Et voici enfin la 7ème partie de cette histoire !
Tout d'abord, je tiens à remercier chaleureusement tous ceux et celles qui se sont accrochés pendant ces deux mois de pause forcée. Je sais bien que vous n'avez aucune obligation de continuer à suivre cette histoire, les chapitres d'Hella étant disponibles sur l'interweb, mais ça m'a quand même fait très plaisir de voir que la plupart d'entre vous étaient toujours présents.
Pour récompenser votre patience et votre assiduité, je vous garantis que ce chapitre va vous faire frissonner des pieds à la tête. Et comme il est assez long, vous allez pouvoir vous faire plaisir )
Rappel-des-petits-détails-des-chapitres-précédents : D0S, c'est l'abréviation de « Double Zéro Sept », le petit nom du Fatalibot construit par Tony Stark. Comme c'est une copie conforme des célèbres robots du Dr Fatalis, Tony comptait l'envoyer en mission d'espionnage. D'où ce surnom proposé par Clint Barton et adopté sans que notre homme de fer préféré n'ait son mot à dire. Jarvis est capable de prendre possession de D0S, leur IA étant liées, mais uniquement si Tony le lui demande. Et que ce Jarvis-robot soit capable de se balader dans la maison à leurs côtés est probablement le truc qui fout le plus la frousse à Hawkeye sur terre (parano comme il est, il est persuadé que Jarvis est bien parti pour être le futur Skynet).
Par ailleurs, en plus du Deadlock (qui bloque les téléportations sauvages de ce filou de mages dans une zone donnée), Tony travaille actuellement sur un appareil portable qui permettrait d'annihiler la magie. Celle-ci est renvoyée au lanceur, ne lui permettant même pas d'y opposer une résistance.
Ceci étant dit, il ne me reste qu'à vous souhaiter une bonne lecture !
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Off the Record : chapitre 7
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Au final, ce fut quelqu'un d'autre qui décida de la manière dont Tony allait passer le reste de la nuit. A peine avait-il pensé à voler une bouteille de scotch et à tomber en hypothermie, bourré sur le balcon, qu'un appel vint du SHIELD à propos d'un possible Fatalibot survolant New York.
Thor étant encore occupé à soigner son épaule, Tony restait le seul membre des Avengers capable de voler. Il enfila son armure et décolla dans les cieux, globalement soulagé d'être appelé sur le champ de bataille pour la nuit. Dégommer des têtes métalliques pendant quelques heures lui permettrait de se vider la tête. Dans le pire des cas, ce n'était qu'un seul Fatalibot probablement en quête de Loki.
Ou bien c'était un horrible piège. Sa cuisse tremblait encore au souvenir récent de la malédiction. Mais sérieusement, qui jouait deux fois le même tour ? C'était juste de mauvais goût.
Tony estima qu'il n'avait qu'à prendre les paris et voleter simplement aux alentours. Il avait besoin de faire son temps de vol dans l'armure d'Iron Man récemment reconstruite. En outre, la barrière magique partiellement achevée pouvait déjà détecter la magie à ce stade, même s'il ne pouvait pas encore la détourner de l'armure. Cette partie-là était encore en travaux dans son atelier, mais il savait qu'elle était bientôt terminée. Comme la main du Fatalibot émettait encore des étincelles magiques, il avait pu expérimenter sur un cobaye directement, même s'il ne pouvait pas toucher ce fichu truc sans ses gants doublés de plomb.
Il effectua quelques tours paresseux de la ville, ses bottes à réaction laissant leur habituelle trainée lumineuse dans le ciel nocturne. L'affichage facial intégré se remplit d'informations, s'actualisant en fonction des statistiques des bâtiments environnants sans rien détecter de particulier. En dessous de lui, quelques personnes prirent des photos, un agresseur relâcha le sac à main d'une femme avant de s'enfuir et quelques adolescents ivres lui montrèrent leurs majeurs. C'était vraiment une nuit typique.
- « Jarvis, tu pourrais me trouver ce Fatalibot ? Regarde dans le scanner d'onde de D0S, vois si tu peux me donner quelque chose ».
Peut-être qu'il était parti se prendre une bière. Tony aurait bien aimé se prendre une bière.
Je veux, Stark. Et, par les Neuf, c'est toi que je veux.
Il n'y a même pas une heure, il était collé aux hanches de Loki au nez et à la barbe de tous ceux qui risquaient d'entrer dans la pièce, écoutant sa voix prononcer ces mots. Ces foutus mots.
Loki n'avait pas à lui dire des choses pareilles. C'était Loki. C'était un criminel un menteur, un tricheur, un sorcier, et une longue liste d'autres choses encore que Tony pouvait nommer. Des créatures presque immortelles avec une immense putain de puissance magique - magique ! - n'avaient pas à s'attacher à Tony Stark. Et Tony... Tony avait souvent tendance à tout faire foirer. Parfois, il pouvait le réparer, parfois pas. Et un vrai, un réel engagement avec le soi-disant Dieu des méfaits était plus que certainement quelque chose qu'il risquait de faire foirer.
Sans oublier qu'il s'agissait du plus grand conflit d'intérêt dans toute l'histoire des Avengers. Les machinations de Loki pour dominer la Terre avaient été à l'origine de la création de leur équipe. Tony ne pouvait pas juste... Et c'est évident que Loki ne voudrait pas...
Pourquoi même y pensait-il d'ailleurs ? C'était impossible.
Ce n'est pas un piège.
Réalisant qu'il volait trop vite pour relever correctement les données, il ralentit et se redressa, faisant du surplace au-dessus de New York, tout près de la Tour Stark.
- « Monsieur, mes scanners ne révèlent aucune présence de Fatalibot dans la ville. D0S ne trouve pas non plus de signature identique dans l'ensemble de la région. Il semblerait que vous ayez la nuit de libre ».
- « Je ne veux pas une nuit de libre », murmura Tony pour lui-même. Il voulait rester aussi loin que possible QG des Avengers. « Il n'y aurait pas un peu d'action dans la ville en ce moment ? »
- « Rien qui ne nécessiterait la présence d'Iron Man. Laissez de quoi faire à la police locale ».
- « Ne sois pas insolent, Jarvis ».
- « Je n'oserais pas, monsieur ».
Continuant à voler en cercle autour de la ville sans but, Tony se demanda si cela valait la peine de rester encore quelques heures à l'extérieur pour vérifier si ce Fatalibot fantôme se montrerait à nouveau. Il n'était pas consciencieux à ce point, mais cela lui donnerait une excuse... une qui aurait sans doute l'air crédible devant Steve.
- «Jarvis, où est Loki en ce moment ? »
- « Il est dans sa chambre, monsieur. Dois-je vous mettre en communication ? »
Tony cilla face à cette proposition. Chaque chambre de la demeure était reliée à un réseau de communication, mais il était rarement utilisé, sauf si Jarvis y diffusait un message d'urgence. Enfin, ce n'était pas tout à fait vrai, Tony l'avait une fois utilisé pour demander à Steve de lui faire un sandwich tant qu'il était dans la cuisine. Mais l'utiliser pour parler à Loki ? Et lui dire quoi ?
- « ... Ok, vas-y ».
