Titre : Tenir bon

Autatrice : lasurvolte (de pseudo) ou mari (mais vous pouvez m'appelez aussi Plectrude si ça vous dit ^^)

Disclaimer : Supernatural appartient à ses créateurs.

Pairing : Destiel


Dean rentre chez lui. Il n'est pas tranquille pour autant, il doit continuer de voir le psy. Il n'a pas envie. Il ne boit plus, il est sevré, il pète la forme, ça suffit ces conneries non ?

Le pire c'est Cas qui lui a proposé de retourner aux Alcooliques Anonymes et Dean a dit oui. Il a dit oui et commence déjà à se dire qu'il va lui falloir une bonne dose d'alcool pour supporter ce truc mais qu'il ne va pas boire. Il est peut-être con, mais pas fou.

Sam est tellement content qu'il a mit des guirlandes partout dans l'appartement. Qu'il a cuisiné une tarte aussi. Génial, les tartes ça manquaient vraiment à Dean. Les deux frères en se retrouvant échangent un long câlin, et Dean est tellement soulagé d'être sortie qu'il fait aussi un câlin à Jess.

- T'es peut-être pas une cause perdue finalement, sourit Jess.

Elle est sincère et Dean est touché. Cas est là aussi.

- Je suis sorti dit-il, sortez le champagne !

Ca ne fait rire personne, mais Sam roule des yeux et le traite de connard. Dean se sent chez lui.

Ils se saoulent tous au jus d'orange, mangent la tarte, font une partie de poker et Cas perds tous ses pions. Jess a une crise de fou rire à cause de la nullité de Cas pour ce jeu, Dean se dit qu'elle est vachement sympa en fait. Ils matent un truc nul à la télé. Jess s'endort sur l'épaule de Sam et il finit par dire qu'ils vont rentrer. Dean prends son frère dans ses bras, encore. Puis le laisse s'en aller, Jess disparaissant contre lui.

Cas va rester et Dean est content que Cas reste. Ils ne vont pas se coucher tout de suite. Ils matent un des films de Star Trek en mangeant des chips et en buvant le reste de jus d'orange. Leurs mains se frôlent plus d'une fois, leurs doigts se touchent, s'emmêlent, mais c'est juste pour attraper les chips. Evidemment.

Quand le film se termine, Dean attrape la télécommande de la télé et l'éteint.

- Dean, comment tu te sens ? Demande Cas.

Dean tourne ses yeux vers lui. C'est toujours la même chanson, leurs yeux se retrouvent et le monde disparaît, parce que tout devient bleu. Dean sourit, c'est un de ses sourires sincères, il n'est pas obligé de se forcer, il lui vient tout seul.

- Je me sens bien.

Et c'est vrai. Cas lui sourit en retour, son regard tellement chaleureux, comme si le bleu devenait une couleur chaude. Dean ne s'en rends compte qu'après, mais il a posé le dos de ses doigts sur la joue de Cas et les remontes dans une caresse, jusqu'à ses yeux. Il retire sa main quand il prend conscience de son geste, tourne la tête, rigole, fait une blague débile :

- Woh j'ai pas couché depuis trop longtemps, va falloir que je sorte draguer.

Cas ne fait pas de remarque. Il baille et se frotte les cheveux.

- Bon au dodo marmotte. Fait Dean content de pouvoir rebondir sur autre chose.

Il prépare le canapé pour Cas, tandis que celui-ci enlève son haut et ses chaussettes pour la nuit. Dean lui donne sa couverture et son oreiller. Cas les prends, mais avant que Dean ne se recule, il vient et embrasser sa joue, près de l'oreille. Dean sent le rouge lui monter jusqu'au front, puis Cas marmonne :

- Met ça sur le compte de la fatigue si ça te fait plaisir.

Et il se couche.

