A Sweet Smell
Disclaimer: Hetalia ne m'appartient pas.
Personnages: FACE Family + quelques autres
Genre: Plusieurs genres: romance, humour, famille, amitié, ansgt (un peu)
Rating: Pour tous (pour le moment)
Note: C'est une époque un peu spéciale, un genre de 19e siècle, d'époque victorienne, avec des inventions plus modernes. La magie existe mais n'est maîtrisé que par peu d'humains. Généralement ils en ont peur.
Chapitre 6: Calice
Arthur avait mal au crâne. Son corps était lourd et sa bouche pâteuse. Il gémit et s'enfouit sous la couette, frissonnant. La chambre était sombre pourtant. Il se sentait pourtant mieux que ces derniers lendemain de visite dans l'établissement de Roderich. Il n'avait plus ce gouffre dans l'estomac. Il se sentait mou, et avait chaud. Sa bouche était sèche et il avait mal au crâne. «J'ai l'impression d'avoir fait la fête toute la nuit!
- Tu n'as pas trop bu, rassures-toi.» Claqua une voix à côté de lui.
Il cligna des yeux et sortit de sous la couverture, clignant des yeux. «Roderich, qu'est-ce que tu fais ici, chez moi, à une telle heure?» Il se lécha les lèvres, soudainement affamé. Il n'était vêtu que d'une chemise blanche. Bizarre. Il ne se souvenait pas être revenu jusqu'à sa chambre.
L'autre remonta ses lunettes «Quelle est la dernière chose dont tu te rappelle?
- ….Je suis revenu, après avoir bu. J'étais vraiment mal. Je me souviens avoir vomi puis...
- Tu étais brûlant de fièvre et tu te tordais de douleur.» Résuma l'aristocrate, remontant de nouveau ses lunettes froidement «Tu ne pouvais rien avaler. Ni eau, ni Ersatz.» Il alla remplir un verre et le tendit au plus jeune qui s'en empara, buvant avidement le liquide. Il attendit que Arthur eut terminé pour reprendre, d'un ton tout aussi neutre. «Tu as sombré dans l'inconscience. Alors ton serviteur a eu peur, a reconnu ce qui était arrivé à son ancien employeur...et a courut jusqu'à mon établissement pour venir me chercher et me ramener ici.» Il secoua la tête «Il a eu raison, ça ne pouvait attendre...c'était une crise dangereuse pour toi.»
Arthur toussa avant de dire, d'une voix surprise «Il est sortit en pleine nuit? Mais il aurait pu...
- Se faire attaquer? Franchement avec son odeur, c'est un miracle qu'il ne soit rien arrivé.» Il savait qu'il y avait des vampires errants et dangereux dans le coin. Et les risques qu'avait prit l'humain étaient énormes.
«Alors qu'est-ce que j'avais?
- A ton avis? Je n'en reviens pas que tu es nié la chose si longtemps.
- Pardon?
- Ne joue pas les innocents Arthur, ça ne te va pas du tout. Tu sais parfaitement ce que tu avais.
- Pas du tout.» Répondit le vampire en toute honnêteté, ne comprenant pas où l'autre voulait en venir. Si c'était une maladie, comment aurait-il pu la voir venir? C'était ridicule!
Roderich haussa un sourcil et regarda longuement son ami. Puis il se massa les temps, soupirant, comme désespéré par la tâche qui l'attendait. «D'accord, tu es naïf à ce point, c'est grave.
- Je ne te permets pas!» Grogna le plus jeune, les yeux plissés de colère, foudroyant le brun du regard, vexé par ses paroles.
«Tu n'as vraiment aucune idée?
- ….Je n'ai couché avec personne depuis...ce...
- Ce n'est pas ça idiot. Tu ne rejetterais pas du sang si tel était le cas! Tu n'es pas encore en cloque si ça peut te rassurer» Il remplit à nouveau le verre d'eau et y versa un mélange de plantes pilées. Il mélangea et tendit la mixture à son ami qui grimaça avant de boire, toussant sous l'amertume de la boisson.
Arthur soupira. Vraiment il ne voyait pas «Et que s'est-il passé ensuite?
