Je profite de ce petit moment de WiFi pour vous publier mon chapitre 7, j'espère qu'il vous plaira (même si j'ai une préférence pour le 8, je vous dis ça pour vous torturer j'avoue)


Chapitre 7

Derek était allongé sur son lit, l'aconit dans son organisme le brûlait de l'intérieur. Il était faible, vulnérable et anéanti. D'une part parce-que le poison le fatiguait, d'autre part car il se rappelait le plaisir sadique et pervers qu'il avait éprouvé en tuant l'étudiante inconnue. John entra dans la chambre parfaitement rangée, tout allait pour le mieux dans cette pièce, mis à part les quelques meubles cassés et la vitre en morceaux. Il était six heures du matin, le brun s'assit à côté de Derek et posa un gant d'eau froide sur le front du jeune lycanthrope.

-Ça va ? Demanda-t-il soucieux.

John tamponna les tempes de Derek et caressa ses pectoraux. Le loup transpirait beaucoup. Pour les humains, cela ressemblait à une forte fièvre, pour Derek, c'était un signe de guérison lente et atroce. La douleur était cuisante, chaque parcelle de sa peau le brûlait de l'intérieur. Il se pencha et vomit, signe qu'il expulsait les corps indésirables de son organisme. John le porta jusqu'à la douche, qui était restée intacte, et l'assit dans l'étroite douche. Il actionna le levier de l'eau et la tempéra aux alentours de vingt-trois degrés. A peine l'eau avait coulé que Derek se jeta sur John et le fit tomber à la renverse.

-Si tu voulais me monter dessus il fallait demander tu sais… Lança John rieur.

Derek regarda John incrédule et lui montra son bras qui fumait. John se redressa et examina le bras brûlé du loup presque grincheux.

-Brûlure à l'aconit… Ils ont empoisonné l'eau, constata le Bêta aux yeux océan.

-Techniquement, ce n'est pas du poison, pas pour les humains, dit Derek.

-Ah tu reparles toi ? S'exclama John, alors comment vais-je faire pour te soigner ?

-L'eau du gant n'était pas empoisonnée, où l'as-tu eue ? Demanda Derek.

-C'était une solution stérile dans ma chambre mais je n'en ai plus, fit John en se massant le crâne.

-On ne peut même plus faire de café… Murmura Derek.

-Du café… Mais oui ! S'exclama John en souriant.

Il embrassa Derek et descendit à la cuisine, laissant le jeune loup béat. John prépara du café salé et poivré avec de l'eau en bouteille.

-Salut John, lança une voix masculine derrière lui.

Il sentit un pistolet se poser à l'arrière de son crâne, il leva les mains et dit :

-Qu'est-ce que vous voulez ?

-Nous voulons la pureté, votre race ne mérite pas d'exister, nous faisons ce qu'Il veut que nous fassions, nous sommes des héros, nous sommes des conquér…

Il entendit un crac sonore et le corps de son assaillant s'écroula au sol.

-Katherine ? Tu es rentrée ? S'étonna John.

-Ils ont bougé Scott. Les portes étaient toutes condamnées. Nous avons failli nous faire exploser la tête par une mine anti-personnel. L'eau du sous-sol était empoisonnée au retour, on a fait aussi vite qu'on pouvait, résuma l'Alpha.

-Le jour ne va pas tarder à se lever, et pour lui ? Demanda John d'un ton crispé.

-Je m'occupe de lui, j'ai quelques bonnes techniques pour dissimuler des corps maintenant, blagua Katherine.

John ne cilla pas. Il remonta et apporta le café à son cher. Derek ne se douta de rien et le but d'une traite, et eut le temps d'aller aux toilettes pour vomir. Lorsqu'il eut fini, il se releva et se tourna vers John.

-Je me sens dix fois mieux, mais je suis mort, murmura le loup.

-Viens-là, chuchota John en le prenant dans ses bras.

