surveiller le lait qui chauffait.
Elle reconnut le son brouillé d'un téléphone qui passe d'une main à une autre, et c'est quelqu'un de totalement différent qui s'adressa à elle :
« Ino? C'est Naruto.
– Salut, dit-elle rapidement. Il y a eu un accident? C'est l'Akatsuki? Qu'est-ce qu'ils ont fait? Tout le monde va bien? »
Sa tirade ne fut pas interrompue. Naruto la laissa terminer toutes ses questions. Une fois qu'elle eut fini, il répondit d'une voix grave et solennelle :
« Je suis désolé, Ino. Asuma-san a été tué la nuit dernière. »
Ses yeux s'écarquillèrent. Temari arriva dans son dos, et posa une main sur son épaule.
« Eh, ça va? Qu'est-ce qu'il se passe? »
De là où elle se trouvait, elle put entendre la phrase suivante de l'éditeur.
« Ils pensent que Shikamaru a fait ça. »
La seconde blonde fronça les sourcils, et s'apprêtait à insister afin d'obtenir sa réponse. Mais Naruto termina, tandis que le lait dégoulinait lentement sur les parois extérieures de la casserole :
« La police est venue l'arrêter ce matin. »
Et tout ce qui suivit ne fut que silence. Les deux jeunes femmes ne purent que rester ébahies, terrifiées, tandis que la voix de Naruto s'éteignait avec la communication.
En appuyant sur la touche raccrocher, Naruto ferma les yeux, puis chercha Sakura du regard. Elle était assise sur sa chaise, les pupilles tournées vers le sol et les épaules vaguement tremblantes. Face à elle se trouvait Lee, un mimique de pure réflexion inscrite sur son visage. Sasuke était dans le couloir, le téléphone vissé à l'oreille.
Et à côté de Lee, personne. Une chaise vide. Rien.
Il serra vivement les poings et reposa le portable de Sakura sur son bureau. Il la fixa encore quelques secondes, puis s'approcha maladroitement d'elle pour la prendre dans ses bras. Il vit depuis l'extérieur Sasuke lui jeter un petit coup d'œil, puis hocher la tête avant de se détourner.
L'heure n'était pas à la jalousie immature. Un de leurs collègues, de leurs amis, venait de se faire appréhender au beau milieu du rez-de-chaussée. Il était accusé d'avoir tué son propre professeur. Celui qu'il considérait comme un deuxième père. Sa rage ne fit que grimper d'un cran, et il posa une main sur les cheveux de Sakura qui ne fit que se serrer un peu plus contre lui, frémissante.
« Ne t'inquiète pas, chuchota-t-il. Tout va s'arranger. Shikamaru va s'en sortir, ils vont bien se rendre compte qu'il ne peut pas avoir fait ça. Bon sang, comment peut-on le suspecter? »
Il sentit que dans ses paroles, il essayait avant tout de se rassurer lui-même. Il devait se persuader que ce n'était qu'une méprise, que jamais Shikamaru n'aurait pu le tuer, que c'était de la folie. Il ne le connaissait que depuis quelques mois, mais il savait que c'était un type droit, intelligent. Et puis, pour quelle raison aurait-il tué l'homme qui lui avait tout appris? C'était tout bonnement grotesque.
Sakura acquiesça et renifla une nouvelle fois avant de le repousser doucement, lui faisant comprendre d'un seul coup d'œil qu'il n'avait pas à se faire de la bile pour elle. Il lui fit un petit sourire, puis se redressa pour voir arriver Sasuke dans la pièce. Tout le monde fit de même, prêt à écouter n'importe quelle nouvelle dans l'espoir qu'elle serait bonne. Cependant, en voyant le visage grave de Sasuke, ils comprirent que ce n'était pas le cas.
« Ils disent avoir trouvé de nombreuses preuves démontrant sa culpabilité. Tant qu'ils n'auront pas d'autres suspects, ils ne pourront pas le laisser partir.
– Des preuves? manqua s'étouffer Sakura. Mais qu'est-ce qu'ils racontent? Shikamaru n'aurait jamais rien fait à Asuma, d'où sortent ces indices en carton? Il n'y a même pas à tergiverser, ce n'est pas Shikamaru, c'est absurde! »
Sasuke secoua la tête :
« Bien sûr que oui c'est aberrant, mais ce n'est pas à moi qu'il faut dire ça, c'est aux policiers. Et puis, à partir du moment où ils ont des preuves qui leur paraissent tangibles, nous n'avons pas notre mot à dire, c'est normal qu'ils agissent ainsi.
– Normal!? s'écria-t-elle, se levant brusquement de son siège. Ne plaisantez pas avec ça, Uchiha-san, ce n'est pas normal! C'était son maître!
– Je n'ai pas dit que j'étais d'accord avec ça, Sakura, tenta-t-il de l'apaiser tout en gardant une certaine autorité. Je ne fais qu'énoncer les faits, et penser avec pragmatisme. Et tu devrais en faire autant, ce n'est pas en répétant des choses que nous savons tous que nous pourrons avancer.
– C'est une question de principe, Uchiha-san!
– Je sais tout comme toi que Shikamaru n'a pas tué Asuma! s'énerva l'éditeur en chef. Mais se mettre en colère ne servira à rien, essaie de comprendre! Shikamaru s'en sortira, mais avant ça il faut aborder la situation avec calme, et si tu n'en es pas capable, sors d'ici. »
Naruto vit clairement le poing de Sakura trembler, et il l'attrapa par les épaules avant qu'elle ne fasse un geste qu'elle regretterait.
« Ne lui parle pas comme ça, Sasuke! rétorqua Naruto, ne se préoccupant pas du fait qu'il le tutoyait devant ses collègues. On ne peut pas tous prendre du recul par rapport à la situation aussi facilement que toi. » il se tourna vers l'éditrice. « Tu devrais aller te rafraîchir un peu. Tu veux que je t'accompagne aux toilettes? »
Sakura était en pleine rage mais hocha la tête. Ils se dirigèrent vers le couloir, tandis que Sasuke et Naruto se jetaient un regard en se croisant.
Ils marchèrent jusqu'à la salle de bain, devant laquelle il dut l'abandonner vu qu'il ne pouvait entrer dans celle des femmes. Elle laissa néanmoins la porte entrouverte pour qu'il puisse lui parler depuis l'extérieur, tandis qu'elle se passait de l'eau sur le visage.
« N'en veux pas trop à Sasuke, lui dit-il alors qu'elle coupait l'eau. Il fait ça pour nous.
– Pourquoi tu le défends? gronda-t-elle en s'adossant au mur en carrelage à côté des lavabos. Je sais que vous êtes fous amoureux, mais ce n'est pas une raison! »
Il choisit de ne tout simplement pas relever sa seconde phrase.
« La relation qu'on a tous les deux n'a rien à voir, Sakura. Je suis de son avis, même s'il n'a pas suffisamment de tact.
– Du tact? » elle roula des yeux. « Ce n'est même plus ça, vu la façon dont il en parlait on aurait dit qu'il s'en fichait totalement! »
Elle vit la porte s'ouvrir légèrement et Naruto apparut dans l'entrebâillement.
« Il ne s'en fiche pas, Sakura. Il en a l'air, mais tu sais comme moi que ce n'est pas le cas. Ici, tout le monde tient à Shikamaru, et Sasuke n'échappe pas à la règle. Je ne suis pas là depuis longtemps et je me sens concerné par cette histoire ; alors même s'il ne le montre pas, je ne peux pas imaginer qu'il ne soit pas chamboulé. »
Sakura baissa la tête, les sourcils toujours froncés, mais lâcha :
« Peut-être. Mais tout de même, il pourrait essayer d'agir comme un humain, pour une fois.
– Là, je suis tout à fait d'accord avec toi. »
Elle déglutit et posa ses mains sur le rebord du lavabo, ses mèches encore un peu mouillées perlant une goutte d'eau ou deux. Au fur et à mesure des secondes, de plus en plus tombèrent, et Naruto comprit que ce n'était plus ses cheveux qui en étaient responsables. Il referma la porte, son cœur semblant peser plusieurs kilos dans sa poitrine.
Naruto retourna lentement vers son bureau, préférant laisser Sakura seule et ne sachant tout bonnement pas comment il pourrait faire pour la rassurer. Il valait mieux qu'elle laisse les vannes ouvertes pendant quelques minutes et tout irait bien mieux ensuite.
En revenant, il trouva ses collègues toujours à la même place. Sasuke lui adressa un coup d'œil auquel il répondit d'un haussement d'épaule. Le brun se mit à le fixer avec un peu plus de malaise au fond des pupilles, et Naruto détourna pudiquement le regard.
Ils n'avaient pas parlé depuis plus de trois jours. Ce matin, ils s'étaient rendus au travail sans échanger un mot, merci l'heure de pointe. Leur dernière conversation trottait encore dans son crâne, et ses questions n'avaient toujours pas disparu même avec le départ d'Hinata.
Il savait que Sasuke n'était pas n'importe qui pour lui, sans être capable de se prononcer sur la nature de leur relation, de leur lien. Ça avait longuement occupé ses pensées, mais il n'avait pas trouvé de réponse. La solution aurait été bien évidemment d'en reparler avec lui, mais quelque chose l'en empêchait, comme si une barrière les séparait encore.
Cette question d'avenir lui fichait la frousse. Et dès qu'il se sentait prêt à affronter son vieil ami, ses paroles revenaient habiter ses pensées.
