Je sais, j'ai été très très très longue mais ne m'en voulez pas s'il vous plait

Je voudrais également remercier tous ceux qui me suivent, pour ne pas les nommer, ElehannDerber, Jyanadavega, MiuStein,Takinza, morgane-pliahe, pyreneprincesse, et Melusine78

Ah oui ! Je cherche un beta reader si ça tente quelqu'un ;)


« Le 16 novembre 1978,

Regulus,

Durant notre enfance tu as toujours été celui qui avait tout. Le chouchou des parents, le fils prodigue, le fils parfait et moi la honte de la famille, le moins que rien, celui qui n'aurait jamais dû naitre. Pour éviter la mort j'ai consenti à un mariage forcé, j'y aie pourtant trouvé tout l'amour, la douceur, la tendresse, la stabilité et le réconfort dont j'ai toujours eu besoin. Helena est devenue mon soutient, ma raison d'avancer, ma source d'inspiration, ma meilleure amie, ma famille. J'en arrive donc au propos de cette lettre. Enfant, tu avais tout ce que tu voulais, tu n'étais qu'un gamin à qui on passait tous ses caprices à l'instant même où il en faisait la demande. Je n'avais rien à moi, puisque tout était à toi. Et aujourd'hui certes nous ne sommes plus enfants, mais tu désires ce que j'ai de plus chère, ma Helena. Mais je ne laisserai personne me la prendre, ni toi ni personne. Elle est mon bonheur et je ne veux plus jamais être malheureux. C'est pourquoi plutôt que tu me l'as prenne je te la donne. Je sais que je ne devrais pas parler d'elle comme d'un objet, c'est lui manquer de respect mais elle est comme un magnifique joyau dont on m'aurait confié la surveillance, alors aujourd'hui je te l'offre ou plutôt je te donne le droit de l'aimer autant que je l'aime je t'autorise à la toucher et promet de ne plus le faire tant qu'elle t'aimera. Mais je te mets cependant en garde, elle est tienne seulement parce que c'est elle qui le veut, elle n'est pas de ces femmes qui commandent leurs sentiments comme ça les arrangent, quand elle aime c'est avec passion comme tout ce qu'elle fait et si un jour sa passion s'éteint je t'en tiendrais pour responsable. Et je fais le serment ici-même, que si elle ne veut plus être à tes côtés, elle n'y restera pas je ferais en sorte qu'elle reste toujours libre. Fais lui du mal, et tu ne feras plus rien. Je serais son ange-gardien mais je pourrais bien devenir ton démon également.

Méfie-toi de l'ombre qui plane au-dessus de ta tête.

Sirius »

« Le 16 décembre 1978,

Ce matin je me réveille dans les bras de celui que j'aime, mon tendre Regulus. C'est dans son petit appartement en périphérie de Londres que je me lève aux premiers rayons du soleil. Il est tôt et mon amant dort encore. Je mets mon peignoir et m'assois sur un fauteuil près du lit en buvant mon thé du matin. Reg' fait un sursaut quand il s'aperçoit que je ne suis plus dans le lit. Je ris de sa réaction et lui demande pourquoi il a toujours si peur que je sois parti. Il me répond que quand on aime plus que tout on a toujours peur de perdre la femme pour qui notre cœur bat. Je lui souris. Qu'est-ce qu'il est beau, je ne serais dire si c'est l'amour qui lui va si bien ou si c'est un je ne sais quoi qui m'échappe. Je le préviens que je dois rentrer à la maison après le repas de midi, il ne comprend pas, la maison c'est ici. Je me pince les lèvres, malgré mon amour je n'arrive toujours pas à considérer cette endroit comme ma maison. Ma maison, elle est en ville c'est un vieux manoir lugubre mais dans lequel Maddy, mon elfe m'attend avec mon thé dans ma tasse préféré. Ma maison, c'est celle de Sirius, celle de nos souvenirs … Je sais que cela attriste beaucoup Regulus mais je ne peux me résoudre à appeler cet endroit « chez nous » et encore moins « chez moi ». Je voudrais tant, pourtant. Ce que j'avais tout d'abord mis de côté pour pouvoir vivre ma romance digne des comptes de fée s'impose désormais à moi. Jamais je ne pourrais vivre avec mon amour, jamais je ne pourrais me balader dans les rues à son bras, jamais je ne pourrais avoir l'appellation de « compagne de Regulus Black », jamais nous ne pourrons nous marier, jamais mes enfants ne seront qui est leur père, jamais ces enfants ne seront élevés par leur père. Des fois je me dis que je suis égoïste de penser à ça car j'oublie Sirius. Il est privé de sa femme, sa femme qui passe ses journées au lit avec son propre frère plutôt qu'en sa compagnie. Et pire que tout, je pense au repas de Noël qui approche. Cet immense repas de famille, ou toute la famille Black au grand complet regarde Sirius les yeux plein de haine. Si quelqu'un remarquait notre relation avec Regulus ? Je ne supporterais pas que Sirius soit humilié. Je ne veux faire de mal à personne, c'est peut être ça le problème. »

Extrait du journal d'Helena Black

« Le 25 décembre 1978,

Hier matin nous sommes partis pour la maison de vacances d'une vieille tante de Sirius pour passer Noël avec la famille Black au grand complet. C'est mon premier Noël hors de ma famille mais je crois que je préfère encore le passer loin d'eux. Il y a un mois j'ai appris dans le journal que ma sœur était enceinte et que ma grande tante Alberta était décédée. Il semblerait pour ma famille que je n'ai plus ma place parmi eux puisqu'ils ne m'en ont pas informé. Je devrais pourtant être habitué à ne pas exister à leurs yeux. C'est triste à dire mais, même si Walburga Black ne fait que me critiquer ou me prend pour une machine à enfanter, au moins elle sait que j'existe et m'envoie régulièrement des nouvelles dont, je l'avoue, je me passerais bien. Toute la famille Black au grand complet était réunie pour cette soirée de Noël. L'hautaine Narcissa Malefoy et son tout aussi hautain mari, cette espèce de cinglé de Bellatrix et son mari au regard lubrique, la triste et retirée, bien qu'aimable Andromeda Black, la tante Lucretia avec ses allures de vampire, l'épuisé oncle Ignatus, mes « beaux-parents préférés » et mon Regulus.

C'est d'ailleurs très désagréable de l'entendre raconter ses exploits sexuels à table suite aux sollicitations de ses cousins, pire encore de l'entendre les attribués à une « simple conquête d'un soir », pire encore de ne pas pouvoir lui cracher mon dégout à la figure, de ne pas verser une seule larme et de se faire rappeler par sa belle-mère qu'il ne restera plus longtemps célibataire, que bientôt il ne sera plus qu'à moi. Joyeux Noël ! Tout est gâché ! Les illusions envolées ! Mes rêves à jamais enterrés !

Extrait du journal d'Helena Black