Titre : Le maître de ma luxure.

Auteur : Kiki de retour.

Genre : UA, yaoï…..Vous commencez à connaître maintenant…Mais attention, une partie de ce chapitre, à elle seule justifie le rating de cette histoire.

Couple : Ca se précise fortement.

Disclamer : Y-a-t-il un perso à moi dans ces lignes ? Absolument aucun !


Encore une fois ( et pas la dernière fort heureusement) je vous remercie tous pour votre soutien, vos reviews ou simplement le fait de lire.

Merci beaucoup et profitez bien de ce chapitre.


Chapitre 7 : Surprise .

Hohenheim et Armstrong avançaient à pas lent dans le sable brûlant du désert et le premier reprit la parole.

- J'aimerais que ce soit toi qui se charges d'aller à Risembool.

- Pourquoi donc ?

- Parce que si je ne me trompe pas, tu connais la personne qui est sensée avoir la pierre en sa possession. Et il serait sûrement plus enclin à la céder à quelqu'un qu'il connaît.

- De qui s'agit-il ?

- J'ignore quel nom il porte aujourd'hui et sous lequel tu l'as rencontré. Il en change très souvent pour garantir sa sécurité. Alors je préfère ne rien te dire. Je ne peux que te donner son adresse. Quand tu le verras, tu le reconnaîtras.

Alex hocha la tête pour montrer son accord et demanda :

- Et toi ? Tu vas partir pour Lior ?

- Je le voudrais, soupira Hohenheim, mais je dois rester ici, j'ai encore beaucoup de choses à préparer avec elle.

- Qui va s'en charger alors, demanda Alex.

- Nous aurions besoin d'une personne de plus….

- Je peux le demander à mon disciple. Envy est un garçon doué et très compétent.

- Non, affirma Hohenheim en secouant la tête. La protection des pierres est une priorité et je préfère qu'il reste en dehors de leur recherche. Tant qu'il ignore ce qu'il protège et qu'il n'ouvre pas le coffret, tout sera pour le mieux….Non, il nous faut quelqu'un d'autre pour aller à Lior.

Avançant toujours, Hohenheim s'étonna de ne plus entendre son ami. Il s'arrêta et se retourna, voyant son ami, immobile à quelque pas de lui et perdu dans ses pensées.

- Alex…Ca ne va pas, demanda-t-il.

- Si, si, répondit son ami en relevant la tête…Je réfléchissais, c'est tout….

- Tu as une idée, n'est ce pas ? A qui penses-tu ?

- Mon ancien disciple, avoua Armstrong à contre cœur.

- Ancien ?

- Oui, il ne suit plus mon enseignement depuis quelques temps déjà.

- Et on peut lui faire confiance ?

Soupirant, Alex ne répondit rien et son regard se perdit sur le vide du désert.


Avec difficulté, Lin releva lentement la tête. Tout son corps hurlait de douleur mais il ne laissa pas un son passer ses lèvres. Il avait offert à ses adversaires un seul cri, quand il avait été touché par cette fléchette et l'étrange produit qu'elle contenait mais il ne leur ferait certainement pas le plaisir d'un autre.

Alors il serra les dents et observa le lieu où on l'avait conduit pour tenter de trouver une échappatoire.

La pièce où il se trouvait était parfaitement hermétique si on excluait la porte blindée, solidement gardée par deux des soldats qui l'avaient capturés. Un grand blond avec une cigarette vissée à la bouche et un petit brun à lunettes accompagné d'un chien noir et blanc.

Se faire ainsi avoir par de vulgaires humains….Lin rageait intérieurement d'avoir été aussi faible. Mais pas seulement contre lui. Il en voulait aussi à Mère pour l'avoir jeté dans cette situation. Il savait que cette surveillance était inutile mais il avait obéi aux ordres….Et il était en train de payer le prix fort pour son obéissance, pensa-t-il alors que ses yeux noirs se posaient sur le sol où il était installé.

Un frisson de terreur le fit tressaillir. Sur le sol de béton était tracé un cercle alchimique. Fort heureusement, ce n'était pas celui capable de sceller définitivement un homonculus mais il était suffisamment puissant pour le paralyser et l'empêcher d'utiliser ses pouvoirs.