A présent, il était impensable de discuter. La situation était critique, leur histoire n'y avait pas sa place. Pour le moment, il ne devait plus se poser de questions pour dire trois mots à Sasuke. Un de leurs camarades était dans un sérieux pétrin, ce qu'il se passait entre eux ne devait pas interférer. Il y aurait un temps pour cela. Mais plus tard.
Et, heureusement pour lui, Sasuke n'était pas idiot, et d'un seul regard il avait pu comprendre qu'ils réfléchissaient de la même façon. C'est sur cette idée un tant soit peu plaisante qu'il dût se remettre au travail, tout comme ses collègues.
Elle n'y croyait pas. Elle ne pouvait y croire. A ses yeux, tout ceci n'était qu'une immense farce, rien qu'un jeu; et bientôt ses amis surgiraient de derrière les murs en lui criant ''surprise!''. Ce n'était qu'une mascarade, des faux semblants. Rien de tout ça n'était réel. C'était un rêve. Un cauchemar.
Elle était incapable de prononcer le moindre mot, de bouger un seul doigt. Sa stupeur était si grande que la Terre aurait pu s'effondrer sous ses pieds, elle ne l'aurait pas remarqué. La frayeur faisait frémir ses bras, elle avait froid, elle avait mal. Tout était si douloureux.
La mort. La peur. L'incompréhension. La souffrance. L'injustice.
Elle ne suivait plus rien de ce qu'il se passait. La dernière chose qui la reliait à la réalité était cette main qui tenait la sienne, celle de Temari, si chaude contre sa paume. Elle tentait vainement de la rassurer, de lui dire que tout se passerait bien.
Mais c'était inutile. Parce que même si Shikamaru s'en sortait, les choses ne changeraient pas pour Asuma, ce professeur qui avait réussi à faire aimer la littérature aux trois pires élèves de sa classe, et qui avait continué de les épauler, malgré les années qui s'étaient écoulées. Il était... mort. Et ne reviendrait pas.
Ino sentit un sanglot secouer sa poitrine et porta une main à son visage, lâchant une plainte. Temari l'observa, la gorge serrée et les yeux humides. Rapidement, ses pupilles dévièrent sur le paysage qui défilait derrière la vitre. Elles n'étaient plus bien loin. Elle voyait le commissariat à une centaine de mètres.
La mangaka s'interdisait de penser à ce qu'elle venait d'apprendre. Elle devait rester forte, ne pas pleurer, ne surtout pas pleurer. Ino n'était pas en état, ne pouvait absolument rien dire, mais quelqu'un devait savoir ce qu'il s'était passé. Si elle avait pu, elle aurait laissé Ino chez elle, mais elle était incapable de lui lâcher la main.
Alors elle vidait sa tête. Elle refusait de le laisser vagabonder au point qu'elle ne commence à élaborer divers scénarios plus horribles les uns que les autres. Elle ne voulait pas commencer à imaginer des coups du sort pénibles qui, elle le savait, dès qu'ils auraient été pondu dans son esprit, ne voudraient plus en sortir.
Elle devait rester focalisée sur une seule chose, la plus importante, et qu'elle ne devrait jamais oublier.
Il n'a rien fait.
Rien de plus. Ne pas commencer à énumérer pourquoi, comment. C'était un simple fait qu'elle connaissait pertinemment. Il n'avait rien fait. Absolument rien. Pas lui, pas Shikamaru.
La voiture de patrouille ralentit, et un policier vint lui ouvrir la porte. Il lança un petit regard à Ino, et, un peu désarçonné, dit :
« Euh, vous voulez qu'on la ramène-
– Non, répondit sèchement Temari. On y va toutes les deux. »
Elle tira un peu brusquement sur le bras d'Ino qui se raidit, mais finit par la suivre. Main dans la main, elles franchirent les portes et se rendirent lentement là où on voulait qu'elles aillent.
Ino gardait le visage baissé, tandis que la mangaka observait du coin de l'œil les policiers qui suivaient leur avancée du regard. Dans un couloir, puis autour d'une machine à café, dans une salle de travail; à chaque fois ils se redressaient vers elles, et Temari ne s'attardait pas sur eux.
Parce que si elle les avait regardés plus longtemps, ils auraient fini encastré dans un mur. Et elle ne pouvait pas aller en prison. Pas maintenant.
Déglutissant durement, et tentant d'ignorer les yeux plaqués sur elle, ou bien sur Ino, elle passa une nouvelle porte. Son escorte se stoppa. Temari releva ses pupilles qui tombèrent sur deux policiers les fixant avec un mélange de pitié et de dépit. Elle fronça les sourcils et voulut de dire quelque chose, malgré sa gorge serrée.
« Vous... » elle s'éclaircit la voix. « Vous êtes ceux en charge de... l'enquête? »
Elle sentit la main d'Ino trembler légèrement, et la pressa un peu plus.
« Oui. Je suis Hagane Kotetsu, et voici Kamizuki Izumo. » l'autre homme lui fit un bref signe de tête. « On m'a rapporté que vous aviez expressément demandé à nous voir.
– On dirait que ça vous surprend? » gronda-t-elle, mauvaise. Elle n'aimait pas la façon dont ces inspecteurs les dévisageaient.
Izumo soupira :
« Mademoiselle, nous savons pourquoi vous êtes ici. Seulement, si nous vous présentons bien évidemment nos sincères condoléances, il n'y a rien que vous puissiez faire. »
Son sang ne fit qu'un tour, elle lâcha enfin la main d'Ino et s'avança vers l'inspecteur Kamizuki pour lui attraper le col.
« Rien!? Vous vous foutez de ma gueule? »
Elle fut immédiatement entourée de toute part, et reculée contre un bureau par un des nombreux policiers présents dans la pièce. Temari vit l'un des hommes poser une main sur son arme de fonction, mais Kotetsu l'arrêta.
« Lâchez-la. Et d'ailleurs, sortez, laissez-nous. »
Les autres policiers lui envoyèrent quelques œillades courroucées, auquel il répondit d'un regard noir, puis ils sortirent un à un de la pièce, penauds, les laissant tous les quatre.
Izumo réajusta son col.
« Quel est votre nom?
– Sabaku Temari, répondit-elle froidement.
– Temari-san, reprit-il. J'ai bien compris que vous êtes persuadée que votre ami est innocent-
– Je le sais.
– Peut-être, mais ce que nous avons, ce sont des preuves, des preuves formelles. Je suis navré, vous ne pouvez pas faire grand chose, du moins tant que ces preuves sont valables. »
Elle sentit à nouveau son sang bouillir, et crut bien que son poing allait entrer en contact avec la mâchoire de l'autre homme, quand la petite voix de Ino intervint :
« Comment ça, tant qu'elles seront valables? »
Kotetsu ferma les yeux, tandis que la mangaka se tournait vers Ino, ébahie.
« Je peux vous accorder une seule chose, mesdemoiselles. Nous pouvons vous laisser écouter son interrogatoire, à condition que vous répondiez à quelques questions avant. Histoire de vérifier ce qu'il nous dira, évidemment. »
Temari déglutit, mais hocha péniblement la tête. A ses côtés, elle sentit Ino se raidir, puis murmurer :
« Je vais le faire aussi. »
Les deux hommes acquiescèrent de concert, puis Izumo se dirigea vers la porte et fit signe à Ino de le suivre. Un peu inquiète, Temari lança un regard peu amène à celui qui emmenait son amie, mais Ino lui fit un petit sourire, du genre : ''te tracasse pas pour moi, imbécile''.
Elle aurait du mal à ne pas le faire. On allait lui poser des questions sur Asuma, et sa mort. Ça ne pourrait pas bien se passer. Absolument plus rien ne pouvait bien aller de toute façon.
Il faisait si sombre, dans cette cellule. Il n'y avait passé qu'une demi-journée, et il se sentait déjà épuisé. Il avait l'impression de se noyer dans un pot d'encre de chine, son univers était comme transformé en noir et blanc. La peur qui lui tordait l'estomac devenait chaque minute plus difficile, et savoir qu'Asuma avait disparu ne faisait qu'aggraver sa souffrance.
Il était mort. Il avait été tué, sans aucune raison si ce n'est l'atteindre lui, et l'obliger à travailler à l'Akatsuki.
Il était horrible. Asuma était mort à cause de ses conneries, et jamais il ne se le pardonnerait. Il aurait dû accepter, même si ça signifiait abandonner tout le monde, au lieu de vouloir jouer le héros sans peur.
Après de longues heures à fixer le mur, un policier arriva à sa cellule et ouvrit lentement la porte grinçante. Il reconnut le gros policier qui l'avait mené jusqu'à sa nouvelle baraque, et avait aussi prit son portable, son portefeuille ainsi que tout ce qu'il portait sur lui au moment de se faire arrêter, sauf ses vêtements. Cependant, il se doutait que bientôt, sauf s'il y avait un miracle et qu'il était libéré, ceux-ci lui seraient aussi retirés pour être remplacés par les immondes tenues de prisonnier.
Le policier lui attacha les menottes aux poignets, puis l'intima de le suivre sans tergiverser. Bien qu'ayant très envie de frapper l'autre homme en lui assurant qu'il était plus qu'innocent, il la ferma et le suivit, bien gentiment, tout comme il aurait dû le faire quand l'Akatsuki avait toqué à sa porte.
Il traversa de nombreux couloirs, ayant l'impression qu'ils ne se finissaient jamais, qu'ils étaient des centaines, des milliers. Jusqu'au moment où une porte se trouva face à lui. Et il entra.
