Après une nouvelle -trop longue- absence, je suis de retour avec un nouveau chapitre. Ce n'est pas le plus aboutit ni celui dont je suis le plus fière mais je vous l'offre en maigre compensation de ma parution plus qu'aléatoire. Les fautes d'orthographes sont toujours de mises. J'étais quelque peu bloqué dans l'écriture de cette fic' , les choses vont trop vite à mon gout et je trouve que le personnage d'Hermione fait trop sa pleureuse mais je pense savoir comment juguler tout ça et repartir du bon pied afin d'apporter plus de panache à mon récit. J'espère à bientôt pour le chapitre suivant. Et…bonne année à vous fanfic' addict' .

POV SS :

Après son départ, j'étais resté un long moment dans la même position, le dos tourné à la porte. J'avais senti l'embarras dans lequel elle était en me faisant son récit. Sa voix était entrecoupée de sanglots et, une fois n'est pas coutume, je ne savais comment interpréter ces sanglots.

Elle n'avait pas eu l'air de regretter son acte, celui-ci semblait même étrangement motivé. Elle m'avait fait part de certaines choses, certains…sentiments qui ne prêtaient pas à confusion.

En réalité, elle m'avait toujours pour ainsi dire admiré ? Cette pensée m'arracha un rictus amer, non ça ne pouvait pas être cela. Je levais les yeux aux plafonds en quête d'inspiration. Comment pouvais-je interpréter de manières différentes ses paroles ?

Je retournais de nouveaux les mots qu'elle avait emprunté pour me décrire…ils ne semblaient liés qu'à l'admiration. Une admiration certes teintée d'amertume et de bon sens refoulé mais de l'admiration tout de même. Je tapais du poing contre mon bureau, ce qui m'arracha un cri de douleur.

Pourquoi diable m'avait elle parlé de son premier baisé avec Weasley ? Et pourquoi diable c'était elle mise à pleurer à cet instant précis ? Sa relation avec lui était-elle importante à ce point ? J'ai cru qu'elle avait finit par passer le cap et enterrer ces sentiments pour lui !

Je me passais une main sur mon visage que je savais n'être pas impassible afin de tenter d'y voir plus clair. L'horloge résonna au loin, m'indiquant qu'il était déjà plus que l'heure d'être dans mes appartements. Cependant, je n'arrivais pas à me résigner à me défaire de ce bureau. Cet acte motivera certainement que la discussion soit définitivement close en moi et je n'étais pas prêt à cela.

Ma position contre le bureau se maintient de même que mon tourment. Celui-ci dura la majeure partie de la nuit et sans que je me souvienne d'avoir trainé ma carcasse dans ma chambre, je me réveillé à l'aube dans mon lit.

J'avais une autre mission à accomplir aujourd'hui, une mission qui impliquait encore une fois Granger, il me fallait aller voir la chose qui l'avait attaqué quelques nuits auparavant.

POV HG :

Quelque chose avait changé…

C'est ce que je me répétais depuis au moins un quart d'heure tout en me scrutant dans le miroir de notre salle commune. Drago avait fini par émerger et m'avait vaguement salué avant de retourner profiter d'un quart d'heure de sommeil supplémentaire. Quand il fit de nouveau son apparition, il me trouva dans la même position.

Je n'avais pas d'explication, si ce n'est un sentiment insidieux, pernicieux, comme un serpent qui lézarde dans mon cerveau, quelque chose avait changé !

Drago me regarda interdit avant de croiser les bras.

-Miss Granger se sent elle d'humeur à se joindre à moi pour le petit déjeuner où est-elle trop engagée dans la contemplation, certes charmeuse, de son propre reflet dans le miroir ?

Je tiquais à ces mots, je n'étais pas du genre à me contempler dans le miroir. Le ton moqueur qu'il avait employé ne m'avait pas échappé ni son sourire en coin. Je m'arrachais enfin à mon reflet avant d'empoigner mon sac tout en lui donnant un coup dans l'estomac. Il parut choqué mais m'emboita le pas.

-Tu vas te décider à me parler de ce qu'il s'est passé hier ?