Dean pose sa main sur sa joue, il a l'impression que l'endroit où Cas a posé ses lèvres le brûle. Il part dans sa chambre à reculons, trébuche, se rattrape au dernier moment. Puis il tousse et va s'enfermer dans sa chambre. Cas a déjà les yeux fermés, emmitouflé sous la couette, il a un petit sourire fier de lui.

Dean met des plombes à s'endormir. Il se tourne et se retourne dans son lit. Quand il ferme les yeux il sent Cas qui l'embrasse, quand il ouvre les yeux il sent aussi Cas qui l'embrasse. Il enfouit sa tête sous l'oreiller et essaie de s'étouffer avec. Bordel qu'est ce qu'il lui arrive, il se comporte comme un collégien. Le sommeil finit heureusement par avoir raison de lui.

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Dean supporte mal les moments où il se retrouve tout seul dans l'appartement, alors il s'active. Il nettoie tout, puis cherche un travail dans les journaux et sur internet. Il va passer des entretiens, la plupart ne se passe pas super bien. Dean a beau ne plus boire, il a toujours un humour bidon ou des sautes d'humeur. Sam lui propose aussi de venir vivre avec eux, le temps qu'il trouve quelque chose, et Dean vient passer quelques jours chez son petit frère. Il est content d'être là quand ses cauchemars l'attaquent. C'est Sam qui le réveille. Il se demande comment Sam a su, il n'a pas l'impression d'avoir crier.

- Je t'ai entendu remuer Dean.

- Et ça t'as réveillé ?

- Je ne dormais pas.

Dean regarde l'heure, il est quatre heures trente du matin :

- Je sais que tu bosses tes cours Sam, mais dormir ça se fait aussi.

Sam lui sourit et reste près de lui le reste du temps, Dean en oublie son cauchemar mais ne se rendort pas. Sam ne dort pas non plus. Ils discutent tout le reste de la nuit.

- Dean, on se la fait cette journée entre frère ?

- Et tes cours ?

- Je rattraperai.

Dean hésite, mais Sam fait des yeux de chiots et Dean l'a repoussé tellement de fois ces derniers temps qu'il peut bien accepter.

- D'accord. Tu veux faire quoi ?

- Je sais pas. On prend l'Impala et on roule ?

- Génial, ça fera du bien à Baby de faire un tour.

Sam va embrasser Jess, lui explique ses projets pour la journée, puis part avec Dean. Sam sur le siège passager, Dean au volant. Ils s'échangent un sourire, puis Dean démarre.

Ils ne se parlent pas tellement, mais c'est pas un silence pesant, c'est un silence de deux personnes qui n'ont juste pas besoin de se parler pour être bien ensemble. Ils regardent la route défiler sans vraiment s'inquiéter de où ils vont. A midi, ils s'arrêtent pour manger.

- Tes cauchemars c'est sur maman ? Demande finalement Sam alors que Dean dévore un hamburger.

Dean hausse les épaules :

- Sur ça, sur d'autres choses, pas envie d'en parler.

Sam remue sa salade, avant d'insister :

- Tu y penses souvent ?

- Non jamais, Sam, je veux pas parler de ça okay ? S'il te plait. C'est ce genre de merde qui me donne envie de commander une bière au lieu de me taper ce jus de fruits dégueulasse.

Sam baisse la tête :

- D'accord, désolé.

Il change immédiatement de sujet :

- Comment ça se passe avec Cas ?

Dean essaie de ne pas repenser à Cas qui embrasse sa joue.

- Bien. Bien. Ce type est taré et très bizarre, mais il est sympa et fan de Star Trek.

Sam fixe Dean comme s'il attendait qu'il lui dise autre chose, mais Dean met une frite dans sa bouche.

- Et pour ta recherche de travail ?

- Bof, je tombe que sur des connards.

- Je suis sûr que ça se passerait mieux si ne les traitais pas de bâtards quand il te demande de parler un peu de toi.

- Hm. Mouais.

Sam grignote sa salade et finit par demander :

- Est-ce que ça va Dean ?