Tony observa le signal de la connexion s'ouvrir sur son affichage intégré puis se réduire en haut à gauche de l'écran, et il laissa ses propulseurs le faire descendre sur le toit de la Tour Stark et surplomber la ville.
- « Connexion établie, monsieur. Transmission ».
Génial. Et d'un seul coup, Tony n'arrivait plus à penser à une seule foutue chose à dire. Un silence gêné s'installa sur la ligne, jusqu'à ce qu'un soupir se glisse du haut-parleur dans son oreille.
- « Pardonne-moi si je me trompe, mais un appel silencieux uniquement ponctué d'une respiration lourde n'est-il pas habituellement considéré comme quelque chose de louche ? »
Loki semblait quelque peu désabusé, mais pas vraiment plus que d'habitude. Tony l'imaginait feuilletant distraitement son vieux journal bizarre et fronçant les sourcils, les yeux dans le vide.
- « En fait, je pense que l'effet est gâché quand tu sais que c'est moi » souligna Tony, avant de sourire. « Pourquoi, aurais-je choqué le puritain en toi ? »
- «Je ne- est-ce que tu souhaitais quelque chose, Stark ? Cela va peut-être te faire un choc, mais j'ai vraiment d'autres affaires à gérer ».
Tony fit la grimace.
- « Huh. Je pensais que tu ne faisais que broyer du noir et fantasmer sur moi ».
- « Mais bien sûr ».
L'absence totale de surprise dans sa voix en disait beaucoup pour un mec qui n'avait techniquement vécu avec lui que depuis moins d'une quinzaine de jours. Encore une fois, Tony Stark avait une réputation, n'est-ce pas ? Il pourrait tout aussi bien en jouer.
- « Ouaip. Et alors. Qu'est-ce que tu portes ? »
Ce qui suivit ne pouvait se décrire que comme un silence incrédule. Tony dut se mordre les lèvres pour ne pas éclater de rire. Incapable de rester immobile, il ralluma ses bottes et s'élança à nouveau dans les cieux, faisant faire à son armure quelques boucles paresseuses. Il n'y avait presque pas de vent et c'était une froide nuit d'hiver bien éclairée. Vraiment parfaite pour voler.
- « Je ne porte rien du tout en ce moment ».
Oh. Et maintenant il avait une image mentale.
- « Loki, je suis choqué. Je ne savais pas que tu avais des tendances nudistes ».
- « Je viens juste de sortir du bain » répondit Loki de mauvaise grâce, et Tony put entendre un froissement de tissus. Était-il en train de s'habiller ? Ou de se sécher ? Peut-être s'était-il tout simplement glissé sous les draps.
Tony se souvenait de ces draps plus précisément, il se souvenait de la manière dont ils se plissaient le long des lignes pâles des cuisses et des hanches de Loki lorsqu'il dormait. Il les avait aperçus juste avant de s'être rapidement échappé le lendemain matin. Cela lui fit penser à Loki, quelques heures auparavant, se brisant en mille papillons de nuit sombres ; soudainement intangible, impossible à attraper.
- « Donc hey, Barton nous a en quelque sorte aperçu ce soir »
- « J'en suis conscient. J'ai pu entendre sa mastication enthousiaste dans toute la pièce ».
- « Mas- » commença Tony, horrifié, avant de reprendre ses esprits. « Tu sais, tu pourrais simplement dire 'manger' et m'épargner la crise cardiaque. Et pourquoi n'as-tu rien dit ? Tu t'es barré bien vite lorsque Thor est revenu. En quoi est-ce différent pour Barton ? »
Descendant lentement vers la rivière, Tony vit ses scanners clignoter brièvement avant de revenir à un degré d'activité zéro. Heu. Faisant demi-tour, il se dirigea vers la direction d'où il provenait et prit à nouveau de l'altitude. Plus rien. Où diable avait donc pu disparaître ce petit con ?
- « Ce n'est pas mon secret » lui dit Loki, la voix étouffée comme s'il parlait à travers des draps, ou contre un oreiller. Peut-être enfilait-il une chemise. « J'éviterais Thor de la même façon si nous ne faisions que simplement discuter du beau temps ou si je te renversais en arrière dans cet horrible salon ».
Alors Loki ne se souciait pas d'être découvert par qui que ce soit ? Tony estima qu'il n'avait pas à en être surpris Loki n'ayant pas pour habitude de se soucier de ce que pensait autrui. C'était cette caractéristique qui le rendait particulièrement chiant à combattre. Il ne faisait que ce qu'il voulait, et ce qu'il voulait n'était en général pas très agréable.
- « Tu t'es rapproché en sachant qu'il était là dès le début. Et c'est marrant que tu parles de m'allonger sur quoi que ce soit, puisque jusqu'à présent… Bordel de merde ! »
Les notifications explosèrent sur l'affichage facial de Tony juste avant que le Fatalibot ne vienne le percuter sur le côté, le taclant dans les cieux dans un enchevêtrement sauvage de membres métalliques. La vitesse de l'attaque les emmena tous les deux sur le flan d'un bâtiment, arrachant des pans entiers d'espaces de bureaux avant que Tony ne relance ses propulseurs pour s'éloigner, les envoyant à travers du verre épais et du ciment avant de les projeter milieu d'un parc canin.
Il s'écrasa la tête la première sur le sol dur et sale, le Fatalibot rayonnant d'électricité tandis qu'il enfonçait ses mains dans toutes les articulations de l'armure qu'il pouvait trouver. La douleur explosa dans les côtes de Tony, mais ce n'était que le choc de l'impact ; Iron Man étant complètement immunisé face à l'électricité grâce aux efforts conjoints de Thor et de Mjölnir.
- « Oh non, c'est mort » grogna Tony lorsque le Fatalibot chercha à atteindre son casque, se retournant pour faire feu des canons intégrés dans ses épaules.
L'explosion l'envoya en arrière juste assez loin pour que Tony puisse se remettre sur pieds et redécoller à nouveau hors de question de lancer une autre foutue bataille en plein territoire civil. Il s'éleva à la verticale dans les cieux sans s'arrêter, comme un bouchon de champagne, la ville se faisant de plus en plus lointaine sous lui.
- « Qu'est-ce qu'il se passe ? » La voix de Loki lui lacéra l'oreille comme un fouet. «Stark».
Toute réponse de Tony fut complètement étouffée par une volée de coups de feu venant d'en-dessous. Il ne savait pas s'il devait être heureux d'être suivi ou énervé qu'il arrive à toucher décemment son armure.
- « Jarvis, change la classification du combat » aboya-t-il, jurant lorsque le costume se secoua sous un nouvel impact. « Tiens uniquement compte des attaques aériennes. Lance le protocole de manœuvre feinte six-zéro-neuf ».
- « C'est fait, monsieur ».
- « C'est parti » dit Tony sombrement. « Loki, si je ne suis pas de retour en ligne dans cinq minutes, envoie-moi Steve avec une pelle. Jarvis, coupe toute l'alimentation ».
- « Stark, qu'est-ce que- »
La communication audio s'interrompit.
- « Arrêt complet initié ».
L'affichage facial devint noir. Tous les capteurs se turent.
Iron Man chuta comme une pierre.