Mes pas ralentirent dans le couloir qui nous menaient à la grande salle. Je fronçais les sourcils en essayant de me remémorer ma soirée de retenue. Je me souvenais du sentiment d'avoir était chamboulée, de la confession que j'avais faite à Rogue et cependant quelques chose m'échappé encore. Comme le sentiment qui m'avait étreint en me levant, une sensation de quelque chose d'anormal s'empara de moi. J'avais observé mon reflet pendant plus d'une demie heure sans rien y dire. Je secouais la tête avant de lui dire qu'il n'y avait rien à dire. Il se stoppa net avant de m'empoigner le bras.

-Tu était bouleversée Granger ! Ne me dit pas qu'il n'y a rien à dire !

-Drago, s'il y avait eu quelque chose à dire je te le dirais…je pense juste que lui avouer les faits qui m'ont poussé à le sauver m'ont libéré d'un poids qui pesait sur moi depuis trop longtemps déjà.

Il fronça les sourcils a nouveau, paraissant ne pas comprendre. Je lui offris un sourire sincère qui sembla le rassurer mais je savais qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Et tant que je n'arrivais pas mettre le doigts dessus, je préférais garder ça pour moi.

Le petit déjeuner se déroula dans la même latence que d'habitude. Le plafond magique arborait des volutes brumeuses identiques au temps extérieur, je m'étais laissé à la contemplation de ces tournants hypnotiques avant de faire face a mon repas. Dans le même temps, je m'aperçus que je n'avais pas réellement faim et repoussé mon assiette, un thé suffira amplement. Drago me jeta un regard entendu sans pour autant m'inciter à manger, il me fit cependant signe de porter mon regard sur la droite.

Cormac se tenait debout a coté de moi, son apparition fit étrangement échos en moi et une sensation de malaise m'étreint.

-Salut Hermione !

-Cormac ! le saluais je tandis que Draco pouffait de rire en face de moi, je lui assénais un coup de pied pour l'inciter a la discrétion avant de me tourner de nouveau vers Cormac.

-Tu as gouté au muffin ? me demanda t'il plein d'espoir

Mon amusement du se refléter sur mon visage avant que je hoche la tête.

-Humm…je n'avais pas très faim mais j'y ai gouté.

Le gout de l'orange et du vieux parchemin se fit de nouveau un chemin vers mon estomac et je retiens un hoquet de dégout. Cormac se tenait encore à mes côtés, comme s'il hésitez à s'installer ici. Il n'avait toujours pas retenu la leçon de son fiasco redoutable en cinquième année et m'avait, a l'occasion demandé de retenter notre chance. Peut être n'avais je pas était assez ferme ? Drago se racla la gorge et Cormac porta son attention sur lui, le détaillant de manière ouverte. Une moue réprobatrice changea son visage en quelque chose d'encore moins avenant qu'a l'accoutumé mais une petite voix dans mon esprit me souffla qu'il était plutôt mignon en chevalier éconduit.

-Et ta retenue avec Rogue ?

Un frisson me parcourut et je poussais un soupire d'agacement. L'évocation de Rogue me fit tourner la tête en direction de la table du fond et mon regard s'accrocha au sien de manière redoutable. Il avait l'air de ne pas avoir beaucoup dormi, avait-il ressassé mes mots ? La sensation de malaise se fit plus forte et mon estomac encaissa une nouvelle secousse. Ma respiration se fit plus saccadé tandis que mon cerveau me menait dans le flou. Une dualité étrange se portait à moi, Cormac et son sourire bienveillant et Rogue le regard pénétrant, comme s'il cherchait à me faire détourner les yeux. Chose que j'entreprit de faire rapidement. Le même sentiment tenace se rappelé à moi, quelque chose n'allait pas ! Etais je malade ? Je portais une main a mon front tandis que dans un flou toujours aussi prenant Cormac avait pris le droit de s'assoir à mes côtés. Je n'avais pas de fièvre, pas spécialement chaud, ni spécialement froid et pourtant je me sentais au plus mal à cet instant. Le parfum de Cormac parvint à mon nez, la petite voix me criait que j'adorais ce parfum tandis que mon cerveau avait prit pour tâche de me rappeler le parfum de Rogue. Ce parfum ci me semblais plus avenant et la lutte entre mes sentiments et mon raisonnement fut la goute d'eau qui fit déborder le vase. Un nouveau haussement de cœur plus puissant que les précèdent me retourna l'estomac et dans la seconde, je rendais le contenu de celui-ci sur les pieds de Cormac qui leva vers moi un regard perdu. Drago m'empoigna avant de bougonner le nom de l'infirmière. Tandis que l'air frais du couloir me rafraichissait l'esprit, le parfum de Rogue emplit de nouveau l'air, il avait dû quitter la table des professeurs sans que je ne l'aperçoive. Ni Drago, ni moi n'avions prit la peine de lancer un recurvite sur Cormac !

