Titre de la fiction : Double vie

Auteur : Azerty a rapport

Beta lectrice : Sermina

Genre : Yaoi - romance-humour-hors univers

Disclaimer : Les personnage du manga Naruto son l'oeuvre de Masashi Kishimoto, l'univers et Annia sont de moi. Quand aux quatre folles, elles n'appartiennent qu'à elles même.

Réponses aux coms :

On en apprend un peu plus sur le message et son expéditeur dans ce chapitre kira-chan ! Bonne lecture ;)

Pour moi, MrsSimply, un mot c'est une ligne de lettres :p ! Sinon, il y a une faille dans ton raisonnement : qui à dit que s'était sasuke qui la traçait, cette fameuse ligne ?

Tu es très perspicace cc ! Beaucoup de gens se trompent en pensant que c'est Sasuke qui persécute notre petit ange, et bien que ce soit un peu fait exprès, je suis heureuse que tu ais trouvé !

Merci de ton com Gaara no Sabaku ! Je vais partir en chasse des fautes de frappe !

Merci de me suivre yaoi-no-ongaeshi ! Et les coms que tu en poste un, c'est déjà bien !  Et voici donc le nouvel épisode !

Chapitre 8 : Brisé

10H24, amphithéâtre :

Hinata n'avait pas suivit un seul mot du cours. Elle avait essayé, vraiment, mais l'insulte griffonnée sur un bout de papier trottait dans sa tête, comme inscrite en lettre de néon et clignotant avec une ferveur sadique.

« Meurtrière », « salope», « putain », et tous les autres … en tout et pour tout, six messages injurieux depuis seulement deux jours. Et c'était douloureux. D'autant plus que c'était vrai. Elle se sentait mal. Sa tête lui tournait.

Elle avait cru pouvoir s'enfuir. Elle s'était trompée.

Une main sur son épaule la fit sursauter.

- Hinata, tu peux me passer tes notes ?

Les yeux hagards, la jeune femme dévisagea Naruto sans comprendre.

- Il parle trop vite ce vieux prof, je comprends rien de ce qu'il dit !

- Oh ! … o…oui b…bien sûr !

Et elle se re-pencha sur son cahier. Les pages sous sa plume restaient désespérément blanches.

12H05, couloir désert :

- Je ne pensais pas que tu aurais le courage de venir me voir.

Elle tremblait. Tous ses muscles se tordaient dans un même frisson irrépressible, comme si un froid immense s'était emparé d'elle. Elle n'avait jamais été courageuse, et sa volonté n'aurait pas même mérité de porter ce nom si on avait osé la comparer à celle de Naruto. Mais elle devait arrêter ça. Sinon, il risquait d'avoir des problèmes à cause d'elle.

- Je suis venu te demander de ne plus m'envoyer ce genre de mots.

Un rire glacial traversa le couloir désert.

- Et en quel honneur devrais je t'obéir ? Je ne suis plus ton esclave que je sache ?

- Tu ne l'as jamais été.

- La ferme ! Si tu as des remords sur ce que tu m'as fais, c'est le derniers de mes soucis. Mais ne fait pas comme si ça n'était jamais arrivé. A moins bien sûr que tu veuilles m'énerver encore plus ?

Hinata dégluti difficilement, mais par un effort inconsidéré, ne baissa pas les yeux.

- Tu as le droit de me détester, et tu peux me faire tout ce que tu veux : je l'aurais mérité. Mais s'il te plaît, pas à l'université ! Ce genre de vengeance attire trop de vautours compatissants.

- Pourquoi ? Tu as peur que tout le monde apprenne qui tu es vraiment ? Que l'on sache que tu as le sang d'un homme sur tes adorables petites mains blanches ?

Cette fois, elle courba le dos, fixant ses pupilles blafardes sur le sol. Oui, elle avait peur qu'ils découvrent tous ses sales petits secrets. Mais ce n'était pas tout. Pas le plus important tout du moins.

- Dis moi, reprit son tortionnaire, c'est une habitude de se faire protéger ?

Elle releva un instant les yeux, surprise.

- Maintenant que ton père n'est plus là pour te couvrir, tu joues les putes auprès du premier mec venu pour te nourrir et te câliner, c'est bien ça ? C'est pitoyable ! Tu n'es même pas capable de te trouver mieux que ce clampin d'Uzumaki !

- Non ! s'écria violement la jeune fille.

Puis, se rendant soudain compte d'avoir élevé la voix, elle rougie violement et reprit tout bas.

- Tu ne peux pas insulter Naruto, tu ne sais rien de lui ! Et c'est à moi seule que tu dois en vouloir. Et c'est pour ça que je voulais régler ça ici avec toi. Ne le mêle pas à ça !

Un sourire étira les lèvres de son interlocuteur.

