Chapitre 8 : Sortie mouvementé au Pré-au-Lard
- Tu as l'air un peu morose ce matin Harry.
- C'est rien Mione.
- Je ne t'ai pas demandé si tu avais quelque chose mais ce que c'est.
Harry soupira face à l'obstination de son amie.
- C'est la journée au Pré-au-Lard et je ne peut toujours pas y aller, voila, tu es contente.
- Mais t'es majeur.
- Pas vraiment Ron, répondit Hermione, il n'a passé que la première majorité qui concerne tout ce qui est extra scolaire. Tant qu'il est à l'école, sa majorité ne sera que quand il aura fini ses études.
- C'est pas cool
- t'as raison Ron.
- Tu pourrais venir avec ta cape d'invisibilité, dit Hermione.
Les deux garçons la regardèrent avec de grands yeux et, en même temps, ils posèrent leur main sur le front de leur amie.
- Qu'est ce que vous faite ?
- on regardait si tu n'avais pas de fièvre.
- Il fallait vraiment que tu sois malade pour conseiller à Harry de transgresser le rêglement.
- Bon, alors, demanda Hermione, vexée, tu le fait oui ou non ?
- Non !
- Mais...
- Ca ne me dit rien.
- Tu es sure.
- Allez-y
- vraiment sur ?
- vraiment sur
- Sur de sur ?
- Sur de sur
- Sur de sur de s...
- Mione ! C'est bon !
La Gryffondor soupira et entraîna son ami.
Harry les regarda descendre l'escalier sur lequel il était assis et posa sa tête contre la pierre.
- Harry ! Qu'est ce que tu fait là ?
Il releva la tête. Léo se tenait en haut des escaliers et dardait sur lui ses yeux bleus. Malgré le froid qui commençait à s'installer, il ne portait qu'un court tee-shirt sans manche qui dévoilait les muscles fins et pale de son ventre, un pantalon noir et de larges chaussures. Les mitaines qu'il portait étaient très jolies mais ne devait pas beaucoup le protéger du froid
- Je ne peux pas aller au Pré-au-Lard, il me faut une autorisation.
- Ah les inconvénients de la jeunesse, dit Léo en souriant.
Il descendit quelques marches et s'assit à coté de Harry. Celui-ci regarda le brun qui commençait à jouer avec sa natte. Il ne paraissait pas avoir plus de seize, dix-sept ans.
- Léo, T'as quel age ?
- C'est pas une question a poser a une dame.
- t'es pas un homme ???!!!
- Si, mais je suis aussi femme, un peu des deux.
- C'est bizarre.
- Comme tu dis.
- Alors, t'as quel age ?
- Tain, tu t'accroches. Tu m'donnes combien ?
- 17 ans.
- je suis à la fois plus jeune et plus vieux que toi. Je suis né en 89...
- Tu as 14 ans (Raven: j'ai lu je sais plus où que Harry était né en 86, si vous contestez cette date veuillez m'envoyer un message et je rectifierais)
- ...Mais j'ai vécu plus d'années que tu ne pourras l'imaginer. Sophie, Théo et moi avons vécu l'histoire du monde de la naissance de notre planète jusqu'a nos jours.
- Ce qui fait...
- A peu de choses près 4,5 milliard d'années.
- Tant que ça !
- Chuis plutôt bien conservé hein ?
Il redevint grave.
- En fait, je...nous ne sommes pas vraiment humain. Nous sommes plutôt...des esprits aussi éternels et immuable que la terre...
Il se tut, les yeux dans le vague. Harry lui ne dit rien.
- Au fait, dit-il soudain en cherchant dans l'une de ses poches. J'étais venu te donner ceci.
Il lui tendit un bout de papier.
- Mais, s'exclama Harry en le lisant, c'est une autorisation de sortie, pour moi ? Qui...qui l'a signée ?
- Ben moi. Chris et moi on est tes tuteurs pour l'année, on te l'avait pas dit ?
- Non.
- t'es sure ?
- affirmatif
-...
-...
- J'ai dut oublier.
- mais t'es pas vrai !!!
- Au lieu de me crier dessus, va vite donner ton autorisation. Ils vont bientôt partir.
Harry lui tira la langue, puis lui envoya un sourire éblouissant et courut rejoindre ses amis.