Il enlaça Derek et lui embrassa le derrière de l'oreille gauche. Impuissante, Katherine vit tout ce qu'elle avait essayé de construire entre ses deux amis se détruire, s'ensevelir, tout ça par un baiser derrière l'oreille gauche. Elle redescendit et traîna le corps dans le jardin. Elle fit briller ses yeux et sortit ses griffes, puis trancha la gorge de l'agresseur de John et laissa des traces de griffures sur le corps de la victime. On croira à une attaque animale. Elle rejeta ses cheveux en arrière et essuya le sang qu'elle avait sur la bouche, lorsqu'une voix l'interpella.

-Eh, qu'est-ce que tu fais ?

Stiles considéra son amie avec attention, elle avait tout d'une meurtrière de sang-froid.

-Je couvre la scène de crime, lança la blonde désinvolte, tu ferais mieux de rentrer avant qu'on te trouve ici.

Elle attrapa Stiles par le poignet et le traîna jusque dans la chambre de Derek. Le loup était allongé sur son lit et le bêta était assis, adossé contre l'armoire dont il manquait une ou deux planches.

-Les tee-shirts sont vraiment en option chez vous les mecs, persifla-t-elle en poussant Stiles au milieu de la pièce.

Elle jeta un regard désintéressé à John, histoire de lui prouver qu'elle avait un contrôle complet de la situation, dont la sienne.

-Je retourne à ma Fraternité, je vous ferai savoir si quelque chose se passe, dit-elle en souriant.

-Tu n'as pas mon numéro, répliqua John en se relevant.

-Rassieds-toi bichon, je l'ai craqué.

Le loup se rassit aussitôt. Il maudit le pouvoir qu'avait Katherine sur lui et croisa les bras, boudeur. Elle sortit de la pièce, laissant les deux loups et l'humain perplexes.

Ce fut John qui brisa le silence.

-Votre ami, Scott, c'est un Alpha c'est ça ?

-Un Vrai Alpha, souligna Stiles.

-Ouais, et la blonde c'est l'Alpha des Alphas…Ça existe ça ? Demanda l'amant du loup.

-Oui ça existe, et estime toi heureux que ce soit elle, car nous en avons affronté un qui ne faisait pas dans la dentelle comme notre Katherine nationale, déblatéra Stiles en trois secondes.

John arqua un sourcil peu convaincu. La jeune fashionista ne faisait pas dans la dentelle quand on y repensait à deux fois.

-Bonjour chers téléspectateurs, nous nous trouvons actuellement à Berkeley University, ici en Californie. Cela fait maintenant plusieurs victimes retrouvées tuées sauvagement sur le campus si réputé et aux taux de réussite des plus honorables, nous sommes en direct avec la Doyenne du campus, Madame la Doyenne qu'est-ce que vous pensez de cette tragédie ?

Malia et Lydia écoutaient la journaliste poser des questions à la Doyenne. Les sourcils froncés et les cheveux décoiffés, Malia avait tout d'une fille qui allait commettre un meurtre. Ce qui ne devait plus tarder si son amie ne la calmait pas ou la faisait réfléchir sur quelque chose.

-Ce n'est pas le même agresseur, dit Lydia simplement, je le sens. Les ondes sont différentes, ce n'est pas noir, c'est… Je ressens les rayons de la Lune de la nuit dernière, on dirait une attaque de loup.

-Je sens Derek, ajouta la coyote.

-Derek a pu faire ça ? S'exclama la blonde vénitienne surprise.

-Je ne sais pas… Il va falloir qu'on s'occupe de ça sérieusement, murmura Malia en regardant la journaliste.

-…Vous avez raison Madame, la sécurité des élèves est ce qui compte le plus, le couvre-feu et les patrouilles de police rendront le campus plus sûr jusqu'à ce que les équipes de recherche trouvent la menace. C'était Jill Wanager sur California Press.

Les filles quittèrent la scène de crime pour les bâtiments de cours. Lorsqu'elles furent assises dans leur salle, leur camarade de Fraternité Jenny Campbell vint à leur rencontre. Elle s'assit derrière elles.

-Vous avez entendu les filles, on a parlé de couvre-feu dehors ? Mon père a engagé des gardes du corps pour surveiller la villa, vous n'avez rien à craindre mais j'ai peur que nos amis des autres Fraternités soient en danger…

-Il y aura des patrouilles de police, il ne faut pas s'inquiéter, la rassura Lydia.