Le moment exact où le glissement sans effort de l'appareil autour de lui se transformait en un poids mort où il était enfermé n'était jamais un sentiment agréable. Ce qui était un sentiment agréable en revanche était de voir le Fatalibot se retourner et le suivre dans sa chute mortelle. C'était le côté amusant dans les répliques robotiques de Victor Von Fatalis -il était toujours possible de les duper en étant tout simplement fou. Cela semblait amusant pour Tony, en tout cas.
L'armure d'Iron Man était à cinquante mètres de cette bonne vieille terre quand son rayon atteignit la puissance maximale en un laps de temps le plus court possible et que tous les systèmes se rallumèrent dans un flot de lumières et de sons.
Les yeux jaunes brillants du Fatalibot ne pouvait pas exprimer l'horreur, mais Tony aimait à penser qu'elle était bien là, quelque part. Agrippant le robot dans une étreinte pour l'enfer, Tony se prépara à tirer bien haut dans les airs, sentant l'air brûler autour de lui.
- « Eh ben, c'était décevant » déclara Tony. « La furtivité mis à part, Fatalis, tu n'apportes rien de neuf sur la table. Pas étonnant que tu aies du t'allier à l'Enchanteresse ».
Il fit feu de son rayon à travers la poitrine du Fatalibot, sentant son propre poing traverser le poitrail jusqu'à l'autre côté. Ses jetpacks s'enflammèrent, détruisant le reste du robot et renvoyant Tony en arrière, hilare, tenant uniquement deux bras robotiques intactes et rien d'autre.
- « Levez les mains bien haut pour le Docteur Fatalis et sa deuxième tentative de mettre à terre Iron Man » dit-il gaiement, les jetant en l'air et les faisant griller avec de ses propulseurs manuels. « Jarvis, passe-moi de nouveau Loki ».
- « La signature énergétique de Loki Laufeyson n'est plus présente au sein du Quartier Général des Avengers, monsieur ».
Cela le refroidit d'un seul coup.
- « C'est impossible », dit Tony catégoriquement. Etait-il encore en train de merder avec sa magie ? « Essaye à nouveau ».
- « Aucune signature trouvée. Commencer la recherche sur une zone plus large ? »
Tony s'arrêta brusquement lorsque ses capteurs sentirent un clignotement vert sous lui. Sa présence disparut en un instant, mais il était assez sûr de ce qu'il venait de voir sur le toit de la Tour Stark. Il connaissait la couleur de cette magie. Huh.
- « Etait-ce bien ce que je pense que c'était, n'est-ce pas ? »
- « Il semble assez investi dans votre personne, monsieur ».
Tony leva les yeux au ciel, se retournant pour rentrer à la maison en un mouvement souple.
- « Il est investi en lui-même, Jarvis. La dernière fois que je me suis battu avec un Fatalibot, j'ai été envoûté et je lui ai ouvert la tête avec une clé à molette. On ne peut pas le blâmer de vouloir éviter de répéter deux fois la même scène ».
- « Si vous le dites, monsieur, alors cela doit être exact ».
- « Tais-toi, Jarvis. Sortons d'ici. Je ne serais pas contre un scotch ».
Augmentant sa vitesse, Tony fonça en direction du QG avec la satisfaction du travail bien fait vibrant dans ses veines.
Ce à quoi Loki avait bien pu penser en quittant le seuil de leur demeure, Tony n'en avait aucune idée. Une part de lui appréciait l'idée qu'il se soit précipité sous l'inquiétude, mais en vérité c'était probablement la raison la moins probable de sa fuite. Peut-être était-il juste prêt à faire son déménagement. Loki avait l'air sur le point de regagner entièrement sa pleine puissance, estima Tony.
Il ne voyait vraiment aucune raison d'entretenir des pensées stupides alors que Loki allait bientôt faire sa sortie, peu importe les surprenantes déclarations que Loki pouvait faire entre hier et aujourd'hui. Cela n'en valait tout simplement pas la peine.
C'est ce qu'il se dit, en tout cas.
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- « L'armure n'a pas l'air trop malmenée pour une fois » commenta Steve, inclinant sa tête face au démontage automatique qui enlevait les pièces des membres de Tony, les retirant pour les remonter en une armure vide.
Tony n'avait aucune raison particulière pour faire cela, à part le fait qu'elle avait l'air plus cool quand elle était assemblée en un seul morceau. C'était uniquement une question de présentation.
- « Que puis-je dire ? Fatalis ne sort tout simplement plus les grands moyens à présent. Aïe, ouille, tu me pinces ! Tu me pinces ! »
Le démontage automatique émit un feulement et se recalibra avant d'essayer à nouveau. Cette fois, la protection sur sa cuisse s'éleva sans la moindre anicroche. Tony avait dû gérer ce type d'inconfort cinq fois au total avant d'arriver à un démantèlement personnalisé, mais quelques fois les griffes attrapaient encore des endroits qui n'étaient tout simplement pas destinés à être attrapés.
- « Le SHIELD t'a suivi par satellite durant toute la durée de cette petite escarmouche » l'informa Steve, en croisant les bras. Il n'avait pas l'air complètement ravi. « Tony, tu t'es volontairement laissé tomber en chute libre sur 6000 mètres ».
- « Le moyen le plus rapide pour charger le rayon est de couper toutes les fonctions non vitales de l'armure. J'avais besoin qu'il soit chargé rapidement » répondit Tony en haussant les épaules. Il sorti du démontage automatique, tirant sur sa combinaison. Il sourit face au regard malheureux de Steve. « Relax. Je savais ce que je faisais ».
- « Oui, mais était-il vraiment nécessaire de se rapprocher à ce point du Fatalibot ? La semaine dernière, tu as fini par te faire envoûter. Nous savons tous que Fatalis et Amora sont encore en plein collusion –as-tu encore l'intention de redevenir fou ? »
- « Je peux détecter la magie depuis mon armure à présent » lui rappela Tony, se dirigeant vers la porte. Si Steve comptait lui prendre la tête avec ses reproches, il allait certainement avoir besoin d'un verre. « Je sais que tu prends de l'âge, Cap', mais j'espère que tu te souviens que je suis en train de terminer une défense quasi-totale pour cela, n'est-ce pas ? C'est génial, vraiment. Je n'aime pas me vanter mais c'est probablement l'un de mes meilleurs travaux en matière d'armement périphérique passif. Une fois installé dans mon armure, j'aurais les moyens de… »
- « Arrête de parler » l'interrompit Steve, en se frottant les tempes. Il fronça les sourcils. « D'accord, je vois où tu veux en venir. Steve est vieux et ne comprend rien aux technologies complexes. Bonne diversion. Bon sang, Tony, c'est comme si tu étais allergique à ceux qui en ont quelque chose à faire de toi ».
- « Non, ce n'est pas le cas » répondit Tony, clignant des yeux. Il observa les portes de l'ascenseur. « Tu veux juste… casser mon délire. C'était un bon combat. On peut en rester là. De plus, est-ce que tu ne viens pas juste de dire 'collusion' ? »
Steve soupira derrière lui.
- « Est-ce aussi devenu obsolète ? »
Tony sourit en coin lorsque les portes s'ouvrirent, marchant à l'envers pour que Steve puisse voir son visage.