- Ah...la fougue de la jeunesse.
- Et c'est un homme éternellement jeune qui dit ça.
Sans paraître surprit, Léo pencha la tête en arrière et caressa la joue de Chris qui se tenait accroupie au dessus de lui.
- Je l'envie quand même...
Un sourire s'étira soudain sur ses lèvres et le blond gémit.
- Oh ! J'aime pas quand il sourit comme ça...
- Je me disais que puisque nous sommes ses tuteurs, nous devons ab-so-lu-ment l'accompagner.
Il se releva d'un bon et se tourna vers son amant.
- on y vat Tenshi ?
Il le prit dans ses bras comme une mariée.
- Léo ! Laches-moi !
- Veux pas, j'adore quand tu rougis.
Il courut jusque dans la cour avec dans les bras, un Chris mort de honte qui cachait son visage rouge entre ses mains.
- Attendez-nous !
Reconnaissant la voix du mercenaire, Harry, Ron et Hermione se retournèrent. Léo courut vers eux mais dérapa sur une plaque de verglas et s'affala par terre en entraînant Chris. Les trois Gryffondors se précipitèrent vers eux pour les aider à se relever.
- On vient avec vous, dit le brun alors qu'il se rétablissait souplement sur ses pieds. Il tendit ensuite la main à Chris en souriant.
- Tu l'as fait exprès ! Avoue ! Grogna Chris. Toi ! Glisser sur du verglas ! C'est pas crédible une seconde !
- Tu doutes de moi ? répondit Léo avec un faux aire innocent et des yeux papillonants a la Bambi.
- Essai pas d'imiter Théo, l'innocence c'est naturel chez lui.
- Allons, tu ne vas tout de même pas croire que j'ai fait exprès de me casser la gueule pour avoir le plaisir de sentir ton corps sur le mien et de te tripoter au passage ?
- Léo !!! S'exclama le blond en rougissant.
- Vous vous disputez souvent comme ça ?
- Nous ne nous disputons pas Hermione, nous nous taquinons, moi en public, lui en privé.
Il lui dit en aparté:
- Quand on est seul, par contre, il devient très chaud.
- Léo !!! Dit le blond en rougissant encore plus.
- Nous avons deux principaux sujets de taquinerie, les tripoteries, comme maintenant et...
- Léo je t'interdis !
- ...les lieux ou on s'envoie en l'air.
- Léo !!!!! Gémit le blond qui se mettait presque à fumer, on pourrait croire qu'il avait prit feu.
Une fois sur la place centrale du village, Harry demanda ce qu'ils allaient faire. Ron devint alors d'un beau rouge et de mit à balbutier.
- Euh...ex...Excusez-moi, mais j'ai...j'ai promis à B...à quelqu'un de le retrouver au bar de Mme Rosemerta...alors...euh...voila...quoi...excusez-moi...
Harry jeta un regard complice à Hermione qui sourit et dit.
- Allons Ron ! Tu ne crois quand même pas qu'on va en vouloir à Zabini de nous voler notre meilleur ami.
- Comment tus sais que c'est Blaise, Mione !
Il plaqua sa main sur sa bouche en réalisant qu'il s'était piégé tout seul pendant que Harry et Hermione se tenait l'un l'autre pour ne pas s'écrouler de rire alors que Léo, lui, se roulait déjà par terre.
-Tu sais, dit Chris, ce n'est pas une honte d'aimer un garçon.
- Sauf si ce garçon est un Serpentard.
Le blond soupira.
- Comme a dit Théo, "Quelle dommage qu'ils ne s'entendent pas, le rouge et le vert se marient si bien sur le sapin de Noël".
- Il a vraiment dit ça ? demande Léo. Finalement, ça m'étonne pas, dit-il après réflexion.
Puis il se tourne vers le Gryffondor roux.
- Eh ben alors, on parle, on parle et toi t'es toujours pas à ton rendez-vous. Aller ouste, déguerpis.
- Oui, l'amour n'attend pas.
- Tu es sure ? demanda Ron en blêmissant.
- File, lui lancèrent Harry, Hermione et Léo en riant.
Ron ne se le fit pas dire deux fois et, après avoir serré ses deux amis contre lui, il courut en direction du lieu de rendez-vous.
- Il commence a être plus sensible notre Ronnie, non ? demanda Hermione.
