Voici enfin un nouveau chapitre.. désolée pour tout ce retard.. Ma vie tumultueuse m'a empêchée d'écrire comme je le désirais.

Mais je suis repartie !

J'espère que vous n'avez pas perdu le fil ! Bonne lecture à tous !

Dear Sunshine.

Chapitre 8.

Le lendemain matin, Cuddy se réveilla de bonne heure. Elle sentit un poids sur son ventre et reconnut de suite le bras de son compagnon.
Aussitôt, ses pensées dévièrent vers Lucas et la culpabilité fit son retour. Elle se remémora les mots réconfortants de House.
Non, ce n'était pas de sa faute, il avait raison, comme à son habitude. Seul l'inconnu qui la harcelait était responsable de la mort du détective.
Et pourtant, elle ne pouvait s'empêcher malgré tout d'avoir du remord. Lucas ne méritait pas une mort aussi atroce.

House soupira de bien-être dans son sommeil et affermit inconsciemment son emprise sur le ventre de la doyenne. Cette dernière sourit : même dans son sommeil, elle lui appartenait.
Elle tourna la tête vers la table de chevet et fixa le réveil : 5h30.
Elle ne pourrait pas se rendormir, pas avec de telles pensées. Autant se lever.

Elle se débarrassa délicatement du bras l'emprisonnant, se libéra et se dirigea vers la salle de bain à pas feutrés.
Elle revêtit à la hâte ses vêtements de sport et se rendit pieds-nus dans le salon.
Elle étendit son tapis de gym et se posa debout en son milieu, les pieds solidement ancrés dans le sol, ouverts à l'écartement des hanches.
Elle ferma les yeux et, inspirant longuement, monta ses bras sur le côté.

Elle resta ainsi quelques secondes, la poitrine en avant, les omoplates serrées, la respiration bloquée.
Soudain elle expulsa l'air de ses bronches en un soufflement agacé et se laissa choir sur le canapé, la tête dans ses mains.
Même le yoga n'arrivait pas à la libérer. Elle se sentait tendue, les nerfs à fleur de peau, incapable de se concentrer sur son souffle, incapable de rester calme.

Elle se tint prostrée de longues minutes, s'apitoyant sans relâche sur elle-même, sur sa vie tumultueuse de ses derniers jours, se demandant sans cesse ce qu'elle avait fait pour en arriver là.
La voix de House retentit en elle : Cuddy, tu es forte. Te laisser aller ne te ressemble pas... ce n'est pas la Cuddy que j'aime...

La voix lui sembla si réelle qu'elle se retourna vivement, s'attendant à voir le diagnosticien dans la pièce.
Il n'y était pas. Elle était seule.
Elle secoua la tête et ricana :
- Ma pauvre fille, non seulement tu déprimes mais en plus tu entends des voix !

Se rendant compte qu'elle parlait à haute voix, elle se morigéna encore une fois et sauta sur ses pieds. Elle alla chercher un pull, des chaussettes puis enfila ses baskets.
Elle écrivit un rapide mot à House au cas où il se réveillerait plus tôt que prévu, le déposa sur son oreiller et sortit sans un bruit de la maison.

L'air frais du dehors la heurta de plein fouet, piquant, revigorant.
Elle huma l'odeur de ses fleurs et enthousiaste avança dans la pénombre.
Arrivée sur le trottoir, elle soupira de soulagement : il faisait nuit certes mais la luminosité des lampadaires éclairait parfaitement l'avenue.

Elle s'élança en petite foulée, tentant de réguler son souffle dès le départ.
Elle n'avait pas couru depuis une éternité mais elle retrouva vite ses sensations. Elle adapta sa course et accéléra légèrement son rythme.
L'adrénaline... Rien de tel pour oublier.
Petit à petit, au gré de ses pas, son cerveau se vida progressivement pour laisser place à un semi bien-être quasi euphorisant.
Les endorphines envahissaient son corps en même temps que les minutes défilaient.
Elle jeta un œil à sa montre : elle courait depuis 20 minutes déjà.
La douleur, ressentie au niveau de la trachée telle une brûlure, avait disparu.
Elle se sentait bien et sans réfléchir davantage, s'engagea dans les allées du parc.

Un bruit de cailloux écrasés l'obligea à tourner la tête et elle se rendit compte avec effroi qu'une voiture la suivait.
Aussitôt, la réalité ressurgit et l'idiotie de son acte se révéla : elle était sortie seule pour courir alors qu'il faisait encore nuit et qu'un tueur la harcelait !
Elle sentit son cœur s'emballer.
Elle ne pouvait faire demi-tour alors elle continua dans le parc, jetant régulièrement des coups d'œil sur la voiture noire dont les vitres étaient teintées. Et s'ils étaient plusieurs ?
Avec un cri d'effroi, elle passa sous une barrière interdisant aux voitures d'aller plus loin.
Elle souffla lorsqu'elle l'entendit s'arrêter.

Peu de temps après, elle entendit des pas derrière elle. Elle accéléra encore plus la cadence.
Il la suivait sans mal, courant comme elle, plus vite qu'elle, la traquant comme un chasseur traquerait sa proie.

Cuddy sentit ses pulsations s'affoler. Elle n'arrivait plus à contrôler sa respiration, elle s'étouffait, ses jambes la lâchaient.
Elle entendit l'homme crier son nom et elle paniqua de nouveau.
L'instinct de survie fut le plus fort. Elle eut un regain d'énergie et faisant fi du point de côté qui lui brûlait les côtes, elle fila droit devant.
Elle tenta de visualiser le parc. Elle ne savait plus trop où elle se trouvait. Pourtant elle y venait souvent jouer avec Rachel le dimanche après-midi, mais de nuit, tout était différent.

Elle continua, jetant toujours de rapides coups d'œil sur son poursuivant : il avançait rapidement, réduisant ostensiblement la distance entre eux deux.
Il l'appela de nouveau, elle courut aussi vite qu'elle put.
Elle se sentait au bord de l'apoplexie. Ses jambes fatiguaient.
Elle ne devait pas s'arrêter.
La douleur dans son côté droit s'intensifia et elle appuya dessus avec son poing.

Loin devant elle, brillaient de nombreux phares.
La route !
Elle avait traversé le parc. Elle pourrait bientôt arrêter une voiture, demander de l'aide. Elle devait tenir.
Elle se força à courir, encore et encore, s'étouffant littéralement, ne cherchant plus à réguler son souffle, sentant son visage la brûler.

Plus que quelques mètres encore...
Elle se rapprochait de la route.
Il se rapprochait d'elle.

Ses jambes la trahissaient. Elle courait moins vite.
Son poursuivant gagnait du terrain.

Encore quelques mètres...
Elle pensa à Rachel, à House pour se donner du courage mais son pied heurta une racine et elle plongea brutalement vers l'avant.
Elle sentit la douleur dans sa cheville, elle entendit les klaxons...
Rachel... House...

Elle était si près du but...
Il était si proche d'elle...

Une masse sombre se pencha soudain sur elle et elle se mit à hurler.

Tbc...

Une petite review ?