Ah que coucou tout le monde ! Je suis de retour !
Voila donc venir le chapitre VII ! :D
Moi je l'aime bien ce petit chapitre, dites moi donc ce que vous en pensez ! Même s'il est un peu "court" pour moi, il n'en reste pas, je pense, moins dynamique que les autres !
Voila voila !
Blblblblblbl: C'est pas car il ne se passe pas grand chose que c'est pas bien, des fois ce sont les plus intéressant ! :D
Naruto: L'amitié c'est difficile, et puis, je pense que c'était un peu évident que les choses n'allaient pas être de tout repos pour Miku, elle est un peu la victime de cette histoire ! xD
Bibou: Les enfants sont les plus cruels ! Et le pire c'est qu'ils ont bien conscience de ce qu'ils font ! Les ptits salauds !
Yolnosh: J'aime aussi le fait d'ajouter un peu de vulgarité, car même quand on est une "gentille fille" qui ne se fait pas remarquer, on a quand même des émotions humaines, et puis la pauvre, vu comment elle galère en ce moment, ce serait bizarre qu'elle reste en mode peace and love bonjour les bisounous ! xD
Je m'excuse pour les fautes, je suis fatiguée, mes petits et pauvres yeux me brûlent, et j'ai la flemme de corriger en profondeur :D (flemme aussi de faire un jeu de mot avec la profondeur... Tentation quand tu n'es pas assez forte... xD)
Enjoy !
Chapitre VII
S'il fallait un coupable...
La tension semblait être à son comble dans la salle de classe alors que le prof' de maths s'apprêtait à nous rendre nos contrôles enfin corrigés. Après plus de deux semaines d'attente pendant lesquelles la plupart d'entre nous avait déjà oublié ce douloureux passage, ce retour à la réalité des notes ce faisait dur. Enfin, ce n'était pas le cas pour tout le monde, car quand je regardais Gumi, aussi calme et détendue qu'à son habitude, je devinai tout de suite que les quelques exercices n'avaient été qu'une formalité. Et il n'était vraiment pas surprenant de voir Meiko enfoncer ses ongles dans la table de bois sur laquelle elle paraissait presque se laisser mourir, complètement désespérée et dépitée. J'étais sure que la brune retenait son souffle, maintenant que le prof' se tenait devant elle, la feuille de papier dressée devant lui. Allions-nous la voir sauter sur sa chaise ? Ou bien pourrions-nous observer son âme s'échapper lentement de sa bouche pendant le restant du cours ? Nous avions toutes trois instaurée une règle : ne pas parler des contrôle après les contrôle ! Je n'avais donc aucune idée de si elle avait réussi ou non, ou même de ce qu'elle en pensait. Le bras du vieil homme semblait s'abaisser lentement dans la direction de la jeune fille, comme si la scène se déroulait au ralenti, puis la feuille de papier glissa enfin sur la table. Tous les regards étaient portés dans sa direction. Etait-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle... ? Et puis... Après quelques secondes... Pauvre Meiko... Elle avait travaillé si dur... Du moins pendant les quelques minutes ou elle avait réussi à se concentrer pendant la séance révision que nous avions organisée. Je regardai Gumi et soupira. Nous pensions à la même chose. La prochaine fois, les manga et la télévision seraient mis sous clef ! Aucune distraction ne serait tolérée, pas mêmes les gaufres bien chaudes préparée par la mère de mon amie d'enfance. ! Après quelques rangées derrière nous, le prof arriva de nouveau à notre niveau. Il distribua d'abord la copie de Gumi en lui disant que c'était du bon travail, puis posa ensuite son regard sur moi. Ses traits vieillis par l'âge lui donnait un air sévère alors qu'il se faisait déjà dur en tant normal. Il faisait partie de ces profs qui paraissaient dénués de toute émotion et lassés de leurs boulot d'enseignant. Etait-il satisfait ? Ou bien m'étais-je foirée ? J'étais normalement plutôt bonne élève, mais le stress et le doute ne me quittaient jamais. L'homme jeta un regard sur la copie avant de croiser à nouveau mon regard. Je déglutis difficilement alors que mon cœur semblait s'être arrêté.