Harry acquieça en souriant et reposa sa question première, a savoir, qu'est ce qu'on fait. Alors qu'il allait faire une proposition, une voix s'éleva.
- Granger !
Rowen Hawkeye les rejoignit.
- Ah ! Je vous ait retrouvé, dit-il en reprenant son souffle.
- Hawkeye, mais que...
- Dépêchez-vous, c'est l'ouverture de la nouvelle biblihotèque du Pré-au-Lard, elle est encore plus fournit que celle de l'Ecole et pour l'ouverture, l'inscription est gratuite et on peut prendre autant de livre que l'on veut. Mais il faut se dépêcher sinon il y aura trop de monde.
Hermione se mordit la lèvre et essaya de prendre un air ennuyé en refusant poliement, mais les étoiles qui dansaient dans ses yeux ne trompaient personne: elle avait follement envi d'y aller.
- Vas-y Hermione, intervint Harry, ça se voit que t'en crève d'envie.
- Mais...
Ce n'était vraiment le fait d'aller dans cette bibiothèque en laissant Harry qui la gênait. Mais plutôt la trouble attirance qu'elle éprouvait pour le Serdaigle de quatre ans plus jeune.
- Je...je ne peut pas laisser Harry tout seul...
- Et nous on n'est quoi ? De la merde, dit Léo, vexé.
- Léo a raison...
- Quoi !
- Pas a propos de la merde, mais lui et Chris sont la, je ne suis pas seul.
En disant ses mots, il tapota la poche de sa cape où la jeune fille savait que Tay était caché.
Hermione soupira, sourit et décida de se laisser porter par le destin. Elle prit la main du jeune garçon et le suivit.
- Et encore une de casé. Il reste plus que toi mon ptit Ryry.
- Moi ?
- ben oui, t'as personne en ce moment, mais je te verrait bien avec une personne aux cheveux blond pale et brillant comme l'argent aux yeux bleu acier ensorcelant par exemple...
- Moi et Draco, ça va pas !!
- Moi j'ai cité personne mais si c'est toi qui le dis. En plus, tu viens de l'appeler par son prénom.
Harry se mordit la lèvre. Finalement, il s'était fait avoir aussi facilement que Ron.
- Tu vas pas toi non plus nous parler de la rivalité rouge/vert quand même ? demanda Chris.
- Non, mais Draco et moi on a notre rivalité personnelle et puis je sais pas s'il est gay, et puis même s'il l'est, est-ce qu'il...
- Stoooop ! Suffi la prise de tête, comme dit la Mère Pompadille "Quand on a un coup d'grisou, un bonbon résout tout" direction Honeyducke.
- Tu es sure que c'est ça ? Je croyais que c'était "Un bon café au saut du lit et s'en est finit des souci".
- oui, mais ça c'est pour Sophie le matin quand elle a pas prit son café.
- Tu es sure ?
- Euhh je sais plus, c'était peut-être " Thé du soir, espoir".
- Non tu confond avec l'adage "araignée du soir, espoir"
- Ah peut-être.
- Euhhhh, c'est qui la mère Pompadille ?
- Pompadille, c'est la gouvernante de...bref, c'est notre gouvernante et elle a toujours des petits proverbes qu'elle invente.
- Quoiqu'il en soit, je veux aller chez Honeyducke, je veux des sucreries.
Au mot de sucreries, un gargouillement se fit entendre. Harry rougit en maudissant le petit animal ailé dont le ventre venait de faire ce borborygme.
- Eh bien Harry, dit Chris avec un sourire, je crois que tu dirais pas non.
- Euh, je...beuh...
- A moins, ajouta le brun avec un sourire mystérieux, que ce ne soit l'étrange animal d'origine magique que tu caches dans ta poche ? Aller Taiyou, Gardien des Cartes Salarines, sort de là, je sais que tu t'y cache, dit-il en s'adressant a la poche en question.
Le petit animal ailé sortit son museau de sa poche.
- Comment connaissez-vous mon existence, je n'aurais jamais crut cela possible d'une personne ne possédant aucun pouvoir magique.
- Magique non, mais du pouvoir j'en ais figure toi et plus que toi. Quant a ta question...dit toi que nous savons tout et tu ne sera pas loin de la vérité.