La lumière artificielle des néons agressa ses iris, tant elle était vive et tant il en avait manqué pendant toute cette journée passée en cellule. On le poussa vers une chaise, devant une table, et il s'assit, le visage fermé. Il lança un bref coup d'œil à la pièce, et roula des yeux en voyant le miroir sans tain qui lui faisait face. Une porte, à l'opposé de celle par laquelle il était entré, s'ouvrit et laissa apparaître un homme en costume, visiblement un inspecteur.
Il inspira longuement, tandis que le policier s'asseyait face à lui. Il leva vers lui des iris fatigués, un peu amers, et attendit que l'homme se lance en affichant un petit sourire en coin :
« Auriez-vous voulu jouer les Kira, Nara Shikamaru-san? »
L'éditeur lança un regard noir au policier :
« Je ne suis pas d'humeur à plaisanter, inspecteur.
– Ce n'est pas ce dont j'ai l'impression. Vous n'avez même pas d'avocat, donc je me pose des questions, Shikamaru-san. Et mon nom est Hagane Kotetsu. »
Il fronça les sourcils tout en détournant les yeux :
« J'y ai fait appel, pour autant je tiens à me défendre moi-même pour le moment, maugréa-t-il.
– Et pourquoi ça?
– Parce que je suis totalement innocent. »
Les yeux du policier le vrillèrent de part en part :
« Et rien ne me le prouve. »
Il ferma les paupières, et gronda :
« Je veux savoir quelles sont les preuves qui font que vous me suspectez.
– Nous n'avons pas seulement des preuves, mais aussi un témoin qui vous a vu sortir et re-rentrer sur la scène du crime à l'heure présumée du meurtre. »
Shikamaru serra les poings.
« Je suis sorti de chez lui vers 23h, je n'y suis pas rentré une nouvelle fois. Et je l'ai quitté quand son cœur battait encore, évidemment. »
Kotetsu haussa un sourcil, puis la porte se rouvrit. Izumo, une grosse pochette marron sous l'aisselle, passa le bâillement et vint s'asseoir aux côtés de son coéquipier. Son fardeau fut posé sur la table, et il dévisagea le prisonnier.
« Je suis le deuxième assigné à cette enquête, Kamizuki Izumo, et–
– Je veux connaître les preuves qui m'accusent, répéta-t-il, plus sombre que jamais. C'est dans mes droits Miranda, vous êtes obligés de me répondre. »
Le nouvel arrivant soupira, puis ouvrit sa pochette pour en sortir plusieurs sachets plastiques ainsi que des photos. Il les étala sur la table, Shikamaru fronçant petit à petit les sourcils, ses yeux restant fixés sur le visage mort d'Asuma, à la morgue.
« Nous avons respectivement : des cheveux retrouvés sur le corps, des empreintes digitales sur l'arme du crime, sa cravate, et puis votre présence à l'heure du meurtre. Vous vous rendez compte que tout vous désigne coupable? »
Ses pupilles roulèrent vers les preuves, tandis que la boule dans sa gorge s'intensifiait. Il ne lui fallut qu'une demi-seconde pour faire le lien entre ses propres cheveux, face à lui, et sa brosse manquante. Et dans sa corbeille en papier se trouvait le courrier qu'il avait ouvert, avec ses mains nues, et donc couvert de ses empreintes.
Il n'avait plus aucun doute maintenant. La personne qui était entrée chez lui avait tué Asuma.
« Pourtant, vous n'y croyez pas, n'est-ce pas? » murmura-t-il d'une voix rauque, plongeant son regard sombre dans les pupilles méfiantes des policiers.
Après un petit silence, l'un d'entre eux s'esclaffa légèrement :
« En effet. Des témoignages affirment que votre tête est bien faite. Après que deux personnes aient attesté de votre visible intelligence, nous avons du mal à croire que vous ayez pu faire des fautes aussi bêtes, et surtout que vous ayez laissé quelqu'un témoigner de votre présence.
– Dans ce cas, libérez-moi.
– N'allez pas trop vite en besogne. Nous avons en effet quelques incertitudes, pour autant tout vous dénonce coupable, et devant un jury absolument rien ne pourrait vous sauver. Et un témoin vous a bien vu retourner chez lui. »
Déglutissant, il marmonna :
« Et qu'est-ce qui pourrait me faire acquitter?
– Que quelqu'un prouve votre innocence, ou que ces preuves sont fabriquées; sinon que nous découvrions qui chercherait à vous faire porter le chapeau. »
Shikamaru plissa légèrement les yeux, restant méfiant face à ces hommes qui pouvaient l'emprisonner s'il faisait un seul faux pas.
« On s'est introduit chez moi il y a quelques jours. »
Immédiatement, les deux hommes parurent plus intéressés. Il leur expliqua rapidement son raisonnement, et surtout la disparition d'une de ses brosses.
« Vous en avez quatre? Quelqu'un peut-il en témoigner?
– Non, soupira-t-il. Comme si c'était le genre de choses dont ma famille ou mes amis sont au courant...
– Avez-vous une idée de qui ça pouvait être? »
Il inspira, et murmura :
« Non. »
Les policiers l'observèrent longuement, puis Izumo annonça :
« Votre procès est dans trois mois maximum. Si d'ici là, rien ne permet de vous disculper, vous savez ce qui vous pend au nez. »
Shikamaru hocha lentement la tête, tandis que les deux inspecteurs se relevaient, et que le même gros policier revenait le prendre par le bras. Avant que les hommes ne sortent, il souffla :
« Temari, Ino, ne vous inquiétez pas. Je vais m'en sortir. »
Kotetsu écarquilla les yeux, et remarqua que son regard restait fixé sur le miroir sans tain. Un petit sourire amer étira une des commissures de Shikamaru, il repartit affronter les ténèbres.
« Deux rencards en une semaine? Est-ce mon anniversaire ou va-t-il neiger? »
Sakura s'assit en soupirant face à Sai, dans ce petit restaurant italien de Roppongi dont il lui avait parlé.
A chaque rendez-vous, elle se disait que celui-ci serait le dernier. Mais pourtant, elle se retrouvait toujours à téléphoner au brun, quelques semaines plus tard, pour qu'ils retournent déjeuner ou dîner, que ce soit simplement professionnel ou par plaisir. Et là, c'était clairement car elle avait eu envie de le voir pour se changer les idées, et ne pas parler travail.
Un peu ailleurs, ils commandèrent néanmoins un plat, et se mirent à parler de tout et de rien, sans s'attarder à essayer de se connaître l'un et l'autre. Au bout d'un moment, Sai dit :
« Au fait, est-ce que je dois te demander ce qui te préoccupe, ou bien est-ce impoli? »
Elle fronça les sourcils, et maugréa :
« Ce qui est impoli c'est la manière dont tu demandes la permission.
– Je préfère ça plutôt que de risquer de me faire frapper. Tu es plutôt violente, comme fille, tu sais. »
Quelques traits de son visage se crispèrent sous la colère, et elle mordit dans sa part de pizza.
« Je n'ai pas envie d'en parler. Pas avec toi. »
Il l'observa quelques instants, puis revint à son assiette de spaghettis en souriant.
« Quand tu le dis comme ça, on dirait que tu me détestes vraiment.
– A qui le dis-tu. » marmonna-t-elle.
Il s'esclaffa :
« C'est un peu vexant.
– Moi, vexante? Excuse-moi, mais moi je ne t'ai pas traité de boudin.
– Tu étais très laide, ce soir-là.
– En plus, tu en rajoutes. »
Un rire cristallin lui échappa :
« Ce que je m'amuse, avec toi.
– Tu es le seul, je te rassure, grogna l'éditrice.
– Mais oui, mais oui, répondit-il avec sollicitude. Et c'est pour ça que c'est toujours toi qui rappelle pour sortir.
– Si tu te sens obligé de venir quand je te le demande, sache que je ne t'ai forcé à rien. »
Il leva ses doux yeux noirs vers elle et murmura :
« Non. Si tu me le proposes, je viens, c'est la moindre des choses. Mais si tu ne veux plus me voir, je ne te rappellerais pas. Sinon, j'aurais l'impression d'être un harceleur. »
Un instant, elle ressentit une petite pique dans son estomac.
« Je n'en vaux même pas la peine, alors?
– Ce n'est pas ça. C'est plutôt que si tu ne veux plus me voir, je m'y ferais. Je serais un peu triste, mais je n'en mourrais pas, c'est la vie. »
Elle dévia son regard, gardant un sourire malgré qu'il soit un peu tordu.
« Tu serais triste? Ça m'étonne de toi. Après tout, qu'est-ce que ça peut te faire? On ne sort pas ensemble, et nous ne sommes pas non plus amis.
– Tu sais que techniquement, si, nous sortons ensemble. Du moins, je vois les choses de cette façon. »
Elle rougit un peu, gardant ses yeux détournés.
« Si tu restes au sens propre du terme, peut-être. Mais on se connaît à peine, comment pourrait-on sortir ensemb– » elle se reprit rapidement. « Comment pourrait-on être en couple? Et puis, ce n'est pas comme si tu m'intéressais.
– Ça ne me dérangerais pas d'essayer. »
Sakura écarquilla un peu les yeux, et les braqua lentement vers Sai qui continuait de la fixer, sans aucune gêne dans ses obsidiennes.
« Pardon?
– J'ai dis que je ne serais pas contre le fait de te connaître un peu mieux. Pourquoi pas, après tout. On est sorti environ cinq fois tous les deux, mais je ne sais rien de toi si ce n'est que tu es l'éditrice de Bleach, que tu as bientôt la trentaine et un caractère de cochon.