- J'ai trouvé la cause et appliqué la solution.
- Merveilleux, tu peux rêver pour que je te paye. J'ai rien demandé.
- Charmant.» Railla le brun, levant les yeux au ciel. «Bref le fait est que tu avais goûté un sang et que tu en étais devenu dépendant. Il a suffit de te donner ce sang pour que ton état se stabilise et que tu aille beaucoup mieux.» Il remit ses lunettes qu'il avait essuyé.
L'autre en resta la bouche grande ouverte, cligna des yeux et écria «De quoi? Tu as forcé Francis a devenir mon calice?» Il était trop choqué pour réellement s'indigner de la situation qui était pourtant à son avantage.
Le plus riche haussa les épaules «Ha! tu vois que tu savais...ou tu as compris. Vous n'aviez le choix ni l'un, ni l'autre. S'il avait refusé tu aurais sombré dans le coma et tu aurait fini par mourir de soif.
- Je parie que tu ne lui as pas laissé le choix.
- C'est vrai. Il pense juste t'avoir sauver pour cette nuit.
- Tu...n'as rien expliqué? Tu l'as laissé offrir son sang comme ça en toute ignorance?» S'étouffa Arthur, le teint encore plus pâle que coutume, horrifié par les conséquences. Comment allait-il s'en sortir, expliquer la chose?
Roderich asséna, inébranlable «S'il n'étais pas ton calice, tu n'aurais pas digéré le sang. C'est tout. Et tu serais toujours inconscient et gravement affaibli.
- Mais...
- Je n'avais juste pas le temps.
- C'est ça, dis plus tôt que tu étais trop...» il fit un signe dédaigneux de la main «...pour lui expliquer avant. Tu avais peur qu'il fuit peut-être?
- Je ne l'aurais pas laissé aller bien loin.» il se leva et rassembla ses affaires «Je vais te laisser, ma famille m'attends. Un petit déjeuner pantagruélique t'attend, tu as besoin de manger. Et lui aussi.»
Arthur grogna un «Merci de me laisser toutes les explications. Et les nouvelles.
- De rien. Sur ce, tu n'as plus besoin de moi, je m'en vais.» Et il partit, refermant la porte derrière lui. Un peu plus tard, la porte d'entrée claqua.
Le vampire soupira et se leva, marchant d'un pas mal assuré vers son placard d'où il sortit une robe de chambre bien chaude dont il s'enveloppa rapidement. Il avait faim. Il marcha pieds nus sur la moquettes à travers les couloirs, passant silencieusement devant la chambre des enfants pour arriver à l'escalier.
Il arriva à la porte de la cuisine, les yeux rivés sur le dos de son serviteur. Celui-ci frémit et se retourna, l'ayant senti venir. Il lui sourit «Bonjour monsieur...Vous avez faim?
- Oui. Double dose de thé s'il te plaît.» il se laissa tomber sur une chaise, savourant les odeurs sucrées et salées, celle du pain chaud. Son ventre se tordit tandis que la sensation de faim augmentait d'un coup.
- Content de voir que vous allez mieux.
- Excuses moi de t'avoir fait peur le nuit dernière.» Si il avait été dans un tel état, l'autre avait du être terrorisé et se sentir impuissant à l'aider. Et comment aborder le sujet important? Il sentait presque les sentiments de l'autre blond, entendait les battements de son cœur. Ils étaient réunis pour la première fois depuis la morsure (dont il ne se souvenait pas d'ailleurs). Son instinct le poussait à s'approcher, à humer l'odeur de son cou et à mordre.
«Ce n'est rien...mon ancien employeur avait eu la même crise, j'ai agis comme cette fois-là.
- Tu as pris des risques.
- Pas tant que ça...» il rougit légèrement, n'osant pas parler du vampire qui lui avait barré le passage, sentant que ça ne lui plairait pas.
Arthur haussa un sourcil, sentant un mensonge, mais n'insista pas. Il fixa son regard sur les mains de son serviteur, admirant son habilité à cuisiner.
Une assiette d'œufs et de bacon fut posée devant lui. Il l'entama avec appétit, sans lever les yeux. Il cherchait ses mots, cherchait comment commencer la discussion. Après quelques bouchées, il toussota et fit «Roderich a dit quelque chose?