Tout cela l'intriguait malgré la peur que ça lui inspirait. Parmi les soldats qui l'avaient capturés, aucun n'avait semblé être un alchimiste. Contre de simples soldats, il avait peut-être une chance de s'en sortir. Mais pour cela, il devait en savoir un peu plus sur ce qui se passait et il décida d'y aller de manière directe.

- Quel est le produit que vous m'avez injecté ? Et comment vous l'êtes-vous procuré ?

Il n'eut droit comme réponse qu'à un regard étonné du brun et cette remarque acerbe de l'autre.

- A ta place, je ne serais pas trop pressé d'avoir des réponses. Quand ILS seront là, tu n'auras même plus envie de poser des questions.

Lin eut un sourire. Il avait donc raison, quelqu'un de plus puissant que de simples soldats était derrière tout ça. Rester à apprendre qui et à s'évader pour tout rapporter à Mère. Elle risquait fort de ne pas apprécier qu'on se mette en travers de ses projets.

Il décida de continuer à provoquer les deux soldats pour obtenir plus d'informations.

- C'est bien ce que je pensais. Vous n'êtes pas assez doués pour l'avoir eu de vous-même, railla-t-il avant de rigoler….Vous êtes vraiment minables et pathétiques.

Le blond en lâcha sa cigarette de rage et s'avança avec l'intention visible de le frapper mais le petit brun à lunettes s'interposa à la grande surprise de l'homonculus. Pourquoi faisait-il ça ?

- C'est vrai que nous avons reçus de l'aide. Personnellement, je suis un scientifique mais je ne comprends rien à l'alchimie et aux transmutations…Mais ça me fascine…Et vous qui êtes le produit de la plus puissante d'entre elles, même si elle est interdite…Vous me fascinez encore plus…Tout comme vous fascinez …

- Fuery, tu parles trop, grogna le blond, le coupant alors qu'il allait ajouter autre chose.

- Le lieutenant Havoc a raison, cingla une voix froide. Vous parlez trop, Adjudant Fuery.

Les deux soldats et l'homonculus tournèrent la tête d'un même mouvement pour voir qui avait dit cela.

Devant plusieurs soldats, une jeune femme, portant également l'uniforme de l'armée d'Amestris, venait d'entrer dans la pièce.

Grande, blonde, très belle malgré son air sévère, elle imposait naturellement le respect et même Lin fut impressionné par le charisme de cette humaine.

Elle s'immobilisa face à l'homonculus et l'étudia avec minutie dans un silence pesant mais sans dire le moindre mot, avant de s'écarter.

Lin découvrit alors deux autres personnes. De taille moyenne, elles avaient le visage dissimulé par une large capuche. Mais il sentait que, qui que ce soit, ces deux-là n'étaient pas de simples chiens de l'armée.

Non, ces deux personnes étaient bien plus que ça.


Mère referma la porte de la chambre qu'occupait Misao. La fillette avait fini par s'endormir, épuisée par ses pleurs et appelant vainement Lin.

Mère grogna de mécontentement. Le caractère enfantin de l'homonculus était une vraie calamité. Elle appréciait nettement plus Kazuha mais ce coté de la personnalité double n'était jamais assez présent à son goût.

Pensive, elle avança jusqu'à son bureau et fut satisfaite d'y trouver Izumi, mais beaucoup moins de la trouver seul.

- Tu n'as pas retrouvé Ed ?

- Malheureusement non, répondit Izumi, je n'ai trouvé aucune piste et avec ce… "problème"….

- Je sais, cingla Mère…Mei et Mustang ?

- Pas le moindre message de leur part…

- Et Lin ?

- Aucune nouvelle, non plus.

- Alors qu'est-ce que tu fais encore là ? Repars immédiatement et ne reviens pas avant d'en avoir !

Voyant que la mauvaise humeur de Mère menaçait d'exploser à tout instant, Izumi n'osa rien répliquer, malgré sa propre colère, et sortit de la pièce pour essayer de remplir sa mission.

Restée seule, Mère se plongea dans ses pensées, essayant de trouver une explication à se qu'il s'était passé.

Cela ne pouvait venir que de Lin,….A moins que ce ne soit Ed…pensa-t-elle avant de se figer.

Cette pensée ne lui plaisait absolument pas, de par son lot beaucoup plus grave de conséquences.