- Vous savez tout ? demanda Harry, rouge, en pensant au nombre de ses secrets qu'ils pouvaient connaître.
- Qui sait, dit Chris avec un petit sourire.
Léo rit de son jeu de mots et ils entrèrent dans la boutique.
Ils n'en ressortirent qu'une heure plus tard. Les yeux de Léo pétillaient de plaisir et de gourmandise et les bras de Chris ployaient sous les sacs de bonbons.
- Léo !
- Oui Tenshi ?
- Tu peux pas en porter un peu ?
- Tu es si fort, tu peux bien faire un effort, moi je suis si faible, répondit Léo en prenant une pause dramatique.
- Toi ? Faible ? Le croisement d'un Dragon et d'un Géant est faible, toi tu es juste paresseux.
- Tu ne peut pas faire ça pour moi ? demanda le brun, les yeux soudains larmoyants et le menton tremblant.
- Rhaaa! Merde ! Craqua Chris. Je me suis encore fait avoir. Je te déteste.
- Moi aussi je t'aime.
Les yeux du blond, loin d'être coléreux se posaient tendrement sur son compagnon.
- Vous êtes ensembles ? demanda Harry avant de se rendre compte que sa question était stupide et que ça crevait les yeux.
- Nous sommes même mariés, répondit Léo en lui montrant son alliance d'argent entrelacé d'ambre et de petits saphirs.
Chris se battit avec les paquets pour lui montrer la sienne.
- Et celle la c'est quoi ? demanda le Gryffondor en désignant un anneau sertit d'une étoile blanche passé sur le majeur du blond.
- Ca ? répondit-il. C'est...Tu le sauras peut-être un jour.
Le jeune sorcier se renfrogna, il avait horreur qu'on lui cache des choses.
- Si on allait à la Cabane Hurlante, dit Léo pour changer de sujet.
POV Drago
Malgrés mon masque froid d'indifférence, je suis soucieux. Je n'arrive pas à le supporter, je ne supporte pas d'être inquiet pour Harry Potter, mon rival et maintenant mon ennemi. Quelle stupidité de lui offrir un cadeau, ce n'est ni une habitude de Malefoy et encore moins une des miennes. Mais c'était énervant de le voir tout le temps mal fringué. Qu'est ce que j'en ais à foutre qu'il devienne canon avec ses nouvelles fringues. J'ai dit canon? Draco reprend le contrôle de ton esprit. Mais le match. Pourquoi ce pincement au coeur quand je l'ai vu tomber. J'ai usé de mon pouvoir sans raison ce que je ne fait jamais, pour le ralentir. Apres je ne me souvient plus ni comment ni pourquoi je me suis retrouvé près de lui avant tout le monde. C'est sur moi qu'il a ouvert ses deux beaux yeux émeraude. Ma langue a encore fourché, je voulais dire moche, pas beau les yeux. Et pourtant, pourquoi est-ce que je me suis senti soulagé quand il les a rouverts, pourquoi mon coeur s'est il déserré. J'ai même pendant une fraction de secondes, perdu mon masque et mes barrières. Mais même si maintenant j'évite son regard...c'est pire je le voit partout. Non ! Je ne peux pas, c'est mon ennemi, je ne l'accepterais jamais, jamais !
- Eh ! Regarde Drago, St Potter fait ami ami avec les profs.
Je relève la tête. Merde elle a raison, en plus il est bien habillé. Ne bave pas Drago, ne bave pas Drago. Merdes mais qu'est ce qu'ils foutent. Eh ! Je veux pas y aller. Millicent merde quelle chieuse.
Fin POV Drago
- Alors Potter ! dit Millicent. On devient le chouchou des profs.
"Elle est conne ou elle le fait exprès" se dirent Harry et Drago en même temps.
- Allons Miss Bullstrode, répondit Chris, en dehors de l'école, nous ne sommes plus vraiment profs.
- On peut même plus vous enlever de points, galère !
- Voila qui arrange nos affaires, hein Drago chérie ?
Le Serpentard ne répondit pas. Ils avait plongés ses yeux dans ceux de sa Némésis et ne parvenait pas à les lâcher. Harry, lui, failli rougir et sa gorge s'assécha.
"" Merde ! Pourquoi il est si beau ?""