- Je pète la forme petit frère. Tu sais quoi ? Il ne manque plus que je m'envoie en l'air avec une jolie nana à gros seins et tout sera parfait.

Et Dean lui sourit. Ce faux sourire tout moche, factice. Sam le sait bien qu'il lui ment, que ça va pas si bien que ça, que c'est pas parce qu'il a arrêté de boire que tout est réglé. Mais il ne dit rien, il va juste le garder à l'œil.

Ils finissent de manger et repartent.

Dans la voiture, Dean met une de ses vieilles cassettes de musique, il chante à tue-tête et mal, Sam finit par le suivre, en souriant bêtement. Ensuite ils discutent un peu, se racontent des trucs marrants sur leur enfance, avant que tout ne parte en cacahuète. Se rendent compte que John était déjà un connard.

- On s'était caché tous les deux dans le placard, et papa… John nous cherchait partout, on s'était dit qu'on sortirait jamais parce qu'on allait tellement se faire engueuler d'avoir cassé le vase qu'il avait offert à maman deux jours plus tôt. Et toi comme un abruti, tu tournes la tête vers moi, des gros yeux larmoyants et tu me dis « Dean j'ai envie de faire pipi ».

Sam ne s'en rappelle pas du tout, il avait quoi ? Quatre ans ?

- On s'est faufilé hors du placard, on a filé aux toilettes. C'était comme être des minis espions où un truc comme ça. Evidemment John nous as attrapé, et j'ai encore mal aux oreilles là où il les a tiré en nous criant dessus. Mais maman est intervenue, elle avait ramassé les morceaux de vases et recollés ça n'importe comment, puis a dit à John qu'il était mieux comme ça. Alors John a arrêté de crier et nous as laissé nous enfuir. Et nous… Et bien on est retourné s'enfermer dans le placard. C'est maman qui est venue nous chercher. Après c'est devenu comme un royaume secret et quand quelque chose n'allait pas, maman nous retrouvais toujours là. Tous les deux. Je crois pas que John ait jamais compris où on se cachait.

Sam sourit, mélancolique. Ils étaient juste des gosses, ils faisaient des conneries, se faisaient engueuler par un de leurs parents, se consoler par l'autre. C'était bien. Dean raconte d'autres trucs, des souvenirs plus joyeux. Sam se souvient de certaines choses, ils se battent sur les détails.

- Je suis sûr et certain que tu t'étais déguisé en superman.

- Non ça c'était après, cette fois-là j'avais décidé que je serais pas un super héros, alors j'avais fais Loki.

- Sûr ?

- Oui. J'en suis sûr, Dean ! Toi t'étais en Batman, et tu m'avais attaché avec des fausses menottes.

Dean réfléchit :

- Hmm maintenant que tu le dis.

- Et on s'était trimballé comme ça pour halloween et toi au lieu de dire « bonbon ou farce », tu criais « bonbon où je relâche Loki ! »

Dean se marre :

- T'invente Sammy, je me rappelle pas de ça.

- Moi je m'en rappelle vraiment bien. Je grimaçais pour avoir l'air super effrayant. En fait je devais juste ressembler à un môme de six ans déguisé.

Ils rient tous les deux. Puis un moment de silence les calme doucement. Ils se rendent compte de l'heure et Dean fait demi-tour, ils ne seront pas rentrés avant un bon moment, ils ont de la route. Sam sent ses yeux qui le piquent, et clignent des yeux. Dean en lui jetant un coup d'œil le remarque.

- Tu peux dormir Sam, je te réveillerai quand on sera arrivé.

Il se souvient que son frère n'a pas dormi de la nuit. Sam secoue la tête, se donne deux grosses claques sur les joues, s'étire et baille.

- Non c'est bon Dean, ça va aller, je dormirai une fois rentré.

- Comme tu veux.