Elle savait quand elle l'avait recueilli qu'il n'amènerait que des problèmes. Mais elle l'avait fait parce qu'elle savait qui l'avait créé et ce que cela impliquait. Elle avait alors préféré l'avoir avec elle plutôt que dans la nature.

Mais elle était toujours restée sur ses gardes. Ed était instable, puissant et dangereux. Peut-être aurait-elle dû le détruire avant plutôt que de le garder.

Elle avait toujours réussi à le contrôler jusqu'à présent, notamment grâce à sa proximité avec Lin. Mais là, il commençait lentement mais sûrement à lui échapper et ça ne présageait rien de bon.

Elle allait vite devoir prendre des mesures avant que tout ne dérape.


Je n'aurais pas dû faire ça, pensa Envy en avalant une gorgée de sa troisième bière. Et pourtant, il ne regrettait rien.

Depuis son plus jeune âge, accompagnée de son meilleur ami, cela avait toujours été un jeu pour lui de dépasser les limites autorisées, de braver tous les interdits possibles et imaginables et ce malgré le nombre de corrections qu'il avait reçu de sa mère pour avoir tenté le diable. Le seul interdit qu'il n'avait pas osé défier était le tabou suprême de l'alchimie : la transmutation humaine.

Autrement, cela avait toujours été un jeu qu'il pratiquait avec insouciance mais ce qu'il avait fait ce soir était bien plus que ça. Cela avait été un besoin irrépressible

Dès que son maître lui avait confié ce coffret avec interdiction formelle de l'ouvrir, Envy avait été irrémédiablement attiré. Par l'envie de briser un nouvel interdit mais surtout par quelque chose de bien plus profond en lui et qu'il ne s'expliquait pas. Malgré ça, il avait résisté jusque là à la tentation pour ne pas décevoir la confiance de son maître.

Mais quand il était rentré un peu plus tôt, complètement perdu dans ses pensées et déboussolé par ce qu'il avait découvert grâce à la lettre mystérieuse, et que ses yeux s'étaient posés sur la boite, la curiosité et l'envie de l'ouvrir s'étaient transformées en exigence presque irrésistible.

Alors quand sa mère avait quitté la maison, disant qu'elle rentrerait tard et qu'une surprise allait arriver, il n'avait pas hésité.

Torse et pieds nus malgré la fraîcheur de la nuit, il était sorti de sa chambre, la boîte sous le bras. Il avait pris un pack de bières dans le frigo puis s'était assis dans le canapé du salon, la boîte sur la table basse devant lui, la fixant pendant qu'il sirotait lentement sa boisson.

Envy savait pertinemment qu'il l'ouvrirait, il avait juste attendu que la tentation soit trop forte, repoussant ses limites jusqu'à y succomber. Et depuis qu'il l'avait fait, ses yeux ne se détachaient plus du contenu, son attrait nullement diminué avec sa découverte.

C'étaient des pierres, quatre précisément. De couleurs différentes, d'une étrange matière transparente et un peu plus grosse qu'une perle. Simples mais d'une beauté incomparable. Tenant toujours la boite dans sa main, il ne se lassait pas de les admirer.

Sa contemplation fut cependant interrompue par la sonnerie de la porte d'entrée. Il reposa sa bière sur la table mais ne lâcha pas le coffret toujours ouvert et se leva pour aller ouvrir. Et quand ce fut fait, il se figea, les yeux exorbités et la bouche entrouverte alors qu'une vague de désir enflammait subitement son corps.

Devant lui se trouvait le jeune homme qu'il avait dessiné…Les mêmes cheveux blonds, les mêmes traits doux mais sensuels, les mêmes yeux pétillants de malice avec un soupçon de tristesse, les mêmes lèvres délicatement ourlées avec un sourire diaboliquement aguicheur…..et une tenue courte et moulante à faire damner tous les saints !

Ed se lécha lentement les lèvres, savourant pleinement le plaisir d'avoir enfin cet homme en face de lui…Envy Shadows….Bon sang, même son nom l'excitait !

Doucement mais sûrement, l'homonculus se laissa enivrer pendant qu'il détaillait sans gêne le corps de son futur amant. Ces traits parfaits, ces cheveux bruns où il rêvait d'enfouir ses mains, cette poitrine délicieusement proportionnée, cette peau si appétissante sous la lumière de la lune…. Chaque détail augmentait irrémédiablement son désir, déjà au bord de la rupture par la longue et pénible attente pour le retrouver.