– T'es pas mieux, je te signale! » s'exclama-t-elle.
Il garda son regard vrillé dans le sien.
« Je n'ai pas l'occasion de voir beaucoup de monde, avec mes études et mon boulot. Je t'aime bien, alors j'aimerai te connaître, c'est logique. Pas dans les moindres détails, juste certaines choses. »
L'éditrice prit sa fourchette et commença à tracer machinalement de petits dessins sur sa pizza qui refroidissait.
« Je ne vois pas vraiment ce qui serait intéressant à dire sur moi, marmonna-t-elle.
– Tu pourrais commencer par me dire qui était Sasuke. » proposa-t-il en avalant une bouchée de pâtes, comme si c'était le sujet le plus banal du monde.
La main de Sakura se contracta sur sa fourchette.
« Sasuke est de l'histoire ancienne, je ne veux pas en parler.
– Je proposais ça comme ça. J'avoue que ça me titille depuis quelques temps. Mais sinon, je ne sais pas... Tu peux me parler de ce que tu fais le week-end, des endroits où tu allais en vacances, de tes années étudiantes. C'est sur ce genre de conversations que se basent les rendez-vous amoureux, il me semble.
– Sauf qu'on est pas amoureux. »
Il sourit plus franchement.
« C'est comme ça qu'on le devient, Sakura. Enfin, ajouta-t-il. J'ai lu ça quelque part. »
Elle entrouvrit légèrement sa bouche, puis baissa la tête et lâcha son couvert.
« Sai, je ne cherche pas de relation en ce moment. Je me remets déjà de quelque chose qui a duré assez longtemps. »
Il haussa un sourcil :
« Sasuke? »
Elle ferma les paupières.
« Je t'ai dit que je ne voulais pas en parler, fit-elle plus sèchement.
– Je pose simplement une question.
– Eh bien ta question manque de tact, avec ce que je viens de te dire! »
Sai sembla se fermer un peu, et termina son assiette. Son sourire s'était effacé.
« Tu es une femme horriblement compliquée.
– Et toi un gamin qui ne sait pas quand se taire. »
Il étrécit ses yeux. Sakura était clairement irritée, et l'heure n'était plus aux petites piques. Il n'aimait pas la voir comme ça.
« Tu recommences, soupira-t-il.
– Quoi?
– A être laide. »
Elle serra les poings, et les plaqua sur la table qui trembla un peu.
« Tu dépasses les bornes. Parfois tu peux être sympa, mais j'en ai vraiment assez.
– Arrête de penser à Sasuke, et peut-être que j'arrêterai de te dire ça. » répliqua-t-il.
Les muscles de son visage se tendirent, et elle siffla :
« Tu ne sais rien de ce qu'il s'est passé, et de ce qu'il se passe, d'accord? Je ne pense plus à Sasuke, en ce moment c'est toi qui m'énerve!
– Non, tu es énervée depuis que la conversation a dérivé sur Sasuke. Moi, je n'y suis pour rien, je voulais simplement que tu m'en parles tranquillement, vu que tu avais soit-disant oublié cette histoire. Mais, visiblement, ce n'est pas le cas. »
Elle se leva, à bout, et prit son manteau.
« Merci pour ce dîner. Tu payes le tout?
– Bien évidemment.
– Dans ce cas, bonsoir. » termina-t-elle froidement avant de tourner les talons et de sortir du restaurant, sous le regard inquisiteur de Sai.
« Tu m'écoutes, Naruto? »
Le blond sortit brusquement de ses pensées, ayant été surpris par Tsunade. Il baissa rapidement les yeux pour se rendre compte que sa nourriture était déjà tiède. Il balbutia une ou deux excuses et apporta le riz à ses lèvres.
« Tu sembles soucieux. Il t'est arrivé quelque chose? »
Il avala sa gorgée, puis baissa la tête, reposant doucement ses baguettes sur la table. Il déglutit, les pensées confuses et soupira :
« Désolé. En fait, ce matin... »
Il lui raconta à peu près ce qu'il s'était passé il y a plusieurs heures, mangeant un peu tandis que Tsunade l'écoutait attentivement en attendant que son plat arrive. Ne s'étant pas vus depuis plusieurs mois, ils s'étaient retrouvés pour dîner dans un restaurant chinois. Cela aurait dû être un entrevue chaleureuse, où ils auraient parlé de leur vie au cours de ces dernières semaines, de leur train-train quotidien; seulement, tout ce qui s'était déroulé le matin-même venait assombrir l'humeur de Naruto.
« Encore l'Akatsuki, pesta Tsunade. C'est à croire que ça ne finira jamais. Moi qui croyait que tout irait mieux pour vous, étant donné qu'ils avaient arrêté d'agir...
– C'est encore pire que les dernières fois. Là, ils ont été jusqu'à faire inculper un de nos camarades. » il fronça les sourcils, contrarié. « Je ne leur pardonnerai pas. Cette fois-ci, c'est officiel : ils nous ont déclaré la guerre. Et le pire, c'est de savoir qu'ils ne vont certainement pas s'arrêter là... »
La blonde observa longuement Naruto, plissant un coin de sa bouche.
« On dirait que tu as peur. »
Il serra les poings et se mit à fixer son plat qui refroidissait minutes par minutes.
« Bien sûr que j'ai peur. Un de mes amis est en prison pour un crime qu'il n'a pas commis. Nous sommes totalement innocents dans cette histoire, et l'Akatsuki nous déteste alors que nous ne travaillions même pas tous à la Konoha à cette époque. Notamment Shikamaru.
– Tu veux dire que seul ton éditeur en chef devrait payer?
– Pas du tout! s'énerva-t-il. Il ne devrait rien payer, lui, moi, Shikamaru, personne! Nous n'avons rien fait à part notre travail. »
Elle le dévisagea longuement, les sourcils légèrement froncés. Mais cependant, elle murmura :
« Pourtant, c'est bien ce Uchiha Sasuke qui a fait s'effondrer l'Akatsuki. C'est lui qui est à l'origine de cette haine, et ça ne m'étonnerait pas que bientôt, ce soit lui ou bien un de ses proches qui soit pris pour cible.
– Uchiha-san ne laissera pas ça arriver, rétorqua-t-il. On sortira Shikamaru de derrière les barreaux, et on y mettra ces connards de l'Akatsuki à la place.
– Tu as bien confiance en lui, dis-donc. »
Il s'esclaffa, restant amer.
« Il est cinglé, mais je sais qu'il ne nous abandonnera pas. S'il y a bien quelque chose qu'on peut lui accorder, c'est qu'il est tenace. »
Tsunade sourit à son tour, puis attaqua son plat quand il fut posé devant elle par un serveur.
« Au fait, il paraît que ta fiancée est passée te faire un petit coucou? »
Il roula des yeux :
« Arrête ça, je ne me marierai pas avec elle. On a d'ailleurs mis les choses au point.
– Ah bon?
– Oui. Je... hem... Je lui ai dit que j'avais déjà quelqu'un. »
Les pupilles de Tsunade s'élargirent.
« Et c'était un mensonge? »
Malgré lui, il laissa un blanc se former, tandis que Tsunade écarquillait de plus en plus les yeux. Elle se leva brusquement, plaquant ses mains sur la table, et un grand sourire aux lèvres :
« Tu t'es enfin décidé à t'engager? s'écria-t-elle, ses paroles résonnant dans le restaurant. Il était temps!
– J'ai jamais dit ça! se défendit-il en lui faisant signe de baisser la voix, le rouge montant inconsciemment à ses joues. Disons j-j-juste que... »
Il se mordit les lèvres en voyant les orbes de Tsunade briller. Il savait qu'elle n'attendait que ça, qu'il se trouve enfin quelqu'un. Elle l'avait de nombreuses fois ennuyé avec cette idée, quand il habitait chez elle et Jiraiya, le faisant promettre qu'il lui présenterait la fille en question dès que ça deviendrait sérieux.
Non, il ne pouvait pas lui en parler. Ce n'était pas comme avec Hinata, Tsunade était sa famille. Il ne pouvait pas prétexter avoir quelqu'un alors que toute cette histoire était encore floue.
« Je n'ai personne en ce moment. Désolé. »
Il vit la peine dans les yeux de sa tante de cœur, qui se rassit en soupirant :
« C'était trop beau pour être vrai...
– Désolé, répéta-t-il.
– Ne t'excuse pas, et contente-toi de te marier rapidement, idiot! »
Il fit la moue et recommença à manger son riz cantonais.
« Il faudrait déjà que je me trouve quelqu'un, tu ne penses pas? »
Tsunade haussa les sourcils :
« Mais tu dois quand même te dépêcher, si tu ne veux vraiment pas épouser Hinata.
– Oui, j'ai compris, il faut que je sois en couple, mais attendons avant de penser au mariage, okay? »
La surprise se lut sur les traits de la blonde.
« Naruto, tu sais quand même qu'ils accepteront d'annuler ce mariage uniquement si tu te maries, hein? »
Ses baguettes se figèrent en l'air.
« Comment ça? murmura-t-il, commençant un peu à s'inquiéter.
– Le contrat que tes parents ont signé stipulait que votre union ne serait annulée qu'en cas de mariage de l'un de vous deux avant vos trente ans, ou bien d'annulation venant des signataires du contrat. »
Il pâlit, et l'horreur s'afficha lentement sur son visage.