- « Non, mais c'est plus cool de dire qu'ils sont au lit ensemble. Tu arrives à le visualiser ? Tu le visualises en ce moment même, n'est-ce pas ? Regardez-moi ces joues toutes roses ».
Il atteignit le niveau de l'atelier alors que Steve l'y suivit, probablement juste pour continuer à l'ennuyer.
- «Je ne visualise rien du tout » fut la réponse prévisible. Tony renifla ouvertement, se décalant brutalement lorsque Steve le repoussa contre le mur. « Ha ».
- « Pour un mec tellement préoccupé par mon bien-être, tu as une drôle de façon de.. » Il repoussa Steve de l'autre côté de l'ascenseur d'un coup d'épaule. « Oh, Rogers, dis-moi que tu l'avais vu venir ».
Il avait appuyé Steve la tête la première contre le mur de l'ascenseur, le bras bloqué dans le bas du dos.
- « Je laisser couler pour cette fois-ci ».
- « Un peu que tu laisses couler ».
- « Ah oui ? » S'échappant de la prise, souriant comme un malade mental, Steve enfonça son épaule dans l'estomac de Tony et le souleva du sol, le suspendant comme un trophée. « Dis-moi que tu laisses couler, Tony, et j'envisagerai de te reposer ».
- « Est-ce que ton épaule est en granite ? » grommela Tony, suspendu à l'envers par-dessus son épaule, les yeux en face de ses fesses. « Pose-moi par terre, sale gamin ».
- « Nope ». Le rire illuminait sa voix. « Dis-le. Je ne… ouille ! Tony ».
- « Quoi ? C'est juste en face de moi ».
L'ascenseur retentit lorsqu'il arriva au niveau de l'atelier, les portes coulissantes s'entrouvrant silencieusement. Steve les fit tous les deux sortir avant de remettre Tony sur ses pieds, en souriant comme un idiot. Reculant tout en se frottant le ventre, Tony attendit que le sang redescende de sa tête. Au moins, Steve était de bonne humeur à présent, pensa-t-il en souriant à contrecœur. Les bagarres. Il devrait s'en rappeler.
- « Est-ce que tu vas travailler sur ton truc magique ? Comment vas-tu l'appeler de toute façon ? »
- « Je ne sais pas encore ». Tony se dirigea vers le minibar, bataillant avec peine pour se défaire de sa combinaison tandis qu'il avançait. La fermeture éclair donnait l'impression d'être coincée. « Peut-être n'en a-t-il pas besoin. Il sera intégré dans Deadlock au final. Il est basé sur ses plans initiaux en tout cas les particules et les signatures énergétiques particulières sont inversées quand elles arrivent dans le champ de rayonnement. Si mes calculs sont exacts, il devrait stopper les explosions de magie avant même qu'elles ne puissent être invoquées ».
- « Cela va paralyser les mouvements magique et les projectiles ? L'objectif est double dans ce cas ».
Steve avait l'air impressionné, ce qui était toujours agréable à observer. Tony servit deux verres de scotch et en glissa un sur la table devant lui, une ébauche de sourire aux lèvres lorsqu'il le vit l'attraper à la seconde où il le posa près de lui. Il l'avala comme de l'eau, ce saligaud.
- « Si tu comptes boire de cette manière mon whisky hors de prix, je te fais repasser aux cubis de vin à huit dollars pièces ».
Steve sourit.
- « Non, tu ne le feras pas ».
- « Non, je ne le ferai pas » admit-il, levant son verre. Il avala le sien presque aussi vite, sourcillant à peine lorsque la chaleur atteignit le fond de sa gorge. « Tu restes ou tu repars ? J'ai besoin de prendre une douche ».
- « J'y vais » répondit tristement Steve, envoyant le godet valdinguer derrière lui. « Rencontre hebdomadaire avec Fury. Natasha et Clint viennent également faire leur rapport mensuel au SHIELD. Il semblerait qu'il ne reste que toi, Thor et Bruce ». Il hésita. « Et Loki ».
- « Amusez-vous bien » répondit-il, sans saisir la perche, oh non sûrement pas. « Tu peux dire à Fury que j'écrirai son nom dans le ciel la prochaine fois ».
Tony le regarda faire demi-tour, mais Steve ne s'éloigna pas immédiatement.
- « Est-ce que Loki nous a donné d'autres renseignements depuis... tu sais, HYDRA ? Et les plans du Fatalibot, je veux dire ».
- « Il ne m'a rien dit personnellement ». Rien sur ces sujets-là en tout cas.
- « Thor a cessé de vouloir attirer son attention, tu sais » dit Steve. Le regard qu'il lança à Tony était franc. « Tu es la seule personne pour laquelle il accepterait de consacrer du temps. J'aimerais que tu voies si Loki compte nous donner plus d'informations, peut-être nous lâcher quelques indices sur son plan d'attaque envers Amora et le Docteur Fatalis ».
- « Pas de parasites au quartier général des Avengers, hein ? » Tony sourit, hochant la tête. « D'accord. Mais si j'arrive en titubant dans ta chambre ce soir avec un poignard dans mon… »
- « Bonne nuit, Tony. Les ciseaux sont dans le tiroir du haut, si ta fermeture éclair est à nouveau bloquée ».
- « Ce n'est arrivé qu'une fois » rappela-t-il avec une pointe d'irritation, tirant sur le col de la veste.
Steve lui fit un signe d'adieu par-dessus son épaule, sans se retourner, passant le coin de la pièce pour s'engouffrer à nouveau dans l'ascenseur. La sonnette, lorsque les portes se refermèrent, marqua sa sortie. Tony se demanda pourquoi il avait pris la peine de descendre au final. Encore une fois, en dehors de leurs rôles d'Avengers, cela faisait un moment qu'il n'avait pas vu Steve. Cette pensée lui fit réaliser à quel point il avait pu consacrer du temps à la création de son dernier appareil et à chauffer Loki. Quand est-ce que tout cela avait bien pu arriver ?
Peut-être pourraient-ils manger ensemble demain midi ou faire quelque chose du genre, pensa Tony, aux prises avec sa fermeture éclair tandis qu'il se dirigeait vers la douche à l'arrière de l'atelier. Il n'était pas non plus sorti de la maison ces derniers temps en dehors de ses patrouilles de toute manière.
Son douche fut rapide et précise, vu qu'elle était assez étroite, qu'elle ne comptait qu'un pommeau et qu'il se cognait toujours le coude dans la vitre quand il… eh bien, pour résumer, sa douche fut courte. Tony émergea cinq minutes plus tard, les cheveux mouillés, le jeans déboutonné et un coude endolori, pour trouver Loki levant l'un de ses casques prototypes d'Iron Man, ses yeux verts perdus dans ses pensées.
- « Es-tu caresses mon casque ? » demanda-t-il négligemment, jetant sa serviette sur une des tables de travail à mesure qu'il approchait. « Paye-moi un verre d'abord ».
- « Je ne crois pas, non » répondit Loki avec désintérêt, sa paume caressant étroitement la partie frontale en or. Il la retourna et étudia l'intérieur, comme s'il y cherchait quelque chose. Ce qu'il espérait y trouver, à part du rembourrage, l'affichage facial sombre et quelques hauts parleurs était un mystère pour Tony.