Il voulut continuer à le découvrir mais ses yeux dorés se posèrent alors sur ses mains et plus précisément sur l'objet qu'il tenait. Ed eut un imperceptible mouvement de recul en voyant les pierres contenues dans la boîte.

Une drôle de sensation s'empara de son corps. Ces pierres l'attiraient autant qu'elles l'effrayaient. Et alors qu'il pensait ça, des images s'imposèrent soudain dans son esprit. Il vit le visage de Mei, ceux de Misao et d'Izumi...et celui de Lin. Et il comprit….

Mais au même moment, la faible retenue qu'il gardait sur son désir lâcha brutalement. Le besoin de sentir Envy en lui explosa, ne laissant plus de place à autre chose.

Ed donna instinctivement un coup sur la main du brun, envoyant le coffret et son contenu rouler au sol et il se jeta sur Envy, les jambes nouées autour de sa taille et les lèvres plaquées sur les siennes.

Sous la surprise et ce brusque mouvement, le jeune alchimiste recula de plusieurs pas et n'eut que deux réflexes : celui de placer ses mains sous les fesses du blond pour l'empêcher de tomber et celui de répondre fougueusement au baiser. Il tenta de reprendre son équilibre mis à mal par la fougue de son partenaire et n'y arriva qu'en le plaquant contre la porte qui se referma dans un bruit sourd.

Mais aucun des deux ne s'en soucia, trop emporté par leur échange aussi sauvage que passionné.

La bouche du brun avait un léger goût d'alcool et Ed en gémit sourdement d'excitation alors que leur langue se disputaient la domination. Rendu encore plus fiévreux par ce son, Envy passa les mains sur les flancs du blond et les remonta pour soulever le court débardeur qu'il portait. Il relâcha sa bouche quelques secondes pour lui retirer complètement, le lançant quelque part dans la pièce sans même un regard et ses mains se reposèrent immédiatement sur les fesses du blond et remontèrent pour parcourir avidement la peau de son dos.

Sans même s'en apercevoir, il appuya sur l'ouroboros et l'homonculus se cambra brutalement, mordant la lèvre inférieure de son amant sous le brasier intérieur qui le consumait.

- Han…Envy, gémit-il contre sa bouche.

Il se colla un peu plus au brun, frottant leur bassin avec une ardeur proche la frénésie. Envy l'accompagna dans ses mouvements, en voulant toujours plus à chaque seconde qui passait. Le blond donna un coup de reins plus fort que les précédents, déséquilibrant une nouvelle fois son porteur.

Envy tituba en arrière et heurta le guéridon soutenant la seule lampe allumée, qui se brisa au sol. Déstabilisé par la brusque pénombre de la pièce, il vacilla dangereusement avant de tomber violement sur le dos. Mais son cri de douleur fut vite étouffé par les lèvres du blond.

Assis sur les cuisses du brun, l'homonculus ravageait sa bouche pendant qu'il envoyait valser à grands coup de pieds ses chaussures et que ses mains exploraient sans aucune pudeur le torse de son amant, avançant vers un seul et unique but : la fermeture de son pantalon.

Et quand elles l'atteignirent, elles le détachèrent avec une vitesse et une précision incroyable, prêtes à plonger à l'intérieur. Mais Envy attrapa fermement ses poignets avant qu'il ne puisse le faire et haleta difficilement :

- Attends…..Dis-moi au moins ton prénom…

Ed se redressa légèrement, une surprise totale bien visible sur son visage mais encore plus dans la lueur de ses yeux. Aucun de ses nombreux amants ne lui avait jamais demandé ça et il ne leur avait jamais dévoilé. Il hésita de longues secondes….Mais le regard tendre que lui lançait Envy et la douce caresse de ses pouces contre la peau fine de ses poignets finit par vaincre sa réticence.

- Edward, murmura-t-il dans un souffle à peine audible.

Envy leva un sourcil appréciateur sous la réponse et répéta lentement le prénom plusieurs fois, comme s'il le savourait.

Ils échangèrent un regard, qui se chargea rapidement de sensualité et de désir…et ils se jetèrent de nouveau l'un sur l'autre, s'embrassant avec encore plus de passion qu'avant.