-Par contre les soirées sont terminées…

Un silence de désespoir s'installa dans la salle après cette phrase, et le cours continua.

Scott se réveilla à même le sol. La luminosité de la pièce était très élevée et tout était blanc. Il était obligé de fermer les yeux pour ne pas se fatiguer. Il rampa, tâta le sol de ses doigts sales et moites et percuta une vitre de sa tête. Il ouvrit les yeux et constata avec difficulté qu'il était enfermé dans un sous-sol, dans une cage en verre. Ou un matériau de ce genre beaucoup plus résistant. Il entendit un ascenseur descendre et des bruits de talons percèrent ses tympans. Il sentit qu'il n'avait plus beaucoup d'aconit dans son organisme, mais quelque chose le rongeait de l'intérieur. Il avait faim.

-J'espère que ta nouvelle maison te plait, nous l'avons encerclée de sorbier, au cas où… Maintenant, on va jouer à un jeu que j'adore. Question-Réponse. Je commence tu permets ?

La fille tapota un code sur un système électronique relié à la cage et la porte s'ouvrit. Elle prit une chaise blanche, que Scottt n'avait pas remarquée, et s'assit.

-Bien, Scott McCall, comment est sortie Katherine Shayne ? Commença la fille aux Louboutin.

Scott était affalé à terre, il murmura quelque chose d'incompréhensible. La fille se leva et lui donna un violent coup de pied dans le ventre.

-Je n'ai rien compris ! Hurla-t-elle.

-Salope… Répéta Scott.

La Thêta Tau tenta de lui redonner un coup de pied, mais Scott l'attrapa et tira sur sa jambe. Déséquilibrée de ses talons, et tomba à la renverse et se cogna contre la vitre, et s'affala au sol, inconsciente. Scott rampa jusqu'à la porte, mais elle s'était refermée. A peine s'était-il adossé contre la vitre que la fille aux Louboutin se releva et le frappa avec un bâton électrique. Scott s'évanouit.

-Je vais devoir employer les grands moyens… Murmura la fille.

-Bridget ? Fit une voix masculine du haut de l'ascenseur.

-Je monte, répondit la tortionnaire.

Le soir venu, le petit groupe, à qui s'ajoutait maintenant Dean et John, décida de patrouiller dans les rues pour empêcher les meurtres et tenter de retrouver Scott. Katherine prit grand soin à former les groupes. Elle partit à la recherche de Scott avec Derek, Stiles et Kira, tandis que John, Malia et Lydia patrouillaient dans les rues. A présent, Lydia avait un certain « contrôle » sur ses capacités. Elle était capable de sonder l'environnement, un peu comme les loups garous, sauf qu'elle pouvait prévoir les morts environnantes. Une sorte de météo cataclysmique en somme, rien de plus, rien de moins. De plus, et cela avait aidé ses amis auparavant, elle sentait le Mal et pouvait diriger ses amis droit vers lui. La première fois que cette capacité de Banshee lui avait été révélée, Stiles avait été enlevé et Malia blessée. Le groupe de John s'éloigna dans les rues, laissant Katherine et son groupe au pied de la fraternité Alpha Nu.

-On doit y aller maintenant avant que les policiers ne commencent à patrouiller dans le campus, lança Stiles.

Derek ne dit rien et se contenta d'attendre les ordres. Depuis que Katherine était revenue, il se sentait bizarre. Il avait l'impression que sa meilleure amie était contrariée, comme si elle lui cachait quelque chose, ou qu'il faisait quelque chose qu'elle n'appréciait pas. Il avait beau chercher, il ne trouvait pas. Kira prit la parole :

-Tout à l'heure j'ai remarqué qu'il y avait un égout près de la fraternité Iota Pi. En plus il n'y a jamais personne dans ce coin-là, on devrait jeter un coup d'œil.

-Alors allons-y, lança Katherine confiante.

John plaqua Malia et Lydia contre le rebord d'une des maisons, une voiture de patrouille policière passa dans la rue.

-Si tu n'étais pas gay j'aurais apprécié que tu me plaques comme ça, souffla Lydia.

John haussa un sourcil indifférent et se contenta de lâcher l'emprise qu'il avait sur les deux filles. Ses yeux dorés brillaient dans l'obscurité de la nuit de Septembre.