POV SS :

De mémoire Poudlarienne, je ne me souviens m'être rendu chez le garde-chasse en dehors des heures de cours. Le froid mordant de l'hiver avait encore libre cours et je remontais les pans de ma cape en accélérant le pas. J'annonçais mon arrivé par un coup donné à la porte avant d'ouvrir celle-ci. Le garde-chasse se leva précipitamment et paru un instant décontenancé de mon arrivé en ces lieux.

-Professeur Rogue, excusez-moi, je ne vous attendez pas ! dit-il alors que son molosse vient à ma rencontre en trottinant gaiement.

Je repoussais la bête d'un pied avant de jeter un coup d'œil rapide à cet habitat exigu. Le fait de savoir Potter et ses acolytes les trois quarts de leurs temps libres en ce lieu lui avait donné une certaine mysticité. Pour ma part je ne lui trouvé rien à y redire, c'était la même chaumière vétuste et cependant étrangement cosy qu'a l'accoutumé. Je pris soin de prendre un air passablement ennuyé alors que j'attendais impatiemment de voir la bête !

-Je vous ai fait part de mon…souhait de voir la chose qui a attaqué Miss Granger l'autre nuit, c'est chose faite, dites-moi donc où vous l'avez attaché ?!

Il me fit un signe de la main pour m'indiquer la partie arrière de son habitat et m'emboita le pas en enfilant une veste.

Je m'arrêtais un instant afin d'identifier cette bête. Elle était roulée en boule a même le sol dans un simulacre de sommeil, mais le mouvement de son thorax m'indiquait qu'elle était éveillée. Sa peau était couverte d'écaille et sa gueule semblait identique a celle d'un dragon.

Tout en reprenant ma marche, je m'étais mis à réfléchir.

-A quel endroit exactement l'avais vous capturé ?

-Près du lac Professeur ! J'avais jamais vu c'te chose là de ma vie et vous pouvez croire que je m'y connais en créatures dangereuses ! Vous savez ce que c'est ?

Je fronçais les sourcils, la chose était étrange certes, mais pas inconnue. J'avais moi-même retrouvé Granger non loin du lac.

-C'est une créature qui a disparue depuis des siècles, tué par ce qui s'apparenté aux chevaliers de la table ronde. Une créature perverse et retorse, un Adanc ! Il semblerait que Miss Granger se soit trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment !

L'adanc est une créature qui vit dans les lacs et qui protège bec et ongle son habitat, Granger s'était tout bonnement trop approché du lac sans se soucier du danger a proximité. Je poussais un soupir las, bien qu'extraordinaire, cette créature ne pouvait pas rester à Poudlard, le lac était trop proche du collège.

Je fis part de cette information au garde-chasse qui entreprit de se rendre auprès de Dumbledore afin de trouver la meilleure solution sans toutefois tuer la créature. Je secouais la tête devant tant de stupidité.

Je m'enjoignais à rejoindre les cachots quand la voix de mon filleul me tira de mes pensées. Je me tournais vers lui tout en jetant un coup d'œil a la grande horloge. Il aurait dû être en cours à ce moment précis.

-Hermione est malade !

-J'avais cru comprendre lorsque je l'ai vu déverser le contenu de son déjeuner sur un autre gamin stupide, Drago. Je ne vois pas en quoi le fait qu'elle soit malade justifie ta présence dans les couloirs et je ne vois pas non plus en quoi cela me concerne !

Il parut interdit un instant avant de sourire.

-Il y a quelque chose qui cloche, Pomfresh dit qu'elle est sous le coup d'un enchantement contre lequel elle lutte. Mais elle ne trouve pas de quoi il s'agit !