Les mains de Ed retournèrent à leur tache précédente et débarrassèrent enfin Envy de son pantalon. D'un geste presque enragé, le blond déchira son sous-vêtement et sans attendre, se pencha pour prendre son sexe en bouche.

Envy arqua profondément le dos alors que sa respiration se coupait sous les caresses endiablées que la langue de Ed lui procurait. Noyé sous l'extase, le brun réussit à amener ses mains tremblantes jusqu'aux hanches de son amant et lui enleva tant bien que mal son short. Un gémissement de plaisir s'échappa de sa gorge, provoqué par la délicieuse surprise de découvrir que Edward ne portait aucun sous-vêtement.

Se retrouvant enfin nu, l'homonculus abandonna sa petite occupation et se redressa. Il attrapa les mains d'Envy dans les siennes et sans les lâcher, il lui fit empoigner ses fesses, les écartant sans aucune douceur. Et abaissant son bassin, il s'empala d'un coup sur le membre de son amant.

Envy eut un hoquet de plaisir, surpris par l'étroitesse de Ed autant que par la façon brutale dont il s'était laissé pénétrer, n'exhalant rien d'autre qu'un long râle de plaisir.

Et il fut encore plus médusé quand il se mit immédiatement à bouger, imposant sans trace d'inconfort ni de fatigue un rythme rapide, presque violent. Dans la pièce résonnèrent très vite les bruits de leur bassin s'entrechoquant sauvagement et de leurs gémissements étrangement accordés.

Dépassé par la fougue incroyable de son amant, Envy ne put rien faire d'autre que de garder les mains sur ses hanches pour l'aider à bouger et de profiter pleinement de ce délice sensuel qu'Ed lui accordait.

La natte du blond se détacha sous les mouvements saccadés de sa tête, calqués sur ceux de son bassin, libérant ses cheveux. Les mèches voletant autour de son visage, les yeux mis clos et la bouche lascivement entrouverte, le corps couvert de sueur, le jeune alchimiste le trouvait d'une beauté ineffable, comme s'il n'était pas humain et Envy était littéralement subjugué par la vision de rêve de cet être hors du commun.

Mais un gémissement plus fort du blond le fit légèrement sortir de la torpeur voluptueuse où il baignait et il repris légèrement ses esprits. Il ne voulait pas se contenter de recevoir du plaisir, il voulait aussi en procurer à son amant. Alors d'un mouvement vif, il inversa leur position, allongeant avec précaution le corps de Ed sur le parquet.

L'homonculus n'aimait pas être soumis de cette façon, se faire pénétrer oui, être dominé jamais. Ses sourcils se froncèrent et il ouvrit la bouche pour faire savoir son mécontentement mais Envy ne lui laissa pas le temps de protester, noyant ses reproches sous des coups de reins puissants et dirigés directement sur sa prostate. Les mots que Ed s'apprêtait à dire moururent dans un cri de pure extase.

Heureux du résultat ainsi obtenu, Envy enfouit ses mains dans les mèches soyeuses de son amant, les caressant tendrement alors qu'il s'enfonçait toujours plus loin dans son corps.

Et au bout de quelques minutes de ce délicieux traitement, Ed se sentit approcher de l'orgasme et savait qu'il en était de même pour Envy. C'était trop fort, trop bon. Ils n'allaient pas tenir encore longtemps, ni l'un ni l'autre.

Alors instinctivement, les mains de l'homonculus se levèrent pour se poser dans le cou du brun. Mais à l'instant même où il allait lui briser la nuque, ses mains refusèrent de lui obéir et elles furent comme tirées brutalement en arrière, retombant inertes le long de son corps.

Et il se libéra, la tête rejetée contre le sol, dans un cri déchirant où se mêlaient plaisir, rage, incompréhension et désespoir.

- NNNNNOOOOONNNNN !

La surprise d'Envy face à ce hurlement se confondit avec sa jouissance et il retomba sur le corps de son amant, épuisé et comblé. Mais immédiatement, il se sentit repousser violement et alla percuter rudement le sol.

Edward se releva d'un bond, attrapa son short et l'enfila sans même réfléchir. Et il s'enfuit du salon, puis de la maison comme s'il avait le diable aux trousses.

Abandonné sur le sol, Envy essaya tant bien que mal de reprendre son souffle et ses esprits. Il ne comprenait pas ce qui venait de se passer.