- « Steve voudrait en savoir plus sur tes diaboliques secrets, soit dit en passant. Tu as des potins croustillants ? »
- « Diaboliques », répéta Loki, comme si c'était un gros mot. « Et non, je n'en ai pas d'autres. Bien que la jeune fille maladroite derrière le comptoir du café que le Docteur Banner aime fréquenter essaie d'obtenir un échantillon de son sang. Je pense toutefois qu'il ne s'agit que du SHIELD ».
- « Cela ne me surprendrait pas », dit Tony, en secouant la tête. « En fait, je parie que c'est juste Fury qui porte une perruque. Jarvis, tu peux transmettre le message à Banner. Calmement ».
- « Bien sûr, monsieur ».
Tony donna un petit coup de coude dans les côtes de Loki.
- « Comment obtiens-tu tes renseignements d'ailleurs ? »
- « Oh, c'est le chapitre sept dans le 'Manuel des Diaboliques Malfaiteurs' » répondit Loki avec aigreur. « Tu n'étais pas au courant ? »
- « Ok, ok. J'ai beaucoup regardé la télévision quand j'étais gosse, fais-moi un procès pour ça. Quel est le terme correct ? Criminel aux superpouvoirs ? »
- « Dont je suis actuellement au troisième rang ? Non je ne pense pas ».
Susceptible. Tony décida de changer le sujet de conversation, juste au cas où il aurait des idées pour pouvoir remonter à la première place. Ils n'avaient pas besoin de connaître à nouveau ce genre de bordel.
Dépassant Loki, il retourna à sa table de travail principale et ralluma les systèmes, les hologrammes interactifs sortant de veille en clignotant un par un. Au centre de la table se trouvait un Deadlock portable de la taille d'une main, nouvellement équipé de ce que Tony avait prévu pour être une barrière amortissant complètement et efficacement la magie. Jusqu'à présent, il avait annihilé la magie autour de la main du Fatalibot qui l'avait ensorcelé, mais il ne pourrait pas l'homologuer proprement sans l'essayer sur un ennemi en chair et en os.
La question était sur le bout de sa langue lorsqu'il se tourna vers Loki, qui semblait s'amuser tout seul avec son casque. Tony fronça les sourcils.
- « Comment as-tu pu quitter le QG des Avengers alors que le Deadlock annule tes capacités de téléportation ? »
Reposant le casque, Loki haussa un unique sourcil sombre, se dirigeant vers lui. Noir sur noir encore une fois, nota Tony distraitement. Il s'était complètement débarrassé de son armure depuis qu'il était entré dans leur demeure. Pas de métal, pas de cuir, juste du daim souple et du lin délicat. C'était une longue échasse blanche sur pattes qui sentait le savon et la peau chaude. Tony cilla et jeta un œil à l'appareil.
- « Je peux le sentir en moi, bien entendu » répondit Loki doucement, jetant un regard rapide au plafond. « Il n'est seulement projeté que sur la limite extérieure des locaux. Du moment que j'arrive à le traverser, je me libère de la pression étouffante de ton Deadlock, et je suis libre de voyager ».
- « Donc tu as décidé de 'voyager' jusqu'à la Tour Stark pour me regarder détruire un Fatalibot ? »
- « Je n'ai pas apprécié l'arrêt brutal de notre conversation ». Il fit le tour de la table de travail, mais s'arrêta juste avant d'effleurer le côté de Tony, fronçant les sourcils en observant l'appareil. « Je présume que c'est ceci qui occupe tout ton temps ».
- « Ouais, mais c'est sur le point d'être opérationnel. Il n'est pas encore intégré, évidemment, mais cela devrait faire l'affaire ».
- « Devrait ? »
- « J'ai besoin de le tester sur quelqu'un » admit Tony, lançant un coup d'œil de côté vers Loki. « Tu ne connaîtrais pas un sorcier qui serait prêt à retirer sa chemise et à me laisser l'exposer à des niveaux potentiellement dangereux de rayonnement anti-magie, dis-moi ? »
Loki sourit.
- « Et donner par la même occasion le bâton pour me battre » répondit-il, amusé. «Je t'aime bien, Stark, mais pas à ce point-là ».
- « Cela ne devrait donner l'impression que d'une version augmentée du Deadlock » déclara Tony en se tournant vers lui. « Et ce n'est pas permanent. J'ai juste besoin de savoir si ça marche sur quelqu'un d'aussi fort que toi. Parce que si c'est le cas, alors ça va certainement marcher sur Amora ».
Loki plissa les yeux face à cette tentative flagrante de flatterie, mais il avait l'air de réfléchir à l'idée. Tony lança sa dernière attaque.
- « Au cas où cela te ferait peur, Thor compte me laisser scanner son marteau, ce qui est tout aussi bien j'imagine. Jarvis, pourrais-tu faire savoir à notre Dieu du tonnerre barbu que je suis dans l'atelier ? »
Oh, et voilà qu'était de retour ce regard noir qui lui avait tant manqué.
- « Attends un peu, Machine » ordonna Loki, et il passa sa chemise par-dessus la tête. « Les efforts évidents de Stark pour me provoquer mis à part, je veux en effet que cet appareil puisse paralyser l'Enchanteresse. Un marteau ensorcelé n'est qu'une pauvre copie du courant magique qui traverse un adversaire vivant ».
- « Oh, je suis tout à fait d'accord » répondit Tony, suivant des yeux la ligne où la peau douce rencontrait les pâles courbes des hanches de Loki. « Je n'ai aucune autre raison de te faire te déshabiller face à moi ».
Cela ne méritait apparemment pas une réponse, ce que Tony ne pouvait pas vraiment lui reprocher. Se déplaçant jusqu'à la zone vide derrière les tables de travail, il fit signe à Loki de le suivre et le positionna au centre de la pièce. Cela ne ferait peut-être pas sauter tous les circuits de la maison, mais il n'y avait pas de mal à être trop prudent. La science essayant de réprimer la magie - la magie de Loki, qui plus est - pourrait bien terminer en une sorte d'énorme boule de feu d'échec.
Loki accepta d'être malmené de mauvaise grâce, mais n'émit aucune plainte oralement. L'énorme grimace et le regard assassin laissait tout deviner, cependant. Tony garda donc ses mains sur lui tandis qu'il mesurait la distance entre les scanners et le sujet, promenant son malheureux rat de laboratoire d'avant en arrière jusqu'à ce qu'il trouve l'endroit où il était parfaitement centré.
- « Bon, ça devrait le faire » décida-t-il finalement. « Tu n'auras qu'à rester là pendant que je lance l'appareil, et rester relativement immobile jusqu'à ce que les scanners aient pris toutes les mesures ».
Loki croisa les bras, puis les décroisa, ses poings se resserrant fermement à ses côtés.
- « Si cela produit des effets secondaires qui nuisent à ma magie, tu n'auras pas la joie de voir le soleil se coucher » jura-t-il, et bon Dieu qu'est-ce qu'il ressemblait à l'ancien Loki, celui qui essayait d'assassiner les Avengers au moins une fois par semaine.
Cela rendit la scène encore plus surréaliste quand Tony réalisa que Loki était effectivement inquiet de ce qui allait se passer. Personne n'aimait être impuissant, devina-t-il, et Loki tirait son prestige de sa force magique.