« T-Tu veux dire que je serais obligé de me marier avec Hinata si je ne le suis pas déjà au bout... d'à peine trois ans?
– Oui, je pensais que tu étais au courant, Naruto! Ils ont donc choisi de te le cacher, ces salopards d'yeux blancs...
– Mais c'est une catastrophe! s'écria Naruto, lâchant ses baguettes pour plonger ses mains dans ses cheveux. Je refuse! Il y a forcément un autre moyen! »
Elle fronça les sourcils :
« N'empêche, au lieu de dramatiser, pense plutôt à te trouver une fille. » répondit-elle laconiquement.
Il commença à se mordiller l'intérieur des joues, réfléchissant à toute vitesse. L'horreur lui tordait l'estomac, et il sentait qu'il n'était plus capable d'avaler une seule bouchée de riz.
Merde, déjà qu'il était troublé à cause de Sasuke, maintenant il devait aussi penser à ça! Toutes ces choses lui tombaient dessus en même temps, et ça s'embrouillait dans son crâne.
Il reconnaissait que Sasuke était important pour lui. Et s'il osait, peut-être que... Cependant, il devait se trouver une fille et l'épouser dans moins de trois ans. Parce que, même s'il le voulait, il ne pourrait jamais épouser le brun. Néanmoins il y avait encore et toujours Sasuke.
Sasuke qui l'aimait, Sasuke qui avait été son meilleur ami, Sasuke qui lui avait permis de sourire, Sasuke qui était là pour lui. Mais Sasuke qui était un mec, Sasuke qu'il ne connaissait finalement que très peu, Sasuke qui était son chef, Sasuke qui était Sasuke.
« Tsunade... Il y a autre chose, en fait. »
Elle releva ses yeux de son plat, étonnée de son ton si solennel.
« Désolé, c'est quelque chose que je n'ai jamais osé te dire... Mais... »
Il ne pouvait pas mentir à Tsunade. Il s'en voudrait jusqu'à la fin de ses jours de briser le rêve de sa tante qui était de le voir devant l'autel. Mais là, tout était trop confus pour qu'il le garde pour lui. Et il avait besoin que quelqu'un l'éclaire.
« C'est un peu plus compliqué que ça... Il se trouve que j'ai retrouvé... » il déglutit. « La personne que j'aimais au lycée. »
Les pupilles noisette de Tsunade s'écarquillèrent, et un petit sourire étira ses lèvres :
« Mais il fallait me le dire, c'est une très bonne nouvelle! »
Néanmoins, en voyant la mine déconfite de Naruto, son sourire se dissipa. Elle attendit qu'il parle, mais en voyant ses yeux baissés et sa bouche qui formait une grimace, elle commença à imaginer le pire.
« Qu'est-ce qu'il y a? Ne me dis pas qu'elle aime quelqu'un d'autre? Elle est mariée, c'est ça? C'est ça qui te pose problème, en fait-
– Non, c'est pas ça, la coupa-t-il rapidement.
– Alors quel est le souci? Elle n'est pas prête à s'engager? »
Il grimaça, serrant les poings sous la table, incapable de relever ses yeux.
« Si. »
Ses sourcils se baissèrent.
« Mais alors, qu'est-ce qui te blo-
– C'est pas une fille. »
Le silence brusque de Tsunade fut assez éloquent pour qu'il comprenne qu'elle devait s'être figée, les yeux grands ouverts. Malgré tout, il passa une main dans ses cheveux et ferma les paupières, inspirant longuement :
« J'ai peur d'être en train de retomber amoureux, Tsunade... »
On vint chercher Shikamaru une nouvelle fois, quelques heures après son interrogatoire. La seule chose que le policier lui dit fut le mot ''visite''. Et un mauvais pressentiment le prit quand celui-ci refusa de lui dire qui était son visiteur.
A partir du moment où il passa la porte, il sut que ce qui allait suivre ne lui plairait pas. Il sut que ce qui pesait sur ses épaules était réel. Il sut qu'il risquait bien plus que la prison. Il risquait la mort. A cause de cet homme.
Ses poings se serrèrent, et la colère l'envahit tout entier. Il se dirigea lentement vers sa chaise et s'assit lourdement dessus. Le policier referma la porte.
Aussitôt, il jaillit de son siège et contourna la table pour attraper son visiteur par le col, même si ses menottes restreignaient ses poignets. Ses yeux luisaient de fureur, et ses poings crispés sur la chemise n'avaient qu'une envie : aller frapper et défigurer le visage de l'homme qui avait tué Asuma. Et qui lui souriait.
« Alors Nara? Tu t'énerves? Je t'avais pourtant prévenu de ce qui t'attendait si tu ne nous rejoignais pas. »
Immédiatement après avoir dit ces mots, l'éditeur de l'Akatsuki attrapa ses poignets et le retourna, pour le coincer contre le bois de la table. Il s'approcha de son oreille et souffla :
« Alors, qu'est-ce que ça fait, de tuer son prof? Ça fait mal, hein?
– Dégagez! »
Shikamaru se décala bien assez vite et mit une distance de sécurité entre lui et l'autre éditeur.
« C'est vous qui l'avez tué, pas moi.
– Ce n'est pas l'avis de la police. »
Le brun inspira longuement, refusant de laisser la colère continuer à le manipuler.
« Comment vous avez fait pour vous débarrasser des policiers? Parce que j'imagine qu'ils ne se trouvent pas derrière le miroir sans tain.
– J'ai des amis influents. En fait, les policiers ne sont même pas au courant que je suis en train de te parler. »
Un rire échappa à l'homme aux cheveux gris, et il tira sa chaise pour se rasseoir.
« Et même si quelqu'un m'apercevait, il ne dirait rien, parce que je suis censé être ici pour mon témoignage. »
Shikamaru resta stoïque, tandis que les battements de son cœur s'accéléraient.
« Eh oui. Je me présente : Hidan, éditeur à l'Akatsuki Shouten, et témoin qui t'as vu sortir puis retourner chez Asuma à l'heure du crime. »
Les pupilles du brun s'élargirent légèrement, et il s'assit à son tour. Il se pinça l'arête du nez et souffla :
« C'était donc bien ça, j'avais vu juste. Tout ça pour que je vienne dans votre entreprise... Vous allez trop loin.
– Tu n'avais qu'à accepter notre proposition, crétin. »
Il serra les poings, et marmonna, la gorge serrée :
« Qu'est-ce que vous voulez de moi, maintenant? »
Le sourire d'Hidan s'élargit.
« Le fait que je sois celui qui témoigne m'apporte deux choses, Nara. La première est que je t'ai mis ici, en taule. La seconde est que, si jamais tu acceptais de venir à l'Akatsuki, je pourrais soudainement me rendre compte que ce n'est pas toi qui est retourné dans l'appart' d'Asuma... Et tu serais innocenté. »
Shikamaru se raidit, tandis que ses yeux écarquillés fixaient un point de la table.
« Il reste les autres preuves que vous avez fabriquées.
– Ça? » il ricana « Ce n'est pas difficile à expliquer. Tu pourrais avoir tenu sa cravate sans l'étrangler pour un paquet de raisons. Tes cheveux s'expliquent vu que tu étais là-bas. La seule chose qui donne un autre sens à ces preuves est ta présence à l'heure du crime, preuve que j'aie apporté. Moi seul peux te sortir d'ici. »
Shikamaru déglutit, puis releva lentement sa tête vers Hidan, plantant ses yeux dans les siens qui restaient condescendants.
« J'étais certain que c'était vous qui aviez fourni un faux témoignage, mais aussi que vous viendriez. Si vous vouliez tellement que j'entre chez vous, ç'aurait été totalement con de me laisser croupir ici jusqu'à la fin de mes jours. Pour cette raison, j'ai dit qu'on était entré chez moi, sans préciser que je savais qui l'avait fait. »
Hidan haussa un sourcil.
« Après ce que vous m'avez dit, je n'ai pas confiance en la police. Je ne vois pas comment je pourrais me fier à eux si certains de leurs membres vous laissent vous balader ici. »
– Alors tu vas faire quoi? Rester ici jusqu'à crever? Tu serais bien mieux à l'Akatsuki, et c'est ta seule chance de pouvoir retrouver ta liberté. »
Un faible sourire étira une commissure de Shikamaru.
« Au début, je me suis dit que j'avais été con de refuser, au risque de mettre en danger mes proches. Mais là, je pense qu'Asuma m'aurait tué si j'avais osé accepter votre offre. »
Hidan resta mué dans son silence, attendant.
« Donc je vais vous répondre, très clairement. »
Shikamaru se leva, ne lâchant pas l'autre éditeur des yeux.
« Allez vous faire foutre. Je ne m'associerai jamais à vous, et je parviendrais à sortir d'ici. Ne me sous-estimez pas, j'ai beaucoup de cordes à mon arc. »
Et dès qu'il eut fini de parler, il s'éloigna, ouvrit la porte malgré ses mains liées, et sortit.
Il fit lentement tourner l'alcool qui était dans son verre, observant le mouvement du liquide brun, et s'esclaffa :
« Tu ne m'avais pas invité à un bar depuis des lustres, Itachi. Soit tu as quelque chose à me dire, soit je suis en train de faire un très beau rêve. »
Itachi leva les yeux au ciel :
« Vous n'êtes pas drôle, Kakashi-san.