A partir du moment où il avait vu Edward devant la porte, il n'avait plus rien contrôlé et n'avait même pas cherché à le faire. Certes, il n'avait pas eu d'amant depuis longtemps mais était-il frustré au point de se jeter ainsi sur un parfait inconnu ? …Il ne comprenait vraiment pas ce qu'il lui avait pris.

De plus, il n'avait jamais ressenti ça. Ce n'était pourtant pas sa première fois, loin de là. Mais aucune de ses expériences sexuelles n'avait été aussi forte, aussi belle….C'était tout simplement indescriptible et il savait que toutes ses sensations avaient été partagées. Mais alors pourquoi Edward s'était enfui comme ça ?

Il était perdu dans ses pensées quand la lumière fut brutalement allumée, le faisant sursauter et l'obligeant à fermer les yeux alors qu'une voix s'élevait soudain dans la pièce.

- Qu'est-ce qui s'est passé ici ?

Envy rouvrit les yeux et tourna la tête vers l'auteur de ses mots, étonné de voir son meilleur ami. Debout à l'entrée du salon, la bouche grande ouverte, ce dernier parcourait des yeux le désordre du salon, les vêtements éparpillés et le corps nu d'Envy.

A aucun moment, le brun ne pensa à se couvrir, ils avaient vécu tant de choses ensembles que la nudité de l'autre n'était qu'un détail. Il se contenta de se redresser et de demander.

- Greed, qu'est-ce que tu fais là ?

- Et bien, c'est moi ta surprise, répondit son ami en clignant des yeux d'étonnement face à la question.

- HEIN, s'écria Envy. C'était pas lui ?

- Qui ? Le beau gosse qui m'a bousculé en sortant d'ici à toute vitesse et avec qui tu as visiblement fait des folies de ton corps ?

- Oui, lui…

- Et bien non, désolé mais il n'a absolument rien à voir avec ta surprise.

- Mais alors qui est-il ?

Envy se prit la tête à deux mains, essayant de donner un sens à tout ce qui venait de se passer, sans vraiment y parvenir. Voyant son désarroi, Greed s'approcha de lui et voulut lui tendre son sous-vêtement mais se ravisa en voyant ce qu'il en restait et lui tendit finalement son pantalon que le brun passa distraitement avant que son ami ne reprenne :

- Explique-moi ce qui se passe….

- J'en sais rien moi-même, marmonna Envy. J'ai dessiné ce garçon sans même le connaître…Il a débarqué comme ça d'un coup tout à l'heure ….Et en le voyant, j'ai cru que ma mère savait qui c'était et l'avait fait venir…

- Pour que tu couches avec, demanda Greed en levant un sourcil perplexe….Je sais que ta mère est très cool et tolérante…mais ça m'étonnerait qu'elle aille jusqu'à choisir tes amants.

- Tu as raison, c'est absolument pas logique, soupira Envy.

Ils se relevèrent et commencèrent à remettre un peu d'ordre dans la pièce. Surveillant son ami du coin de l'œil, Greed lâcha sur un ton malicieux.

- En tout cas, ton blondinet a tout d'une bombe, si j'en juge par l'état du salon….et il a aussi un super tatouage.

- Où ça, s'étonna Envy.

- Ne me dis pas que tu ne l'as pas vu, railla Greed….Dans le dos, au creux des reins et rouge vif, ça ne peut pas se manquer. Un très beau dessin, finement réalisé. Sur certaines personnes, le tatouage semble déplacé mais pas pour lui…il faisait vraiment corps avec.

- Et c'était quoi comme dessin ?

- Tu m'as déjà montré ce signe, dans un de tes bouquins ennuyeux à mourir sur l'alchimie…

- QUOI ?? Il avait un symbole alchimique rouge vif tatoué dans le dos ??Lequel ??

Surpris de la véhémence du ton de son ami, Greed attrapa un papier et un stylo. Il traça grossièrement le dessin qu'il avait vu et tendit la feuille à Envy.

Celui-ci n'eut besoin que d'une brève seconde pour reconnaître le symbole. Il s'effondra sur le canapé, les yeux grands ouverts et il lâcha dans un souffle.

- Oh merde….


Après avoir traversé plusieurs quartiers à toute vitesse, Ed s'arrêta brusquement de courir, incapable de faire un pas de plus, la respiration courte et précipitée. Il s'adossa contre un mur et se laissa lentement tomber au sol.