- Ça oui...il a dit quelque chose.
- Ha...Comme quoi?
- Que vous étiez devenu dépendant à mon sang. Je ne sais pas vraiment à quel moment vous y avez goûté mais vous ne pouvez plus vous en passer et vous ne digérez aucun autre sang. L'ersatz ne passait même pas. Vous aviez des convulsions, vous vomissiez du sang et vous étiez inconscient.
- Ha...» il prit une nouvelle bouchées, regardant l'autre qui s'asseyait, avec sa propre assiette, face à lui. Comme d'habitude. Un léger sourire ourla ses lèvres fines. «Comment tu te sens?
- Affamé.
- Évidement.» murmura le vampire, gêné. «Donner son sang conduit à manger plus.» Il sentit ses joues devenir brûlante. Je ne peux pas expliquer le côté sexuelle de la chose...il n'est au courant de rien. Ses pensées s'entrechoquaient dans son esprit. Il sentit son cœur battre plus vite dans sa poitrine.
Par où commencer?
Réfléchis Arthur, réfléchis...
Il se mordit la lèvre, pensif. Ses yeux se posèrent partout sauf sur l'humain. Il se coupa une tranche de pain. Cherchant toujours ses mots il dit «Merci de me l'avoir donné.» Sa gorge refusa de laisser échapper un mot supplémentaire. «Il y a...» Une hésitation. «...enfin...des choses à dire à ce sujet maintenant.
- Comme quoi?»
Arthur devint écarlate et maudit Roderich de toutes ses tripes. Ce type s'était mêlé de la relation intime qui unit un véritable calice et un vampire. Et lui avait raté sa première morsure. Il n'avait pas pu expliquer et rassurer l'autre blond, il n'avait pas pu savourer ce premier contact. Et maintenant il fallait compléter le lien. Il sentit ses joues devenir plus que brûlantes. Il se mit à tousser.
«En...en fait...Tu n'es pas un calice comme les autres.
- Mais les calices donnent leur sang aux vampires non?
- Oui...mais le vampire n'est pas dépendant de ce sang...comment dire...c'est une réserve de sang mais le vampire peut en avoir plusieurs...i. La mort du calice n'a pas d'effet réel sur l'autre sauf si il y était réellement attaché. Le lien est simple...l'humain offre du sang et du...» Il chercha ses mots, mort de gêne. Il était un gentleman, il ne pouvait pas dire quelque chose comme ça. Et il chassa les images dérangeantes qui lui venaient à l'esprit, associé à des souvenirs qu'il voulait occulter.
L'autre parla à sa place «Du sexe?»
Arthur s'étrangla avec son thé et se mit à tousser, la gorge irrité. Plié en deux il recrachait littéralement ses poumons. L'autre lui tapa dans la dos avec sollicitude.
«Oui...mais...comment as-tu deviné?
- Je ne sais pas...votre gêne. Vous êtes tout rouge.
- Ha...» Il se redressa et se racla la gorge. «Sauf que dans certains cas...bref normalement un vampire peut avoir plusieurs calice. Plusieurs. Un vrai harem. Cela lui fait une petite réserve personnelle. Et ne pense pas que vous sommes des obsédés et des pervers. Nous sommes des séducteurs, c'est vrai...mais...
- Comme une cave à vin...
-…..Oui, un peu.» Ricana Arthur. «Sauf qu'ils sont mieux traités que des bouteilles d'alcools.» Il se passa la main dans les cheveux «Mais il y a des situation où...comment dire...le vampire devient dépendant d'un sang. Une personne parmi les autres. Son odeur lui paraît délicieuse. Il a envers lui un fort sentiment de protection. Et si il goûte à son sang il en devient dépendant. Au début le sang d'autres le rend malade puis il ne peut plus le boire. Et il peut avoir des crises comme la nuit dernière.
- Votre ami m'a dit que vous étiez dépendant à mon sang.