Ils ne parlent plus tellement, mais ce n'est pas grave, ils profitent juste du moment. Dean se dit que c'était une chouette journée, qu'il s'arrangera pour qu'il y en ait d'autre, qu'il n'a plus envie d'éloigner son frère.

Ils arrivent longtemps après minuit, Sam n'a pas dormi. Ils montent tous les deux à l'appartement. Sam rejoint Jess dans sa chambre, Dean se laisse tomber sur le canapé sans prendre le temps de le déplier, et il s'endort quasiment tout de suite.

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Dean retourne aux Alcooliques Anonymes accompagné de Cas. Il parle peu, ne va pas trop vers les autres, il ne se sent pas à l'aise, pas à sa place, mais Cas pose souvent sa main sur son épaule et sur son bras et ça le rassure. Dean écoute surtout, il se rends compte qu'ici ils sont tous sur un pieds d'égalité. Que personne ne juge personne, parce qu'ils ont tous merdés. Dean se rends compte qu'il aime bien écouter, que ça le fait se sentir mieux, de se dire qu'il est peut-être un connard, mais qu'il n'est pas le seul connard, et de voir qu'on peut s'en sortir. Il se souvient de Cas qui lui racontait qu'il prenait des médicaments, Cas n'a pas l'air d'être ce genre de personne, et pourtant il l'était. Cas s'en est sorti, alors il peut s'en sortir aussi.

Balthazar vient chercher Cas à un moment :

- Tu veux venir nous dire un mot Cas ?

Cas regarde Dean et Dean lui fait signe d'y aller. Que ça va aller. Cas lui sourit puis s'éloigne avec Balthazar.

- Je suis Castiel, dit-il.

Certains le connaissent, d'autres non.

- Je prenais des médicaments. Un peu de tout, mais surtout des amphétamines. J'ai fais une overdose à laquelle j'ai survécu avant que quelqu'un ne me ramasse et m'aide.

Vu comment Cas se tourne vers Balthazar, Dean devine aisément qui est ce quelqu'un. Il se sent mal à l'aise d'entendre ainsi les dires de Cas, il ne l'imagine pas en pleine overdose, il ne l'imagine pas drogué à ce point.

- Je ne sais pas combien de temps ça m'a pris pour arrêter, ni combien de fois j'ai recommencé. Je me souviens surtout de l'odeur de mon vomi, je me souviens de moi me traînant dans la rue et des gens qui m'enjambaient avec dégoût et pitié. Je me souviens à quel point je me dégoûtais et combien j'avais simplement envie d'en finir.

Les yeux de Cas viennent se fixer sur Dean et Dean aimerait devenir minuscule.

- Mais j'ai réussi. Et tous les jours je réussi. Je me lève, je fais ma vie, et je ne bois pas, je ne prends pas de médicaments. Tout le monde peut réussir, même quand c'est dur, même quand on est au plus bas. Tout le monde peut s'en sortir, tout le monde a le droit de s'en sortir.

Dean ne sais pas si Cas s'adresse à tout le monde, ou juste à lui.

- Aujourd'hui ça fait quatre ans, deux mois et six jours que je n'ai pas bu d'alcool ni pris de médicaments.

Puis Cas lâche Dean des yeux, sourit un peu à tout le monde et va se rasseoir. D'autres viennent parler mais Dean n'écoute plus rien.

Quand ils sortent, Dean demande doucement :

- Pourquoi tu m'en as jamais parlé ?

- Parce que tu ne m'as jamais demandé.

- Je savais que tu avais pris des… Mais… Tu as fais une overdose ?

- Deux en vérité.

- Tu aurais pu…

- Mourir ? Oui. Mais je suis vivant.

Dean déglutit difficilement, il attrape Cas et le prends dans ses bras.

- Je suis qu'un putain d'égoïste. Dit-il.

Cas pose sa main dans son dos, rassurante.

- Ce n'est pas vrai.

- J'aurais dû te demander.

- Tu as d'autres choses à penser.