-On ferait mieux de chercher les élèves de Thêta Tau comme nous l'a dit Katherine, s'ils sont bien dans le coup, nous devons les arrêter, dit fermement John.

-Comment ça « s'ils sont bien dans le coup » ? Répéta Malia en croisant les bras.

Elle lança un regard accusateur à John. Lydia fit de même et elles se placèrent devant lui et hochèrent la tête.

-Euh, je suis avec vous les filles, pourquoi vous me regardez comme ça ? Demanda John en reculant.

-On ne te connait pas, et on ne sait pas ce que tu veux vraiment. Pourquoi est-ce que tu accepterais de nous aider comme ça ? Tu n'essayes pas de t'infiltrer dans notre groupe ? L'accusa Malia.

John écarquilla ses yeux, il n'y croyait pas. C'était tout, sauf le moment de parler de ça.

-Vous êtes sérieuses les filles ? Vous voulez parler de ça maintenant ? Si c'est parce-que je sors avec Derek…

-Tu ne sors pas avec mon cousin, je l'ai senti, il ne ressent rien pour toi. Ça m'étonne que tu ne l'aies pas senti toi aussi, cracha Malia.

-Mais, pour qui vous prenez vous ? Vous n'êtes pas une élite inatteignable, à ce que je sache ! On peut parler à l'un de vous sans être attaqué par le reste de la meute non ? Vous êtes pathétiques ! Acheva John en les laissant derrière la maison.

On entendit un crissement de pneu et quelqu'un se fit renverser. Lydia et Malia se regardèrent.

-Oups, murmura Lydia.

Scott papillonna des cils et s'habitua à la forte luminosité.

-Bridget… Murmura l'Alpha encore assommé.

Il se redressa. Il était toujours dans la cage en verre.

-Tu as bien dormi Scottou ? Lança Bridget assise sur une chaise.

-Tu n'en as jamais fini toi hein ? Cracha le loup.

-Jamais, et là, tu ne pourras plus me résister.

Scott arqua un sourcil intrigué. Il remarqua que quelque chose avait changé dans la cage. Des signes avaient été peints avec de l'encre marron.

-Qu'est-ce que… Murmura Scott.

-J'en appelle aux forces obscures et démoniaques de sous la terre, j'en appelle à toi, Dieu des hommes et des forces du salut… psalmodia Bridget.

-Tu es une sorcière ? Murmura Scott affolé.

Le sol trembla et un vent souffla… Dans la cage.

-Juste une humaine qui prend des mesures pour éradiquer ta race impure, cracha Bridget un sourire démoniaque aux lèvres.

Elle fut prise de spasmes et ses yeux virèrent au noir.

-Scott ! Quel plaisir de te voir ! Dit-elle en s'approchant du loup blessé.

-Qui êtes-vous… Murmura Scott en se reculant.

-Nous n'avons pas été correctement présentés, où sont passées mes bonnes manières ? Je suis Vivianne Argent. Une très lointaine parente d'Alison, tu n'as pas idée comme cela me fait plaisir de rencontrer la créature qui a causé la mort de mon arrière, arrière, arrière, arrière… Bref, la mort d'Alison.

-Qu'est-ce que vous êtes… S'horrifia l'Alpha face à la vue du corps possédé de Bridget.

-Certains m'appellent démon, d'autres fantôme, esprit, j'ai même eu le droit à Diable en 1977, à la belle époque. J'ai réussi, avec des chasseurs vivants, à éradiquer toutes les créatures surnaturelles du comté de Saint-Louis.

-Il n'y a pas de monstre sur le campus ? S'étonna Scott toujours sur ses gardes.

-De monstre ?

Elle ria fort et s'arrêta net.

-Non, juste une bande d'humains enfants de chasseurs qui veulent faire leur boulot. Leur leader, un jeune idiot, le président de Thêta Tau, m'a invoqué. Ce n'est pas de la magie, c'est de l'occultisme. N'importe quel niais du comté est capable de faire quelque chose du genre. Quelques bougies, quelques formules en latin, et hop hop hop, on ramène l'esprit dans les parages.