« - Hatsune, excellent, comme d'habitude. »
Je m'autorisai enfin à regarder la copie qui venait d'être déposée sur ma table. Mon soulagement fut immense lorsque j'aperçu les courbes du chiffre huit qui suivait le un. J'avais vraiment bien géré, osais-je alors m'avouer. Le problème avec les maths, c'est qu'on ne pouvait jamais être sûre de rien. Il suffisait d'une erreur en début d'exercice pour que la totalité soit erronée. Je pouvais enfin me détendre.
« - Quelle surprise... Pfffff...
- Ptet qu'elle pêcho aussi les profs...
- Ce serait pas étonnant ouais, ahah... »
Nullement besoin de me retourner que je devinais à qui appartenaient les voix derrière moi. Les deux chèvres qui accompagnaient toujours notre très chère déléguée. C'était quoi, ça ? De la jalousie ? Ce ne serait pas étonnant, l'une arrivait à peine à dépasser la moyenne alors que l'autre se battait ne serait-ce que pour espérer l'apercevoir. Quelles belles idiotes. Et puis, la chef du trio infernal se mit doucement à rire, comme pour indiquer à ses deux vipères qu'elles avaient dit quelque chose d'intelligent. Comme si une chose pareille était techniquement possible... Je n'avais jamais détesté quelqu'un jusqu'à présent, et quelques mois à peine après mon entrée au lycée, les mots « haine » et « mépris » avaient pris tout leur sens... Si au moins elle, avait pu se foirer au contrôle, j'aurais eu un peu de réconfort, mais non, Têto était loin d'être stupide... enfin sur le papier. Elle se disputait très souvent la seconde place avec Gumi, même si, fort heureusement, mon amie gagnait toujours avec quelques dizaines de point d'avance. Et j'avais tout sauf envie de lui offrir ma place de première de la classe, même si j'étais loin de m'en venter. Je prenais juste les cours très au sérieux, et il était hors de question que je laisse une personne comme elle me battre.
« - Ne fait pas attention à ce qu'elles racontent, me souffla mon amie d'enfance. »
Ouais, c'était facile à dire... Trop peu concentrée sur la correction du contrôle, j'entendais bien les quelques messes-basses en fond de classe, me concernant, moi ou quelqu'un d'autre. Ils feraient mieux de se concentrer, eux, car aucun ne pouvait se venter d'avoir la moyenne en maths alors qu'on était seulement en première année. Que donneraient les suivantes si ces imbéciles passaient leur temps à parler sur le dos des gens plutôt que de river leurs yeux sur toutes les remarques inscrites à l'encre rouge sur leurs copies. Quelle plaie...
Lorsqu'arriva la pause de la matinée, Gumi et moi nous empressâmes d'aller réconforter notre bonnet d'âne. La pauvre ne s'était pas encore remise de sa note qui effleurait à peine le dix. Plus pour ses parents que pour elle-même, en fait. Elle allait surement se faire passer un savon. Meiko et les maths, ça n'avait jamais été une grande histoire d'amour, même si en général, elle arrivait toujours à se débrouiller. Non, cette très chère demoiselle était plus adepte d'autres cours, comme le sport... C'était en fait le seul pour lequel elle semblait vraiment se passionner. Tout ce qui lui paraissait trop « intellectuel » ou lui demandait de réfléchir, ou d'apprendre des choses par cœur l'ennuyait. Alors en général, elle ne faisait que le minimum syndical. Assez pour que ses parents soient satisfait, et que les profs lui foutent la paix.
« - C'est que le début de l'année, t'en fais pas, la rassura mon amie d'enfance. »
La brune était trop concentrée à mettre des coups sur un distributeur automatique qui n'avait pas voulu lui donner un paquet de gâteaux déjà payé pour écouter ce qu'on pouvait lui dire. Son petit réconfort au chocolat était resté coincé entre la tige de fer et la paroi de verre. La poisse.