- Cas…

- Hm ?

- Tu veux bien m'en parler un peu ?

- D'accord.

Ils se séparent, rentrent chez Dean, et tous les deux assis sur le canapé, en mangeant une part de pizza, ils se parlent. C'est surtout Cas qui parle.

- Mon père m'a mis dehors un jour, quand il a découvert que j'aimais aussi bien les filles que les garçons, histoire classique du père qui ne supporte pas que son fils puisse être homosexuel. J'ai dû commencer à me débrouiller tout seul.

Cette histoire fait résonance avec celle de Dean.

- Mes frères ne m'ont pas vraiment aidé, je me suis retrouvé sans rien du jour au lendemain. J'ai commencé à vivre sous une tente dans la rue. J'ai cherché un travail et j'ai trouvé un job de caissier dans un magasin. J'ai commencé à gagner un peu d'argent puis j'ai pu trouvé un appartement. Mais c'était dur, j'avais l'impression de devoir me battre tous les jours contre tout, contre le monde entier. J'ai commencé à traîner dans les bars et les boites, je cherchais surtout un contact avec les gens. Je couchais un peu avec n'importe qui, je plaisais facilement. Puis il y a eu cette fille qui est resté un peu plus longtemps, elle m'a dit qu'elle avait un autre copain, que si je voulais bien on pourrait faire un plan à trois. J'ai dis oui.

Dean ouvre la bouche, la referme. Choqué.

- Woah Cas, j'aurais pas imaginé ça de toi. Tu as l'air… Tu es…

- J'ai changé Dean. Mais à ce moment là j'avais affreusement besoin de contact.

Dean hoche la tête et Cas regarde ses genoux en parlant :

- On a commencé à vivre ensemble tous les trois. Le copain n'était pas quelqu'un de bien je pense, c'est lui qui a commencé à me donner des amphétamines, il m'a dit que je me sentirais mieux avec ça. J'allais tellement mal et tellement besoin de me sentir mieux que je les ai pris. Il est plus devenu mon dealer qu'autre chose.

La main de Dean se pose sur l'épaule de Cas.

- Cas si ça te rappelle des trop mauvais souvenirs tu n'es pas obligé de …

- Ca va Dean. J'ai commencé comme ça. Après tout est devenu fou et rapide. Un jour je suis rentré chez moi et les deux autres étaient partis après avoir vidé mon appartement. J'étais seul, sans rien, je m'étais bêtement fait avoir. Et j'étais déjà accro aux médicaments. Je me sentais mal et j'avais toujours besoin de plus, j'essayais de combler avec l'alcool mais ça ne me suffisait pas. J'ai trouvé d'autres dealers, j'ai … Fais des choses dont je suis pas fier pour pouvoir réussir à me payer ce que je voulais. Dean… J'étais au fond du gouffre et si Balthazar ne m'avait pas trouvé, je ne serais sans doute pas là aujourd'hui.

Dean passe son bras autour de Cas et Cas pose sa joue sur son épaule.

- Il m'a aidé à m'en sortir, il a cru en moi, il ne m'a jamais laissé tomber. Je m'en suis sorti grâce à lui.

- C'est bien qu'il ait été là.

- Ca n'a pas été facile, mais maintenant je me sens mieux. Je n'y pense presque plus en fait. Peut-être parfois quand la journée a été vraiment mauvaise, mais je trouve quelque chose d'autre à faire et ça passe. Des fois j'appelle Balthazar aussi. Il me secoue un peu, et je me reprends.

Les doigts de Dean glisse dans les cheveux de Cas.

- Tu comprends Dean ? Quand je t'ai vu, je me suis vu moi pendant une seconde. Je me suis dis « je ne peux pas le laisser seul ».

Cas vient de poser sa main sur la joue de Dean en relevant la tête pour le regarder.

- Tu vas t'en sortir. Promet Cas.