Mais il laissait quand même Tony l'en dépouiller, au final. Ce qui signifiait soit qu'il haïssait Amora à ce point, soit qu'il faisait confiance à ce point à Tony pour qu'il ne le tue pas ou qu'il n'annihile pas sa magie pour toujours. Il ne savait pas trop quoi faire de la chaleur qui lui enserrait le ventre lorsqu'il évoquait l'idée, et Loki n'était certainement pas le genre à apprécier d'être rassuré. Du coup, Tony se précipita sans mots dire vers l'appareil le connecta aux systèmes de Jarvis, lui permettant d'accéder aux commandes. Puis il retourna aux côtés de Loki.
- « Pourquoi es-tu revenu ? » demanda Loki avec fermeté, le front plissé.
Tony haussa les épaules.
- « Eh bien, je ne suis pas magique, n'est-ce pas ? Les scanners ne me prennent pas en compte dans l'équation du coup. Pour eux, je pourrais tout aussi bien être une chaise terriblement sexy ». S'étirant, Tony plaça une paume sur le cœur de Loki. Effectivement, il battait rapidement sous ses côtes. « Si tu n'es pas d'accord de faire cela, il n'y a pas de soucis. Dis-le simplement ».
- « Tu crois que j'ai peur ? » dit-il sèchement, les yeux verts brillants. « De toi ? De ce morceau de métal que tu as construit ? Même sans magie je pourrais encore briser ton crâne comme de la craie entre mes mains. Tu serais fou de me contrarier, Stark. Mets-toi bien ça en tête ». Se détachant de la pression de la paume de Tony, regardant autour de lui comme un animal en cage, Loki serra la mâchoire, courba ses épaules et attendit.
Ok. Bon, très bien alors.
- « Jarvis, balance la sauce » déclara Tony, prenant du recul. « Envoie un champ de rayonnement de cinq mètres. Puissance à cent pourcents, adaptée à sa signature. Vas-y ».
- « L'appareil est fonctionnel, monsieur. Activation du bouclier rayonnant dans trois, deux, un. La barrière anti-magie entre en vigueur. Les scanners sont en train d'enregistrer ».
Même si Jarvis n'avait pas annoncé le lancement, même si les oreilles de Tony ne s'étaient pas bouchées comme si la chambre était pressurisée, il aurait quand même été en mesure de déterminer à quel moment l'appareil s'était activé. Tout était dans le flot de couleurs sur le visage de Loki et le léger élargissement de ses pupilles. Tout était dans son regard incrédule sur sa paume tournée vers le haut tandis que ce qu'il essayait d'invoquer n'arrivait même pas à étinceler au bout de ses doigts.
- « Eh bien » dit finalement Loki, avec une raideur calculée « je dirais que cela fonctionne. Félicitations, Stark. Tu viens d'atomiser le Dieu des méfaits. Maintenant prends tes mesures ».
Tony l'entendit à peine il capta les mots en eux-mêmes, mais c'était autre chose qui avait attiré son attention. Quelque chose que Loki n'avait pas encore remarqué.
- « Ce… ok, cela ne faisait pas partie de mes calculs », déclara Tony avec précaution, levant les yeux vers le plafond, puis vers le bas, se fixant sur les yeux écarquillés de Loki. « Je n'avais pas réalisé, ou je t'aurais prévenu d'abord. Je suis désolé ».
Loki entrouvrit les lèvres, ses yeux se rétrécirent.
- « Qu'as-tu fait ? »
Mais il n'eut pas besoin d'une réponse, car à ce moment-là l'inversion de sa magie se termina complètement, et Loki put voir que sa peau pâle comme l'ivoire avait pris le bleu profond d'un ciel crépusculaire, ses yeux brûlant d'un rouge lumineux et remplis d'horreur face à sa transformation involontaire.
Tony baissa les yeux au sol, puis les leva de nouveau vers le plafond. Prendre sans demander, pensa-t-il tout à coup. Arracher des secrets de la peau à l'os. Merde, merde. Il avait confiance en lui pour… Et Tony n'avait même pas réalisé. Bien entendu que sa métamorphose était magique, pensa-t-il férocement. Bien entendu qu'elle pouvait être supprimée comme le reste.
- « Trop dégoûté pour me regarder, Stark ? » demanda catégoriquement Loki lorsque les yeux de Tony descendirent à nouveau à ses pieds et, oh, il entrait là en terrain miné. « Et dire que c'était la vérité sous le mensonge tout ce temps où tu étais dans mon lit. Est-ce que ça t'effraie ? Cette peau glacée de Jotun ? » Son ton était cruel, sa langue comme un rasoir dans sa bouche. « N'était-ce bien que lorsque les lumières étaient éteintes ? »
- « Qu'est-ce que… Je ne regarde pas parce que tu ne voulais pas que je le fasse la dernière fois, tu te souviens ? » rappela Tony aux bottes de Loki avec une mine renfrognée, son cœur battant dans sa poitrine. Il voulait le regarder. Il savait qu'il allait lever les yeux et, s'il le faisait, Loki allait probablement lui arracher les yeux. Bordel. « Je peux regarder ? Je ne vais pas me changer en pierre. Je n'ai aucun problème avec ta peau bleue, Loki. Je suis sérieux ».
Loki leva simplement les épaules.
- «Je suis plus froid qu'une tombe, et tu ne vois aucun problème avec moi ? Peut-être que ta réputation est emprunte de vérité tu pourrais forniquer avec tout ce qui bouge ».
Tony pensa à en être offensé, mais préféra renifler bruyamment à la place.
- « D'accord, je vais laisser couler celle-là, c'est sûrement dû à la panique de la transformation, parce que tu viens juste de t'auto-insulter ».
Levant la tête, il haussa les épaules lorsque Loki se hérissa et il s'avança, se rapprochant suffisamment de la peau marquée face à lui pour pouvoir sentir la fraîcheur dont elle irradiait.
- « Tu sais, j'ai toujours préféré l'hiver, de toute façon. Qu'est-ce que c'est ? » Son doigt traça la courbe d'une marque traversant la poitrine de Loki. « Est-ce que c'est symbolique ? Une sorte de rite de passage ? Ou sont-elles héréditaires ? » Il leva les yeux vers Loki. « Est-ce que tu le sais d'ailleurs ? »
Loki le regarda comme s'il voulait l'étrangler. Tony connaissait ce regard. Mais quand il brillait comme ça dans ses yeux rouge sang, sa gorge convulsant légèrement et ses mains tremblant à ses côtés, Tony savait qu'il n'allait pas attaquer. Pas encore, en tout cas. C'était à lui de ne pas pousser sa curiosité trop loin.
- « J'ai arboré cette apparence, mais seulement quelques fois » répondit sèchement Loki. Il ne posait pas un regard sur lui-même. « J'ai assassiné le roi Jotun, qui était mon père par le sang. Je n'avais pas le temps de lui poser des questions. Si elles ont une signification, alors je l'ignore et je n'ai cure de la connaître. Je n'ai aucune affection pour cette forme ».