- Tiens tiens … Mais c'est que tu tiendrais à cet idiot en plus ! Parfais. On va pouvoir s'amuser un peu alors.

Une vague glacée submergea la fille aux yeux de neige. Une fois de plus, elle n'avait fait qu'empirer les choses. En désespoir de cause, elle glissa à genoux, plus tremblante que jamais.

- Neji, je t'en supplie : laisse-le !

Il y a des gens qui ont un cœur pur, mais trop fragile. Ceux là blessent sans cesses ceux qui leur sont proches, sans l'avoir voulu une seule seconde. Hinata en faisait parti.

19H12, chambres de l'université :

Sa petite protégée ayant insisté pour rentrer seule, répétant qu'elle ne voulait pas l'embêter, Naruto se retrouva de nouveau dans sa chambre avec son colocataire. Pour la première fois depuis la fameuse rencontre qui ne s'était jamais passée, entre deux personnes que Naruto ne connaissait pas, dans un bar où il n'avait jamais mis le moindre orteil. Kyuubi, seul, avait la responsabilité de tout ça. Pourtant, entre pousser la porte de sa chambre avec cette résolution et oser affronter le regard de Sasuke, il y avait un monde. Ou plus précisément deux mètres cinquante, mais ça c'est sans importance.

« Qu'est ce que je vais faire si il se met à en parler ? C'est évident ! Tout nier en block ! Oui mais d'un autre côté il sait déjà tout … si on en parle calmement il se pourrait que... NON mais ça va pas ?? C'est de Sasuke que je parle là ! Comment je peux imaginer une seule seconde qu'il acceptera de se taire ? Si ça se trouve, il a déjà prévenu les profs, ou pire, il l'a sûrement dit à Sakura ! Comment est ce que je …

- Salut baka, lança Sasuke sans changer quoi que se soit à son comportement dédaigneux.

… bon, forcément, quand on vient de passer cinq minutes à se torturer le cerveau pour ça, on se sent con. Mais qu'à cela ne tienne ! Naruto se sentait con assez souvent, ne changeons pas les bonnes habitudes.

- Salut s … Sasuke-teme, répondit le blond sans grande conviction, tâtant le terrain comme un champ de mines.

Cinq minutes plus tard, toute prudence oubliée, il parlait haut et fort avec sa délicatesse habituelle. L'Uchiwa ne répondait rien, plongé dans sa lecture dont on ne sait quelle bouquin sur les meurtres politiques du moyen orient (compter deux milles pages, soient à peu près deux fois moins que celui sur la CIA, et ne parlons pas de la bibliothèque réservée à Bush … sans commentaires).

Mais par moment, sur un éclat de voix ou une remarque sensiblement plus débile que les autres, un mince sourire se dessinait sur ses lèvres, à l'abri des pages rêches.

Lorsque Naruto s'installa à son bureau, après moult et moult péripéties aux quatre coins de la chambre, le silence du brun ne fut plus troublé que par le crissement du stylo sur une feuille et un ou deux grommellements énervés de genre « mais pourquoi y'a un 1 là ? » et « Bon, si je comprend même pas l'intro, ça commence mal … ».

Mais l'un dans l'autre, c'était quand même trop tranquille. Sasuke cilla. C'était vraiment lui qui venait de penser ça ?

Et c'est pour cette raison, (et pour rien d'autre, se disait-il) qu'il vint s'asseoir à côté de son camarade en amorcent directement les explications. Naruto ne dit rien, se concentrant sur son livre comme si il voulait lui lancer un sort de décryptage, secouant la tête à intervalle régulier.

Et le temps passa, ponctué de phrases difficilement démêlées dans les notes plus ou moins précises du beau blond. Il était près de 20 H quand Sasuke se rendit soudain compte que la conversation avait déviée. Sans qu'il sache comme, il se retrouva à causer politique avec le parfait idiot du village.

- Lorsque je serai maire, clamait-il, je ferai du ramen le plat national !

- Baka, un maire de ville ne peut pas être influant sur toute la nation, même celui de Konoha. Et puis, ça rentre dans les traditions des gens, personne ne peut décider de ça tout seul.

- M'en fiche !

Sasuke soupira : après les bains thermal gratuits mixes avec obligation de mater les jolies filles, c'était déjà la cinquième idée du genre que sortait cet attardé. Entre ça et les cours pourtant simples qu'il s'obstinait à ne pas comprendre, le jeune Uchiwa commençait à craindre que son cas ne soit désespéré. Mais il n'eu pas le temps d'approfondir la question : son interlocuteur s'interrompit à regret dans son explication sur la théorie d'un restaurant de ramen caché sous les statues des précédents maires qu'il ferait déterrer pour sa nomination. Il jeta un coup d'œil à sa montre, attrapa son sac, et lança :

- Bon, c'est pas tout mais je dois y aller. Les … pizzas n'attendent pas !