– Et toi tu es terriblement ennuyant. »
Le directeur en chef de la Konoha Shouten dévisagea son employé – et ami – du coin de l'œil. Il soupira légèrement, but une nouvelle gorgée de whisky, et demanda :
« Tu es préoccupé par Sasuke, n'est-ce pas? »
Le brun tourna la tête vers son supérieur, les sourcils légèrement haussés.
« Vous êtes perspicace, maintenant? dit-il d'un air purement ironique.
– Je cache bien mon jeu. » répliqua Kakashi, son sourire en coin.
Itachi fit cahoter ses mèches noires de jais avec un petit pouffement.
« Qu'à dit le conseil disciplinaire, concernant l'attitude de Sasuke jeudi dernier?
– Leur baratin habituel, il ne faut pas que ça se reproduise et tout ça. En même temps, c'est en partie grâce à lui que la Konoha est encore là, ils peuvent lui accorder quelques caprices.
– Quand il s'agit des cycles, je peux comprendre, souffla-t-il. Mais là...
– Tu ne vas quand même pas me faire croire qu'il est tristounet à cause d'une fille? » ricana Kakashi.
Un ange passa, et le patron de la Konoha écarquilla lentement les yeux.
« Non...? Uchiha Sasuke-sama s'est vraiment trouvé une poule?
– Mais non... marmonna Itachi, exaspéré par son supérieur.
– Qu'est-ce que c'était que ce silence, alors? »
Itachi garda ses orbes charbon fixées sur son verre. Certes, son patron n'avait pas de mœurs et ne serait pas choqué s'il apprenait que Sasuke, le tombeur de ces dames, était gay; mais il n'allait pas lui en parler. Kakashi avait beau être ce qui ressemblait le plus à une figure paternelle pour eux, il n'avait pas le droit de parler de façon aussi intime de la vie de Sasuke.
« Je suis inquiet pour lui. Je me demandais quand est-ce qu'il se déciderait à se trouver quelqu'un, mais finalement j'aurais mieux fait de m'abstenir. Il n'y a pas plus embêtant qu'un Sasuke amoureux. Et en plus, il tombe sur la seule personne au monde qui ne l'aime pas.
– Sérieusement? Ça existe, une fille qui n'aime pas Sasuke? » il ricana « Je croyais que c'était une légende, et que tout ce qui possédait de l'œstrogène sur cette terre était incapable de lui résister. »
Le commercial roula des yeux. Comment avait-il pu penser une seule seconde qu'il pourrait discuter sérieusement avec Kakashi?
« C'est plus compliqué que ça, Kakashi-san.
– Mais toi, cette histoire ne te plaît pas à ce point là? »
Il releva ses pupilles ébènes vers son patron, et haussa les épaules.
« Je ne veux que son bonheur, et je ne pense pas qu'elle puisse le lui apporter. »
Kakashi l'observa quelques secondes, un sourcil levé, mais sourit en coin.
« Et pourquoi ne pas le laisser aimer qui il veut? Il est assez grand, il n'a plus besoin de grand frère Itachi sur son dos pour s'occuper de sa vie amoureuse.
– Pensez que je suis protecteur si vous voulez. L'amour rend aveugle, et Sasuke n'échappe pas à la règle. Non, c'est encore pire dans son cas, ça le rend aussi sourd. J'ai essayé de lui en parler, mais il ne veut rien entendre. Pourtant, je souhaite juste qu'il soit heureux.
– Mais peut-être qu'il a raison d'y croire, et qu'un jour il le sera? »
Itachi finit son verre, et en commanda un autre.
« Je ne crois ni aux coups de foudre, ni au grand amour. Le problème, c'est qu'il semble que Sasuke si. Je le lâcherais uniquement si elle semble enfin montrer un peu d'affection pour lui, mais ça ne risque pas d'arriver.
– Quel frère poule.
– Je vous ai dit que ça ne m'atteignait pas. »
Kakashi pouffa.
« Et au lieu de l'embêter, tu peux m'expliquer pourquoi tu n'essaierais pas plutôt de convaincre cette fille de sortir avec lui? »
Le brun se renfrogna, et attrapa le verre que le barman posa devant lui.
« Je vous ai dit que c'était une situation complexe.
– Ah, je sais pourquoi! » s'écria soudainement Kakashi, un grand sourire de mauvaise augure aux lèvres.
Stupéfait, Itachi se tourna vers lui. Qu'est-ce qu'il allait sortir comme idiotie?
« En fait, tu es amoureux d'elle, c'est ça? »
Figé, il cligna des yeux, mais ne put empêcher le rire qui monta dans sa poitrine et s'échappa de ses lèvres :
« Non, bien sûr que non. Jamais. »
Les yeux de Kakashi s'agrandirent, l'air de dire ''ben quoi?''
« Elle est si laide que ça?
– Ça n'a rien à voir.
– Alors pourquoi?
– Je pensais que vous étiez devenu perspicace? le railla Itachi, faisant tourner l'alcool dans son verre.
– Allez... Tu ne veux pas me le dire?
– Ça ne vous regarde pas. »
Kakashi finit par abandonner, soupirant.
« Tu es dur, Itachi. Tu as attisé ma curiosité. Maintenant, j'ai vraiment envie de voir à quoi elle ressemble. Je la connais?
– Oui. » s'esclaffa-t-il.
Autant jouer au jeu de Kakashi jusqu'à ce qu'il se lasse. De toute façon, il ne trouverait pas. En tout cas, la réponse positive d'Itachi le motiva.
« Elle est à la Konoha?
– Effectivement. »
Son patron fit mine de réfléchir quelques secondes, se tenant le menton, puis se remit à l'interroger :
« C'est une de nos auteures?
– Sasuke ne côtoie aucune auteure, sauf si Ohba Tsugumi se trouvait être une femme. Mais ce n'est pas ça.
– Haruno-san? tenta Kakashi.
– Elle aimerait bien, mais non.
– Est-ce qu'elle est même éditrice?
– Non. »
S'en suivit une longue liste de prénoms féminins, qui dura bien dix minutes, et à laquelle la réponse était toujours négative.
« Anko?
– Non.
– Moegi?
– Non.
– Koharu?
– … Vous êtes sérieux? » répondit-il, une mine dégoûtée peinte sur son visage quand il repensait à cette vieille peau s'occupant de l'administration.
Il laissa couler son regard sur le comptoir, et essaya de se rappeler du nombre de verres qu'ils avaient écoulé. Il grimaça, puis recula celui de Kakashi, qui devait bien en être à son sixième.
« Votre taux d'alcool mensuel est dépassé, on dirait. Vous racontez vraiment n'importe quoi. »
Le patron de la Konoha lui envoya une œillade mauvaise, mais ne protesta pas.
« Est-ce que cette fille existe réellement? Je suis pourtant persuadé d'avoir dit le nom de toutes les femmes de la Konoha Shouten.
– Eh bien vous avez oublié celle-ci. Maintenant, il est plus que temps de rentrer. »
Kakashi hocha la tête, et alors qu'Itachi remettait son manteau, il sentit les vibrations légères de son portable. Il fit signe à l'homme aux cheveux gris de se taire, et décrocha.
« Allô?
– Hem... C'est bien le numéro de Uchiha Itachi? »
Le brun fronça les sourcils, sceptique. Il avait l'impression de connaître cette voix. Mais d'où, là était la question.
« En effet. Qui est à l'appareil? »
Son interlocuteur s'éclaircit la gorge, et murmura son nom. Itachi laissa l'étonnement l'envahir et sa main se crisper inconsciemment sur son téléphone, tandis qu'au bout du fil, on lui parlait à toute vitesse, tremblant. Il lui répondit quelques mots, puis raccrocha. Il resta longuement immobile, Kakashi le dévisageant avec un peu d'inquiétude.
« Qui c'était? »
Itachi soupira et passa une main dans ses cheveux.
« Mon imbécile de petit frère avait raison. C'est rageant.
– Comment ça? »
Itachi lui fit un bref sourire, puis tapota son épaule.
« La poule de Sasuke se soucie de lui, finalement.
– Eh bien, c'était rapide.
– Taisez-vous... »
Quand la porte s'ouvrit, Temari retint son souffle. Elle ne le regarda pas, refusant de voir ses yeux cernés, et ses mains menottées.
Il avait demandé à la voir expressément, alors qu'il était déjà tard dans la nuit. Elles n'étaient pas sorties du commissariat à cause du temps que ça avait prit pour faire leur déposition, puis d'attendre l'interrogatoire de Shikamaru, et enfin tout le reste de la paperasse, donc là n'était pas le problème. Et puis, elle avait terriblement besoin de lui parler.
Mais pourquoi elle et pas Ino? D'après les enquêteurs, il n'avait même pas négocié pour sa venue, il avait seulement voulu la voir elle. Qu'est-ce qui devait bien se passer dans sa tête? Qu'est-ce qui lui avait prit?
Il s'assit face à elle, elle avait entendu le son de la chaise tirée et du froissement de vêtements. Elle déglutit et attendit qu'il prononce un mot, ce qu'il ne tarda pas à faire.
« Heu... Il n'y a pas de policiers derrière le miroir sans tain, normalement. Je leur ai dit que c'était secret vu que c'était à propos du travail, mais en fait– »
Il n'eut pas le temps de finir, parce que la main de Temari jaillit et vint gifler sa joue. Sa tête partit violemment sur le côté, elle avait de la force mine de rien, et il resta totalement ahuri.
« Pourquoi t'as fait ça? s'exclama-t-il. Ça fait mal!