- Voilà...alors je vais mieux grâce à ton sang. Sauf qu'un..un lien a commencé à se former entre nous. Nous sommes des...comment dire...âmes-sœurs» Il serra les dents, cherchant ses mots. «... au début...maintenant je ressens fortement tes émotions. J'ai une forte empathie à ton égard. Je peux désormais manger et boire du sang en même temps.» Sa nuque le brûlait et il avait la bouche sèche. Il but une gorgée de thé, cherchant ses mots, maudissant son ami d'avoir prit des initiatives.
Francis resta silencieux, assimilant les choses «Donc..ça veut dire quoi concrètement?
- Que...tu ne peux pas partir. Tu vas devoir rester ici pour toujours, à mes côtés. Tu seras en partie immortel et tu ne vieillira plus non plus.
- Je vois...»
Il était trop calme. Arthur sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine. Il aurait aimé que l'autre réagisse, dise quelque chose de plus. Il espérait entendre son avis sur la question. Il aurait presque voulu le voir se mettre en colère, se rebeller contre ce destin de prisonnier d'un lien.
Au lieu de ça, il murmura «Donc je vous ai sauvé mais je suis prisonnier.
- Je...Pardon.» Balbutia le vampire, abattu, ne sachant pas quoi dire. Roderich avait tendu un piège à l'humain qui se retrouvait captif de cette vie. Mais en même temps lui-même n'aurait jamais laissé partir son serviteur. Il s'était mit des œillères. En fait il voulait le garder pour lui, son sang l'attirait comme un aimant.
«Vous n'y êtes pour rien...» Francis resta silencieux et se leva «Je vais réveiller les enfants. Vous pouvez vous resservir du thé.» Il sortit de la chaleureuse cuisine.
Arthur déglutit. Son cœur se serra et il se sentit stupidement malheureux. L'autre était partie sans un geste envers lui. Sans un regard. Il se gifla mentalement. Depuis quand était-il aussi sentimental? Depuis quand était-il aussi stupide? C'était l'humain qui était censé avoir un besoin impérieux de sa présence et de son affection, pas l'inverse. Sauf que il ne savait rien de tout ça...il avait eu un calice temporaire mais une âme-sœur ce n'était pas la même chose, pas du tout.
Il but lentement son thé, les yeux dans le vague.
Son esprit était perdu dans les limbes de ses pensées.
Il était à l'affût du moindre bruit. Comme prêt à bondir.
Quand il entendit des pas, il frémit. Matthew s'approcha et lui tendit les bras pour avoir un câlin, ce qu'il lui accorda avec tendresse. Il fut surpris de voir son employé...calice...Francis revenir seul, sans Alfred «Où est...
- Il refuse de se lever, je l'ai laissé dormir.
- Comment ça?
- Il a suivit Francis la nuit dernière.» Fit le petit dhampire, secouant la tête. «Quand il l'a vu il a voulu le ramener mais tu étais trop mal alors il l'a emmené.»
Arthur cligna des yeux, surpris. «J'aurais deux mots à dire à ce jeune homme.» Sortir la nuit, comment avait-il pu être aussi inconscient? «il ne s'est rien passé?
- J'ai croisé quelqu'un, mais je lui ait échappé.»
L'autre plissa les yeux. Un type? Quelqu'un qu'il avait croisé avant? Le vampire qui rodait dans le coin? Une chose était certaine, il ne laisserait plus son calice sortir. Pas seul en tout cas. Il réduirait en charpie toutes personnes mal intentionnées envers lui.
«Calmez-vous, vous avez les yeux rouges.
- Je ne suis pas en colère.» Grogna la créature de la nuit, se laissant aller sur sa chaise, fatigué.
«Il s'est passé quelque chose?» Fit Matthew «Tu étais vraiment malade papa?
- Oui.
- Ça va mieux?
- Heu...oui. C'était..heu...un problème de digestion.» Il se gratta la tête «Le sang est, comme dire, très mal passé. Francis est allé chercher Roderich et il m'a soigné.»
L'enfant regarda son père «On peut avoir des indigestions?
- Surtout toi si tu manges trop de crêpes.»
Le petit rougit, gêné. Il mâchonna sa tartine. Il regarda à nouveau son père, puis l'humain et fronça ses petits sourcils. «Roderich est fort! Il t'a soigné en une nuit!