- Oui, à bientôt … Naruto.

La porte se referma sur le sourire niais de l'Uzumaki. Et pour la première fois, Sasuke avait hâte de reprendre son travail.

22 H 58, hot club :

Face à face, à deux dizaines de centimètres seulement l'un de l'autre, ils se dévisageaient avec un léger sourire. Tous masques à terre, Sasuke dévorait inconsciemment le visage qui s'offrait a lui. Rayonnant, cela, ce n'était pas nouveau. Mais ce Naruto là était à l'autre ce qu'un être humain est à un personnage secondaire de manga. En somme, l'idiot du village s'était soudainement métamorphosé en un jeune homme audacieux, ses immenses yeux azurs pétillants de la même espièglerie, mais soutenue d'une intelligence vive, avec, à la place de ses bouffonneries habituelles, un tempérament profond et un humour piquant tout simplement délicieux. Il en était méconnaissable. Même sa façon de se tenir avait changé. Rendu gracieuse, féline presque, par deux ans d'un travail basé sur la séduction, droit et fier avant tout, majestueux

Vraiment, Sasuke douté de se trouver devant la même personne. Et alors qu'il le dévisageait encore et encore sans une parole, son regard s'accrochait sur les goûtes de sueur qui étaient restées suspendu à son front hâlé. Une d'entre elle glissa doucement vers sa nuque, suivant le sillage des muscles de son cou. Et l'Uchiwa su que s'il n'arrêtait pas de le dévorer des yeux à la seconde même, il risquait sérieusement de lui sauter dessus.

Pour quelqu'un qui avait toujours su contrôler ses sentiments autres que la haine, au point se croire incapable de désirer qui que se soit, c'était … effrayant. Mais aussi et surtout incroyablement envoûtant. Et chaque instant de plus passé à ses côtés refermait un peu plus ce sortilège, comme un piège dont il n'avait aucune envie de sortir.

Ce soir là, à peine Naruto était il sortit de scène qu'il s'était assis, tout sourire, à la table de Mister tête de serpent. Celui-ci, d'ailleurs, semblait aux anges : il ne disait rien, n'écoutait même pas ce qui se disait autour de lui, pleinement satisfait de trouver face à lui deux des plus beaux spécimens de toute la ville. Et sûrement, s'il était aussi pervers que moi, imaginait-il à cet instant même les deux jeunes hommes entrain de s'ébattre furieusement sur la table. Où même une partie de jambes en l'air à trois, soyons fou !

Depuis près d'une heure, le garde du corps et le danseur, ne lui prêtant pas la moindre sorte d'attention, parlaient de tout et de rien entre deux silences posés. Le sujet, insensiblement, avait viré politique.

- Et que penses-tu du conseil municipal ? demanda le descendant Uchiwa, après un échange pour le moins acide sur les magouilles des dernières élections.

- Ce sont des vieux frileux allergiques au changement qui s'agrippent à leur poste comme des tiques sur un chien mort.

Voila qui avait le mérite d'être claire.

- Cependant, reprit « Kyuubi », leur dernière loi sur le transport a été un vrai succès et poser un veto au nouveau traité de commerce en faveur du pays de la pluie est sûrement la meilleure chose qu'ils n'aient jamais faite ! Même si il était au premier abord assez alléchant, à terme ce contrat nous condamnait à être dépendants de nos voisins dans tous les domaines de la sidérurgie et pouvait faire dramatiquement chuter l'économie de la région de seize pour cent.

Sasuke approuva d'un léger signe de tête. Peu de gens avait pensé à regarder autant en avant à ce moment là, et beaucoup de personnes non initiés aux subtilités de la gestion d'une ville avaient pesté contre les anciens du conseil, sans même se rendre compte qu'ils leur avaient à tous rendu service. En ce sens, cette remarque, provenant d'un garçon âgé de dix-sept ans à peine lors des faits était assez impressionnante, même si Sasuke était parvenu à la même.

Lui qui se croyait un politicien précoce avait trouvé à qui se mesurer. Désormais, ça n'avait plus rien à voir avec les restaurants de ramen top secret, ça non ! Et dire que ce menteur de Naruto s'était appliqué à paraître aussi bête alors qu'il en savait cent fois plus que ce qu'il voulait bien dire ! A cet instant précis, l'Uchiwa écrasa férocement le pied qui remontait le long de sa jambe sans jeter le moindre regard à son propriétaire, se concentrant sur son interlocuteur.

- Pourtant, leur loi sur l'élargissement des différentes administrations de la ville les unes vers les autres est vouée au désastre ! déclara-t-il pour relancer le débat.

Mais cette fois, le blond ne paru pas d'accord.