– C'est de ta faute! ragea-t-elle. C'est quoi ça? Même pas de bonjour! Bordel, j'aurais carrément dû te cogner, espèce de crétin! Déjà que j'étais énervée, alors là... »
Il bugua quelques secondes, tout en haussant un sourcil :
« Attends, tu ne crois quand même pas que je suis coupable...
– Bien sûr que non! Mais j'ai peur, qu'est-ce que tu crois!
– C'est pas toi qui te retrouve en prison, je te signale. »
Elle secoua la tête, et gronda :
« Et puis merde, c'est pas ça le pire! Pourquoi t'as menti aux policiers? On sait parfaitement qui a fait ça à Asuma, c'est l'Akatsuki!
– Je voulais justement te parler de ça, la coupa-t-il rapidement. C'est pour cette raison que je n'ai pas demandé à Ino d'être ici et que j'ai trouvé un prétexte pour que la police n'écoute pas. Je dois te parler de quelque chose... et te demander un immense service. »
Elle cilla, et son inquiétude augmenta.
« Comment ça? Qu'est-ce qu'il se passe?
– Je ne vous en ai pas parlé, et tu dois garder ça pour toi. Samedi, des éditeurs de l'Akatsuki sont venus chez moi et m'ont menacé. »
Les yeux de Temari s'agrandirent.
« Quoi?
– Ils ont dit qu'ils tueraient tous ceux qui m'étaient chers si je ne venais pas dans leur compagnie. »
Doucement, elle porta une main à sa bouche.
« Et j'ai refusé. »
Ses yeux devinrent humides, et elle lâcha :
« Putain de merde, Shikamaru... »
Après toute cette journée à devoir soutenir Ino, à devoir paraître forte pour savoir la vérité, elle craquait, tout simplement.
Les larmes qui roulèrent sur ses joues serrèrent le cœur de Shikamaru, et il se leva, passant maladroitement ses mains liées autour du cou de son amie qui redoubla de sanglots. Elle le serra fort contre lui, tandis qu'il gardait une main sur ses cheveux, lui murmurant des mots rassurants et lui embrassant doucement la tempe.
Il ne pouvait pas lui en vouloir, toute cette histoire avait l'air de n'être qu'un long cauchemar. Et elle était sa seule clé de sortie.
Une fois qu'elle fut calmée, il se rassit face à elle, gardant ses mains dans les siennes, et lui raconta la venue de Hidan et son comparse chez lui, ce qu'ils lui avaient dit, ainsi que leurs menaces. Il finit sur la venue précédente de Hidan, la colère encore fraîche teintant sa voix.
« Je ne peux rien faire d'ici, et je n'ai raconté ça à personne d'autre. Je veux que tu trouves, peu importe ce que c'est, quelque chose qui prouve que les preuves sont fabriquées, ou bien que c'est l'Akatsuki qui tire les ficelles. S'il te plaît.
– Mais pourquoi moi? Je te rappelle que j'ai un manga à écrire, et que c'est pas de tout repos! Pourquoi ne pas demander à Uchiha-san? »
Il fit non de la tête.
« C'est leur cible principale, je suis sûr qu'ils doivent le surveiller, lui. Toi, ce n'est pas le cas. Ils ne savent pas que tu es Ohba Tsugumi. Tu pourras faire des recherches, ils ne le remarqueront pas. Et tu as la clef de chez moi. Tu peux peux-être trouver un indice qui prouve qu'ils sont venus, n'importe quoi. Et puis, ces deux inspecteurs doutent aussi de Hidan, j'ai l'impression...
– Ouais, mais quand même, Death Note... »
Il plongea son regard dans le sien, et sourit en coin.
« Tu vas me faire croire que tu serais capable de faire quoique ce soit de bon sans moi, de toute façon?
– Prends pas la grosse tête, Nara. »
Il se retint de pouffer.
« T'es intelligente, Temari. Et je te fais confiance. Dans le pire des cas, je suis toujours là, je ferai tout pour t'aider. » il serra ses doigts. « Je sais que tu peux le faire. Donc arrête de faire ta modeste, et sauve-moi. »
Elle l'observa quelques secondes, de la tristesse encore au fond des yeux, mais soupira :
« Bien sûr que je vais le faire. Mieux, je leur botterai aussi le cul au passage.
– Pourquoi ça m'étonne pas? »
Elle lui fit une grimace, et pressa aussi sa paume contre la sienne.
« Tu veux faire passer un message à quelqu'un? N'importe qui, tes parents, Ino, tes collègues... »
Il déglutit, et hocha la tête.
« Contacte Uchiha-san discrètement et dis-lui de venir me voir le plus rapidement possible. C'est super important.
– Okay.
– Dis à Ino de ne pas s'en faire.
– T'inquiète, je fais que ça depuis ce matin. »
Il acquiesça :
« Comment va Kurenai?
– Je ne sais pas, je n'ai pas pu lui parler. »
Il se mordilla doucement la lèvre inférieure et murmura :
« Si tu la vois, rassure-la, s'il te plaît. Occupe-toi d'elle à ma place.
– Pas de souci.
– Et toi, ne mets surtout pas en pause Death Note. Même si je ne suis pas là, fais du mieux que tu peux. »
Elle opina.
« Compris. »
Il inspira longuement, puis jeta un petit coup d'œil à l'horloge, le soulagement étirant ses lèvres.
« Juste à temps. »
Ils se lâchèrent les mains, et la porte côté prison s'ouvrit. Il lui fit un dernier sourire avant de suivre le policier jusqu'à sa cellule.
Sasuke était encore au bureau, alors qu'il était déjà une heure du matin. Il devait rester, et s'occuper du mieux possible de tout le travail que causait l'absence d'un de ses éditeurs. Naruto s'en était allé vers 19h en compagnie de Sakura, disant qu'il allait dîner avec une connaissance. De cette façon il n'avait pas de souci à se faire pour le blond.
Malgré tout, du souci, il s'en faisait. Shikamaru, ils s'étaient attaqués à Shikamaru.
C'était insupportable de savoir ça, surtout qu'il était en partie à l'origine de cette attaque. L'Akatsuki savait frapper où ça faisait mal. Sans Shikamaru, il lui manquait un appui solide, une présence d'exception, ainsi que le mangaka qu'il avait sous son aile. Temari perdait beaucoup, Sasuke lui-même ne pourrait pas corriger les planches de la jeune femme aussi bien que son subordonné et ami.
Mais il ne devait pas céder sous la culpabilité ou la tristesse. Il devait garder l'esprit rationnel, et prier pour qu'il soit innocenté rapidement, et surtout qu'ils puissent enfin mettre les éditeurs qui avaient causé tout ça derrière les barreaux. Car s'il ne revenait pas dans la semaine qui suivait, il devrait engager un intérimaire pour le remplacer. Mais personne ne pourrait le faire.
Il était préoccupé, par cette affaire de meurtre, par les menaces de l'Akatsuki, par l'inquiétude irrationnelle de son frère, et par sa vie sentimentale en morceaux. Il avait l'impression que tout se déchirait, et pour de bon. Il ne savait plus quel problème il devait prendre en priorité, comment agir. Lui qu'on désignait comme un ''génie'', il était perdu, désemparé.
Pour autant, il lui était interdit de se laisser abattre. Au moins devant les autres. Il était une figure capitale de la Konoha Shouten, il les avait sauvé de la faillite quelques années auparavant. Et il le referait autant de fois que possible.
Il sentit une vibration contre sa cuisse. Un nouvel appel. Quelqu'un avait déjà essayé de le joindre vingt minutes auparavant, mais il n'avait pas décroché. Il n'avait pas le temps.
Les tremblements s'arrêtèrent, et il put se reconcentrer convenablement. Cependant, il sentit une nouvelle fois son mobile.
Cette fois, c'était un mail. Peut-être important. Soupirant, il rendit les armes et extirpa son portable de sa poche. Il ne regarda même pas qui l'avait appelé, et haussa un sourcil en voyant que c'était Itachi qui lui avait envoyé un message.
''Tu n'es pas chez toi.''
Typique de son aîné, ça. Sous-entendre par une affirmation la question ''où es-tu?''. Il roula un peu des yeux, puis referma le clapet de son téléphone. Il n'était pas d'humeur à d'entendre les nouvelles morales d'Itachi. Il en avait encore pour une heure de travail, s'il était optimiste.
Seulement, à peine eut-il pensé ceci que son portable vibra à nouveau.
''Je suis à la Konoha dans une demi-heure.''
Ses sourcils se froncèrent doucement, et il tapa rapidement :
''J'ai plus d'une heure de boulot qui m'attends. Demain.''
''Fais le maximum en trente minutes.''
Il tira une grimace exaspérée, mais retourna rapidement au travail. Que son frère vienne. Mais il devrait s'attendre à parler dans le vide.
Et en effet, une demi-heure plus tard, des pas se firent entendre dans les couloirs auparavant silencieux de l'entreprise. Sasuke ne décrocha pas les yeux de son ordinateur, toujours occupé à remplir le tableau des dépenses mensuelles de son équipe, tout en calculant d'un autre côté la somme qu'il devrait demander pour le mois de janvier, lors de la fête de la nouvelle année. Ensuite, il devait aller faire des photocopies de tout ça et les distribuer dans les cases à courrier de ses supérieurs. Et, pour finir, la photocomposition de son chapitre, ainsi que celui de Death Note.
Les pas se rapprochèrent, et Itachi se figea à un mètre de lui, près du bureau de Sakura. Il ne leva pas un œil en sa direction, toujours occupé avec son tableau Word, et son ordinateur de fonction qui avait décidé de ramer ce jour-ci.