- Heu...oui. Ce n'était pas grand chose finalement. Une potion soigne une grosse indigestion.» il ignora le regard moqueur de son calice et sourit à son fils. Il hésita puis fit «Ce n'était pas vraiment une maladie. Je vous expliquerais ça à Alfred et toi plus tard.
- D'accord.» répondit le petit, ravi. Il dévora son petit déjeuner et ne posa plus de questions.
Les deux adultes échangèrent des regards hésitants. Arthur sentait les émotions tourbillonnantes émanant de son calice. Celui-ci était effrayé (même s'il ne le montrait pas), ne savait pas ce qui allait se passer, était quand même rassuré de ne pas perdre sa place, il ne savait pas comment agir avec lui.
Arthur se leva. «Je vais réveiller Alfred, il fera une sieste tout à l'heure.» Il s'éloigna mais la tension ne diminua pas, ses pensées restèrent tournées vers l'humain.
Il se sentait acculé, prisonnier.
Comment agir?
Il ne voulait pas être un tyran, ni une brute. Il voulait que l'autre soit heureux mais ne voulait pas devenir un type mièvre et soumis à ce foutu lien.
Sa bouche devint sèche. Il serra le poings.
Il entra dans la pièce, et alla s'asseoir au bords du lit, écartant les mèches blondes du front du petit dhampire. «Alfred, réveilles-toi mon cœur.»
Celui-ci ouvrit faiblement les yeux et bailla «Papa?
- Il faut se lever.
- Pas envie. Je suis fatigué!» il se terra sous les couvertures, baillant.
Arthur tira la couette pour découvrir le petit. «Peut-être que si tu ne t'étais pas amusé à suivre Francis cette nuit, tu n'aurais pas sommeil comme ça! Hors de question que tu fasse la grasse matinée! Tu feras une sieste plus tard.»
L'enfant se dressa «Je l'ai protégé contre un méchant vampire! Je l'ai attaqué! Mais il m'a frappé et envoyé par terre. Alors je me suis mis en colère...
- Et?» Arthur sentit une inquiétude bien légitime qui montait en lui «Et alors?
- Ben...je sais pas.
- Pardon?
- Il a voltigé! Comme ça! Vouf!» Il fit de grands gestes des mains. «Et puis ensuite...Francis m'a ramassé et on a courut.»
Le vampire haussa un sourcil. Il avait voltigé? Comment était-ce possible? Son fils ne pouvait avoir fait de la magie comme ça. Étrange. Une pulsion provoquée par la peur? Quelque chose comme ça? Ou son...calice y était pour quelque chose? Il se savait pas et comptait bien comprendre rapidement. Ramassant son fils il retourna à la cuisine.
Les yeux fatigués le petit manqua de s'endormir sur son bol de lait. Il parlait à peine et mâchait lentement, regardant dans le vague.
«Vous auriez du le laisser dormir !
- Je veux que mes enfants aient des journées bien réglées.»
Il se tourna vers son calice, le fixant dans les yeux. Cherchant quoi dire. Il fallait qu'il dise quelque chose, et vite...il sentait le trouble chez l'autre, et voulait le rassurer mais ne savait pas quoi dire non plus. Il détestait ressentir si fort quelque chose.
«Vu les circonstances...» Il saisit une main pâle entre ses doigts. Et la regarda, tendu «...la situation a changé.
- Effectivement.»
Arthur regarda ses fils. L'un mangeait et l'autre mâchait. Ils ne faisaient attention ni l'un, ni l'autre. Il serait toujours temps de leur expliquer cela plus tard.
«Nous ne sommes pas forcés de fermer le lien...»
Il espérait pouvoir lutter contre cela, il refusait d'être esclave de pulsions et de tentations. Il vouait garder sa liberté. Être dépendant d'un sang soit...mais jamais il ne serait l'esclave de son corps. Il ne voulait plus penser au sexe. Pas après...Serrant les dents il fit «On va essayer de vivre comme ça...sans fermer le lien.»
Il tentait de se convaincre, était persuadé d'être plus fort que son instinct, il n'était pas un animal, il pouvait gagner après tout.
A Suivre