- Eh bien Dray, tu es bien silencieux, dit Léo qui s'était glissé dans le dos du blond. Celui-ci ne sursauta même pas comme s'il avait vu le mouvement que personne n'avait put discerner. Le natté se pencha et lui chuchota quelque chose à l'oreille. Cette fois, le blond eut une réaction. Il rougit, puis blêmit.
- On y va, dit-il brusquement.
- Mais... ! S'étonna Millicent
- Draco Chérie ! s'exclama Pansy.
- J'ai dit: On y va.
Il ne les attendis pas et partit. Les quatre Serpentard durent battre en retraite non sans que Millicent n'ai proféré un "On se retrouvera" pas très persuasif. Le blond marchait vite et, chose impensable pour lui, il se rongeait les ongles. Mais comment pouvaient-ils être au courent ?
- Bon, dit Léo, maintenant qu'ils sont partit, on peut y aller.
Il avait perdu son air provocateur et un peu pervers qu'il avait encore quelques secondes plus tôt et avait retrouvé l'air un peu gamin qu'il avait en dehors des cours. 3 personnalités différentes ! Sérieuse en cours, d'autres fois un peu gamin, ou comme juste avant, provocateur. Et il pouvait passer de l'une à l'autre en une fraction de secondes. Est-ce que c'était des masques qu'il se donnait pour cacher sa véritable personnalité ? Il ne savait pas.
- Léo ?
- Viiiii ?
- Qu'est ce que tu as dit à Dray ?
- Dray, comme c'est mignon, tu lui donnes déjà un surnom ?
- Oui...Non...laisse tomber ! Qu'est ce que tu lui a dit ?
Le brun eut un sourire démoniaque, le même qu'il avait lorsqu'il avait chuchoté a l'oreille de Drago. Il se penche vers Harry et lui demanda.
- Tu veux vraiment savoir ? Attention, ce n'est pas gratuit.
Harry devint cramoisi en comprenant le sous-entendu et Léo s'éloigna avec un rire, comme son sourire, démoniaque.
La Cabane Hurlante était campé sur sa colline, toujours aussi sinistre, délabré et branlante. Comme on était qu'en octobre, et bien qu'il y ait du verglas, ses flancs n'étaient pas couverts de neige et laissaient apparaître quelques touffes d'une herbe famélique et brunâtre entouré de terre.
Harry était assis sur l'un des gros rochers, devant la barrière de bois. Il contemplait la vieille bâtisse et les souvenirs qui y étaient liés.
- Cette maison te rappelle de nombreux souvenirs, ne ? Lui dit Chris en s'asseyant a coté de lui sur le rocher.
Le Gryffondor acquiesca.
- C'est dans cette cabane que j'ai rencontrée pour la première fois...
Il n'arrivait pas à le dire, le souvenir de sa mort était encore trop vivace en lui et il se reprochait toujours sa mort.
- Rencontré Sirius, Ton parrain, acheva Léo qui s'était assis de l'autre coté.
- Parfois je me dis qu'il n'est pas mort et que je pourrais le revoir...
- Qui sait, un jour.
- je n'ai pas beaucoup d'espoir.
Il se figea soudain et se retourna. Il ressentit le pouvoir des Cartes Salarines. La lisière de la forêt se mit alors bruir. Des Acromentulas en sortirent. Elles n'avaient pas la grande taille d'Aragog, mais elles mesuraient au moins autant que les trois garçons et leurs puissantes mandibules faisaient un bruit de tous les diables.
- Yaaaaaarg !! Des araignées.
Elles étaient maintenant des centaines et avançaient vers Harry, Léo et Chris.
- Recule Harry ! dit Chris en se plaçant devant lui.
- C'est a nous d'entrer en scène.
Chris ouvrit sa robe et sortit ses deux magnums de leur holster.
- Pour le menu frotin, pas besoin de s'épuiser, dit Léo en sortant un petit canif de sa poche.
- Tu veux les chatouiller avec ça ? Lui cria Harry.
- Très drôle, lui répondit le natté en souriant.
Il posa la lame sur sa paume et, d'un geste fluide, trancha sa chaire. Son Sang jaillit, mais celui ci n'avait ni la couleur ni la fluidité du sang. Un liquide bleu nuit et visqueux sortit de la plaie. Des paillettes scintillaient dans le liquide qui frémissait.