« - Aller, bordel ! Mais tu vas tomber ?! »
Je m'approchai alors de la machine avant d'observer un moment. On avait l'habitude de voir les gens s'énerver devant le distributeur, s'en était presque amusant... Jusqu'à ce que ça nous arrive. Je mis alors une série de légers coups du plat de ma main, de façon juste assez rapide pour faire vibrer la vitre de verre. Le gâteaux emballé sembla descendre peu à peu de quelques centimètres jusqu'à ce qu'il tombe dans le bac, sous les yeux larmoyants de ma camarade. Je me sentais tellement fière de moi, comme si je venais de sauver une vie.
« - Merci, me souffla-t-elle timidement. »
Enfin un sourire, même s'il était à moitié dissimulé ! Quel soulagement !
« - Au prochain contrôle, on te fera réviser pendant des jours et des nuits si il le faut ! Ca ne se verra même plus sur ta moyenne ! reprit la fille aux cheveux verts maintenant que celle aux yeux bruns étaient un peu moins distraite.
- Ouais ! J'arriverais même à battre Têto et lui faire bouffer ses deux toupies ! »
Meiko semblait avoir retrouvé sa joie de vivre, on pouvait presque voir des flammes bruler dans ses yeux, motivée par le gout du sucre dans sa bouche ou par le fait de ridiculiser la déléguée. Quelle que soit sa raison, elle semblait pleine d'énergie. Je préférais la voir comme ça. Et quelques minutes après, on en riait déjà toutes ensembles. Mais ce petit moment de joie fut bien éphémère, perturbé par l'arrivée d'un parasite qui était au cœur de notre conversation.
« - Sérieux, le lycée est pas assez grand pour pas avoir à croiser ta sale tête ? Fit soudainement mon amie la bouche encore à moitié pleine.
- Alors, Miku, comme ça on a encore eu la meilleure note ? S'exclama la nouvelle venue en ignorant complètement la remarque de la gourmande.
- Tant que je suis là, en tout cas, tu ne risques pas de l'avoir, répliquais-je exaspérée par ses remarques incessante.
- Oh, le mouton se rebelle...
- Mais fous lui la paix putain, t'as rien d'autre à faire dans ta vie ? Tu dois sacrément te faire chier pour la passer à lancer des rumeurs sur son dos ! Hurla presque le garçon manqué en montrant les crocs.
- Doucement, Roméo, reprit la jeune fille en levant les mains en avant. Toi et Juliette vous êtes réconciliées à ce que je vois...
- Mais qu'est ce que tu racontes, encore ? Demanda alors Gumi.
- Tu n'étais pas au courant ? Elles ont eu une petite dispute de couple, ou un truc comme ça...
- N'importe quoi, tu raconte vraiment des conneries, fit à nouveau la brune en lui lançant un regard qui aurait pu la fusiller sur place si ses yeux avaient été remplacés par des révolvers.
- Oh, allez, fais pas l'innocente. Regarde toi, tu te comportes comme un mec, toujours à prendre sa défense... Tout le monde sait que t'as envie de te la faire, expliqua la fille aux toupies en regardant dans ma direction. »
Meiko était hors d'elle, prête à se jeter sur la déléguée pour lui coller son poing au milieu du visage. Tout comme moi, en fait. Depuis quand les gens racontaient-ils des choses pareilles ?! Encore des rumeurs ! Et j'étais certaine que la coupable se trouvait en face de nous. Mon cœur s'emballa pour la première fois de colère, mes mâchoires me faisaient mal tellement je serrais les dents, et alors que je m'apprêtais à lui clouer le bec, mon amie l'attrapa par le col en la soulevant presque de quelques centimètres, si bien que la fille aux cheveux rouges s'en retrouva sur la pointe des pieds, son sourire toujours bien dessiné sur les lèvres.
« - Répète ça un peu !
- Ca va, il n'y a aucun mal, tu serais pas la première après tout... »
Le seul bruit qui suivit fut celui d'un claquement qu'on pouvait encore entendre résonner entre les murs, suivit d'un long silence... Un silence bientôt brisé par la sonnerie du lycée annonçant la reprise des cours. Cours pendant lesquels seraient absentes quatre des élèves...
...Quelqu'un allait payer.