-Ces morts… Le sang vidé… La victime tranchée en trois…

-C'était moi, je me confesse mon père, vous n'allez pas le répéter au père d'en haut ? Dit-elle en grimaçant.

Scott regarda Bridget, ou Vivianne, avec effroi. Elle lui inspirait la crainte, la peur et la mort. Elle avait l'air ancienne, puissante, et sans-cœur. Elle émit un autre rire maléfique, puis ses yeux redevinrent normaux.

-Je suis l'Elue, dit Bridget en souriant, elle m'a choisie !

Bridget souriait. Elle avait tout d'une folle à lier fanatique.

Lydia et Malia sortirent de leur cachette et examinèrent la rue. Il n'y avait rien. Si John s'était fait renversé, quelqu'un avait récupéré son corps. Ou pire.

-Katherine va nous tuer tu crois ? Demanda Lydia.

-Non, la rassura Malia, c'est une Sterek shipper.

-Je suis sérieuse Malia, et arrête de parler comme dans les fanbases de séries, ce n'est pas le moment ! On doit vite prévenir les autr…

Lydia s'arrêta net.

-Je le sens…

-Tu sens qui Lydia ? Quoi ? Demanda Malia.

Lydia se tourna vers l'est et commença à marcher. Malia se pressa derrière elle et effaça les traces qu'elles pouvaient faire dans la terre.

-Stupides dons de Banshee, il faut toujours qu'elle soit en transe… Et évidemment elle a mes chaussures et elle… Non ! Pas dans la boue !

Lydia continuait sa route sans rien écouter, le regard vague. Elles atteignirent un parc et Lydia s'arrêta sous une arcade.

-Thêta et Tau en lettres majuscules grecques anciennes, constata Malia, super ! Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

-Scott est ici, dit Lydia fermement.

-Non, il n'y a que nous, nous le verrions sinon tu ne crois pas ?

Lydia regarda le sol, se mit à genoux et…

-C'est ma jupe plissée ça ! Et là tu n'es pas en transe ! S'exclama Malia.

-Je te passerai la mienne, râla Lydia, aide moi.

Elles creusèrent avec leurs mains et détruisirent leurs manucures.

-Il n'est pas enterré ici Lydia, lança Malia en enlevant un bout de gravier de son ongle à moitié cassé.

-Il est forcément là, je l'ai senti…

-Alors il est dans les sous-sols, ici, acheva Malia.

-Oui… C'est sûr… Murmura Lydia.

Au loin, elle aperçut une figure sombre qui les observait.

-Est-ce que tu vois ça ? Demanda la blonde vénitienne en montrant du doigt la figure au loin.

Malia se retourna.

-Non, il n'y a rien.

La figure s'approcha à pas lents vers Lydia et elle disparut, puis réapparut cinq mètres plus près de Lydia, puis dix, puis vingt, puis elle réapparut d'un seul coup devant Lydia. Elle avait le crâne transpercé par un objet long, qui ressemblait à un talon aiguille. La fille, parce-que l'ombre s'avérait être une fille, tenta de parler, mais du sang sortait de sa bouche, et une fumée noire évacuait de ses narines, comme une locomotive. Visiblement agacée de ne pas pouvoir communiquer, la fille se jeta sur Lydia et disparut.

Lydia hurla, poussa son cri de Banshee plus précisément, et reprit ses esprits. Malia la secouait dans tous les sens.

-Lydia, Lydia ! Debout ! On va se faire repérer ! Ça fait vingt minutes que tu es évanouie !

Malia releva Lydia, elles étaient derrière la maison, là où John les avaient laissées.

-Ou est l'arcade ? Demanda Lydia en massant ses tempes.

-Quelle arcade ? Je n'ai pas bougé depuis que John nous a quitté, j'ai entendu un crissement de pneu puis tu es tombée et tu t'es cognée contre le mur de la Fraternité, et ça fait vingt minutes que j'attends que tu te réveilles, t'es sûre que ça va ? Répéta Malia.

-Je crois que je sais où est Scott, murmura Lydia, et je crois qu'il va bientôt mourir si on ne l'aide pas rapidement.

Elle regarda derrière elle, une fille avec un talon aiguille dans le crâne la fixa, puis disparut.