Dean hoche la tête. Puis ils se détournent et se lâchent. Cas dit qu'il va dormir maintenant, Dean lui donne ce qu'il faut et ils se séparent.

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Dean garde les mots de Cas en lui. Quand il rate un entretien, quand il se sent seul, quand il fait un cauchemar. Quand tout est trop dur et trop compliqué et que dans sa tête tout devient sombre. Il repense à l'histoire de Cas, à ce qu'il lui a dit, et il tient bon. Il va aussi voir Sam très souvent et Sam passe lui aussi, ils peuvent discuter des heures ou juste rester silencieux mais profiter de la présence de l'autre.

Mais il y a une journée vraiment merdique. Une de ces journées où on aurait mieux fait de rester couché et attendre d'être demain. Une journée où tout devient trop moche, trop triste, où plus rien n'a de sens.

Dean s'est réveillé d'un cauchemar horrible. Il a pris une douche chaude mais ça l'a à peine calmé. Il se sent sur les nerfs et se brûle avec son café, casse sa tasse, marche pieds nu sur les bouts de verre, colle son poing sur le mur en poussant des abominables jurons. Il s'est soigné comme il le pouvait, est allé à un entretien qu'il devait passer, en boitant comme un con. Il est arrivé en retard à cause d'un putain de bouchon, le mec de l'entretien est un parfait connard qui, après avoir décidé de ne pas l'embaucher, s'amuse à l'humilier. Dean lui cogne dessus. Il sort de là les nerfs en pelote et comme si ça ne suffisait pas, un enculé a rayé la porte de Baby. Il a des saloperies de larmes de rage qui lui montent aux yeux. Il décide de rentrer et de se recoucher. Il se fait arrêter par un flic parce qu'il roule trop vite et se prend une amende. Merde.

La concierge le saoule en bas de son immeuble, apparemment des voisins se sont plaint qu'il faisait trop de bruits, Dean lui fait un fuck puis fait demi-tour. Ses pas le mènent tout droit au supermarché où il décide de s'acheter une tarte pour décompressé. Une pétasse prends le dernière tarte sous son nez. Dean craque et va s'acheter un pack de bière. Rien à foutre. Ce n'est que de la bière, il ne voit vraiment pas quel mal ça peut faire.

Il rentre chez lui, et en ouvre une. Puis il la fixe sans la boire, comme si elle l'avait menacé. Dean prends une inspiration, compose le numéro de Cas sur son portable :

- Allô Cas, je suis sur le point de faire une connerie…

Cas dit qu'il arrive, Dean se demande s'il va pouvoir l'attendre.

Puis alors que finalement il décide de ne pas attendre, Cas arrive et retire la bière de ses mains. Dean s'enrage et essaie de lui en coller une. Cas attrape son bras et le tord. Dean grimace à cause de la douleur, mais ça le calme un peu. Il se rend compte que Cas est là, qu'il est venu. Cas le relâche, prends le pack et la bière ouverte et va tout jeter dans une poubelle à l'extérieur.

- Je suis n…

Cas pose sa main sur sa bouche.

- Tu m'as appelé, on a évité les dégâts. Tout va bien.

Dean soupire et baisse la tête alors que Cas enlève sa main. Cas pose ses doigts sous le menton de Dean pour qu'il le regarde :

- Tout va bien. D'accord ?

Dean se noie dans le regard de Cas, encore plus sûrement que dans l'alcool.

- D'accord.

- Bien.

Puis ils s'assoient sur le canapé, regarde un épisode d'un Star Trek et Dean est complètement blottit contre Cas, et se dit que finalement la journée n'est pas si mauvaise.

A suivre.

L'autatrice : désolé pour le retard je n'ai pas pu poster ce chapitre hier. On en apprend plus sur le passé de Cas dans ce chapitre, et également sur Sam et Dean. Et Cas et Dean ont plutôt l'air de beaucoup se rapprocher, je crois. Bref, et bien dites moi ce que vous en pensez.