Je hochais la tête afin de lui stipuler que j'avais compris les informations avant de me détourner. Il fallait toujours que Granger avec Potter où non se mette dans l'embarras.

-Mme Pomfresh aimerait bien que tu viennes y jeter un œil…

-J'avais compris Drago !

Je lui emboitais le pas tandis que la soirée de la veille revenait encore une fois tambouriner dans mon esprit. Granger semblait extenué hier soir, elle n'aurait pas pris le temps de faire un détour pour retourner dans ses quartiers, si elle avait été ensorcelée c'était avant sa retenue.

Pour autant son comportement ne m'avait pas alarmé, elle était restée fidèle a elle-même, son récit avait été franc, sincère et fluide…les mots étaient sortis tout seul et elle n'avait pas paru mal en point. Je secouais la tête interdit, cela n'avait aucun sens, je l'aurais senti si Granger était ensorcelée !

-Tu as attendus la fin de sa retenue pour te coucher ? Son comportement était-il habituel ?

Il me lança un regard amer en hochant la tête.

-En omettant le fait qu'en ce moment elle se transforme en vraie fontaine après chacune de vos entrevues oui !

-…

-Elle semblait… bouleversée ! Nous avons discuté un moment et nous avons finit par nous endormir. Tu penses qu'elle a été ensorcelée ce matin ? Je ne l'ai pas quitté d'une semelle, je l'aurais vu si quelqu'un avait tenté un sortilège contre elle !

Nous étions parvenus devant l'infirmerie, en ouvrant la porte, je me rendais compte qui l'infirmière n'était pas parvenue à améliorer l'état de Granger. Je fronçais les sourcils en apercevant MacLagen a ses cotés sans pour autant m'en formaliser. Pâle comme la mort, Granger se tenait assise, une main sur son front, la seconde posé sur son thorax comme ci ce geste lui permettait de respirer plus aisément. Elle leva la tête en entendant la porte se refermer derrière nous et un nouveau hoquet s'empara d'elle.

POV HG

Je vidais pour la troisième fois de la matinée le contenu de mon estomac vide dans la bassine que me tendis l'infirmière. Impuissante, c'est la seule utilité qu'elle s'était trouvé en attendant l'arrivé de Rogue.

J'emplit mes poumons d'air en pensant fortement que ce dernier avait tout intérêt à trouver la cause de mon mal être parce que le fait de se vider de tout son corps était intolérable après une nuit courte. Je me sentais éreinté et un mal de crane persistant s'emparais de moi.

Il me salua d'un signe de tête, comme ci de rien n'était. Comme ci je ne m'étais pas épanché dans son bureau la veille au soir. Je fronçais les sourcils avant de fermer les yeux un instant, un nouveau vertige me montrant de nouveau ce sourire triste que je pensais avoir vu le soir de mon attaque. Un frisson me courba l'échine et Cormac posa une main rassurante sur mon épaule, je me dégageai de ce contact d'un geste franc avant de lui lancer un regard peu amène. Je ne savais pas pourquoi il nous avait rejoint ici et l'odeur de son parfum mêlé a celle de Rogue était insoutenable. Et pourquoi diable leurs parfums avaient ils autant d'importance ce matin ?!

Rogue s'approcha de moi et parut hésiter un instant avant de passer sa baguette devant mon visage. Je levais les yeux afin de croiser son regard, il n'eut aucune réaction, à croire que j'en attendais une ! Je poussais un soupir las avant de tanguer à nouveau.

-Ne voulez-vous pas vous allonger Miss Granger ? Vous seriez plus à l'aise ! M'intima Md Pomfresh.

Je déclinais son offre d'un signe de tête négatif, je me sentais encore plus nauséeuse allongé. Drago prit place a mes cotés et me passa un bras autour de la taille afin d'éviter que je ne tombe. Rogue observa cette scène étrangement et m'invectiva de me tenir tranquille. Cormac tenta la même approche et l'agacement l'emporta sur le reste.

-Va te changer Cormac, et retourne en cours, ça va aller ! lui dis-je calmement

Il parut hésiter.