« Sasuke, tu as eu mon message, j'ai reçu l'accusé de réception. »
Il haussa les épaules, ne se détachant pas de son tableau et tentant de rester concentré.
« Ton travail est si pressé? »
Face au silence de Sasuke, Itachi soupira, puis s'assit sur une chaise.
« Te noyer dans le boulot ne sert à rien, Sasuke, pas à cette heure-ci.
– Tu me déranges.
– C'est le but. »
Sasuke ferma doucement ses paupières, inspirant. Ses doigts s'arrêtèrent de taper.
« Itachi, je suis tout autant impatient que toi de finir de bosser et de rentrer me coucher. Là, maintenant, je fais notre budget, quelque chose que tu m'as donné à faire. Et même si tu m'annonces que le délai est allongé, j'ai encore des photocomp'. Donc prend ton mal en patience et rentre.
– Je n'ai jamais dit que c'était pour demain, Sasuke, et les imprimeurs vous ont laissé jusqu'à demain après-midi. »
Il rouvrit les yeux et plongea ses pupilles sombres dans celles de son frère.
« Je n'aurais pas le temps de finir demain. Et, vois-tu, je n'aime pas faire les choses à la dernière minute. Seuls nos mangakas sont toujours en retard, jamais moi ou mon équipe.
– Eh bien, une fois dans ta vie, tu devrais l'être. »
Exaspéré, Sasuke recula enfin sa chaise de son bureau, et lança un regard courroucé au commercial.
« Itachi, je sais ce que tu veux me dire, et je ne veux pas l'entendre, compris? Oui, je suis à un âge où je dois penser à m'engager; oui, je n'ai probablement pas de futur avec Naruto; oui, j'en ai pris conscience. Et alors? Je n'y peux rien, c'est tout, je l'aime et c'est pas des paroles en l'air. Même s'il finit marié à je-ne-sais quelle fille, je sais que ça ne changera jamais ce que moi je ressens pour lui. »
L'aîné le fixa longuement, imperturbable. Il croisa ses doigts, ses coudes sur ses genoux, et murmura :
« Cher petit frère, ais-je dit, à un seul instant, que c'était moi qui attendais que tu termines de travailler? »
Le brun leva un sourcil, et se tendit, oubliant définitivement son travail.
« Comment ça?
– Éteins cet ordinateur, prends tes affaires, et suis-moi. »
Itachi se releva, puis rangea la chaise qu'il avait emprunté. Après un blanc de quelques secondes durant lesquelles Sasuke ne bougea pas d'un cil, Itachi garda ses yeux fixés sur lui :
« Sasuke, considère que c'est un ordre de ton supérieur. »
L'éditeur finit par obtempérer. Il sentait son cœur tambouriner dans sa poitrine tandis qu'un pressentiment le prenait aux tripes, le faisant suivre son frère sans plus répliquer quoique ce soit.
Ils descendirent dans l'ascenseur en silence, chacun des Uchiha plongés dans leurs propres pensées. Sasuke, déduisant lentement ce qu'il se passait, sortit son portable et regarda rapidement de qui provenaient les appels qu'il avait manqué. Le second était d'Itachi. Mais le premier...
Les portes s'ouvrirent une fois qu'ils furent au rez-de-chaussée, mais Sasuke ne bougea pas. Son pressentiment était juste, à sa grande surprise.
Un appel manqué de ''Crétin''.
Il était adossé au mur à côté de la porte d'entrée et il le fixait, de ses grands yeux bleus si expressifs. Aucune gêne, aucune colère. Juste des dizaines de sentiments contradictoires au fond des pupilles, qui restaient malgré tout ancrées aux siennes.
Sasuke se rendit compte qu'il en avait momentanément oublié de respirer. Il tourna la tête vers son frère qui ne lui rendit pas son regard, et sortit de l'ascenseur avant que les portes ne se referment. Il le suivit inconsciemment, et se planta face à Naruto qui lui fit un bref sourire en coin.
Itachi observa quelques instants les deux autres hommes, puis soupira, ne se sentant vraiment pas à sa place :
« Je rentre chez moi. Je veux le budget mensuel sur mon bureau mercredi matin, Sasuke.
– Ok. » lui répondit simplement Sasuke, les sourcils froncés sous la perplexité de la situation.
Itachi sortit sans plus de cérémonie du bâtiment. Dès qu'il fut parti, Sasuke demanda tout en rangeant son portable :
« Qu'est-ce que tu fais là?
– Je suis pas le seul à risquer ma peau à cause de l'Akatsuki, Sasuke. »
Pas satisfait de cette simple réponse, il resta muet et attendit que le blond poursuive. Ses joues rosirent légèrement, et Naruto passa une main dans ses cheveux en détournant le regard :
« J'ai vu que tu n'étais pas chez toi, et tu ne répondais pas. J'ai appelé ton frère pour savoir si tu étais avec lui, mais ce n'était pas le cas, alors je suis venu ici pour attendre que tu finisses de travailler. Seulement, il a débarqué en disant qu'il te ferait descendre.
– Tu t'inquiétais pour moi? »
Naruto haussa les épaules :
« Va savoir. »
Les battements de son cœur s'accélérèrent, puis Naruto se décolla du mur pour ouvrir la porte d'entrée.
« On rentre? »
Sasuke le dévisagea encore quelques instants, se demandant s'il rêvait. Mais au final, il suivit le blond, un léger sourire aux lèvres. Il n'allait pas refuser une telle proposition.
A suivre...
And, here... we... go! (oui, je suis fan du Joker)
Alors? Réactions? HAHA! Un quasi aveu, vous vous y attendiez pas! Je voulais pas que ce chapitre soit trop lourd, avec les réactions de Temari et Ino, puis Shikamaru en prison... Même si c'est le cas, et que c'est dur, la vie continue, et avance bien pour les deux tourtereaux.
Cette partie renverse totalement la donne, en fait. Dans la première partie, Sasuke et Naruto en prenaient plein leur grade, tandis que Shika et Temari rigolaient et que Sakura et Sai s'engueulaient joyeusement... eh bien pour la deuxième partie, c'est l'inverse!
Dans ce chap, pas de cosplay, gomen. En même temps, ils étaient un peu occupés, nos zigotos... Mais je rattrape la donne dans le chapitre 8.
D'ailleurs, parlons-en. Il va sans dire que l'attente sera plus longue pour le prochain chapitre. Je l'ai envoyé en bêta lecture hier, et il faut de deux semaines à deux mois pour corriger. Surtout qu'il est très très long. Pour vous donner un ordre de grandeur, ce chapitre 7 fait 25 pages. Le chapitre 8 en fait 34. Et initialement, le chapitre 9 en faisait 40 (c'est pour ça que je l'ai coupé en deux).
Et vraiment, je ne plaisante pas, absolument tout est important dans ce chapitre, je ne peux rien couper. Alors je verrais, peut-être que je couperai en deux aussi. A méditer.
Et une dernière chose avant la fin : l'écriture de la partie 2 est officiellement terminée! Et j'en suis à la moitié du chapitre 10, et j'ai abordé l'interlude 2.
Sur ce, je vous dis une dernière chose...
"KYAAAAAH! ÇA Y EST, IL A DIT QU'IL L'AIMAIT, HIIII!"
Réponse à celles qui me diront ça : TECHNIQUEMENT, il ne l'aime pas encore. ...mais bon, je ne vais pas ruiner votre bonheur :D
XXXXXXXXXX
Playlist :
Adele – Skyfall (Chef d'œuvre musical, et allez voir le film qui va avec, il le mérite (et Daniel Craig est sexy :P)
Dexter – Blood Theme
GRANRODEO – Can Do
XXXXXXXXXX
Réponse aux reviews anonymes :
Miss Miserly Pop : Mais ne hurle pas, ce n'est que moi! :D Surtout dans le bus, je m'en voudrais qu'on te prenne pour une folle... J'espère que le POV Sasuke de ce chapitre t'a aussi plu, parce que personnellement c'est mon préféré.
Ça me fait plaisir que tu comprennes ce que j'ai voulu exprimer, parce que (pas tout le monde, évidemment) certaines personnes pensent qu'il est amoureux de Sasuke depuis le début, mais c'est faux. C'est tellement vieux, ancien, qu'il faut du temps pour que ça remonte, et ce que je souhaitais, c'était montrer une évolution précise et de préférence touchante de sentiments enfouis durant des années.
Sasunarufann te répond : Merci, c'est tout un boulot de traquer les fautes avec cette taille de chapitre, mais bon l'auteur en fait déjà beaucoup de son côté aussi :)
BoG, moins bien que WAPU? Mmm, si c'est ce que tu penses. Chacun son avis, et ça me fait plaisir, même si je ne suis pas forcément d'accord.
Pour l'histoire des arts, je t'en prie, mais ne t'inquiète pas, tes profs te le rabâcheront assez cette année :)
Merci pour ta review!
Brooklyn : Pas tuer, pas tuer! Regarde, là-là! Chapitre 7, présent! Bon, chapitre 8 dans plus de temps, mais on va oublier ça, heiin... ;)
Ouais, pauvre Shika... Snif, je suis vilaine avec lui, mais bon, il fallait bien que ça tombe sur quelqu'un, et bizarrement c'était lui à qui j'ai pensé en premier. Et pour l'avancement entre Sasuke et Naruto... tu es fixée :D
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EDIT : Les liens vers les vidéos se trouve désormais sur mon LJ, dont l'adresse est sur mon profil, dans le tag WAPU.
