La jeune femme avait l'air très proche de lui, lui offrant de grands sourires, plongée en pleine conversation. Liz ne manqua rien de la scène quand elle posa sa main sur son bras et se pencha un peu plus en avant, vers lui et vit qu'il ne la rejetait pas. Bien au contraire, il semblait apprécier ce contact et ne pas être gêné par cette proximité. Elle en avait vu assez pour la soirée, tourna les talons et partit loin de lui, loin d'eux. Ressler avait peut-être vu juste quand il disait qu'elle n'était qu'un pion pour lui, sans importance, juste là pour le mener à bout de ses affaires personnelles. Après la déception, une vague de rage l'envahit. Il s'était bien fichu d'elle pendant tout ce temps.
- Lizzie ? L'appela t'il en remarquant sa présence à quelques mettre.
Elle continua sa route. Reddington s'excusa auprès de Zoé et courut rejoindre Liz qui l'ignorait totalement.
- Lizzie, que faites-vous là ?
- C'est ELLE votre affaire personnelle ? S'énerva t-elle.
- Lizzie... Commença Reddington embarrassé.
- Est ce que c'est votre fille ?
C'était la seule explication possible. Il s'agissait de Jennifer, ils s'étaient retrouvés après toutes ces années, d'où leur rapprochement.
- Non...
- Ok, j'ai compris.
Sa déception et la frustration reprirent le dessus et elle préféra s'en aller que d'en apprendre plus.
- Lizzie, je vous en prie. Laissez cette jalousie de côté. Je suis flatté mais vous vous faites du mal pour rien. Cette fille, qui qu'elle soit ne vous remplacera jamais.
- Arrêtez de répéter que je suis jalouse. Je ne suis pas jalouse.
- Alors expliquez moi cette colère.
- Si cette jeune femme n'est pas votre fille, alors pourquoi continuez-vous de lui tourner autour ? Je croyais avoir été claire quand je vous ai dit de ne pas continuer à la chercher.
- A vrai dire, vous m'avez demandé de ne pas me servir d'Aram pour la rechercher et il se trouve que je l'ai retrouvée par moi même.
- Génial ! Pourquoi est ce que vous vous intéressez tant à elle ?
- Il y a certaines choses que vous ne pouvez pas encore comprendre...
- Alors expliquez moi, Lui dit-elle, se plantant devant lui les bras croisés.
- Ce n'est ni le lieu, ni le moment...
- Très bien. Vous n'avez qu'à rester avec votre nouvelle copine. J'en ai fini avec tout ça. Vous n'avez finalement pas besoin de moi à ce que je vois.
- Lizzie... Je ne veux pas vous perdre.
- Alors que voulez-vous ? Qu'attendez-vous de moi ?
- Et vous ?
- C'est vous qui êtes venu me chercher, pas le contraire à ce que je sache. Vous avez mis ma vie sans dessus dessous, et maintenant quoi ? Vous me délaissez quand j'ai besoin de vous pour une autre...
- Je crois qu'hier soir je vous ai montré ce que je voulais.
- Non, hier soir, vous avez joué un rôle.
- En êtes-vous sûre, Lizzie ? Réfléchissez.
- Ce que je suis sûr, c'est qu'aujourd'hui, c'est dans ses bras à ELLE que vous êtes. Elle vous plaît.
- J'ai couru après qui, là ?
- Alors, dites moi. Qui est-elle ?
- Je ne suis pas encore sûr, je tente de découvrir la vérité sur son histoire, sur son passé, ce qu'elle sait ou ne sait pas. Je veux l'aider.
- Comme vous le faites avec moi...
- Ne faites pas votre psychologie de base. Je vous demande simplement de séparer cette fille de vous. Ce n'est pas la même chose pour moi.
- Où est la différence ? Je vous ai vu avec elle. Charmeur, doux, attentionné...
- Mais elle, je ne l'ai pas embrassée.
Voilà un fait.
- Pas encore, mais peut-être que pour le biais d'une couverture... pour la protéger... vous serez obligé de le faire... uniquement pour sa sécurité, il en va de soi...
- Lizzie...
Reddington ne savait plus quel argument fournir pour sa défense. Une femme jalouse était une femme très dangereuse. Il savait que rien n'y ferai, ça lui passerait simplement avec le temps.
Il était près de 2 heures du matin. Liz dormait paisiblement après avoir bataillé pour trouver le sommeil, luttant contres ses pensées qui la ramenaient toujours vers Reddington. Elle sursauta en entendant un bruit violent qui la tira de sa torpeur. Son regard se dirigea automatiquement vers la porte d'entrée du motel d'où provenait le bruit et elle vit une grande ombre noire s'avancer vers elle.
- Red ?
Sa voix n'était pas assurée, étant surprise et encore ensommeillée. Pourquoi Reddington était-il là ? Pourquoi débarquait-il au milieu de la nuit sans prévenir ? Les questions de Liz n'eurent pas le temps de chercher de réponses que déjà Reddington s'approchait d'elle d'un pas décidé. A moitié redressée dans son lit, se tenant sur ses bras, Liz guettait le moindre mouvement de son visiteur nocturne. Red était là, à seulement quelques centimètres d'elle. Elle pouvait sentir le parfum de son eau de colonne l'enivrer et lui faire perdre pied. Le regard qu'il lui portait était perçant, fixant intensément ses yeux puis descendant sur ses lèvres. Liz savait ce qu'il allait se passer. Elle ne l'en empêcha pas. Reddington se rapprocha d'avantage de sa proie et vint poser sans ménagement ses lèvres contre les siennes. Son baiser était comme un appel, une délivrance. Liz y répondit avec ardeur sentant le poids de son amant s'appuyer sur le lit. Tout en se débarrassant de son manteau, il l'entoura de ses jambes ne lâchant pas ses lèvres. Se laissant aller, Liz s'allongea sous son désir évident, répondant avec fougue à ses baisers. Ses mains glissaient sur elle, découvrant les parties nues de son corps que son simple t-shirt ne cachait pas. Il lui faisait totalement perdre la tête. Elle lui découvrit une telle passion et une telle sensualité qu'elle en était décontenancée.
- Red ?
- Chut Lizzie. Lui fit-il d'une voix sensuelle
Ses lèvres retournèrent à leur besogne tandis que ses mains remontaient le long de ses cuisses dans une lenteur insupportable. Liz gémit de plaisir. Cet homme allait la rendre folle. Ses doigts atteignirent sa moiteur, qui criait d'envie. En un rien de temps, elle le débarrassa de son costume 3 pièces et se laissa aller sous ses caresses habiles qui la firent monter au septième ciel. Jamais un homme ne lui avait fait autant d'effet en seulement quelques secondes. Red savait clairement y faire avec les femmes. L'aidant à enlever son pantalon, dans une précipitation non dissimulée, elle envoya aussi valser son boxer qui finit au sol avec ses autres vêtements. Leurs baisers cessèrent. Reddington transperça Liz du regard avant de prendre possession d'elle. Elle lâcha un râle de plaisir, s'agrippant à Red comme si sa vie en dépendait.
Dans un gémissement, Liz ouvrit un oeil sur sa chambre de motel plongée dans le noir. Son rêve n'était que fantasme mais son désir lui, était bien réel. Elle se maudissait de continuer à éprouver de telles envies à son égard. Cet homme la rendait folle. Elle se retourna dans son lit attendant désespérément que Morphée revienne la chercher dans ses songes. La nuit allait être longue.
...