-Tu est sûre que tu ne veux pas que je reste à tes cotés ? me demanda t'il presque tendrement, ce qui m'arracha une grimace tandis que mon esprit me soufflait que sa présence me ferait du bien. Le flottement apparut entre ces deux actions permis à Rogue de prendre la décision à ma place.

-Monsieur MacLagen, je pense qu'il serait préférable pour vous de retourner en cours, nous n'avons pas besoin de vos…services ici.

Je levais la tête vers lui et de nouveau, le vertige s'empara de moi. J'entendis plus que je ne vis Cormac s'en aller tandis que Rogue s'empara de mon visage afin de l'observer. Ce geste engagea une lutte de tous les diables en moi, le contact de ses mains fraiches sur mon visage brulant, la douceur de son contact et toutes les alarmes qui s'était enclenchés me provoquèrent de nouveau haut le cœur. Comment les choses pouvaient elles être aussi antithétiques ? Mon corps mourrait d'envie de ressentir ce contact tandis que mon esprit me hurla de m'éloigner de lui au plus vite ! Rogue sembla noter cette dualité, une ombre étrange passa dans son regard, il ne me lâcha pas pour autant. Je sentis Drago resserrer sa prise sur ma taille alors que mes hauts le cœur se faisaient plus intenses.

-Que ressentais vous Granger ? Et prenait sur vous de ne pas me vomir dessus je vous prie, muselez votre dégout !

La question ainsi que la formulation de Rogue me firent me sentir encore plus mal à l'aise. Drago eut un rire franc qui me rassura, sa poigne se fit plus douce. Rogue avait toujours le regard vrillé au mien dans l'attente d'une réponse. Je voulais lui faire part de cette dualité mais mon corps se refusait à ce que les mots franchissent mes lèvres.

Le regard ainsi plongé dans le sien, j'avais la sensation que nous étions seuls dans la pièce, un tas d'émotions se bousculaient en moi. Cela me fit chercher un autre contact que le sien sans pour autant le trouver. J'avais l'impression d'être une brebis prise au piège par un loup.

-Occlumencie ! murmurais-je plus pour moi que pour le reste de l'assistance, Rogue semblait déjà l'avoir compris.

Le sortilège avec lequel j'étais en prise ne me permettait pas de formuler mes sensations.

-Je n'en ai pas le droit Granger ! Je ne voudrais pas reproduire le désastre des semaines précédentes !

Il devait faire échos a ce qui s'était passé lors de l'arrivé des parents de Louanne. Je le suppliai du regard, incapable de faire autre chose.

POV SS

Pomfresh était depuis quelques minutes repartie vaquer à ses occupations, pour autant, elle tendait l'oreille. Drago me regardait impuissant et m'indiqua d'un signe de tête de faire ce que Granger voulait.

Ce fut un mouvement de Granger qui me forçat à le faire. Sans qu'elle s'en soit aperçoive, la fièvre aidant, elle fit un mouvement de la tête afin de trouver plus de fraicheur dans mon contact. Je savais qu'il n'y avait aucunes raisons de la tenir ainsi, mon diagnostic était déjà quasiment terminé, mais, sa tête reposant des mes mains sans qu'elle ne s'en brusque avait un gout de victoire pour l'homme qui sommeille en moi. Je la sentais faible, impuissante et pourtant, elle tourna la tête sur le coté pour obtenir plus de fraicheur et je me perdis totalement dans son regard.

Une seconde plus tard, un étourdissement s'empara de moi, je mis celui-ci sur l'état de Granger. Des sentiments puissants, mais très ambivalents s'emparèrent de moi. L'attirance, le visage de MacLagen se fraya un chemin a travers un flash de son esprit. Le dégout, l'odeur de deux parfums emmêlés. L'inquiétude et une sorte…d'apaisement ?!

-Concentrez-vous Granger ! Depuis quand ? lui intimais-je

Des souvenirs flous défilèrent avant de se figer, Granger s'observait dans un miroir, je poussais un soupir d'agacement. Cela pouvait être n'importe quand !

Des images de son petit déjeuner de frayèrent un chemin, la sensation de nausée. MacLagen qui prenait place à ses côtés, elle croisa mon regard et une sensation indescriptible grandit en elle avant qu'elle ne vomisse sur son voisin.