Léo tendit le bras et murmura :
- SilverScythe
Le sang se mit à tourbillonner et se mit à former un objet allongé. Le fluide se solidifia après avoir pris l'aspect d'une grande faux argentée.
Le brun porta sa main à ses cheveux et défit sa natte. La longue chevelure, libérée, se mit à flotter légèrement autour de lui. Ses yeux avaient perdus leur candeur et leur douceur. Ils étaient maintenant durs et froid, n'appelant qu'a la mort.
- C'est l'heure d'entrer dans la danse.
Il se saisit de sa faux à deux mains et se jeta sur une aragne avec une vitesse impressionnante. La lame argentée émit un chuintement lorsqu'elle traversa les chaires visqueuses de l'insecte géant. Les deux moitiés de l'insecte n'avaient pas touchés le sol que déjà, l'instrument d'argent avait repris son oeuvre de mort. Mais quelque chose le déstabilisa. Les deux moitiés de l'aragne qu'il avait tranché en premier s'étaient brouillées avant de disparaître.
- Ce n'est pas normal, murmura-t-il
Un coup de feu retentit derrière lui. Tout a ses réflexions, il avait failli se faire surprendre et ne devait sa défense qu'a la précision de son amant qui avait abattu l'aragne d'une balle bien placé. La bête, se brisa et disparut dés qu'elle eu touché le sol. Les araignées avançant toujours, Léo se remit à les trancher alors que Chris vidait ses chargeurs sur elles.
Taiyou sortit sa tête de la poche de Harry.
- Mmmh mmmhmm mhmhhmm !
- Tay ! Enlève cette sucette de ta bouche !
- C'est Mirror, la Carte du Miroir. Elle reproduit une chose mais elles ne sont pas réelles, elles ne sont que des reflets. En détruisant l'original, on devrait pouvoir la faire se montrer.
Léo parcourue la horde des yeux et son regard tomba sur une araignée, éloignée des autres et dont les mouvements ressemblaient comme un reflet à ceux des araignées.
- Cible repérée.
Dans un mouvement fluide, il courut vers le premier insecte et bondit. Il atterrit sur la tête de l'immonde insecte et courut d'araignée en araignée. Il arriva jusqu'à l'original et, dans un mouvement fluide, il abattit son arme sur l'araignée. La lame argentée fendit l'air et lui trancha la tête. Le sang gicla. Le liquide vert coula sur le sol en éclaboussant les pieds de Léo.
- Merde ! Dit-il alors que Harry capturait la Carte. Mes nouvelles bottes en peau de Magyar à pointes. Elles m'ont coûté une fortune ! Sophie va me dégommer si elles sont fout…
Il se figea. D'autres Acromentulas arrivaient.
- Putain ! Mais elles sont combien ?
Il leva sa faux et l'abattit sur la première, mais la lame fendit le vide. L'immense araignée s'était dédoublée et les deux nouvelles le contournèrent.
- Alors là c'est le bouquet.
- la Carte des Jumeaux qui dédoublent les choses. Nomme là, elle devrait apparaître.
- Twin ! Montre toi.
Deux petits clowns blancs au chapeau pointu apparurent main dans la main.
- Reprend ta forme originelle carte de Clow. Moi, Harry, Chasseur de Carte, je te l'ordonne !
L'esprit se désagrégea et reforma la Carte que Harry signa d'un coup de baguette.
- Cette fois je crois que c'est bon, dit Léo.
Harry acquiesça.
- Heu…Léo, dit Chris.
Le brun se tourna vers son époux qui lui montrait les sacs de bonbons, éventrés et piétinés.
- Ô rage ! Se lamenta-t-il. Ô désespoir ! Ô araignées ennemies, n'ai-je donc tant vécue que pour cette infamie.
- Ne t'en fait pas mon ange, on va en racheter.
- Yes !! c'est partie pour l'orgiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie.
Avec un sourire, Harry suivit ses deux professeurs vers Pré-au-Lard et plus particulièrement la confiserie Honeyduck.
Á suiiiiiiivre…fatigué…c'est pas une heure pour écrire un chap…en plus j'ai pas d'inxspi…pfff dire que le chap 9 est commencé, le 10 finit et le 11 en cours…euhhhhhhh oubliez ce que j'ai dit.