- Tout dépend des liens que tu veux former. Mélanger tous n'importe comment, tel que c'est prévu en ce moment, c'est le chaos assuré, ça je te l'accorde. Mais si on met en commun des problèmes similaires de chacun et qu'on les répartit vers les gens les plus qualifiés, ont pourrait obtenir une diminution de vingt-six pour cent des frais de dossiers !

- Qu'est ce que tu veux dire par là ? demanda le brun avec un froncement de sourcil.

- Par exemple, si on met en commun les départements de la communication au public, celui de la famille et de l'agence d'adoption de la ville, on peut attirer l'attention des gens sur le problème des orphelins, facilité l'accès aux dossiers nécessaires et diminuer la paperasse de moitié. On pourrait multiplier le nombre d'adoptions par trois en cinq ans, et économiser trois mois de travail aux responsables pour chacun des enfants pris en charge.

Sasuke réfléchit quelques instants, sirotant distraitement un verre de tequila.

- Je pense comprendre où tu veux en venir, finit il par déclarer. Mais tu as pris un exemple pour le moins original !

- C'est que …, bafouilla le jeune danseur, c'est un sujet qui m'intéresse !

Ce n'était pas quelque chose dont il parlait souvent, si bien que beaucoup de gens ne savaient même pas. Même sa bande d'inséparables avait tendance à oublier tant il était discret sur ses origines, ne s'apitoyant jamais sur son sort. Il fut donc soulagé d'entendre son interlcuter enchaîner :

- Avec des idées pareilles, tu pourrais bien te présenter aux prochaines élections pour le poste de maire. Une gueule d'ange, de la détermination et une bonne fois qui fera systématiquement défaut à tes adversaires, il se pourrait bien que tu fasses le poids !

Et le pire, c'est qu'il était sincère. Il avait mille fois méprisé Naruto en l'entendant débouler dans l'amphithéâtre en hurlant qu'il serait l'homme le plus puissant de Konaha, et maintenant il soutenait ses idées. Vraiment, cet Uzumaki était imprévisible !

Alors il fut surpris, dérouté même, par le regard glacial que le renard posa sur lui.

- Ne te fous pas de moi ! lâcha-t-il violement. Même en rêve, je ne pourrais pas devenir sous-secrétaire !

- Je ne vois pas pourquoi.

- Serais tu stupide ? Et Sasuke tiqua sous l'insulte. Combien de personnes sont déjà venu ici depuis deux ans d'après toi ? Et si je prétends à un poste un tant soit peu élevé, combien reconnaîtront mon visage sur les affiches ? Les gens aiment traîner les autres dans la boue, et ils ne s'en priveront pas. Même si je change de métier dès maintenant, il y aura toujours quelqu'un, dans la rue, pour me reconnaître à un tournant. Quoi que je fasse, je resterais un mec craquant qui a remporté le prix du meilleur danseur du hot club deux années d'affilé. Et ça pour le restant de mes jours.

Et comme il s'était levé pour quitter la table, il y avait dans sa voix une douleur sourde, une blessure trop profonde pour qu'on puisse ne serait ce que l'effleurer sans le faire souffrir d'avantage. En le regardant partir, troublé, son colocataire se demanda ce qui pouvait bien être assez important pour Naruto, dans cet argent qu'il gagnait ici, pour lui faire oublier le rêve de toute une vie.

Il secoua vivement la tête. Il ne devait pas se laisser déconcentrer alors que les choses sérieuses commençaient à peine. D'un geste discret, il actionna un petit écouteur, quasi invisible dans le creux de son oreille.

- « Bonsoir messieurs », entendit-il. « Puis je me joindre à vous ? »

- « Kyuubi ! Mais avec plaisir voyons. »

Fin du chapitre 8 : Brisé

Semina : C'est qu'il est vachement intelligent notre petit Naruto et qu'il cache bien son jeu en plus.

Naruto : Je vais devenir Hokage, YATA !

Sasuke : Non mais t'es aveugle ? On vient de dire que tu ne le sera jamais !

Naruto : HEIN ?? M…mais …mais c'est pas juste !! BOUUUUUUUUUUUU !!

Sasuke (à l'auteur) : Tu vois, quand je te dis que ton truc c'est un OOC complet !

Azerty : M'en fout !

Sermina : je ne sais pas pourquoi mais j'ai ma petite idée sur quelle table notre blond est allé et cela va devenir des plus intéressants. JE VEUX LA SUITE !

Sinon, je sais enfin à quel chapitre ce situera le premier Lemon !!

Et je sais aussi que c'est pas pour tout de suite .

Gomen

Pour ce qui n'aurait pas encore fais, lisez la fic Sous le masque de Sermina, vous ne regretterez pas le détour, parole de fanficteuse ! Un grand moment de yaoi, de sadisme et de perversité !