Tony étudia ses bras, marqués des mêmes lignes qui s'étiraient parallèlement les unes des autres. Encerclant une peau bleue lisse -en vérité bleu, propre et profonde même- qui irradiait une sorte de froid atténué. Tony savait qu'il ne pouvait y toucher sans attraper une sorte d'engelure il savait qu'il pouvait poser sa bouche sur cette peau et y découvrir le goût de la neige. Le souffle qui effleura sa joue était une tempête de neige emprisonnée en une phrase.
- « Qu'est-ce qui t'intéresse ainsi ? »
Tony lança à Loki un bref coup d'œil incrédule.
- « Est-ce que tu t'es vu ? Steve s'en donnerait à cœur joie s'il était ici en ce moment même ».
Il y avait trois lignes convexes qui parcouraient sa poitrine, longues et parfaitement espacées. Étaient-elles comme les rayures des tigres ? Servaient-elles d'avertissement ou de preuve de sa lignée ? Comment cela n'avait-il pas pu rendre Loki fou de curiosité ?
- « Le Capitaine Rogers ? » demanda brusquement Loki, en accentuant son commentaire. « Pourquoi ? »
- « Parce que » déclara distraitement Tony, se redressant pour étudier le marquage en forme de couronne qui s'éparpillait sur son front. « Il dessine. Tu sais. Il aime l'art. Bordel, en ce moment je pourrais probablement comprendre ce dont il parlait. Est-ce que le toucher t'indispose ? Je peux arrêter. Je devrais probablement arrêter en fait, tu as l'air de vouloir me tuer. Bon Dieu, tes yeux sont spectaculaires. Jarvis, quelle est cette couleur ? »
- « Selon la liste des couleurs de 1955, monsieur, c'est Luxure. Triplet hexadécimal : E62020 ».
Tony leva un sourcil. « Tu sais, je pourrais dire à ce sujet… »
- « Mais tu ne le feras pas ».
- « Non, en effet ».
Derrière Tony, les capteurs bipèrent au terme de leur analyse, vrombissant tandis qu'ils rendaient leurs calculs et atténuait sa présence dans les équations et les fluctuations de puissance. S'il y avait bien une chose qu'ils avaient appris à contourner, c'était le réacteur arc. Même si c'était toujours l'enfer de passer à travers un détecteur de métal à l'aéroport. Heureusement qu'il y avait les jets privés. Loki leva les yeux vers le plafond.
- «C'est fini alors. Eteints ton appareil ».
- « Tu as entendu l'homme, Jarvis ».
- « Oui, monsieur. Mise hors tension dans vingt secondes ».
- « Ce n'était pas si difficile, pas vrai ? » dit gaiement Tony posant délicatement ses mains de chaque côté du cou de Loki. « Nonobstant la peau bleue inattendue, je dirais que c'était plutôt exemplaire. Comment tu te sens ? »
- « Je vais bien » répondit-il, mais sa bouche restait grimaçante, et il continuait à regarder droit devant lui. « Tu vas un jour utiliser ceci contre moi, n'est-ce pas ? »
Tony lui pressa légèrement les épaules, ressentant le contraste du froid sous ses paumes. C'était le grand saut dans la piscine, la tête la première, sans paliers progressifs. Il se sentait chuter. Et Tony chutait toujours loin et atterrissait durement. Trop durement, plus que souvent.
- « Je me suis lassé de devoir te battre il y a longtemps déjà, que tu le croies ou non » dit tranquillement Tony. « C'est le cas de tout le monde. Mais si tu nous donnes une raison de ressortir l'armure, alors oui. Je t'abattrai de toutes mes forces ».
Incroyable mais vrai, l'aveu le fit effectivement sourire.
- « Oh, très bien. Je craignais que notre liaison ne t'ait adouci ».
- « Bien au contraire » répondit sèchement Tony, le transperçant du regard. « D'ailleurs, je suis sûr que je pourrais t'avoir dans un combat loyal ».
Loki se mit à rire à gorge déployée, ravi. Ce qui, ouais, était plutôt drôle dans le genre 'même-pas-en-rêve'. Mais il avait l'air ragaillardi, donc Tony estima qu'il pouvait assumer d'être tourné en dérision juste pour cette fois.
En outre, cela rendit l'effet de surprise d'autant plus agréable quand Tony s'étira pour embrasser sa bouche rieuse aussi fort qu'il le pouvait, se pressant contre sa peau glacée avant que l'appareil ne s'éteigne et qu'il ne retourne à son apparence pâle et verte. Les lèvres froides contre les siennes s'ouvrirent avidement, cherchant la chaleur vitale de sa bouche même si Tony était sûr que cela devait lui faire mal, vu à quel point sa température était basse.
- « Tu es brûlant » murmura Loki contre sa bouche, ses doigts s'infiltrant sous sa chemise pour y trouver sa peau. « Je pourrais te prendre comme cela ».
- « Qui veut, peut » répondit Tony, et il avait sérieusement quelques scénarios alarmants qui lui venaient à l'esprit. Alarmants, car l'idée ne le dérangeait pas, absolument pas.
- « Peut-être dans les mois les plus chauds, avec l'air créant une couverture étouffante atour de ta peau surchauffée » susurra Loki, les muscles de son dos ondulant lorsque les mains de Tony trouvèrent les sillons de sa colonne vertébrale. « Tu pourrais glisser tes mains partout où tu le souhaites ».
Oh, mon Dieu.
- « Cela ne risquerait pas de te faire du mal ? »
- « Oui ». Loki pressa ses lèvres à la jonction du cou de Tony. « Mais pas assez pour me dissuader. Tu n'aurais pas du me témoigner un tel intérêt ».
- « Je n'ai aucun regret » répondit-il honnêtement, en inclinant légèrement la tête. « Mais l'été est dans cinq mois. Tu penses que nous allons encore -oh, ok, mauvais endroit, c'est froid- euh, faire tout ceci ? »
Et n'était-ce pas la question à un million de dollars ? Tony n'aimait l'idée de le pousser à s'engager dans l'absolu, vu que généralement c'était plutôt lui qu'on poussait et non l'inverse. Mais il y avait quelque chose dans le fait de coucher avec un criminel de guerre reconnu, un sorcier et le petit frère de Thor qui justifiaient ses intérêts. Ces intérêts comprenant également rester en vie et ne pas être jeté en prison.
Et peut-être s'était-il habitué à l'idée que Loki devienne quelque chose de semi-permanent dans sa vie. Ce qui était hilarant de son point de vue depuis quand est-ce que Tony Stark s'attachait à qui que ce soit ?
- « Je suppose que nous devrons le découvrir tout simplement » murmura Loki. Tony releva la tête à temps pour apercevoir le bleu de sa peau s'éclaircir, s'estomper dans ses habituels tons pâles. Ensuite, le rouge flamboyant de ses yeux se transformèrent en un vert clair et vif, la peau se réchauffant telle une statue reprenant vie, ferme et vivante sous ses mains.
- « Regarde-moi ça » commenta-t-il, affichant un demi-sourire en voyant la magie revenir dans les yeux de Loki, réfléchissant la lumière pendant un instant avant de disparaître, retournant au plus profond de lui. « Le courant est de retour ».
Loki sourit légèrement.
- « Allons-nous continuer tout ceci en haut ? »
- « Tu lis dans mes pensées ».
.
.
L'alarme rugissait dans le système de sonorisation.
- « INTRUS. VERROUILLAGE EN COURS ».