Elle m'éjecta de son esprit et je la regardais interdit. Je savais qu'elle ne me portait pas dans son cœur au même titre que ses condisciples mais la répulsion que je lui inspirai semblait forcé, surtout au regard des révélations qu'elle m'avait faites la veille. Drago épongeait son front à l'aide d'un linge humide. Granger paraissait las, elle m'observait sans vraiment me voir et son regard fiévreux m'indiquait que la lutte en elle était puissante et éreintante.

Drago m'interrogea du regard et je relâchais le visage de Granger, sa tête bascula sur le coté sans ménagement pour atterrir sur l'épaule de mon neveu. Cette image me dérangea et je préférais me tourner vers la porte. Je m'invectivais à réfléchir, depuis quand Weasley n'avait plus de place dans son esprit ? Hier soir encore, elle avait évoqué son premier baisser avec lui dans une émotion à peine contenue.

Je commençais à faire les cents pas sous le regard interrogateur de Drago, Granger avait finit par fermer les yeux. Je ne comprenais pas, l'agacement me fit tiquer lorsque j'aperçut MacLagen dans le couloir. Un éclair de lucidité s'infiltra en moi, le mécréant n'aurait pas osé ! Je me tournais de nouveau vers Granger et plaçais ma baguette sur son front. D'un informulé je lançais un contre sort, le hoquet qu'elle eut confirma ce que mon esprit me soufflait.

-Amortentia, murmurais-je pour moi.

Le philtre d'amour le plus puissant au monde qui pousse quiconque en consomme à devenir obsédé par le préparateur du filtre.

Drago fronça les sourcils dans l'incompréhension la plus totale, un coup d'œil a Granger m'indiqua qu'elle s'était endormie pour de bon. Les bras ballants, j'observais du coin de l'œil poppy lui administrer diverses mixtures. Comment avait-il pu oser ? Comment avait-il pu ne serait-ce qu'y penser ?

Une rage sourde s'empara de mon esprit, j'entendis Drago s'approcher de moi sans pour autant y porter mon attention. Un bourdonnement emplit mes oreilles, signe que les choses n'iraient pas en s'améliorant, je ne connaissais cette sensation que trop bien ! Une lutte sans nom s'engageait déjà dans mon esprit, ma rage m'indiquait d'infliger les pires châtiments à l'exécrable et misérable chose qui se tenait derrière la porte tandis que ma raison me hurlait de ne rien y faire.

J'empoignais Drago fermement, il croisa mon regard et tenta de se soustraire à ma poigne, la peut et l'inquiétude se mêlant sur son visage.

-Fait le bouger le plus vite possible ! sifflais-je

Je le jetai contre la porte afin qu'il comprenne le message, je n'aurais pas la patience d'attendre qu'il soit hors d'atteinte.

-IMMEDIATEMENT DRAGO !

Ma colère le surpris et il sortit de l'infirmerie, je m'évertuai à reprendre mon souffle devenu erratique. Le bourdonnement incessant dans ma tête m'enjoignait à hurler, à casser, briser. Poppy possa une main sur mon épaule, je me dégageai d'un geste ferme et me décidais à sortir de cette pièce qui m'étouffait. Je m'engageais dans une pièce attenante et jeter un sort d'insonorisation. La chose faite, j'empoignais tous les objets à porter de main avant de les projeter contre le mur. Le bruit du verre qui s'égrenais contre le mur, les morceaux qui jonchaient le sol, un cri de rage passa la barrière de mes lèvres et c'est seulement quand ma voix s'enroua que je jetais un œil a mon œuvre.

Impuissant, je me sentais impuissant…je m'effondrais sur le sol, les genoux cognant la pierre et les débris de verre et même la douleur que cela entraina ne put contenir le flot d'émotion qui luttait en moi.

Le regard que Granger avait porté sur moi lorsqu'elle m'invita à utiliser l'occlumencie se fraya un chemin en moi. Ce regard fourbe, enjôleur et chaleureux.

Je passais une main tremblante sur mon visage avant d'observer celle-ci, les larmes, traitresses avaient prit place et c'est la voix brisée que j'entendis mon écho dans cette pièce.

-Que m'avez-vous fait Granger ?