Toujours haletant, un frisson secoua son corps et il se rendit alors compte qu'il était pieds nus et ne portait que son short. Il métamorphosa immédiatement des vêtements longs et épais sur sa peau, lui qui ne portait jamais autre chose que du très très court, mais cela n'arrêta pas ses tremblements. Car c'était à l'intérieur qu'il avait froid.

Il était parti sans un regard en arrière, et pourtant il aurait tout donné pour rester plus longtemps enveloppé dans la chaleur du corps d'Envy. Mais il était parti parce qu'il était mort de peur.

Jamais aucun de ses amants ne l'avait autant comblé et encore moins lui avait donné autant envie de recommencer dans la seconde. D'habitude, il oubliait totalement ses amants dès qu'ils étaient morts. Mais là, il avait l'impression en très peu de temps d'être devenu complètement dépendant du brun. Et cela le terrifiait.

Il était un être solitaire, un assassin sans pitié et il ne POUVAIT pas se lier aussi profondément à quelqu'un, sa survie et celle des autres homonculus en dépendait. Mère le leur avait souvent répété, ils ne devaient jamais s'attacher à un humain sous peine de le voir découvrir leur vraie nature et qu'on cherche alors à les détruire.

Et Ed avait bafoué cette règle sans même le vouloir ni le remarquer et maintenant il était trop tard. Il était lié à Envy.

Car sinon, comment expliquer qu'il n'avait pas pu le tuer ? Pourquoi en avait-il été incapable alors qu'il n'avait jamais hésité à se débarrasser de ses amants après avoir eu ce qu'il voulait ? Même s'il avait pensé le faire, son corps avait catégoriquement refusé de lui obéir.

Frissonnant toujours, Ed était complètement perdu. Il se sentait abandonné et vulnérable. Il avait besoin d'un soutien, de quelqu'un pour le prendre tendrement dans ses bras et le rassurer. Aussitôt, l'image d'Envy se présenta dans sa tête mais il la repoussa de toutes ses forces.

Non, la seule personne qui pourrait le comprendre, la seule dont il avait besoin à cet instant était Lin.

Ed ne chercha pas à réfléchir plus longtemps. Il ne savait pas où était son ami mais il décida de se laisser guider par son instinct pour savoir où le trouver.

Pour la première fois, il ferait confiance à ce lien particulier qui les unissait. Car malgré leurs différences, malgré la distance, la puissance de leur péché et leur dispute, ils pouvaient toujours compter les uns sur les autres. Ils ne pouvaient d'ailleurs compter sur personne d'autre que leurs frères et sœurs.

Bizarrement, c'étaient les pierres qu'il avait vues dans les mains d'Envy qui lui avait fait prendre conscience de ça. Comment de vulgaires pierres pouvaient ainsi agir sur son mental, il l'ignorait totalement. Mais, il avait enfin compris ce que Lin lui avait si vivement reproché. A cause de son égoïsme, il avait trahi la confiance des autres et pire, il les avait mis en danger.

Se relevant difficilement, Ed se remit en marche, il devait absolument retrouver Lin et surtout, se faire pardonner ses erreurs.

A SUIVRE.


Alors, alors, alors ??

Vous en pensez quoi de ce chapitre ? Il vous a plu ?

Qu'avez-vous préféré ?

Le lemon ? Ed ? Envy ? Lin peut-être ou encore un autre perso ?

Lâchez les reviews et dites-moi tout !

Et toi Heiji ? Tu aimes toujours ?

Je voulais vraiment écrire ce chapitre et tout ce qu'il contient (même s'il y a des choses qui devront attendre plus tard) et maintenant que c'est fait…..Je m'impatiente d'avoir ton avis.

Quel qu'il soit, j'espère que tu vas t'amuser à écrire la suite. Et comme d'hab, je suis sûre que tu vas nous éblouir.

Kiki

Elément imposé :

Un des deux mystérieux personnages accompagnants Olivia doit être aveugle.

Sondage :

1) Une conversation entre Fuery et Hayate sur la nécessité de trouver un amoureux à Riza.

2) Ed retrouve Lin dans une situation…un peu spéciale.

3) Une ombre mystérieuse qui surveille les geôliers de Lin.