- « INTRUS. VERROUILLAGE EN COURS ».
- « INTRUS. VERROUILLAGE EN COURS ».
- « Bordel de merde ! » Tony se réveilla en sursaut dans son lit, à moitié endormi et attrapant à l'aveuglette un pantalon. Sa chambre était éclairée en rouge. « Jarvis ? Jarvis qu'est-ce qu'il se passe, putain ? »
Jarvis réussi à émettre une série de clic et de ronronnement bégayant.
- « INTRUS. VERROUILLAGE EN COURS ».
Oh, m-
- « Ordinateur, lance le protocole d'urgence trois-zéro-sept-sept-tango-sierra-neuf. Redémarre les systèmes ! Jarvis, bouge ton cul, j'ai besoin de toi ! »
Se déhanchant pour enfiler son jeans, il le boutonna en hâte tandis que les systèmes de sécurité intérieure se réinitialisaient et que Jarvis s'extirpait de la boucle de rétroaction dans laquelle s'était enlisé son processeur. Tony avait la tête qui tournait. Qui diable avait bien pu se faire un chemin à travers leurs défenses ?
Et... où était Loki ?
Tony cligna bêtement des yeux face aux draps froissés dans son lit, les alarmes s'affaiblissant dans ses oreilles. Il était ankylosé et avait ce qui semblait être une marque de griffure raisonnablement profonde sur son dos il n'avait donc pas halluciné l'heure avant qu'ils ne sombrent dans le sommeil. Alors où était-il ? Pourquoi Loki ne l'avait-il pas réveillé ?
- « Ne saute pas tout de suite aux conclusions hâtives » se rappela-t-il, mais il y avait cette boule glacée dans l'estomac qui refusait de fondre. « Jarvis, donne-moi quelque chose. L'atelier, les labos, l'armurerie, le hangar : ont-ils été cambriolé ? »
Jarvis revint à la vie dans un rugissement d'électricité statique par-dessus le système de communication.
- « Rien n'a été compromis, monsieur. Deadlock est déconnecté ; statut actuel, réinitialisé. L'origine de la signature énergétique non autorisée provient de la suite de Thor ».
- « Oh mon Dieu ». Tony bondit vers la porte, saisissant quelque chose sur son bureau avant de s'élancer dans le couloir. « Avons-nous un identifiant positif sur la signature énergétique ? Où est tout le monde ? Est-ce que Thor va bien ? »
- « Thor est indemne. Ses signes vitaux sont forts et en bonne santé. L'Avenger actuellement disponible au QG est le docteur Bruce Banner » répondit consciencieusement Jarvis alors que Tony courait à toute vitesse vers l'ascenseur, avec l'intention de foncer directement vers le hangar. Qu'il le veuille ou non, il savait qu'il ne servait à rien sans protection. Puis Jarvis rajouta :
- « Identification positive confirmée. La signature énergétique est celle de la criminelle aux superpouvoirs n°5 : Amora, alias l'Enchanteresse ».
Tony sentit son estomac se contracter. Amora. Les systèmes de Jarvis bégayèrent encore, bipant curieusement par-dessus.
- « Jarvis, merde, quoi ?! »
- « Deuxième signature énergétique confirmée. Criminel aux superpouvoirs n°3 : Loki Laufeyson ».
Oh, putain. Thor et Loki contre Amora ? Ils allaient démolir le bâtiment entier.
- « Jarvis, donne-moi de l'audio le temps que j'arrive jusqu'à l'armure ».
Au moins, il pouvait garder une oreille sur ce qu'il se passait. Devait-il réveiller Banner pour cela ? Les alarmes ne se déclenchaient pas dans sa chambre pour une seule raison – personne n'aimait surprendre inutilement le bon docteur.
- « Connexion réussie, monsieur. Transmission audio unilatérale ». Avec un peu de chance, ce ne serait pas uniquement des menaces en langue archaïque et peut-être pourrait-il y comprendre-
- « Oh, chéri, je sais que ce n'était pas le plan, mais tu es si insupportablement lent ». Amora semblait maussade et sur les nerfs, mais c'était la complainte satisfaite d'une personne qui avait déjà pris ce qu'elle voulait. « Tu me l'as promis, Loki. Je pensais que tu aurais mieux à faire que de vouloir duper l'Enchanteresse ».
- « Je t'ai promis les Avengers, mais en temps et en heure » cracha Loki dans un murmure. « J'ai bien trop investi dans ceci pour que tu ne viennes tout ruiner maintenant. Je pourrais les faire manger dans la paume de ma main ».
Tony s'arrêta brusquement, haletant. Ruiner tout-
Oh, bordel.
Bien sûr.
Amora siffla.
- « Tu m'as promis le dieu du tonnerre. Tu m'as promis Thor. Tu as échoué à me le livrer. Maintenant, je ne prends que ce qui m'importe ».
- « Amora… »
- « J'emporte son âme. Bonsoir, le Menteur ».
L'audio craquela durement lors de son départ parce que, naturellement, Deadlock avait été incapacité. Merci, Victor von Fatalis, pensa Tony avec lassitude.
Il venait d'être pris pour un imbécile complet et total.
Eh bien.
C'était une nouvelle.
- « Monsieur, Deadlock est de nouveau en vigueur. L'Enchanteresse n'est plus dans le bâti- »
- « Tais-toi, Jarvis. Juste... tais-toi. Je sais ».
Dans tous les cas, Tony devait féliciter Loki pour cette belle arnaque. Il avait probablement élaboré celle-ci depuis le premier tuyau.
Il avait sans doute-
- « Putain ! » jura Tony, tournant sur ses talons. La rage se consuma chaudement et lentement dans sa poitrine, floutant les bords de sa vision. « Non, non, pas aujourd'hui, sale menteur de fils de pute. Pas sous mon toit. Pas cette fois ».
- «Monsieur » commença Jarvis, attirant son attention. S'il y avait bien quelque chose qu'il comprenait, c'était ce qu'il fallait faire lorsque Tony Stark se mettait en colère. « Vos ordres ».
- « Donne-moi un code vert sur Bruce Banner » cracha-t-il, retournant sur ses pas en direction de sa chambre. « Envoie-moi D0S, maintenant. Libère le système de restriction de combat de l'intelligence artificielle à cent pourcent. Permis de tuer en vigueur. Je veux le double Deadlock, je veux mon armure portable, et je veux que la putain de langue de menteur de Loki soit agrafée à mon mur ».
- « Oui, monsieur ».
Repoussant les cheveux de son visage, Tony releva le couteau que Loki avait autrefois enfoncé dans son estomac. Peut-être allait-il le lui rendre ce soir.
- « Assemble les Avengers ».
.
.
Pom pom pom *musique tragique*
Oui je sais c'est cruel de vous laisser sur un tel suspens. Heureusement, le prochain chapitre arrive dès que possible (je vous avoue que j'ai replongé dans Guild Wars, le deux pour être précise, et qu'on a lancé la Guilde des Hiddlestoner (true story) donc pardonnez-moi d'avance si ça traîne un peu). Dans tous les cas, je fais au plus vite.
Pas de notes de traduction cette fois-ci, mais si vous avez une question, vous pouvez toujours m'envoyer un MP.
A très vite et merci encore pour votre patience !
